Variables Aléatoires - I.P.E.I.M

Probability, Random Variables, Statistics · exam

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I.P.E.I.M

Variables aléatoires

MP2

Exercice 1:

On considère un dé cubique truqué dont les faces sont numérotés de 1 à 6 et on note X la variable

aléatoire donnée par le numéro de la face du dessus. On suppose que le dé est truqué de sorte que la

probabilité d’obtenir une face est proportionnelle au numéro inscrit sur cette face.

1. Déterminer la loi de X , calculer son espérance.

2. On pose Y = 1/X . Déterminer la loi de Y , et son espérance.

Correction de l’exercice 1:

1. X prend ses valeurs dans {1, . . . , 6}. Par hypothèse, il existe un réel a tel que P(X = k) = ka.

Maintenant, puisque PX est une loi de probabilité, on a :

6

(cid:88)

P(X = k) = 1 ⇐⇒ a

6 × 7

2

= 1 =⇒ a = 1/21.

On a donc :

k=1

On vérifie aisément en appliquant la formule E(X ) =

k

P(X = k)

1

1

21

2

2

21

3

3

21

6

6

21

5

5

21

4

4

21

kP(X = k) que E(X ) = 13

3

.

6

(cid:88)

k=1

2. On a Y = k ⇐⇒ X = 1/k. Y prend donc ses valeurs dans {1, 1/2, 1/3, 1/4, 1/5, 1/6}, et la loi est

donnée par :

1/k

P(Y = k)

Le calcul de l’espérance n’est pas plus difficile, et donne :

1/1 1/2 1/3 1/4 1/5 1/6

6

1

21

21

4

21

5

21

2

3

21

21

E(Y ) = 2

7

.

Attention à l’erreur suivante : ce n’est pas parce que Y = 1/X que E(Y ) = 1/E(X )!!!.

Exercice 2:

On lance un dé non truqué à cinq faces numérotées de 1 à 5 et on regarde le nombre inscrit sur sa face

inférieure.

On note pn la probabilité que la somme des résultats obtenus lors des n premiers lancers soit paire.

1. Calculer p1 et p2.

2. Montrer que la suite (pn

(1 − pn

= 2

).

)

5 pn

+ 3

5

3. Montrer que pour tout n ∈ (cid:78)∗ pn

n(cid:190)1 vérifie la relation de récurrence : pn+1

(cid:129)

− 1

5

+ 1

2

= 1

2

(cid:139)n

.

4. On lance, maintenant, indéfiniment le dé et on appelle X le rang du premier 5 obtenu. On admet

que X est variable aléatoire réelle.

a) Déterminer la loi de probabilité de X .

b) Donner l’espérance et la variance de X .

Correction de l’exercice 2:

1. Les lancers sont identiques et mutuellement indépendants

Notons pour n ∈ (cid:78)∗, l’événement Pn : « le numéro de la face inférieur est paire », Pn c’est que la face

inférieur soit 2 ou 4, on a donc (cid:80)(Pn

.

) = 2

5

l’événement S1 est égale à P1 donc p1

= (cid:80)(S1

) = 2

5

.

S2

= (P1

∩ P2

) ∪ (P1

∩ P2 donc p2

= (cid:80)(S2

) =

(cid:139)2

+

(cid:129) 2

5

(cid:139)2

(cid:129) 3

5

= 13

25

.

Var-aléatoire

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MP2

Analyse

A. U : 20/21

2. Soit n (cid:190) 1, la famille (Pn, Pn est un système complet donc

(cid:80)(Pn+1

) = (cid:80) (Pn+1

) (cid:80)(Pn

Si Pn est réaliser donc la probabilité d’avoir Pn+11 c’est égale à la probabilité d’avoir la face inférieur

paire dans n + 1 lancer

) = 2

5

et donc (cid:80) (Pn+1

|Pn

|Pn

|Pn

)

.

) + (cid:80) (cid:0)Pn+1

(cid:1) (cid:80)(Pn

Si Pn est réaliser donc la probabilité d’avoir Pn+1 c’est égale à la probabilité d’avoir la face inférieur

impaire dans n + 1 lancer

et donc (cid:80) (cid:0)Pn+1

. On en déduit alors

|Pn

(cid:1) = 3

5

pn+1

= 2

5

pn

+ 3

5

(1 − pn

) = − 1

5

pn

+ 3

5

.

3. Récurrence sur (cid:78)∗

4. a) On a X (Ω) = (cid:78)∗, Notons Cn : « n-ème lancer donne 5 comme numéro de la face inférieur ».

Comme les lancers sont mutuellement indépendantes et identiques et (cid:80)(Cn

(X = 1) = C1 donc (cid:80)(X = 1) = 1

5

∩ . . . Cn−1

∩ Cn donc (cid:80)(X = n) =

(X = n) = C1

. Si n (cid:190) 2

(cid:129) 4

5

(cid:139)n−1 1

5

= 1

4

(cid:129) 4

5

(cid:139)n

.

) = 1

Publicité

5

.

b) D’après le cours on a

E(X ) = 1

p

= 5 et V(X ) = 1 − p

p2

= 20.

Exercice 3:

Soient X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans (cid:78)∗, telles que :

P(cid:0)(X = i) ∩ (Y = j)(cid:1) = a

2i+ j

1. Calculer a.

2. Déterminer les lois marginales de X et Y .

, pour tous i, j de (cid:78)∗.

3. X et Y sont-elles indépendantes ?

Correction de l’exercice 3:

1. Il est d’abord nécessaire que a (cid:190) 0. On a ensuite :

+∞

(cid:88)

(cid:88)

a

2i+ j

i, j(cid:190)1

= 1 ⇐⇒

a

2i

= 1 ⇐⇒ a = 1.

i=1

2. Pour i ∈ (cid:78)∗, on a :

+∞

(cid:88)

P(X = i) =

P(cid:0)(X = i) ∩ (Y = j)(cid:1) =

+∞

(cid:88)

j=1

1

2i+ j

= 1

2i

= 1

2

1

2i−1

.

j=1

X suit donc une loi géométrique de paramètre 1/2. Par raison de symétrie, il en est de même pour

Y .

3. On a :

P(X = i) × P(Y = j) = 1

2i+ j

= P(cid:0)(X = i) ∩ (Y = j)(cid:1).

Les variables aléatoires sont indépendantes.

Exercice 4: Soient X et Y deux variables aléatoires définies sur un même espace probabilisé (Ω, (cid:65) , P)

et à valeurs dans (cid:78) dont la loi est donnée par :

∀(i, j) ∈ (cid:78)2, P((X = i) ∩ (Y = j)) = 1

1. Déterminer les lois de X et de Y .

2. a) Prouver que 1 + X suit une loi géométrique et en déduire l’espérance et la variance de X .

e2i+1 j!

b) Déterminer l’espérance et la variance de Y.

Var-aléatoire

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MP2

Analyse

A. U : 20/21

3. Les variables X et Y sont-elles indépendantes ?

4. Calculer P(X = Y ).

Correction de l’exercice 4:

∀(i, j) ∈ (cid:78)2, P((X = i) ∩ (Y = j)) = 1

1. Déterminons les lois de X et de Y .

e2i+1 j!

• Soit i ∈ N,

• De même, si j ∈ N,

P(X = i) = 1

e2i+1

+∞

(cid:88)

j=1

1

j!

= 1

2i+1

P(Y = j) = 1

e j!

2. a) Prouvons que 1 + X suit une loi géométrique et calculons l’espérance et la variance de X . Si

i ∈ N∗,

P(X + 1 = i) = P(X = i − 1) = (1 − 1

2

)i−1 1

2

ce qui montre que X + 1 ∼ (cid:80) (1/2).

Donc l’espérance de X est 2, la variance vaut 2.

b) On a : Y ∼ (cid:80) (1) donc espérance et variance valent 1.

3. Les variables X et Y sont indépendantes, puisque (cid:80)(X = i, Y = j) = (cid:80)(X = i)(cid:80)(Y = j).

4. Calculons P(X = Y ).

(X = Y ) =

+∞

(cid:83)

n=0

La probabilité cherchée est

(cid:80)(X = n, Y = n) = (cid:80)(X = n)(cid:80)(Y = n).

+∞

(cid:88)

i=0

1

e

1

2i+1i!

= 1

(cid:112)

2

e

Exercice 5:

Soit (Ω, (cid:65) , P) un espace probabilisé.

1. a) Soit X 1 et X 2 deux variables aléatoires définies sur (Ω, (cid:65) ).

On suppose que X 1 et X 2 sont indépendantes et suivent une loi

de Poisson, de paramètres respectifs λ

Déterminer la loi de X 1

1 et λ

+ X 2.

2.

b) En déduire l’espérance et la variance de X 1

+ X 2. Donner la fonction génératrice de X 1

+ X 2.

2. Soit X et Y deux variables aléatoires définies sur (Ω, (cid:65) , P).

On suppose que Y suit une loi de Poisson de paramètre λ.

On suppose que X (Ω) = (cid:78) et que ∀m ∈ (cid:78), la loi conditionnelle de X

sachant (Y = m) est une loi binomiale de paramètre (m, p).

Déterminer la loi de X .

Correction de l’exercice 5:

1. a) Déterminons la loi de X 1

+ X 2.

Posons Z = X 1

+ X 2, on Z (Ω) = (cid:78) et ∀n ∈ (cid:78), (Z = n) =

n

(cid:83)

k=0

(X 1

= k, X 2

= n − k) donc

(cid:80)(Z = n) =

=

n

(cid:88)

k=0

n

(cid:88)

k=0

(cid:80) ((X 1

= k, X 2

= n − k)) , X 1 et X 2 sont indépendantes donc

(cid:80) ((X 1

= k) (cid:80)(X 2

= n − k)

Var-aléatoire

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MP2

Analyse

A. U : 20/21

=

n

(cid:88)

k=0

e−λ

1

λk

1

k!

= e−(λ

1

)

2

e−λ

2

λ(n−k)

2

(n − k)!

λn−k

λk

2

1

k!(n − k)!

n

(cid:88)

n

Publicité

(cid:88)

k=0

= 1

n!

e−(λ

1

)

2

Ck

n

λk

1

λn−k

2

= e−(λ

1

2

k=0

+ λ

1

)n

2

) (λ

n!

La somme de deux variables indépendantes de lois respectives (cid:80)(λ

λ

) et (cid:80)(λ

2

1

) suit une loi (cid:80)(λ

+

1

).

2

b) L’espérance et la variance valent donc λ

+ λ

1

2. Là, c’est du cours.

2. Soit X et Y deux variables aléatoires définies sur (Ω, (cid:65) , (cid:80)).

On suppose que Y suit une loi de Poisson de paramètre λ.

On suppose que X (Ω) = (cid:78) et que ∀m ∈ (cid:78), la loi conditionnelle de X

sachant (Y = m) est une loi binomiale de paramètre (m, p).

Déterminons la loi de X .

(cid:80)(X = n) =

(cid:80)(Y = m)PY =m

(X = n)

+∞

(cid:88)

m=0

+∞

(cid:88)

m=n

=

e−λ λm

m!

+∞

(cid:88)

= e−λ pn

n!

= e−λ (pλ)n

n!

m=n

mpn(1 − p)m−n

Cn

λm

(m − n)!

(1 − p)m−n

eλ(1−p) = e−λp

(pλ)n

n!

Donc X (cid:44)→ (cid:80)(pλ).

Exercice 6:

Soit p ∈]0, 1[. On dispose d’une pièce amenant "pile" avec la probabilité p. On lance cette pièce jusqu’à

obtenir pour la deuxième fois "pile". Soit X le nombre de "face" obtenus au cours de cette expérience.

1. Déterminer la loi de X .

2. Montrer que X admet une espérance, et la calculer.

3. On procède à l’expérience suivante : si X prend la valeur n, on place n + 1 boules numérotées de 0

à n dans une urne, et on tire ensuite une boule de cette urne. On note alors Y le numéro obtenu.

Déterminer la loi de Y . Calculer l’espérance de Y .

4. On pose Z = X − Y . Donner la loi de Z et vérifier que Z et Y sont indépendantes.

Correction de l’exercice 6:

1. L’événement X = n correspond au déroulement suivant : on a obtenu un et un seul pile lors des n+1

premiers tirages, et le n + 2-ème tirage donne un pile.

Il y a donc n + 1 choix pour le premier pile. Ceci choisi, l’événement élémentaire a une probabilité

qui vaut p2(1 − p)n. On a donc :

P(X = n) = (n + 1)p2(1 − p)n.

2. La série définissant E(X ) est évidemment convergente, et sa sommation est facile (si elle vous semble

difficile, il faut réviser comment faire, par exemple en utilisant les séries entières). On trouve :

E(X ) =

+∞

(cid:88)

n=1

nP(X = n) = 2(1 − p)

p

.

Var-aléatoire

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Analyse

A. U : 20/21

3. Si n (cid:190) 1 est fixé, et k ∈ {0, . . . , n}, on a clairement :

Par la formule des probabilités totales :

(cid:88)

P(Y = k) =

P(Y = k|X = n)P(X = n)

P(Y = k|X = n) = 1

n + 1

.

n=k

On reconnait que Y + 1 suit une loi géométrique de paramètre p. On a donc :

n=0

(cid:88)

=

(n + 1)p2(1 − p)n 1

n + 1

= p(1 − p)k.

E(Y ) = 1

p

− 1 = 1 − p

p

.

Ceci peut bien sûr se retrouver par un calcul direct.

4. On a :

(Z = h) =

(cid:91)

j=0

[(Y = j) ∩ (X = h + j)] .

Cette réunion étant disjointe, il vient :

P(Z = h) =

=

(cid:88)

j=0

(cid:88)

P(Y = j|X = h + j)P(X = h + j)

p2(1 − p)h+ j

On a ensuite :

P[(Z = h), (Y = j)] = P(X = h + j, Y = j) = P(Y = j|X = h + j)P(X = h + j)

j=0

= p(1 − p)h.

= p2(1 − p)h+ j.

Ceci est égal à P(Z = h) × P(Y = j). Les variables aléatoires sont indépendantes.

Exercice 7:

1. Soit X une variable aléatoire binomiale (cid:66)(n, p), p ∈]0; 1 [.

Calculer l’espérance de la variable Y = 1

X +1

2. Soit X une variable aléatoire suivant une loi géométrique de paramètre p.

Calculer (cid:69)( 1

X

).

3. Soit X une variable aléatoire suivant une loi de Poisson de paramètre λ > 0.

Calculer (cid:69)( 1

X +1

).

Correction de l’exercice 7:

1. Soit X une variable aléatoire binomiale (cid:66)(n, p), p ∈]0; 1 [.

Calculons l’espérance de la variable Y = 1

X +1 .

Par la formule de transfert

E( 1

X + 1

) =

n

(cid:88)

k=0

Ck

n

k + 1

pk(1 − p)n−k

On a :

Ck

n

k + 1

=

Ck+1

n+1

n + 1

On en déduit alors

E( 1

X + 1

) = 1

Publicité

n + 1

= 1

n + 1

n

(cid:88)

k=0

n+1

(cid:88)

k=1

n+1pk(1 − p)n−k

Ck+1

n+1pk−1(1 − p)n+1−k

Ck

Var-aléatoire

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MP2

Analyse

A. U : 20/21

n+1

(cid:88)

n+1pk(1 − p)n+1−k

Ck

=

=

1

p(n + 1)

1

p(n + 1)

k=1

n+1

(cid:88)

(

1

p(n + 1)

2. Soit X une variable aléatoire suivant une loi géométrique de paramètre p.

=

k=0

n+1pk(1 − p)n+1−k − (1 − p)n)

Ck

((p + 1 − p)n+1 − (1 − p)n) = 1 − (1 − p)n

p(n + 1)

Calculons (cid:69)( 1

X

Par la formule de transfert

).

E( 1

X

+∞

(cid:88)

) =

k=1

= p

p(1 − p)k−1

k

+∞

(cid:88)

(1 − p)k

k

1 − p

k=1

Or pour x ∈] − 1; 1[, on a :

donc

+∞

(cid:88)

k=1

x k

k

= − ln(1 − x).

E( 1

X

) = p

p − 1

ln(p).

3. Soit X une variable aléatoire suivant une loi de Poisson de paramètre λ > 0.

Calculons (cid:69)( 1

X +1

). Notons Y = 1

1 + X

On en déduit que

. Y prend ses valeurs dans

(cid:129)

(cid:80)

Y = 1

1 + k

(cid:139)

=

λk

k!

e−λ.

(cid:167) 1

1 + k

(cid:170)

; k (cid:190) 0

et on a

E(Y ) = (cid:88)

e−λ

λk

k!

1

1 + k

λk

(k + 1)!

λk+1

(k + 1)!

e−λ

e−λ

k(cid:190)0

(cid:0)eλ − 1(cid:1)

(cid:88)

k(cid:190)0

= (cid:88)

k(cid:190)0

= 1

λ

= e−λ

λ

= 1 − e−λ

λ

.

Exercice 8:

Un étudiant s’ennuie durant son cours de probabilités et passe son temps à regarder par la fenêtre

les feuilles tomber d’un arbre. On admet que le nombre de feuilles tombées à la fin du cours est une

variable aléatoire X qui suit une loi de Poisson de paramètre λ > 0. Cela signifie que pour tout k ∈ (cid:78),

P(X = k) = e−λ λk

k!

1. a) Expliquer pourquoi les hypothèses de l’énoncé permettent de dire que pour tout λ > 0, eλ =

.

+∞

(cid:88)

k=0

Var-aléatoire

λk

k!

.

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MP2

Analyse

A. U : 20/21

b) Calculer l’espérance et la variance de X.

2. A chaque fois qu’une feuille tombe par terre, l’étudiant lance une pièce qui donne pile avec une

probabilité p et face avec probabilité q = 1 − p, p ∈]0, 1[. On note F et P le nombre de faces et de

piles obtenus respectivement.

a) Pour k ∈ (cid:78) fixé, expliquer de manière simple pourquoi la loi de F sachant X = k est une loi

binomiale dont on précisera les paramètres. En déduire l’expression de P(F = a|X = k).

b) Pour (k, a) ∈ (cid:78), calculer la quantité P(X = k, F = a).

c) En déduire la loi de F , ainsi que son espérance.

d) Donner, sans calculs, la loi de P.

3. Montrer que P et F sont indépendantes.

4. Calculer E[P F ] et Var[P + F ].

Correction de l’exercice 8:

1. a) On nous dit que X est une variable aléatoires à valeurs dans (cid:78) telle que

On sait aussi que

De ces deux relations, on déduit facilement le résultat demandé.

eλ =

+∞

(cid:88)

k=0

λk

k!

.

k=0

b) Ce sont des arguments à savoir. On a

E(X ) =

+∞

(cid:88)

k=0

= e−λ

P(X = k) = e−λ λk

k!

.

+∞

(cid:88)

P(X = k) = 1.

k=0

eλ =

+∞

(cid:88)

λk

k!

.

kP(X = k)

+∞

(cid:88)

λk

(k − 1)!

k=1

+∞

Publicité

(cid:88)

k=0

λk

k!

= e−λλ

= λ.

On a de la même façon, en écrivant k2 = k(k − 1) + k,

+∞

(cid:88)

E(X 2) =

k2P(X = k)

On en déduit que

k=0

= e−λ

+∞

(cid:88)

k=2

= λ2 + λ.

λk

(k − 2)!

+ e−λ

+∞

(cid:88)

k=1

λk

(k − 1)!

V (X ) = E(X 2) − (cid:0)E(X )(cid:1)2 = λ.

2. A chaque fois qu’une feuille tombe par terre, l’étudiant lance une pièce qui donne pile avec une

probabilité p et face avec probabilité q = 1 − p, p ∈]0, 1[. On note F et P le nombre de faces et de

piles obtenus respectivement.

a) Lorsque X est fixé égal à k, F compte le nombre de succès (obtenir face) de la répétition de k

expériences aléatoires indépendantes ayant chacune une probabilité q de succès. Donc la loi de

Var-aléatoire

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MP2

Analyse

A. U : 20/21

F sachant X = k est une loi binomiale (cid:66)(k, q). On en déduit que

P(F = a|X = k) =

kqa pk−a

(cid:110) Ca

0

si 0 (cid:182) a (cid:182) k

sinon.

b) On a :

P(F = a, X = k) = P(X = k)P(F = a|X = k)

(cid:168)

=

e−λ λk

k!

0

kqa pk−a

Ca

si a (cid:182) k

sinon.

c) D’après la formule des probabilités totales,

+∞

(cid:88)

P(F = a) =

P(F = a, X = k)

+∞

(cid:88)

k=a

(λp)k

(k − a)!

+∞

(cid:88)

(λp)a

(λp)a

k=a

+∞

(cid:88)

k=0

(λp)aeλp

(λp)k−a

(k − a)!

(λp)k

k!

k=a

(cid:139)a 1

a!

(cid:139)a 1

a!

= e−λ (cid:129) q

p

= e−λ (cid:129) q

p

= e−λ (cid:129) q

p

= e−λ (cid:129) q

p

(λq)a

a!

= e−λq

(cid:139)a 1

a!

(cid:139)a 1

a!

.

Ainsi, F suit une loi de Poisson de paramètre qλ e E(F ) = qλ.

d) Par symétrie, P suit une loi de Poisson de paramètre pλ.

3. L’événement (F = a) ∩ (P = b) est l’événement (F = a) ∩ (X = a + b) et donc

(cid:80)(F = a et P = b) = (cid:80)(F = aet X = a + b)

= P(F = a|X = a + b)P(X = a + b)

= e−λ λa+b

(a + b)!

= e−λ λa+b

a!b!

a+bqa p b

Ca

qa p b.

D’autre part,

Ces deux quantités sont égales, et donc P et F sont indépendantes.

(cid:80)(F = a) × (cid:80)(P = b) = e−λq

(λq)a

a!

e−λp

(λp)b

b!

.

4. Par indépendance de P et F , on a

et

ce qu’on pouvait aussi retrouver en remarquant plus simplement que P + F = X .

E(P F ) = E(P)E(F ) = λ2pq

Var[P + F ] = Var(P) + Var(F ) = λ,

Exercice 9: Soit (Ω, (cid:65) , (cid:80) ) un espace probabilisé. Soient (cid:34) et X deux variables aléatoires réelles dis-

crètes indépendantes définies sur (Ω, (cid:65) , (cid:80) ) telles que :

• (cid:34) suit une loi de Bernoulli de paramètre p ∈]0, 1[.

• X (Ω) = (cid:78)∗.

On pose Y = (cid:34)X + 1.

1. En utilisant le système complet d’événement {(cid:34) = 0} et {(cid:34) = 1}, montrer que :

i) (cid:80)(Y = 1) = 1 − p.

ii) (cid:80)(Y = k) = p(cid:80)(X = k − 1), pour tout k (cid:190) 2.

2. On suppose que X admet une espérance finie. Montrer que Y est d’espérance finie et que :

E[Y ] = p E[X ] + 1.

Var-aléatoire

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MP2

Analyse

A. U : 20/21

3. On suppose que X et Y ont même loi,

a) Montrer que pour tout k ∈ (cid:78)∗, on a : (cid:80)(X = k + 1) = p(cid:80)(X = k).

b) En déduire que pour tout k ∈ (cid:78)∗ on a : (cid:80)(X = k) = (1 − p)pk−1.

c) Reconnaitre alors la loi de X .

d) Retrouver alors la valeur de l’espérance d’une loi géométrique de paramètre q = 1 − p.

Correction de l’exercice 9:

1. En utilisant le système complet d’événement {(cid:34) = 0} et {(cid:34) = 1}, on a

(cid:80)(Y = k) = (cid:80)(Y = k | (cid:34) = 0)(cid:80)((cid:34) = 0) + (cid:80)(Y = k | (cid:34) = 1)(cid:80)((cid:34) = 1)

= (1 − p)(cid:80)(Y = k | (cid:34) = 0) + p(cid:80)(Y = k | (cid:34) = 1).

i) Pour k = 1, on a (cid:80)(Y = 1) = (1 − p)(cid:80)(Y = 1 | (cid:34) = 0) + p(cid:80)(Y = 1 | (cid:34) = 1)

(cid:80)(Y = 1 | (cid:34) = 0) = 1 et (cid:80)(Y = 1 | (cid:34) = 1) = (cid:80)(X = 0) = 0.

On obtient donc (cid:80)(Y = 1) = 1 − p.

ii) Soit k (cid:190) 2, on a

On obtient alors (cid:80)(Y = k) = p(cid:80)(X = k − 1)

(cid:80)(Y = k | (cid:34) = 0) = 0 et (cid:80)(Y = k | (cid:34) = 1) = (cid:80)(X = k − 1)

2. Si X admet une espérance finie donc la série numérique

(cid:88)

(cid:88) (cid:80)(X = k) est aussi absolument convergente donc par somme

comme la série numérique

1)(cid:80)(X = k) d’où

absolument convergente et donc Y admet une espérance finie.

Les variables (cid:34) et X sont indépendantes donc E((cid:34)X ) = E((cid:34)) E(X ) = p E(X ), d’où

k(cid:80)(X = k − 1) est absolument convergente et par suite

(cid:88)

k(cid:80)(X = k) est absolument convergente et

(cid:88)(k +

k(cid:80)(Y = k) est

(cid:88)

E(Y ) = E((cid:34)X + 1) = E((cid:34)) E(X ) + 1 = p E(X ) + 1.

3. On suppose que X et Y ont même loi,

a) Pour tout n ∈ (cid:78)∗, on a

(cid:80)(X = k + 1) = (cid:80)(Y = k + 1) = p(cid:80)(X = k).

b) La suite ((cid:80)(X = k))

k∈(cid:78)∗ est une suite géométrique de raison p de premier terme

(cid:80)(X = 1) = (cid:80)(Y = 1) = 1 − p. On en déduit alors que pour tout k ∈ (cid:78)∗, on a :

(cid:80)(X = k) = (1 − p)pk−1.

c) On a X (Ω) = (cid:78)∗ et ∀k ∈ (cid:78)∗, (cid:80)(X = k) = p(1 − p)n−1 donc X suit une loi géométrique de

paramètre 1 − p.

d) On a E(Y ) = E(X ), d’autre part E(Y ) = p E(X )+1, on tire alors E(X ) = 1

1 − p

= 1

q

avec q = 1− p.

Var-aléatoire

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