Stratégie d’Entreprise : étude de cas

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Stratégie d’Entreprise : étude de cas

Business and Management · notes

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Universit Virtuelle de Tunis, UVT

Mast re Optimisation et Modernisation

dEntreprise MOME

Strat gie dEntreprise : tude de cas

Enseignant: Hamed Ben Rebah

1

Lentreprise

A-

LE CONCEPT DENTREPRISE

Lentreprise est une unit de biens et de service, ainsi quune unit de r partition des richesses

(approche traditionnelle). Cest galement un syst me (approche syst mique) autant des

caract ristiques propres.

De lartisan menuisier travaillant seul ou en famille la Soci t Tunisienne d lectricit et du Gaz

(STEG) qui compte environ 9300 salari s, on observe une grande diversit dentreprise. Pour

effectuer un classement des entreprises, on utilise des crit res permettant de faire des

regroupements.Il est par ailleurs int ressant d tudier les volutions dans le temps du r sultat de ces

classements&

LES CRITERES DE CLASSIFICATION DES ENTREPRISES

B-

En raison de la diversit des entreprises,de multiples classifications sont op r es selon plusieurs

crit res:

(cid:1) Crit res juridiques,

(cid:1) Crit res dimensionnels

(cid:1) Crit res conomiques

2

1- Crit res juridiques :

En fonction de la (ou des) personne(s) qui d tient le capital, et les objectifs retenus par

lentreprise, on distingue deux types dentreprises :

(cid:1)LES ENTREPRISES PUBLIQUES : Leur capital est d tenu totalement ou en partie par lEtat

ou les collectivit s publiques (SNCFT, SONEDE, STEG,&)

(cid:1)LES ENTREPRISES PRIVEES: Les entreprises individuelles : un seul propri taire assume tous

les risques financiers (artisan, commer ant et professions lib rales)

Les Soci t s : Plusieurs associ s assument tous les risques (soci t de personnes) ou une partie

seulement de ces risques (soci t de capitaux : SA, SARL)

2- Crit res dimensionnels

La valeur

ajout e

Elle permet de

mesurer la

richesse cr e.

Leffectif

Il d pend des

contraintes

de la fonction

productive.

Le chiffre

daffaires

Ce crit re permet

par comparaison

avec ses

concurrents, de

mesurer la part

de march de

lentreprise.

Les capitaux

propres

Le r sultat de

lentreprise

Ils mesurent les

fonds apport s

par les

propri taires

Il traduit la

performance

de lentreprise .

Mais il d pend

de lapplication

de r gles fiscales

et Comptables

3

3- Crit res conomiques :

Selon la nature de leur activit , les entreprises sont aussi class es par branche ou par secteur .Une

m me entreprise peut se trouve class es dans plusieurs branches. Elle est par contre toujours

class e dans un m me secteur, celui qui correspond son activit principale. Ainsi certaines

entreprises de transport a rien ont de nombreuses activit s (transport a rien, catering,

h tellerie,&) mais elles sont class es dans un secteur qui correspond leur activit principale:

le transport.

3-1 La classification conomique :

a- Selon leffectif

Lapplication des crit res de mesure de la taille conduit distinguer les tr s petites entreprises, les

petites et moyennes entreprises ou micro entreprises, les PME et les grandes entreprises. Le plus

souvent, cest le crit re des effectifs qui est retenu pour r aliser cette partition .

On distingue :

"Les micro entreprises (TPE) effectif : 0 9 salari s

"La petite et moyenne entreprise (PME) : effectif: 10 99 salari s

"La grande entreprise : effectif: 100.

b- Selon le chiffre daffaires et la Valeur Ajout e d gag e :

Le chiffre daffaires et la valeur ajout e d gag e sont galement des crit res de classification .Le

code des investissements consid re comme PME toute entreprises dont le CA ne d passe pas 3

millions de dinars.

c- Selon la branche et le secteur :

La nomenclature tunisienne des activit s conomiques qui permet de d finir aussi bien les branches

que les secteurs comporte 9 secteurs cod s de 01 09 et 47 branches cod es de 01 47 et fait

appara tre galement les branches rattach es chaque secteur dactivit .

4

C- EVOLUTION DE LA STRUCTURE ACTUELLE DU TISSU INDUSTRIEL

ET COMMERCIAL EN TUNISIE:

1- La mont e des groupes :

Lanalyse juridique classique masque souvent les liens financiers existant entre entreprises. On

constate cependant que de plus en plus dentreprises appartiennent un groupe . La loi sur la

consolidation des tats financiers promulgu e au d but des ann es 2000 ont pouss e la naissance

de groupes de soci t s priv s en tant que forme devenue dominante dans l conomie tunisienne.

2- Le secteur informel :

Le secteur informel est une r alit sociale et conomique dont il faut mesurer la signification sur

le plan de lentreprise tunisienne.

Le secteur informel, selon une enqu te r alis e par le Minist re de Commerce regroupent les

entreprises non structur es, localis es dans le seul milieu urbain. On estime la part de lemploi

dans le secteur informel 37.8% de lemploi total, r alisant une part estim e 20% du

produit int rieur brut (PIB) et une productivit de 54%* environ.

5

D-

LES FINALITES DE LENTREPRISE

Depuis longtemps, les conomistes lib raux pensent que la seule fonction objectif de lentreprise

est la maximisation du profit. Lentreprise est aussi contrainte, dajuster son attitude sous leffet

dune double action :

(cid:2)

(cid:2)

interne men e par ses dirigeants, ses salari s et ses actionnaires ;

externe favoris e par

fournisseurs, collectivit s locales, Etat, organismes financiers&).

les acteurs composant son environnement

(consommateurs,

1- LE PROFIT MAXIMUM

a. Les fondements th oriques

Pour les conomistes lib raux, le seul but que doit poursuivre lentreprise est la maximisation du

profit. Dailleurs, ceux-ci avancent lid e que cette recherche a des cons quences sociales

positives : en cherchant son int r t individuel, lentrepreneur concourt en effet la r alisation de

lint r t g n ral de toute la soci t .

b. La r alisation du profit maximum

La recherche de la maximisation du profit (ou, pour simplifier, le b n fice comptable) n cessite

une double action : r duire les charges et augmenter les recettes.

6

c. Les politiques de r duction des charges

Pour les mati res premi res :

" Choisir des fournisseurs qui offrent les meilleures conditions de vente (meilleure qualit , prix

bas&) ;

" Contr ler le personnel et les machines pour viter tout gaspillage de mati res,

Pour les frais de personnel :

" Ajustement des programmes de recrutement et de formation aux exigences du march

" Introduction, selon les besoins de lentreprise, dautomatisation, de syst me assurance qualit , de

syst me dinformation int gr de structure de contr le et daudit de gestion et de qualit .

Pour la gestion financi res :

" Gestion optimale des l ments de tr sorerie et des diff rents besoins dexploitation de

lentreprise (r duction du d lai de cr dit, augmentation du d lai de cr dit fournisseur, stock z ro,..)

d.

Les politiques daugmentation des produits

Laction sur le chiffre daffaire :

accroissement des ventes (Prix, qualit , emballage, publicit , promotion)

Laction sur les produits financiers :

r alisation de meilleurs placements des exc dents de tr sorerie (sp culation boursi res, cr dits inter

entreprise, placement en bons de tr sor, aupr s des institutions financi res).

7

Lentreprise : fonction de production

Co ts

Cm

CM

CMV

Rm

Seuil de

rentabilit

Seuil de

Fermeture

Objectif de lentreprise:

Max =Recettes Totales -Co ts

Totaux (CM)

Q*/Rm=Cm

Q*: Quantit optimale

Rm: R sultat marginal

Cm= Co t marginal

CM: Co t Total Moyen (CFM+CMV)

CMV : Co t Moyen Variable

CFM: Co t Fixe Moyen

2 notions classiques en

Publicité

gestion dentreprise:

Seuil de rentabilit :

quantit partir de laquelle

lentreprise commence faire du

profit pour un prix donn

Q/ Cm CM = 0 pour une capacit

donn e

Seuil de fermeture :

prix minimal en dessous duquel les

recettes ne couvrent pas les co ts

variables

P/ Cm CMV=0

Q*

Quantit

Produite

8

E- LORGANISATION INTERNE DE LENTREPRISE

Afin datteindre les objectifs fix s, dassurer sa survie, et sa croissance, de sadopter

lenvironnement externe et aux changements qui peuvent laffecter, le syst me entreprise doit

agencer, disposer et coordonner les l ments dont il dispose de la mani re la plus rationnelle

possible, trois questions se posent :

De quelle mani re les t ches et les responsabilit s sont-elles r parties dans

Lentreprise ?

(cid:3)(cid:3)(cid:3)(cid:3) La r partition des t ches par grandes fonctions

Par quels m canismes sop rent lexercice du syst me de prise de d cision?

(cid:3)(cid:3)(cid:3)(cid:3) Lexercice du pouvoir dans lentreprise

Comment se fait la coordination entre les diff rents l ments du syst me ?

(cid:3)(cid:3)(cid:3)(cid:3) La coordination entre les l ments du syst me entreprise

1-

Lidentification des t ches dans lentreprise :

Cette identification des t ches passe par :

  • Une analyse minutieuse de diff rentes tapes n cessaires la r alisation de la production
  • Un premier regroupement des t ches l mentaires en t ches plus complexes
  • Un rassemblement des t ches complexes en activit s (acheter, vendre, produire&) donnant lieu la

naissance de poste de responsabilit pilot et appel service.

9

2- Les grandes fonctions dans lentreprise :

Fayol sest int ress le premier un regroupement des activit s essentielles en fonctions :

Activit s essentielles

Fonctions correspondantes

Administrative

Pr voir, organiser, cordonner, contr ler

Commerciale

Acheter, vendre, changer

Technique

Financi re

Comptable

S curit

Produire, fabriquer, transformer

Rechercher les capitaux, employer les capitaux

Inventorier, calculer les prix de vente, calculer les co ts, calculer

le r sultat

Prot ger les biens, prot ger les personnes

10

F- LEXERCICE DU POUVOIR DANS LENTREPRISE

Le pouvoir dans lentreprise est la prise de d cision. Lidentification des principales d cisions

prendre dans lentreprise:

(cid:2)

(cid:2)

pr alablement fix s :

D cider cest contraindre afin datteindre les objectifs fix s.

Exemples de d cision prendre en fonction dun certain nombre dobjectifs

Exemples dObjectifs fix s

Exemple de d cisions

Augmenter la productivit par ouvrier

R duire la consommation d nergie

Am liorer le chiffre daffaires

" automatiser une partie de la cha ne de production,

" am liorer la r partition des t ches dans les ateliers,

" r ing nierie du processus de contr le et supervision la

production,

" r viser la politique de motivation des quipes.

" am liorer la qualit syst me,

" r duire le gaspillage d nergie et liminer les rebus,

" introduire un mat riel peu consommateur d nergie,

" introduire la cog n ration dans le syst me n rg tique.

" cr er un magasin de vente

" acqu rir ou fusionner avec une soci t commerciale

" sallier avec une entreprise dactivit compl mentaire,

" baisser les prix de vente et/ou accorder des ristournes.

11

1- La qualit de la d cision :

Cest au niveau du contr le de lex cution quappara t la qualit de la d cision prise. La d cision

est prise g n ralement sur la base dinformations recueillies ; elle provoque des r unions de travail

pour att nuer les rivalit s de personnes et contribuer la cr ation dun climat de confiance, de

compr hension et de collaboration. Exemple : quand une r union int resse le personnel, il est

n cessaire de le faire participer la prise de d cision.

2- Les principaux modes de coordination :

On peut mettre en place plusieurs modes de coordination des diff rents l ments du syst me

entreprise:

(cid:1) Le canal hi rarchique :

Cest le mode classique. Le responsable associe le pouvoir de d cision (dans son domaine

dattribution) au contr le de lex cution. Exemple : le chef de latelier production donne lordre

afin que le contr le de qualit sur les pi ces fabriqu es soit effectu deux fois et par deux personnes

diff rentes et veille lui-m me lex cution de cet ordre.

(cid:1) La coordination par objectifs :

Il sagit de fixer des objectifs pour chaque ex cutant, de telle mani re que les sous-syst mes adaptent

leur comportement aux objectifs d finis. Cette coordination se fait par des directives crites.

12

G- LES STRUCTURES DE LENTREPRISE

Toute organisation n cessite une structure, la structure de lentreprise pour cette derni re, ce que

repr sente le squelette pour le corps. En fait, quatre questions se trouvent pos es :

Quest ce quune structure dentreprise?

(cid:3) la structure de lentreprise, Nature et choix

La structure peut-elle sappuyer sur des relations hi rarchiques?

(cid:3)(cid:3)(cid:3)(cid:3) La structure hi rarchique

La structure peut-elle traduire une approche fonctionnelle de lentreprise?

(cid:3)(cid:3)(cid:3)(cid:3) La structure fonctionnelle

Quelle structure pour plus de partage dans le syst me de prise de d cision dans lentreprise?

(cid:3)(cid:3)(cid:3)(cid:3) Les autres structures de lentreprise.

La nature de la structure dentreprise :

1-

La structure est larmature de lorganisation quest lentreprise. Elle d crit la fa on dont les t ches

sont r parties, la mani re dont le pouvoir est exerc et les relations entre les divers l ments du

syst me (la coordination)

Selon Mintzberg, la structure dune organisation peut tre d finie comme la somme totale des

moyens employ s pour diviser le travail entre des t ches distincts et pour ensuite assurer la

coordination entre ces t ches

Une structure est repr sent e par un organigramme. Celui-ci fait appara tre le processus r el de

lexercice du pouvoir, la r partition des t ches et les liens formels entre les diff rents services.

13

2-

Les d terminants du choix de la structure :

Il nexiste pas de structure id ale pour lentreprise. Le probl me revient alors d terminer les

facteurs qui poussent les entreprises choisir telle ou telle structure.

3- Les principaux facteurs de choix dune structure

La taille : g n ralement, l volution de lorganisation passe par une structure personnalis e pour

voluer vers la structure fonctionnelle, centralis e.

Ensuite, avec la diversification des produits, on adopte une structure divisionnelle et pour

retrouver une certaine flexibilit , on peut adopter une structure matricielle.

La technologie : dapr s Joan Woodward, il y a une relation entre la nature de la production de

lentreprise et sa structure. De la production lunit , la production de la masse, la multi

cha ne de production doit correspondre des structures diff rentes. En effet, chaque niveau de

complexit technique correspond une structure distincte.

Lenvironnement

: lenvironnement (facilit ou difficult des pr visions, nombre de

concurrents, technologie fixe ou changeante, march stable ou turbulent, administration efficace

ou non, etc.) influence fortement le type dorganisation adopt par lentreprise.

La formation des dirigeants : la structure adopt e par lentreprise est g n ralement tr s

influenc e par la formation des dirigeants, leur degr douverture sur le monde environnant et

leur capacit de pr vision, danticipation, du gestion du risque, de vision et dorganisation.

14

3-1 La structure hi rarchique :

La structure hi rarchique est une organisation qui repose sur :

Lunit de

Commandement

La d l gation de

lautorit

Le principe de la

responsabilit absolue

l ment

Chaque

du

syst me ou du sous-

syst me rel ve dun seul

chef, lequel rel ve aussi

dun seul sup rieur et

toute

est

ainsi

lorganisation

Cest la transmission de

lautorit

un

sup rieur hi rarchique

un subordonn

par

Cest lobligation pour

un

subordonn

daccomplir les t ches

qui lui sont assign es et

dexpliquer les r sultats

satisfaisants

non

Publicité

obtenus

  • La ligne dautorit doit

le

tre directe entre

sup rieur

le

subordonn

  • Lautorit doit suivre

une ligne droite

et

mais

On d l gue uniquement

le

lautorit

reste

sup rieur

responsable

des

d cisions prises par le

subordonn

-Le sup rieur ne doit

pas intervenir dans les

t ches qui rel vent du

subordonn ,

sup rieur doit

le

--

d terminer rigueur les

objectifs attendus

Explications

Conditions

15

Elle peut tre sch matis e comme suit:

16

Les avantages et les inconv nients de la structure hi rarchique figurent dans le tableau suivant:

Avantages

Inconv nients

1)

1)

1)

Structure simple, facile mettre en place,

1)

Structure qui permet une communication

entre les diff rents sous-syst mes,

Structure o lautorit et la comp tence sont

bien d finies :

(cid:2)tous les l ments du syst me ont un

pouvoir propre d l gu

(cid:2)chaque l ment du syst me est conscient

du r sultat quon attend de lui

Le responsable est submerg de

t ches, ce qui risque de perturber la

marche normale du syst me,

2)

Risque de d formation de lordre

donn (surtout quand il est oral), vu

le nombre de niveaux parcourus par

ce dernier,

3) Difficult de trouver les

responsables comp tents dans tous

les domaines dintervention

17

3-2

La structure fonctionnelle

La structure fonctionnelle sans relations hi rarchiques est une organisation qui repose sur:

Lunit

de commandement

responsable

Chaque

appartient

chefs

des

hi rarchiques qui sont en

ligne (ligne hi rarchique)

et qui disposent dune

autorit g n rale: ce sont les

op rationnels

Les responsables en ligne

doivent tenir compte des

des

suggestions

responsables en satff et

les transformer en ordres et

d cisions

La d l gation du pouvoir

et de lautorit des

responsables fonctionnels

La sp cialit est le fait de

responsables qui conseillent,

mais qui ne d cident pas. Ils

observent et sont au staff

( tat major); ce sont

les

fonctionnels.

L tat major doit se confiner

dans un r le de conseil et

viter de donner des ordres

ou prendre des d cisions

18

Explication

Conditions

Sch ma de la structure Fonctionnelle :

19

3-3 Les autres structures de lentreprise

3-3-1 - La structure matricielle :

La structure matricielle repose sur:

Unit s Fonctionnelles

Unit s divisionnelles

Ces unit s disposent du mat riel, du

personnel et dautres

ressources

(financi res,&) et sont au service

des unit s divisionnelles

sint ressent

la

Ces unit s

r alisation dune t che d termin e

(produit,

en

faisant appel lassistance des unit s

fonctionnelles.

activit , projet,&)

20

Le Sch ma de la structure matricielle:

Les l ments du syst me sont rep r s par leur subordonn e. Exemple : l'entreprise X appartient au

service de l' tablissement des plans (abscisse) consacre ses activit s au projet A (ordonn e)

Une structure matricielle peut correspondre la r alisation d'un seul projet. Exemple : construction d'un

immeuble, d'une route, dune centrale lectrique,.... Quand le projet ou l'activit est achev , l' quipe en

place est dissoute et les personnes affect es ce projet retournent leurs services respectifs.

21

3-3-2 La structure divisionnelle :

Cette structure repose sur une division donnant naissance la cr ation de sous-syst mes

correspondant soit :

" aux diff rents produits ou famille de produits fabriqu s,

" aux diff rentes zones g ographiques dans lesquelles op re le syst me,

" aux diff rentes cat gories de clients du syst me-entreprise.

La structure divisionnelle par produits, par exemple, repose sur une r partition qui se fait par

rapport aux produits ou famille de produits. Chaque division a sa propre structure, ce qui aboutit

une structure composite.

22

H- LE CIRCUIT DES FLUX ECONOMIQUES ET LEUR MESURE

Lactivit conomique donne naissance des changes qui se traduisent, le plus souvent par

deux flux de sens contraires. On entend par flux, un mouvement de bien, de monnaie, ou plus

g n ralement de toute grandeur conomique entre deux p les conomiques au cours dune

certaine p riode

Les deux types de flux

Les flux physiques

Il sagit des flux de biens ou de

service, ils sont mesur s par des

quantit s physiques (tonnes,

litres,..).

Les flux mon taires

Il sagit des flux de monnaie

qui sont, plus souvent, la contrepartie des

flux physiques r els. Ils sont valu s en

valeur (dinar, Euro, dollar,..).

Un flux physique est un flux r el r el de circulation de biens ou de services (la

marchandise achet e ou le travail fourni,).

Un flux mon taire est la contrepartie du flux pr c dent (paiement du bien, ou versement du

salaire).

Dans la pratique, les op rations conomiques r v lent des situations fort diverses : certaines

sont unilat rales, en ce sens quelles g n rent un flux unique entre agents ; dautres sont

multilat rales lorsquelles se traduisent par l existence de prestations r ciproques.

23

I-

LENTREPRISE ET SON ENVIRONNEMENT

Lenvironnement est constitu de tous les l ments

ext rieurs lentreprise qui ont une influence sur elle.

On distingue traditionnellement

Un Macro-Environnement

Un Micro-Environnement

Publicité

Environnement g n ral de

lentreprise qui int gre les aspects

sociologiques, conomiques,

juridiques, technique,& tant

nationaux quinternationaux

Environnement sp cifique de

lentreprise constitu de ses clients,

ses fournisseurs, ses sous-traitants et

ses concurrents

Lanalyse de lenvironnement

conduit lentreprise rechercher

les facteurs cl s de celui-ci

24

1- Macro-environnement : les facteurs cl s:

Il existe de nombreux facteurs cl s de cet environnement qui ont des cons quences pour

lentreprise. Celle-ci se doit de les conna tre pour agir efficacement. Par exemple, une entreprise

qui d cide de lancer un nouveau produit doit savoir que la demande future est fonction de multiples

facteurs.

D mographiques

Culturels

Juridiques

conomiques

Technologiques

Structure par

ges, nationalit ,

mortalit ,

projection future

de la pyramide

des ges&

tat et

volution

des valeurs

et des

croyances,

niveau

d ducation&.

R glementation,

interdiction,

conditions de

garantie,

conditions de

vente,&.

Croissance

conomique,

volution des

prix, politique

conomique de

lEtat (imp ts,

taux dint r t&)

tat et volution des

connaissances,

nouveaux produits,

diffusion et gestion

de linnovation&

2- Micro-environnement :

Le Micro-environnement de lentreprise est constitu par ses partenaires sur le march .

Lentreprise d sirant conna tre son environnement sp cifique doit appr cier les diff rents aspects

le concernant. Cette tude de lenvironnement sp cifique constitue le contenu essentiel des tudes

25

de march et des analyses marketing r aliser par les entreprises.

Les clients

Les fournisseurs

Les concurrents

Identifier les Besoins

D terminer leur nombre

Evoluer leurs forces et leur

pouvoir

Envisager les volutions

D terminer leur nombre

Evoluer leur taille et leur

Pouvoir

Appr cier les fournisseurs qui

disposent dun monopole

Envisager les volutions

D terminer les concurrents

directs (biens similaires) et les

concurrents indirects (bien

de substitution).

Appr cier leur force et leur

pouvoir

Envisager les volutions

en termes de rapport de force

D terminer sil est difficile

dentr e ou de sortie

(barri res dentr e et la

sorite)

Analyse des Forces et Faiblesses Opportunit s et Menaces Strenghts,

3-

Weaknesses, Opportunities and Threats SWOT :

De lanalyse micro et macro environnement, lentreprise peut d tecter lensemble des menaces qui

p sent sur son activit ainsi que les opportunit s que lentreprise qui soffrent elle. Pour cela, elle

a besoin dune strat gie qui tiendra compte des forces et faiblesses de ses syst mes internes et des

objectifs r aliser. Quels sont les avantages comparatifs et les moyens acqu rir pour se

26

pr munir contre la menace ou pour saisir une opportunit ? en first mover ou en imitator .?

En effet, toutes les variables cl s de lenvironnement de lentreprise ont des cons quences

sur le comportement de lentreprise. La r action et les d cisions ventuelles de

lentreprise constituent sa strat gie:

Ignorer les modifications de lenvironnement

(cid:3) Attitude passive : absence de strat gie particuli re

R agir face aux volutions

(cid:3) attitude r active : strat gie d fensive

(d favorable lactivit de lentreprise)

Anticiper les volutions pour ne pas se laisser surprendre

(cid:3) attitude proactive : strat gie offensive

27

J- SYNTHESE

Lenvironnement est constitu de lensemble des forces ext rieures

lentreprise qui agissent au profit ou lencontre de lentreprise:

D mographique

Social

Politique

conomie

Concurrents

Fournisseurs

Droit

Entreprise

Clients

Technologie

Culture

Concurrents

Sociologie

Relations

internationales

Les entreprises doivent faire face des

d fis conomiques, technologiques,

sociaux (provenant des modifications

de lenvironnement).

Lentreprise agit galement sur son

environnement dune fa on positive

(cr ation demplois&.) ou n gative

(pollution&).

28

Exemple dapplication ( faire individuellement ou par groupe d tudiants)

Ksar Helal Confection KHC .

Lentreprise KHC PME tunisienne, d cide d tendre son activit la fabrication de chemises. Pour ce faire

une unit de production a t cr e au quartier industriel de la Zone Industrielle Municipale. Lorganisation de

cette derni re a t tablie comme suit :

A la t te de cette unit est nomm un directeur assist par un tat-major, comprenant

un staff compos de quatre chefs de produits qui conseillent le directeur et

veillent lex cution des directives donn es ;

Par ailleurs, cette unit de production est subdivis e en quatre services, directement li es au directeur:

  • Le service des tudes : compos dun concepteur de produit et de deux subordonn s ;
  • Le service des m thodes qui a pour t che de d finir la mani re dont le produit sera fabriqu ;
  • Le service dordonnancement et de lancement, responsable de la fixation des d lais, qui

d clenche les actions se la production et en suit le d roulement ;

  • Le service de fabrication et de contr le g r par un technicien sup rieur, et divis en deux ateliers :

" Un atelier de fabrication et de contr le, coiff par un chef datelier, aid par deux

subordonn s, comprenant 200 ouvriers et ouvri res;

" Un atelier de contr le compos dun chef datelier, dun contrema tre et de 10 ouvriers.

1. tablir lorganigramme permettant de repr senter la structure de KHC production .

2. De quel type de structure sagit- il ?

3. Quels sont les avantages et les inconv nients de ce type de structure ?

4. Quelles sont les t ches du service des tudes ?

5. Quelles sont les t ches de latelier service du contr le ?

29

Le soci t KHC travaille sur commande (prix moyen de la commande 20,000 DT HT).

Cette ann e, KHC se trouve face un dilemme : soit elle refuse des commandes par manque de capacit , soit

elle investit dans lextension de son unit de production.

Vous tes charg (e) d tudier la rentabilit de cette extension et vous disposez du compte de r sultat suivant:

D signation

Exercice 2009

Ventes de marchandises

Production vendue Biens

Services

Autres services

Montant net du chiffre d'affaires

Production stock e

Production immobilis e

Produits nets partiels sur op rations long terme

Subvention d'exploitation

Reprise sur provisions et amortissements, transferts de charges

Autres produits

TOTAL DES PRODUITS D'EXPLOITATION

Marchandises Achats

Publicité

Variation de stocks

Mati res 1 res et autres approvisionnements Achats

Variation de stock

Autres achats et charges externes

Imp ts taxes et versements assimil s

Salaires et traitements

Charges sociales

Dotations aux amortissements

TOTAL DES CHARGES D'EXPLOITATION

82000

82000

82000

14200

96200

5450

25600

36000

11800

15300

30

94150

D signation

Exercice 2009

R SULTAT D'EXPLOITATION

Produits financiers

Charges financi res

R SULTAT FINANCIER

R SULTAT COURANT AVANT IMP T

Produits exceptionnels sur op rations de gestion

Produits exceptionnels sur op rations en capital

Reprises sur provisions et transferts de charges

TOTAL DES PRODUITS EXCEPTIONNELS

Charges exceptionnelles sur op rations de gestion

Charges exceptionnelles sur op rations en capital

Dotations exceptionnelles aux amortissements et provisions

TOTAL DES CHARGES EXCEPTIONNELS

R SULTAT EXCEPTIONNEL

TOTAL DES PRODUITS

TOTAL DES CHARGES

EXC DENT OU D FICIT

  • mati res premi res et approvisionnements : eau, nergie - petit outillage - fournitures de bureau

** autres achats et charges externes : location, assurance, frais de transport, t l phone

2050

150

2200

96350

94150

2 050

31

4- Analyse de la variabilit : Travail faire :

1 . Analysez les diff rentes charges en rep rant celles qui

varient en fonction du niveau dactivit . Mettre une croix dans

la ou les colonnes concern es (T1)

Charges

dont

le montant

reste

identique

Charges dont le

montant

augmente avec

le niveau

dactivit

Tableau T 1

Charges *

Eau, nergie

Petit outillage

Fournitures de bureau

Location

Transport et distribut

Assurance

Emballages

Frais de transport

Publicit

Salaires

Charges sociales

Dotations aux

amortissements

5- Pourcentage de variabilit

En comparant les comptes de r sultat des ann es pr c dentes, le

comptable a calcul les pourcentages de variabilit des charges de

KHC production :

achats de mati res 1ere et autres approvisionnements

autres achats et charges externes

salaires et traitements

charges sociales

dotations aux amortissements

30%

20%

30%

10%

10%

Travail faire :

1 . Compl tez le tableau de ventilation des charges (tableau T2)

Tableau T2

Montants

charges

Variables

exercice 2009

% Charges

Variables

% /Montants

Charges fixes

Mati res premi res et

autres

approvisionnements

Autres Achats et

Charges externes

Salaires et

traitements

Charges sociales

Dotations aux

amortissements

Totaux

32

6- R sultat diff rentiel: les diff rentes charges sont ventil es dans un compte de r sultat appel compte de r sultat

diff rentiel. Ce document permet de d terminer la marge sur co t variable. Cest la diff rence entre le chiffre daffaires et le

co t variable. Cette marge se calcule galement en % du chiffre daffaires. A cette marge, sont d duites les charges fixes pour

obtenir le r sultat.

Travail faire :

1 . partir de la documentation comptable et du Tableau 2, tablir le compte de r sultat diff rentiel (Tableau 3)

Tableau T3

Montant

%

Chiffre dAffaire

  • Charges variables

= Marges sur Charges

Variables

  • Charges Fixes

= R sultat

7 - Le seuil de rentabilit

Travail faire :

1 . Observez le compte de r sultat diff rentiel et calculer le seuil de rentabilit de KHC production. (Formule de calcul du

seuil de rentabilit = charges fixes / taux de marge sur co t variable)

8 - Le Point Mort ( nbr de jours de travail)

Travail faire :

1 . Calculer le point mort en nombre de jour de travail pour KHC production. Remarque : il est int ressant de conna tre

la date laquelle ce seuil de rentabilit sera atteint. Cette date est appel e point mort. La formule de calcul du point

mort = seuil de rentabilit / chiffre daffaires *280 jours ( nombre de jours effectifs de travail de KHC: 360

dimanches et jours f ri s et jours darr t pour cong annuel)

33

9- Quel sc nario choisir? calculer le r sultat selon plusieurs sc narios et effectuer un choix. La soci t souhaite r pondre la

demande de nouveaux clients et am liorer sa rentabilit . Deux sc narios sont possibles :

1er sc nario

2e sc nario

aucune embauche de nouveau moniteur

augmentation du CA de 5%

augmentation des charges variables de 5%

charges fixes stables

acqu rir une ligne de coupe pour un co t de 24180 DT

augmentation du CA de 20%

augmentation des charges variables de 20%

augmentation des charges fixes de 30%

Travail faire :

1 . Compl tez le tableau danalyse (Tableau T4)

2 . Quelle recommandation pouvez vous faire au g rant de la soci t KHC ?

Tableau T4

Situation initiale

Montant %

Sc nario 1

Montant %

Sc nario 2

Montant %

Chiffre daffaires

  • Charges variables

= Marge sur co t variable

  • Charges fixes

= R sultat

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