Université virtuelle de Tunis MOME/SE:Etude de Cas/ 2010/HBR
La Segmentation, le Ciblage et le Positionnement Stratégique
Enseignant: Hamed Ben Rebah
Introduction:
Le produit d’une entreprise est un bien ou un service capable de satisfaire plus ou moins complètement un besoin. Dans l’approche marketing, le produit n’est pas seulement un ensemble de caractéristiques objectives techniques, car au produit sont attachés aussi des attributs, des signes perçus de façon variable et subjective par les consommateurs. C’est pourquoi la notion de couple « produit / marché » et fondamentale. Le produit tout comme les entités biologiques, a un cycle de vie, de son lancement à son déclin.
Les Caractéristiques d’un produit d’une entreprise :
On peut définir les caractéristiques d’un produit à trois niveaux : 1)
Qualités perçues ou attendues par le consommateur : poids, performances, composition, esthétique, facilité d’emploi, Contenu symbolique puissance, Service rendu par le produit : gain de temps, déplacement, distraction, communication, contenu symbolique : geste raffiné, signe d’attention
liberté, simplicité, robustesse, mode,
: prestige,
2)
3)
Un produit rentable est celui qui se vend avec profit (pour le vendeur et pour l’acheteur), en d’autres termes celui dont les caractéristiques correspondent aux attentes des consommateurs et du segment de marché choisi.
- 2 -
I-
La Segmentation d’un Marché
La Segmentation est la définition d'une unité ou segment de la façon la plus pertinente possible par rapport aux choix stratégiques à effectuer.
C’est le processus marketing permettant de partager le marché en sous ensembles de consommateurs ayant des caractéristiques, des comportements et des réactions au produits homogènes.
: un groupe de consommateurs dont
Un segment les comportements d’achat sont suffisamment homogènes pour être servis par la même offre et représentés par un programme d’action marketing »
les besoins et
- 3 -
1)
Les Critères de la Segmentation:
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9.
Type clientèle Fonction d'usage/besoins Technologie Concurrence Distribution Structure de coût Substituabilité Compétences requises Synergie/partage de ressources
2)
La structure d’un marché :
Le marketing de masse permet d’apporter une réponse identique à tous les consommateurs confondus. Il permet d’élargir le marché grâce à des prix de vente réduits (économies d’échelle). Le marché est composé de différentes attentes clients : segments de préférences.
- 4 -
La procédure de segmentation la plus courante est constituée de trois étapes :
a)
b)
c)
La phase d’enquête: on entreprend une série d’entretiens ou de réunions de groupes avec des consommateurs afin de mieux comprendre leurs motivations, attitudes et comportements La phase d’analyse : analyser les résultats. Les segments doivent être aussi homogènes que possible et très contrastés, La phase d’identification : le profil de chaque segment est identifié Exemple: Achat de faux bijoux : les fans, les indifférents, les anti faux- bijoux.
b)
a)
b)
Les natures de segmentation marketing et le découpage d’un marché : a)
La segmentation géographique : découper le marché en différentes unités territoriales, La segmentation sociodémographique : consiste à découper en différents groupes identiques sur la base de critères tels que : l’âge, la taille du foyer, le revenu, le niveau d’éducation, le sexe, La segmentation psychologique : il identifie l’image du marque du produit à l’image du soi, La segmentation comportementale : consiste à découper le marché en groupes homogène du point de vue de leurs connaissances, attitudes, expériences à l’égard d’un produit et ses caractéristiques, (exp. : le yaourt : sucré ou sans sucre, les agences de voyages doivent faire la différences entre la clientèle d’affaires et les voyages de tourismes, gros utilisateurs ou utilisateurs occasionnels du produit,…)
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II- Le Ciblage
Près avoir identifié des groupes homogènes de clients par la démarche de segmentation, l’entreprise doit déterminer la cible des actions, c’est-à-dire le (ou les) segment(s) de clientèle à qui elle va proposer son produit et vers qui elle dirigera ses actions.
1) Le choix d’une cible doit être effectué en évaluant pour chaque segment possible :
Les critères de choix généraux d’une cible :
- son adéquation avec l’image de l’entreprise, - sa comptabilité avec les objectifs de l’entreprise, - son attrait et les risques encourus, - sa taille et sa croissance prévisible, - la probabilité de succès de l’entreprise sur le segment
L’adéquation avec l ’image de l ’entreprise :
2) La construction d’une image est une opération de longue haleine. La cible ne doit pas remettre en cause la perception d’une marque par une rupture brutale avec son historique commercial et communicationnel. De plus, une image de marque, favorable et bien ancrée, est un facteur de différenciation global qui doit être renforcé par un ciblage adéquat pour profiter à l’ensemble de l’entreprise et bien évidemment aux produits nouveaux. Dans certains cas, l’image représente une contrainte de positionnement (produits de luxe par exemple), ce qui rend le choix de la cible pratiquement préétabli par l’antériorité des action de l’entreprise.
- 6 -
3)
La compatibilité avec les objectifs de l ’entreprise :
La stratégie marketing s’inscrivant dans le cadre de la stratégie globale de l’entreprise globale de l’entreprise, la cible retenue doit être compatible avec les grandes orientations de la politique générale définie par ses dirigeants (une entreprise de taille moyenne, bénéficiant d’une bonne image, s’est spécialisée sur un marché industriel pointu, avec pour objectif principal une forte rentabilité. Cette entreprise pourra renoncer à attaquer une cible plus vaste, peut-être par manque de moyens, mais surtout parce que cette option risquerait de faire diminuer sa rentabilité globale comte tenu des caractéristiques de la cible en question)
4)
L’Attrait du segment visé et les risques encourus :
Chaque segment doit faire l’objet d’une analyse opportunités/menaces. Cette analyse s’appuiera sur la notion de rivalité élargie selon l’approche de M. Porter (même si celle-ci a été appliquée pour le choix des domaines d’activités stratégiques), D’après M. Porter, on peut évaluer l’attrait d’un marché ainsi que les risques encourus par l’entreprise sur ce marché en fonction de cinq forces concurrentielles : les concurrents actuels, les nouveaux entrants, les clients, les fournisseurs, les produits substituts.
- 7 -
a) Les concurrents actuels :
L’attrait d’un segment est inversement proportionnel au nombre de concurrents exploitant celui-ci. Les risques sont d’autant plus grands qu’il existe des facteurs défavorables tels que : -
La capacité de production : la tendance à des baisses de prix est forte, notamment si les coût fixes sont élevés, La Demande élastique par rapport au prix : le facteur prix étant le principal (sinon le seul) facteur de différenciation, les attaques frontales sont fréquentes et désastreuses pour les entreprises les moins compétitives, Marché stagnant ou en déclin : la croissance des uns se fait au détriment des autres en s’appuyant sur des campagnes publicitaires coûteuses ou une baisse des prix diminuant les marges.
-
-
b) Les nouveaux entrants :
En dehors des concurrents actuels, les entreprises susceptibles d’attaquer le marché étudié constituent une autre menace pour l’entreprise à plus ou moins court terme. Le risque pour l’entreprise dépend principalement des barrières à l’entrée. Si celles-ci sont élevées (réglementation protectionniste, technologie de pointe, investissements de démarrage importants, protection par brevets, distribution exclusive, etc.) le risque sera faible.
- 8 -
c) Les clients :
Les clients représentent un risque lorsque, par exemple, ils peu nombreux et disposent d’un pouvoir de négociation important qui se manifestera sur le niveau des prix, des condition de règlement, l’étendue des services annexes, etc. (Ex: les fabricants face à la grande distribution),
d) Les fournisseurs :
De la même façon que les clients, les fournisseurs peuvent représenter une menace pour l’entreprise lorsqu’ il bénéficie d’un rapport de force qui leur est favorable. Ce cas se rencontre notamment dans le domaine industriel où l’importance stratégique des achat est généralement grande que ce soit au niveau de la qualité, des délais de livraison ou de règlement ou encore parce que l’entreprise a été rendu captive par la technologie ou le savoir-faire spécifique de son fournisseur.
e) Les produits substituts :
Les produits de substitution (en d’autre terme des produits de remplacement) représentent une menace sérieuse s’ils sont nombreux ou susceptibles de devenir car ils bouleversent les situation acquises et modifient la structure du marché (Ex: la maîtrise de la voiture électrique peut influencer sur le positionnement des autres marques de voiture sur le marché automobile).
- 9 -
3)
Les trois stratégies de ciblage :
a) Le ciblage indifférencié : il consiste tout simplement à attaquer l’ensemble des segments avec un seul produit. L’entreprise met en oeuvre une politique commerciale adaptée au segment le plus vaste en espérant que les retombées seront favorables sue la plupart des autres segments.
(cid:1)Avantage : réduction des coûts (cid:1)Risque : forte vulnérabilité (cid:1)Exemple : briquets jetables BIC.
b) Le ciblage différencié : Il consiste à proposer des produits différents, adaptés à chaque segment jugé intéressant c’est la politique de gamme étendue. Les actions commerciales sont spécifiques à chaque cible.
(cid:1)Avantage : faible vulnérabilité (cid:1)Risques: augmentation des coûts (cid:1)Exemple : automobiles CITROEN
c) Le ciblage concentré : Il consiste à ne choisir pour cible qu’une partie des segments étudiées. L’entreprise utilise la segmentation pour éliminer des segments et concentrer sur certains d’entre eux.
(cid:1)Avantage : situation privilégiée sur un segment (cid:1)Risque: pérennité à celle du segment choisi (cid:1)Exemple : marchés industriels spécialisés.
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5)
La taille et la croissance du segment visé :
Les ressources de l’entreprise représentent une contrainte naturelle dans le choix d’une cible si bien que la taille du segment visé doit être compatible avec le potentiel de l’entreprise. C’est pourquoi généralement les petites entreprises s’attaquent à des segments étroits, bien spécifiques et bien délimités (les niches),
pour éviter l’affrontement brutal avec les grandes entreprises. Celles-ci, au contraire, fortes de leur puissance logistique, peuvent prendre pour cible les segments les plus importants du marché à échelle nationale ou même internationale.
La croissance du segment visé est à prendre en compte. C’est cependant un critère ambigu dans la mesure où une croissance élevée, tout en étant une source potentielle d’économies d’échelle, est souvent un facteur favorisant l’entrée de nombreux concurrents (Ex: en micro-informatique, le segment des petits et moyennes entreprises (PME) connaît une croissance élevée mais la très fortes concurrence existant sur ce marché réduit les marges et conduit de nombreux fabricants à disparaître).
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III- Le Positionnement
Par le positionnement du produit, l’entreprise se différencie de ses concurrents dans l’esprit du consommateur. Cette différence peut s’appuyer sur le prix du produit (exemple : haut de gamme), sur un avantage économique (exemple : faible consommation d’énergie), sur le contenu symbolique du produit (exemple : branché, prestige), etc. Une analyse de positionnement a lieu dans les quatre cas suivants : 1)
Un produit lancé sans positionnement explicite : l’entreprise cherche à connaître à l’avance comment son produit est perçu par le marché. Un produit lancé avec un positionnement bien défini : l’entreprise veut contrôler si la perception effective de son produit correspond bien à ses objectifs initiaux. La définition d’un positionnement pour un produit nouveau : l’entreprise détermine le positionnement le plus adapté, découlant des caractéristiques essentielles du produit et dépendant du (ou des) segment (s) de marché visé. La nécessité d’un repositionnement : le repositionnement consiste à redéfinir la position d’un produit, soit parce que le positionnement initial s’est avéré inadéquat, soit parce que les actions de la concurrence le rendent nécessaire. Dans certains cas, le repositionnement est aussi un moyen de relancer un produit ancien.
2)
3)
4)
- 12 -
Les trois questions liées au positionnement :
Positionner un produit est une décision stratégique fondamentale, elle consiste à donner des réponses concrètes aux trois questions suivantes:
1) «Qu’ apportera l’entreprise de spécifique au consommateur ? » cette première question concerne principalement le concept du produit proposé. Il s’agit d’analyser de façon très détaillée l’offre de produit plus ou moins directement concurrents et d’évaluer les avantages concurrentiels du produit de l’entreprise face à ces concurrents. La notion de concept de produit doit être prise au sens large. Elle englobe bien sûr les caractéristiques du produit mais aussi des aspects tels que coût de fabrication, délai de livraison, services (après-vente, information, etc.), conditionnement, mode de distribution, etc. Le positionnement naturel est celui qui découle des caractéristiques objectives du produit. 2) « En quoi le produit peut-il être jugé différent des autres par la cible ? » Cette deuxième question concerne principalement la perception du produit par le consommateur visé par l'entreprise. En fait, cette deuxième étape consiste à étudier l'offre (celle du produit proposé et celle des produits concurrents) avec les yeux des consommateurs en termes de qualité perçue, d'image, de contenu symbolique, de services rendus, etc. A partir des avantages spécifiques du produit proposé déterminés à l'étape précédente, il s'agit d'évaluer quels sont ceux auxquels les consommateurs (ou les utilisateurs) seront les plus sensibles ou les plus réceptifs.
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3) « Quelle promesse va donner l’entreprise à l'acheteur ? »
Cette troisième question concerne le choix effectif du positionnement. Il s'agit de déterminer l'avantage du produit proposé le plus spécifique et le mieux perceptible parmi ceux qui ont été définis à l'étape précédente. Exemples illustratifs sous forme de slogans désuets : «X, le meilleur rapport qualité- prix ! » «Y, si simple à utiliser!»
La position communicationnelle du produit découle du message exprimé. Il est évident, notamment pour les produits industriels, que la proposition unique de vente ne représente pas un carcan incontournable. L'argumentaire peut être beaucoup plus nuancé et s'appuyer sur plus d'un des aspects spécifiques du produit.
En effet, s’agit de:
• Comprendre pourquoi le positionnement est tellement important dans un monde
global qui évolue très vite
• Découvrir les différents types de positionnement, leurs fondements, leurs limites,
leurs conséquences sur l’entreprise, …
• Expliquer comment le positionnement peut évoluer dans le temps, … • Anticiper et définir sa stratégie de repositionnement en travaillant son avantage
concurrentiel.
- 14 -
L’école du positionnement stratégique a été façonnée par trois vagues successives.
1.
La première vague est constituée des préceptes militaires dont les plus anciens ont été écrits par Sun-Tzu, 400 avant J.-C.. L'auteur de « L'Art de la guerre » insiste notamment sur l’importance des renseignements sur l’ennemi et le lieu de bataille, l’avantage au premier arrivé ... Notons aussi le chef-d’œuvre « De la guerre » de Carl von Clausewitz (1780-1831), qui développe les stratégies d’attaque, de défense, de manœuvre, … Pour ces auteurs, la stratégie se réduit à un certain nombre de positions génériques, « blocs de construction », choisies par le biais d'une analyse formelle des situations.
2. Dans la deuxième vague, avec l’arrivée des consultants, la recherche de la part du marché devint un objectif fondamental. Des méthodologies comme la matrice d’analyse croissance-part de marché du B.C.G, voient le jour. Cette matrice reprend les deux catégories principales du modèle classique de l’école de la conception (environnement extérieur et capacités internes) et choisit une dimension clé pour chacune d’elles (croissance et part de marché relative). La nécessité d’un portefeuille d’activités équilibré devient évidente pour capitaliser sur ses opportunités de croissance. Les produits sont classés en « vache à lait », « vedette », « poids morts » et « dilemmes »
3.
La 3ème vague est concrétisée par Michael PORTER. Selon le modèle de l'Avantage Concurrentiel (Competitive Advantage) de Michaël Porter :«une stratégie concurrentielle met en place une action offensive ou défensive pour créer une position défendable dans une industrie ou un marché, afin de faire face avec succès aux forces de la concurrence et générer un niveau supérieur de Retour sur Investissement ». - 15 -
Types de positionnement stratégique
Il y a des positions plus intéressantes que d’autres sur le marché … • Ces positions peuvent permettre de mieux se défendre par rapport à la concurrence … • Ces positions peuvent être plus rémunératrices … • Si nos ressources et compétences permettent d’atteindre ce type de position, nous
avons de chances de disposer d’un avantage sur nos concurrents …
La théorie de Porter croise 2 aspects de l’environnement concurrentiel pour identifier le meilleur positionnement possible …
1. Positionnement prix/produit – vos produits sont-ils différenciés d'une façon ou
d'une autre, êtes-vous le producteur le meilleur marché de votre secteur, délivrez-vous la meilleure valeur sur ce marché ?
2. Cible – votre entreprise cible-t-elle un marché dans sa globalité ou se concentre- t-elle sur une partie seulement, une niche, ou un segment plus étroit du marché ?
- 16 -
Positionnement Stratégique : The Value Equivalence Line « VEL »
Segment 2
Prix
Prix du produit « E »
Concurrent 8
Concurrents 1, 3, 5 et 6
L’Entreprise « E »
Concurrent 7
Concurrent 4
Concurrent 5
Concurrent 6
Segment 1
Concurrent 2
Concurrent 3
Position concurrentielle
L’entreprise « E »
Sur le plan du Prix
Appelée à réduire son prix
Pour la Qualité Perçue
Améliorer sa qualité
Concurrents 2 & 7
Sur la ligne d’Equivalence, meilleur rapport Q/P
Ils ont de la marge pour augmenter leurs prix selon la qualité qui est hautement perçue par les clients (ils perdent du profit)
Concurrents 4 et 8
Réduire leur prix
Améliorer la qualité de leur produit
1° Les entreprises 1, 2 et 4 ont choisi d’adopter la stratégie de domination par les coûts « low cost ». Le concurrent 2 est en adéquation alors que pour un même niveau de qualité le concurrent 4 est plus cher que 1. Ce concurrent ne rentabilise pas son unité vu qu’il ne rentabilise pas assez ses investissements,
2° L’Entreprise « E » doit diminuer ses prix et investir pour améliorer sa qualité pour un meilleur avantage concurrentiel ou garder ses prix en améliorant sa qualité,
Concurrent 1
Qualité Perçue du Produit de l’Entreprise « E »
Qualité Perçue par les clients
3° L’entreprise 6 a une marge importante pour réviser son prix à la hausse. Elle a le meilleur niveau de qualité.
Analyse et Évaluation de la Segmentation, du Ciblage et du Positionnement stratégiques
I- Analyse de la segmentation stratégique
Segmentation stratégique
Identification Analyse environnementale
Analyse par segment
Analyse concurrentielle
Stratégie par segment
Analyse de portefeuille
Stratégie De portefeuille
Analyse de la VALEUR : - Intrinsèque - Relative
Porter Chaîne de valeur Groupes stratégiques
Stratégies génériques
Matrices - BCG -Benchmar, -….
Stratégies: - diversification - spécialisation
- 19-
La Segmentation STRATEGIQUE
Segmentation STRATEGIQUE (cid:2)Concerne toutes les activités de l’entreprise prise dans son ensemble
(cid:2)Vise à diviser ces activités en groupes homogènes qui relèvent :
(cid:1) de la même technologie (cid:1) des mêmes marchés et besoins (cid:1) des mêmes concurrents
(cid:2)Permet de révéler :
(cid:1) opportunités de création ou
d’acquisition de nouvelles activités
(cid:1) nécessités de développement ou d’abandon d’activités actuelles
Segmentation Marketing
(cid:2) Concerne un secteur d’activité de l’Entreprise
(cid:2)Vise à diviser acheteurs en groupes caractérisés par mêmes besoins, mêmes habitudes, mêmes comportements d’achat
(cid:2)Permet d’adapter les produits aux consommateurs, de sélectionner cibles privilégiées, de définir marketing-mix.
(cid:2)Provoque des changements à moyen et long terme
(cid:2)Provoque changements à court et moyen terme.
PERMET DE REVELER DES BESOINS NON OU MAL SATISFAITS PAR LES PRODUITS OU SERVICES ACTUELS
- 20 -
Le cycle de vie du segment
Phase :
Émergence
Croissance
Sélection
Maturité
Déclin
Choix stratégique :
Innover
Investir PDM
Investir…
Rentabiliser
Traire
Utilisateurs / acheteurs
Peu nombreux Précurseurs
Conditions concur- rentielles
Peu nombreux Innovateurs
Plus nombreux Offres produit / service
Nombreuses entrées PDM Offres indifférenciées
Sélectivité des achats
Beaucoup de concurrents Réduction des prix Disparition des plus faibles
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Saturation de la demande Achats de remplacement
Abandon Utilisation de substituts
PDM Difficultés de croissance Accent sur l’efficience et les coûts
Sortie de quelques concurrents Distribution sélective
Le cycle de vie d’un segment (suite)
Se définit par rapport au rythme de croissance du segment qui lui même se définit par rapport au rythme de croissance des produits composant le segment
Ventes / Profits
(cid:3)Avoir un segment en déclin avec un produit émergent (cid:3)Avoir un segment en forte croissance avec un produit en déclin
Temps
- 22 -
Les cycles de la concurrence
Concurrent déjà établi
Construit ou utilise barrières à l’entrée
Pas de réaction
Renforce les Renforce les barrières barrières
Nouvel entrant
Attaque des segments de marché mineurs
Élargit l’attaque à des segments connexes
Déclenche une guerre des prix
Attaque le marché du nouvel entrant
Recommence le cycle sur un autre marché
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Les trois stratégies concurrentielles de M. Porter
Avantage stratégique
Caractère unique du produit perçu par clientèle
Situation de firme se caractérise par coûts faibles
Secteur tout entier
Différenciation
Domination globale par les coûts
Cible stratégique
Segment particulier
Concentration ou Focalisation (niche)
Source : Porter
!!!!!
Si aucune de ces stratégies n'est tenable, il en reste une quatrième : Se Retirer (voir slide 39 de la présente présentation)
- 24 -
Trois grandes types de stratégies par l’avantages concurrentiel : 1. Domination par les coûts (Low cost / Best value) 2. Différenciation … (autrement) Ces deux approches peuvent être abordés plus ou moins largement ou étroitement, ayant pour conséquence la troisième stratégie concurrentielle: 3. Concentration ou focalisation –> ciblage de niches :
• Focus – Low cost • Focus – Best value
C i b l e
Positionnement stratégique
Tout un secteur (front large)
Dominat°/coûts Aussi appelée « Volume » (leadership par les coûts : prix le plus bas ou meilleur rapport Q/P)
Différenciation Produits uniques ds l’industrie -> consommateurs sensibles au prix
Un segment du secteur (front étroit)
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Concentration ou Focalisation
Avantage stratégique basé sur le prix
Avantage stratégique basé sur le perçu
Exemples des 4 types de positionnements 4 firmes de l’Industrie Automobile
Tout le secteur
C i b l e
Un segment du secteur
Avantage stratégique
Volume, domination par les coûts DAEWOO
Différenciation BMW - MINI
Concentration Renault LOGAN
Focalisation LOTUS
Avantage stratégique basé sur le prix
Avantage stratégique basé sur le perçu
II- La stratégie de domination par les coûts
"....je vais construire mon Avantage Concurrentiel en minimisant les coûts complets et en offrant les produits les moins chers....."
Augmenter le Volume
Gagner en Part De Marché (PDM)
Croissance de la Rentabilité
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Sources de réussite d'une stratégie de domination par les coûts
Effet d'expérience : baisse constante du coût unitaire d'un produit à chaque fois que la production cumulée double.
Il repose sur : - Économies d'échelle
- Effet de taille - Apprentissage - Substitution du capital au travail
Trois IMPERATIFS !!! :
- vérifier lien entre hausse de production cumulée et baisse du coût unitaire
- vérifier lien entre PDM et rentabilité
- avoir part de marché dominante
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Domination par les coûts : Risques et Compétences requises
Risques
Compétences et ressources nécessaires
Modes d'organisation adéquats
- Progrès technique annulant l'effet d'expérience ou les investissements passés
- Imitation et investissements plus modernes des concurrents
- Baisse de capacité d'innovation due à "l'obsession" des coûts
- Pouvoir de la distribution
- Investissements soutenus en capital technique
- Contrôle de gestion et des coûts élaborés
- Ingénierie et efficacité technique en processus
- Aptitudes à la simplicité de conception et de fabrication des produits
- Efficience de la M.O.
- Systèmes de distribution adaptés
- Audits fréquents et détaillés
- Organisation et responsabilités structurées et parfaitement définies
- Animation orientée vers l'atteinte d'objectifs quantitatifs précis
- 29 -
Source: Stratégique, 2002,
Possible si :
• Economies d’échelle • Courbes d’expérience et/ou d’apprentissage • Taux d’utilisation des capacités de production importants • Liens étendus avec fournisseurs et distributeurs • Capacité marketing de vendre du Premium price •
Partage des coûts de R&D et autres coûts
(cid:4) tout ce qui impacte le prix
Comment y arriver ?
•
•
Optimiser sa chaîne d’activités - valeurs de manière + efficace que ses rivaux et contrôler les facteurs qui impactent sur les coûts de la chaîne d’activités : adaptation des lignes de production, maîtriser les nouvelles technologies et les adapter efficacement, utiliser des pièces communes à des produits différents, simplifier le design de produits, travailler proche de la capacité maximale, … Revamper sa chaîne de valeurs pour éliminer ou by-passer certaines activités coûteuses, ce qui peut concerner de nouveaux distributeurs, fournisseurs, vendre des produits on-line, … voir de l’outsourcing..
- 30 -
(cid:4)(cid:4)(cid:4)(cid:4) Un positionnement stratégique de domination par les coûts est adopté :
a) Quand la concurrence sur les prix est intense …
b) Quand les produits concurrents sont relativement similaires et que l’offre est
disponible facilement …
c) Quand il y a peu/pas de moyens d’arriver à une différenciation des produits qui
crée de la valeur …
d) Quand la plupart des acheteurs utilisent le produit de la même façon …
e) Quand les acheteurs switchent de vendeurs pour profiter des prix bas …
f) Quand les acheteurs sont « gros » et ont du pouvoir de négociation …
g) Quand de nouveaux arrivants utilisent des prix cassés pour entrer dans un
marché et se construire une clientèle.
- 31 -
III- Positionnement Stratégique par focalisation
Concentration des efforts et ressources sur un segment étroit et défini … soit avec concentration sur les coûts ou avec une focalisation sur une niche.
• Concentration : Concentrer ses ressources pour être le producteur à plus bas prix
sur un segment déterminé.
• Focalisation : Concentrer ses ressources pour offrir un produit / service très particulier dans une niche très particulière. Stratégie souvent employée par les PME.
1) Les risques :
• Les niches, petites et spécialisées, peuvent disparaître à long terme.
• La sur-segmentation : voir partir les clients pour un autre produit ;
• Permettre à moyen terme l’arrivée de nouveaux concurrents ;
• Risque lié au ciblage de la clientèle : on doit être capable d’identifier les besoins
et d’effectuer un choix pertinent en terme de technologie.
• Bouleversement technologique ou tendanciel des niches
2) L’avantage :
•
on obtient les marges les plus élevées : on fait payer au client le coût de cette concentration - focalisation et le degré de rareté du produit.
- 32 -
IV- Le positionnement stratégique par différenciation
".... je vais mettre à la disposition du client une offre dont le caractère sera reconnu et valorisé par celui-ci..."
Valeur Perçue
Zone de rupture stratégique
Différenciation HAUT
Frontière d’efficience économique
Domination Par les Coûts
Différenciation BAS
Offre de référence
Prix
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Source: Strategor
1) Principe : devenir unique sur son marché en général grâce à des
développements liés au produit mais aussi au branding :
• Plus grande flexibilité du produit, plus grande compatibilité, des coûts plus bas, service amélioré, moins de maintenance, plus grande facilité – convenience, ou plus de caractéristiques utiles, …
• Mettre à la disposition du consommateur une offre dont le caractère spécifique est reconnu par celui-ci, tout en s’adressant au marché dans son ensemble, et pas seulement à une frange de clientèle.
2) Source de l’avantage concurrentiel: la satisfaction du client par des biens et
services perçus par lui comme différenciés.
3) Intérêts:
• En concentrant l’intérêt du client sur la valeur du produit, cela permet aux les prix et de générer des marges
entreprises de désensibiliser comparativement plus élevées.
• La différenciation à un coût. • Un différentiateur ne peut pas ignorer sa position sur les coûts. Dans tous les domaines qui n'affectent pas sa différenciation, il doit essayer de diminuer ses coûts; dans le domaine de la différenciation les coûts devraient au moins être inférieurs à la prime de prix qu'il reçoit des acheteurs.
4)
Voies stratégiques vers la différenciation :
a) Différenciation par la qualité,
b) Différenciation par l’image,
c) Différenciation par le « design »,
d) Différenciation par le prix,
e) Différenciation par le « support »
f) Différenciation par réduction de valeur,
- 35 -
5)
Sur quoi repose le positionnement stratégique de différenciation ?
Offre / CONCURRENTS : benchmarking
- Redéfinir la chaîne de valeur pour faire autrement - Optimisation des fonctions de la chaîne de valeur - Coordination des liens entre fonctions intra et interentreprises
Offre / CLIENTS : perception de la "qualité"
- La "qualité" est RELATIVE car SUBJECTIVE (indicateurs personnels, vécu,….) - La "qualité" perçue par le client et pas celle "mesurée" par - Attention à la relation avec le prix et le positionnement marketing
l'entreprise
(gamme)
(cid:5) Comment fait l'entreprise ? (cid:5) Comment font les concurrents ? (cid:5) Comment faire autrement ? (cid:5) Comment les offres sont-elles perçues par le client ?
- 36 -
6)
Comment Réussir sa stratégie de différenciation?
Elle doit être:
(cid:3)(cid:3)(cid:3)(cid:3) Significative : différenciation créée soit très nettement perceptible par l'acheteur
(cid:3)(cid:3)(cid:3)(cid:3) Rentable : attention à la distribution de la demande
autour de l'offre de référence
(cid:3)(cid:3)(cid:3)(cid:3) Durable : avance conséquente sur la concurrence
- 37-
7)
Différenciation : Risques et Compétences requises
Risques
Compétences et ressources nécessaires
Modes d'organisation adéquats
- Incapacité à maîtriser -différence de coûts/firme dominante
- Perte d'importance des facteurs de différenciation
- Intuition et créativité
- Capacité de recherche
- Technologie du produit
- Capacités commerciales
- banalisation et imitation
- Image
- Tradition dans le secteur ou combinaison originale de compétences tirées d'autres secteurs
-Coopération élevée des circuits de distribution
- Coordination élevée des fonctions R&D et marketing et production
- Attraction exercée sur les personnes possédant les qualités requises
- Objectifs et contrôles quantitatifs mais aussi Qualitatifs
- 38-
Source: Stratégique, 2002
V-
La Sortie
Émergence
Croissance
Maturité
Déclin
Causes de Sortie
. Trop longue
. Trop coûteuse
. Pas conforme aux attentes
. Investissements trop lourds
. Pas la taille critique
. Pas de perspective suffisante
. Pas les compétences
. Perspectives peu favorables
- 39-
VI- La dynamique de l'inflexion: L’exemple de l’industrie du PC
Haute
: Convergence
: Divergence
(Portables stations de travail, réseaux)
Valeur Perçue Par le client
Développement
(Apple et suivants)
Basse
Elevé
Réduction des coûts
(Clones de PC)
Différenciation
(seconde génération de PC)
Réduction des coûts
(IBM PC)
Coût de revient
- 40-
Faible
Source : P. Strebel
L'inflexion stratégique
POINT D’INFLEXION
Convergence des offres
Efficacité: survie du plus fort
Innovation: création de diversité
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POINT D’INFLEXION
Divergence des offres
La Courbe en «U» du Positionnement Stratégique
Avantage concurrentiel
Différenciation
Domination par les coûts
« Stuck in the middle »
Ou « Market squeeze »
Quantité de Production
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VII- Les Trois critères d'évaluation d’une stratégie
Pertinence
Acceptabilité
Faisabilité
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La pertinence
Pertinence
Logique ?
Critères de Filtrage ?
(cid:3) Vérifier l'adéquation de la stratégie avec la situation de l'entreprise
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Quelques exemples de pertinence
OPTION STRATÉGIQUE
CRITÈRES DE PERTINENCE
Orientations
Environnement
Ressources et compétences
Objectifs
Consolidation
Retrait d’un marché déclinant Vente d’actifs (spéculation) Maintien de la part de marché
Consolidation grâce à l’innovation et l’investissement
Meilleur gain à risque faible en utilisant les stratégies actuelles
Pénétration de marché
Gagner des parts de marché
Exploiter des ressources et compétences supérieures
Développement de produits
Utiliser la connaissance des besoins des clients
Exploiter la R&D
Meilleur gain à risque moyen en exploitant les forces actuelles et la connaissance du marché
Développement de marchés
Diversification
Méthodes
Croissance interne
Fusion Acquisition
Alliances et partenariats
Marchés actuels saturés Nouvelles opportunités géographiques, de clients ou de besoins Marché actuel saturé
Exploiter les produits actuels
Exploiter les compétences fondamentales sur de nouveaux marchés
Meilleur gain à haut risque en exploitant les actifs au maximum
Premier entrant Pas d’alliés ou de cibles disponibles
Vitesse Offre et demande PER des actions
Vitesse Fixation de normes
Apprentissage et développement de compétences Étalement des coûts
Acquisition de compétences Économies d’échelle
Compétences complémentaires Économies d’échelle
Facilité culturelle et politique
Croissance ou augmentation du cours d’action Risque de choc culturel
Nécessaire pour s’implanter Dilution du risque À la mode
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Acceptabilité
Pertinence
Logique ?
Filtrage – Combinaisons ?
(cid:3)(cid:3)(cid:3)(cid:3) Déterminer performance attendue dans le cas où la stratégie est déployée
Acceptabilité
Gains ?
Risques ?
Parties prenantes?
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Acceptabilité des options stratégiques
TECHNIQUE
UTILISÉE POUR ÉVALUER
EXEMPLES
LIMITES
Analyse des gains
Analyses de rentabilité
Analyse coût bénéfice
Options réelles
Analyse de la valeur actionnariale
Analyse du risque Projections de ratios financiers
Rentabilité financière des projets investissements
Coûts et bénéfices globaux (y compris les intangibles) Séquence de décisions
Impact de nouvelles stratégies sur la valeur pour l’actionnaire
Robustesse de la stratégie
Analyse de sensibilité
Test d’hypothèses, robustesse
Réaction des parties prenantes
Dimension politique de la stratégie
Rentabilité du capital Délai de retour sur investissement Valeur actuelle nette Grands projets d’infrastructure
Analyse des options réelles
Fusions et acquisitions
Analyse de point mort Impact sur le ratio d’endettement et la liquidité Analyse conditionnelle
Cartographie des parties prenantes Théorie des jeux
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Applicable à des projets distincts Uniquement pour des gains et des coûts tangibles Difficultés de quantification
Dé