Découvrez la virtualisation, une réponse à des problèmes de terrain

Page 1 sur 5Lecteur de document UniversityLib

Découvrez la virtualisation, une réponse à des problèmes de terrain

Cloud Computing and Virtualization · notes

Voir tous les documents en systèmes d'exploitation et cloud

Découvrez la virtualisation, une réponse à des problèmes de terrain

Source: https://openclassrooms.com/fr/courses/2035806-virtualisez-votre-architecture-et- vos-environnements-de-travail/6313926-decouvrez-la-virtualisation-une-reponse-a-des- problemes-de-terrain Estimated reading time : 15 Minutes

Imaginez la situation suivante : vous faites partie d’une petite entreprise de développement

informatique, composée d’environ 20 salariés. Chaque employé possède un ordinateur Linux,

Mac ou Windows selon ses besoins, auxquels s’ajoutent quelques smartphones sous Android.

Vous souhaitez déployer une application de stockage de données sur tout votre parc

informatique. Plusieurs applications répondent aux besoins de l’entreprise, mais avant d’en

choisir une, vous souhaitez tester si elles sont bien complètement fonctionnelles sur

Windows, Linux, Mac et Android.

La solution la plus fiable pour tester cela serait de le faire directement sur des machines de

l’entreprise, mais elles sont toutes utilisées, et il n’est pas question de monopoliser les

machines de vos collègues pour faire vos tests.

Heureusement, des solutions existent pour vous simplifier la vie et vous permettre de faire

tous vos tests sur votre propre ordinateur, grâce à la virtualisation.

Ce cas de figure illustre parfaitement une des situations où l’on peut avoir besoin de créer ce

qu’on appelle des “machines virtuelles”. Nous verrons par la suite qu’il existe bien d’autres

situations où la virtualisation est pratique, voire indispensable.

On peut déjà lister les cas suivants :

•

•

tester un OS sans l'installer sur votre machine physique ;

s’assurer de la compatibilité d’une application avec différents OS ;

• utiliser une application dans un environnement particulier ;

• utiliser les fonctionnalités spécifiques d’un OS ;

•

simuler une 2e machine et faire des tests de communication simples ;

Cloud Computing – Virtualisation

2

•

•

Publicité

créer un petit réseau de plusieurs machines ;

simuler des environnements multi-OS ;

• mutualiser des serveurs physiques et faire des économies ;

• partager un serveur physique en plusieurs serveurs virtuels ;

•

rendre une architecture hautement disponible (HA) en améliorant sensiblement sa tolérance aux pannes ;

• migrer des serveurs virtuels sur de nouveaux serveurs physiques ;

• déployer un serveur virtuel à la volée ;

•

faciliter les opérations de maintenance.

Vous voyez déjà qu’avec cette liste non exhaustive, la virtualisation a des intérêts multiples,

et qu’il serait dommage de s’en passer. Regardons ensemble ce qui caractérise une machine

virtuelle.

Comprenez ce qu’est une machine virtuelle

Ce qu’on appelle machine virtuelle ou VM (Virtual Machine), est une machine qui n’est pas

physique ; autrement dit, qui n’est pas constituée de ressources physiques. Pour fonctionner,

une machine a effectivement besoin de 4 types de ressources principaux :

•

•

•

le CPU ; / la mémoire (RAM) ; La puissance de calcul

le stockage (disque dur) ;

le réseau (optionnel).

Comment une machine virtuelle peut-elle donc fonctionner sans ressources

physiques ?

C’est simple, elle utilise les ressources d’une machine physique sur laquelle elle est installée :

la machine hôte. Le principe de la virtualisation repose effectivement sur le partage de

ressources. La machine hôte n’a pas forcément besoin de 100 % de chaque type de ressource

pour fonctionner, elle peut donc en “prêter” ou en allouer une partie à une ou plusieurs VM.

Pour faire simple, une VM est un ordinateur dans un ordinateur (bienvenue dans la matrice).

Publicité

Découvrez la fonction de l’hyperviseur

Vous avez donc une machine dans une machine. Mais comment se répartissent-elles les

ressources ? Nativement, les machines (Windows, Linux ou autre) ne sont pas capables de

partager les ressources physiques qu’elles utilisent. C’est là qu’intervient l’hyperviseur.

Cloud Computing – Virtualisation

3

Derrière ce mot un peu barbare se cache simplement une catégorie d’applications capables

de partager les ressources de la machine sur laquelle elles sont installées.

L’hyperviseur a 2 rôles majeurs :

•

•

créer des ressources virtuelles propres à chaque VM ;

répartir ses propres ressources.

Créer des ressources virtuelles propres à chaque VM

Dans un premier temps, il crée pour chaque VM des ressources virtuelles.

En effet, les VM ne vont pas aller se servir directement dans les ressources de la machine

hôte, tout simplement car elles n’ont pas conscience d’être des VM hébergées sur un hôte.

Elles vont donc aller piocher dans leurs ressources virtuelles. Et comme n’importe quelle

machine physique, une VM aura donc son propre disque dur, sa mémoire, son processeur et

ses périphériques, à la différence près que tout cela sera virtuel.

Répartir ses propres ressources

Dans un second temps, l’hyperviseur joue le rôle de chef d’orchestre pour allouer à chaque

VM les ressources dont elles ont besoin, au bon moment et dans les bonnes quantités (mais

dans une certaine limite qui aura été fixée).

Cloud Computing – Virtualisation

4

On peut assimiler cela à un organisme vivant, comme un arbre, qui dispose de ressources

(eau, nutriments) puisées dans le sol, et va les dispatcher vers ses branches, en fonction de

leurs besoins respectifs.

Distinguez les hyperviseurs selon vos besoins

Publicité

Maintenant que vous connaissez le concept général de la virtualisation, nous allons pouvoir

entrer dans le détail et parler des types d’hyperviseurs.

En effet, Il existe 2 grandes catégories d'hyperviseurs qui s’utilisent dans des cas très

différents.

Si vous cherchez un moyen de transport pour relier Strasbourg à sa banlieue, vous allez opter

pour le vélo, la voiture, le tram ou le bus : c’est ce qui correspond à un hyperviseur de type

2. Ils sont effectivement adaptés pour les petites infrastructures. De façon générale, les

hyperviseurs de type 2 sont adaptés dans le cas où vous avez une seule machine et que vous

voulez faire des tests multiplateformes (d’application, d’OS, de communication…)

En revanche, si vous cherchez un moyen de transport pour relier Paris à Montréal, vous allez

plutôt opter pour l’avion, c’est ce qui correspond à un hyperviseur de type 1. Les

hyperviseurs de type 1 sont particulièrement utiles dans des grosses architectures réseaux

Cloud Computing – Virtualisation

5

d’entreprise, qui nécessitent des optimisations de coûts et de maintenance, tout en

améliorant la robustesse face aux pannes.

Ces 2 moyens de transport ne sont pas vraiment interchangeables. En effet, il est peu

probable que vous puissiez prendre l’avion entre Strasbourg et sa banlieue, car d’une part il

n’y a pas les infrastructures prévues pour (pistes d’atterrissage, aéroport…) et d’autre part, ça

ne vous ferait absolument pas gagner de temps et ça vous coûterait bien plus cher.

Et ne parlons même pas du trajet Paris-Montréal en bus.

Pour les hyperviseurs, c’est la même chose : ils correspondent à deux usages distincts et ne

sont donc pas interchangeables. Gardez donc bien en tête que ce n’est pas vous qui allez

choisir votre type d'hyperviseur, mais que c’est votre besoin qui va le définir.

Voyons maintenant leurs différences d’un point de vue technique.

Cloud Computing – Virtualisation

6