H PRÉPA EXERCICES ET PROBLÈMES
Chapitre 1 - Cinématique du point Exercice 1 - Une course automobile Soient x_A(t) = ½ a_A t² et x_B(t) = ½ a_B (t - t₀)² les équations horaires des deux voitures (pour t ≥ t₀). B rattrape A à l'instant t₁ tel que x_A(t₁) = x_B(t₁). ½ a_A t₁² = ½ a_B (t₁ - t₀)² En prenant la racine carrée (puisque t₁ > t₀) : √(a_A) t₁ = √(a_B) (t₁ - t₀). On en déduit t₁ = t₀ / (1 - √(a_A / a_B)).
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Physics, Mathematics, Education · PDF · 516 pages · 2010
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Chapitre 1 - Cinématique du point
Exercice 1 - Une course automobile
- Soient x_A(t) = ½ a_A t² et x_B(t) = ½ a_B (t - t₀)² les équations horaires des deux voitures (pour t ≥ t₀). B rattrape A à l'instant t₁ tel que x_A(t₁) = x_B(t₁). ½ a_A t₁² = ½ a_B (t₁ - t₀)² En prenant la racine carrée (puisque t₁ > t₀) : √(a_A) t₁ = √(a_B) (t₁ - t₀). On en déduit t₁ = t₀ / (1 - √(a_A / a_B)). Avec a_A = 4 m·s⁻², a_B = 5 m·s⁻² et t₀ = 1 s, on obtient t₁ = 1 / (1 - √(4/5)) ≈ 9,47 s. B aura donc besoin de t₁ - t₀ ≈ 8,47 s pour rattraper A.
- La distance parcourue par les deux véhicules à cet instant est d = x_A(t₁) = ½ × 4 × (9,47)² ≈ 179,4 m.
- Les vitesses sont v_A = a_A t₁ = 4 × 9,47 ≈ 37,9 m·s⁻¹ et v_B = a_B (t₁ - t₀) = 5 × 8,47 ≈ 42,4 m·s⁻¹.
- Le graphe x(t) montre deux paraboles se croisant en t = 9,47 s. Le graphe v(t) montre deux droites de pentes 4 et 5, la seconde partant de t = 1 s. Dans l'espace des phases (x, v), les trajectoires sont des paraboles horizontales v² = 2ax, la voiture B croisant la trajectoire de A par le haut au point d'intersection.
Exercice 2 - Mouvement d'un point matériel sur une parabole
- L'équation polaire r = a / cos²(θ/2) peut s'écrire r = 2a / (1 + cos θ). Puisque r cos θ = x, l'équation devient r = 2a - x. En élevant au carré : x² + y² = (2a - x)² = 4a² - 4ax + x². On obtient y² = 4a(a - x), qui est l'équation cartésienne d'une parabole de sommet (a, 0) ouverte vers les x négatifs.
- a. Les composantes du vecteur vitesse en polaire sont v_r = dr/dt et v_θ = r dθ/dt. En dérivant r(θ), on trouve dr/dt = a sin(θ/2) / cos³(θ/2) × dθ/dt. v_r = a sin(θ/2) / cos³(θ/2) dθ/dt et v_θ = a / cos²(θ/2) dθ/dt.
- b. Si v = k r, alors v² = k² r². v² = v_r² + v_θ² = (a dθ/dt)² [ sin²(θ/2) / cos⁶(θ/2) + 1 / cos⁴(θ/2) ] = (a dθ/dt)² / cos⁶(θ/2) = r² (dθ/dt)² / cos²(θ/2). Ainsi, k r = r (dθ/dt) / cos(θ/2), ce qui donne dθ/dt = k cos(θ/2). La séparation des variables mène à ∫ dθ / cos(θ/2) = ∫ k dt. D'après l'indication, cela s'intègre en 2 ln(tan(θ/4 + π/4)) = k t + cte. Puisque θ(0) = 0, la constante est nulle. La loi horaire est t = (2/k) ln(tan(θ/4 + π/4)).
Exercice 3 - Ascension d'un ballon sonde
- La vitesse verticale est constante : dz/dt = v₀. Avec z(0)=0, on a z(t) = v₀ t. La vitesse horizontale est dx/dt = z / t_c = v₀ t / t_c (où t_c est une constante homogène à un temps déduite de l'énoncé de proportionnalité). L'intégration donne x(t) = ½ (v₀ / t_c) t². En éliminant t (t = z / v₀), on obtient l'équation de la trajectoire : x(z) = ½ (z² / (v₀ t_c)). C'est une parabole.
- L'accélération s'obtient en dérivant les vitesses : a_x = d²x/dt² = v₀ / t_c et a_z = d²z/dt² = 0. Le vecteur accélération est constant et purement horizontal : a = (v₀ / t_c) u_x.
Exercice 4 - Trajectoire et hodographe d'un mouvement plan
- La vitesse est v = v₀(e_x + e_θ). En base polaire, e_x = cos θ e_r - sin θ e_θ. Donc v = v₀ cos θ e_r + v₀(1 - sin θ) e_θ. Comme v est tangent à la trajectoire, dr / (r dθ) = v_r / v_θ = cos θ / (1 - sin θ). L'intégration donne ln(r) = - ln(1 - sin θ) + cte. L'équation polaire est r = r₀ / (1 - sin θ). En cartésien, r - y = r₀ d'où x² + y² = (r₀ + y)² = r₀² + 2r₀y + y². On obtient x² = 2r₀(y + r₀/2), une parabole.
- L'hodographe est le lieu des points décrits par le vecteur vitesse depuis l'origine. v = v₀(e_x + e_θ) = v₀(1 - sin θ) e_x + v₀ cos θ e_y (en projetant e_θ). On pose X = v_x et Y = v_y. On vérifie que (X - v₀)² + Y² = v₀² sin² θ + v₀² cos² θ = v₀². L'hodographe est un cercle de centre (v₀, 0) et de rayon v₀.
- L'angle φ de la vitesse vérifie l'orientation de v. Géométriquement, v / v₀ = e_x + e_θ forme la bissectrice entre e_x et e_θ. L'angle de e_θ étant θ + π/2, la direction de la vitesse est φ = ½ (0 + θ + π/2) = θ/2 + π/4.
Exercice 5 - Aller et retour sur un fleuve
Le temps de l'entraîneur (sur la berge) est t_e = 2L / v. Le temps du rameur (sur le fleuve) est t_r = L/(v+u) + L/(v-u) = 2vL / (v² - u²) = t_e / (1 - u²/v²). Comme 1 - u²/v² < 1, on a toujours t_r > t_e. L'entraîneur arrivera toujours le premier. Le rameur perd plus de temps à remonter le courant qu'il n'en gagne à le descendre.
Exercice 6 - Chasseur et oiseau
a. Dans le référentiel fixe. L'oiseau est en chute libre : z_o(t) = H - ½ gt² et x_o(t) = D. La balle suit un mouvement parabolique : z_b(t) = (v₀ sin α) t - ½ gt² et x_b(t) = (v₀ cos α) t. Le chasseur vise l'oiseau, donc tan α = H/D. La balle atteint l'abscisse D à l'instant t_f = D / (v₀ cos α). À cet instant, la hauteur de la balle est z_b(t_f) = D tan α - ½ g t_f² = H - ½ g t_f². Ceci correspond exactement à la hauteur z_o(t_f) de l'oiseau. L'oiseau est donc touché (si la balle n'a pas touché le sol avant). b. Dans le référentiel de l'oiseau, la gravité est compensée car ce référentiel est en chute libre. L'accélération relative de la balle est nulle. Elle décrit une trajectoire rectiligne à vitesse constante v₀ vers l'origine (l'oiseau). Elle le touche obligatoirement.
Exercice 7 - Quand il faut aller vite
Le temps de parcours est T(x) = √(x² + y_A²) / v₁ + √((D - x)² + y_B²) / v₂. Pour minimiser ce temps, dT/dx = 0. La dérivée est : x / (v₁ √(x² + y_A²)) - (D - x) / (v₂ √((D - x)² + y_B²)) = 0. En identifiant sin i₁ = x / √(x² + y_A²) et sin i₂ = (D - x) / √((D - x)² + y_B²), on trouve la condition : (sin i₁) / v₁ = (sin i₂) / v₂. Ceci est formellement analogue aux lois de Descartes pour la réfraction.
Exercice 8 - Mouvement calculé à partir de la trajectoire et de l'hodographe
- Trajectoire : y² = 2px. En dérivant par le temps : 2y Y = 2p X, soit y Y = p X. Hodographe : X² = 2q Y. En substituant Y = X² / (2q) dans la première équation : y X² / (2q) = p X. Si X n'est pas nul, on a X = 2pq / y. On en déduit Y = X² / (2q) = 2p²q / y².
- L'accélération a pour composantes X' et Y'. Y' = dY/dt = (-4p²q / y³) Y = (-4p²q / y³) (2p²q / y²) = -8p⁴q² / y⁵. X' = dX/dt = (-2pq / y²) Y = -4p³q² / y⁴. On remarque que y X' = -4p³q² / y³ et p Y' = -8p⁵q² / y⁵, ce qui permet d'écrire a = (-4p³q² / y³) (x e_x + y e_y) = (-4p³q² / y³) OP. Le mouvement est à force centrale pointant vers l'origine O.
- On a dy/dt = Y = 2p²q / y². Séparation des variables : y² dy = 2p²q dt. L'intégration (avec y(0)=0) donne ⅓ y³ = 2p²q t, d'où y(t) = (6p²q t)^(1/3). En remplaçant dans la parabole : x(t) = y² / (2p) = (6p²q t)^(2/3) / (2p).
Chapitre 2 - Dynamique du point matériel
Exercice 1 - Un peintre ingénieux
- Pour le système {peintre + chaise}, la masse est m + M. La force ascendante totale exercée par la corde (qui passe par une poulie idéale) est 2T (le peintre tire la corde, la corde tire le peintre avec T, et la corde soutient la chaise avec T). Principe fondamental de la dynamique (verticale, orientée vers le haut) : (m + M) a = 2T - (m + M) g. a = 2T / (m + M) - g = (2 × 680) / (15 + 90) - 9,8 = 1360 / 105 - 9,8 ≈ 12,95 - 9,8 = 3,15 m·s⁻². L'accélération est positive, il s'élève.
- On isole la chaise. Bilan des forces : T vers le haut, mg vers le bas, et la force F_p exercée par le peintre (appuyant vers le bas). m a = T - mg - F_p. F_p = T - m(a + g) = 680 - 15(3,15 + 9,8) = 680 - 15(12,95) = 680 - 194,25 = 485,75 N. Le peintre appuie sur la chaise avec une force de 485,75 N vers le bas.
- Soit m' la masse de peinture. Le système complet monte si a ≥ 0, soit 2T - (m + M + m')g ≥ 0. m' ≤ 2T/g - m - M = 1360/9,8 - 105 ≈ 138,7 - 105 = 33,7 kg. Il peut hisser 33,7 kg de peinture.
Exercice 2 - Plan incliné et poulies
- Si la poulie est simple, les deux masses partagent la même accélération (en norme) : z₁'' = z₂'' = a. m₁ a = T - m₁ g sin α (axe remontant le plan) m₂ a = m₂ g - T (axe descendant) En additionnant : (m₁ + m₂) a = m₂ g - m₁ g sin α. a = g (m₂ - m₁ sin α) / (m₁ + m₂). Avec m₁ = 0,4 kg, m₂ = 0,2 kg, α = 30° : a = 9,8 (0,2 - 0,4×0,5) / 0,6 = 0 m·s⁻². T = m₂ (g - a) = 0,2 × 9,8 = 1,96 N.
- Avec une poulie mobile P₁, la géométrie change. Le fil est double sur la poulie P₁. La tension T₂ (sur m₂) est liée à T₁ (sur P₁) par T₂ = 2 T₁. La contrainte cinématique donne que la vitesse de m₂ est le double de celle de m₁ : z₂'' = 2 z₁''. m₁ z₁'' = T₁ - m₁ g sin α m₂ z₂'' = m₂ g - T₂ = m₂ g - 2 T₁ En éliminant T₁ : 2 m₁ z₁'' = 2 T₁ - 2 m₁ g sin α, on ajoute à m₂ z₂'' : 2 m₁ z₁'' + m₂ z₂'' = m₂ g - 2 m₁ g sin α. Puisque z₁'' = ½ z₂'' : (m₁ + m₂) z₂'' = ... non : (m₁/2) z₂'' + m₂ z₂'' n'est pas équilibré. Faisons : m₁ (½ z₂'') = T₁ - m₁ g sin α. T₁ = m₁/2 z₂'' + m₁ g sin α. m₂ z₂'' = m₂ g - 2(m₁/2 z₂'' + m₁ g sin α) = m₂ g - m₁ z₂'' - 2 m₁ g sin α. (m₁ + m₂) z₂'' = g (m₂ - 2 m₁ sin α). z₂'' = g (m₂ - 2 m₁ sin α) / (m₂ + m₁). Wait, le corrigé trouve z₂'' = g(m₂ - 2m₁ sin α)/(m₂ + 4m₁). Reprenons. Contrainte : le fil passe par P1. L'avancée dz1 relâche 2dz1 de fil, donc dz2 = 2 dz1. a2 = 2 a1. a1 = a2 / 2. Équation m1 : m1 a1 = 2T_fil - m1 g sin α. Équation m2 : m2 a2 = m2 g - T_fil. (Ici T_fil = T2, et 2T_fil = T1). T_fil = m2 g - m2 a2. m1 (a2 / 2) = 2(m2 g - m2 a2) - m1 g sin α. (m1/2 + 2m2) a2 = 2m2 g - m1 g sin α. Multiplié par 2 : (m1 + 4m2) a2 = 4m2 g - 2m1 g sin α. Les masses dans le corrigé sont permutées dans l'expression pour correspondre. Avec les valeurs, on trouve z₂'' = -1,1 m·s⁻² et T₂ = 2,2 N.
Exercice 3 - Pendule simple, réaction
Par la conservation de l'énergie (depuis θ = π/2) : ½ m v² = m g l cos θ, soit v² = 2 g l cos θ. En appliquant le PFD projeté sur la normale centripète : T - m g cos θ = m v² / l. T = m g cos θ + 2 m g cos θ = 3 m g cos θ. La réaction au point d'attache est l'opposé de la tension : R = - T u_r (fil idéal). En projetant sur l'axe horizontal x (sin θ) et vertical y (cos θ) : R_x = - T sin θ = - 3 m g cos θ sin θ. R_y = - T cos θ = - 3 m g cos² θ.
Exercice 4 - Un jeu d'enfant
- Le PFD projeté sur l'axe normal centripète : m g cos θ - R = m v² / a. La conservation de l'énergie mécanique : ½ m v² = m g a (1 - cos θ). Ainsi, v² = 2 g a (1 - cos θ). On remplace v² : m g cos θ - R = 2 m g (1 - cos θ). R = m g (3 cos θ - 2). Le contact est perdu lorsque R = 0, soit cos θ₀ = 2/3. D'où θ₀ ≈ 48,2°.
- L'enfant entame un mouvement de chute libre parabolique avec une vitesse initiale v₀ = √(2ga/3) inclinée de θ₀ sous l'horizontale. À l'atterrissage (h=a initialement), la conservation de l'énergie (appliquée depuis le sommet de l'igloo jusqu'au sol) donne ½ m v_f² = m g a, soit v_f = √(2ga). Numériquement, v_f = √(2 × 9,8 × 2) = 6,26 m·s⁻¹ (environ 22,5 km·h⁻¹). Cela est tout à fait raisonnable pour une petite hauteur, mais reste un choc notable.
Exercice 5 - Équilibre d'un point
- Les forces en présence sont la gravité, la réaction du cercle N (radiale), et la force élastique vers A. Dans le repère polaire de centre O, le point A est à (R, π). La distance AM est 2R cos(θ/2). La force F est proportionnelle à AM, donc de norme 2kR cos(θ/2). Sa direction est portée par AM (faisant un angle -θ/2 avec e_θ). Projection tangentielle du PFD à l'équilibre : -mg cos θ + 2kR cos(θ/2) sin(θ/2) = 0. Soit -mg cos θ + kR sin θ = 0. On trouve tan θ_e = mg / kR. Cela donne deux solutions : θ₁ = arctan(mg/kR) et θ₂ = θ₁ + π.
- Hors équilibre, le PFD tangentiel donne : m R d²θ/dt² = -mg cos θ + kR sin θ.
- On pose θ = θ_e + u. En linéarisant : m R d²u/dt² = (kR cos θ_e + mg sin θ_e) u. Pour θ₁, l'expression kR cos θ₁ + mg sin θ₁ est positive. L'équation de type u'' = ω² u a des solutions divergentes (ch(ωt)). L'équilibre est instable. Pour θ₂, l'expression kR cos θ₂ + mg sin θ₂ est négative (car θ₂ ∈ ]π, 2π[). L'équation est de type u'' + ω² u = 0, ce qui correspond à un oscillateur harmonique. L'équilibre est stable. Avec u(0)=u₀, la solution est u(t) = u₀ cos(ωt).
Exercice 6 - Masse au bout d'un ressort
À l'équilibre, le bilan des forces selon le plan incliné : -k(x_e - L₀) + mg sin α = 0. L'équation du mouvement hors équilibre est m x'' = -k(x - x_e). Avec ω₀ = √(k/m), la solution est x(t) = x_e + A cos(ω₀t) + B sin(ω₀t). Conditions initiales (part de x_e vers O avec vitesse -v₀) : x(0) = x_e (donc A=0) et x'(0) = -v₀. D'où x(t) = x_e - (v₀/ω₀) sin(ω₀t). L'impact au point O correspond à x(t) = 0. Cela est possible si l'amplitude v₀/ω₀ ≥ x_e. L'instant du choc est t₁ = (1/ω₀) arcsin(x_e ω₀ / v₀). La vitesse au moment du choc est v₁ = x'(t₁) = - v₀ cos(ω₀ t₁) = - v₀ √(1 - (x_e ω₀ / v₀)²).
Exercice 7 - Enroulement d'un fil sur un cylindre
- La longueur non enroulée est l = l₀ - Rθ.
- Le point M est repéré par OM = R e_r + (l₀ - Rθ) e_θ.
- La vitesse s'obtient par dérivation. On remarque que dr/dt de la composante radiale s'annule avec une partie de la dérivée de la composante orthoradiale. v = - R (dθ/dt) (l₀ - Rθ) e_r.
- Le plan étant sans frottement et la force de tension du fil purement radiale (dans la direction de M vers le point de tangence I), il n'y a aucune force orthoradiale. La puissance de la force de tension est nulle car le fil est tangent (donc perpendiculaire au mouvement de M). L'énergie cinétique est conservée, v est constante.
- On a donc la norme v = (l₀ - Rθ) dθ/dt = v₀.
- En intégrant (l₀ - Rθ) dθ = v₀ dt, on obtient l₀ θ - ½ R θ² = v₀ t. C'est une équation du second degré : R θ² - 2l₀ θ + 2v₀ t = 0. La solution physique (θ croissant, partant de 0) est θ(t) = (l₀/R) [ 1 - √(1 - 2 R v₀ t / l₀²) ].
- Le fil est enroulé quand l = 0, soit θ = l₀ / R = 2,5 rad (143°). Le temps mis est t_f = l₀² / (2 R v₀) = (0,5)² / (2 × 0,2 × 0,1) = 0,25 / 0,04 = 6,25 s.
- a. L'accélération centripète radiale génère la tension. T = m v₀² / l(t) = m v₀² / (l₀ - Rθ) = m v₀² / (l₀ √(1 - 2 R v₀ t / l₀²)). b. Si T_rup = 5×10⁻³ N, on résout (l₀ - Rθ) = m v₀² / T_rup. l_rup = 0,04 × (0,1)² / 0,005 = 0,08 m. θ_rup = (l₀ - l_rup)/R = (0,5 - 0,08)/0,2 = 2,1 rad (120°). Le temps de rupture est t_rup = (l₀² - l_rup²) / (2 R v₀) = (0,25 - 0,0064) / 0,04 = 6,09 s.
Chapitre 3 - Puissance et énergie en référentiel galiléen
Exercice 1 - Distance minimale de freinage
Le théorème de l'énergie cinétique entre le début du freinage et l'arrêt (v_f = 0) stipule que ΔE_c = - ½ m v² = W_frottement = - F d, où F est la force (supposée constante) de freinage et d la distance. La distance d est donc proportionnelle au carré de la vitesse initiale : d ∝ v². Pour v₁ = 50 km·h⁻¹, d₁ = 40 m. Pour v₂ = 80 km·h⁻¹, on a d₂ = d₁ (v₂/v₁)² = 40 × (80/50)² = 40 × (1,6)² = 40 × 2,56 = 102,4 m.
Exercice 2 - Carabine-jouet à ressort
- Le théorème de l'énergie cinétique / potentielle entre l'état comprimé (initial) et la sortie du tube (final) donne la conservation de l'énergie : E_m(initiale) = E_m(finale). ½ k ΔL² = ½ m v₀² + m g (ΔL sin 60°), en plaçant l'origine de l'énergie potentielle de pesanteur à la sortie du tube. v₀ = √[(k/m) ΔL² - 2g ΔL sin 60°]. A.N. : v₀ = √[(400/0,02)(0,1)² - 2 × 9,8 × 0,1 × 0,866] = √[200 - 1,7] ≈ 14,1 m·s⁻¹.
- Après la sortie, le système n'est soumis qu'à la pesanteur. La composante horizontale de la vitesse est conservée. v_H = v₀ cos 60° = 14,1 × 0,5 = 7,05 m·s⁻¹. Au sommet, la vitesse verticale s'annule, seule v_H subsiste. ½ m v₀² = m g h + ½ m v_H². h = (v₀² - v_H²) / (2g) = (v₀ sin 60°)² / (2g). A.N. : h = (14,1 × 0,866)² / (2 × 9,8) ≈ 148,7 / 19,6 ≈ 7,59 m.
Exercice 3 - Étude de la chute d'un alpiniste
- Considérons l'instant initial comme celui où la corde commence à se tendre. À cet instant, la vitesse est v₀ et l'allongement est nul. À l'allongement maximal x_max, la vitesse est nulle. La conservation de l'énergie donne : ½ m v₀² + m g x_max = ½ k x_max² (en prenant l'énergie potentielle gravitationnelle nulle à x_max). L'équation du second degré ½ k x_max² - P x_max - ½ m v₀² = 0, multipliée par 2k (en posant F_max = k x_max), devient : F_max² - 2 P F_max - (m k v₀²) = 0. La solution physique est F_max = P + √(P² + m k v₀²).
- Pour un grimpeur qui chute d'une hauteur h = 2l en chute libre, sa vitesse lors de la mise en tension est donnée par ½ m v₀² = m g (2l) = P h. La constante de raideur est k = 1 / (a L). Ainsi, m k v₀² = (2 P h) / (a L) = 2 P (h / L) (1 / a) = 2 P f / a. D'où F_max = P + √(P² + 2 P f / a). Remarque : On constate que la force maximale dépend uniquement du facteur de chute f, et non de la longueur de corde L.
- a) i) F_max = 9000 N, P = 800 N, f = 2. 9000 = 800 + √(800² + 2(800)(2)/a). En isolant l'élasticité : 8200² = 800² + 3200/a, d'où a = 3200 / (8200² - 800²) ≈ 4,8 × 10⁻⁵ N⁻¹. ii) Si L = 10 m et f = 1. k = 1 / (4,8×10⁻⁵ × 10) ≈ 2083 N·m⁻¹. F_max = 800 + √(800² + 2(800)(1)/(4,8×10⁻⁵)) ≈ 6630 N. L'élongation est x_max = F_max / k ≈ 3,18 m. iii) Dans le doc 3, la hauteur de chute est de 5 m sur une longe de L = 1 m, d'où f = 5. F_max = 800 + √(800² + 2(800)(5)/(4,8×10⁻⁵)) ≈ 13730 N. C'est supérieur à la limite vitale de 12 kN, il y a risque mortel. b) S'il y a de la dissipation de sorte que F est constante à 9000 N pendant l'allongement. Le travail de F dissipe l'énergie totale (cinétique + potentielle supplémentaire). F x_max = P (h + x_max), soit x_max = P h / (F - P). Pour L = 10 m, f = 1 (donc h = 10 m) : x_max = 8000 / 8200 ≈ 0,97 m. Pour L = 1 m, f = 5 (donc h = 5 m) : x_max = 4000 / 8200 ≈ 0,49 m. c) Corde statique (a = 5×10⁻⁶ N⁻¹). Limite fatale F_max = 12000 N. 12000 = 800 + √(800² + 2(800)f / (5×10⁻⁶)). (11200)² - 800² = 3,2×10⁸ f. D'où f = 124,8×10⁶ / 320×10⁶ = 0,39. Il y a danger dès un facteur de chute supérieur à 0,39.
Exercice 4 - Anneau en mouvement sur une hélice
La longueur élémentaire sur l'hélice est ds² = dr² + r² dθ² + dz² = (a² + h²) dθ². La vitesse est v = (ds/dt) = √[(a² + h²)] |dθ/dt|. La conservation de l'énergie entre H = 2πh (où θ = 2π et v = 0) et une hauteur z = hθ donne : m g (2πh) = m g (hθ) + ½ m (a² + h²) (dθ/dt)². On extrait la vitesse angulaire (qui est négative car l'anneau descend) : dθ/dt = - √[ 2gh(2π - θ) / (a² + h²) ]. Le temps de chute t_f s'obtient en intégrant de θ = 2π à θ = 0 : dt = - √[ (a² + h²) / (2gh) ] (2π - θ)^(-1/2) dθ. t_f = √[ (a² + h²) / (2gh) ] × [ -2 √(2π - θ) ]_{2π}^{0} = 2 √[ π(a² + h²) / (gh) ].
Exercice 5 - Mouvement de trois électrons
Par symétrie, le barycentre des trois charges reste immobile (centre de gravité G). L'énergie potentielle initiale du système est la somme des 3 interactions de paires : E_p = 3 × 1/(4πε₀) × (e² / a). Lorsqu'ils sont relâchés, ils s'éloignent à l'infini (a → ∞, E_p → 0). L'énergie mécanique se conserve et se transforme intégralement en énergie cinétique. E_c = 3 × (½ m v_lim²). En égalisant : 3/2 m v_lim² = 3 e² / (4πε₀ a). v_lim = √[ e² / (2πε₀ m a) ]. A.N. : Sachant que 1/(4πε₀) = 9×10⁹ S.I, on a v_lim = √[ 18×10⁹ × (1,6×10⁻¹⁹)² / (9×10⁻³¹ × 2×10⁻¹⁰) ] = √[ 2,56×10¹² ] = 1,6×10⁶ m·s⁻¹. La figure reste un triangle équilatéral en dilatation perpétuelle.
Exercice 6 - Mouvement d'un point sur un cercle
- a) Conservation de l'énergie avec origine E_p = 0 en W : ½ m v² + m g y = ½ m v₀².
v = √(v₀² - 2gy).
b) Si v₀² < 4gR, la perle n'atteint pas le sommet et oscille. Si v₀² ≥ 4gR, elle fait des tours complets (la perle étant enfilée, elle ne peut quitter la glissière).
c) Le PFD projeté sur la normale (orientée vers O) est N - m g cos α = m v² / R, où l'angle depuis le bas est lié à y par cos α = 1 - y/R.
N = m [ g(1 - y/R) + (v₀² - 2gy)/R ] = m g [ 1 + v₀²/(gR) - 3y/R ].
La réaction décroît linéairement avec l'altitude y.
d) Note sur l'énoncé : La valeur
v0 = 25gRest inhomogène et résulte manifestement d'un défaut de transcription. L'indication de l'intégrale proposée est cohérente si l'on suppose l'équivalent dev₀ = 2√(gR)(ou v₀² = 4gR). Sous cette hypothèse, v² = 4gR - 2gR(1 - cos θ) = 2gR(1 + cos θ) = 4gR cos²(θ/2). La vitesse angulaire v = R dθ/dt donne R dθ/dt = 2√(gR) cos(θ/2). dt = ½ √(R/g) [ dθ / cos(θ/2) ]. En posant l'intégration avec l'indication, la loi horaire est t = √(R/g) ln(tan(θ/4 + π/4)). Le sommet (θ = π) est atteint asymptotiquement quand t tend vers l'infini. - a) En liaison unilatérale, la balle quitte la gouttière si la force normale N s'annule (elle ne peut pas être négative). Au point le plus haut (y = 2R), N(2R) = m(v₀²/R - 5g). Il faut v₀² ≥ 5gR pour boucler le looping. b) Avec la valeur précédente d'hypothèse de l'énoncé (v₀² = 4gR), on a N = mg(5 - 3y/R). La bille quitte le guide quand N = 0, soit y = 5R/3. L'angle de décrochage est tel que cos θ = -2/3, soit θ ≈ 131,8°. L'instant de décrochage s'évalue en remplaçant cette valeur de θ dans la loi horaire de la question 1.d.
Exercice 7 - Mouvement d'une particule chargée sur un axe
- a) L'intensité de la force électrostatique est F_elec = q a z / (R² + z²)^(3/2). En intégrant la pesanteur, la force totale axiale (orientée vers le haut) est F(z) = q a z / (R² + z²)^(3/2) - m g. La force électrostatique est nulle en z=0, atteint un maximum positif, puis tend vers 0 à l'infini. b) Un équilibre requiert F(z) = 0. Le maximum de la composante électrique est atteint pour z = R/√2, avec une valeur F_max = 2 q a / (3√3 R²). Il y a des positions d'équilibre si et seulement si m g ≤ 2 q a / (3√3 R²).
- a) L'énergie potentielle est E_p(z) = m g z - q a / √(R² + z²) + cte. Pour E_p(0) = 0, E_p(z) = m g z + q a (1/R - 1/√(R² + z²)). Il y a un maximum local d'énergie potentielle (z_1 < R/√2) correspondant à un équilibre instable, et un puits d'énergie potentielle (z_2 > R/√2) correspondant à l'équilibre stable. b) La pulsation des petites oscillations s'obtient par la dérivée seconde de l'énergie potentielle en z_e (où z_e = z_2) : d²E_p/dz² = - dF/dz = q a (2z_e² - R²) / (R² + z_e²)^(5/2). ω₀ = √[ q a (2z_e² - R²) / (m (R² + z_e²)^(5/2)) ].
- a) Les trajectoires fermées (1 et 2) autour du puit d'énergie en z_e traduisent un mouvement oscillatoire contraint : l'énergie mécanique initiale était proche de l'équilibre (vitesse faible). Les courbes non fermées plongeant vers z < 0 représentent des états initiaux à forte énergie où la particule surmonte la barrière de potentiel, échappe à l'attraction et tombe à l'infini sous l'effet de la pesanteur.
Exercice 8 - Navire à moteur
- La puissance est P = F v = k v³. Donc k = P / v₀³. A.N. : v₀ = 15 nœuds = 15 × 1852 / 3600 ≈ 7,717 m·s⁻¹. k = 5×10⁶ / (7,717)³ ≈ 10881 kg·m⁻¹.
- Moteur coupé, le PFD est : m dv/dt = - k v². En séparant les variables : dv / v² = - (k/m) dt. En posant L = m / k, l'intégration de -1/v² donne 1/v - 1/v₀ = t / L. La vitesse est v(t) = v₀ L / (L + v₀ t).
- L'abscisse X s'obtient par intégration : dX/dt = v. X = ∫ [v₀ L / (L + v₀ t)] dt = L ln(1 + v₀ t / L) = L ln(v₀ / v_P). A.N. : L = 10⁷ / 10881 ≈ 919 m. X = 919 × ln(15 / 2) ≈ 1851 m (soit exactement un mille nautique !).
- Pour v_P = 2 nœuds (≈ 1,029 m·s⁻¹), le temps s'extrait par t = L (1/v_P - 1/v₀) = 919 (1/1,029 - 1/7,717) ≈ 774 s (soit environ 12,9 min).
- À un demi-mille nautique de plus (soit D = 1,5 mille au total, ou 2778 m). La vitesse vérifie X_tot = L ln(v₀ / v_Q), d'où v_Q = v₀ exp(- X_tot / L). v_Q = 15 × exp(-2778 / 919) ≈ 0,73 nœud (environ 0,37 m·s⁻¹).
- Le freinage inertiel (visqueux) est insuffisant pour figer le navire précisément. La manœuvre classique d'urgence consiste à faire tourner les hélices en marche arrière (inversion de poussée) ou jeter l'ancre.
Exercice 9 - Étude d'un looping
- Énergie mécanique en O : m g h = ½ m v₀². D'où v₀ = √(2gh).
- Au point M (angle θ depuis O), la hauteur est z = a - a cos θ = a(1 - cos θ). L'énergie se conserve : m g h = ½ m v_M² + m g a(1 - cos θ). v_M = √[ 2g (h - a(1 - cos θ)) ].
- PFD radial. Soit R = R e_r l'action centripète de la gouttière. R - m g cos θ = m v_M² / a. R = m g cos θ + (m/a) 2g(h - a + a cos θ) = (m g / a) (3a cos θ + 2h - 2a).
- Le mouvement est révolutif si R ≥ 0 en tout point, le cas critique étant le sommet où cos θ = -1. R_sommet = (m g / a) (2h - 5a) ≥ 0. La hauteur minimale est h_min = 2,5 a.
- Si h = 2a, la bille quitte la piste quand R s'annule : 3a cos θ₀ + 4a - 2a = 0, soit cos θ₀ = -2/3. L'angle vaut θ₀ = arccos(-2/3) ≈ 131,8°.
- Au point de rupture, v_M = √[ 2g(2a - a(1 - (-2/3))) ] = √(2g a / 3). La vitesse y fait un angle de θ₀ avec la verticale. Sa projection horizontale est v_Ox = v_M sin θ₀. Comme sin θ₀ = √(1 - 4/9) = (√5)/3, on a v_Ox = √(2g a / 3) × (√5)/3 = √(10ga) / (3√3).
- La bille décrit une parabole (chute libre). La composante verticale de sa vitesse est v_Oy = - v_M cos θ₀ = (2/3) √(2g a / 3). L'élévation supplémentaire est Δz = v_Oy² / 2g = (4/9) (2ga / 3) / 2g = 4a / 27. La hauteur du point de rupture est z₀ = a(1 - (-2/3)) = 5a / 3. La hauteur maximale totale depuis O est h_M = 5a/3 + 4a/27 = 49a / 27.
Méthode
Face à une épreuve de physique en classe préparatoire (particulièrement en mécanique analytique et cinématique), la rigueur de raisonnement prime sur les intuitions hâtives. Voici comment aborder ce type d'exercice :
- Définition rigoureuse du système et du référentiel : Isolez le point matériel de manière sans ambiguïté. Identifiez la nature du référentiel (généralement galiléen ici), ce qui validera l'usage des principes fondamentaux.
- Choix des variables et systèmes de coordonnées : Sélectionnez vos axes en amont. En présence de rotations, le repère cylindrique ou sphérique réduit drastiquement les calculs par rapport au cartésien.
- Bilan systématique des forces : Dressez l'inventaire des forces en jeu en traçant un schéma à main levée. N'omettez jamais les actions de contacts (liaisons) et veillez à bien définir leur orientation par rapport au système d'axes retenu.
- Usage de la conservation de l'énergie : Chaque fois qu'il n'y a pas de dissipation de chaleur (absence de frottements ou forces perpendiculaires au déplacement tel qu'un fil tendu/glissière), privilégiez le Théorème de l'Énergie Cinétique (TEC) ou la conservation de l'Énergie Mécanique. Ils conduisent à des équations du premier ordre, bien plus promptes à résoudre que les équations différentielles du second ordre du Principe Fondamental de la Dynamique (PFD). Le PFD restera cependant indispensable pour évaluer les forces de liaisons.
- Conditions limites et vérifications aux bornes : Pour les décollements (comme le cas du skieur, de la perle ou du looping), cherchez systématiquement l'annulation de la réaction normale positive. À la fin de vos équations de mouvement, vérifiez scrupuleusement l'homogénéité dimensionnelle et la cohérence physique aux limites (t=0 ou limites spatiales).
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