TP de Maple : Approximation, séries de Fourier
c(cid:13) Dikanaina Harrivel, protégé par la GNU Free Documentation License
source disponible sur http://www.velvia.org
Soit f : R → R une fonction 2π-périodique intégrable sur [−π, π]. On définit les coefficients
2 Phénomène de Gibbs
de Fourier en cosinus et sinus (an(f ))n∈N et (bn(f ))n∈N∗ de la fonction f par
π
1. Tracez sur [−π, π] la fonction ϕ(x) = −x + π x
|x| .
an(f ) =
bn(f ) =
1
2π Z
1
2π Z
−π
π
−π
f (x) cos(nx)dx
f (x) sin(nx)dx
Ainsi que les sommes partielles de Fourier Sn(f ) par
n
Sn(f )(x) = a0(f ) + 2
[ak(f ) cos(k.x) + bk(f ) sin(k.x)]
Xk=1
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Nous allons chercher à étudier avec Maple certaines propriétés de ces sommes partielles.
1 Quelques routines
1. Construisez une fonction coefcos(f,n) qui étant donné une fonction f et un entier n
calcule le coefficient en cosinus an(f ) de f. Faites de même une fonction coefsin(f,x)
calculant le coefficient en sinus bn(f ).
2. Écrivez une fonction seriefourier(f,n) qui à une fonction f et un entier n associe
la fonction Sn(f ) qui est la somme partielle de la série de Fourier de f .
Tester rapidement votre procédure en calculant les coefficients de Fourier de la fonc-
tion sin et cos. Quel est le 25 ieme coefficient en cosinus et en sinus de la fonction
x → x8 + 6x2 + 1 ? Donnez en fonction de n les nieme coefficients de Fourier en sinus et
cosinus de la fonction x → x. sin(x).
3. Créez une liste des 10 graphiques obtenus en traçant le graphe des fonctions Sn(exp) et
exp sur [−π, π] pour n = 1..10. Creez alors une animation permettant de voir l’évolution
des graphes lorsque n augmente 1.
2. Calculez le nieme coefficient de Fourier de ϕ. Déduisez-en la somme partielle Sn(ϕ)(x)de
la série de fourier de ϕ (faites le formellement) puis calculez la dérivée de cette somme
partielle Sn(ϕ)0(x).
3. Cherchez le premier point xn ∈ [0, π] où Sn(ϕ) admet un extremum local. Quelle est la
valeur de yn = Sn(ϕ) en ce point ?
4. déterminez la limite de yn lorsque n → ∞. En quoi ce résultat est-il surprenant ?
5. A l’aide de la procédure evolution(f,n) visualisez le comportement de la suite des
sommes partielles sur cet exemple. Dans quels exemples de l’exercice précédent un com-
portement similaire était-il visible ?
3 Approximations de fonctions par des polynômes
Le théorème de Stone-Weierstrass nous assure que toute fonction continue sur un compact
de R est uniformément approchable par des fonctions polynomiales sur ce compact. Dans la
pratique, il n’est pas évident de trouver des polynômes approximants. Nous nous baserons
sur l’exemple suivant
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f (x) =
1
x2 + 1
(1)
3.1 Développement de Taylor
1. Définir la fonction f et tracer son graphe sur [−5, 5].
4. Écrivez une procédure evolution(f,n) automatisant le procédé, c’est-à-dire étant
donné une fonction f et un entier n crée l’animation associée. Testez votre procédure
sur plusieurs exemples.
2. A l’aide de la commande taylor, trouvez la partie régulière T du développement limité
de f au voisinage de 0 à l’ordre 10. Tracer sur un même graphique le graphe de f et de
T sur l’intervalle [−1, 1] puis sur [−5, 5].
1Vous pouvez utiliser l’option insequence=true de la fonction display.
3.2 Interpolation
3.3 Variante : les points de Tchebychev
1. Écrire une procédure lagrange(f,n,minimum,maximum) qui étant donné la fonction f ,
l’entier n et les bornes réelles min et max renvoit l’unique polynôme P de degré ≤ n
tel que :
Cette méthode s’inspire de la précédente, mais les points d’interpolation ne sont plus les
mêmes. Écrire une procédure tchebychev(f,n,minumum,maximum) renvoyant l’unique po-
lynôme ˜P de degré inférieur à n tel que
∀k ∈ J0, nK P
min +
(cid:18)
k
n
(max − min)
(cid:19)
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= f
min +
(cid:18)
k
n
(max − min)
(cid:19)
où pour tout k ∈ J0, nK le réel zk est défini par
∀k ∈ J0, nK
˜P (zk) = f (zk)
(Question subsidiaire : ce polynôme existe t-il ? Pourquoi ?) On pourra utiliser la fonc-
tion interp de Maple.
zk =
1
2 (cid:20)
(min + max) + (max − min) cos
(2k + 1)
2n + 2 (cid:19)(cid:21)
π
(cid:18)
2. Tracer alors sur [−5, 5] la fonction f définie par (1) et les polynômes obtenus par la
procédure précédente pour n =4, 10, 20, 50.
Visualisez les résultats obtenus pour n =4, 10, 20, 50, et comparez aux résultats obtenus dans
la section précédente.