Epreuve: Tableau de bord et pilotage

Cette épreuve porte sur le tableau de bord et le pilotage dans le cadre d’une entreprise de services. Elle évalue les compétences en gestion des centres de responsabilité, en analyse des indicateurs de pilotage, ainsi qu’en conception et critique de tableaux de bord adaptés à une organisation fonctionnelle et opérationnelle.

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Epreuve: Tableau de bord et pilotage

Management and Performance Control Systems · DOCX · 6 pages · 2021

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Cette épreuve porte sur le tableau de bord et le pilotage dans le cadre d’une entreprise de services. Elle évalue les compétences en gestion des centres de responsabilité, en analyse des indicateurs de pilotage, ainsi qu’en conception et critique de tableaux de bord adaptés à une organisation fonctionnelle et opérationnelle.

Questions de réflexion

Question 1

Question : L’approche processus remet-elle en cause les principes « gigogne » de responsabilité, de contrôlabilité et d’exhaustivité des centres de responsabilité dans les organisations fonctionnelles ? Si oui, comment ?

L’approche processus privilégie une vision transversale des activités, centrée sur la chaîne de valeur et les flux plutôt que sur les fonctions isolées. Elle remet en cause la logique « gigogne » qui repose sur une hiérarchie stricte et imbriquée des centres de responsabilité, où chaque centre est autonome et exhaustif dans ses responsabilités.

En effet, dans une organisation fonctionnelle classique, chaque centre de responsabilité est responsable d’un périmètre clairement délimité, avec des objectifs et des moyens propres. L’approche processus, en revanche, fait intervenir plusieurs centres fonctionnels dans un même processus, ce qui complexifie la notion de contrôlabilité et d’exhaustivité car la responsabilité est partagée et les interactions sont nombreuses.

Par conséquent, les principes de contrôlabilité et d’exhaustivité doivent être adaptés pour prendre en compte la transversalité et la collaboration entre centres. Cela peut impliquer une redéfinition des responsabilités, une coordination renforcée et des indicateurs communs pour piloter les processus plutôt que les seuls centres fonctionnels.

Réponse : Oui, l’approche processus remet en cause les principes « gigogne » car elle introduit une transversalité qui complexifie la contrôlabilité et l’exhaustivité des centres de responsabilité, nécessitant une redéfinition des responsabilités et des indicateurs.

Question 2

Question : En quoi les indicateurs de pilotage diffèrent-ils des indicateurs de reporting ? En déduire les différences quant à la qualité exigée des indicateurs de pilotage vs reporting.

Les indicateurs de reporting ont pour fonction principale de rendre compte de la situation passée, ils sont descriptifs et souvent utilisés à des fins d’information ou de contrôle. Ils sont généralement plus globaux et moins fréquents.

Les indicateurs de pilotage, quant à eux, sont orientés vers l’action et la prise de décision en temps réel ou quasi réel. Ils doivent être précis, pertinents, et permettre d’anticiper ou de corriger les écarts rapidement.

Par conséquent, les indicateurs de pilotage exigent une qualité supérieure en termes de fiabilité, de rapidité de mise à disposition, de pertinence opérationnelle et de capacité à être influencés par le centre de responsabilité. Ils doivent être compréhensibles et actionnables.

Réponse : Les indicateurs de pilotage sont orientés vers l’action et la décision en temps réel, tandis que les indicateurs de reporting sont descriptifs et historiques. Les indicateurs de pilotage doivent donc être plus fiables, pertinents, rapides et actionnables que ceux de reporting.

Question 3

Question : En quoi les centres de coûts discrétionnaires sont-ils spécifiques ?

Les centres de coûts discrétionnaires sont des centres dont les coûts peuvent être modifiés à court terme par le responsable, car ils concernent des dépenses non obligatoires ou flexibles, comme la formation, la publicité ou certains frais administratifs.

Ils se distinguent des centres de coûts fixes ou engagés, où les coûts sont rigides sur la période. La spécificité des centres discrétionnaires réside donc dans la possibilité d’ajuster les coûts en fonction des priorités et des contraintes, ce qui nécessite un contrôle plus souple et une analyse plus qualitative.

Réponse : Les centres de coûts discrétionnaires sont spécifiques car leurs coûts sont flexibles et ajustables à court terme par le responsable, contrairement aux coûts fixes ou engagés.

Question 4

Question : En quoi la gestion des processus d’une entreprise influe-t-elle sur ses résultats ? Donner un exemple.

La gestion des processus permet d’optimiser la coordination des activités, d’améliorer la qualité, la réactivité et la satisfaction client, ce qui se traduit par une meilleure performance globale de l’entreprise.

Par exemple, dans une entreprise de maintenance, un processus bien géré peut réduire les temps d’intervention, limiter les coûts liés aux déplacements et augmenter la satisfaction des clients grâce à une résolution rapide des pannes.

Réponse : La gestion des processus améliore la performance en optimisant la coordination, la qualité et la réactivité, ce qui impacte positivement les résultats. Exemple : réduction des temps d’intervention en maintenance.

Exercice

Question 1

Question : Compte tenu de l’activité de la société MAXFINANCE et de sa structure organisationnelle, quel découpage en centres de responsabilité préconisez-vous ? Justifier.

La société MAXFINANCE est organisée en quatre divisions opérationnelles (global banking, sécurité, technique, commerciale) et deux divisions fonctionnelles (administration, RH). Le découpage en centres de responsabilité doit refléter cette organisation tout en permettant un pilotage efficace.

Il est pertinent de créer des centres de responsabilité pour chaque division opérationnelle, car elles correspondent à des activités clés avec des objectifs spécifiques. Les divisions fonctionnelles peuvent aussi être des centres de responsabilité, notamment pour le contrôle des coûts et la gestion des ressources humaines.

De plus, dans la division technique, un centre de responsabilité spécifique pour le service réparation et maintenance est justifié, car il a des activités distinctes et des indicateurs propres.

Réponse : Le découpage préconisé est un centre de responsabilité par division opérationnelle (global banking, sécurité, technique, commerciale) et par division fonctionnelle (administration, RH), avec un centre spécifique pour le service réparation et maintenance dans la division technique.

Question 2

Question : Dans ce type d’entreprise, quels types de contrôle doivent prédominer ? Expliquer.

Dans une entreprise technologique de services comme MAXFINANCE, le contrôle de gestion doit privilégier le contrôle de performance et le contrôle par objectifs, car l’innovation, la réactivité et la qualité du service sont essentiels.

Le contrôle budgétaire est important pour maîtriser les coûts, mais il doit être complété par un contrôle qualitatif des processus et des résultats, notamment via des indicateurs de pilotage adaptés.

Le contrôle doit aussi être souple pour accompagner la transversalité et l’autonomie des techniciens, notamment dans la gestion des interventions à distance.

Réponse : Le contrôle de performance et par objectifs doit prédominer, complété par un contrôle budgétaire, avec une souplesse adaptée à l’autonomie et à la transversalité des activités.

Question 3

Question : Faire un commentaire critique global sur le tableau de bord (TB) proposé (fond et forme).

Le tableau de bord proposé présente une structuration claire par activité, objectifs, inducteurs, indicateurs, cibles et commentaires, ce qui facilite la compréhension et le suivi.

Cependant, certains indicateurs sont mal définis ou inadaptés : par exemple, le temps de traitement fixé à 2 jours est une limite supérieure mais exprimée de façon figée, alors qu’une mesure en heures ouvrables serait plus précise.

Certains indicateurs d’activité, comme le nombre de dossiers traités par jour et par personne, ne sont pas maîtrisables par le centre de responsabilité car ils dépendent de la demande externe et de la conjoncture.

De plus, plusieurs cases sont laissées vides, notamment pour les commentaires et certains indicateurs, ce qui limite la pertinence du TB.

Enfin, le TB gagnerait à intégrer des indicateurs liés à la satisfaction client, à la qualité technique, à la formation et à la prévention des pannes, pour mieux refléter les enjeux du service.

Réponse : Le TB est clair et structuré mais présente des indicateurs parfois mal adaptés ou incomplets, avec des objectifs peu précis et des cases vides. Il nécessite un enrichissement et une meilleure définition des indicateurs pour être pleinement efficace.

Question 4

Question : Compléter les cases en pointillés rouges pour apporter une vision critique des indicateurs proposés et proposer d’autres indicateurs et objectifs pertinents pour enrichir le tableau de bord du service réparation et maintenance.

Activité Objectifs de l'activité Inducteur de performance Indicateur Objectif cible Commentaire / Critique
Gestion de la qualité des interventions Maximiser la satisfaction client du traitement de la réclamation Rapidité de traitement Temps de traitement moyen (indicateur de résultat) - Temps écoulé entre la prise en compte au téléphone et la réponse apportée au client 2 jours L’objectif est une limite supérieure, il serait plus précis de le définir en heures ouvrables (ex. 16 heures max). Un indicateur plus réactif améliorerait le pilotage.
Nombre de dossiers traités par jour et par personne (indicateur d'activité) 12 Indicateur non maîtrisable par le centre car dépendant de la demande client. La périodicité est trop courte pour refléter la variabilité d’activité.
Résolution du problème - Apporter une réponse qui satisfait le client Taux de réclamations satisfaites (indicateur de résultat) 100% Objectif ambitieux mais pertinent. Il faudrait préciser la méthode de mesure (enquête de satisfaction, taux de réouverture des dossiers).
Gestion du personnel Optimiser l’affectation des techniciens Gestion des déplacements sur site Nombre de pannes traitées à distance (indicateur d’activité) Supérieur à 2 par jour ouvrable/technicien Indicateur pertinent pour réduire les déplacements et coûts. À suivre pour encourager le télétravail et la réalité augmentée.
Kilométrage parcouru par agent (indicateur de coût) Inférieur à 120 km/jour ouvrable/technicien Objectif raisonnable pour maîtriser les coûts d’indemnités kilométriques. À ajuster selon la zone géographique.
Coût moyen de l’intervention par zone géographique (indicateur de coût) Inférieur à 35 DT/intervention Indicateur pertinent pour maîtriser les coûts. Nécessite une bonne collecte des données par zone.
Nombre moyen d’interventions par agent (indicateur d’activité) Supérieur à 6/jour ouvrable Objectif ambitieux, à vérifier selon la complexité des interventions. Peut varier selon la nature des pannes.
Garantir un niveau de compétences technique adéquat Formation et qualification Taux de techniciens formés à la réalité augmentée (indicateur de moyens) 100% Indicateur important pour suivre l’adoption des nouvelles technologies et améliorer la qualité des interventions.
Nombre d’heures de formation technique par technicien (indicateur de moyens) Minimum 20 heures/an Permet de garantir le maintien des compétences et l’adaptation aux évolutions technologiques.
Prévention des pannes Réduire les pannes par maintenance préventive % d’opérations de maintenance préventives (indicateur d’activité) 40% du total Objectif pertinent pour limiter les pannes et coûts de réparation. À suivre régulièrement pour ajuster les plans de maintenance.
Taux de pannes récurrentes par équipement (indicateur de résultat) Inférieur à 5% Indicateur complémentaire pour mesurer l’efficacité de la maintenance préventive.

Méthode

Cette épreuve valorise une compréhension fine des concepts de centres de responsabilité, des indicateurs de pilotage et de reporting, ainsi que la capacité à analyser et critiquer un tableau de bord en tenant compte du contexte spécifique de l’entreprise.

Les réponses doivent montrer un raisonnement structuré, avec une justification claire des choix proposés. Il est essentiel de respecter les définitions et les conventions données dans l’énoncé, notamment en ce qui concerne les types d’indicateurs et leurs objectifs.

Les erreurs fréquentes à éviter sont :

  • Confondre indicateurs de pilotage et de reporting.
  • Proposer des indicateurs non maîtrisables par le centre de responsabilité.
  • Fixer des objectifs imprécis ou irréalistes sans justification.
  • Omettre l’analyse critique des outils proposés.

Enfin, la rigueur dans la présentation, la clarté des explications et la pertinence des propositions sont des critères déterminants pour la réussite.

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