Sécurité Informatique

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Sécurité Informatique

Information Security · notes

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Sécurité Informatique

Chapitre 1 : Notions de base

1. Introduction générale :

Les exigences de la sécurité de l’information au sein des organisations ont conduit à

deux changements majeurs au cours des dernières décennies.

Avant l’usage généralisé d’équipements informatiques, la sécurité de l’information était

assurée par des moyens physiques (classeurs fermés par un cadenas).

Avec l’introduction de l’ordinateur, le besoin d’outils automatisés pour protéger des

fichiers et autres informations stockées est devenu évident. Ce besoin est accentué pour

un système accessible via un téléphone public ou un réseau de données. On donne à cette

collection d’outils conçus pour protéger des données et contrecarrer les pirates le nom de

sécurité informatique.

Le second changement majeur qui affecte la sécurité est l’introduction de systèmes

distribués et l’utilisation de réseaux et dispositifs de communication pour transporter des

données entre un terminal utilisateur et un ordinateur, et entre ordinateurs. Les mesures de

sécurité des réseaux sont nécessaires pour protéger les données durant leur transmission.

On parle alors de sécurité des réseaux.

2. Définitions de base :

2.1. La sécurité :

La sécurité informatique c'est l'ensemble des moyens mis en œuvre pour minimiser la

vulnérabilité d'un système contre des menaces accidentelles ou intentionnelles.

Attention !!!

a) Sureté = " Safety"

Protection de systèmes informatiques contre les accidents dus à l'environnement, les défauts

du système, etc...

b) Sécurité = "Security"

Protection des systèmes informatiques contre des actions malveillantes intentionnelles.

2.2. La vulnérabilité

Une vulnérabilité (en anglais « vulnerability», appelée parfois faille ou brèche) est un point

où un système est sensible à une attaque malveillante. Il s’agit d’une faiblesse de sécurité de

nature logique ou physique pouvant être exploitée pour causer des pertes ou des dommages.

Une vulnérabilité peut découler, par exemple, d’une erreur d’implémentation ou une mauvaise

conception du système, erreur susceptible d’être exploitée, pour nuire au système (pénétration,

refus de service, etc.).

Elle peut également provenir d’une mauvaise configuration. Elle peut enfin avoir pour origine

une insuffisance de moyens de protection des biens critiques, comme l’utilisation de flux non

chiffrés, l’absence de protection par filtrage de paquets, etc.

2.3. Menace :

L'ensemble des actions qui peuvent exploiter les vulnérabilités d’un système (ses faiblesses)

pour lancer des attaques sur ce système.

Le danger peut être une personne (un pirate du système ou un espion), un objet (une pièce

défectueuse de l'équipement)

Les menaces passives

L’intrus est limité à l'écoute et l'analyse du trafic échangé sans modification des

données transmis ou altération du fonctionnement du système. L’intention de l’intrus

peut être la connaissance des informations confidentielles des utilisateurs ou bien la

connaissance des informations relatives au réseau ou aux systèmes pour se préparer

à une attaque active. Ce type de menace est difficile à détecter puisque l’intrus

n’apporte aucune modification sur les informations échangées.

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Les menaces actives

L’intrus tente de supprimer ou modifier les messages transmis sur le réseau. Il peut

aussi injecter son propre trafic ou rejouer d’anciens messages pour perturber le

fonctionnement du réseau ou provoquer un déni de service.

2.4. Contre-mesure (Mesure de sécurité) :

L'ensemble des actions mises en œuvre en prévention de la menace.

Les contre-mesures à mettre en œuvre ne sont pas uniquement des solutions

techniques mais également des mesures de formation et de sensibilisation à l'intention

des utilisateurs, ainsi qu'un ensemble de règles clairement définies.

3. Concepts de base (objectifs de la sécurité informatique) :

La sécurité de l’information s’articule autour de quelques concepts fondamentaux, à

savoir la confidentialité, l’intégrité, la disponibilité, l’authenticité, l’autorisation et la

traçabilité.

Les trois premiers, souvent référencés via l’acronyme anglais CIA (Confidentiality,

Integrity, Availability), forment les buts fondamentaux visés par la sécurité de

l’information.

3.1. Confidentialité :

C'est la propriété qui assure que seuls les utilisateurs autorisés, dans des

conditions prédéfinies, ont accès aux

informations. C’est-à-dire garder

les

informations secrètes sauf pour les personnes auxquels elles sont destinées.

L’un des moyens pour garantir la confidentialité des données est le chiffrement des

données (la cryptographie) et le contrôle d’accès (Autorisation).

3.2.

Intégrité

Une information est dite intègre (honnête) si l’on est capable de prouver avec quasi

certitude qu’elle n’a pas été modifiée ou corrompue, soit accidentellement, soit de

manière malveillante.

L’un des moyens pour assurer l’intégrité est l’utilisation des empreintes digitales

(cryptographie).

3.3. Disponibilité

Un système d’information assure de la disponibilité s’il est capable de garantir un

fonctionnement correct durant les périodes prévues d’utilisation. Cela implique

notamment de la résilience aux pannes ainsi que la capacité à absorber efficacement

des pics de charge.

3.4. Authenticité

Une information est dite authentique si l’on est capable d’en identifier l’origine

d’une manière quasi certitude.

L'authentification désigne le processus visant à confirmer qu'un commettant est

bien celui qu'il prétend être. Il existe quatre facteurs d'authentification qui peuvent être

utilisés pour confirmer l'identité d'un commettant :

 utiliser une information que seul le commettant connaît : mot de passe.

 utiliser une information unique que seul le commettant possède : l’empreinte.

 utiliser une information que seul le commettant peut produire: CryptoCard

(authentification renforcées)

3.5. Autorisation

Un mécanisme d’autorisation est responsable de spécifier et de vérifier les droits

d’accès a une ressource quelconque dans un système d’information

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3.6. Traçabilité

Un mécanisme de traçabilité est responsable de s’assurer que l’historique des

actions en relation avec une information donnée (création, lecture, modification, etc.)

puisse être relié de manière univoque avec une entité préalablement identifiée.

4. Principes fondamentaux :

En ayant ces principes en tête lors de la conception, de l’implémentation ou la

configuration d’un système informatique, d’un réseau ou d’une application logicielle,

on pourra éviter de nombreuses vulnérabilités.

4.1. Moindre privilège (à faire) :

Lorsqu’un système d’information permet de segmenter les privilèges alloués à ses

utilisateurs, un principe de base consiste à ne donner que les permissions minimales

nécessaires pour effectuer une tache donnée. Cela évite qu’un adversaire capable de

détourner le fonctionnement de ce système puisse abuser de permission non

nécessaire.

4.2. Défense en profondeur :

Un mécanisme de sécurité, comme tout autre système d’information, peut être mal

conçu ou mal configuré, et ainsi ne pas être capable de remplir sa tache de manière

attendue. Le principe de défense en profondeur prône le fait de ne pas faire reposer la

sécurité d’un système sur un seul mécanisme de protection. L’application de ce

principe vise ainsi à éviter qu’un système de protection devienne un point individuel

de défaillance.

4.3. Participation des utilisateurs et la simplicité :

Tout système d’information sera in fine en contact avec des utilisateurs. Souvent,

les mécanismes de sécurité mis en place vont à l’encontre de la productivité de ces

utilisateurs et si ces mécanismes sont trop lourds pour ces derniers, des stratégies pour

les contourner seront rapidement mises en place.

4.4. Goulet d’étranglement :

Le mot goulet, qui fait référence à l’entrée étroite d’un port, exprime parfaitement

l’idée sous-jacente a ce principe : il est nécessaire de concentrer les flux d’information

entrant et sortant d’un système complexe en quelques points faisant office de goulets

d’étranglement pour être capable de les protéger ou de les analyser.

4.5.

Interdiction par défaut :

L’application de ce principe, plus largement connu sous le terme du principe de la

liste blanche : exige que toute activité soit interdite par défaut dans un premier temps,

puis que dans un second temps l’on permette les activités tolérées.

4.6. Maillon faible :

Tout système de traitement de l’information un peu complexe comporte de

nombreuses parties interagissant entre elles, que ce soit un réseau de communication,

un système d’exploitation ou une application logicielle.

Ces parties possèdent souvent des niveaux de sécurité différents. Le principe du

maillon faible stipule qu’un adversaire visera à attaquer donc en priorité au maillon le

plus faible afin de compromettre un système complexe.

4.7. Plantage sécurisé :

Fréquemment, un système informatique se trouve dans des conditions ne lui

permettant plus de mener sa tâche a bien, parce qu’il ne dispose plus de mémoire,

d’espace disque, ou parce qu’un système tiers dont il a besoin est temporairement

indisponible.

Dans ce cas, il est nécessaire que le traitement de ces cas d’exception n’induise pas de

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vulnérabilité.

4.8. Sécurité par l’obscurité :

Une erreur souvent commise est de faire reposer la sécurité d’un système sur la

difficulté supposée d’en effectuer la retro-conception.

Un exemple typique violant ce principe est le codage en dur d’un mot de passe

dans un logiciel. Le développeur imagine que comme le mot de passe n’est pas visible

de manière explicite, il ne tombera pas dans les mains d’un adversaire.

5. La gestion de la sécurité de l’information

Il est bon de se rappeler que la sécurité informatique ne se résume pas à trouver des

solutions techniques à des problèmes. Pour pouvoir garantir la confidentialité, l’intégrité,

et la disponibilité de l’information, il faut développer des stratèges. Celles-ci peuvent

inclure des aspects non techniques comme l’attribution de responsabilité, la formation,

etc.

5.1. normes de sécurité :

Une norme de sécurité forme l’ensemble complet « avec peu de technique : juste

le quoi ? » qui décrit tous les aspects de la gestion de la sécurité de l’information.

Elle permet aussi de faire certifier une société afin de démontrer qu’elle gère d’une

manière efficace la sécurité de l’information.

ISO 27002 :

La norme ISO 27002 décrit d’une manière détaillée des directions à suivre pour la

gestion de la sécurité de l’information. C’est un document de référence pour la

création d’une politique de sécurité.

Les points essentiels décrits dans ce document sont :

l’organisation de la sécurité de l’information

la sécurité des ressources humaines

la gestion des actifs

 contrôle d’accès

 cryptographie

 sécurité physique et environnementale

 sécurité liée a l’exploitation

 sécurité de communications

 développement et maintenance des systèmes d’information

relation avec les fournisseurs

 etc...

5.2. politique de sécurité :

Une politique de sécurité décrit l’ensemble des règles qui sont appliquées (selon le

besoin : on choisi un sous ensemble de la norme ISO 27002), pour atteindre le niveau

de sécurité souhaité sans dire comment le faire.

5.3. L’implémentation d’un système de gestion de sécurité:

Ils décrivent comment les politiques sont mises en œuvre. Pour cela on peut utiliser un

catalogue de sécurité. On appel le résultat de cette implémentation : un standard.