UNIVERSITE LIBRE DE TUNIS
Année universitaire 2009/2010
COURS INTEGRES : MARKETING
INTERNATIONAL
NIVEAUX 4ème année Marketing & 4ème année Affaires Internationales
Année universitaire 2009/2010 Enseignante : Mme BAKLOUTI HAYANI
Dhouha U L T
PLAN DU COURS DE MARKETING
INTERNATIONAL
CH 0 : Rappel des notions de base du marketing
CH I ; Introduction au marketing international et son environnement
1- Définition du marketing international
2- Evolution du marketing international
3- Théories principales du commerce international
4- Raisons d'internationalisation des activités des entreprises (Etude de cas)
5- Critères d'évaluation des pays où s'implanter
6- Environnement culturel
CH II : Développement international des entreprises
1- Les modes de présence à l'étranger
2- Le système d'orientation de l'entreprise
3- Le diagnostic à l'export (Etude de cas)
4- Le dilemme fondamental du marketing international : stratégie de standardisation ou d'adaptation (Etude de cas)
CH III : Etude de marché international (EMI)
1 - Nécessité de l'étude de marché international
2 - Définition et étapes de l'étude
3 - Différentes études de marchés étrangers
4 - Particularités de l'étude de marché international
5 - Segmentation, ciblage et positionnement international (Etude de cas)
CH IV : Développement du Mix international
1 - La Politique internationale de produit (Etude de cas)
2 - La Politique internationale de prix
3 - La Politique internationale de distribution
4 - La Politique internationale de communication (Etude de cas)
BIBLIOGRAPHIE
- Charles Croué, Marketing International, édition de boeck, Sème édition, 1999
- Corinne Pasco-Berho, Marketing International, Dunod, 2008
- Jaccques Lendrevie et Denis Lindon, Mercator, Dalloz Campus, 2000
- Natalie Prime et Jean Claude Usunier, Marketing International, 2004
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Introduction générale et rappels
I- Définition de la fonction marketing
La fonction marketing c’est l’ensemble des activités permettant d’entrée en contact avec les
consommateurs éventuels de connaître leurs besoins, d’adapter la production à leurs
préférences et de vendre afin de réaliser un bénéfice c’est à dire qu’il s’agit d’un ensemble de
moyens dont dispose une entreprise pour pouvoir créer, conserver et développer leur marché
et leur clientèle.
Démarche marketing Analyse (chercher des opportunités économiques)
Etude du marché Étude du consommateur Segmenter
Action (c’est le pouvoir mixer = doser et mettre en cohérence…..) Produit Promotion (communication) Prix Place (distribution)
Définition de la segmentation :
Quelque soit le type du marché auquel l’entreprise s’adresse, elle n’a généralement pas
les moyens d’intéresser tous les acheteurs. Ceux-ci sont en effet trop nombreux, dispersés et
hétérogènes dans leurs besoins et mode d’achat, une entreprise ne peut donc pas les satisfaire
tous, il faut segmenter le marché.
Segmenter un marché consiste à le découper en sous-ensemble distincts et homogènes
par des critères bien précis : critères géographiques, critères sociodémographiques (âge,
sexe…), critères psychologiques (classe sociale, style de vie, taille du ménage, taille de la
famille..). La segmentation a pour avantage d’allouer les ressources de l’entreprise au segment
le plus rentable et ce dans l’objectif de choisir une cible et à l’atteindre à partir ou à l’aide
d’un marketing mix spécifique.
Définition de ciblage
Le ciblage (choix du segment) : après la segmentation, l’entreprise évalue les
différents segments et choisit celui ou ceux sur lesquels elle concentrera ses efforts. Les
segments choisis seront ceux sur lesquels elle concentrera ses efforts. Généralement il s’agit
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du segment qui présente l’effectif le plus grand et qui représente le moins de menace
concurrentielle. Les segments doivent aussi correspondre aux objectifs et ressources de
l’entreprise. Pour chaque segment de marché l’entreprise va se doter d’une stratégie
spécifique.
Définition du positionnement :
L’entreprise doit choisir pour chaque cible le positionnement le plus adapté c'est-à-dire
concevoir un produit et une image qui lui donne une place bien déterminée par rapport à la
concurrence et également dans l’esprit du consommateur.
II- Définition du marketing mix :
Le marketing mix est l’art de choisir, doser et combiner parmi un ensemble de moyens
disponibles ceux qui permettent d’atteindre au moindre coût des objectifs fixés. Les
principales variables du marketing mix sont la politique de produit, politique de prix, politique
de communication et politique de distribution. Le marketing mix est donc le dosage cohérent
entre ses variables.
Définition de la gamme :
La gamme de produit est l’ensemble de produits qui se ressemblent entre eux par la
fait qu’ils fonctionnent de la même manière, s’adressent aux mêmes clients et sont vendus
dans un même point de vente et dans la même zone de prix.
Définition de la marque :
La marque est un nom, un terme, un symbole, un signe, un dessin, ou toute une
combinaison de ses éléments servant à identifier les biens ou services d’un vendeur ou d’un
groupe de vendeurs et surtout de la différencier par rapport aux concurrents.
1- le prix :
Le prix de base d’un produit quand il s’agit du lancement d’un nouveau produit est
soit le prix d’écrémage de la demande ou le prix de la pénétration du marché.
*La politique d’écrémage : Elle consiste à fixer un prix élevé au départ puis à le
réduire progressivement exemple : logiciel, parabole, téléphone portable, etc. Cette politique
est appropriée dans le cas d’un produit innovant à cycle de vie court. L’inconvénient de cette
politique est qu’elle encourage les concurrents à pénétrer sur le marché avec des prix bas.
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*La politique de pénétration du marché : Cette politique vise à acquérir une part
importante du marché à prix bas, son avantage est qu’elle écarte la concurrence en raison des
faibles profits. Son inconvénient : coûteuse, exige de gros investissements matériels et en
stock.
2- La distribution :
Un circuit de distribution est constitué par un ensemble de canaux par lesquels
s’écoule un bien ou une catégorie de bien entre le producteur et le consommateur. On peut
distinguer
- le circuit ultra court : c’est un circuit qui ne contient aucun intermédiaire.
- le circuit court : il comporte un seul intermédiaire c’est le détaillant.
- le circuit long où il existe plusieurs intermédiaires (grossistes, détaillants)
Toutefois, le choix du circuit de distribution le plus approprié dépend de plusieurs
facteurs :
- Des facteurs propres au marché : comme le degré de concentration des clients ou de leurs
dispersions ou les circuits de distribution existant (le nombre de grossiste, le degré de
développement des grandes surfaces).
- Des facteurs liés aux produits : • Le prix : plus le prix est élevé plus le circuit doit être court • La banalité ou l’originalité du produit : pour les produits originaux on peut approprier des
magasins de luxe par contre pour ceux qui sont banales on peut leurs allouer les grandes
surfaces et nombreux produits de vente.
• Le caractère périssable du produit est un caractère très important pour le choix du circuit de
distribution. En effet, pour ce genre de produit on choisit un circuit court, rapide et bien
équipé.
- Des facteurs propres à l’entreprise :
La situation financière de l’entreprise permettrait elle un circuit de distribution coûteux? les
objectifs et les politiques commerciales de l’entreprise sont ou non compatibles avec celles du
circuit de distribution ?
3- La Communication :
La politique de communication peut être définie par l’ensemble des moyens qu’utilise
l’entreprise pour faire connaître l’existence de ses produits, attirer les clients potentiels,
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modifier le comportement des clients et de l’opinion public en général dans un sens qu’il lui
est favorable. Les différents moyens de communication sont la publicité, la promotion des
ventes, les relations publiques et la force de vente.
La promotion des ventes : c’est un ensemble de techniques provoquant une
augmentation rapide mais provisoire des ventes d’un produit pour l’attribution d’un avantage
exceptionnel aux distributeurs ou aux consommateurs, la distribution des échantillons, la
dégustation, la réduction des prix.
Chapitre I : INTRODUCTION EN MARKETING
Publicité
INTERNATIONALE ET SON ENVIRONNEMENT
SECTION 1 :L’ÉVOLUTION DU MARKETING INTERNATIONAL :
1- La définition du marketing international :
Comme pour beaucoup de concepts en marketing les définitions du marketing
international sont nombreuses, la plus simple consiste à qualifier le marketing international
comme l’exécution d’au moins une des taches du marketing au-delà des frontières nationales
d’où d’après plusieurs auteurs, le marketing international est le processus qui vise à optimiser
les ressources et à axer les objectifs d’une organisation à travers des opportunités d’un
marché global. La spécificité du marketing international réside alors dans le fait que l’activité
commerciale de l’entreprise dépasse les frontières et opère dans un marché global.
2-L’évolution du marketing international :
Toute comme le marketing domestique, le marketing international est tout d’abord un
produit américain. Dès la fin de la deuxième guerre mondiale, les entreprises s’installent en
Europe afin de satisfaire la demande européenne. Elles apportent de nouvelles méthodes de
gestion permettant de faire connaître leurs offres dans des pays différents, de les distribuer
dans des bonnes conditions et de bien soutenir la demande locale. D’après l’histoire
économique, les crises économiques vécues n’ont fait que pousser le développement du
marketing international. En effet, face au choc pétrolier (1973-1979), les entreprises
internationales réagissent afin de survivre dans cette situation concurrentielle de sorte qu’elles
recherchent de nouveaux marchés notamment dans les nouveaux pays industrialisés (le Pérou,
Brésil ,le Mexique…).
Elles ont pu aussi passer les études de marché afin de connaître les clients étrangers,
elles ont également réfléchi et développer les possibilités de standardisation de l’offre
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internationale. Une troisième étape de l’évolution de marketing international et qui semble
être très importante en faveur de développement de ce concept et l’existence du pays à forte
intégration économique c’est les blocs commerciaux.
Ces zones de libre échange comme leur nom l’indique ont beaucoup facilité les
échanges internationaux. Enfin, la quatrième phase de l’évolution de marketing international
est due à l’avènement d’Internet. Internet permet plus que jamais de dépasser la logique locale
et ouvre la voie à un marketing réellement global. Grâce à Internet les barrières de l’accès
aux marchés mondiaux sont réduites d’une manière considérable. Une petite entreprise venant
d’un pays en voie de développement n’est plus coupée des marchés des pays industrialisés.
Donc avec Internet, n’importe qui, n’importe où peut faire part de son offre et on peut
y accéder (au moins virtuellement) à n’importe quel pays du monde entier. Toutefois, il existe
des barrières importantes d’accès à une offre globale:
• L’accès à Internet reste limité pour certains pays. •
les compétences à pouvoir présenter son offre sous la forme adéquate sur
Internet reste encore limitées. • Le pouvoir d’achat reste
internationaux.
toujours un obstacle devant
les échanges
•
le paiement sur Internet jusqu’à nos jours encore risqué.
SECTION 2
: LES THEORIES
PRINCIPALES DU COMMERCE
INTERNATIONAL
1-La théorie de l’avantage comparatif : A la fin du 18ème siècle, « A. Smith »
argumentait qu’un pays a intérêt à échanger avec un autre pays s’il a un avantage absolu dans
la production d’un bien par rapport à l’autre pays. Rapidement, « D.Ricardo » précisait dans
sa théorie de l’avantage comparatif que même si un pays avait un avantage relatif dans la
production de plusieurs produits par rapport à un autre pays, les deux avaient un intérêt à
échanger, il suffirait dans un tel cas que le pays produisant avec plus d’efficience se
spécialise dans l’exportation du produit pour lequel il avait l’avantage comparatif le plus
grand. D’autres chercheurs ont par la suite tenté d’affiner les théories de base de l’avantage
comparatif en réfléchissant sur la disponibilité relative des facteurs.
Ces auteurs ont plutôt traité 2 facteurs de production qui sont la main d’œuvre et les
capitaux. Selon cette théorie, chaque pays doit se spécialise dans la fabrication et l’exportation
de bien incorporant de façon intensive, les facteurs de production relativement abondants sur
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ce territoire et à importer les produits nécessitant le recours à des facteurs relativement rares
dans ce pays.
Exemple : un pays disposant d’une main d’œuvre abondante produit nécessairement le
bien qui nécessite ce type de facteur (le bois, le cuivre…). Tandis que, les pays riches en
capitaux produisent des biens nécessitant d’avantage ce type de facteur (fabrication de circuits
intégrés pour ordinateur, l’industrie aéronautique,…). «Linder» met l’accent sur les conditions
de la demande, d’après ce chercheur le commerce international ne dépend pas seulement des
coûts de production mais il se fait entre pays dont les habitants ont le même niveau de pouvoir
d’achat, de préférences et d’exigences similaires. Cette théorie est à la base de la
segmentation moderne.
2- La théorie du cycle de production internationale : « Venoue 1966 » a fait
avancer que la réflexion sur le commerce international se focalise d’avantage sur le produit et
son cycle de production que sur les facteurs de production. Cette théorie explique pourquoi la
production de bien « innovateur » se délocalise successivement des pays industrialisés vers les
pays en voie de développement. Dans un premier temps, les produits innovants sont fabriqués
dans des pays fortement industrialisés disposant à la fois de capacités techniques nécessaires,
de la main d’œuvre qualifiée et d’un pouvoir d’achat élevé. Ces produits-là sont proposés sur
le marché avec un prix fort. La majorité de la production est alors écoulée sur le marché local
tandis que l’essentiel de l’exportation se fait vers les autres pays industrialisés .ce type de
produit a la spécificité d’avoir un cycle de vie court puisque la concurrence apparaît
rapidement avec un prix pratiqué plus bas. L’arrivée de ces concurrents fait baisser les prix et
entraîner une délocalisation de la production des pays à revenu élevé vers les pays à revenu
moyen. On remarque alors que la notion de « cycle de vie de la production à l’international »
correspond à une introduction séquentielle de produit à l’étranger. Sauf qu’aujourd’hui, le
lancement international d’un nouveau produit se fait dans des cas bien précis de manière
simultanée vu le rapprochement économique, sociodémographique et culturel des pays.
3- L’économie d’échelle et l’effet de l’expérience : Ce sont d’autres facteurs
poussant les entreprises à se développer en dehors de leur marché domestique .Ils sont à
l’origine d’une baisse de coût de production en fonction de la qualité produite d’un bien.
Empiriquement, il a été observé qu’avec chaque doublement de la production cumulée d’un
bien les coûts de production de ce bien baissent d’un pourcentage constant. Trois volets sont
liés à cet effet, ils sont à l’origine du phénomène des effets de l’expérience :
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- L’apprentissage direct avec chaque répétition d’une tache l’ensemble des acteurs
impliqués (ingénieur, ouvrier, administrateur, cadre,…) apprennent à prendre un bien d’une
manière plus efficiente (plus de gaspillage de temps ni de matière, plus d’erreur, qualité
meilleure, processus de production amélioré, produits mieux conçus…)
- Les économies d’échelle: avec l’augmentation cumulée de la production, l’ensemble
des coûts fixes (salaires, loyers, coût de recherches et développement, terrain, machine,
bâtiments..) se répartissent avec un grand nombre d’unités. Ainsi le coût unitaire de
production diminue.
- L’effet de l’expérience : L'effet de l'expérience tel que la concentration de la
recherche augmente généralement la capacité d'innovation d'une entreprise motivée par la
minimisation des coûts, l'entreprise va augmenter la production or à terme une telle quantité
ne peut être écoulée sur le marché local, l'entreprise cherche alors des débouchés à l'étranger.
4 -l'avantage compétitif des nations : L’internationalisation d'une entreprise dépend
de sa compétitivité sur son marché. « Porter 1982 » explique le succès d'une entreprise à
l’étranger par un système interactif et interdépendant de plusieurs déterminants liés à son
environnement national, on cite :
- les facteurs de production : c'est-à-dire la position de la nation dans le domaine des
facteurs de production. Exemple : degré de développement du personnel qualifié dans ce pays,
degré de développement technologique...
- la demande : c'est-à-dire la nature et les caractéristiques des consommateurs locaux.
Exemple : le degré de conscience des consommateurs locaux envers les nouvelles,
technologie, leurs habitudes culturelles, etc.
On peut citer : le développement des moyens de transport et de la communication,
l'existence de zones de libre-échange, réduction des différences de consommation est de mode
de vie entre les pays : la consommation des boissons gazeuses, des jeans, des fast-foods,
d'électroménager, de musique...En outre, on peut observer des secteurs de services ou
l'internationalisation est un aspect qui fait parti de leur nature d’activité c'est-à-dire qu'elles
sont internationales par nature exemple : le tourisme, les compagnies aériennes.
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SECTION 3 : CRITERES D’EVALUATION DU PAYS ETRANGERS :
Pour une entreprise, la décision de s'implanter dans un pays où elle n’est pas encore
présente s'inspire généralement de trois critères : Le potentiel du marché, l'environnement
réglementaire et le risque politique
1 - potentiel du marché : Pour évaluer le potentiel d'un marché (c'est-à-dire sa
capacité à assurer l'activité) les principales informations à recueillir sont :
- la situation et la tendance démographique : taille, structure et évolution de la
population (pyramide des âges, taux de masculinité taux de natalité, répartition par région...)
- La situation économique générale : niveau des taux de commerce de plusieurs
indicateurs
Publicité
économiques
comme PNB,
le
taux
de
commerce
par
secteur
d'activité.(L'agriculture, le textile, l'agroalimentaire, l'immobilier) le revenu moyen par
ménage...
- la taille et la tendance du marché en question : pour le produit considéré on doit
avoir comme informations : disponibilité des différents facteurs de production, qualificatif des
attributs de ce produit, les moyens de sa distribution...
- L'analyse culturelle : religion, mode de vie et tout facteur culturel susceptible
d'avoir une influence sur le développement du marché.
- L'analyse de la concurrence existante : nombre de concurrents sur le marché
considéré : stratégie des principaux concurrents, la part des marchés détenues par chacun soit
aussi le degré de rivalités entre eux.
- les caractéristiques des canaux de distribution et de communication existants :
on doit être informé sur les différentes disponibilités des canaux de distribution c'est-à-dire
existence d'hypermarchés, fréquentation des grandes surfaces, potentiel du circuit et surtout le
coût de distribution, existence de magasins spécifiques comme les produits diététiques,
articles de sport...
2 - environnement réglementaire : Il doit être étudié sous les principaux aspects
suivants :
- barrières à l'entrée : c'est la restriction éventuelle de l'importation, à la production ou
aussi à la vente du produit considéré exemple : vente des armes, fabrication des produits
polluants...
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- réglementation concernant le prix ainsi que le degré de liberté de leur fixation.
- restriction éventuelle relative aux mouvements des capitaux et aux rapatriements
bénéfices.
- législation sociale : il s'agit d'avoir une idée sur les droits d'employés étrangers, le niveau
des salaires minimum à accorder...
- la réglementation de la publicité, exemple : interdiction de faire la publicité sur l'alcool
et le tabac dans certains pays.
3 - l'évolution du risque politique : il est enfin important d'évaluer dans la mesure du
possible les risques politiques et institutionnels d'un pays auquel on s'expose en s'y implantant
comme les troubles sociaux susceptibles de provoquer une crise économique ou financière,
soit aussi des risques de changement défavorable de la réglementation existante.
SECTION 5 : L’ENVIRONNEMENT CULTUREL
Dans sa démarche internationale, l'entreprise est systématiquement confrontée au
problème des cultures. La culture est en effet un impact très important sur le comportement
des consommateurs des différents pays. La culture est un ensemble complexe qui désigne la
manière de penser, sentir et réagir d'un groupe humain, c'est surtout des acquis en matière de
tradition, mythe, rituel transmis au travers des générations et qui représente l'identité
spécifique de cette culture. La culture évolue avec l'environnement est aussi avec sa
confrontation avec d'autres cultures. Le marketing international dans la mesure où il vise la
satisfaction des consommateurs étrangers ne peut être envisagée sans la connaissance et la
compréhension de leurs cultures.
Chapitre 2 : Développement international de l'entreprise
Le développement international d'une entreprise est un processus complexe touchant
l'ensemble de ses acteurs, de sa structure et de ses ressources. On va évoquer ce
développement en privilégiant deux axes : les structures permettant l'approche des marchés
étrangers et le système d'orientation des dirigeants de l'entreprise.
I - les modes de présence à l'étranger :
1 - l'exportation :
Dans le cas de l'exportation directe le producteur vend directement à son client final,
ce mode de présence est souvent observé par les entreprises débutant dans le commerce
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international. Les premières ventes à un client étranger se font souvent d'une manière directe,
l'exportation directe suppose avoir bien identifié au préalable les marchés et les clients
étrangers. On entend par exportation indirecte d'implication d'au moins un intermédiaire entre
producteur et client final. L'intermédiaire peut être aussi bien un agent indépendant d’une
entreprise étrangère ou d'une entreprise d'origine. Il arrive de temps en temps qu'un produit
soit exporté par un intermédiaire sans que le producteur le sache. Ce dernier se trouve non
seulement coupé du couple produit/marché mais aussi confronté au risque que son produit
atterrit sur des marchés pour lesquels il n'a pas été conçu.
2 - le groupement d'exportateurs :
Le groupement d'exportateurs consiste en une création d'une société commune par
plusieurs exportateurs. Ce mode de développement présente avant tout l'avantage de la
répartition des frais liés à l'exportation, il est donc le plus souvent choisi par les PME. La
complémentarité des produits s’avère ici un élément important pour le bon fonctionnement de
cette forme.
3 - L’exportation kangourou (piggy - back)
Le piggy - Back est une autre forme de partenariat commercial ce mode de présence
consiste à se faire représenter ou faire distribuer la marchandise par une entreprise sur le
marché visé. L'entreprise portée (celle qui exporte) doit rémunérer directement le partenaire
qui lui met à disposition son réseau de distribution, soit elle lui propose en échange ses
propres services sur un autre marché dans ce cas on parle de « Piggy - back croisé » c'est pour
cette raison que les contrats de Piggy-back nécessitent que les produits s'adressent aux mêmes
types d'acheteurs.
4 - L'accord de licence :
L’accord de licence lie un balayeur de licence à un preneur de licence et consiste à
céder le droit de fabriquer un produit et de la distribuer moyennant une rémunération. La
rémunération de la licence peut être fixe, variable en fonction du chiffre d'affaire attendu soit
les deux en même temps. L'accord de licence est un mode de développement intéressant pour
une entreprise ne possédant pas les moyens financiers et/ou humains pour se développer avec
sa propre force. L'accord de licence permet une présence à l'étranger sans investissement
lourd. Il engendre toutefois des coûts non négligeables (de recherche de partenaire, de
négociations, obtention du brevet et même des provisions pour litige) et suppose à la base
d’avoir protégé ses droits par le dépôt de marque et l'obtention de brevets.
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5 - L'accord de franchise :
Il est à plusieurs égards semblables à l'accord de licence, le franchiseur accorde
certains droits aux franchisés moyennant une rémunération. Toutefois, cet accord concerne les
droits de l'image du produit, de sa maturité, de sa marque et même de sa compétence et de son
système de gestion. L'accord de franchise est pratiqué pour des produits ou services
standardisés se caractérisant par un processus de production relativement simple (l'hôtellerie,
vêtements, salon de coiffure, restaurants, fast-food...) De ce fait, les besoins en fonds propres
pour le franchisé sont moins importante que pour un preneur de licence qui a un processus de
production complexe à financer.
6 - La co-entreprise ou la joint - venture :
L’accord de co-entreprise ou encore la joint-venture consiste en la création d'une
nouvelle organisation juridiquement indépendante par deux ou plusieurs partenaires. La
participation financière des partenaires dans la nouvelle structure est variable et donne la
flexibilité au développement international. La coentreprise est ainsi un moyen d'investir dans
des pays interdisant la création d'entreprises par des firmes étrangères et elle est mise en place
dans une perspective de synergie et de compétence.
7 - La création d'entreprise à l'extérieur :
L’acquisition (partielle ou entière) est la forme la plus coûteuse de présence à
l'étranger elle permet toutefois le meilleur contrôle des activités dans le pays d'accueil. On
distingue des succursales (sans personnalité juridique propre) et les filiales (qui sont
juridiquement indépendantes).
II - Système d'organisation de l'entreprise :
Il est très rare qu'une entreprise soit « née–globale », généralement une organisation se
développe tout d'abord, dans le contexte local, dans un deuxième temps elle s'ouvre sur
l'étranger. Elle apprend au début à s’imprégner d'une culture locale (ethnocentrique) puis
régionale (régio- centrique) polyvalente (poly-centrique) est enfin globale ou générale
(géocentrique). Plusieurs auteurs ont décri le système d'orientation des entreprises en
distinguant :
- entreprise ethno-centrique : elle est centrée sur elle-même dans le contexte locale et
surtout sur sa culture nationale. Elle réfléchit et agit par rapport à son marché domestique.
Elle considère l'étranger comme un marché d'appoint auquel on livre si la production ne peut
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être écoulée sur le domestique c'est-à-dire qu’en cas de rupture de production le marché
domestique est privilégié par rapport au marché étranger.
- entreprise poly-centrique : elle considère tous les marchés comme équivalent, elle
reconnaît les différences et les spécificités des marchés étrangers et adapte ainsi une réflexion
Pays par pays c'est-à-dire elle est conduite à adopter ses produits aux exigences et préférences
locales.
- entreprise Régio-centrique : elle regroupe les marchés en sous-ensembles homogènes
et les actions du marketing sont standardisées au niveau régional même si le périmètre des
Publicité
régions est variable (région Europe, Afrique, Moyen-Orient dans la même région, Amérique
du Nord...) Ou d'une manière plus étroite (pays méditerranéens, pays scandinaves, pays
d'Afrique).
- entreprise géocentrique : elle pense et planifie au niveau global dans le sens où sa
stratégie vise à optimiser sa situation concurrentielle et le calcul de ses parts de marché au
niveau mondial. Au niveau du marketing, elle vise une standardisation maximale de ses
produits.
Schématiquement, la plupart des entreprises évoluent par étapes, ethnocentrique au
départ, elles reconnaissent ignorer (lors d'une première phase d'internationalisation)
l'importance de s'adapter à chaque marché d'où elle devienne poly-centrique. Le souci de
simplifier la coordination des activités internationales de mieux contrôler l'expansion et d'en
réduire les coûts poussent les entreprises vers une logique régio-centrique. Elles exploitent des
synergies dans un premier temps au niveau des régions puis éventuellement au niveau global
donc géocentrique.
III - analyse des potentialités export : Diagnostic, pronostic, export :
Les opérations du diagnostic à l'export ont fait l'objet d'une abondante littérature. Elles
se basent toutes sur une analyse profonde de la situation présente et future de l'entreprise. On
retrouve donc dans cette section, l'analyse par la matrice « SWOT » le processus de diagnostic
export et la vision postérieure du diagnostic international de la concurrence.
1 - l'analyse SWOT :
La matrice SWOT
est
l'identification des
facteurs
:
force /faiblesse,
opportunité/menaces se rapportant à la situation de l'entreprise qui soit actuelle ou future.
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C'est une analyse d'ordre général du diagnostic, qui est souvent traité pour explorer et
détecter les alternatives d'internationalisation c'est-à-dire les couples produits/marché qui
peuvent être réalisé compte tenu du potentiel de l'entreprise.
Force
Interne
Externe
Faiblesse
T – N
T
T+1
Hier
Aujourd’hui
Demain
Après demain
Opportunité
Menaces
Alternatives de développement stratégique couple produit/marché
Titre: diagnostic pronostique export.
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2 - processus du diagnostic pronostic export : Charles Croué
Ce processus séquentiel (phase) se base plutôt sur le niveau du savoir-faire et des
actifs de l'entreprise, de ses capacités en recherche et développement, sur ses fonctions (de
production, de commerce, ressources humaines, publicité) et surtout sur le niveau de
compétence de la structure exportation.
À part l'analyse de ces capacités, le diagnostic export fixerait les grandes lignes
probablement réalisables selon les échéances mises par les directeurs. L'entreprise doit alors
arbitrer entre les différentes politiques marketing possibles.
Ouverture internationale
Antériorité
Bilan diagnostic international
Capacité de production (projets future)
Positions commerciales
Stade de développement
Flexibilité de la production
Gestion prévisionnelle T du personnel expertise managériale
Etat de l'environnement international
Pronostic commercial
« Futur »T+N
Alternative s
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- circuits commerciaux
- gamme de produit
- mode de présence et partenariat
- élargissement géographique
Titre : diagnostic export et alternatives de (Charles Croué)
3 - diagnostic concurrentiel : approche Portérienne :
Poter M 1982, a approché que le diagnostic export se base essentiellement sur la
concurrence et il traite à cet égard les dynamiques concurrentielles à l'échelle internationale.
Son dispositif analyse les forces qui commandent la concurrence au sein d'un même
secteur et les forces éventuelles existantes à l'extérieur de ce secteur
.
Fournisseur négociations
Rareté de la matière première
Recherche de partenariat
Entrants potentiels
Concurrents du secteur dynamique Concurrentiel existence de compétition
Produits substituts
Clients
Rapport de force
Rapport de dépendance
Titre : diagnostic international et concurrence (Michèle porter)
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4 - le dialogue standardisation/adaptation :
La principale difficulté du marketing multinational ainsi défini consiste à concilier
deux impératifs contradictoires : celui de l'adaptation des stratégies nationales aux conditions
locales, et celui de leur cohérence au niveau international.
a) L’impératif d’adaptation du marketing aux conditions locales
Le principe même du marketing est d'adapter la stratégie de l'entreprise aux
caractéristiques du marché. Or, pour une entreprise multinationale, les marchés sur lesquels
elle opère sont parfois très différents les uns des autres. Entre les principaux pays d'Europe,
iet plus encore entre des pays situés dans plusieurs continents, il existe de multiples
différences, parfois très profondes, en ce qui concerne l'environnement économique et
réglementaire, le niveau de vie et le pouvoir d'achat des consommateurs, leurs goûts et leurs
habitudes, etc. La prise en compte de ces différences, en l'absence de toute autre
considération, devrait normalement conduire les entreprises multinationales à adopter, dans
chaque pays, une stratégie de marketing et un marketing-mix spécifiques sous tous leurs
aspects : positionnement, cibles, politiques de produit, de prix, de distribution, de
communication, etc.
b) L’impératif de cohérence au niveau international
Mais à l'inverse, de puissants arguments militent en faveur d'une uniformisation
maximum des stratégies de marketing menées dans les différents pays. Le plus important est
de nature économique et financière. L'un des objectifs principaux de l'internationalisation des
activités d'une entreprise, rappelons-le, est la recherche d'économies d'échelle, notamment en
ce qui concerne la R & D, la production et les coûts de marketing. Or, ces économies d'échelle
seront d'autant plus importantes et faciles à réaliser que les produits vendus — et la manière
de les vendre — seront plus uniformes sur l'ensemble des pays couverts.
En second lieu, la création d'une image de marque forte et cohérente n'est pas
compatible avec des différences de stratégies marketing trop grandes entre les pays. Enfin, la
gestion des activités marketing, par les responsables de la maison mère, est d'autant plus facile
que ces activités sont plus semblables d'un pays à l'autre.
c) Le compromis nécessaire entre « globalisation » et « localisation »
Il est clair que ni l'uniformisation totale, ni la différenciation complète des stratégies
de marketing dans les différents pays n'est généralement envisageable. La première serait
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contraire à l'esprit même du marketing, et la seconde aux objectifs fondamentaux de
l'internationalisation. Le problème permanent auquel sont confrontés les entreprises
multinationales, dans la définition de leurs stratégies de marketing, est donc celui de
l'équilibre à trouver entre l'uniformisation et la différenciation, ou — pour employer des ter-
mes qui ont été proposés par Théodore Levitt " — entre le marketing global et le marketing
local. Tout le monde, dans les sociétés multinationales, est d'accord pour affirmer qu'il faut
concilier la cohérence internationale des stratégies de marketing avec leur pertinence locale, et
ce principe s'exprime dans une formule à la mode : « Think global, act local ». Mais les «
doses » de global et de local sont très variables selon les entreprises et, pour une même
entreprise, peuvent ne pas être les mêmes à propos des différents aspects de la stratégie de
marketing. Certaines