Cours Interfaces Homme - Machine A-U 2012-2013
TBM 2012-13
page 1
Plan
1. Pourquoi l'ergonomie ? Introduction & historique
une idée lente à se développer 2. Facteurs humains d'utilisabilité
Quelques notions importantes sur la qualité des logiciels interactifs
3. Principes ergonomiques généraux pour les IHM Recommandations ergonomiques à portée générale
4. Ergonomie des interfaces WIMP
Règles de bonne conduite à l’usage de l’honnête concepteur de GUI
5. Ergonomie des interfaces WWW
le Web nécessitent certaines recommandations spécifiques
6. Conception des interfaces interactives
le cycle de vie logiciel doit intégrer complètement l’interface
7. Evaluation des interfaces interactives
Le cycle logiciel concerne également l’interaction avec l’utilisateur
TBM 2012-13
page 2
Partie 4 Ergonomie des Interfaces WIMP
TBM 2012-13
page 3
Objectif
Notions
Diversités des modes d’interaction WIMP : multifenêtrage, menus… Affordance (icones)
Pratiques
Conception d’icones et recommandation ergonomiques. Conception des menus : organisation globale et interne
type de menu et structure de navigation menus hiérarchiques : profondeur et largeur des menus. position des items dans un menu
Gestion du multifenêtrage : position des fenêtres Autres objets WIMPs : boutons, pop-up etc.
TBM 2012-13
page 4
Fenêtre ouverture / fermeture
Ouverture d’une fenêtre
conservation du focus d’attention
Fermeture d’une fenêtre
La fermeture sans feedback (pas d’animation...) peut-être perturbante.
TBM 2012-13
page 5
Multi-fenêtrage
Intérêt: environnement multitâches
Une tâche peut nécessiter plusieurs applications Gestion transparente du multitâche
Problème principal : masquage de l’information
Perte de contexte Temps d’accès à la fenêtre masquée
Différentes stratégies de gestion du multi-fenêtrage
Mosaïques de fenêtres (tuilage) Fenêtres chevauchantes (recouvrement) Fenêtres zoomables
TBM 2012-13
page 6
Multi-fenêtrage : stratégies
Mosaïque de fenêtres (tuilage)
Fenêtres toujours visibles Redimensionnement ou ouverture de nouvelles fenêtres : effets de
TBM 2012-13
bords indésirables
page 7
Multi-fenêtrage : stratégies
Fenêtres chevauchantes
Organisation flexible sous le contrôle de l’usager Fenêtres masquées totalement ou en partie Temps d’accès à la fenêtre recherchée Surcharge perceptive / cognitive
Solutions
Barre des tâches : rappel du contexte + accès rapide
Accès rapide par alternance de fenêtres : ALT+TAB
TBM 2012-13
Publicité
page 8
Multi-fenêtrage : stratégies
Fenêtres chevauchantes : manipulation par groupes
Objectif : regrouper les fenêtres pour accélérer leur gestion en multi-
fenêtrage
Espace de travail multiple (Rooms) [Henderson, Card 1986] Groupement par tâche [Kandogan, Schneiderman 1988] Groupement par profondeur [Xu, Cassiez 2010]
Rendu visuel des groupes pour mieux appréhender l’organisation des
fenêtres
TBM 2012-13
page 9
Multi-fenêtrage : stratégies
Fenêtres zoomables
Bon compromis temps d’accès / masquagé Adapté aux affichages nombreux : SIG Variabilité du contexte
TBM 2012-13
page 10
Multi-fenêtrage : Recommandations
Stratégies d’organisation
Autoriser les recouvrements ou basculement de fenêtres pour les
utilisateurs ayant un minimum d’expérience
Utiliser le tuilage pour les utilisateurs novices ainsi que pour les
informations pour lesquelles l’information doit être toujours visible
Exemple : encyclopédies grand public, logiciels sécuritaires
Stratégies de découpage en fenêtres
Organiser le découpage en fonction de la tâche :
regroupement cohérent des informations
Limiter la quantité d’information à mémoriser d’une fenêtre à l’autre Adapter le nombre de fenêtres à l’utilisation :
augmenter le nombre de fenêtres pour une utilisation peu fréquente,
fenêtres complexes limitées aux usages très fréquents
TBM 2012-13
page 11
Icones
Intérêt
rapidement identifiables compacts : peu de place dans l’interface
Problème : affordance
L’affordance exprime la capacité qu’ont les symboles à représenter les fonctions qu’ils désignent, autrement dit, la facilité qu’aura l’utilisateur à les manipuler à l’aide d’un dispositif de pointage
Icônes: affordance non triviale [Norman,Camacho90]
TBM 2012-13
page 12
Icones - Construction
Méthodologie
Identifier toutes les commandes à icônifier et les créer en même temps Limiter les icônes aux commandes fréquentes Toujours valider la conception par une expérimentation
Règles de construction
TBM 2012-13
page 13
Icones - Guidlines
Quelques recommandations perceptuelles
Nombre limité d’icônes sur l’interface (dégradation à partir de 12) S’assurer que le caractère sélectionné d’un icône est bien visible
Favoriser l’identification des icônes
S’assurer que les icônes sont bien distinguables les uns des autres Grouper les icônes par famille Cohérence des représentations dans un groupe donne
Privilégier une association icônes / texte
TBM 2012-13
page 14
Menus
Qu’est-ce qu’un menu
Définition générale – Zone où on précise ses choix pour orienter
l’interaction
Différents types ne se limitant pas au menus applicatifs classiques
Intérêt
Structurer les fonctionnalités du système suivant une organisation logique cohérente donc aisément compréhensible et mémorisable
Importance de l’analyse de la tâche
Limitation
Publicité
Manque de rapidité : utile surtout aux utilisateurs novices et
occasionnels
Prévoir des raccourcis pour les experts
TBM 2012-13
page 15
Menus
Différents types de menus:
ne se limite pas aux menus applicatifs classiques Onglets, sliders et alphasliders, fisheye menu .
TBM 2012-13
page 16
Menus
Différents types ne se limitant pas au menus applicatifs
classiques Les liens d’une pages WWW constituent également un menu (2D) certains résultats ergonomiques sur les menus s’appliquent également
ici.
TBM 2012-13
page 17
Menus
Concevoir des menus n’est pas si trivial que cela
Exemple : évolution de la page d’accueil d’Amazone
2000
2006
TBM 2012-13
2010
page 18
Menus
Concevoir un menu : les questions à se poser
Quel type de menu choisir : dépend de la tâche Quelle organisation globale entre menus (modes d’interaction) Quelle organisation interne des menus : positionnement des items
Différentes structures pour différents modes d’interaction
Linéaire tâche séquentielle simplifiée en une suite de sous-tâches
Exemple : installation formulaire, assistant Office
Arborescente Acyclique
TBM 2012-13
page 19
Menus arborescents
Profondeur
MS Powerpoint : profondeur 3, largeur (facteur de branchement) 6 à 20
TBM 2012-13
page 20
Menus arborescents
Quelle organisation largeur x profondeur ?
Kiger (1984) : 64 items
Wallace et al. (1987) : pb menus profonds
96%d’erreurs supplémentaires 16% de temps d’exécution en plus
TBM 2012-13
page 21
Menus arborescents
Loi de Landauer et Nachbar (1985)
Loi expérimentale: temps de parcours d’un menu de N items répartis sur D niveaux équilibrés (même facteur de branchement b à chaque nœud), soit D = logb(N) Expérience avec N= 4096, b = 2, 4, 8, 16 Loi générale T = D * (k1 + k2 * log (b))
Recommandations
Privilégier la largeur des menus à leur profondeur Largeur maximale: 10 (novices) à 20 (experts) items max par niveau Profondeur maximale : 3 voire 4 Largeur variable : on peut augmenter le facteur de branchement au
premier (racine) et dernier (feuilles) niveau de l’arbre
Toujours considérer la spécificité de la tâche
TBM 2012-13
page 22
Menus arborescents
Profondeur de menus hors WIMP : serveurs vocaux
Expert : préférer la largeur à la profondeur de menu [Wolters & al. 09] Primo-Utilisateur : la largeur de menu peut poser problème [Bigot et al.10]
Bonne mémorisation du premier et dernier message Baisse du rappel proportionnelle à la largeur de menu
TBM 2012-13
page 23
Menus Acycliques
Publicité
Ordre de parcours indifférent
Cas d’utilisation – tâches indépendantes ou optionnelles, tâches moins fréquentes que pour un menu principal Type de menu – onglets
TBM 2012-13
page 24
Menus Acycliques
Onglets : recommandations
Cohérence positionnelle : éviter les onglets à positionnement
dynamique
Eviter les onglets sur plusieurs lignes : restructurer l’application !
TBM 2012-13
page 25
Menus Acycliques
Onglets : recommandations
Un menu à onglets trop nombreux peut généralement être restructuré
efficacement en menu hiérarchique
TBM 2012-13
page 26
Menus : organisation des Items
Problème
Comment répartir les actions réalisables en menus cohérents
Recommandation
Se baser sur la sémantique de la tâche
Menus orientés action vs. orientés objectifs
TBM 2012-13
page 27
Menus : Ordre de présentation des Items
Card (1982): menu éditeur de texte à 18 items
Somberg et Picardi (1983): menu à 5 items
Temps de sélection proportionnel à la position de l’item dans la liste Temps de sélection plus rapide pour un item familier
Mitchell et Schneiderman (1988): menu sélection repas Meilleures performances avec un menu statique vs.dynamique
TBM 2012-13
page 28
Menus : Ordre de présentation des Items
Tri naturel pour les données séquentielles
Dates, nombres, prix, pagination...
Ordonnancement statique
Fonctionnel: items les plus importants en premier Fréquentiel: Items les plus utilisés en premier
Non lié à la tâche: ordre alphabétique des items
TBM 2012-13
page 29
Menus : Ordre de présentation des Items
TBM 2012-13
page 30
POINTEUR : SOURIS
Affectation de commandes aux boutons
Cohérence : le rôle des boutons souris doit être constant Cohérence : intégrer les rôles classiques de boutons
Bouton gauche : sélection Bouton droit : affichage menu contextuel
Adaptation : tout le monde n’a pas une souris à trois boutons
Pas de commande invocable uniquement par la souris
Double clic : la commande associée à un double clic doit être
cohérente avec celle associée au simple clic sur le même bouton Exemple: commande par défaut du menu contextuel sur un double clic droit
Aucune fonction ne doit pouvoir être invocable que par double-clic
TBM 2012-13
page 31
Autres Objets WIMP
Composants de sélection
Cohérence dans l’utilisation des objets WIMP
Utiliser toujours le même type d’objet pour le même usage.
TBM 2012-13
page 32