Cours Méthodologie de la Recherche Mastère Professionnel UVT
METHODOLOGIE DE L’ENQUETE PAR QUESTIONNAIRE
Introduction :
Le questionnaire un outil d’investigation, un document rédigé contenant des
questions, une méthode de recueil des informations en vue de comprendre et
d’expliquer des faits. L’idée d’un questionnaire émerge d’un problème général à
résoudre, de la recherche de réponses à la question de recherche qu’on se pose,
d’un besoin d’information sur un problème de recherche. Le questionnaire est l’une
des trois grandes méthodes pour étudier les faits psychosociologiques. Les deux
autres méthodes les plus couramment utilisées étant l’entretien et l’observation. Si
l’entretien et l’observation sont des méthodes individuelles et collectives, le
questionnaire est une méthode qui est uniquement collective. C’est une méthode
quantitative. Élaborer un questionnaire, c’est produire des chiffres. Le questionnaire
s’applique à un ensemble (échantillon) et doit permettre d’effectuer des traitements
statistiques. À l’inverse, dans une observation ou un entretien, c’est la qualité qui est
le critère de pertinence. Toute construction de questionnaire doit être précédée d’une
formulation claire et précise du problème de recherche ainsi que des objectifs de
l’étude. Il s’agit donc d’une démarche méthodique qui doit satisfaire à certaines
exigences de rigueur.
L’enquête par questionnaire est un instrument de prise de l’information basée
sur l’analyse de réponses à une série de questions posées. Cette technique présente
des avantages. Elle peut notamment constituer un raccourci précieux quand
l’observation directe est impossible, trop coûteuse ou trop longue. Elle est
susceptible de fournir des informations crédibles. En outre l’observation peut souvent
ne pas être suffisante, il convient aussi de savoir comment les sujets pensent, ce
qu’ils disent de leurs actions. Pendant les étapes d’une enquête par questionnaire
(confection, passation, codage, exploitation), les principes de la mise en œuvre d’une
problématique, qu’elle soit sociologique et/ou psychologique) et les règles techniques
du questionnaire doivent être respectés. Une question doit être aussi parfaite que
possible et elle doit recueillir des réponses, aussi fidèles que possibles, qui servent
d’indicateur à une notion que l’enquêteur veut approcher. Une enquête bien
construite suppose un savoir préalable considérable. Une enquête bien interprétée
repose sur un schéma d’intelligibilité solide, construit à partir de modèles théoriques
variés. L’élaboration d’une enquête ressemble à une série ininterrompue d’allers et
retours entre la réflexion théorique sur l’objet étudié et le terrain. Si à la fin de
l’enquête des réponses ont été apportées, de nouveaux questionnements surgissent
le plus souvent. Il est important de retenir que le questionnaire porte sur ce que les
gens disent, sur du déclaratif et non sur ce qu’ils font effectivement. Il peut y avoir
décalage, différence entre les deux
1. Les objectifs d’un questionnaire :
1.1 : La vérification d’une hypothèse :
Il s’agit ici d’une démarche déductive, le questionnaire est un outil utilisé pour
confirmer ou infirmer une hypothèse. Cette approche n’est possible que si l’on a une
connaissance suffisante du problème à étudier. Le questionnaire est construit en
fonction des hypothèses qui donnent un axe, une direction pour l’élaborer.
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1-2 : L’estimation :
Il s’agit d’une collecte et d’une énumération des données. C’est la démarche
la plus élémentaire dans le questionnaire. On ne cherche pas à comprendre les
données, on cherche à les mettre à plat. Il s’agit de faire un bilan, de donner un état
de fait. Par exemple, on cherche à quantifier des populations, autrement dit à
quantifier une typologie. Combien y a-t-il de sujets étudiants à l’ISSEP de Ksar-said,
quelles sont leurs caractéristiques.
1-3 : La description :
Il s’agit de retirer des informations qui décrivent les phénomènes subjectifs qui
sous-tendent les phénomènes objectifs et d’expliquer ainsi les phénomènes objectifs,
comme les motivations, les représentations, les opinions et attentes qui orientent nos
choix rationnels (nos comportements objectifs). La principale fonction de l’enquête
descriptive est de décrire une situation, de répondre à un besoin d’information. Il est
possible de distinguer deux démarches : (1) La démarche longitudinale qui consiste
à conduire une enquête de manière périodique. (2) La démarche en coupe
instantanée qui fournit la photographie d’une situation à un moment donné.
L’enquête causale : qui vise à l’identification de la cause d’un phénomène observé.
(3) La démarche prend la forme d’une expérimentation par laquelle on fait varier une
variable dite « indépendante » afin d’observer les variations sur une variable dite «
dépendante ». L’auteur donne l’exemple suivant : une faculté privée qui veut vérifier
l’impact de son budget publicitaire (variable indépendante) sur la fréquentation
(variable dépendante).
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2. Les différentes phases d’élaboration d’un questionnaire :
Un questionnaire se compose de trois parties : (1) Des instructions à l’enquêteur ou
l’enquêté (2) Des questions et (3) Une grille de codification des réponses. Au cours
du processus d’élaboration d’un questionnaire, il existe des règles de base à
respecter. Le chercheur doit :
-Distinguer les catégories d’information recherchées : faits, connaissances, opinions, attitudes ou comportements, convictions, motivations.
-Etre vigilant sur la pertinence et utilité des questions.
-Toujours agir dans un souci d’objectivité (neutralité).
-Tenir compte du mode de consultation utilisé (par enquêteur, enquête postale, par téléphone).
-Penser aux étapes ultérieures : dépouillement, codification, saisie, vérifications, traitements, . . .
2-1 : Déterminer des objectifs et des hypothèses du questionnaire
:
En d’autres termes il faut Sur quoi porte l’enquête, ainsi que les moyens
matériels (contraintes de budget et de temps). À ce niveau de l’enquête par
questionnaire, il y a une intention de mieux connaître son public (échantillon), savoir
pourquoi on ne peut toucher tel ou tel public, fidéliser, connaître la satisfaction. Pour
faire une enquête par questionnaire, il est alors nécessaire de préciser l’intention, de
délimiter l’objet, ce qui permettra une estimation plus juste des moyens nécessaires.
Il convient alors de se poser ces questions : Qu’est-ce que l’on cherche à mettre en
évidence, qu’est-ce que l’on veut vérifier ? La définition des objectifs est impossible
sans mettre au point des hypothèses générales de l’enquête. Si l’on veut que
l’enquête par questionnaire se fasse, il faut formuler des hypothèses qui seront
testées à travers un ensemble d’actions. Il n’existe pas de questionnaire d’enquêtes
sans hypothèses. Mieux encore, il faut remarquer qu’il est impossible de formuler
une question sans, qu’on le veuille ou non, qu’une hypothèse y soit contenue d’une
manière plus ou moins explicite.
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2-2 : Déterminer la population d’enquête ou l’univers de l’enquête
On appelle « univers » de l’enquête l’ensemble du groupe humain concerné
par les objectifs de l’enquête. C’est dans cet univers que sera découpé l’échantillon.
L’univers est aussi appelé la « population » de l’enquête. Déterminer exactement la
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population ne va pas forcément de soi. Si l’on veut enquêter sur les adolescents, les
jeunes adultes, qu’entend -on exactement par adolescent ou jeune adulte, les
définitions varient d’un auteur à l’autre, et avec eux le début et/ou la fin de chacune
de ces tranches d’âges. Il faut déterminer l’échantillon c’est-à-dire combien
d’individus seront retenus par rapport à l’univers. La détermination de l’échantillon à
partir duquel sera effectuée l’enquête résulte d’une série d’opérations indispensables
et précises dont la fonction est d’assurer la représentativité, c’est-à-dire les
conditions qui garantiront la généralisation ultérieure des résultats à l’ensemble de la
population. Deux grandes méthodes sont possibles pour construire une mini-
population qui soit une sorte de maquette réduite fidèle, auxquelles s’ajoutent des
méthodes mixtes plus ou moins astucieuses.
-La méthode aléatoire :
il s’agit de faire en sorte que chaque élément de la
population ait une chance égale d'être choisi.
-La méthode des quotas : cette méthode consiste à analyser soigneusement les
caractéristiques de la population de l’enquête (selon par exemple l’âge, le sexe ou
selon les caractéristiques qui sont en relation logique avec l’objectif de l’enquête on
transposera ensuite les pourcentages de ces caractéristiques sur l’échantillon.
2-3 : Elaborer des questions :
L’objectif d’une question est d’obtenir une réponse traduisant exactement ou le plus
fidèlement possible une réalité. Les questions posées doivent attirer l’attention,
éveiller l’intérêt et laisser à l’enquêté une liberté de réponse. Les questions posées
doivent être facilement compréhensibles : le vocabulaire doit être adapté aux
personnes interrogées. Il faut utiliser les mots du langage courant. Il faut éviter les
mots qui choquent, trop chargés affectivement et leur préférer des équivalents
neutres. Il faut éviter les mots trop techniques, les mots abstraits, les sujets à
équivoques. Il faut éviter les questions à double négation : « Ne pensez-vous pas
que les musées ne prennent pas assez en compte les attentes des visiteurs ? ». De
la même manière, il faut éviter les négations. Eviter les questions qui contiennent
deux idées en même temps. Il ne doit y avoir qu’une seule idée par question, sinon il
est impossible de savoir ce que l’enquêté à répondu, on ne sait à quelle idée est liée
la réponse et donc il est impossible de dépouiller la question. Éviter les questions qui
mettent en jeu la mémoire sur des évènements peu courant, difficile à remémorer.
Les questions qui mettent en jeu le prestige, la désirabilité sociale provoquent des biais (ex
: toutes les questions sur l’éducation & on ne peut pas dire que l’on bat son enfant,
les questions en référence à certaines pratiques culturelles. Il faut pour ce type de
question propose des questions moins directes qui permettent d’aborder le sujet de
manière détournée. Il faut éviter de suggérer des réponses en évitant les hypothèses
trop transparentes et les questions qui sont socialement impossibles à donner car
elles dévalorisent l’enquêté. Il faut soigner la neutralité du ton des questions. On
constate que les enquêtés sont très attirés par les réponses positives par rapport aux
réponses négatives (oui, vrai, d’accord). Pour remédier à cela, il faut éviter les
questions fermées oui/non, vrai/faux, d’accord/pas d’accord quand il s’agit d’une
opinion personnelle.
Il existe quelques consignes générales à respecter pour mettre au point des
questions :
- Une question ne doit contenir qu’une et une seule idée.
- Elle doit être simple (utiliser des mots simples du langage courant parlé).
- Elle doit être claire et précise (choisir des mots qui ont une seule signification et qui ne peuvent être mal interprétés par l’enquêté).
- Elle doit être courte et directe (craindre les négations et surtout ne pas utiliser de doubles négations).
- Elle doit être lue (ou entendue) facilement.
- Elle ne doit pas suggérer une réponse particulière.
- Elle ne doit pas comporter d’éléments d´émotivité.
- Les questions ne doivent pas, dans la mesure du possible, contribuer à la production de non-réponses (manque d’exhaustivité, questions délicates).
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2-3-1 : Les questions fermées :
Les avantages pour l’enquêté sont que ce type de questions est facile à répondre et
souvent rapide. Pour ce qui est de l’enquêteur, ce type de question assure une
certaine facilité de dépouillement, de codage et d’analyse. En outre ce type de
question peut servir de questions filtres. Les questions fermées risquent néanmoins
de trop simplifier un problème et peuvent susciter une réponse non naturelle. Ce type
de questions peut engendrer une réponse en l’absence de connaissance ou
d’opinion et engendrer une réponse valorisante (non réelle). Les modalités
proposées peuvent amener des non-réponses (liste non exhaustive, question
d´délicate).
Ex. : Possédez-vous un ordinateur ?
o Oui o Non
- Si oui : quand l’avez-vous acheté ?
o Cette année o L’an passé o o o
Il y a deux ans Il y a trois ans Il y a quatre ans ou plus
- Si non : pensez-vous en acheter prochainement ?
o Oui o Non
Les questions avec ´échelle d’´évaluation
Ex. : Quelle est votre opinion sur l’enseignement à distance ?
o Très mauvaise
o Mauvaise o Bonne o Très bonne o Sans opinion
Les échelles d´évaluation permettent d’analyser `à la fois le contenu et l’intensité de l’attitude des répondants vis-à-vis d’un concept :
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Les questions avec réponses à cocher
Ex. : Quel moyen de transport avez-vous utilisé hier ?
o Voiture o Taxi o Autobus o scooter o Métro o Train o Autre
Les questions avec classement
Il s’agit ici de donner un certain nombre de propositions et de demander aux
interrogés de les classer par ordre de préférence. Par exemple, voici une liste de
façons de préparer un examen. Vous êtes invités à les classer par ordre d’efficacité
en écrivant 1 dans la case située à côté de la méthode que vous jugez la plus
efficace, puis 2 pour celle que vous jugez la plus efficace en deuxième lieu et ainsi
de suite. L’enquêté classe les réponses possibles dans l’ordre de préférence. Il faut
hiérarchiser les réponses. En revanche, la qualité du classement des dernières
propositions (surtout s’il y en a 6 ou plus) est souvent difficile. Il arrive qu’on donne la
liste des propositions en demandant à l’enquêté d’en choisir deux ou trois parmi
l’ensemble.
o Etudier dans le livre de référence
o Etudier dans ses notes prises au cours
o Etudier dans les notes d’un autre ´étudiant
o Consulter un ou plusieurs ouvrages à la bibliothèque
o Prendre des cours particuliers
o Chercher et résoudre les questions des années précédentes
o Etudier un seul chapitre et compter sur la chance
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Les questions à choix multiples ou questions préformées ou question cafétéria
L’enquêté choisit parmi plusieurs réponses, celles qui convient le mieux à son
opinion.
Votre entraineur, vous diriez que c’est plutôt : (plusieurs réponses sont possibles)
o Un expert /__/
o Un témoin /__/
o Un animateur /__/
o Un parent /__/
o Un ami /__/
La formulation de ce genre de question nécessite le plus souvent une pré-enquête
où l’on recueille l’ensemble des diverses opinions émises. Très souvent, les
questions pré-formées résultent d’un pré questionnaire avec questions ouvertes.
L’avantage de ces questions par rapport aux questions ouvertes est qu’elles facilitent
la tâche de la personne interviewée, de l’enquêteur et du dépouillement. Leur
inconvénient est qu’elles peuvent suggérer aux personnes interviewées des
réponses auxquelles elles n’auraient pas pensées. Elles peuvent également ne pas
donner à l’interviewé la possibilité d’exprimer fidèlement son opinion. Pour remédier
à ceci, ont créé la catégorie « Autres »
2-3-2 : Les questions ouvertes
:
La question est suivie d’un espace destiné à recevoir la réponse. Par exemple : Que
pensez-vous de la manière dont le cours est donné ? Ce type de question offre la
possibilité d’exprimer tous les aspects d’une opinion, d’une motivation, d’une
conviction, d’une attitude. La question ouverte permet d’obtenir des données
numériques précises et présente des avantages et des inconvénients aussi bien pour
l’enquêté que pour l’enquêteur. En effet elle donne à l’enquêté une certaine liberté
dans le choix et la formulation des réponses et lui donne la possibilité de diversifier et
de nuancer ses réponses. Toutefois concernant ce type de questions il y a le risque
pour l’enquêté de mauvaise compréhension des questions et la possibilité de ne pas
répondre complétement. Concernant l’enquêteur, les questions ouvertes sont utiles
quand on il ne connait pas le champ des réponses possibles ou qu’il est très vaste.
Mais complexifie le travail de saisie des réponses (plus grande difficulté de codage,
analyse et interprétation).
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Les avantages des questions ouvertes sont les suivants :
- On ne contraint pas le sujet à donner une réponse qui ne lui correspond pas tout à
fait. Dans les questions fermées, le sujet doit choisir ou non. Parfois, son point de
vue est plus nuancé. La question ouverte va lui permettre de s’exprimer. Très
souvent les questions fermées provoquent un sentiment de frustration, on ne se sent
pas concerné et l’on est obligé de répondre,
- La question ouverte est plus vivante, plus motivante. La question fermée provoque
souvent des réponses automatiques entre le oui et le non, sans que l’interviewé ne
réfléchisse vraiment. Il y a une implication de l’interviewé dans les questions
ouvertes, - Elle peut faire apparaître des informations auxquelles on aurait pas
pensées, même avec une pré enquête pour construire un questionnaire. En
interrogeant seulement quelques personnes, il est impossible de passer en revue
toutes les opinions, la question ouverte permet de rattraper des outils, de palier
l’inefficacité de certaines questions mal formulées par rapport au problème (on peut
passer à côté d’un point important). Toutefois, la question ouverte n’est pas le
remède miracle et ne saurait se substituer aux autres types de question. Elle
comporte également des inconvénients. Elle peut provoquer un comportement
d’évitement, l’interviewé se sent directement engagé. On l’oblige à s’investir, d’où
parfois, certains biais, le discours reste neutre si le sujet est délicat. On attend d’un
questionnaire de pouvoir y répondre très vite, sans trop réfléchir, la question ouverte
arrête, contraint à la réflexion, le risque est qu’on la passe, qu’on y mette seulement
quelques mots, alors que l’on aurait plus à dire. La question ouverte est également
longue à dépouiller. Il faut analyser chacune des réponses, en comprendre le sens,
ce qui n’est pas toujours évident. Très souvent, on ne laisse pas le temps au sujet de
s’exprimer complètement. On se retrouve ainsi avec une information riche, mais
ambiguë. Une question ouverte se dépouille en faisant une analyse de contenu qui
consiste à créer des catégories et à classer les différents discours dans ces
catégories. Les questions ouvertes nécessitent d’être traitées par des personnes
qualifiées, alors que les autres questions peuvent être dépouillées par toutes
personnes.
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2-4 Le projet du questionnaire :
Sorte de canevas traçant les grands traits du questionnaire. Il s’agit de poser les
questions principales par rapport à l’objet de l’enquête. Exemple : soit une étude sur
les pratiques sportives des adolescents : L’objectif de l’étude est d’analyser les
motivations, les représentations et comportements des jeunes par rapport au sport.
La population âgées entre 11- et 24 ans étant très large, l’analyse peut se fragmenter
sur des tranches d’âge 11-14 ans, 15-19 ans, 20-24 ans Le questionnaire
appréhende de manière ordinaire les données personnelles à savoir le niveau
d’instruction, les données familiales, les
données sur l’environnement tel que l’ habitat, les relations familiales, etc.. Les
motivations et les attentes sont également explorées autrement dit ce qui pousse à
l’action, aux choix, à
la décision. Concernant " Les représentations "
les
comportements, il s’agit de savoir comme les enquêtés se comportent. On parlera
peut-être aujourd’hui davantage de pratiques " Les pratiques. Par exemple, la place
de la pratique sportive dans les activités de loisirs : temps, fréquence, types de
sports, comparés aux autres loisirs (télévision, lecture….). Tous ces points forment le
projet, il s’agit ensuite de les transformer en questions. Une fois le projet clairement
établit, le plus gros de l’élaboration du questionnaire est fait.
2-5 : Le pré test :
Il s’agit d’une phase fondamentale, souvent négligée, qui consiste à mettre à
l’épreuve le questionnaire par rapport à quelques individus, autrement dit à le tester.
Elle est donc centrée sur l’évaluation du questionnaire lui-même. L’approche est ici
plus qualitative que quantitative. Il s’agit d’évaluer la clarté et la précision des termes
utilisés et des questions posées, la forme des questions, l’ordre des questions,
l’efficacité de la mise en page. Au cours de cette phase, il faut éliminer toutes les
questions ambiguës ou refusées, repérer les omissions, voir si le questionnaire est
jugé trop long, ennuyeux, indiscret, etc…..
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2-6 : La rédaction définitive du questionnaire :
À partir des données du pré test, il faut alors élaborer la version qui sera soumis aux
enquêtés.
2-7 : Le choix du mode d’administration du questionnaire :
Il existe différents modes d’administration : (1) Par enquêteur : une personne pose
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des questions et note les réponses de l’enquêté, le taux de réponse est élevé. Dans
le face à face avec un répondant, la personnalité de l’enquêteur joue un rôle dont il
faut connaître les effets.
o Auto-administration : l’enquêté répond seul au questionnaire.
o L’envoi postal qui donne généralement un taux de réponse faible (entre 10-
20%).
o Par téléphone : il peut se faire dans des délais très courts et constitue un
compromis acceptable sur les plans des coûts et du taux de réponse
o Par Internet.
2-8 : Le dépouillement et le codage des résultats
:
Lorsque les questionnaires sont rentrés, il s’agit de procéder à leur dépouillement,
autrement dit de transcrire les réponses sous une forme homogène afin de pouvoir
les traiter, les comparer et établir des relations entre elles.
2-
9 : L’analyse des résultats en relation avec les objectifs de l’enquête
:
L’analyse des résultats d’une enquête va permettre de confirmer ou d’infirmer les
hypothèses émises au départ. Par ailleurs, s’ajoute toujours à cette démarche une
phase d’interprétation des
résultats obtenus. C’est-à-dire une phase de
compréhension de l’existence de relations entre diverses variables. Les méthodes de
la statistique descriptive peuvent être utilisées pour analyser les données recueillies.
Des outils statistiques tel que l’analyse en composantes principales et l’analyse
factorielle des correspondances vont tenter d’appréhender un ensemble de données
complexes et donner une vue du phénomène dans sa totalité.
2-10 : La rédaction du rapport et de la publication éventuelle des résultats
:
Il n’existe pas vraiment de règle pour le rapport d’enquête, sinon qu’il faut en rédiger
un. Afin qu’il puisse être lu, le rapport se doit de comporter trois parties (1) une
introduction sur les objectifs de l’enquête et sur la population concernée (2) la
présentation et le commentaire des résultats, la présentation devant comporter des
tableaux clairs et enfin (3) la méthodologie utilisée et la justification des calculs (les
omettre crée de la suspicion avec l’idée que les enquêteurs dissimulent leur carence
méthodologique).
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3- Construction du questionnaire :
a) Introduction et demande de collaboration :
Il faut veiller à la transparence de l’origine de l’enquête et des objectifs. L’introduction
du questionnaire Tout questionnaire doit être introduit par des phrases explicatives
qui doivent :
- Indiquer le nom de l’organisme qui réalise l’étude, autrement dit préciser ses
références
- Préciser les buts de l’étude en soulignant son importance. Pour un questionnaire
sur l’éducation, on peut souligner l’importance de l’étude pour l’avenir de la
jeunesse….
- Montrer à la personne interrogée pourquoi on l’a choisi et la nécessité qu’elle a de
répondre aux questions
- Il faut également garantir l’anonymat et remercier l’enquêté des sacrifices de son
temps L’introduction doit être brève, efficace. Très souvent, c’est à l’enquêteur,
qu’incombe la lecture de l’introduction. À noter que pour un questionnaire postal, on
peut joindre au questionnaire une lettre explicative signée, plus détaillée que
l’introduction. L’effet de la lettre est supérieur par rapport aux consignes données en
tête du questionnaire.
b) Renseignements d’identification :
Nom, adresse, sexe, . . .
c) Premières questions
: générales et simples, faciles à répondre. Il ne faut pas
rebuter la personne interrogée et lui faire renoncer à continuer.
d) En ce qui concerne l’enchainement des questions :
d-1 :
Il faut rassembler les questions par thème.
d-2 : Les premières questions d’un thème doivent être suffisamment larges pour que
l’on soit certain que la population visée soit incluse dans ce premier ensemble.
Ensuite, poursuivre par une série de questions plus précises, on définit une partition
de ce dernier et on délimite précisément la cible.
d-3 : Il faut intercaler entre les questions difficiles des questions plus faciles, dites
questions ”de repos”.
d-4 : Veiller à la cohérence, aux liaisons entre thèmes, aux redondances, aux
contrôles.
d-5 : Il faut être vigilant par rapport à la longueur du questionnaire.
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e) La mise en page d’un questionnaire :
Elle est très importante : le choix des caractères, du papier, la mise en page, la
disposition des questions etc… sont autant d’éléments qui peuvent faciliter la
passation des questions ou la freiner (gain ou perte de temps). Ces critères jouent
également par rapport à la représentation que ce fait l’enquêté de l’enquêteur et de
l’étude.
f) La codification d’un questionnaire:
La manière de présenter la codification est aussi importante. Cette présentation doit
être claire et cohérente afin de faciliter le codage lors de la passation du
questionnaire, mais aussi du dépouillement.
g) Le traitement du questionnaire :
Une fois les données recueillies, il faut en tirer des conclusions utiles. Les principales
actions de cette étape sont la vérification de la codification, le traitement informatique
et l’analyse proprement dite. Il existe des logiciels spécialisés dans le traitement des
enquêtes par questionnaires et qui sont assez interactifs et donc relativement
simples à utiliser (Sphinx, Modalisa). Avant la saisie des données et leurs
traitements, il faut vérifier la codification des questionnaires qui a été effectuée afin
de s’assurer de la cohérence des codes correspondant aux questions dans
l’ensemble des questionnaires. Après le travail de codage des données, le traitement
des données peut commencer. Dans un premier temps, on opère une série de tris à
plat sur l’information à partir de laquelle on va étudier chaque variable de l’objet
d’enquête, une à une. On procède ensuite à une série de tri croisés ou croisement
des questions entre-elles.
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