Guide de survie en entreprise : règles et comportements

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Guide de survie en entreprise : règles et comportements

Professional Development and Workplace Behavior · notes

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RÈGLE 1

Le premier produit de l’entreprise

À VENDRE, C’EST VOUS ! Survivre dans l’entreprise implique d’être respecté, estimé à sa juste valeur professionnelle, être reconnu par le plus grand nombre.

Bien sûr, d’aucuns peuvent choisir la stratégie de l’autruche : ne rien voir et sa réciproque : ne pas être vu. Vivons heureux, vivons cachés, derrière l’écran d’ordinateur ou derrière le dos d’un collègue. Mais cette vie professionnelle-là présente un avantage et un inconvénient : on peut y réaliser une carrière stable et durable, mais triste et sans éclat.

Les génies méconnus dans l’entreprise sont nombreux, mais ils s’ennuient, et

leur génie, en jachère, finit par s’atrophier.

Que vous soyez comptable, DRH, cadre, employé, ouvrier, il faut VOUS vendre pour être acheté par autrui et ne pas attendre que votre mérite soit spontanément détecté par les collègues ou la hiérarchie.

MAIS COMMENT SE VENDRE ?

Ne soyez donc pas timide ! Ni vaniteux ! Ce serait contre-productif. La modestie fait partie du marketing de soi. Consignez vos résultats – votre production, vos gains commerciaux – sur un tableur. Tenez ainsi un journal de bord de vos performances que vous ressortirez, mine de rien, le moment venu (entretien d’appréciation, négociation de salaire, etc.). Apprenez rapidement les techniques de prise de parole en public : vos interventions dans les réunions seront appréciées et vous gagnerez de précieux points à l’audimat de l’entreprise. Enfin, sachez séduire votre auditoire en ayant à l’esprit ce que racontait un directeur la communication : « C’est affligeant mais au sein du comité de direction, j’ai souvent raison, mais c’est pourtant lui qui est écouté parce qu’il sait autant séduire que je sais compter ! »

financier à propos de son collègue, directeur de

RÈGLE 2

Faites valoir vos résultats !

IMPULSEZ DES CAMPAGNES INTENSES SUR… VOUS- MÊME ! En entreprise, on se retrouve souvent en « campagne présidentielle », ou pour être plus modeste, en campagne de promotion de soi (ou pour être encore plus modeste : de ses résultats !). Il faut donc, comme on l’a vu, savoir se vendre (cf. règle précédente).

VOICI DOUZE CONSEILS POUR FAIRE CAMPAGNE

1. Dites bonjour et au revoir à tous ceux qui comptent (voir règle 19). 2. Soignez votre relation avec la hiérarchie. Charme, talent, mais fermeté

aussi…

3. Sachez donc lui dire non (il faut aussi vous faire respecter et montrer que

vous avez du caractère !).

4. Faîtes connaître vos résultats (à votre hiérarchie certes, mais aussi aux collègues, aux collaborateurs). Conjuguez avec finesse affirmation de soi et humilité.

5. Préparez vos interventions orales (voir règle 32). Développez vos talents de

tribun et apprenez à surmonter votre trac…

6. Ne dormez pas pendant les réunions ; soyez un participant… participatif !

(voir règle 13).

7. N’humiliez jamais un collègue ou un collaborateur devant les autres. 8. Envoyez des e-mails policés et sans fautes d’orthographe commençant par

« Cher Jacques… Chère Cunégonde… »

9. Ne transmettez jamais un dossier non terminé à votre hiérarchie (type dossier en cours ou pire en brouillon avec… dix-huit fautes d’orthographe et quinze approximations).

10. Participez à des charrettes auxquelles vous êtes indispensable en vérifiant

que le P-DG est bien au courant de vos prouesses (voir règle 15).

11. Soyez là au bon moment, serrez les mains, soyez convivial, participez aux

rites d’entreprise (voir règle 17).

12. Au-delà des faux-semblants, accomplissez de vraies réussites, cela finira

par se savoir…

RÈGLE 3

Quantifiez tout !

PRODUCTION, TEMPS, FINANCEMENTS, SATISFACTION DU CLIENT… L’entreprise mise beaucoup sur la qualité idéale – rêvons un peu ! – mais fonctionne surtout et avant tout par la quantité, tout le monde le sait bien. Du calcul du prix de revient du produit ou du service à celui de son prix de vente et de la marge bénéficiaire, voilà le raisonnement économique basique.

LES TROIS RÉFLEXES INDISPENSABLES.

1. Vous devez vous asseoir sur votre modestie et afficher sans vergogne vos chiffres. 2. Vous devez comprendre le mot ratio : « rapport souvent exprimé en pourcentage entre deux grandeurs économiques ou financières d’une entreprise, à des fins d’évaluation » (Petit Larousse) . 3. Vous devez savoir manier le tableur Excel.

Mais de quelle quantité est-il encore question dans l’entreprise : celle du travail fourni (productivité) par exemple, ou encore celle des investissements (et de leur retour sur…, ça sonne mieux in english : return on investment).

Pour survivre en entreprise, il faut donc savoir quantifier, TOUT quantifier,

car le chiffre est l’argument décisif et vaut tous les discours.

VOTRE CHECK-LIST

Votre productivité (nombre de dossiers traités, de courriers envoyés, de voitures assemblées). La marge brute que l’on dégage ou la valeur ajoutée que l’on apporte (comme, par votre talent, vous rapportez un million de dollars à l’entreprise, vous pouvez prétendre à une augmentation de salaire, non ?) La part de CA (forcément en augmentation) que l’on vous a confiée (qui est passée en deux ans de 1 à 3, encore bravo !).

Votre rang comparé de producteur parmi les producteurs ou de commercial parmi les commerciaux (2e apporteur d’affaires derrière le P-DG et vous n’avez pas encore son entregent !).

RÈGLE 4

Attention au dress code de l’entreprise

SANS OUBLIER VOTRE « PERSONAL TOUCH » ! Mais comment, comment donc s’habiller ce matin ? Cela dépend des saisons et de l’humeur du jour. Mais aussi de l’entreprise dans laquelle on travaille !

Il y a bien sûr des vêtements obligés pour un

certain nombre de métiers mais dans la majorité des cas, chacun s’habille comme il l’entend.

DRESS CODE ET COPIÉ-COLLÉ

Il existe aussi un dress code implicite selon l’activité de l’entreprise. Les banquiers, par exemple, porteront un vêtement plutôt classique – le commerce de l’argent n’invite pas vraiment à l’excentricité ! – tandis que les salariés du Net, qui, par définition, ne travaillent pas en relation directe avec la clientèle, pourront se vêtir de manière plus décontractée.

Il y a aussi un mimétisme involontaire – un copié-collé – de l’habit. Les cadres de telle entreprise vont opter pour le costume-cravate ou le tailleur façon Chanel et les uns et les autres vont s’influencer au point que les silhouettes finiront par se ressembler.

Les salariés de telle autre entreprise quant à eux développeront le style chemise sans cravate et le jean sera autorisé le vendredi, à l’instar du dress code « pré-week-end » des entreprises anglo-saxonnes.

MES TROIS CONSEILS

1. Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas en relation directe avec la clientèle, qu’il faut que vous soyez négligé... 2. L’élégance est un atout personnel de plus, plus important qu’on ne le croit, repérable par tous. 3. Votre « personal touch » indique votre singularité. Mais attention singulier ne veut pas dire : « Oyé ! Oyé ! Please, regardez-moi ! ».

RÈGLE 5

Optez pour un comportement

NI « TROP » NI « PAS ASSEZ » Comme on le sait, le comportement dans l’entreprise est aussi important que le métier qu’on y exerce. « Paraître… » quand tu nous tiens…

Nous sommes en permanence appréciés à l’aune d’une attitude idéale et

normative. Quelle est cette norme ? Il faut être ni trop ni pas assez.

Soit : performant (mais vous devez être compétent sans écraser les autres) ; frondeur (soyez juste un peu décalé, mais pas trop), passionné (soyez donc enthousiaste, mais pas hystérique), disponible (indisponible = vous êtes peu communicant et/ou mal organisé ; trop disponible = vous n’avez pas grand-chose à faire)…

Bref, le comportement du citoyen d’entreprise devrait être un comportement

d’équilibre et de mesure excluant tout excès.

RÈGLE 6

Décorez votre bureau

IL VOUS RESSEMBLE On apprécie de revenir tous les matins dans un bureau que l’on aime bien : calme, accueillant, mais aussi personnel. Mais méfiez-vous : vos visiteurs regardent votre bureau comme vous-même.

Il faut donc que le bureau soit présentable : la pièce doit être agréable, aérée, la table de travail plutôt bien rangée que pas, le fauteuil visiteur non bancal. Si l’ensemble fait désordre, on vous assimilera à cet ensemble. S’il est vraiment trop « clean », on dira que vous ne travaillez pas beaucoup !

À côté de l’ordinateur, la photo géante de vos sept enfants ou celle de votre chien qui regarde l’objectif avec intensité ne concernent que vous. Elles doivent donc être tournées vers vous. Inutile que votre vie privée envahisse l’espace de travail. Personnel ne signifie pas intime.

RÈGLE 7

Ayez une démarche dynamique

TRADUISANT UN MORAL D’ENFER ! Votre démarche est scrutée : à votre arrivée, au restaurant d’entreprise, lorsque vous allez voir votre hiérarchie.Voici quelques règles de comportement :

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Votre démarche est rêveuse et distraite, un peu errante : elle signale que vous êtes dans l’entreprise tout en étant… ailleurs, dans vos pensées ou déjà dans l’entreprise suivante.

Votre démarche est basse : votre tête penche vers le bas, votre dos est voûté. Vous vous cachez – mais de quoi ? Vous rasez les murs parce que vous vous rasez ?

Votre démarche est molle et lente : éloge de la lenteur ! Attention à la note de

productivité : insuffisante.

Votre démarche est dynamique : voici celle qui est attendue. Une démarche décidée. Ça tombe bien, vous êtes un décideur ou au moins un acteur capable… d’initiatives !

RÈGLE 8

Soyez Joyeux et non Grincheux

ÉVITEZ LA MAUVAISE HUMEUR Le travail c’est la santé et dans l’entreprise, malheur aux malheureux et aussi aux vaincus ! Ou en tout cas, à ceux qui montrent sur leur visage un certain caractère bilieux.

Parmi les sept nains de l’entreprise, c’est plutôt Joyeux qui a la cote, et non Grincheux. Évitez donc toute mauvaise humeur qui est d’ailleurs contagieuse, les mots négatifs (« problème », « problème », « problème », trois fois « problème » dans la même phrase), les mines de désabusé, les grimaces, la démarche du condamné à mort quand vous allez à la cantine. Tout se voit, tout se juge.

Vivez donc l’entreprise avec entrain, elle vous le rendra bien, ses élus étant tous de gais et riants bâtisseurs dont l’optimisme est la raison d’être et de… paraître !

RÈGLE 9

Méfiez-vous de votre inconscient !

IL VOUS TRAHIT

Vous pensez tout maîtriser alors que tout… ou presque vous échappe !

Vous croyez, par exemple, que votre cravate est parfaitement en harmonie avec votre chemise alors que les pois de l’une ne collent avec les carreaux de l’autre. Vous pensez que votre salut du matin fut une preuve de chaleureuse civilité à l’égard du collègue du bureau d’à côté alors qu’il fut empreint – malgré vous – d’une certaine agressivité. Vous vous percevez sobre et silencieux alors que vous émettez des « Aie ! » irrépressibles et sonores au moindre obstacle. Et surtout vous ne vous entendez pas pester contre le monde entier comme vous ne vous voyez pas transpirer. Les autres si ! Ils sont les spectateurs de votre comportement inconscient. Ils vous observent, ils vous jugent, ils vous notent. Sans ménagement. De la même façon, à chaque entretien avec votre manageuse, cette manière que vous avez d’étendre vos jambes sous la table ronde et de rencontrer les siennes l’irrite au plus haut point autant que vos résultats du mois !

SOYEZ ATTENTIF À VOUS-MÊME

Alors prêtez donc attention à ce qu’il est convenu d’appeler le comportement, le look, la posture, le langage non verbal… Bref, au travail, n’hésitez pas à prendre des nouvelles de vous-même auprès des collègues. Écoutez-les parler de vous.

Quand on vous prodigue une remarque à propos de votre allure (que par ailleurs ce matin devant le miroir vous trouviez parfaite), demandez-vous quand même s’il n’y pas là une part de vérité…

ATTENTION

Seulement 35 à 45 % des informations que nous transmettons passent par nos paroles.

RÈGLE 10

Riez au moins une fois par jour

POUR SURVIVRE, IL FAUT RIRE L’humour est une distance. Un éclat de rire vaut mieux qu’un coup de sang ou de poing. Il est conseillé de rire souvent dans l’entreprise pour évacuer le stress et pour reprendre son souffle. De ce rire qui détend et libère sans agresser. Même si l’on ne peut pas toujours traduire par son comportement une pensée positive, la bonne humeur et le rire demeurent un mode heureux du vivre-ensemble. On doit déconseiller en entreprise cet humour pourtant si décapant par ailleurs, qu’est la moquerie ou l’ironie. Rire au détriment de l’autre ou des autres, c’est cruel et, attention à l’effet boomerang !

Proscrivez aussi le fait de faire rire à ses dépens. Le public qui rit de vous n’arrive plus, au bout d’un moment, à distinguer le personnage (en général ridicule) de la personne réelle et du collègue compétent que vous n’avez cessé d’être !

RÈGLE 11

Soyez au courant

DE L’ACTUALITÉ DU MONDE L’entreprise est certes un huis clos humain, mais il n’est pas interdit, à l’heure de la mondialisation de l’économie et des nouvelles technologies de l’information, d’être au courant de l’actualité, notamment économique et financière, et d’ouvrir les fenêtres.

Pour ne pas paraître dépassé, surtout dans une réunion export à propos des

marchés des pays de l’Est ou chinois, il vaut mieux s’informer.

Trois titres incontournables à feuilleter régulièrement (ceci n’est pas une publicité) : Les Échos ou La Tribune, ou encore Le Figaro pour sa page économique (saumon).

Il n’est pas inutile avant de parcourir ces pages de regarder de près un atlas

géopolitique, histoire de « situer » les pays dans tous les sens du terme.

RÈGLE 12

Ayez l’air à la fois occupé…

MAIS AUSSI TRÈS DISPONIBLE ! L’enjeu, c’est de jouer ! Celui qui ne sait pas jouer au sens théâtral du terme : tenir un rôle, adopter un ton (juste) dans une situation donnée, aura sans doute moins de chances de survie en entreprise que celui qui sait jouer (et en jouer).

L’ENTREPRISE EST UNE SCÈNE

Dans l’entreprise, il faut comprendre son rôle, mais aussi celui des autres. Aussi dans votre travail, paraissez très affairé, sinon on n’a pas l’air impliqué.

Donc montrez que vous êtes débordé, même si la posture est un peu affectée. L’air pensif et concentré, les sourcils froncés, on voit bien ainsi que vous n’êtes pas un dilettante. Ne surjouez pas non plus, vous auriez alors trop l’air de celui qui veut absolument montrer qu’il n’a pas une minute à lui.

Mais il faut être aussi disponible, quand il le faut et surtout avec qui il le faut. Très important la tactique. Ainsi, lorsque votre supérieur hiérarchique vous convoque. Difficile de lui dire non, surtout la troisième fois !

À RETENIR

Le must, c’est de dire alors à son supérieur hiérarchique : « je suis sur un dossier important, mais je vais le lâcher pour venir vous voir ! ». À la fois vous l’informez que vous travaillez et surtout qu’il compte. Les chefs sont toujours heureux d’être considérés comme une priorité.

RÈGLE 13

Ne ronflez pas en réunion !

14 HEURES, SALLE MAZARIN… ! La réunion commence. Les huit personnes de groupe de travail vont aborder le sujet à l’ordre du jour : « Comment réduire les charges en optimisant les moyens existants ? »

Vous n’avez pas préparé le sujet – ce qui est un tort ! – et l’animateur a une voix à la fois nasillarde et de faible volume. Vous avez englouti au restaurant d’entreprise un couscous-merguez qui n’était pas des meilleurs et commencez à piquer un somme, et, ô surprise (pour autrui), vous « ronflotez » !

L’animateur hausse alors la voix et sermonne en articulant : « j’espère que le sujet intéresse tout le monde ! ». Ça y est ! Il vous a réveillé et vous êtes repéré ! Alors, n’oubliez pas ces deux conseils : avant les réunions de l’après-midi, surtout, déjeunez léger ! Préparez vos réunions que vous les animiez ou que vous y participiez.

RÈGLE 14

Évitez de parler politique

SURTOUT SI VOUS ÊTES SITUÉ À L’EXTRÊME-GAUCHE OU DROITE. Toute entreprise cherche à clarifier ses valeurs collectives et elles font partie de tout business plan bien pensé. Mais la question est plus complexe qu’il n’y paraît, tant les valeurs sont personnelles, voire intimes, et fonder des valeurs collectives n’est pas si simple.

Si je suis à droite, je vais préférer les valeurs de liberté associées à celles de

l’efficacité ; si je suis à gauche, celles de justice et de solidarité. Comme les entreprises ne recrutent pas a priori à partir de critères politiques, on y retrouve toutes les opinions, même si elles s’avèrent plus marquées dans le bas ou dans le haut de la hiérarchie.

Mais attention la prudence est de mise, évitez de « parler politique », au

restaurant d’entreprise notamment, où le débat peut vite devenir houleux.

RÈGLE 15

Ayez toujours quelque chose à dire

SUR TOUT ET SUR RIEN Montrez de l’enthousiasme. Évitez de prendre l’air ahuri lorsqu’on vous informe d’un sujet relatif à l’entreprise. L’autisme social y est inconvenant et mal accepté. Il faut montrer qu’on est un acteur de la vie de l’entreprise et non un spectateur désengagé

Vous êtes censé être au fait de son actualité, de l’éventualité de l’arrivée d’un nouveau patron au projet de fusion avec la société concurrente, du nouveau logiciel de gestion au lancement imminent du produit phare.

Ce qui est anxiogène pour autrui, ce sont les postures silencieuses,

inexpressives, indéchiffrables.

CONSEIL

À la question « quoi de neuf, évoquez le dossier sur lequel vous travaillez et qui permet aussi de se « vendre ».

RÈGLE 16

Faites des propositions constructives

CELUI QUI PROPOSE « FAIT » SOUVENT, MAIS PARFOIS « FAIT » SEUL L’enthousiasme est très apprécié en entreprise. Donc soyez spontané (formule

paradoxale) !

Un exemple : lors de la réunion de service, ce jour-là, on fait appel à un volontaire pour se charger d’un dossier particulièrement fastidieux. Au diable la paresse ! Il faut bien le faire ! Vous êtes donc volontaire et serez ainsi bien vu et de l’équipe et du chef de service.

Mais attention, vous vous êtes emballé un peu vite et ce travail va empiéter sur vos autres tâches qu’on va vous reprocher… de ne pas avoir accompli dans les délais ! Il faut donc modérer votre enthousiasme et votre générosité en fonction de votre emploi du temps et de l’aide que peuvent vous apporter les autres.

RÈGLE 17

Soyez courageux

DE LA FORCE D’ÂME EN ENTREPRISE Devenir acteur à part entière d’une « charrette » jusqu’à une heure avancée… Savoir renoncer à des vacances, certes plutôt les courtes… (il ne faut quand même pas exagérer !) demande un certain courage. On vous demande en effet de faire face à des situations complexes, dans des contextes de pression et d’urgence.

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CE SOIR-LÀ, IL EST 18 H 30…

Vous vous apprêtez à rentrer chez vous, la conscience en paix. Soudain, votre chef de service, au summum du stress, vous interpelle au moment où vous enfilez votre manteau et que vous rêvez d’un apéritif en famille bien mérité, d’autant que vous êtes à la veille de votre premier jour de vacances d’hiver.

Il vous annonce que le dossier Durand and Co., qui implique la participation de toute l’équipe, doit être terminé avant le lendemain à l’aube, car M. Durand, le P-DG-client, doit prendre l’avion pour New York avec ce dossier à 7 heures (A.M.). Il faut donc l’envoyer par mail au client de toute urgence.

QUE FAIRE ?

De la crise, vous allez faire une opportunité. Optez pour un comportement héroïque !

Sans broncher, vous allez immédiatement retirer votre manteau. Et vous appelez votre conjoint(e) pour lui dire de ne pas vous attendre pour dîner. Vous allez activement participer au travail collectif jusqu’à la fin (estimé à une heure du matin). Vous vous proposez en outre de différer vos vacances s’il paraît que votre présence dans les jours qui viennent s’avère indispensable. Vous évitez de rappeler cet épisode quand vous devez argumenter pour obtenir une augmentation de salaire. Cela serait mesquin !

RÈGLE 18

Participez aux rites d’entreprise !

ET CULTIVEZ VOTRE RÉSEAU L’entreprise se définit comme une unité économique autonome organisée en vue de produire des biens ou des services pour le marché. Voici pour la définition économique, indiscutable. Mais l’entreprise est bien autre chose : elle est le lieu, par excellence, des échanges, des relations humaines, du « vivre ensemble ». On y travaille : on invente, on fabrique, on vend. Mais on y fête les anniversaires, les départs à la retraite, l’atteinte des objectifs. On y lutte aussi : enjeux de pouvoir, lutte de territoires, conflits.

L’organigramme, censé signifier l’organisation, n’en reflète que la forme officielle. L’organisation réelle est ailleurs : elle est dans les couloirs, dans les alliances officieuses, dans les négociations informelles…

jeux relationnels, dans

les

QUELQUES CONSEILS POUR TRANSFORMER CES RITES EN CONTRAINTES… UTILES !

La fête du personnel Degré d’importance : ** Que faire ? Allez-y, soyez avenant, gai, joyeux, plein d’esprit, hors cadre Dress code : séduisant, préparé, surprenant

La galette des rois Degré d’importance : * Que faire ? Allez, allez, si vous pouvez y aller, soyez-en ! Dress code : tenue de travail quotidienne avec un petit + de dernière minute…

La poignée de mains le matin aux collègues Degré d’importance : *** Que faire ? Cette poignée matinale (qui doit être ferme) marque votre humeur, signale la qualité de votre relation aux autres, indique votre

détermination et votre implication. Dress code : tenue de travail courante.

Le rendez-vous du matin à la machine à café Degré d’importance : ** Que faire ? Moment et lieu idéaux pour les alliances secrètes et pour capter les rumeurs et les scoops… Dress code : tenue de travail courante.

Une remise de médailles, mais pas la vôtre Degré d’importance : ** Que faire ? Si, si, il faut en être… Dress code : tenue élégante

La remise des médailles, dont la vôtre Degré d’importance : *** Que faire ? Votre présence est ce jour-là irremplaçable ! Dress code : mettez-vous sur votre 31. Vous êtes « LA » star !

Le pot d’anniversaire d’un collègue Degré d’importance : ** Que faire ? Il faut en être. Surtout si le collègue est un allié… Vous avez, bien sûr, participé au cadeau… Dress code : Tenue de travail avec un petit + inattendu

Le pot d’anniversaire de votre chef de service Degré d’importance : *** Que faire ? Incontournable car stratégique. C’est son anniversaire, mais c’est votre carrière… Vous devez participer au pot commun…

Le pot de départ du N+2 Degré d’importance : ** Que faire : très utile : vous allez probablement rencontrer le successeur de celui qui dirige encore votre chef de service. Et, en outre, le cocktail sera de bonne tenue ! Vous allez vous régaler ! Dress code : Look de futur(e) possible promu(e) !

RÈGLE 19

Dites bonjour le matin

VOUS VERREZ, C’EST PAYANT ! Celui que vous ne saluez pas vous en voudra, d’autant que vous en avez salué d’autres (ce pourrait être un aphorisme de Confucius !).

Le code des bonnes manières d’entreprise préconise de dire bonjour aux collègues proches comme au chef de service. C’est aussi de leur dire au revoir, lorsque la journée est terminée.

Lorsqu’on est un dirigeant, il n’est pas inutile de faire le tour des bureaux ou de l’usine, le matin, pour saluer les ouvriers et les employés (ce que les Américains nomment le wandering management – management baladeur).

Ces civilités renforcent les liens à l’intérieur des équipes. À force de mimer la

bienveillance (telle que la définissait le philosophe Alain à propos de la politesse), elle peut arriver à s’installer entre les êtres humains et participer à la convivialité.

COMMENT FAIRE ?

Dites « Bonjour », « Au revoir » (mais, SVP, pas avec une mine consternée, ou en montrant que vous êtes obligé !). Dites bonjour à tous en évitant de (trop) marquer vos préférences (ne négligez pas Untel alors que vous avez chaleureusement salué son collègue !). Serrez les mains avec énergie (cette civilité prouve votre dynamisme et votre implication) ! Souriez mais non pas de manière béate ! Et pas de petit sourire en coin ! Regardez bien les gens en face lorsque vous leur parlez (le regard de biais désigne un hypocrite) ! Marquez votre respect de la hiérarchie par une discrète allégeance formelle (sans tomber dans le béni-oui-oui ni dans les courbettes pratiquées par les Japonais, dites simplement « bonjour » ou initiez juste un mouvement de tête vers le bas !).

RÈGLE 20

Repérez vite les règles !

POUR MIEUX VOUS INTÉGRER Dans l’entreprise, il faut donc s’adapter, et s’adapter, c’est suivre les règles tacites ou officielles de l’entreprise avec bonne humeur. C’est simple, il suffit, dès son arrivée dans l’entreprise, de les repérer. Elles ouvrent alors beaucoup de portes en permettant une intégration rapide.

Les indications qui suivent vous permettront de discerner les règles de bonne

conduite qui semblent en vigueur dans votre entreprise.

SI….

Le vouvoiement est plutôt la règle. On prend rendez-vous avant de se rencontrer même entre collègues de bureaux voisins. La porte des bureaux est fermée. Il est mal vu d’arriver en retard aux réunions. On se met (quasiment) au garde-à-vous devant la hiérarchie. Il est très mal vu de poser des congés la veille de ses… congés ! On cause beaucoup « stratégie »… Le discours ambiant est très axé sur l’efficience.

Attention ! Vous êtes dans une entreprise de style convenu ! Soignez donc les formes !

Le tutoiement est de mise, même avec la hiérarchie. Il y a des bouteilles de soda sur les bureaux. La porte des bureaux est ouverte. On déjeune volontiers en groupe au restaurant d’entreprise. On utilise beaucoup les sigles et un vocabulaire « high-tech » dans la communication courante. Le discours ambiant général est plutôt positif, le ton plutôt joyeux. On cause beaucoup « innovation ». Il est courant d’aller prendre un verre entre collègues après le travail.

Attention ! Vous êtes dans une entreprise de style informel et convivial ! Soignez l’allure « relax » !

RÈGLE 21

Rassurez votre hiérarchie

POUR OBTENIR CE QUE VOUS LUI DEMANDEZ Dans l’entreprise, vous avez sans cesse à faire avec la hiérarchie : vous avez à lui faire valider un projet qui vous tient à cœur, signer un courrier important, négocier un budget ou des moyens supplémentaires.

La rassurer d’abord est essentiel, pour obtenir ce que vous demandez.

Comment faire ?

1. Soyez affirmatif. Évitez les tergiversations et ne changez pas d’avis à la

moindre objection, cela vous décrédibilise et cela fera… hésiter.

2. Ne faites pas passer votre stress : restez calme, rassurant, souriant, courtois. 3. Présentez les avantages pour l’entreprise que votre décision commune va

forcément générer.

4. Indiquez de manière précise les résultats escomptés (dont l’entreprise tirera

aussi bénéfice).

RÈGLE 22

Ne réclamez pas de moyens supplémentaires

À TOUT BOUT DE CHAMP ! Ne dites pas en permanence, les larmes aux yeux et la gorge nouée : « je ne peux pas faire, je n’ai pas les moyens ! » Rien de plus agaçant pour votre hiérarchie que la plainte et la négociation (de moyens) permanente !

Bon ! Faites-le une fois et après avoir soigneusement préparé vos arguments et… vos devis. Préparez votre négociation : venez avec le devis précis de l’ordinateur portable que vous souhaitez, et qui plus est, avec une réduction du fournisseur que vous lui avez âprement arrachée.

Vous avez besoin d’une rallonge de budget pour accomplir votre mission : expliquez que la rallonge en question permettra un meilleur résultat pour l’entreprise, et prouvez-le avec des chiffres.

RÈGLE 23

Renégociez votre fonction !

TOUT VARIE, TOUT FLUCTUE Les fonctions, comme les êtres, sont changeantes. On commence comptable dans une société, et on finit dans le meilleur des cas : manager, ou encore plus compliqué et éloigné : commercial, et dans le pire des cas : archiviste-adjoint (au fond du couloir à droite).

Il faut donc s’adapter à l’entreprise, qui, elle, évolue sans cesse par rapport à ce qu’elle vous promit au moment du recrutement. Mais ça n’est pas « négociable » !

PRENEZ L’INITIATIVE !

N’hésitez pas à demander auprès de votre responsable hiérarchique ou du DRH (directeur des ressources humaines) un entretien pour revoir votre définition de poste et clarifiez-la avec lui. Si votre poste a vraiment changé, (re)négociez votre statut (classification), les conditions et le salaire. N’oubliez pas qu’en cas de changement de fonction, le salarié a son mot dire. Mieux encore, c’est la loi (in Code du travail) : il faut qu’il soit d’accord !

QU’EST-CE QU’UNE DÉFINITION DE FONCTION (OU DE POSTE) ?

C’est un document qui vous précise le contenu de votre fonction : l’intitulé, le descriptif du poste, sa place dans l’organigramme, les moyens mis à disposition, éventuellement la rémunération et les primes liées au résultat.

Le DRH vous la remettra à votre arrivée dans l’entreprise. Il peut vous la faire

signer, ce qui signifie alors que vous êtes d’accord avec le contenu du poste.

À RETENIR

Toute fonction ne tient pas dans le cadre étroit d’une définition théorique du poste. Et celui-ci est forcément destiné à évoluer avec l’entreprise.

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RÈGLE 24

Entraînez-vous à négocier votre salaire

UN PETIT JEU DE RÔLE… Demain, vous avez RDV avec votre boss pour négocier une augmentation de salaire (qui tarde un peu).

ALLEZ, RÉPÉTONS COMME AU THÉÂTRE !

Votre conjoint(e) sera (juste pour un soir !) votre responsable hiérarchique. Après le dîner, les enfants sont couchés, vous vous installez autour de la table ovale de la salle à manger. Entraînez-vous en décroissant d’efficacité :

les arguments présentés

ici par ordre

testant

1. J’ai envie de progresser, je veux aller de l’avant, je souhaite des

responsabilités accrues, donc… (Votre ton se doit d’être enthousiaste).

2. J’ai dépassé mes objectifs et/ou je suis allé(e) au-delà de la mission qui m’a été confiée, j’ai trouvé cette année de très nombreusx clients aussi… (Ton ferme).

3. Cela fait trois ans que je n’ai pas été augmenté. (Attention : il ne faut pas

pleurnicher, cela réduit l’effet !).

4. Si je ne suis pas augmenté, je m’en vais ! (Menaçant, mais ne le dire que si

l’on a un plan B).

À SAVOIR

L’employeur parle toujours en termes de salaire brut, le salarié lui, plutôt en salaire net. Le salaire brut, c’est le salaire sans les charges sociales qui incombent au salarié et qui sont de l’ordre de 20 % environ. Le salaire net, c’est le salaire brut, moins ces charges. Quant à la part de charges sociales dues par l’employeur (ou cotisations patronales), elle s’élève environ à 50 % du salaire brut. Soit, pour simplifier : si votre salaire mensuel est de 3 000 euros brut, votre net sera de 2 400 euros (-20%). Et le salaire « chargé » reviendra à l’employeur

4 500 euros par mois (+50%).

RÈGLE 25

Ne signez pas un contrat d’objectifs

QUE VOUS NE POUVEZ PAS ATTEINDRE ! Dans l’enthousiasme du moment, face à une hiérarchie qui, ce jour-là, est particulièrement déterminée, vous risquez de vous faire piéger.

Attention ! Ne signez surtout pas un contrat d’objectifs – peu S.M.A.R.T. (c’est-à-dire aux objectifs peu Simples, Mesurables, Atteignables, Réalistes, fixés dans le Temps) – que vous ne tiendrez jamais. Il vaut mieux refuser le deal et négocier des objectifs plus S.M.A.R.T. !

Sinon, vous risquez au final de vous faire licencier pour raison d’insuffisance

de résultats ! Comment faire ? 1. Négociez vos objectifs en tenant compte de vos possibilités, du délai, du marché… 2. Tout en montrant que vous êtes loyal, impliqué, voire ambitieux. Vous arriverez ainsi à concilier des objectifs irréalistes – et votre désir de réussir !

RÈGLE 26

La tactique « œil pour œil dent pour dent ».

À UTILISER AVEC MESURE Sachez qu’un « coup de boule » (virtuel) de temps en temps ne fait pas de mal ! S’il faut une bonne dose de diplomatie pour survivre en entreprise, il faut aussi savoir se faire respecter.

Un collègue a fait circuler une mauvaise rumeur à votre endroit ou vous a glissé une peau de banane sous les pieds, n’hésitez pas à répliquer. Comment ? En l’éliminant de votre chemin mais, vous l’aurez prévenu par une sommation sans ambiguïté.

Vous lui aurez dit, sans excès d’agressivité, mais avec fermeté, votre indignation, mais en essayant aussi, d’aboutir tout de même à un contrat de bon comportement mutuel.

Ou encore, et si nécessaire, vous le dénoncerez à la DRH pour harcèlement

moral.

RÈGLE 27

Monter un dossier de harcèlement moral

À BON ESCIENT Après avoir participé un séminaire de prévention des risques psychosociaux, vous vous rendez compte, au retour au bureau, que votre supérieur hiérarchique vous harcèle.

Il vous a demandé cette semaine sept fois de refaire votre dossier, prétextant, à chaque fois, des erreurs minuscules. En outre, il vous convoque régulièrement pour un débriefing de fin de semaine, en général, le vendredi vers 19 heures, à l’heure où vous envisagez le démarrage (mérité) du week-end en famille. Désormais les conditions sont réunies, il a hurlé devant vos collègues que vous n’êtes qu’un bon à rien.

Harcèlement répété (vous collectionnez les mails qui le prouvent), atteinte à la

dignité devant témoins, vous décidez de contacter votre avocat.

MAIS QU’EST-CE QUE LE HARCÈLEMENT MORAL ?

Le harcèlement moral est un délit puni par la loi. Il peut être commis par un ou des collègues ou par la hiérarchie. Pour qu’il y ait constat du délit (voir l’encadré), il faut apporter des preuves (mails, témoignages, certificats médicaux).

Le DRH (quoique du côté de l’employeur), le syndicat, le CHSCT, comme la police (le dossier peut relever aussi du code pénal) peuvent recevoir votre plainte.

CE QUE DIT LE CODE DU TRAVAIL :

« Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique et mentale ou de compromettre son avenir

professionnel. »

RÈGLE 28

Constituez-vous un réseau d’alliés

SÛRS ET EFFICACES Toute entreprise ressemble au monde : il y a des territoires (départements, services), des tensions rivales entre les territoires, et une activité diplomatique intensive.

Derrière l’organigramme officiel, il y a des hommes (et des femmes) sur qui

on peut compter ou non.

Le comptable qui peut accélérer le remboursement de vos notes de frais, la secrétaire du service du personnel qui peut vous faire passer des congés mal placés, l’assistante de direction qui fera votre publicité auprès du premier des décideurs.

UTILISEZ LES RÉSEAUX SOCIAUX !

Les réseaux sociaux : un bon moyen de se faire connaître et de se faire de nouvelles relations. On peut aussi, par ces moyens, faire la révolution ou… trouver un client !

Les principaux ou ceux qui durent : Facebook (plus de 350 millions d’utilisateurs), on accepte (ou pas) des personnes qui veulent devenir ses amis… ses fournisseurs… ou ses clients ! Twitter (plus de 100 millions d’utilisateurs) où les révolutions comme les matches de foot se commentent en direct ou Viadeo, le réseau où l’on affiche son CV ou l’on en déniche pour son service.

Certaines entreprises par l’Ethernet se construisent leur réseau social sur le même principe, mais cela reste à l’intérieur de l’entreprise, juste pour communiquer entre soi.

MON CONSEIL

Dès votre arrivée dans l’entreprise, sachez nouer des liens avec ceux ou celles qui vont vous aider à « booster » votre carrière. N’oubliez pas de leur demander leur numéro de portable pour les appeler « au cas où », diplomatiquement, un soir ou le week-end.

RÈGLE 29

Tenez-vous en aux faits !

PAS D’AFFECTIF Il faut savoir distinguer le sentiment du constat froid de la réalité. S’il y a bien une notion dont l’entreprise se méfie, c’est le subjectif, l’affectif, l’humeur… L’état d’âme est suspect de sensiblerie, et surtout il est déplacé, hors sujet.

Le vrai sujet, c’est la performance collective, les résultats, et ce qui permet sans doute d’y arriver, le travail organisé. Tout le reste n’est que littérature… Le langage d’entreprise conjugue l’art de la diplomatie avec l’expression stricte des faits.

NE DITES PAS (SENTIMENT) :

1. Je suis déprimé(e) 2. Je ne vais pas y arriver… 3. Non ! 4. Mon collègue en face de moi m’embête… 5. Sa tête ne me revient pas ! 6. Je vais te donner un coup de boule… 7. Ça va coûter cher ! 8. Il me harcèle ! 9. Vous êtes nul ! 10. J’en ai ras-le-bol !

DITES (FAIT)

1. Je travaille sur un dossier complexe 2. Il y a des difficultés objectives pour réussir le challenge, qui sont… 3. Je peux le faire sous réserve de… 4. Il serait plus utile, dans l’intérêt du travail de chacun, que nous occupions

deux bureaux

5. Je ne suis pas sûr qu’il ait l’esprit d’entreprise… 6. Je pense que là il faut faire arbitrer notre différence de point de vue par la

hiérarchie…

7. Ça va certes coûter 10000 euros à l’entreprise mais ça peut en rapporter le

double et je vais vous le démontrer

8. Il m’a rappelé hier trois fois à mon domicile et envoyé qu