Préparation LPI: Exam 101 - 102.1 Partitioning Schemas

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Le document source fourni correspond à un support de cours et de préparation (UPMC - FP, version 1.1) pour l'examen LPI 101, domaine de connaissances 102.1. Il ne contient aucune question d'examen explicite à résoudre. Par conséquent, ce document de synthèse détaille les notions attendues et les pièges classiques de cet examen sous forme de guide de résolution de cas, en s'appuyant strictement sur les éléments fournis dans le cours.

Section 1 - Conventions et limites de partitionnement

Cible d'examen - Nommage et numérotation des périphériques

Le document définit les standards de nommage essentiels à connaître selon l'interface matérielle :

  • Disques IDE : /dev/hdxy (où x est la lettre du disque allant de a à d, et y le numéro de partition). Par exemple, /dev/hdb3 correspond à la 3ème partition du second disque sur le bus IDE.
  • Disques SCSI, SATA, SAS, USB : /dev/sdxy (où x suit la même logique alphabétique).

Concernant la numérotation liée aux limites des tables de partition classiques :

  • Un disque est limité à 4 partitions primaires, ou 3 partitions primaires et 1 partition étendue.
  • Les partitions primaires (numérotées de 1 à 4) peuvent avoir une numérotation non contiguë (il est possible que sdb1 et sdb3 existent, mais pas sdb2).
  • Les partitions logiques (placées dans la partition étendue) commencent toujours à partir du numéro 5.
  • Les partitions logiques sont obligatoirement numérotées de façon contiguë (si sdb7 existe, cela implique obligatoirement que sdb5 et sdb6 existent).

Cible d'examen - Types de partitions

L'examen peut requérir la mémorisation des identifiants hexadécimaux des systèmes :

  • 0x83 : Partition Linux
  • 0x82 : Partition swap Linux
  • 0x8e : Partition LVM

Section 2 - Gestion des volumes logiques (LVM)

Cible d'examen - Architecture et hiérarchie LVM

Pour répondre aux questions sur le gestionnaire de volumes logiques (basé sur la couche de virtualisation Device-mapper / dmsetup), il faut respecter cet ordre précis :

  1. PV (Physical Volume) : Le disque dur ou la partition de base. Il est découpé en extensions physiques (PE - Physical Extents), dont la taille par défaut est de 4 Mo.
  2. VG (Volume Group) : Le volume virtuel regroupant les PV. Il est découpé en extensions logiques (LE - Logical Extents). LVM se charge de faire pointer les LE vers les PE. Attention : la création d'un VG écrase de manière irréversible les données existantes sur le disque.
  3. LV (Logical Volume) : Le volume final correspondant à l'espace de stockage utilisable. Il sera formaté avec un système de fichiers classique et peut être redimensionné à chaud.

Section 3 - Points de montage

Cible d'examen - La commande mount

Le document aborde la syntaxe requise pour greffer une partition sur l'arborescence.

Le document source comporte une erreur typographique évidente dans son bloc d'exemple en mentionnant # mount /dev/sd1 /data, tout en indiquant que la commande monte la partition /dev/sda1. Voici le code corrigé, dont la syntaxe est valide :

mount /dev/sda1 /data

L'administrateur doit systématiquement s'assurer de deux choses :

  • Le point de montage (/data dans notre exemple) doit obligatoirement exister avant le lancement de la commande.
  • Si le répertoire cible contient déjà des données, l'opération de montage ne les efface pas, mais les "masque". Elles redeviendront visibles une fois le démontage effectué.
  • Il est impossible de monter un système de fichiers dont la structure interne est incohérente (l'outil fsck doit être utilisé dans ce cas).

Section 4 - Schémas de partitionnement

Cible d'examen - Répartition de l'arborescence

Un administrateur doit savoir quels répertoires nécessitent d'être isolés et lesquels ne doivent surtout pas l'être.

Répertoires pouvant ou devant être isolés :

  • /boot : Souvent de petite taille (100 Mo). Utile pour stocker le chargeur de démarrage et le noyau (historiquement contraint sous les 1024 premiers cylindres par les anciens BIOS). Utilise parfois un formatage spécifique comme ext2.
  • /var : Contient les données variables (notamment les journaux). L'isoler empêche un fichier log volumineux de saturer et bloquer l'ensemble du système.
  • /usr, /usr/local, /opt : Stockage d'applications. /opt est particulièrement adapté pour des logiciels nécessitant une allocation spécifique d'inodes et pouvant nécessiter un agrandissement dynamique via LVM.
  • /home : Les données utilisateurs, dont la taille varie fortement et doit souvent être contrainte par des quotas.

Répertoires interdisant l'isolation (Point de vigilance) : Le système deviendrait totalement inexploitable si l'un de ces répertoires venait à être démonté ou placé sur une partition différente de la racine. Ils sont indispensables au démarrage du système :

  • /bin
  • /sbin
  • /lib
  • /etc
  • /dev

Méthode

Pour réussir l'objectif 102.1, l'approche doit reposer sur l'analyse systématique des intitulés :

  1. Décoder le périphérique : Lisez attentivement la nomenclature. Les lettres hd annoncent un disque IDE, sd un périphérique SATA/SCSI/USB. Le numéro final indique le type de partition : entre 1 et 4, il s'agit d'une primaire ou étendue ; 5 et plus désigne toujours une logique.
  2. Surveiller les erreurs bloquantes : Dans un QCM de conception de schéma, éliminez immédiatement toute option proposant d'isoler /etc, /sbin, /bin, /lib ou /dev sur des partitions distinctes.
  3. Visualiser l'empilement LVM : En cas de question sur la création d'espace dynamique, reprenez toujours la construction de la base vers le sommet : Disque brut -> PV (Extensions Physiques) -> VG (Groupe) -> LV (Extensions Logiques formatables).
  4. Points de montage : Rappelez-vous que monter une partition sur un répertoire non vide n'est jamais destructeur, c'est uniquement un masquage temporaire des données préexistantes.

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