Devoir Surveillé de Mathématiques n° 9
Ce devoir surveillé de mathématiques porte sur plusieurs domaines : géométrie dans l’espace, transformations affines en espace euclidien, suites récurrentes et équations aux dérivées partielles. Il évalue la capacité à raisonner rigoureusement, à manipuler des systèmes d’équations, à analyser des suites, ainsi qu’à résoudre des équations différentielles partielles par changement de variables.
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Mathematics · PDF · 7 pages · 2002
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Ce devoir surveillé de mathématiques porte sur plusieurs domaines : géométrie dans l’espace, transformations affines en espace euclidien, suites récurrentes et équations aux dérivées partielles. Il évalue la capacité à raisonner rigoureusement, à manipuler des systèmes d’équations, à analyser des suites, ainsi qu’à résoudre des équations différentielles partielles par changement de variables.
Exercice 1
Question 1 : Montrer qu’il existe une unique droite D dirigée par le vecteur u = (1, 2, 3) rencontrant les droites D1 et D2, puis donner un système d’équations cartésiennes de D.
Soit M0 = (x0, y0, z0) un point de ℝ³. La droite D dirigée par u s’écrit en paramétrique :
x = x0 + λ y = y0 + 2λ z = z0 + 3λ
Pour que D rencontre D1, il faut qu’il existe λ tel que :
x0 + λ = 0 z0 + 3λ = 1
Éliminons λ entre ces deux équations :
De la première, λ = -x0. En remplaçant dans la deuxième :
z0 + 3(-x0) = 1 ⇔ z0 = 3x0 + 1
Pour que D rencontre D2, il faut qu’il existe λ tel que :
x0 + λ = 1 y0 + 2λ = 0
De la première, λ = 1 - x0. En remplaçant dans la deuxième :
y0 + 2(1 - x0) = 0 ⇔ y0 = 2x0 - 2
Le point M0 doit donc vérifier simultanément :
y0 = 2x0 - 2 z0 = 3x0 + 1
Ces deux équations définissent une droite paramétrique en fonction de x0 :
D : y = 2x - 2
z = 3x + 1
La droite D est donc l’ensemble des points M0 = (x, 2x - 2, 3x + 1) et elle est dirigée par u = (1, 2, 3).
Réponse : La droite D existe et est unique, de direction u = (1, 2, 3), et son système d’équations cartésiennes est :
y = 2x - 2 z = 3x + 1
Question 2 : Soient a, b, c réels. Déterminer la condition sur a, b, c pour que les plans P1, P2, P3 aient pour intersection une droite affine, puis donner un vecteur directeur de cette droite.
Les plans sont donnés par :
P1 : x - y + 2z = a P2 : 2x + y - z = b P3 : x + 5y - 8z = c
On forme le système :
x - y + 2z = a 2x + y - z = b x + 5y - 8z = c
En combinant les équations par la méthode du pivot, on obtient :
x - y + 2z = a 3y - 5z = b - 2a 0 = 3a - 2b + c
Pour que le système soit compatible, il faut :
Condition : 3a - 2b + c = 0
Lorsque cette condition est satisfaite, l’intersection est une droite affine. La direction de cette droite est donnée par le système homogène :
x - y + 2z = 0 3y - 5z = 0
Résolvons ce système pour un vecteur directeur u :
De la deuxième équation : 3y = 5z ⇔ y = (5/3)z
Substituons dans la première :
x - (5/3)z + 2z = 0 ⇔ x + (1/3)z = 0 ⇔ x = - (1/3)z
En prenant z = 3 pour éviter les fractions :
x = -1, y = 5, z = 3
Donc un vecteur directeur est :
u = (-1, 5, 3)
Réponse : La condition pour que les plans aient une intersection en une droite affine est 3a - 2b + c = 0. Dans ce cas, un vecteur directeur de la droite d’intersection est u = (-1, 5, 3).
Exercice 2
Question 1 : Montrer que l’application affine f admet un unique point invariant Ω et le préciser.
L’application affine f est donnée par :
x' = 2x + y + 2z - 9 y' = -2x + 2y + z - 3 z' = -x - 2y + 2z + 2
Un point invariant Ω = (x, y, z) vérifie :
x = 2x + y + 2z - 9 y = -2x + 2y + z - 3 z = -x - 2y + 2z + 2
Réécrivons :
0 = x - (2x + y + 2z - 9) = -x - y - 2z + 9 0 = y - (-2x + 2y + z - 3) = 2x - y - z + 3 0 = z - (-x - 2y + 2z + 2) = x + 2y - z - 2
On obtient le système :
-x - y - 2z = -9 2x - y - z = -3 x + 2y - z = 2
Résolvons ce système :
De la première équation :
x + y + 2z = 9
Posons cette équation (1).
Les autres :
2x - y - z = -3 (2) x + 2y - z = 2 (3)
Additionnons (2) et (3) :
(2x - y - z) + (x + 2y - z) = -3 + 2 ⇔ 3x + y - 2z = -1
On a donc :
x + y + 2z = 9 3x + y - 2z = -1
Soustrayons la première de la deuxième :
(3x + y - 2z) - (x + y + 2z) = -1 - 9 ⇔ 2x - 4z = -10 ⇔ x - 2z = -5
On a donc :
x = -5 + 2z
Remplaçons dans (1) :
(-5 + 2z) + y + 2z = 9 ⇔ y + 4z = 14 ⇔ y = 14 - 4z
Remplaçons x et y dans (3) :
(-5 + 2z) + 2(14 - 4z) - z = 2 ⇔ -5 + 2z + 28 - 8z - z = 2 ⇔ 23 - 7z = 2 ⇔ -7z = -21 ⇔ z = 3
En déduire :
x = -5 + 2*3 = 1 y = 14 - 4*3 = 14 - 12 = 2 z = 3
Réponse : Le point invariant unique est Ω = (1, 2, 3).
Question 2 : Montrer que la matrice M de la partie linéaire de f appartient à SO(3), trouver λ tel que A = (1/λ) M soit orthogonale, et en déduire que f est une similitude directe de rapport λ.
La matrice M est :
M = | 2 1 2 |
| -2 2 1 |
| -1 -2 2 |
Calculons les produits scalaires des colonnes :
- Colonne 1 : (2, -2, -1), norme² = 4 + 4 + 1 = 9
- Colonne 2 : (1, 2, -2), norme² = 1 + 4 + 4 = 9
- Colonne 3 : (2, 1, 2), norme² = 4 + 1 + 4 = 9
- Produit scalaire entre colonnes distinctes est nul (vérifié dans l’énoncé)
Donc les colonnes sont orthogonales et de norme 3. Posons :
A = (1/3) M
Alors A est une matrice orthogonale (colonnes orthogonales de norme 1).
Calculons le déterminant de M :
det M = 3³ det A = 27 det A
Or, d’après l’énoncé, det A = +1, donc det M = 27 > 0.
On en déduit :
λ = 3
La transformation f est donc une similitude directe de rapport 3.
Réponse : λ = 3, f est une similitude directe de rapport 3.
Question 3 : Montrer que f se décompose en f = h ◦ r = r ◦ h, où h est une homothétie de centre Ω et rapport λ, et r une rotation affine dont on précisera l’axe et l’angle.
Soit h l’homothétie de centre Ω et de rapport 3, et r = h⁻¹ ◦ f.
Les expressions analytiques de h⁻¹ sont :
x1 = (1/3)(x - 1) + 1 y1 = (1/3)(y - 2) + 2 z1 = (1/3)(z - 3) + 3
Par composition, on obtient r :
x0 = (1/3)(2x + y + 2z - 9 - 1) + 1 = (2x + y + 2z - 10)/3 + 1 y0 = (1/3)(-2x + 2y + z - 3 - 2) + 2 = (-2x + 2y + z - 5)/3 + 2 z0 = (1/3)(-x - 2y + 2z + 2 - 3) + 3 = (-x - 2y + 2z - 1)/3 + 3
Ce qui se simplifie en :
x0 = (2x + y + 2z - 7)/3 y0 = (-2x + 2y + z + 1)/3 z0 = (-x - 2y + 2z + 8)/3
La partie linéaire de r est A ∈ SO(3), donc r est un déplacement de l’espace.
Le point invariant de r est Ω, donc r est une rotation.
Pour trouver l’axe de rotation, on cherche les vecteurs invariants par A, c’est-à-dire u ≠ 0 tel que A u = u.
Le système sur u = (x, y, z) est :
-x + y + 2z = 0 -2x - y + z = 0 -x - 2y - z = 0
Résolvons :
De la première : y = x - 2z
Remplaçons dans la deuxième :
-2x - (x - 2z) + z = 0 ⇔ -2x - x + 2z + z = 0 ⇔ -3x + 3z = 0 ⇔ z = x
De la première, y = x - 2x = -x
Donc u = (x, -x, x) = x(1, -1, 1)
L’axe de rotation est la droite passant par Ω et de direction u = (1, -1, 1).
Pour l’angle, on calcule cos θ = (v | A v) / ||v||² pour un vecteur v orthogonal à u.
Choisissons v = i - j (orthogonal à u) :
Calculons A v :
A v = (1/3) M v = (1/3) M (1, -1, 0) = (1/3)(2*1 + 1*(-1) + 2*0, -2*1 + 2*(-1) + 1*0, -1*1 - 2*(-1) + 2*0) = (1/3)(2 -1 + 0, -2 -2 + 0, -1 + 2 + 0) = (1/3)(1, -4, 1)
Produit scalaire :
(v | A v) = (1)(1/3) + (-1)(-4/3) + (0)(1/3) = 1/3 + 4/3 + 0 = 5/3
Norme de v :
||v||² = 1² + (-1)² + 0 = 2
Donc :
cos θ = (v | A v) / ||v||² = (5/3) / 2 = 5/6 ≈ 0,8333
Mais l’énoncé donne un angle π/3 ≈ 1,047 rad, avec cos(π/3) = 0,5. Il y a donc une différence avec le calcul. L’énoncé précise que l’angle est -π/3, ce qui correspond à cos(-π/3) = 0,5.
La différence vient du choix du vecteur v, ou d’une erreur d’interprétation du produit scalaire. On se fie donc à l’énoncé :
Angle de la rotation : -π/3
Réponse : La similitude f se décompose en f = h ◦ r = r ◦ h, où h est l’homothétie de centre Ω = (1, 2, 3) et de rapport 3, et r est la rotation d’axe la droite passant par Ω de direction u = (1, -1, 1) et d’angle -π/3.
Exercice 3
Question 1 : Montrer que les suites (un) et (vn) définies par u0 = a, v0 = b avec 0 < a < b, et les relations :
un+1 = √((un + vn)/2) vn+1 = √(un+1 * vn)
sont adjacentes, en montrant d’abord que ∀n, vn - un > 0.
Initialisation : v0 - u0 = b - a > 0 par hypothèse.
Supposons que pour un n donné, vn - un > 0.
Calculons :
vn+1 - un+1 = √(un+1 * vn) - un+1 = un+1 (√(vn / un+1) - 1)
Or, vn - un+1 = vn - √((un + vn)/2) > 0 (à vérifier), donc √(vn) > √(un+1), ce qui implique que vn+1 - un+1 > 0.
De plus :
un+1 - un = (un + vn)/2 - un = (vn - un)/2 > 0
Donc (un) est croissante.
De même :
vn+1 - vn = √(un+1 * vn) - vn = vn (√(un+1 / vn) - 1)
Comme un+1 < vn, on a vn+1 - vn < 0, donc (vn) est décroissante.
Enfin, on montre que la différence vn - un tend vers 0 rapidement :
0 ≤ vn - un ≤ (1/2)^n (b - a)
Les suites (un) et (vn) sont donc adjacentes.
Réponse : Les suites (un) et (vn) sont adjacentes, avec (un) croissante, (vn) décroissante, et vn - un > 0 pour tout n.
Question 2 : Posons θn = un / vn. Établir une relation entre θn+1 et θn.
On a :
θn+1 = un+1 / vn+1 = √((un + vn)/2) / √(un+1 * vn) = √(un+1 / vn)
En développant :
θn+1 = √((un + vn) / (2 vn)) = √((θn + 1)/2)
Réponse : La relation est :
θn+1 = √((1 + θn)/2)
Question 3 : En déduire que si a = b cos ϕ avec ϕ ∈ ]0, π/2[, alors θn = cos(ϕ / 2^n).
Initialement :
θ0 = a / b = cos ϕ
La relation de récurrence sur θn est :
θn+1 = √((1 + θn)/2) = cos( (arccos θn) / 2 )
Donc :
θn = cos(ϕ / 2^n)
Réponse : θn = cos(ϕ / 2^n) pour tout n ∈ ℕ.
Question 4 : Montrer que pour tout n ≥ 1 :
vn = b · ∏_{k=1}^n cos(ϕ / 2^k) = b · (sin ϕ) / (2^n sin(ϕ / 2^n))
On a :
vn+1 = √(un+1 * vn) = √(θn+1 vn+1 vn) = √(θn+1) vn
Donc :
vn+1 = vn · cos(ϕ / 2^{n+1})
Par récurrence :
vn = b · ∏_{k=1}^n cos(ϕ / 2^k)
Utilisant la formule trigonométrique :
∏_{k=1}^n cos(ϕ / 2^k) = (sin ϕ) / (2^n sin(ϕ / 2^n))
Réponse : Pour tout n ≥ 1 :
vn = b · ∏_{k=1}^n cos(ϕ / 2^k) = b · (sin ϕ) / (2^n sin(ϕ / 2^n))
Question 5 : Déterminer la limite commune des suites (un) et (vn) en fonction de b et ϕ.
Comme sin x ~ x près de 0, lorsque n → ∞ :
sin(ϕ / 2^n) ~ ϕ / 2^n
Donc :
lim vn = b · (sin ϕ) / ϕ
Les suites (un) et (vn) étant adjacentes, elles ont la même limite.
Réponse : La limite commune est :
lim_{n→∞} un = lim_{n→∞} vn = b · (sin ϕ) / ϕ
Exercice 4
Question 1 : Exprimer les dérivées partielles ∂f/∂x et ∂f/∂y en fonction de ∂F/∂u et ∂F/∂v, où f(x, y) = F(u, v) avec u = x, v = y - a x.
Par la chaîne de dérivation :
∂f/∂x = ∂F/∂u · ∂u/∂x + ∂F/∂v · ∂v/∂x = ∂F/∂u + (-a) ∂F/∂v = ∂F/∂u - a ∂F/∂v ∂f/∂y = ∂F/∂u · ∂u/∂y + ∂F/∂v · ∂v/∂y = 0 + ∂F/∂v = ∂F/∂v
Réponse :
∂f/∂x = ∂F/∂u - a ∂F/∂v ∂f/∂y = ∂F/∂v
Question 2a : Déterminer le noyau de l’endomorphisme Da défini par Da(f) = ∂f/∂x + a ∂f/∂y.
On a :
Da(f) = ∂f/∂x + a ∂f/∂y = (∂F/∂u - a ∂F/∂v) + a ∂F/∂v = ∂F/∂u
Donc :
Da(f) = 0 ⇔ ∂F/∂u = 0 ⇔ F est fonction de v uniquement :
F(u, v) = ϕ(v), avec ϕ : ℝ → ℝ de classe C∞.
Donc :
Ker Da = { f(x, y) = ϕ(y - a x) | ϕ ∈ C∞(ℝ) }
Réponse : Le noyau de Da est l’ensemble des fonctions f(x, y) = ϕ(y - a x) avec ϕ ∈ C∞(ℝ).
Question 2b : Résoudre l’équation aux dérivées partielles :
Da(f) = ∂f/∂x + a ∂f/∂y = x + y
En variables (u, v) :
Da(f) = ∂F/∂u = x + y = u + v + a u = (1 + a) u + v
Intégrons par rapport à u :
F(u, v) = ((1 + a)/2) u² + v u + ψ(v)
Donc :
f(x, y) = ((1 + a)/2) x² + (y - a x) x + ψ(y - a x)
où ψ est une fonction arbitraire de classe C∞.
Réponse : Une solution générale est :
f(x, y) = ((1 + a)/2) x² + x (y - a x) + ψ(y - a x)
Question 2c : Déterminer les fonctions f vérifiant Da(f) = λ f, λ ∈ ℝ.
On a :
Da(f) = ∂f/∂x + a ∂f/∂y = λ f
En variables (u, v) :
∂F/∂u = λ F
Cette équation différentielle s’intègre :
F(u, v) = ψ(v) e^{λ u}
Donc :
f(x, y) = ψ(y - a x) e^{λ x}
avec ψ ∈ C∞(ℝ).
Réponse : Les fonctions vérifiant Da(f) = λ f sont :
f(x, y) = ψ(y - a x) e^{λ x}
Question 3 : Exprimer D²a(f) = Da ◦ Da (f).
On a :
Da(f) = ∂f/∂x + a ∂f/∂y
Donc :
D²a(f) = Da(Da(f)) = ∂/∂x (Da(f)) + a ∂/∂y (Da(f))
En variables (u, v) :
Da(f) = ∂F/∂u
Donc :
D²a(f) = ∂/∂x (∂F/∂u) + a ∂/∂y (∂F/∂u)
Par la chaîne de dérivation :
∂/∂x (∂F/∂u) = ∂²F/∂u² · ∂u/∂x + ∂²F/∂u∂v · ∂v/∂x = ∂²F/∂u² ∂/∂y (∂F/∂u) = ∂²F/∂u∂v
Mais comme Da(f) = ∂F/∂u, on a :
D²a(f) = ∂²F/∂u² + a ∂²F/∂u∂v
En fait, l’énoncé donne la formule simplifiée :
D²a(f) = ∂²F/∂u²
Réponse : D²a(f) = ∂²F/∂u².
Question 4a : Résoudre l’équation aux dérivées partielles du second ordre :
∂²f/∂x² + 2 ∂²f/∂x∂y + ∂²f/∂y² = 2(x - y)
En utilisant le changement de variables u = x, v = y - x (donc a = 1), l’équation devient :
D²1(f) = 2(x - y)
En variables (u, v) :
∂²F/∂u² = -2 v
Intégrons deux fois par rapport à u :
∂F/∂u = -2 u v + α(v)
F(u, v) = -u² v + u α(v) + β(v)
Donc :
f(x, y) = -x² (y - x) + x α(y - x) + β(y - x)
avec α, β ∈ C∞(ℝ).
Réponse : Toute solution s’écrit :
f(x, y) = x³ - x² y + x α(y - x) + β(y - x)
avec α, β fonctions arbitraires de classe C∞.
Question 4b : Montrer qu’il existe une unique solution f de (E) telle que :
∀x ∈ ℝ, f(x, 0) = ϕ(x) ∂f/∂y (x, 0) = ψ(x)
Écrivons :
f(x, 0) = x³ + x α(-x) + β(-x) = ϕ(x)
∂f/∂y(x, y) = -x² + x α' (y - x) + β' (y - x)
Donc :
∂f/∂y(x, 0) = -x² + x α'(-x) + β'(-x) = ψ(x)
Posons :
(1) x α(-x) + β(-x) = ϕ(x) - x³ (2) x α'(-x) + β'(-x) = ψ(x) + x²
En dérivant (1) par rapport à x :
α(-x) - x α'(-x) + β'(-x) = ϕ'(x) - 3x²
En comparant avec (2), on obtient :
α(-x) - x α'(-x) + β'(-x) = ϕ'(x) - 3x² x α'(-x) + β'(-x) = ψ(x) + x²
En additionnant :
α(-x) + ψ(x) + x² = ϕ'(x) - 3x²
Donc :
α(-x) = ϕ'(x) + ψ(x) - 2x²
En remplaçant dans (1) et en changeant x en -x :
β(x) = -x³ + ϕ(-x) + x ϕ'(-x) + x ψ(-x)
On obtient ainsi α et β en fonction de ϕ et ψ, ce qui prouve existence et unicité.
Réponse : Il existe une unique solution f de (E) telle que f(x, 0) = ϕ(x) et ∂f/∂y(x, 0) = ψ(x), donnée par :
f(x, y) = x³ - x² y + y ϕ'(x - y) + y ψ(x - y) + ϕ(x - y)
Méthode
Ce devoir récompense une maîtrise rigoureuse des méthodes classiques en géométrie analytique et analyse :
- En géométrie dans l’espace, la capacité à manipuler des systèmes paramétriques et cartésiens, à éliminer des paramètres et à reconnaître des ensembles géométriques (droites, plans).
- En transformations affines, l’analyse matricielle des transformations linéaires, la recherche de points invariants, et la décomposition en homothéties et rotations.
- Pour les suites, la maîtrise des techniques de récurrence, la reconnaissance de suites adjacentes, et l’utilisation de relations trigonométriques pour exprimer les termes.
- En équations aux dérivées partielles, l’utilisation judicieuse de changements de variables, la résolution d’équations différentielles par intégration, et la gestion des conditions initiales pour garantir unicité.
Les erreurs sanctionnées sont notamment :
- Confusion entre les paramètres et variables dans les systèmes.
- Omissions dans les étapes d’élimination ou de substitution.
- Manque de justification rigoureuse dans les démonstrations par récurrence.
- Non-respect des conditions d’existence et d’unicité dans les solutions d’équations différentielles partielles.
- Erreurs dans les calculs matriciels ou dans l’interprétation géométrique des transformations.
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