CREATION ET GESTION DE SITES WEB ET DE PORTAILS DOCUMENTAIRES
Professeur : Moustapha MBENGUE
Durée : 1 semestre
Classe : Master2
Introduction générale
Sommaire:
INTRODUCTION
I - LES CONCEPTS FONDAMENTAUX
I.1 - Le web
I.2 - La page web et le sites web
I.2 - Le Portail et le portail documentaire
II – TYPOLOGIE DES SITES WEB
I.1 – Le site statique
II.2 – Le site dynamique
Avant Propos
Les nouvelles technologies de l'informatique et des communications offrent désormais une
grande variété d'outils pouvant améliorer les services rendus par un service d’information et
de la documentation à ses usagers. Aussi, l’Internet est de plus en plus utilisé comme outil de
diffusion de l’Information mais l’enthousiasme que suscite son utilisation peut parfois faire
place au découragement devant la complexité et l'évolution rapide des outils proposés et leurs
limites. Les professionnels de l’information documentaire, afin de jouer pleinement leur rôle
de médiation sont plus que jamais appelé à proposer des solutions de facilitation d’accès à
l’information afin d’éviter que la grande masse de données disponible sur le web ne soit un
handicap à l’accès à l’information. Il leur appartient alors de proposer, en parfaite
collaboration avec les autres acteurs de leur organisme (informaticiens notamment) de
nouveaux outils de diffusion qui soient un miroir de leurs structures documentaires, des
plateformes d’accès, portes d’entrée ou tout simplement portails documentaires.
Dés lors, la question n'est plus de savoir si les TIC (l’Internet en particulier) ont un intérêt ou
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non pour les sciences de l'information documentaire. Nous partons du postulat qu'elles sont
dans le champ documentaire d’où l’Intérêt d’un tel cours dans une formation de troisième
cycle en science de l’information.
L’objectif du cours n’est cependant pas de faire de l’étudiant un webmaster. Ou un
informaticien programmeur. Il existe déjà des personnes formées à cette tâche et il n’y’ a pas
à notre avis un intérêt à mal faire ce que les autres font déjà bien. L’apport du professionnel
de l’information doit se situer surtout dans un rôle de gestionnaire du projet web qui entre
dans une stratégie plus générale qui est celle la diffusion des ressources informationnelles
d’une organisation. Le documentaliste doit donc être à même de conduire un projet
d’informatisation de son centre de documentation ou de mise en ligne des ressources
documentaires particulièrement en ce qui concerne l’organisation de l’information, la gestion
du contenu et l’animation d’un portail documentaire.
Aussi, les objectifs spécifiques de ce cours sont de vous donner les compétences nécessaires
à :
• Connaître les différentes étapes et outils de mise en place d’un portail documentaire ;
• Concevoir et réaliser un portail documentaire ;
• Publier un site web ;
• Savoir référencer un site web ;
• Acquérir des notions sur le droit de la propriété intellectuelle sur l’Internet ;
• Rédiger un cahier des charges ;
Remarque :
L’étudiant remarquera dans le cadre de ce cours que nous utiliserons tantôt les vocables de
centres de documentation, bibliothèques, structures documentaires, centres de ressources ou
organisations. Nous désignons tout simplement par ses vocables toute structure d’information
qui assure la collecte, le traitement et la diffusion d’une information documentaire. Aussi,
pour nous le vocable documentaliste désigne le spécialiste de l’information documentaire et
que les éléments de cours que nous proposons ici peuvent s’appliquer aussi bien à une
bibliothèque, un service d’information qu’à un centre de documentation.
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Module I – INTRODUCTION GENERALE
Introduction :
La conduite d’un projet de portail nécessite avant tout des aptitudes documentaires techniques
(indexation, classification) mais aussi une certaine culture des systèmes d’information
modernes et des différents outils de traitement et de diffusion sur l’Internet d’où la nécessité
d’un rappel de quelques concepts liés aux TIC. Aussi, il convient de ressortir dans
l’introduction générale la typologie des sites web, l’intérêt et l’opportunité d’un site web pour
un centre de documentation.
I - LES CONCEPTS FONDAMENTAUX
I.1 - Le réseau informatique
Le vocable réseau est antérieur à l’informatique et il peut être compris comme un ensemble
d’éléments reliés entre eux par un ensemble de chemins. C’est ainsi qu’on parle du réseau
routier, du réseau maritime, du réseau ferroviaire… Le terme a beaucoup évolué dans le
temps pour désigner également tout groupe d’individus réunis dans le cadre d’une activité
réalisée en commun. On parle alors de réseaux de terroristes, de réseaux de documentalistes,
de réseaux de francs-maçons etc. Appliqué à l’informatique, le réseau désigne un ensemble
d’ordinateurs et parfois de terminaux1 reliés entre eux de manière à échanger des
informations et des programmes ou de partager des ressources (imprimante, scanner). Dans ce
cas de figure la notion de réseau fait sortir une idée d’échange, de partage des ressources. Ce
partage fonctionne le plus souvent en mode client / serveur. Le client représente ici
l’ordinateur de l’utilisateur qui formule une demande de service, envoie une requête à
l’ordinateur principal qui sert de lieu de stockage des données. Cet ordinateur serveur, après
l’analyse de la requête du client envoie l’information qui correspond au service demandé.
Les réseaux informatiques sont généralement différentiés à travers l’étendue géographique de
leur couverture. C’est ainsi qu’on parle de réseau étendu ou international lorsque les
ordinateurs sont distants de plusieurs centaines ou de milliers de kilomètres. Ces types de
réseau sont appelés WAN (Wide Area Network). Le plus connu d’entre eux est l’Internet. Il
existe un autre type de réseau dont les ordinateurs ne sont distants que de quelques mètres à
quelques kilomètres. Ce sont les réseaux locaux, en anglais LAN (Local Area Network).
Entre ces deux réseaux il peut exister des réseaux intermédiaires tels que les réseaux
métropolitains dont les ordinateurs se trouvent dans la même ville.
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I.2 - Le protocole
Le protocole est un ensemble de règles (codes) à respecter pour établir un échange
d’informations entre ordinateurs. Ces règles régissent la communication entre les systèmes
informatiques. Le plus utilisé par l’Internet est le protocole TCP/ IP ( Transmission Control
Protocol / Internet Protocol). Le protocole IP permet l’envoi des données par petits paquets. Il
existe d’autres types de protocoles tels que le FTP (File Transfert Protocol) et le protocole
UUCP (Unix to Unix Copy Program).
I.3 - L’Internet :
Vocable fort prisé aujourd’hui mais dont le sens reste encore peu connu d’un grand public.
Nous avons alors choisi de l’expliquer après les termes réseau et protocole pour en faciliter la
compréhension.
L’Internet est avant tout un réseau physique, c’est à dire un ensemble de réseaux de
communication interconnectés dans le monde. Il peut alors être compris au sens de réseau des
réseaux en ce sens qu’il relie des millions d’ordinateurs de par le monde et qui
n’appartiennent pas forcément à un pays, ne fonctionnent pas forcément avec les mêmes
systèmes et ne contiennent pas souvent les mêmes types d’information.
Face à la multiplicité des réseaux d’ordinateurs et de protocoles et pour répondre au besoin
d’interconnecter lesdits réseaux, l’Internet se propose de définir un ensemble de protocoles
communs à plusieurs réseaux et met en œuvre une méthode d’interconnexion à la fois
physique et logique pour donner lieu à un réseau mondial. Il conviendrait dés lors de définir
l’Internet comme un réseau informatique mondial, constitué d’un ensemble de réseaux, reliant
des millions d’ordinateurs de types différents mais pouvant échanger des informations. Cette
connexion se fait le plus souvent au moyen de lignes téléphoniques publiques et privées.
L’histoire d’Internet remonte à la guerre froide en 1969 avec le programme ARPANET1 du
Pentagone. Aujourd’hui, les réseaux qui constituent l’Internet sont des propriétés d’Instituts
universitaires, des agences gouvernementales et internationales, des associations à but non
lucratif, des sociétés publiques et privées etc., qui autorisent l’accès à leurs informations.
L’Internet n’est donc la propriété de personne et nul ne peut en réclamer le monopole, même
l’armée américaine qui en est à l’origine.
Il est aujourd’hui impossible de définir avec exactitude le nombre d’ordinateurs connectés à
l’Internet mais le nombre de noms de domaine dépasserait le chiffre de deux millions et ce
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chiffre pourrait être multiplié par dix dans quelques années. On n’arrive pas non plus à définir
le contenu de l’Internet avec précision. Le réseau contient toutes sortes d’informations et de
toutes provenances. L’Internet sera donc pour chacun ce qu’il en fera, puisque chacun pourra
y trouver un intérêt différent de celui des autres. Pour certains, l’Internet sera juste une
distraction, pour d’autres un outil de travail et pour d’autres encore un compagnon de tous les
jours pour rompre la solitude.
L’Internet regorge de fonctionnalités dont les plus connues sont la messagerie électronique
qui permet l’envoi et la réception de courrier, l’accès au forum de discussion, l’échange et le
téléchargement de fichiers (FTP), le pilotage d’ordinateur à distance (Telnet), la conversion
en temps réel (IRC), le World Wild Web (WWW) etc.
L’Internet est donc défini tantôt comme un magasin de connaissances, tantôt comme une
grande poste, une banque de son (discothèque), une banque d’images (vidéothèque)
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bibliothèque…l’Internet est pour ainsi dire une « X thèque » puisque contenant toute sorte de
données et remplissant à la fois divers rôles sociaux que la science laissera à l’humanité.
I.1 - Le web
Web veut dire en anglais toile d’araignée, c’est également l’abréviation courante de World
Wide Web. Cette dernière expression est également abrégée par WWW ou 3W ou encore W3
et les Canadiens l’appellent tout simplement la toile. Cette métaphore renvoie à une toile
d’araignée couvrant le monde entier.
Crée en 1989 par le professeur Tim Berners-Lee du Centre Européen de recherche Nucléaire
(CERN de Genève), pour améliorer la convivialité de l’exploitation de l’Internet, le Web se
définit de par son contenu comme un grand réservoir d’informations exploitables sur
l’Internet. C’est donc la partie multimédia de l’Internet permettant à la fois la diffusion de
textes, de sons, d’images etc. De même que l’EBAD n’est pas l’Université de Dakar, le Web
n’est pas l’Internet. Il en est juste une application parmi tant d’autres dont les plus connues
sont le courrier électronique, le transfert de fichiers FTP, les banques de données structurées
en fichiers (Gopher, ancêtre du Web), les groupes de discussion etc.
Le web est composé de documents hypertextes, (c’est à dire des textes qui contiennent des
liens vers d’autres documents textes) et hypermédia (document qui contient des liens vers du
texte, du son, des images, de la vidéo etc.) connectés entres eux et circulant à travers
l’Internet.
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Les liens hypertextes sont des renvois qui, d’un simple clic, nous permettent de circuler d’un
endroit à un autre dans une même page web, d’une page à une autre dans le même site ou
d’une page à un autre site web. Ils peuvent également nous permettre, s’ils sont liés à une
adresse e-mail, de contacter directement la personne ou l’institut auquel ils renvoient.
I.2 - La page Web et le site Web
La page web est le document qui apparaît sur un écran d’ordinateur et qui se présente sous
forme de texte, de son d’images etc. Chaque page web est écrite dans un langage particulier
appelé le HTML. Ce langage est basé sur des balises (ou tags), qui contiennent des
instructions, lesquelles sont interprétées par les différents navigateurs et apparaissent sur votre
écran. Il s'agit donc d'un langage de mise en forme du texte. Le code HTML d'une page est
appelé le "code source". Les codes sources de chaque page web sont normalement en libre
accès, vous pouvez les voir en cliquant sur : "Affichage > source" pour Internet Explorer
"Afficher > Source" de la page pour Netscape. Le HTML est le langage de base des pages
web, cependant il existe de nombreux autres langages qui interviennent dans la
programmation d’une page web (PHP, ASP etc.). Nous reviendrons sur ces langages dans les
prochains chapitres de ce cours.
Le site web quant à lui est constitué de l’ensemble des pages créées par une structure ou un
individu reliées entre elles par des liens hypertextes, stockées sur un serveur et accessibles
via l'Internet. Chaque site web possède un identificateur appelé adresse URL1, permettant de
la retrouver sur le Web et d’identifier le type de protocole d’accès qui lui est associé. Le
protocole étant l’ensemble des règles (codes) à respecter pour établir un échange
d’informations entre ordinateurs.
Jusqu’en 1996, la plupart des sites hors des Etats-Unis utilisaient un nom de domaine
géographique à deux lettres, par exemple : .sn pour le Sénégal ; .fr pour la Fance etc. Depuis
quelques années plusieurs organisations préfèrent dissocier leur image de celle de leur pays.
Elles choisissent pour cela des noms de domaine liés à leur activité par exemple .com
(commercial) ; .org (organisation) ; .net (Internet). Les noms de domaine sont gérés
actuellement par la société américaine Network Solution Inc. (NSI). Les adresses IP qui
identifient les ordinateurs sont attribuées par des registres américains ARIN et européens
RIPE.
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Depuis le deuxième Forum Africain pour le Développement (ADF) tenu par la CEA à Addis-
Abeba en 1997, les professionnels de l’Internet Africain réclament une participation de
l’Afrique à l’ICANN [1]qui est l’Organisation pour l’Assignation des noms de domaine. Il a
été ainsi créé une institution dénommée Africa Network Information Center (AFRINIC[2])
dont le but est « d’allouer et d’enregistrer les ressources Internet dans la région africaine ;
assister la communauté africaine dans le développement des procédures, des mécanismes, des
normes pour répartir efficacement les ressources Internet et développer les politiques
publiques sur l’Internet en Afrique »[3] . Aussi les débats se poursuivent encore sur la
gouvernance de l'internet et la société civile africaine affiche un réel dynamisme dans ce
domaine notamment depuis la tenue du SMSI en deux phases à Genève (2003) et à Tunis
(2005).
1.3 - Le portail et le portail documentaire :
Le portail est un site Web dont la page d'accueil propose, en plus d'un moteur de recherche,
des hyperliens avec une multitude d'informations et de services utiles et attrayants, qui est
conçu pour guider les internautes et faciliter leur accès à l’Internet.
Les portails, sont comme leur nom l’indique des portes d'accès au réseau Internet. Ils peuvent
proposer, par exemple, un service de courrier électronique gratuit, une sélection de moteurs de
recherche, des salons de discussion (chatrooms), les actualités, la météo, les cotes de la
Bourse , un classement de sites par thèmes (ex. : cinéma, voyage, sport), des raccourcis pour
les achats en ligne, etc.
L'objectif des portails est, du point de vue de leurs concepteurs, d'attirer et de fidéliser les
internautes au point de devenir leur porte d'entrée dans le web, c'est-à-dire la page de
démarrage du plus grand nombre d'entre eux.
Il existe des portails généralistes et des portails thématiques (ex. : portail sur la photographie),
dont certains sont personnalisables. On peut alors donner quelques types de portails.
Information : nouvelles, weblogs, support clients
Transaction : ventes, mises aux enchères, bourse...
Collaboration : (weblogs, nouvelles) + discussion, partage de fichiers, réseaux sociaux
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Appliqué au champ documentaire le portail désigne la plate-forme d’accès aux différentes
ressources d’information qu’un centre de documentation ou une bibliothèque met à la
disposition de ses usagers réels et potentiels par le moyen d’un site web. Le portail
documentaire peut comporter tout à la fois des informations sur le centre de documentation
(organisation générale) ; des informations sur les ressources documentaires (catalogues, base
de données bibliographiques) ; et parfois même des documents en intégralité (dossiers
documentaires). Le plus souvent, un portail documentaire intègre des applications (moteur de
recherche) et d’autres services proposés en ligne (SQR, inscription…).
II – La TYPOLOGIE DES SITES WEB
La typologie des sites web oppose souvent les sites statiques à ceux dits dynamiques. Il
convient juste de présenter ici les propriétés et le mode de fonctionnement de chacune de ces
deux architectures afin de permettre à tout un chacun d’opérer un choix en fonction de ses
objectifs et ses moyens.
II.1 – Le site statique
Le site statique est constitué de page HTML prédéfinies, créées une fois pour toute à l’aide
d’un éditeur HTML [4]. Le concepteur du site réalise avec un éditeur HTML des pages web
stockées sur le serveur web. Celui-ci renvoie ces pages à la demande au visiteur. Par la suite
ces pages ne pourront être modifiées que via un éditeur HTML, par le concepteur. Le contenu
de ces pages est fixe comme un fichier word, et n'est pas modifié par le serveur. Le site est
donc dit "statique" car son contenu ne change que par une intervention humaine et non pas par
des fonctions automatiques opérées par le serveur.
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Le site statique ne présente pas souvent de séparation entre le fond et la forme de présentation
du contenu mais sa mise en place nécessite un minimum de compétence en conception web
(programmation et webdesign). Le coup de réalisation d’un site web statique est beaucoup
moins élevé que celui d’un site dynamique et son hébergement ne pose pas de contraintes
particulières.
II.2 – Le site dynamique
Le site dynamique est un site Web dont les pages HTML se construisent lors de sa
consultation par un internaute en sollicitant des bases de données filtrées par des outils
logiciels de mise en forme. La plupart des portails documentaires sont des sites dynamiques.
La mise à jour des sites dynamiques tant sur le fond que sur la forme est facilitée. Le site
dynamique permet de plus d'intégrer des fonctions de personnalisation. Cette architecture peut
en revanche se révéler coûteuse à mettre en place, délicate à piloter notamment au niveau de
l'hébergement et peu performante au niveau du référencement.
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Le gestionnaire du site et son visiteur utilise le même outil : le navigateur web. Cependant les
pages avec lesquelles travaille l'administrateur ne sont pas les mêmes que celles que le
visiteur voit : il encode dans des pages web sous la forme de "formulaires", qui alimentent
une base données dans laquelle sont stockées des informations. De son côté, le visiteur
visualise des pages qui font appel au contenu de la base de données. C'est le serveur web qui
s'occupe de récupérer le contenu des formulaires que remplit l'administrateur, et de renvoyer
cette information dans les pages vues par le visiteur.
Le site web dynamique est fort recommandé pour les portails à forte volumétrie ou intégrant
des flux d’origines diverses ce qui est souvent le cas des portails documentaires.
La mise à jour des sites dynamiques est facilitée grâce aux outils d’administration et aussi une
meilleure séparation entre le fond et la forme. Elle (mise à jour) ne nécessite pas une
compétence technique particulière. Le coût de développement d’un site portail dynamique
peut être élevé mais il est souvent amorti en raison des économies réalisées sur la mise à jour.
Conclusion (Motivations ou intérêt du portail)
Les portails documentaires ont principalement pour vocation de diffuser et mettre en valeur
sur le Web des ressources électroniques pour des centres de ressources telles que : les
médiathèques, les musées, les bibliothèques universitaires, les centres de documentation.
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Publicité
Ainsi, les portails permettent de mettre à la disposition des usagers réels et même potentiels
une grande partie des ressources documentaires d’un centre de documentations. Plus
précisément, les problématiques auxquelles répond le portail documentaire sont les suivantes :
Valoriser les fonds documentaires d’une organisation
Diffuser et mutualiser les ressources dans le cadre d’un réseau documentaire
Capitaliser les savoirs et connaissances des organisations, pour une meilleure rentabilité ou un
meilleur service.
Rendre accessible rapidement une information pertinente pour le demandeur, dans un souci
constant d’amélioration des performances du centre de documentation.
Que l’on opte pour l’architecture statique ou un portail dynamique, le choix d’une typologie
est bien sure technologique mais la portée est bien plus large. Il engage la vie et la durée de
vie du portail, reflète la stratégie du centre de documentation, ses contraintes économiques et
humaines. Et si aujourd’hui la plupart des nouveaux sites portails qui se créent sont
dynamiques et obéissent à la logique du Web 2.0, l’alternative statique reste bien présente.
1 URL: Uniform Ressource Locator
[1] ICANN : Internet Corporation For Assigned Names and Numbers http://www.icann.org/
[2] voir http://www.afrinic.net
[3] cf: Interf@ce, n° 3-4, Janvier 2001
[4] HTML : Hypertext Mark up Langage : C’est le langage de programmation des pages web
statiques(voir aussi chapitre II sur les outils)
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Titre : Chapitre II - LA CONCEPTION DU SITE
I – LA STRUCTURE DU PORTAIL
II – LA PAGE ECRAN
III - Le CONTENU ( exemple de cas pratique d'un portail pour l'EBAD )
Introduction :
Afin de mener à bien votre projet, il est crucial de concevoir clairement la structure du portail
et les différents éléments qui le (portail) composent. La réussite de cette étape permettra à
l'utilisateur de bien se représenter mentalement le portail et lui assurera un certain succès s'il
est simple à opérer. Nous présentons dans ce chapitre quelques caractéristiques techniques
dont il faut tenir compte dans la conception du projet d’un site portail.
I – LA STRUCTURE DU SITE PORTAIL
I.1 L’Arborescence
Il est possible de bien administrer un site web même si on ne dispose pas d’utilitaire
spécifique qui puisse prendre cette administration en charge. Il convient juste de préparer sur
son disque dure une arborescence permettant de gérer la répartition des différentes pages
HTML et leurs implications les unes dans les autres de même que les éléments
d’enrichissement du portail (images, vidéo, son etc.)
Cette arborescence doit être :
- Le reflet de la répartition thématique : L’organisation des fichiers et des répertoires
étant guidée par l’organisation de l’information.
- Egalement le schéma de la répartition des tâches de maintenance du portail entre les
différents intervenants : gestion des droits d’accès aux différents éléments de l’arborescence.
Les noms des répertoires et des fichiers composent l’URL d’une page :
- Il convient alors de les rendre intelligibles en choisissant des noms informatifs.
- Veiller à ce que l’URL soit définitive en évitant de renommer ou de déplacer des
fichiers et des répertoires.
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- Rendre l’URL le plus court possible et mettre une redirection en cas de disparition des
URL pour ne pas désorienter les usagers.
I.2 – Organisation de la navigation
Les visiteurs de votre portail à l’image de tous les internautes ne lisent pas l’intégralité des
pages. Ils utilisent le plus souvent les liens pour naviguer entre les pages de votre portail et la
lecture est quatre fois plus lente sur un support électronique que sur un support papier.
- Le contenu des pages doit alors permettre une lecture transversale
- Aussi l’interface de navigation doit permettre à l’usager de pouvoir à tout moment
savoir : Où il est ; où est-il allé ; où peut-il aller.
Une visualisation globale de votre portail est indispensable pour la construction cohérente et
la clarté des liens. On dessine l'organigramme du site en créant tous les liens logiques, en
évitant les culs-de-sac et les dangers de récursivité.
C'est par une structuration simple et efficace du portail que l’on permet à l'usager de se créer
un modèle mental de l'organisation de l'information et qu'on facilite la recherche ainsi que
l'accès à l'information.
Le premier menu devrait regrouper les blocs d'information sous un maximum de cinq à sept
unités, car la mémoire à court terme de la majorité des individus ne peut retenir plus
d'information. Il est recommandé de structurer l'accès à l'information en utilisant un maximum
de trois niveaux de sous-menus. Lorsque cela est possible, il faut intégrer un outil de
recherche dans les sites qui possèdent un très gros volume de pages-écrans. Dans certains
portails, le sommaire, ou un plan du site, sera utilisé pour permettre à l'utilisateur de voir la
représentation mentale du site et faciliter la recherche d'informations.
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Voici quelques exemples de structures d'information :
mode linéaire
Le mode linéaire observe une
logique de suite, du récit au
classement alphabétique ou
chronologique.
Les pages sont liées entre elles par
des boutons "suivant" ou
"précédent".
C'est le modèle le moins intéressant
sur le Web, car il utilise peu les
fonctionnalités de l'hypertexte. La
visite est monotone, parfois pénible.
Mode linéaire avec choix
mode hiérarchique
Le mode hiérarchique consiste à
appliquer une démarche
hiérarchique ou par menu.
La plupart des portails
documentaires sont de ce type. Ce
mode est simple à mettre en oeuvre.
La navigation y est intuitive,
l'utilisateur comprend bien la
structure du site car il est habitué à
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ce genre d'organisation.
Cette organisation hiérarchisée
nécessite cependant un travail
d'analyse préalable du contenu
(notions pré-requises, doublons
d'information...) car cette structure
hiérarchisée ne sera efficiente que si
l'information disponible est
clairement organisée.
Attention aux menus "fourre-tout"
ou aux découpages trop profonds de
l'information.
mode en toile d'araignée
Ce mode est un réseau de
documents peu ou pas structurés
reliés entre eux par des liens
hypertextes. L'utilisateur navigue
d'un document à l'autre en
cheminant au hasard des liens.
Le mode en toile d'araignée ne
possède aucune structure, l'entrée
peut se faire par n'importe quel
bout, il n'y a pas de "vue
d'ensemble". C'est l'inconvénient
majeur car l'utilisateur peut se
perdre ou manquer certaines parties
du site.
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I.2.1 – Les pages de cadres ou Frames
Les frames ou cadres facilitent la navigation et peuvent rendre un portail plus attrayant. Aussi,
ils constituent parfois un moyen de réduire le temps de téléchargement.
Le cadre permet de fragmenter la page-écran en sections indépendantes, chacune contenant un
document différent. Toutefois, une requête exécutée dans un cadre (activer un lien, soumettre
une recherche) peut générer un résultat dans un autre cadre. Un cadre peut servir de zone fixe,
préservant ainsi l'information importante à l'écran, pendant que l'utilisateur consulte de
l'information dans un second cadre. Ces cadres peuvent être horizontaux ou verticaux. Il est
souhaitable que l'information contenue dans le cadre fixe soit complète afin d'éviter d'avoir
plusieurs cadres avec des barres de défilement. Il faut s'assurer que tous les éléments sont
Publicité
visibles et lisibles sans avoir à recourir à la barre de défilement horizontale..
Exemples de cadres
Cependant, les moteurs de recherche ne savent pas toujours indexer toutes les pages d’un
portail organisé en frames. Aussi les cadres sont plus ou moins correctement supportés par
les anciennes versions des navigateurs qui ne savent pas toujours mettre en favoris une page
particulière du portail. Le signet (voir glossaire) pointant toujours vers la page d’accueil. De
même, si une page principale est accédée par un lien à partir d’un autre site, seule cette page
apparaîtra sans le sommaire qui l’accompagne.
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De plus en plus la tendance est à l’abandon des cadres mais il demeure vrai qu’ils (les cadres)
restent un moyen très simple d’organiser la circulation de l’information. Pour pallier leurs
limites il convient d’indiquer dans chaque page principale des liens de retour pour permettre à
tous les usagers qui arrivent à une page particulière du portail hors de son contexte de pouvoir
remonter vers la page d’accueil du site. Un bon exemple d’utilisation des frames est celui de
la bibliothèque mathématique de l’université de Genève [1] .
En résumé un bon système de navigation repose sur :
(cid:1)La logique; (cid:1)La simplicité; (cid:1)L'accessibilité; (cid:1)Des libellés significatifs.
I.3 - L’ERGONOMIE
I.3.1 – Le Positioning et la transfiguration
Le positioning est la manière de disposer les éléments d’un site web. Il doit obéir à un certain
nombre de règles dictées par les habitudes de navigations observées chez les internautes.
Comment fonctionne le lecteur ?
Les internautes sont littéralement submergés de textes de toutes sortes et on parle de plus en
plus de la sur information pour expliquer ce phénomène. Le lecteur ne lit qu'une partie de
l'information qui lui est proposée et il arrive bien souvent qu’il passe à côté de l’essentiel. La
radio, l'affichage, le cinéma et la télévision ont transformé la perception et les exigences des
lecteurs. A coté de ces médias « ludiques », joyeux, l'émetteur d'un message (site web) ne
peut plus se permettre d'écrire de façon terne, et pesante. Il doit donc moins écrire et aussi
mieux écrire. Pour améliorer l'efficacité du message, il nous faut bien comprendre comment
fonctionne le lecteur internaute. Qu’est ce qui l'attire, qu’est-ce ce qui l'indiffère. Qu’est ce
qui le pousse à visiter un portail et ne pas s’arrêter à la page d’accueil ?
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L’organisation du cerveau
Le cerveau humain recèle d'immenses possibilités, il est constitué en moyenne d’une dizaine
de milliards de neurones ou cellules nerveuses et cela a des conséquences directes sur notre
façon de lire.
Que perçoit notre cerveau ? Notre matière grise n'est pas uniforme. Elle est composée
essentiellement de différentes couches superposées ( et de deux hémisphères) :
La première couche cérébrale constitue le cerveau reptilien, celui qui concerne la survie, la
faim, la soif, la vie sexuelle et l'adaptation à l'environnement. La deuxième couche enveloppe
le cerveau reptilien et elle est composée du système limbaire. Ce système régule les
mécanismes physiologiques de l'organisme et gère les émotions. Devant un écrit, c'est lui qui
spontanément déclenche une impression agréable ou désagréable avant que nous n'ayons lu un
mot. Par ailleurs, le système limbaire joue un rôle important dans la mémorisation en donnant
une tonalité affective aux éléments à retenir. Cela va aussi avoir un effet déterminant dans la
perception de l'esprit.
Le cortex, troisième étage de la construction, le cortex est le siège des facultés supérieures de
l'Homme comme le raisonnement la capacité d'abstraction, le sens de la création et l'intuition
artistique. D'une certaine façon, c'est la partie la plus évoluée du système. Mais pour
l'atteindre, il faut passer par les deux autres, en particulier par le limbaire.
Cette partie du cours est tirée du site à l’aide.com, Pour plus d’information consulter le
site http://www.alaide.com/cours.php?c=18&chapter=1298
Il convient de retenir ici :
La perception d'un texte se réalise d'emblée sur un plan affectif avant que la raison puisse
intervenir. Face à un écrit, instinctivement, "on aime ou on n'aime pas". Il y a prééminence de
l'émotionnel sur le rationnel. Pour écrire efficacement, et surtout si l'on s'adresse à des publics
très variés comme sur Internet, il faut alors, savoir analyser, argumenter, synthétiser mais
aussi émouvoir, distraire, embellir.
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Nous pensons souvent qu'au cours d'une lecture l'œil suit les lignes de façon régulière, de
gauche à droite en descendant d'un cran une fois arrivé au bout. Nous ne lisons pas de façon
linéaire comme suit :
En réalité l’œil se déplace par saccades en appréhendant, à chaque fixation, non pas une lettre,
ni même un mot, mais un groupe de mots. Exactement comme s'il prenait des clichés
photographiques successifs avec un champ plus ou moins large.
Chaque cliché dure en moyenne un quart de seconde et chaque groupe photographié
comprend entre 2 à quatre mots
Ces mécanismes de lecture vont beaucoup jouer sur la présentation et l'habillage des textes.
Cela se vérifie en particulier sur les plus visibles, c'est à dire les titres, les interlignes et les
légendes. Ils ne doivent pas être longs car l'œil du lecteur, souvent pressé, n'a que deux ou
trois "bonds" à leur consacrer. Sauf, exception, un titre de quinze mots est difficile à lire.
Lorsqu'il se déplace, l’œil a besoin d'être guidé sinon il se perd, créant chez le lecteur un
sentiment d'incompréhension, de malaise puis de rejet.
C'est tout le défi que doivent relever la typographie et la mise en page. Notons d'ores et déjà
qu'elles vont jouer le rôle d'une boussole et orienter la progression de l'œil.
Par exemple, au sein d'une page, elles le (œil) feront passer du titre à l'incitatif ou à l'essentiel,
puis au texte, en intégrant un tableau ou une illustration, sans casser le rythme. Elles seront
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des soutiens qui facilitent et stimulent la lecture, et permettront ainsi de transmettre au
cerveau le plus d'informations possibles, le plus clairement possible. Voici quelques conseils:
Conseils
- Placer le logo en haut et à gauche avec un hyperlien vers la page d’accueil ;
- Placer si ça existe le moteur de recherche interne en haut à droite ;
- Placer les menus à gauche ou en haut des pages
- Présenter les menus sous forme verticale
- Laisser un blanc entre les paragraphes.
La transfiguration
La transfiguration est la capacité à transformer et réorganiser un texte.
Autant que faire se peut, il faut éviter le rédactionnel dans un portail et diminuer la quantité de
texte qui peut décourager un visiteur (texte long ou non aéré). Il faut privilégier les synthèses,
les accroches, les résumés, tableaux, schéma, graphiques, dessins et images…tout ce que l’œil
du visiteur peut capter facilement et qui ne change pas l’essence du message.
Les tableaux se consultent, ils ne se lisent pas : privilégier les colonnes aux rangés et veiller à
ce qu’ils tiennent dans une page écran (sans la nécessité de se servir des ascenseurs. ). Aussi il
est bien conseillé de varier les couleurs pour faciliter le repérage de l’information.
I.3.2 - Le Texte : Il faut toujours avoir à l’esprit qu’un écran d’ordinateur est moins lisible
qu’un livre. Par conséquent il convient de :
Rédiger des textes courts
Commencer toujours par une brève synthèse puis développer. C’est le principe de la
« pyramide inversée » qui voudrait que le résumé des textes d’une page web arrive toujours
avant le texte intégral.
Favoriser la lecture rapide
En général les visiteurs d’un site web lisent en diagonale. Il faut par conséquent :
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- Utiliser des titres explicites qui résument la page exp : Portail documentaire de la
bibliothèque de l’EBAD, liste des mémoires
- Faire des paragraphes courts, avec sous titres et listes à puces
- Aérer la présentation avec des marges, des alinéas et d’autres repères visuels
- Eviter des lignes trop longues en privilégiant les lignes étroites (10 à 12 mots)
- Prévoir un espace entre les colonnes
- Eviter les textes qui bougent
Se servir des liens pour diviser les blocs d'information longs
La Typographie (voir aussi, page écran)
Il est bien conseillé de se limiter aux polices standard Arial et Times (+dérivés) bien
disponibles sur toutes les plateformes.
Conseils
- Privilégier les caractères bâton pour les titres (Arial ou Verdana) et les caractères à
empattements pour les textes (Times, Georgia).
Il est également possible de convertir certains textes en images pour disposer de textes de
substitution (exemple du titre)
- Utiliser peut de police,
- Privilégier l’écriture en minuscule sur les lettres capitales,
- Eviter de l’Italique (moins lisible)
- Se garder d’utiliser le souligné qui est réservé aux liens
Les couleurs
Le standard sur le web est de 216 couleurs précises. Ces couleurs dites « websafe » s’affichent
de la même manière quel que soit l’environnement de l’internaute (navigateur, carte
graphique etc.). Il est donc conseillé de se limiter à cette palette de 256 couleurs si on n’est
pas sure de l’environnement de ses usagers.
Aussi, éviter de verser dans l’excès de couleurs qui ne font qu’irriter l’œil du visiteur. Se
limiter si possible à deux couleurs ou trois avec des nuances pour rester dans la gamme.
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Penser également à tester le portail sur une machine avec une carte graphique paramétrée à
256 couleurs.
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Jouer sur les contrastes entre les couleurs