Système de gestion de fichiers

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Système de gestion de fichiers

Institut Supérieur d'Informatique et des Technologies de Communication · Operating Systems · notes

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Chapitre 3 :

Syst me de gestion de fichiers

3.1- Introduction

Le syst me de gestion de fichiers (SGF) est la partie la plus visible dun syst me dexploitation qui se

charge de g rer le stockage et la manipulation de fichiers (sur une unit de stockage : partition, disque, CD,

disquette. Un SGF a pour principal r le de g rer les fichiers et doffrir les primitives pour manipuler ces

fichiers.

3.2- Formatage et Partitionnement

A- Partitionnement : consiste cloisonner le disque. Il permet la cohabitation de plusieurs syst mes

dexploitation sur le m me disque (il permet disoler certaines parties du syst me). Linformation sur le

partitionnement dun disque est stock e dans son premier secteur (secteur z ro), le MBR (Master Boot

Record).

Deux types de partitionnement :

  • Primaire : On peut cr er jusqu 4 partitions primaires sur un m me disque.
  • Etendue est un moyen de diviser une partition primaire en sous-partitions (une ou plusieurs

partitions logiques qui se comportent comme les partitions primaires, mais sont cr es

diff remment (pas de secteurs de d marrage))

Dans un m me disque, on peut avoir un ensemble de partitions (multi-partition), contenant chacune un

syst me de fichier (par exemple DOS et UNIX)

Figure 3. 1. Multipartition dun disque

B- Formatage : Avant quun syst me de fichiers puisse cr er et g rer des fichiers sur une unit de

stockage, son unit doit tre format e selon les sp cificit s du syst me de fichiers. Le formatage inspecte

les secteurs, efface les donn es et cr e le r pertoire racine du syst me de fichiers. Il cr e galement un

superbloc pour stocker les informations n cessaires assurer lint grit du syst me de fichiers.

Figure 3. 2. Organisation du syst me de fichier

Un superbloc contient notamment : Lidentifiant du syst me de fichiers (C:, D : ..), Le nombre de blocs

dans le syst me de fichiers, La liste des blocs libres, lemplacement du r pertoire racine, la date et lheure

de la derni re modification du syst me de fichiers, une information indiquant sil faut tester lint grit du

syst me de fichiers.

Chapitre 3 Syst me de gestion de fichiers

3.3- Le concept de fichier

Un fichier est lunit de stockage logique mise la disposition des utilisateurs pour lenregistrement de

leurs donn es : cest lunit dallocation. Le SE tabli la correspondance entre le fichier et le syst me

binaire utilis lors du stockage de mani re transparente pour les utilisateurs. Dans un fichier on peut crire

du texte, des images, des calculs, des programmes&

Les fichiers sont g n ralement cr s par les utilisateurs. Toutefois certains fichiers sont g n r s par les

syst mes ou certains outils tels que les compilateurs.

Afin de diff rencier les fichiers entre eux, chaque fichier a un ensemble dattributs qui le d crivent. Parmi

ceux-ci on retrouve : le nom, lextension, la date et lheur de sa cr ation ou de sa derni re modification, la

taille, la protection. Certains de ces attributs sont indiqu s par lutilisateur, dautres sont compl t s par le

syst me dexploitation.

3.4- La notion de r pertoire

Un r pertoire est une entit cr e pour lorganisation des fichiers. En effet on peut enregistrer des milliers,

voir des millions de fichiers sur un disque dur et il devient alors impossible de sy retrouver. Avec la

multitude de fichiers cr s, le syst me dexploitation a besoin dune organisation afin de structurer ces

fichiers et de pouvoir y acc der rapidement. Cette organisation est r alis e au moyen de r pertoires

galement appel s catalogues ou directory.

Un r pertoire est lui-m me un fichier puisquil est stock sur le disque et est destin contenir des fichiers.

Du point de vue SGF, un r pertoire est un fichier qui dispose dune structure logique : il est consid r

comme un tableau qui contient une entr e par fichier. Lentr e du r pertoire permet dassocier au nom du

fichier (nom externe au SGF) les informations stock es en interne par le SGF. Chaque entr e peut contenir

des informations sur le fichier (attributs du fichier) ou faire r f rence (pointer sur) des structures qui

contiennent ces informations.

Exemple 3. 1

Figure 3. 3. Structure dun r pertoire : cas de MS-DOS (32 octets)

Figure 3. 4. Structure dun r pertoire : cas dUNIX (14 octets)

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Dans ce cas, chaque fichier un i-noeud

On distingue plusieurs structures pour les r pertoires :

" La structure plate un niveau : organis e en plusieurs r pertoires mais chacun deux ne peut

contenir que des fichiers. Aujourdhui absurde, cette approche existait l poque des premiers

syst mes dexploitation car le nombre de fichiers tait limit .

" La structure deux niveaux : chaque utilisateur dispose de son propre r pertoire dans lequel il peut

conserver des fichiers et des r pertoires.

" La structure arborescente : contient un nombre arbitraire de niveaux et chaque r pertoire peut

contenir des fichiers et des sous r pertoires.

Le nom complet d'un fichier est form dune liste des r pertoires qu'il faut traverser partir du haut de la

hi rarchie (le r pertoire racine (root directory)) plus le nom_du_fichier. Les r pertoires sont s par s par un

caract re qui d pend du syst me d'exploitation : " >" pour Multics, "/" pour UNIX, " \" pour Dos et Winxx

et " : " pour MacOS.

Un tel chemin (exprim partir de la racine) est appel chemin absolu. Voici un exemple de chemin absolu

sous MS-DOS c:\cours\chapitre4.txt et sous Unix /home/user1/rapport.txt. Par contre, un chemin qui ne

commence pas par la racine est un chemin relatif.

Ces deux concepts de fichier et de r pertoire sont consid r s par le syst me dexploitation comme une

seule entit diff rentiable par un bit rajouter aux attributs.

Exemple 3. 2

En Unix, le r pertoire racine (le r pertoire /) contient les sous r pertoires suivants :

/bin

commandes binaires utilisateur essentielles (pour tous les utilisateurs)

/boot

fichiers statiques du chargeur de lancement

/dev

fichiers de p riph riques

/etc

configuration syst me sp cifique la machine

/home

r pertoires personnels des utilisateurs

/lib

biblioth ques partag es essentielles et modules du noyau

/mnt

point de montage pour les syst mes de fichiers mont s temporairement

/proc

syst me de fichiers virtuel d'information du noyau et des processus

/root

r pertoire personnel de root (optionnel)

/sbin

Publicité

binaires syst me (binaires auparavant mis dans /etc)

/sys

tat des p riph riques (model device) et sous-syst mes (subsystems)

/tmp

fichiers temporaires

3.5- R les dun syst me de gestion de fichiers

Un SGF a pour principal r le de g rer les fichiers et doffrir les primitives pour manipuler ces fichiers. Il

effectue g n ralement les t ches suivantes :

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" Fournit une interface conviviale pour manipuler les fichiers (vue fournie lutilisateur). Il sagit de

simplifier la gestion des fichiers pour lutilisateur (g n ralement, lutilisateur fournis seulement les

attributs nom et extension du fichier, les autres attributs sont g r s implicitement par le SGF). Cette

interface fournit la possibilit deffectuer plusieurs op rations sur les fichiers. Ces op rations

permettent g n ralement douvrir, de fermer, de copier, de renommer des fichiers et des r pertoires.

" La gestion de lorganisation des fichiers sur le disque (allocation de lespace disque aux fichiers)

" La gestion de lespace libre sur le disque dur

" La gestion des fichiers dans un environnement Multi-Utilisateurs, la donn e dutilitaires pour le

diagnostic, la r cup ration en cas derreurs, lorganisation des fichiers.

3.4.1- La gestion de lorganisation de lespace disque

Sur le disque, un fichier est sauvegard sur un ensemble de clusters, appel s galement blocs. Le SGF

manipule alors des blocs num rot s de 0 N-1 (N = taille du disque/taille dun bloc). Chaque fichier

(ordinaire ou r pertoire) dun syst me de fichiers est stock sur lunit de stockage du syst me de fichiers.

Ses donn es sont dans des blocs de taille fixe (512, 1024, ou 2048 octets, &) et chaque fichier est allou

un nombre de blocs.

La lecture ou l criture dun l ment dun fichier impliquera le transfert vers la m moire du bloc entier qui

contient cet l ment.

3.4.1.1- Techniques dallocation des blocs sur le disque

On distingue trois mani res dorganiser les blocs dun fichier : contigu , cha n e et index e.

3.4.1.1.1- Allocation contigu

Pour chaque fichier enregistrer, le syst me recherche une zone suffisamment grande pour accueillir le

fichier. Le fichier sera alors constitu de plusieurs blocs contigus.

Cette m thode pr sente lavantage de la rapidit de lacc s (les blocs tant contigus, on limite les

d placements de la t te le lecture/ criture, co teux en temps). Cependant, elle pr sente un grand nombre

dinconv nients :

" Le dernier bloc a toutes chances d' tre sous-utilis et ainsi, on gaspille de la place. Le pourcentage

de place perdue est d'autant plus grand que la taille moyenne des fichiers est faible, ce qui est la r alit

"

Il est difficile de pr voir la taille quil faut r server au fichier : un fichier est amen augmenter de

taille, par cons quent il faut pr voir de lespace libre apr s le dernier secteur allou . Si le fichier est

agrandi, il faudra le d placer pour trouver un nouvel ensemble de blocs cons cutifs de taille suffisante.

" La perte despace sur le disque : si on pr voit trop despace libre, le fichier risque de ne pas

lutiliser en entier. En revanche, si on pr voit trop peu despace libre, le fichier risque de ne pas

pouvoir tre tendu.

" Probl me de fragmentation externe : cest lespace perdu en dehors des fichiers. On peut effacer

des donn es ou supprimer des fichiers ce qui lib re des blocs sur le disque. Au fil de lutilisation, il

peut se cr er un grand nombre de petites zones dont la taille ne suffit souvent pas pour allouer un

fichier mais dont le total correspond a un espace assez volumineux.

Table

Fichier D but Fin

0

4

7

13

18

30

36

3

6

12

17

29

35

38

A

B

C

D

E

F

G

Figure 3. 5. Allocation contigu despace disque pour 7 fichiers

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3.4.1.1.2- Allocation cha n e (non contigu )

Le principe est dallouer des blocs cha n s entre eux aux fichiers. Un fichier peut d sormais tre parpill

sur le disque puisque chaque bloc permet de retrouver le bloc suivant. Lorsque le fichier change de taille, la

gestion des blocs occup s est simple. Il n'y a donc aucune limitation de taille, si ce n'est l'espace disque lui-

m me.

Figure 3. 6. Allocation cha n e

Cette m thode pr sente lavantage de l limination du probl me de fragmentation externe. Aussi le faite de

ne pas n cessiter une structure sp ciale pour sa mise en place, constitue un autre avantage. En revanche, les

inconv nients ici aussi sont multiples :

" Lacc s au fichier est totalement s quentiel, on doit toujours commencer le parcours du fichier

partir du d but.

" La perte dun cha nage entra ne la perte de tout le reste du fichier. Pire encore, il suffit quune

valeur soit modifi e dans un pointeur pour quon se retrouve dans une autre zone de la m moire.

3.4.1.1.3- Allocation non contigu index e

Tous les inconv nients de lallocation cha n e peuvent tre r solus dune mani re simple : il suffit de

retirer les pointeurs des blocs et de les placer dans une structure de donn es gard e en m moire centrale,

ainsi, les informations sur les num ros de blocs peuvent tre obtenue tout moment.

Figure 3. 7. Allocation index e

La plus part des syst mes actuels appliquent ce mode. MS-DOS utilise la FAT (File Allocation Table) pour

y conserver les cha nages entre les blocs. Windows NT utilise la MFT (Master File Table) associ au

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syst me NTFS (New Technology File System) .UNIX, GNU/Linux utilisent le I-Node (Index node).

a. FAT

On parle g n ralement de syst me de fichiers FAT16 et FAT32.

"

"

Le FAT16 est utilis par MS-DOS. En FAT16, les num ros de blocs sont crits sur 16 bits. Si on

suppose que la taille dun bloc est 32Ko, la taille maximale adressables est alors 2Go (216 x 32 Ko

= 2097152 Ko = 2Go)

Le FAT32 est pris en charge par Windows 95 et les versions qui ont suivis. Les num ros de blocs

sont crits sur 32 bits (en r alit , sur 28bits, 4 bits tant r serv s). Si on suppose que la taille dun

bloc est de 32 ko, la taille maximale adressable th oriquement est de 8 To (228 x 32 Ko = 8 To).

Toutefois, Microsoft la limite volontairement 32 Go sur les syst mes Windows 9x afin de

favoriser NTFS.

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b. NTFS

Le syst me de fichiers NTFS (New Technology File System) est utilis par Windows2000, WindowsNT,

Windows XP et Windows Vista. Il utilise un syst me bas sur une structure appel e MFT (Master File

Table), permettant de contenir des informations d taill es sur les fichiers. Ce syst me permet ainsi

lutilisation de noms longs, mais, contrairement au syst me FAT32, il est sensible la casse, cest- -dire

quil est capable de diff rencier des noms en majuscules de noms en minuscules.

Figure 3. 8. Partition NTFS

" Cot performances, lacc s aux fichiers sur une partition NTFS est plus rapide que sur une partition

de type FAT car il utilise un arbre binaire performant pour localiser les fichiers. La limite th orique de

la taille dune partition est de 16 hexa octets (17 milliards de To), mais la limite physique dun disque

est de 2To (va encoder en 64 bits (cid:198) = 264 = 18 446 744 073 709 551 616 = 16 EiB (1 exbibyte = 1EiB

= 260 bytes).

Cest au niveau de la s curit que NTFS prend toute son importance, car il permet de d finir des attributs

pour chaque fichier.

c. Structure dun I-Node

La structure dI-Node est utilis e par le syst me de gestion de fichier ext3fs dUnix ou GNU/Linux (ext3fs

pour third extented file system). Un nSud dindex est constitu dattributs d crivant le fichier ou le

r pertoire et dadresses de blocs contenant des donn es. Cette structure poss de plusieurs entr es, elle

permet au syst me de disposer dun certain nombre de donn es sur le fichier :

la taille,

lidentit du propri taire et du groupe : un fichier en Unix est cr e par un propri taire, qui appartient

un groupe,

Les droits dacc s : pour chaque fichier, Unix d finit trois droits dacc s (lecture (r), criture (w) et

ex cution (x)) pour chaque classe dutilisateurs (trois types dutilisateur {propri taire, membre du

m me groupe que le propri taire, autres}). Donc chaque fichier, Unix associe neuf droits,

les dates de cr ation, de derni re consultation et de derni re modification,

le nombre de r f rences existant pour ce fichier dans le syst me,

les dix premiers blocs de donn es,

dautres entr es contiennent ladresse dautres blocs (on parle alors de bloc dindirection) :

o une entr e pointe sur un bloc d'index qui contient 128 ou 256 pointeurs sur bloc de donn es

(simple indirection)

o Une entr e pointe sur un bloc d'index qui contient 128 ou 256 pointeurs sur bloc d'index

dont chacun contient 128 ou 256 pointeurs sur bloc de donn es (double indirection)

o Une entr e pointe sur un bloc d'index qui contient 128 ou 256 pointeurs sur bloc d'index

dont chacun contient 128 ou 256 pointeurs sur bloc d'index dont chacun contient 128 ou

256 pointeurs sur bloc de donn es (triple indirection)

La structure dI-Node est con ue afin dall ger le r pertoire et den liminer les attributs du fichier ainsi

que les informations sur lemplacement des donn es.

Une entr e dans un I-Node dun r pertoire contiendra donc un nom dun fichier ou sous-r pertoire et lI-

Node associ .

Exemple 3. 3

Si on suppose que la taille dun bloc est de 1Ko, un fichier sous Unix peut avoir la taille maximale

suivante : 10 x 1Ko + 256 x 1Ko + 256 x 256 x 1Ko + 256 x 256 x 256 x 1Ko, ce qui donne en th orie

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plus de 16Go. En r alit , la taille r elle maximale dun fichier est inf rieure cette valeur cause de

lutilisation de pointeurs sign s pour le d placement au sein dun fichier.

Pour les fichiers les plus longs, trois acc s au disque suffisent pour conna tre l'adresse de tout octet du

fichier.

Figure 3. 9. Exemple dutilisation dI-Node

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3.4.1.2- La cr ation de fichier par le SE

Un fichier ou un r pertoire sont tout deux cr e suivant les m mes tapes qui sont les suivantes :

" La cr ation dune structure de donn es pour d crire le fichier. Les attributs du fichier sont

sauvegard s dans cette structure de donn es.

" La cr ation du fichier proprement dit. Il sagit dallouer au fichier un certain nombre de blocs sur le

disque selon sa taille. Les blocs dun fichier vont contenir des donn es sans aucune structure

particuli re. Les blocs dun r pertoire ont par contre une structure bien particuli re, en effet ils

contiennent des noms et des attributs de fichiers et de sous r pertoires.

3.4.2- La gestion de lespace libre sur le disque

Les syst mes dexploitation utilisent essentiellement deux approches pour m moriser lespace libre : une

statique et une dynamique.

" Bitmap : Approche statique utilise une table de bits (vecteur de bits n blocs) comportant autant de

bits que de blocs sur le disque. A chaque bloc du disque, correspond un bit dans la table, positionn 1

si le bloc est occup , 0 si le bloc est libre (ou vice versa).

Si les blocs 3, 4, 5, 9, 10, 15, 16 sont libres : 11100011100111100&

Figure 3. 10. Vecteur de bits n bloc

Cette solution est utilis e pour trouver n blocs contigus, elle est utilis e dans les syst mes : NTFS, ext2fs

Exemple 3. 4

Par exemple, un disque de 300 Mo, organis en blocs de 1 Ko, sera g r par une table de 300 Kbits qui

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occupera 38 des 307.200 (300x1024) blocs.

" Liste cha n e : Approche dynamique utilise une liste cha n e constitu e d l ments, chacun

m morisant des num ros de blocs libres. Tous les blocs libres sont li s ensemble par des pointeurs.

Figure 3. 11. Exemple dutilisation dune liste cha n e pour la gestion de lespace libre

Exemple 3. 5

Par exemple, un disque de 300 Mo, organis en blocs de 1 Ko. Supposons que chaque bloc soit adress

par 4 octets. Chaque bloc de la liste pourra contenir 255 (1024/4) adresses de blocs libres. La liste

comprendra donc au plus 307.200/255 = 1205 blocs. Cette solution mobilise beaucoup plus de place

que la pr c dente.

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3.6 Etude de cas : Syst mes de fichiers LINUX

Sous linux, tout est fichier, organis suivant une unique arborescence (dont la racine est nomm e / et dont

l'administrateur est root)

3.6.1 Les diff rentes cat gories de fichiers

"

"

"

"

fichiers normaux (-) : fichiers normaux : * texte : courrier, sources des programmes, scripts,

configuration ; * ex cutables : programmes en code binaire

La commande ls l donne :

-rwxrw-r-- 1 etudiant 2LR 34568 avril 3 14 :34 mon-fichier

fichiers r pertoires (d) : ce sont des fichiers conteneurs qui contiennent des r f rences d'autres

fichiers. ils permettent d'organiser les fichiers par cat gories

La commande ls l sur un r pertoire donne

drwxr-x--- 1 etudiant 2LR 13242 avril 2 13 :14 mon-r pertoire

fichiers sp ciaux : situ s dans /dev, ce sont les points d'acc s pr par s par le syst me aux

p riph riques. Le montage va r aliser une correspondance de ces fichiers sp ciaux vers leur

r pertoire "point de montage". Par exemple, le fichier /dev/hda permet l'acc s et le chargement

du 1er disque IDE

fichiers liens symboliques (l) : ce sont des fichiers qui ne contiennent qu'une r f rence (un

pointeur) un autre fichier. Cela permet d'utiliser un m me fichier sous plusieurs noms sans avoir

le dupliquer sur le disque.

La commande ls l pour un lien donne

lrwxrwxrwx 1 root root 14 Aug 1 01:58 Mail -> ../../bin/mail*

Remarque : Sous un syst me UNIX, un fichier quel que soit son type est identifi par un num ro appel

num ro d'inode (i-nSud). Ainsi derri re la fa ade du shell, un r pertoire n'est qu'un fichier, identifi aussi

par un inode, contenant une liste d'inode repr sentant chacun un fichier.

Pour conna tre le num ro d'inode d'un fichier, on utilise la commande

$ls -i mon-fichier

3.6.1.1 Parcourir et lister les r pertoires

Voici les commandes indispensables (suivies bien s r d'une validation) pour visiter l'arborescence.

$ls (cid:198)commande g n rale d'acc s aux infos des fichiers du r pertoire courant (ls, ls -l, ls a)

$cd (cid:198)le chemin peut tre absolu ou relatif

cd .. (cid:198) remonter un niveau (vers le r pertoire parent)

$cd(cid:198) raccourci vers le r pertoire personnel

$pwd(cid:198) donne le nom complet du r pertoire courant

$mkdir rep(cid:198) pour cr er un sous-repertoire du r pertoire courant

$rmdir rep(cid:198) pour supprimer un sous-r pertoire vide

$mv r pertoire r pertoire-d'accueil/(cid:198) d placement d'un r pertoire

$mv r pertoire nouveau-nom (cid:198)Changement de nom d'un r pertoire

3.6.1.2 Commandes de gestion des fichiers

Pour g rer les fichiers vous disposez des commandes suivantes:

$touch mon-fichier (cid:198)cr ation d'un fichier vide,

$more mon-fichier(cid:198) visualisation d'un fichier page page,

$rm mon-fichier (cid:198)suppression d'un fichier,

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$mv mon-fichier r pertoire_accueil (cid:198) d placement d'un fichier,

$mv mon-fichier nouveau-nom (cid:198)changement de nom d'un fichier,

$cp nom-fichier r pertoire-accueil/autre-nom (cid:198)copie de fichier,

$file mon-fichier (cid:198)pour savoir si on a un fichier binaire (ex cutable) ou un fichier texte. On

obtient pour un fichier texte, comme sortie mon-fichier : ascii text

3.6.1.3 Cr er des liens (ln)

Les liens sont utiles pour faire appara tre un m me fichier dans plusieurs r pertoires, ou sous des noms

diff rents. Ils vitent les duplications et assurent la coh rence des mises jour.

On distingue en fait deux sortes de liens :

1. Les liens durs associent deux ou plusieurs fichiers un m me espace sur le disque, les deux

fichiers restant ind pendants.

$ln rapport.txt /home/etudiant/rapport-lien-dur.txt

Le fichier rapport-lien-dur est cr dans le r pertoire /home/etudiant. On peut

constater que ces 2 fichiers ont la m me taille. Au niveau gestion ils sont ind pendants, tout en

partageant le m me espace disque et donc le m me inode. Toute modification de l'un, modifie

l'autre. Mais la suppression de l'un, casse le lien, mais ne supprime pas physiquement l'autre.

2. Les liens symboliques

$ln -s rapport.txt /home/etudiant/rapport-lien-s.txt

La commande ls -F pass e dans le r pertoire /home/etudiant montre que le fichier

rapport-lien-s.txt pointe sur rapport.txt (ainsi, une requ te sur rapport-lien-

s.txt, va ouvrir rapport.txt)

Le lien symbolique fait r f rence un fichier dans un r pertoire. La suppression du fichier source

entra nera un changement de comportement du fichier lien qui sera consid r comme "cass "

("broken").

Remarque : La diff rence entre un lien hard et symbolique se trouve au niveau de l'inode, un lien hard n'a

pas d'inode propre, il a l'inode du fichier vers lequel il pointe. Par contre un lien symbolique poss de sa

propre inode.

3.6.2 Monter un syst me de fichiers

" Comme le syst me de fichiers Linux se concentre dans une seule arborescence de fichiers, l'acc s

et l'utilisation de syst mes ext rieurs (disques, disquettes, CD..) doit s'effectuer par int gration de

ces syst mes de fichiers dans le syst me fondamental "racine".Ce m canisme d'int gration, souple

et param trable, s'appelle le montage.

" Techniquement, l'op ration de montage consiste mettre en relation :

o un fichier de p riph rique situ dans /dev (qui permet la communication physique avec

les donn es du p riph rique)

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o avec un noeud d'insertion dans l'arborescence, appel son point de montage

" Naturellement le montage fondamental est celui du r pertoire racine. Celui-ci a d tre d clar

(obligatoirement) apr s le partitionnement des disques et avant toute installation sur disque !

"

Il est fondamental de bien comprendre ce concept : il conditionne tout acc s une ressource

externe, en particulier des ressources r seau d'autres disques Linux (voir le processus

d'exportation NFS chez le serveur, compl mentaire du montage chez le client de la ressource)

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Chapitre 3 Syst me de gestion de fichiers

3.6.2.1 Commandes de montage/d montage

Il est toujours possible de monter " la main" les syst mes de fichiers stock s sur les p riph riques disques,

cd ... avec la commande interactive mount/umount

" Syntaxe g n rale :

$mount -t <type > -o options /dev/rep-sp cial /mnt/rep-montage

Si cette description est pr sente dans le fichier /etc/fstab, la commande peut tre simplifi e

$mount /dev/rep-sp cial ou mount /mnt/rep-montage

" Les types principaux

ext2 (type par d faut), vfat, FAT16 ou FAT32 (Win95 ou Win98), nfs (syst me de fichiers distant

situ sur un serveur NFS)

" Les options

Les options par d faut sont:

rw (acc s complet), suid (les ventuels permissions SUID et SGID des fichiers seront pris en

compte), dev (permettre l'utilisation des fichiers de p riph riques, exec (permettre l'ex cution de

fichiers binaires)

Exemple 3. 6

o Mount (cid:198) liste tous les syst mes de fichiers actuellement mont s

o mount a (cid:198) monter tous les syst mes au d marrage, ex cute /etc/rc.d/rc.sysinit

o mount /dev/cdrom (cid:198) monte le syst me du cd-rom (si d crit dans fstab)

o umount /mnt/floppy (cid:198) d monte le syst me de fichiers disquette

o mount -t vfat -o uid=5001,gid=5000,umask=022 /dev/hda1 /mnt/disk-c

(cid:198) monter la partition Windows occupant la 1 re partition /dev/hda1 dans le r pertoire

/mnt/disk-c, avec les options : l'utilisateur d'uid 5001, et le groupe de gid 500,

seront propri taires de tous les fichiers, la cr ation d'un fichier s'effectuera avec le umask

022, c'est- -dire les permissions 755 (rwxr-xr-x).

3.6.3 Installer une nouvelle partition

Dans certains cas il peut s'av rer indispensable d' tendre le syst me de fichiers sur un nouveau disque dur,

ou une partition r cup r e.

L'objectif consiste assigner une sous-arborescence du syst me de fichiers, cette nouvelle ressource

p riph rique, par le processus de montage.

Soit une nouvelle partition /dev/hda3, jusqu'ici "libre", monter sur /home.

1. Avec fdisk, lui affecter un syst me 83 linux

2. La formater : $mkfs -t ext2 -c -v /dev/hda3

Formate en blocs de 1024 en v rifiant les blocs (-c), puis crit la table des inodes.

3. effectuer une copie : $cp -r /home /root

Le d placement de /home, dans /root par exemple. En effet /home est pr sent actuellement sur

hda1, et il va tre ensuite physiquement affect sur hda3. Les r pertoires personnels sont

actuellement dans /root/home

4. monter la partition hda3 en /home : $mount /dev/hda3 /home

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Adnen . A Institut Sup rieur dInformatique et des Technologies de Communication

AU : 2009-2010

Chapitre 3 Syst me de gestion de fichiers

5. r cup rer le contenu de /home : $mv /root/home/* /home

6. pour automatiser le montage de /dev/hda3 lors d'un red marrage du syst me, ajouter dans la

table de montage /etc/fstab la ligne :

/dev/hda3 /home ext2 defaults 1 2

3.6.3.1 Le fichier /etc/fstab

Le processus init (ex cut au d marrage), apr s chargement du noyau, v rifie les syst mes de fichiers

d clar s dans la table du fichier et effectue leur ventuel montage automatique.

Ce fichier /etc/fstab constitue une v ritable "table de montage". Il fait l'inventaire des divers

syst mes de fichiers que le noyau Linux est susceptible de g rer, pr cise la fa on de les monter, s'ils

doivent l' tre au d marrage, etc ..

Structure de fstab

Sur chaque ligne on trouve la description du montage d'un syst me, avec 6 champs :

1. nom du fichier sp cial (ou du syst me distant)

2. nom du point de montage, habituellement un sous-rep ( ventuellement cr er) de /mnt

3.

le type de fichiers : ext2 (Linux), msdos, vfat (Win9x), ntfs (NT), iso9660 (Cd-rom), nfs

4.

liste d'options de montage, s par s par des virgules

Les options par d faut sont rw,suid, dev, exec, auto, nouser

o auto/noauto , pour demander/emp cher un montage automatique au d marrage

o user/nouser, pour autoriser/interdire un user qq (pas le "root") effectuer le montage

5. param tre pour dump (commande de sauvegarde) : Une valeur 0 signifie que le syst me de fichiers

ne sera pas sauvegard lors d'un dump

6. param tre pour fsck(commande de v rification des fichiers). Il indique l'ordre dans lequel fsck

devra v rifier les fichiers, 1 en priorit (c'est normalement la partition racine /, 2 sinon, et 0 pour ne

pas demander de v rification.

Exemple 3. 7

/dev/hda1 /mnt/diskc vfat user, auto,rw

signifie :

/dev/hda1 est le descripteur de p riph rique 1 re partition du 1er disque IDE

/mnt/diskc est le r pertoire de montage

vfat est le type de syst me de fichiers (autres ext2, msdos, iso9660, nfs, swap)

Exemple 3. 8

/dev/hdb1 /mnt/disk_d vfat user, auto

Au lancement du syst me, ou par la commande mount -a, le syst me de fichiers Windows 95, install

sur la 1 re partition du 2 me disque (unit D:\), sera mont automatiquement par tous les utilisateurs et

accessible dans le r pertoire /mnt/disk_d

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Adnen . A Institut Sup rieur dInformatique et des Technologies de Communication

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