Mise en place d’un tableau de bord de gestion: Cas de l’entreprise portuaire de Bejaia

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Mise en place d’un tableau de bord de gestion: Cas de l’entreprise portuaire de Bejaia

Business Management · textbook

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Université Abderrahmane Mira de Bejaia

Faculté des Sciences Economiques, Commerciales

et des sciences de Gestions Mémoire de fin de cycle

En vue de l’obtention du diplôme de Master

En sciences de gestion

Option : management des organisations

Théme

Mise en place d’un tableau de bord de gestion, Cas de l’entreprise Portuaire de Bejaia

Présenté par :

Mr :HAMI Saci

Encadré par : Mr :ABDELI AISSA

Soutenu devant le jury composé de:

Président : Mr. FRISSOU Mahmoud

Examinateur :Mr. AMGHAR Malek

Juin 2013

REMERCIEMENTS

Je remercie d’abord Dieu clément et miséricordieux de m’avoir procuré courage et

volonté pour achever ce travail ainsi pour pouvoir suivre mes études avec succès.

Je remercie infiniment Mr ABDELI AISSA pour

sa grande contribution à

l’aboutissement de ce travail, sa disponibilité, ses judicieuses remarques et sa rigueur

scientifique pour tout cela je tiens à lui exprimer mes vives reconnaissances.

Mes profonds remerciements pour l’ensemble du personnel de la direction générale de

l’Entreprise Portuaire de Bejaia pour leur chaleureux accueil, je remercie également Mr

MADI HAKIM de m’avoir facilité la tache et qui ne m’a pas quitté des yeux durant toute la

période de stage.

Enfin, je présente une sincère reconnaissance pour tous ceux qui m’ont soutenu pour

la réalisation de ce modeste travail.

Dédicaces

Je dédie ce modeste travail

A mes parents

A mes frères et sœur

A mes amis

HAMI Saci

Juin 2013

-Liste des abréviations-

3U : utile, utilise, utilisable.

  CA : Chiffre d’affaire.

 DFC: Direction Finance et Comptabilité

 DRH: Direction des ressources humains

 EIS: Exécutive information system.  EPB : Entreprise Prtuaire de Bejaia  ERP: Entreprise Resource Planning  GRH : Gestion des Ressources Humaines.  HT : hors taxes  KDA : Killo Dinar Algerien  RH : Ressources humains  SE : Système Expert.  SIAD : : système interactif d'aide a la décision

 SIRH : systèmes d’information des ressources humaines  TDB : Tableau de Bord

Liste des Abréviations

Sommaire :

Introduction générale …..……………………………………………..……………………. 1

Chapitre 1 : Articulation du tableau de bord aux notions de gestion…………………..…4

Section 1 : Contrôle de gestion et système d'information: ................................................... 4

Section 2 : notions de bases de tableau de bord................................................................... 18

Chapitre II : méthodes d'élaboration de tableau de bord……………………………….. 35

1.La méthode GIMSI : ........................................................................................................... 35

2. Méthode de conception du tableau du bord en 5 étapes et 14 outils : ........................... 51

3.La méthode JANUS: ........................................................................................................... 59

4. La méthode OVAR (Objectifs, Variables d’Action, Responsables): ............................. 65

Chapitre 3 : mise en place d’un tableau de bord de gestion au sein de l’EPB…….70

Section 1 : présentation de l’entreprise portuaire de Bejaia ............................................. 70

Section 2 : mise en place d’un tableau de bord de gestion : ............................................... 82

Conclusion générale …………………………………...………..……………….………… 95

Bibliographie……………………………..…………………...…………….……………… 97

Annexes

Liste des Tableaux

Liste des Figures

Introduction générale

Introduction générale

L’entreprise d’aujourd’hui évolue dans un contexte mouvant et agressif, où la

mondialisation envahit les marchés mondiaux, ce qui ne fait que forcer la concurrence qui

devient de plus en plus acharné.

L’entreprise donc se trouve devant des obstacles qui freinent ses actions, et l’obligent

à puiser dans ses méthodes de gestions et dans les nouvelles technologies pour améliorer et

perfectionner son système de guidage et de contrôle. C’est ainsi que le tableau de bord

constitue un outil indispensable qui participe à l’action d’amélioration voulue par l’entreprise,

et représente une méthode des plus importantes pour cerner les évolutions des performances

réalisées. En effet, la notion du tableau de bord d’entreprise est apparue aux Etats-Unis dès

1948.

La gestion des entreprises est aujourd’hui au centre de nombreux changements. Ces

derniers

sont concrétisé par des pratiques

telles que l’intelligence économique,

le

développement du durable, le management par activité qui constitue la pièce maitresse dans le

contrôle de gestion qui consistait il ya quelques années à la planification budgétaire et le suivi

des couts par unité d’œuvre.

Au début, le terme de tableau de bord a souvent été utilisé pour décrire l’élaboration

et la mise en circulation au sein de l’entreprise d’une masse de documents, dont la teneur

s’écartait sensiblement de la définition initiale de cet outil de gestion. Et ce n’est que dans un

passé récent que certaines firmes, parmi les plus importantes, ont crée un système de saisie,

du traitement, et de diffusion interne d’informations quantitatives, correspondant réellement à

la notion du tableau de bord. Le tableau de bord vient répondre aux insuffisances des

systèmes comptables et budgétaires : Ces derniers offrent une vue régulière et synthétique

mais en contre partie restent un peu ambigus, si on prend en considération la lourdeur et la

lenteur de représentation dont ils font preuve. Cela dit, le tableau de bord, outil du contrôle de

gestion, est un complément de ces deux systèmes, puisqu’il est à la fois proche de chaque

centre de responsabilité, et adapté aux points clés de la stratégie. La mise en place d’un

tableau de bord nécessite l’exploitation de toute sorte de donnée, à travers un réseau

d’information au sein duquel les informations sont collectées, traitées et diffusées de manière

systématique et rationnelle. De son bon fonctionnement dépend donc la convergence vers le

tableau de bord d’informations fiables. La nature des traitements subis par les informations

relève des différentes disciplines de la gestion des organisations : marketing, finances,

I

Introduction générale

comptabilité etc.… Ces disciplines gardent évidemment à l’égard du tableau de bord toute

leur indépendance.

Par ailleurs, un tableau de bord n’est qu’une expression des missions et objectifs de

l’entreprise traduits en termes des indicateurs pertinents. Pourtant la question qui se pose est

souvent liée à la cohérence entre les différents tableaux de bord proposés, et les éventuelles

liaisons à établir. Le tableau de bord est un outil privilégié du contrôle de gestion, mais sa

vocation est plus large. Il est un instrument de mesure de tous les aspects de la vie de

l’entreprise.

Dans ce cadre, cette présente recherche vise essentiellement à proposer un tableau de

bord de gestion qui soit facile et prêt à être exploité, en combinant à la fois ces propriétés et

ces méthodes d’élaboration d’un tableau de bord.

L’objet de notre travail de recherche est de répondre à la problématique suivante :

Comment mettre en place un tableau de bord de gestion au sein d’une entreprise ?

Sous cette question principale, d’autres questions secondaires peuvent être formulées à propos

de ce thème afin d’aborder tous les points importants :

 Que ce qu’un tableau de bord de gestion ?

 Quelles sont les étapes d’élaboration d’un tableau de bord de gestion ?

 Quelle information peut-on classer dans ce tableau et son contenu ?

Pour cerner notre problématique nous avons appuyé sur l’hypothèse de base suivante :

l’efficacité d’un tableau de bord de gestion est liée au respect de l’enchainement des

étapes de son élaboration et la rigueur de son application.

De ce fait, nous avons procédé à une démarche méthodologique reposant sur une

approche à la fois théorique et pratique. Par ce point même, nous nous sommes basés sur une

recherche bibliographique qui se portera sur le tableau de bord de gestion et d’une manière

générale, sur le contrôle de gestion et le système d’information.

II

Introduction générale

Pour confirmer ou infirmer notre hypothèse de départ, nous avons établi une analyse

descriptive de l’entreprise au niveau de la direction de contrôle de gestion de l’entreprise

portuaire de Bejaia « E P B» , et ce, tout en essayant de délimiter les fonctions et liaisons

hiérarchiques et déterminer le degré d’efficacité du système comptable et les différentes

mesures prises par les responsables en vue de protéger et préserver le patrimoine de

l’entreprise, dans le cadre d’un exercice d’un stage pratique à fin de collecter les données

nécessaires disponibles.

Dans la perspective d’aboutir à des réponses claires et objectives, nous avons opté

pour le plan suivant qui se compose de trois chapitres. Le premier chapitre sera consacré à la

définition et la compréhension des deux notions « contrôle de gestion » et « tableau de bord

de gestion », le deuxième chapitre traitera les méthodes d’élaboration d’un tableau de bord de

gestion. Le dernier chapitre est réservé à la présentation générale de l’Entreprise Portuaire de

Bejaia et la mise en place d’un tableau de bord de gestion au sein de cette dernière.

III

Chapitre 1 :

Articulation du tableau de bord aux notions de gestion

Dans le présent chapitre, nous allons traiter les éléments suivants : dans la première

section, nous allons définir le système d’information et ses processus, ainsi que nous donnons

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un aperçu sur le fondement de contrôle, à savoir sa définition, son positionnement, ses

objectifs et ses limites. La seconde sera consacrée pour la présentation du tableau de bord de

gestion ainsi que les indicateurs.

Section 1 : contrôle de gestion et système d’information :

1. Le système d’information :

1.1 Définition du système d’information

Un système d’information est un ensemble organisé de ressources : matériel, logiciel,

personnel, donnée et procédures permettant d’acquérir, de traiter, de stocker, de communiquer

des informations (sous formes de données, de textes, d’images, de sons, etc.) dans les

organisations.

« Un système d'information de gestion est une série de procédures et d'actions effectuées

pour saisir des données brutes, les transformer en information utilisable et transmettre cette

information aux utilisateurs sous une forme adaptée à leurs besoins»1.

De ces définitions, on constate que le système d’information considère des

informations répétitives, des ensembles d’informations, utilisant les mêmes canaux, les mêmes

supports, et portant sur des choses analogues. Il s’inscrit dans un système social (l’entreprise,

l’administration, etc.) où il existe des règles et des régularités. Le système d’information a un

aspect formel

fort. Le plus souvent, il est conçu volontairement, il fonctionne sous la

responsabilité d’une autorité régulatrice, il participe à la communication, l’information circule,

elle est diffusée sur un réseau.

Donc « un système d’information

d’une

entreprise

est un réseau complexe de

relations structurées où interviennent des hommes, des machines et des procédures, qui a pour

objet d’engendrer des flux ordonnés d’informations pertinentes, provenant de sources internes

et externes à l’entreprise et destinées à servir de base aux décisions. » 2

1 Charles WATERFIELD, RAMSING Nick, Systèmes d'information de gestion pour les institutions de microfinance, CGAP/World Bank Paris, 1998. 2 J-J.Lambin, La recherche marketing, Ed Mc Graw Hill, 1990.

4

Chapitre 1 :

Articulation du tableau de bord aux notions de gestion

1.2 Les objectifs d’un système d’information :

Le système d’information à la particularité d’être une fonction ressource pour l’entreprise

dans son ensemble. Dans cette optique systémique, nous pouvons représenter le système

d’information par cinq objectifs majeurs au service du système opérationnel, de gestion et

décisionnel d’une entreprise, comme l’illustre la figure suivante :

Figure 1: les cinq objectifs du système d'information

Source : D. Autissier. V. Delaye, Mesurer la performance du système d’information, les éditions d’Organisation, Paris, 2008.

En prenant une logique processuelle, le système d’information est d’abord un outil de

production de l’activité. Il permet, au travers des applications informatiques, de produire de

l’activité.

Le grand intérêt des applications informatiques est qu’elles réalisent des traitements et

mémorisent en même temps les ressources et les résultats de ces mêmes traitements. Elles

stockent toutes les informations dans une logique de traçabilité, de telle manière qu’il est

possible de retrouver un historique très rapidement.

Les informations sont sauvegardées et stockées dans des bases de données dont

l’analyse à posteriori est

riche d’enseignements. Une fois stockées sur un support

informatique, les informations peuvent être facilement traitées et lues avec des applications

décisionnelles. L'information produite, stockée et lue est également disponible pour être

communiquée dans une logique de coordination intra-entreprise via les réseaux et intranets, ou

interentreprises et grand public avec Internet. La communication intra ou inter peut également

être un lieu de production (portail e-business par exemple) alimentant la boucle des cinq

objectifs.

5

Chapitre 1 :

Articulation du tableau de bord aux notions de gestion

1.3 Les technologies de l’information :

Les technologies de l'information jouent un rôle important en donnant aux organisations la

possibilités de générer, de traiter, de stocker, de consolider, de présenter et de communiquer

plus de données, pour plus de personne, plus rapidement et plus clairement.

Tous les logiciels sont des systèmes d'information qui permettent une décision plus ou moins

automatisée, il est ainsi possible de les classer selon ce critère :

Tableau 1: Les logiciels de système d'information

Système de prise de décision

Logiciel totalement programmé: prise de décision

automatique.

Système de reporting

Logiciel donnant des tableaux de données

périodiques et l'utilisateur prend les décisions (cas

classique du contrôle de gestion).

Système interactif d'aide a la décision SIAD, EIS

Logiciel donnant des modèles et des données

par exemple.

élaborées, des situations; l'utilisateur maîtrise

Système d'aide a la discision de groupe ECR,

Logiciels de calculs et de communication pour

DATA WERE HOUSE, par exemple.

assister un processus collectif de prise de décision.

Les décisions.

Source : C. Alzard, S. Separi, contrôle de gestion, Ed. Dunod, Paris, 2007, p100.

 ERP, Entreprise Resource Planning: système d'information intégré visant à articuler

plusieurs traitements qui s'enchaînent le long du processus de gestion, en particulier vente –

production- approvisionnement- comptabilité- finance- ressources humaines.

 SE, Système Expert: logiciel informatique simulant le raisonnement d'un expert dans un

domaine de connaissance spécifique. Un système expert comprend une base de faits, une base

de règles et un moteur d'inférence avec une informatique heuristique (non algorithmique) qui

exécute un raisonnement en interprétant les règles et en les appliquant aux fait pour résoudre

un problème.

 DATA WEREHOUSE ou entrepôt de données: plusieurs logiciels articulés permettent de

collecter, de stocker, et d'exploiter une masse énorme d'information, de les interroger avec un

langage de requête, de traiter des données multidimensionnelles, de faire des statistiques pour

mieux comprendre des situations et aider aux décisions.

6

Chapitre 1 :

Articulation du tableau de bord aux notions de gestion

 EIS, Exécutive information system: c'est un SIAD spécifique pour les besoins des cadres

supérieurs, c'est-à-dire pour des taches de finalisation, formulation d'objectifs et de stratégie,

des taches d'animation contrôle pour le suivi des performances; ces besoins sont diversifiés,

hétérogènes, complexes et les solutions proposées par les logiciels ou EIS sont des tableaux de

bord électroniques construits par les cadres et dirigeants.

 SIAD, système interactif d'aide a la décision: c'est un système d'information assisté par

ordinateur fournissant une assistance aux décideurs pour des problèmes non structurés,

combinant

le jugement humain et

le traitement automatisé de l'information; un SIAD

comprend trois éléments: une base de donnée, une base de modèles et une fonction de gestion

du dialogue homme- machine.

1.4 Mettre en place un système d’information décisionnel

Le processus d’un système d’information se décompose en deux phases.

A. Traitements de l’information :

Utilisateur

Utilisateur

Requeteurs

Modélisation analyse

Données

Données

Base de synthèse

Agents intelligents

Données

Extraction réplication

Extraction réplication

Extraction réplication

Produits comptabilité clients

.

Logiciels systèmes de production

Figure 2: Traitement de l'information

Source : C. Selmer, concevoir le tableau de bord, Ed, Dunod, Paris, 2003, p.156.

7

Chapitre 1 :

Articulation du tableau de bord aux notions de gestion

 le niveau « systèmes opérants » constitué par l’ensemble des données opérationnelles et

des données externes à l’entreprise, qui ont des supports hétérogènes et des données qui ne

sont pas forcement normalisées. Une exploitation régulière autorisera l’extraction des

informations de ces outils opérationnels pour alimenter la base de synthèse.

 le niveau « base de synthèse » : sur une seule base de données sous système de gestion de

base de données relationnelle, on trouve les informations qui ont été bâties dans le cadre de la

définition des indicateurs et donc du langage commun de l’entreprise. Cette référence

représente la garantie de cohérence des données et le glossaire général de l’entreprise. Elle

peut aussi bien contenir des informations internes qu’externes.

 le niveau « outils décisionnels » : des outils de tableaux de bord, de simulation ou de

gestion de projet peuvent sur dynamiquement. Nous trouvons ici des tableurs, des requêteurs, des progiciels de gestion3.

la base de synthèse ou bien l’attaquer

s’alimenter

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B. Apport des systèmes d’informations :

L’informatique est l’outil indispensable pour mettre en place un réseau de tableau de

bord de gestion. En effet,

la saisie et

l’extraction des données se feront d’autant plus

facilement que l’outil informatique se révélera performant.

L’information et la communication sont facilitées par les nouvelles technologies ce qui

nous amène à mieux expliciter les objectifs fixés dans la gestion des RH et d’obtenir ainsi

l’adhésion de tous les acteurs en relation directe avec la DRH : les salariés, les managers

opérationnels, les instances représentatives du personnel.

L’informatisation croissante des organisations rend les SIRH (systèmes d’information

des ressources humaines) incontournables afin de répondre aux multiples défis que doit

affronter la DRH. Un SIRH est la combinaison des modalités de gestion des RH traitées autour

d’un support informatique qui permet d’assurer la communication des informations sociales

dans l’entreprise.

On le sait, aujourd’hui, communiquer est le principal intérêt retenu par la majorité des

DRH pour mettre en place un SIRH. Communiquer, c’est d’échanger des indicateurs sociaux

avec les acteurs des différents niveaux de l’entreprise.

Que vous choisissez une solution informatique intégrée ou un progiciel de GRH plus

classique, ce que vous recherchez surtout dans l’informatisation, c’est une application qui

3 C. Selmer, concevoir le tableau de bord, Ed, Dunod, Paris, 2003, p.156.

8

Chapitre 1 :

Articulation du tableau de bord aux notions de gestion

alimente les principaux processus RH et met à disposition l’information utile et indispensable

à la bonne marche de la DRH au moment opportun.

Les fonctionnalités offertes par un SIRH en matière des TDB sont essentiellement

:

l’extraction des données, le chargement et la saisie des données.

 La transformation des données

 Le calcul des indicateurs

 La génération des tableaux de bord.

 La communication des tableaux de bord et adaptation en fonction des destinataires.

 Le suivi des actions et des mesures correctives.

 Le module de prévisions et d’aide à la décision.

1.5 L’informatique et la gestion des ressources humaines :

Les développements de l´informatique ont beaucoup contribué à simplifier le travail

administratif en GRH (notamment pour la gestion de la paie et des fichiers du personnel).

Ils aident aussi à l´optimisation de certaines pratiques (gestion des effectifs et des

temps de travail, formation, prévision, tableaux de bord opérationnels). Ils participent à la

décision en permettant de simuler les conséquences d´alternatives de choix (masse salariale,

rémunérations, aménagement d´horaires, plans d´action). Enfin, ils augmentent les ressources

managériales (traitement

informatisé de dispositifs complexes) et

les possibilités de

communication (réseaux divers, échanges d´informations, Internet, Intranet).

Le SIRH est une procédure de collecte, de stockage, de restauration et de validation des

données sur les ressources humaines, les activités du personnel et les caractéristiques des

unités organisationnelles dont une entreprise a besoin définit le système d’information RH

comme un système permettant d’acquérir, de stocker, de manipuler, d’analyser, d’extraire et

de distribuer des informations pertinentes au regard des ressources humaines d’une

organisation. Il considère que c’est un système qui inclut des personnes, des formes, des

politiques, des procédures et des données.

Les apports se résument dans ce qui suit :

 Réduction des délais: elle dépend directement de la manière de collecter les

informations.

 Maîtrise des coûts : la réduction des circuits d’information (papier, etc.) et des

ressources utilisées à des tâches de retrouvée de données et de traitement des

informations.

9

Chapitre 1 :

Articulation du tableau de bord aux notions de gestion

 Qualité des décisions prises : elle dépend directement de la qualité de l’information

qui est mise à la disposition de celui qui prend la décision.

2. Contrôle de gestion :

La notion du contrôle de gestion est difficile à cerner car son champ d’analyse

s’enrichit au fur et a mesure que la production évolue. Les gestionnaires cherchent, au -delà

de la connaissance des coûts, a orienter les acteurs pour organiser et piloter la performance.

Ainsi, le contrôle de gestion apparait comme un processus articulant le long terme

avec le court terme, de la stratégie a l’exécution. C’est pour quoi il apparait deux fonctions

essentielles synthétiques et complémentaires du contrôle de gestion :

Informer les décideurs par des coûts, des indicateurs, des tableaux de bords, pour

aider aux décisions stratégiques, tactiques et opérationnelles ; mettre en relation les

objectifs et les ressources, gérer la performance par le couple valeur- coût ;

 Aider à réguler les comportements des acteurs, a gérer le changement organisationnel,

à améliorer les processus de fonctionnement de la structure.

2 -1. Définition du contrôle de gestion :

Il existe de nombreuses définitions du terme contrôle selon les cabinets d’expertises

spécialisés ou les universitaire, chacune porteuse d’un point de vue ou d’une conception

déterminée. Pour cela nous avons jugé utile de présenter quelques unes ;

« Le contrôle de gestion est une démarche, d’inspiration systémique, destinée à assurer la

maitrise continue de l’évolution d’une entreprise par le recours à différents dispositifs de

collecte, de traitement, et d’interprétation de données informatives relatives à la gestion d’une organisation »4.

« Le contrôle de gestion est un processus, comprenant un ensemble d’outil de calcul,

d’analyse, d’aide à la décision (quantitatifs et qualitatifs) , pour piloter les produits, les

activités et les processus d’une organisation, en fonction de ses objectifs, pour aider à la

4 H. Mahe, dictionnaire de gestion, vocabulaire, concepts et outils, Ed Economica, Paris, 1998.

10

Chapitre 1 :

Articulation du tableau de bord aux notions de gestion

gestion de l’organisation et de ces acteurs, pour aider à la réflexion, aux décisions et aux actions des managers à tous les niveaux hiérarchiques»5.

2.1.1. Définitions traditionnelles

Dans son ouvrage publié en 1965, Robert. N.Anthony définit le contrôle de gestion de

la manière suivante : « le contrôle de gestion est

le processus par lequel

les managers

l’assurance que les ressources obtenues et utilisées de manière efficace et

obtiennent efficiente pour réaliser les objectifs de l’organisation » 6.

En 1982, le plan comptable général français(PCG) reprend cette analyse pour définir le

contrôle de gestion comme « l’ensemble des dispositions prises pour fournir aux dirigeants et

aux divers responsables des données chiffrées périodiques caractérisant

la marche de

l’entreprise. Leur comparaison avec des données passées ou prévues peut, le cas échéant, inciter les dirigeants à déclencher des mesures correctives appropriées »7.

Dans le cas de ces deux définitions, aucune confédération n’a été prise en matière

d’orientation stratégique, ni de management de l’organisation, et le contrôle de gestion est

réduit à des procédures mécaniques de conséquence.

2.1.2. Définitions modernes :

Dans leur ouvrage publié en 2002, un groupe de spécialistes en contrôle de gestion ont

avancé la définition suivante : « le contrôle de gestion est une démarche permettant à une

organisation de clarifier ses objectifs de performance et d’en piloter la réalisation progressive, en assurant la convergence des actions engagées par les différentes entités de la structure »8.

Dans un ouvrage plus récent, Claude ALAZARD et Sabine SEPARI définissent le

contrôle de gestion ainsi : « le contrôle de gestion est un processus, comprenant un ensemble

d’outil de calcule, d’analyse, d’aide à la décision(quantitatifs et qualitatifs), pour piloter les

produits, les activités et les processus d’une organisation, on fonction de ses objectifs, pour

aider à la gestion de l’organisation et de ses acteurs (management des équipes et socialisation

5 E. Margotteau, contrôle de gestion, Ed Ellipses, 2001. 6R. N. Anthony, Planning and Control System. A Frame work for Analysis, Harvard University, Boston, 1965, p .17

8 F.Giraud et O.Saulpic, G.M. H. Naulleau& P. L.Bescos, Controle de gestion et pilotage de la performance, Ed Gualino, France, 2002, p.34.

11

Chapitre 1 :

Articulation du tableau de bord aux notions de gestion

des acteurs), pour aider à la réflexion, aux décisions et aux actions des managers à tous les niveaux hiérarchiques »9.

De ses définitions, il ressort que le contrôle de gestion dépasse les limites qui lui ont

été imposées par les définitions traditionnelles. Ainsi, son champ d’intervention recouvre

toute l’entité et sa dimension de gestion est renforcée par des liens plus étroits avec

l’organisation et la stratégie.

2.2 Le positionnement du contrôle de gestion :

Avec un découpage temporel de la gestion, il est possible de définir plusieurs contrôles

corrélés à chaque niveau de gestion, mais avant d’aborder la nature et le contenu de chaque

contrôle, nous avons jugé utile de présenter, au préalable, un schéma montrant les différents

niveaux du contrôle et le positionnement du contrôle de gestion dans cet ensemble.

Long terme : stratégie, planification

contrôle stratégique

Moyen terme : interface

contrôle de gestion

Court terme : gestion quotidienne

contrôle opérationnel ou d’exécution

Figure 3: Les niveaux de controle de gestion

Source : C. Alazard et S. Sépari, DCG 11, Contrôle de gestion. Manuel et application, Ed

Dunod, Paris, 2007, p. 09

Les différents niveaux du contrôle, illustrés chacun d’eux par un schéma, sont les suivants :

A. Le contrôle stratégique :

L’élaboration de la stratégie oriente les activités de l’entreprise sur le long terme, c'est-à-

dire, permet de fixer les axes de développement que la direction veut mettre en œuvre au

cours des prochaines années. A ce niveau, un contrôle stratégique doit aider les prises de

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décisions stratégiques par l’intégration de données futures en fonction d’un diagnostic interne

et externe et la planification stratégique. Cette dernière permet à la direction d’arrêter et

d’ajuster ses choix en termes de mission, de métiers, de domaines d’activité et de facteurs-clés

9 C. Alazard & Sabine Separi, DECF Épreuve n07. Contrôle de gestion. Manuel et applications, Ed Dunod, 4éme édition, Paris, 1998, p.17.

12

Chapitre 1 :

Articulation du tableau de bord aux notions de gestion

de succès. Ceux ci déclineront ensuite en objectifs à moyen terme et en plans d’actions pour

chacun des responsables de l’entreprise. Le contrôle stratégique aidera aussi à piloter les

choix stratégiques et constituera une référence pour leur post-évaluation. Nous pouvons

représenter le contrôle stratégique par le schéma suivant

Prévisions, objectifs stratégiques, plans, pluriannuels, comptes pluriannuels

budgets

Réorientations, plants glissants

budgétaires,

Réalisations points d’avancement des plans, tableau de bord stratégique

Figure 4: le contrôle de la stratégie

Source : C. Selmer, Concevoir le tableau de bord, Ed Dunod, 1998, p.23

B. Le contrôle d’exécution

L’exploitation suit les actions de court terme (un an) et très court terme (moins d’un

an), et utilise les moyens définis au niveau de la gestion pour accomplir les taches nécessaires

de manière efficace au quotidien : c’est alors un contrôle d’exécution ou contrôle opérationnel

qui doit permettre de réguler les processus répétitifs (productifs ou administratifs) en vérifiant

que les règles de fonctionnement sont respectées. Il garantit également aux responsables que

les actions qui relève de leur autorité seront, sont, et ont été mise en œuvre conformément aux

finalités confiées, tout en dispensant ces responsables de piloter directement ces actions. Le

schéma

suivant présente

l’enchainement des

actions du contrôle d’exécution ou

d’exploitation.

13

Chapitre 1 :

Articulation du tableau de bord aux notions de gestion

Normes, procédures, expertises, règles…..

Actions correctives immédiates ou quasi immédiates.

tableau Contrôle observations, de bord d’exploitation, systèmes d’information opérationnels

Figure 5: Le contrôle de l'exploitation

Source : C. Selmer, Concevoir le tableau de bord, Ed Dunod, Paris, 1998, p.25.

C. Le contrôle de gestion

La gestion est

la combinaison et

l’utilisation de moyens humains, matériels et

financiers pour atteindre les objectifs annuels. Elle est pratiquée par l’ensemble des

responsables de l’entreprise. C’est dans ce contexte qu’intervient le contrôle de gestion en se

positionnant comme interface entre le contrôle stratégique et le contrôle opérationnel. Il

permettrait de réguler sur le moyen terme en contrôlant la transformation des objectifs de long

terme en actions courantes. Autrement dit, il assure la cohérence entre la stratégie et le

quotidien, c’est-à-dire l’exploitation.

De ce fait, le contrôle de gestion remplit un rôle particulièrement important pour

garantir que les buts de l’entreprise sont correctement déclinés au sein de la structure. Le

schéma suivant nous présente la démarche du contrôle de gestion.

14

Chapitre 1 :

Articulation du tableau de bord aux notions de gestion

Objectifs de performance, plans d’action, budgets, comptes annuels

Évaluations, actions correctrices

Suivis compte mensuels, d’exploitation, tableau de bord, fonctions, processus, projets

Source : C. Selmer, Concevoir le tableau de bord, Ed Dunod, Paris, 1998, p.25.

Figure 6: le contrôle de gestion

2.3 Les rôles de contrôle de gestion :

Plus précisément la mission de contrôle de gestion, peut se décliner en quelques grands

volets d’activités :

 Planifier l’évolution de l’entreprise, et dans ce sens réduire l’incertitude.

 Proposer aux différents services et ateliers des procédures stimulantes afin de réaliser

les objectifs (analyse des écarts prévisions /résultats, sanction des écarts, etc.).

 Repérer les dysfonctionnements pour améliorer les procédures.

 Assurer le « Reporting » vers la direction générale, c’est-à-dire des comptes rendus

d’activité concernant le terrain.

Le contrôle de gestion est exercé en pratique selon deux modes, soit sur un mode

centralisé intégré à la hiérarchie dans lequel on impose des objectifs assortis de vérifications

descendantes, soit sur un mode décentralisé où on privilégie la concertation et la participation

des exécutants à la fixation des objectifs et à l’évaluation des résultats.

Le contrôle de gestion peut donc être un instrument de participation ou à l’inverse un

instrument de pouvoir très contraignant selon les directives qui l’ont inspiré et l’usage qui en

fait.

15

Chapitre 1 :

Articulation du tableau de bord aux notions de gestion

2.4 La place de contrôle de gestion dans l’entreprise :

Il est nécessaire de rappeler qu’un véritable service de contrôle de gestion est rare

dans les entreprises et que sa présence est limitée aux grandes entreprises.

L’examen des structures organisationnelles montre une grande diversité d’options.

Néanmoins deux possibilités semblent émerger.

 Une place fonctionnelle :

Le contrôleur de gestion est rattaché à une direction fonctionnelle administrative,

comptable et financière. Cette organisation correspond à un contrôle de gestion limité à un

rôle de suivi a posteriori et donc davantage à service de comptabilité analytique baptisé

flatteusement contrôle de gestion. L’horizon du contrôleur de gestion est alors limitée à

l’exercice comptable, sa mission s’inscrit en complément de la comptabilité générale et ne

coïncide pas avec la définition du contrôle de gestion.

 Une place d’état-major :

Le contrôle de gestion occupe une place de « staff » ou d’état-major disposant non pas

d’une autorité hiérarchique mais d’une autorité de spécialité.

Le contrôleur de gestion joue un rôle de support aux autres fonctions et peut remplir

pleinement sa mission de piloter et d’animateur du système d’information.

Contrôle de gestion

Gestion des prix de cession

Tableau de bord et reporting

Interprétation des écarts

Prévision et budgétisation

Comptabilité analytique

Codification analytique

Calcul des coûts

Figure 7: L'organisation du service contrôle de gestion

Source: E. Margotteau, Contrôle de gestion, Ed Ellipses, Paris, 2001.

Traitement des données

Frais

16

Chapitre 1 :

Articulation du tableau de bord aux notions de gestion

2.5 Le contrôle de gestion et le tableau de bord

Le contrôle de gestion s’appuie systématiquement sur l’élaboration et l’utilisation de

tableau de bord facilitant les analyses rétrospectives, comparatives et prévisionnelles et en

conséquence facilitant la prise de décision. Bien que la mise en place d’un réseau de tableau

de bord donne à chaque opérationnel une certaine autonomie de gestion, le contrôle de gestion

reste un médiateur indispensable :

 C’est souvent le contrôle de gestion qui est à l’origine de la mise en place de cet outil.

Il aide à la définition des objectifs et des transmissions sur toute la ligne hiérarchique.

Il définit avec les intéressés les paramètres à retenir ainsi que leur fréquence

d’édition ;

 Le contrôle de gestion intervient pour permettre le dialogue et la négociation lors de

l’exploitation des tableaux.

Enfin le contrôleur de gestion peut, plus vite que les opérationnels, s’apercevoir d’un

décalage entre les informations fournies par les tableaux de bords et celles souhaitées : c’est

son rôle que d’inciter à une remise à jour des indicateurs.

II.6 Le contrôle de gestion et le système d’information:

Le contrôle de gestion peut être considéré comme un système d’information car il produit

des informations de diverse nature, en fonction des informations de sources multiples et en

utilisant des méthodes appartenant de nombreuses disciplines. Donc il nous aide à obtenir :

- En entrée : les charges et les produits de la comptabilité financière ainsi que d’autres

données de la comptabilité analytique, les flux financiers externes et les flux internes

constituent les entrées du système d’information ;

- Traitement : les procédures comptables, l’établissement des budgets ; le calcul des

coûts et des écarts sont les traitements de ce système ;

- En sortie : les coûts, les budgets, les plans, les écarts, sont les sorties du système

d’information.

Le contrôle de gestion joue un rôle important dans la conception et l’utilisation du

système d’information. En effet, il participe avec les gestionnaires du système d’information à

la conception d’informations cohérentes qui ont un sens. Mais il exploite aussi ces

informations pour éclairer au mieux à la fois les décisions stratégiques et les décisions

opérationnelles et

faire évoluer si nécessaire le système d’information. Le système

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Chapitre