Le Transport Maritime au Maroc

Économie, Transport Maritime, Libre-échange · notes

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Le choix de l’ouverture commerciale, entamé par le Maroc au milieu des années 80 a été

concrétisé par la signature, dès 1996, de l’accord d’association avec l’Union Européenne et

plus récemment de différents accords de libre-échange, notamment avec les Etats-Unis, la

Turquie et certains pays arabes. Ces accords offrent des opportunités aux exportateurs

marocains en leur permettant un accès privilégié à ces grands marchés qui constituent une

aubaine pour la croissance et l’emploi.

Toutefois, ces accords et le nouvel environnement international marqué par une concurrence

de plus en plus accrue présentent également des défis réels pour les entreprises marocaines.

L’expiration de l’Accord multi-fibres, en application depuis janvier 2005, ouvre une

concurrence directe entre les entreprises textiles marocaines et celles asiatiques sur le marché

européen. En outre, résultante de la mise en oeuvre de ces accords de libre-échange, la

protection tarifaire disparaît progressivement et les produits européens, américains, turcs et

arabes pourraient directement concurrencer les produits marocains sur le marché national. Dès

lors, il devient indispensable pour les entreprises marocaines d'être compétitives dans ce

nouvel environnement. Ceci passe nécessairement par la maîtrise et l’optimisation des

maillons des chaînes d’approvisionnement avec de nouvelles contraintes de temps, de fiabilité

et de qualité.

Le Maroc est un pays dont l’avantage comparatif est lié à la géographie, la logistique devient

un élément important de cet avantage comparatif en vue de répondre à ces nouvelles

exigences de performance.

Cette position géographique amène le Maroc à s'ouvrir de plus en plus à l'environnement

régional et international et se positionner sur le marché, compte tenu que 98% des échanges

transitent par voie maritime, d’où l'enjeu et l'importance de transport maritime dans la

multiplication et la diversification des relations internationales.

3

Consciente de ces enjeux, et aussi l’importance de la sécurité dans le secteur portuaire, la

société d’exploitation des ports (SODEP) insiste de plus en plus sur l’amélioration de la

sécurité et de la productivité dans ses installations portuaires.

Dans cet esprit, SODEP a décidé de moderniser ses installations portuaires notamment le port

de Nador qui constitue l’installation pilote pour la région de l’oriental dans les activités de

transport maritimes et de manutention et aussi un programme d’investissement qui va

permettre d’améliorer d’avantage la productivité du port en concentrant les trafics sur des

terminaux dotés d’un outillage de haute performance, enfin, ses compétences humaines qui

sont les meilleurs garanties offertes à ses partenaires économique et ses clients.

C’est dans cette ère que j’ai choisi la SODEP et plus précisément la direction d’exploitation

du port du Nador (DEPN) pour effectuer mon stage d’observation. Au-delà d’enrichir mes

connaissances, ce stage m’a permis de cerner les enjeux du transport maritime, les différents

intervenants et la façon dont la SODEP réagi face à la problématique de mondialisation.

L’élaboration de ce rapport a pour principale source les différents enseignements tirés de la

pratique journalière des tâches auxquelles j’étais affecté. Enfin, les nombreux entretiens que

j’ai pu avoir avec les employés des différents services de la société m’ont permis de donner

une cohérence à ce rapport.

En vue de rendre compte de manière fidèle et analytique du mois passé au sein de la société, il

apparaît logique de présenter à titre préalable l’environnement économique du stage, à savoir

le secteur du transport maritime, puis d’envisager le cadre du stage : la société, tant d’une

manière descriptive de sa structure fonctionnelle. Enfin, il sera précisé les différentes missions

et tâches que j’ai pu effectuer au sein des services visités, et les nombreux apports que j’ai pu

en tirer.

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I. Généralités sur les ports

 Définition

 Les types de ports

 Les gens du port

II. Le transport maritime

 Présentation générale

 Les intervenants du transport maritime

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I. Généralités sur les ports

1) Définition

Du Latin portus, qui se rapporte au grec passage...

Les dictionnaires ont jusqu’aux années 1930 défini le port (de mer, marchand, de commerce,

de pêche ou de guerre) comme un « enfoncement de la mer dans les terres », naturel ou

artificiel, donnant aux bateaux un abri (un havre) contre vents, courants et tempêtes. Avec les

progrès techniques les ports sont aussi devenus, comme certains aéroports des avancées

gagnées sur la mer.

C’est un endroit situé sur le littoral maritime, sur les berges d'un lac ou sur un cours d'eau et

destiné à accueillir des bateaux et navires. Un port peut remplir plusieurs fonctions, mais doit

avant tout permettre d'abriter les navires, en particulier pendant les opérations de chargement

et de déchargement. Il facilite aussi les opérations de ravitaillement et de réparations. Il est un

lieu de séjour.

2) Les types de ports

Selon leurs activités et les types de bateaux accueillis, on distingue les ports de commerce, de

pêche, de plaisance, et les ports militaires. Il est fréquent qu'un même port combine plusieurs

activités, mais elles sont souvent séparées géographiquement, par exemple avec différents

bassins.

 Les

ports de commerce

servent à accueillir les navires de commerce :

ceci

inclut

le

trafic de passagers sur

les ferries et les paquebots et le transport de

marchandises pour les navires cargo. Les

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marchandises peuvent être liquides (pétroliers, chimiquiers) et nécessiter des réservoirs et

tuyauteries dédiées ; ou solides, en vrac (vraquiers, nécessitant dessilos ou des espaces de

stockage) ou emballées : cargos mixtes ayant besoin d'entrepôts et de grues, ou les porte-

conteneurs avec les grands espaces de stockage associés. Les cargaisons roulantes (pour

les rouliers) ont besoin de zones d'attente, éventuellement de parkings. Outre les espaces de

stockage et les moyens de manutention nécessaires, un port de commerce inclut aussi des

liaisons routières et ferroviaires, voire fluviales, avec la terre ; différentes darses et terminaux

spécialisés ; des bassins pour les navires de services associés ; selon les cas, des bassins

dédiés à la réparation, un dispositif de séparation du trafic...

 Les

ports de pêche

Sont les plus nombreux dans le monde, et sont

souvent ceux dont les dimensions sont les plus

réduites. Leurs dimensions varient selon les

bateaux accueillis : les chalutiers de haute mer

partant pour plusieurs semaines auront besoin

plus d'espace de quai en revenant décharger

leur cargaison, tandis que les petits bateaux de

pêche partant à la journée auront besoin de

de

pouvoir décharger rapidement pour la criée. L'infrastructure est plus simple que pour un port

de commerce : quelques quais ou pontons, une station de ravitaillement, et un moyen de

vendre le produit de la pêche (marché à proximité), et éventuellement de le traiter avant la

vente si cela n'a pas été fait sur le bateau.

 Les

ports de plaisance

Accueillent les bateaux de plaisance, de loisir et

de compétition, à voile et à moteur. La plupart

des bateaux sont de petite taille (inférieur à 20

m), et les places de port sont standardisées grâce

à des pontons et des cat-ways ; différentes

7

techniques d'amarrage sont utilisées selon les endroits. On y trouve une capitainerie, différents

services d'avitaillement, de mise au sec et de réparation, une pompe à carburant, et divers

services pour les équipages. Ces ports sont souvent situés près du centre des villes pour des

raisons touristiques et pratiques (facilité d'accès et d'avitaillement).

 Les

ports militaires (ou ports de guerre, bases navales)

Accueillent les navires de guerre. Certains ports sont ouverts (comme celui de Portsmouth),

mais d'autres, notamment les bases

de sous-marins, sont fermés et interdits au

public (comme l'île Longue) pour des

raisons de sécurité. Un port militaire peut

inclure un arsenal, une école navale, un

chantier de réparations, des moyens de

ravitaillement,

de

logement

et

d'entraînement

pour

les équipages.

Certains navires militaires, notamment les patrouilleurs, peuvent être basés dans d'autres types

de ports.

3) Les gens du port

Un port est un espace voué au transit de marchandises et de passagers, qui nécessite une

multiplicité d’acteurs. La communauté portuaire est l’ensemble des acteurs qui donnent vie à

l’espace portuaire. Les fonctions décrites succinctement ci-dessous existent dans tous les

ports, mais ne sont pas toujours remplies par les mêmes acteurs.

 Les clients du port

o Les armateurs

Un armateur équipe et exploite des navires pour la navigation commerciale.

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o • Les chargeurs

Le terme « chargeur » désigne le propriétaire d’une marchandise. C’est celui qui expédie une

marchandise dans le cadre d’une opération de transport international. En général le chargeur

n’est pas en relation directe avec l’autorité portuaire. Il noue une relation commerciale avec

différents opérateurs : agents maritimes*, consignataires*, transitaires*, ou éventuellement

manutentionnaires, à qui il confie sa marchandise.

Les armateurs sont les clients d’un port « côté mer », et les chargeurs sont les clients «

côté terre ».

 Les services à la marchandise

Les principaux intervenants sont :

• Les commissionnaires de transports, les transitaires, les consignataires de la marchandise,

les commissionnaires en douane. Ce sont des mandataires effectuant pour le compte d’un

tiers, chargeur ou réceptionnaire, les formalités, en particulier douanières, et les opérations

nécessaires à l’exportation et à l’importation de la marchandise,

Publicité

• Les sociétés de groupage, dégroupage, d’entreposage ou de distribution,

• Les sociétés de contrôle, d’analyse d’échantillons, de surveillance,

• Les services offerts à terre pour les passagers.

 Les services aux navires

Il s’agit des entreprises qui interviennent lors de l’escale des navires :

• Les pilotes,

• Les remorqueurs,

• Les lamaneurs,

• Les consignataires ou agents maritimes qui représentent dans le port l’armateur ou

l’affréteur du navire,

• Les sociétés d’avitaillement et de soutage,

• Les sociétés de réparation navale,

• Les sociétés de réparation, location, maintenance de conteneurs,

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• Les entreprises de récupération des déchets des navires,

• Les services offerts à terre pour les marins.

 Les entreprises de manutention

Ce sont les entreprises qui assurent l’interface entre l’eau et la terre, qui effectuent l’ensemble

des opérations de chargement et de déchargement des navires. Elles effectuent aussi les

opérations de réception, reconnaissance et gardiennage des marchandises. Dans les pays

anglo-saxons, on les appelle des « stevedores », dans le sud de la France, on parle d’«

acconiers* ». Ce sont les entreprises de manutention qui emploient les ouvriersdockers sur la

base d’un contrat à durée indéterminée (CDI), et qui embauchent les ouvriers-dockers

intermittents et occasionnels sur la base d’un contrat à durée déterminée (CDD) à usage

constant.

 Les services administratifs

o l’autorité portuaire

Le gestionnaire du port exerce de nombreuses missions : gestion des installations portuaires,

prise en charge de l’accueil des navires, location de ses installations aux intervenants

portuaires. Il met au point et fait respecter les divers règlements de police et d’exploitation. Il

est prestataire de services pour les entreprises portuaires et assure la promotion des activités

du port.

• De nombreux services administratifs sont également présents dans les ports : les douanes,

les services vétérinaires et phytosanitaires, les services maritimes et les affaires maritimes, la

police aux frontières, les services d’incendie et de sécurité.

 Les acteurs du transport terrestre

Ce sont les entreprises de transport routier, ferroviaire et fluvial qui assurent les prestations

d’acheminement terrestre des marchandises. On parle de « pré acheminement » lorsque les

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marchandises sont acheminées pour être embarquées dans un port et de « post acheminement

» lorsqu’elles sont acheminées vers leur lieu de destination finale après avoir été débarquées

dans un port.

Exemple : dans le cas de pré acheminements ferroviaires de conteneurs vers un port, les

différents intervenants sont :

• Le transporteur routier qui achemine le conteneur depuis l’usine vers un chantier rail-route,

• L’entreprise ferroviaire qui tracte les trains jusqu’au port maritime,

• l’opérateur de transport combiné rail-route qui organise le transport de bout en bout et

effectue les opérations de transfert, d’une part dans le chantier rail-route de départ, d’autre

part dans le terminal* du port maritime d’arrivée.

II. Le transport maritime

1) Présentation générale

Le transport maritime est le mode de transport le plus important pour le transport

de marchandises (marine marchande). Le transport de personnes par voie maritime a perdu

beaucoup d'importance du fait de l'essor de l'aviation commerciale ; il subsiste de manière

significative dans seulement deux créneaux importants : les traversées courtes et les

croisières. On peut y ajouter pour être complet les voyages d'exploration scientifiques et les

courses sportives, qui ne relèvent cependant pas à proprement parler du transport.

Le transport maritime est par nature international, sauf parfois dans ses fonctions

de cabotage le long des côtes d'un pays.

Le transport maritime consiste à déplacer des marchandises ou des hommes pour l'essentiel

par voie maritime, même si, occasionnellement le transporteur maritime peut prendre

en charge le pré acheminement ou post-acheminement (positionnement d'un conteneur chez le

chargeur et son acheminement au port, par exemple). Un tel déplacement sera couvert par

un connaissement dans le cadre de la ligne régulière ou d'un contrat d'affrètement dans le

cadre d'un service de tramping (lorsque les tonnages sont importants, par exemple).

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Plus de 7 milliards de tonnes empruntent ainsi la mer (en 2009), assurant 90% du trafic

mondial.

Ce mode de transport couvre l'essentiel des matières premières (pétrole et produits pétroliers,

charbon, minerai de fer, céréales, bauxite, alumine, phosphates, etc). À côté de ce transport

en vrac, il couvre également le transport de produits préalablement conditionnés se présentant

sous forme de cartons, caisses, palettes, fûts, ce que l'on a coutume d'appeler de

la marchandise diverse ou « divers » (general cargo en anglais).

Depuis le milieu des années soixante, un nouveau marché de transport par mer s'est

développé : celui des conteneurs maritimes. D'un format standardisé : 20 ou 40 pieds, ces

« boîtes » ont connu un essor fulgurant, révolutionnant à la fois le mode de transport mais

également toute la chaîne logistique depuis le fournisseur jusqu'au client final. Transport

routier, ferroviaire ou même aérien se sont adaptés pour faire de ces boîtes une « unité de

transport intermodal ». La marchandise, une fois empotée en conteneur, ne subit plus d'autre

manutention jusqu'à son destinataire final. Ce qui est manutentionné est ainsi le contenant et

non le contenu. Il n'y a plus de rupture de charge.

Le conteneur, spécialement conçu pour être facilement manutentionné, stocké, transporté, va

rapidement présenter un certain nombre d'avantages :

o Moins d'avaries et casse

o Moins de pertes et de vols (n'étant pas visible, la marchandise ne suscite plus autant la

tentation)

o Une réduction des coûts par une amélioration de la productivité au chargement : les

navires chargent et déchargent plus vite donc passent moins de temps aux ports (un

navire au port est un centre de coûts, et à la mer, un centre de recettes).

Le transport maritime de conteneurs se fait, de plus en plus, au moyen de porte-conteneurs

intégraux, spécialisés. Les cales sont aménagées en cellules, véritables alvéoles, et un système

de rails permet d'y guider par glissement les conteneurs.

Une véritable course au gigantisme s'est déclenchée pour atteindre aujourd'hui des 8500

équivalent vingt pieds, voire 10 000 selon les dernières commandes des plus grands (le danois

Maersk est numéro un mondial par exemple et possède également le plus gros porte-

conteneurs au monde).

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Cependant, cette course au gigantisme risque de s'essouffler, ces navires devenant difficiles à

rentabiliser et exclus de beaucoup de ports européens ou autres par suite de faiblesse de

profondeur de ces derniers ou d'insuffisance d'aliments.

2) Les intervenants du transport

maritime

les services aux navires

o Le pilotage

Les pilotes conseillent le commandant d’un navire en lui fournissant toutes les informations

nécessaires à la navigation aux abords et dans les ports. Le pilotage est obligatoire, mais la

réglementation prévoit l’exemption pour les plus petits navires ou l’octroi d’une licence de

capitaine-pilote, au capitaine d’un navire réunissant des conditions déterminées. C’est le cas

lorsque les navires fréquentent très régulièrement un port (cas des ferries de Calais, par

exemple).

o Le remorquage

Les remorqueurs portuaires facilitent, par l’utilisation d’engins nautiques de forte puissance,

la manoeuvre et l’accostage des navires au port. Le remorquage n’est pas obligatoire et les

entreprises qui s’y consacrent sont privées. Leurs tarifs sont libres, après avis d’une

commission d’usagers.

La plus grande autonomie des navires explique la réduction progressive de leurs besoins en

remorquage et la diminution des effectifs et de la flotte de cette activité.

o Le Lamanage

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Il désigne des opérations d'assistance à l'amarrage, au désamarrage des navires lors de leur

arrivée, départ ou également de leur mouvement (changement de poste à quai) à l'intérieur

des ports. L'équipage des navires étant limité et occupé, il a fallu créer un service à terre.

Les lamaneurs sont des marins spécialisés.

L'opération de lamanage peut être dangereuse si les conditions climatiques sont défavorables.

La taille des aussières suit celle des navires. Les lamaneurs travaillant soit sur une petite

embarcation, soit au bord des quais sont fréquemment dans des positions d'équilibre précaire

et ce dans un environnement mal éclairé de nuit. Le possible rupture d'une aussière ajoute à

cette insécurité

la manutention et les services à la marchandise

o les différents intermédiaires

• Le transitaire est un intermédiaire spécialisé, mandataire, assurant la liaison entre deux

modes de transport en conformité avec les instructions qu’il a reçues.

• Le commissionnaire de transport est un intermédiaire qui se charge de faire exécuter sous

sa responsabilité et en son nom propre un transport de marchandises pour le compte d’un

client, en ayant le libre choix des modes ou entreprises de transport.

• Le commissionnaire en douane agréé a la charge d’accomplir pour autrui les formalités de

douane relatives à la marchandise.

• Les courtiers en marchandises achètent et vendent les produits du négoce. Les

professionnels portuaires ont fréquemment plusieurs « casquettes » : un commissionnaire en

douanes pourra faire également office d’agent maritime ; un transitaire aura une activité de

stockage et de manutention ; ces activités multiples compliquent la compréhension du rôle des

intervenants et des enjeux pour chacun d’eux.

o Les sociétés de manutention

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Les entreprises de manutention effectuent les opérations de chargement et de déchargement

des marchandises à destination ou en provenance de la voie maritime, ainsi qu’éventuellement

des opérations annexes.

o Les autres services à la marchandise

• Les sociétés de groupage, dégroupage,

• Les sociétés d’entreposage et de distribution,

• Les sociétés de contrôle, d’analyse d’échantillons, de surveillance gardiennage,

• Les sociétés d’assurance et les agences bancaires.

Nota :

Le trafic de passagers génère pour sa part une demande de services spécifiques, orientés

principalement vers l’attractivité touristique et la desserte, terrestre ou aérienne, de la ville

portuaire.

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I. Présentation du SODEP

 Fiche technique

 Historique

Publicité

 Mission et objectifs

 Structure générale

II. Mon stage

 Direction d’exploitation du port de

Nador

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 Structure de la direction

d’Exploitation du Port de Nador

 La visite des différentes entités

I. Présentation du SODEP

1)

Fiche technique

Raison sociale Societe d’exploitation des ports Forme juridique Société Anonyme à Directoire et Conseil de Surveillance Nom de marque Marsa Maroc Date de création Société Anonyme à Directoire et Conseil de Surveillance Pays d’origine

Siège Social 175, Bd Zerktouni-20 100 Casablanca - Maroc Logo

Secteur d’activité Exploitation des ports Sites opérés 10 à savoir Nador, Al Hoceima, Tanger, Mohammedia, Casablanca, Jorf Lasfar, Safi, Agadir, Lâayoune, Dakhla Effectifs 2 138 collaborateurs Capital social

17

733.956.000 DH Chiffre d’affaire 2.359.993 KDH

Site Web

www.sodep.co.ma

2)

Historique

L’environnement portuaire marqué, par des évolutions technologiques et économiques

rapides, le phénomène de la mondialisation et de libéralisation des échanges ont impacté

considérablement l’industrie maritime et portuaire, ce qui impose aux gestionnaires des ports

de s’y adapter et suivre ces changements. A cet égard l’organisation portuaire marocaine a

connu quatre grandes étapes :

i.

Une première étape, caractérisée par la gestion de ports sous le régime

de concession à des sociétés privées c’était avant (1963) :

En 1955, la ville de Nador disposait déjà d’un petit port construit dans la grande lagune

nommé Mare chica communiquant avec la méditerranée au moyen d’un canal. Celui-ci, d’une

longueur de 2.500m, a été construit pour promouvoir les activités d’import-export (produits

de première nécessité et matériaux de construction essentiellement) au moyen d’embarcations

à moteur de 300 tonnes de charge utile, et d’un tirant d’eau inférieur à 3m.

ii.

Une deuxième étape, marquée par la création d’une régie du port de

Casablanca, qui s’est ensuite progressivement occupée de l’exploitation des

principaux ports de commerce du royaume.

Commencée en janvier 1975, la construction du nouveau port de Nador-Béni Ensar en eau

profonde visait principalement la desserte (importations et exportations) de la région de

18

l’Oriental (dont il est la principale débouchée) et du complexe sidérurgique de Nador

(Sonasid- Seferif).

iii.

Une troisième étape, celle qui a démarré en 1984, marquée par la

réorganisation du secteur portuaire et par la création de l’établissement

public office d’exploitation des ports (ODEP) :

Le port de Nador a été mis en exploitation partielle depuis 1978 cette même année la gestion

du port fut confiée à la RAPC. (Régie d’Acconage du Port de Casablanca).

En 1985 l’ODEP (Office d’Exploitation des Ports) a été crée par le dahir N° 1.184-194

portant la loi N° 6-84 du 28/12/84 en remplacement de RAPC, doté de la personnalité morale

et l’autonomie financière sous la tutelle du ministère des travaux public. L’ODEP est un

établissement public à caractère commercial et industriel chargé d’assurer pour le compte de

l’Etat les gestions des biens qu’ils lui sont confiés par l’administration y compris dans

l’enceinte du port.

iv.

Une quatrième étape celle qui a été démarrée en 2004, marquée par la

réforme portuaire, deux nouvelles entités émaneront de l’office :

 L’Agence Nationale des Ports (ANP)

 La Société de l’Exploitation au Port de Nador (SODEP)

3) Mission et objectifs

Parce qu’elle est au coeur de la logistique du commerce, Marsa Maroc s’est assignée comme

mission de rechercher la création de valeur à chaque maillon de la chaîne logistique portuaire.

Un large éventail de services

Opérateur de logistique portuaire, Marsa Maroc exploite des terminaux et quais dans le cadre

de concessions et offre une gamme de services diversifiée :

19

Services aux navires : pilotage, remorquage, lamanage, avitaillement;

Services aux marchandises : manutention (à bord et à quai), magasinage, pointage, pesage,

empotage et dépotage de conteneurs et remorques ;

Services connexes : débardage, gerbage de la marchandise, chargement

et déchargement des camions;

Information en temps réel.

La maîtrise de chaque segment d’activité

Marsa Maroc bénéficie d’une implantation multisites dans 10 ports du Royaume. Cette diversité lui a conféré la maîtrise de plusieurs segments d’activité :

le conteneur

le roulier

les passagers

les vracs solides et les vracs liquides

le conventionnel.

Pour répondre aux besoins spécifiques de chaque activité, Marsa Maroc met à la disposition

de ses clients des installations dotées d’équipements et de ressources humaines spécialisés

ainsi qu’une organisation adaptée.

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4)

Structure générale

SODEP DIRECTION GENERALE

NADOR

CASABLANCA

AGADIR

TANGER

JORF LASFAR

LAAYOUNE

MOHAMMEDIA

SAFI

DAKHLA

Directeur SODEP

Marketing & Commercial

Suivi de la performance

Commercial

Facturation

Exploitation

Directeur Ressources Humaines

Manutention

Équipement

Finance, Comptabilité & Contrôle Budgétaire

Système d’information

Technique

Gare Maritime

Opérations Maritimes

Remorquage

Pilotage

Achats et approvisionnements

Infrastructures & Réseaux

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Sécurité & Environnement

Juridique

NADORTANGERMOHAMMEDIACASABLANCAJORF LASFARSAFIAGADIRLAAYOUNEDAKHLASODEP DIRECTION GENERALEEffectifs Trafic

894

169

259

56

760

cadres

cadres superieurs execution

maitrise

execution qualifiée

Trafic par port

22

II. Mon stage

1) Direction d’exploitation du port de

Nador

Présentation du port

23

Le Port de Nador (Béni Ansar).

Il constitue le principal débouché maritime pour la Région de l’oriental et les zones

avoisinantes à l’ouest, au centre et au sud.

Mis en service en 1980, il est accolé à celui de Mélillia dont il n’est séparé que par une

jetée étroite pouvant accueillir des navires de 200 mètres de long.Il possède 5 quais d’une

longueur totale de 2227 mètres pouvant contenir 15 navires en même temps.

Il dispose d’importantes infrastructures et de matériel suffisant qui lui permettent de

répondre à la demande des importateurs et des exportateurs dans les meilleures conditions.

Sa surface totale est de 280 ha dont140 ha de plan d’eau.

Le port est à vocation de commerce, de pêche et de transit de passagers.

1974 : démarrage des travaux de construction.

1979 : mise en exploitation.

1986-1990: travaux complémentaires : extension du mole 1 avec :

▪ 250ml de quai fondé à -13.

▪ 150 ml de mole de pêche.

24

   ▪ 200 ml de quai de cabotage fondé à - 7.

▪ Darse portique à sangle et plan incliné.

2001-2003 : construction de deux poste ferry, extension du mole de pêche,

surélévation et confortement de la jetée principale.

2007-2008 : construction de deux autres postes ferry.

2-1 INFRASTRUCTURES ET SUPERSTRUCTURES :

Longueur totale des ouvrages de protection: 2630 ml (jetée principale)

Longueur des ouvrages d'accostage:

Le linéaire total des quais est de 4100 ml répartis comme suit :

Publicité

▪ Quai de commerce : 1966 ml.

▪ Quai de pêche : 1034 ml.

▪ Quai hydrocarbures : 220 ml.

▪ Quai de cabotage : 200 ml ;

▪ 04 Quais pour les passagers : 680 ml.

Terre – pleins : 140 ha.

Bassin : 140 ha.

Equipements portuaires:

▪ Darse portique à sangles : 01.

▪ Halle aux poissons : 02.

▪ Usine de fabrication de glace : 03.

▪ Chantier de construction et réparation navale : 03.

▪ Chambre froides : 24.

▪ Annexes : ateliers, magasins, gare Maritime, aires ombragées, centres des

activités commerciales.

2-2 SERVICES AU PORT :

Pêche, commerce, vracs solides et liquides, conteneurs, roulier, passagers.

2-3 IMPACT SOCIO – ECONOMIQUE :

Plus de 10 000 emplois est créés d'une manière directe et indirecte.

Des dizaines de projets d'investissement ont été réalisés.

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         Le port de Nador est une porte ouverte sur le développement à l'exportation et un

moteur de développement économique pour la région.

2-4 LES POINTS FORTS DU PORT :

Le potentiel de développement est encore énorme, toutefois les infrastructures existantes

permettraient de transborder possiblement 10 millions de tonnes de marchandise et le transit

de 3 millions de passagers.

2) Structure de la direction

d’Exploitation du Port de Nador

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Dans le cadre des principes retenus pour l’organisation de la SODEP notamment sa politique

de décentralisation et d’amélioration de la qualité de service et eu égard au développement et

l’activité du Port de Nador, une mise à jour de la structure de la SODEP est effectuée comme

suit :

Les entités fonctionnelles :

 Division Financière et Comptable (DFC)

 Division Ressources Humaines (DRH)

 Division Commerciale (DC)

 Division Information de Gestion et Informatique (DIGI)

 Service Approvisionnements et Gestion des Stocks (SAGS)

Les entités opérationnelles :

 Division Exploitation (DE)

27

 Division Outillage (DO)

 Service Infrastructure (SI)

 Division Marine (DM)

3) La visite des différentes entités

Ma visite au DEPN était structurée par un planning que je devais respecter durant toute la

période du stage. J’avais donc à visiter toutes les entités en commençant par les entités

fonctionnelles et puis les entités opérationnelles, tout en laissant la division informatique et

informatique de gestion à la fin pour y faire le travail demandé. Durant ma visite aux entités,

je devais faire principalement de l’observation afin que je puisse voir un peu le

fonctionnement de l’entité. Chaque jour je faisais un entretien avec un ou plusieurs agents de

la division visitée. On m’explique à chaque fois la mission principale de l’entité ainsi que sa

relation avec les autres entités. Si dessous j’essaierais de développer les principales missions

de chaque division visitée.

Division financière et comptable

:

Cette division applique la politique définit par la direction générale dans les domaines

comptable, financier, budgétaire et fiscal, veille au bon fonctionnement et à l’éxacatitude du

système d’information comptable, financier et budgétaire de la direction de l’exploitation du

port de Nador et met en œuvre la politique de recouvrement, conformément aux orientations

de la direction générale.

La division financière et comptable comprend deux services :

service gestion comptable, budgétaire et fiscale.

Service Engagement Financières,

Division des ressources humaines :

Elle a pour missions de satisfaire à moyen et long terme des besoins en personnel de la

DEPN, dans les meilleures conditions de délais, conformément aux profils exigés par les

postes et aux orientations de direction générale, assurer l’application et le suivi de la politique

définie par l’ODEP, en matière d’emploi de recrutement de formation et mettre en place de la

politique sociale pour le personnel dans le cadre des objectifs fixés par la direction.

28

  Cette division comprend les services suivants :

service personnel.

Services des affaires sociales.

Centre d’Embauche.

Division Exploitation

:

Sa missions est d’assurer dans les meilleures conditions de sécurité, de délais et de coût le

traitement des escales et le transit des marchandises par le port et l’encadrement

(ordonnancement, planification,…) et la gestion des moyens humains et matériels qui sont

confiés. Elle comprend quatre services.

 Service Manutention :

Sa mission est d’assurer les meilleures conditions l’encadrement des escales et veiller à la

réalisation des objectifs fixés par le Service Programmation et Information de Gestion.

Ainsi d’assurer la réception, la livraison et le pesage des marchandises pour le port. Et de

programmer le travail et mettre à la disposition des chefs d’escales un dossier pour le

traitement du navire et de la marchandise et d’assurer la réception, la livraison et le pesage des

marchandises pour le port.

 Service Gare Maritime :

Sa mission est d’assurer dans les meilleures conditions l’accueil des passagers, véhicules et

camions TIR transitant par le port.

 Service Equipement

Sa mission est d’assurer la gestion et la maintenance des engins de levage dans les meilleures

conditions techniques et économiques.

Ainsi d’assurer la gestion et la maintenance des engins roulants du matériel divers

d’exploitation et des stations de service dans les meilleures conditions techniques et

économiques.

Division Marine:

29

  

Sa mission est d’assurer la gestion des services rendus aux navires pour leurs besoins propres

durant l’escale dans le port (Remorquage, Pilotage, Lamanage et signalisation maritime), dans

les meilleures conditions de sécurité et de coût. Elle comprend deux services.

 Service Pilotage :

Sa mission est d’assurer le service pilotage des navires dans les périmètres du port de Nador,

dans les meilleures conditions de qualité de service et de donner toutes les informations utiles

sur le port et la SODEP aux commandants des navires.

 Service Remorquage :

Sa mission est de satisfaire les besoins des navires en matière de remorquage, dans les

meilleures conditions de sécurité et de délai.

 Service juridique :

Sa mission est d’assurer le règlement des litiges soit à l’amiable ou judiciaire, assurer en outre

la gestion du portefeuille « Assurance » et le pointage des marchandises.

 Service suivi de Performance

Sa mission et d’assurer le contrôle de gestion à base de tableau de bord, en veillant à la

fiabilité des informations traitées.

 Service Sécurité et envirennement:

Le service sécurité a pour principales missions est de recenser tous les risques possibles

d’accidents et sinistres à l’intérieur du domaine portuaire terrestre.

Division Ressources Humaines

Les missions sont prises en charge par les directions des ressources humaines en collaboration

avec les autres directions et les managers de terrain dans une logique d'objectifs fixés par

l'entreprise (l'Association ou l'Administration).

Il est possible d'identifier de nombreuses tâches pour cette fonction qui sont :

 Gestion du Personnel

30

o

L’acquisition des Ressources Humaines : par la gestion de l’emploi,

programmes de recrutement, plans de carrières, mutations et promotion, analyse des postes et

l’évaluation des personnes.

o

La gestion des rémunérations : par l’analyse et l’évolution des postes,

grille de salaires, politique de rémunération, intéressement et participation

o

La gestion de la formation : par la détection des besoins, l’élaboration

des plans de formation, la mise en œuvre des actions de formation et l’évaluation des

résultats.

 L’administration du personnel

o

L’enregistrement, le suivi et le contrôle des données individuelles, et

collectives du personnel de l’entreprise.

o

l’entreprise.

l’application des dispositions légales et réglementaires dans

o

o

o

la préparation des commissions et des réunions.

le maintien de l’ordre et du contrôle et les travaux de pointage

 La communication et l’information

La définition des publications publiques et la conception des

messages.

o

La gestion des moyens