Universit Virtuelle de Tunis
Mast re Professionnel en Logiciels Libres
Module :
S curit des Syst mes
dExploitation
Dr Mohamed Sa d OUERGHI
1
Module :
s curit des syst mes dexploitation
Contenu
P dagogique
Dr Ouerghi M. Sa d [email protected]
2
Mast re Professionnel en Logiciel Libre
Module : S curit des Syst mes dExploitation
Objectifs :
L'objectif de ce module est de donner une vision la plus
compl te possible de la probl matique de la s curit des
syst mes dexploitation et des solutions de type logiciel
libre disponibles.
Volume horaire en pr sentiel :
30 heures (3h x 10 semaines)
Evaluation des connaissances :
Travail personnel : 50% , Examen : 50%
3
Contenu du cours
1- Lessentiel de la s curit de linformation
Vuln rabilit des syst mes informatiques
Gestion des risques et pratiques de la s curit
Architectures et standards de s curit
2- Les attaques et les moyens pour les contrer
Types dattaques
Concr tisation des attaques
Propri t s attendues des services de s curit
Politiques de contr le dacc s et mod les associ s
Impl mentation des services de s curit
3- Les bases de la s curit des syst mes dexploitation
M canismes de base pour la s curit
Administration de la s curit
Contr le et audit de la s curit
4
Travaux de laboratoire :
1- Mise en Suvre et administration de la s curit avec
Unix/Linux.
2- Mise en Suvre et administration de la s curit sous
Microsoft Windows
3- Tests de robustesse des mots de passe (avec loutil
CRACK ou quivalent)
4- V rification de lint grit des fichiers (avec loutil
TRIPWIRE ou quivalent)
5- Contr le de la vuln rabilit des services configur s
(avec loutil SARA ou quivalent)
6- Mise en Suvre et exploitation d'un d tecteur
dintrusions (avec loutil SNORT ou quivalent)
7- D couverte dun environnement inconnu et de ses
services (avec loutil NMAP ou quivalent)
5
Etudes de cas
" Travail en groupe :
Etude de virus en code source (ASM, C ou Pascal).
" Travail personnel :
Etude d taill e des m canismes de s curit pour les
principaux syst mes d'exploitation du march : Cartes
puce, PDA, Machines virtuelles (java), OS grand
public et/ou professionnels (MS Win, Gnu/Linux, Mac
OS-X, xBSD, &), OS de confiance (Trusted Solaris,
Linux SE), OS multi-niveaux (CMW, divers MLS).
6
Module :
s curit des syst mes dexploitation
INTRODUCTION
Dr Ouerghi M. Sa d [email protected]
7
PLAN
l TYPES DATTAQUES
l SERVICES DE SECURITE
l S CURIT LOGIQUE
8
PLAN
l ATTAQUES ELECTONIQUES
Types dattaques
Attaques de lint rieur
Attaques de lext rieur
l SERVICES DE SECURITE
l S CURIT LOGIQUE
9
TYPES DATTAQUES
l Acc s
l D ni de service
l Snooping :
espionnage
l Ecoute (passif)
l Interception (actif)
l Acc s linformation
l Acc s aux applications
l Acc s aux syst mes
l Acc s aux
communications
l Modification
l Transformation
l Insertion/Ajout
l Suppression
l R pudiation
l Mascarade
l N gation dun v nement
10
TYPES DATTAQUES
Info
Info
sourc
e
Flux normal
destinatio
n
Interruption
Interception
Modificatio
n
Fabrication
11
ATTAQUES DE LINTERIEUR
TORJAN HORSES
un programme soit-disant innocent comportant du code ind sirable
exemple 1 :
un sp cial ls
et un PATH=./bin:/usr/bin
la recherche des ex cutables d marre par le r pertoire courant
exemple 2 :
un sp cial lq
erreur de frappe : les touches q,s,d align s sur le clavier azerty
12
ATTAQUES DE LINTERIEUR
LOGIN SPOOFING
un troyen particulier
but : r cup rer les mots de passe des utilisateurs devant r pondre
la sollicitation du syst me
login : omsaid
password : xxxxxxxx
13
ATTAQUES DE LINTERIEUR
LOGIC BOMBS
bout de code introduit secr tement dans un logiciel l gal
en exploitation , et
qui se d clenche lorsquun v nement particulier (mais
pr vu !) arrive
exemples d v nements :
le 06/11 de chaque ann e
nombre de fichiers ouverts = 17
etc.
14
ATTAQUES DE LINTERIEUR
BUFFER OVERFLOW
(1) de nombreux compilateurs ne v rifient pas le d passement
des limites des tableaux
int i;
char buff[512]
i= 1024;
buff = 0; / !!! /
15
ATTAQUES DE LINTERIEUR
(2) de nombreux fonctions de copie de cha ne de caract res ne v rifient
pas la taille des donn es copier
void pb(char *str)
{ char s[8];
strcpy(s, str);
/* pile =<s, str, @retour>
puisque les 64 octets sont copi s dans s,
ces donn es crasent une partie de la pile */
}
main(void)
{ char ch[64]; int i;
for(i=0; i<63; i++) ch =a;
pb(ch);
}
16
ATTAQUES DE LINTERIEUR
TRAP DOORS
code ins r par le programmeur pour atteindre un syst me
sans les v rifications habituelles
while(1) {
printf(" login :"); getstring(nom);
system( "stty -echo ");
printf( "password : "); getstring(motpasse);
system("stty echo ");
v=valide(nom, motpasse);
if (v) break;
}
/ if(v || strcmp(nom, "oms")==0) break; /
executeshell(nom);
17
ATTAQUES DE LEXTERIEUR
1) Attaques frontales
2) Denis de services (simple,
par
rebond, mutualis e, ..)
Internet
Firewall
R seau
interne
3) Code mobile : cookies,
scripts
Java, ActiveX, macros VB, ...
4) Sites, email, fichiers et
archives
non s rs (untrusted)
5) etc.
18
ATTAQUES DE LEXTERIEUR
BRUT FORCE ATTACK
attaque frontale en
essayant des mots de passe
apr s avoir :
- scann un domaine,
- rep r une victime,
- d couvert ses ports
ouverts,
- pris une empreinte de son
syst me dexploitation
19
ATTAQUES DE LEXTERIEUR
DENIS DE SERVICE
Objectifs :
- Consommer les ressources (bande passante, CPU, m moire,
etc) pour rendre le service lent ou indisponible :
- Rendre le service inop rant en exploitant (continuellement)
une faille dans le r seau, le syst me, le service ou
lapplication ou en d truisant des informations
20
ATTAQUES DE LEXTERIEUR
Architecture dattaque simple
Attaquant
H te
compromis
Victime
Tiers non impliqu s
21
ATTAQUES DE LEXTERIEUR
Architecture dattaque amplifi e
Attaquant
Victime
Ensemble amplificateur
H te
compromis
22
ATTAQUES DE LEXTERIEUR
Architecture dattaque mutualis e
Attaquant
Agent
ma tre
Victime(s)
Ensemble dagents esclaves
H te
compromis
Tiers non impliqu s
23
ATTAQUES DE LEXTERIEUR
CODE MOBILE
agents - applets - cookies- &
t l charg s partir dInternet de fa on inconsciente !
Mais aussi des postscript !!!
puisquactuellement ce sont des programmes crits dans
un langage de programmation (le postscript)
24
ATTAQUES DE LEXTERIEUR
VIRUS- VER- BACTERIE- ...
code mal fique se multipliant de lui-m me pour infecter
des h tes et pouvant se propager sur un r seau sans m canismes
de d clenchement particulier
a besoin se copie
Publicité
de l h te
non
oui
non
oui
oui
oui
bact rie
virus
ver
malveillants
non
oui
actes attaque
r seau
non
non
oui
peut- tre
25
ATTAQUES DE LEXTERIEUR
Effet ?!
GREETINGS FROM CRYPTUS !
TO PURSHASE A DECRYPTION KEY FOR YOUR HARD DISK,
PLEASE SEND $100 IN SMALL, UNMARKED BILLS TO :
BOX 7 - KRAM 2015TN
THANK YOU, WE APPRECIATE YOUR BUSINESS.
Autre effet ?!
Actions r alis s par le code :
main( void )
{ while(1)
fork();
}
26
ATTAQUES DE LEXTERIEUR
Logique dinfection ?
Recherche(char *dirname)
{ DIR rep; struct dirent dp;
rep=pendir(dirname); if (rep==NULL) return;
while(1) {
dp=readdir(rep);
if (dp==NULL) {chdir(".."); break; }
if (dp->d_name[0]==. ) continue;
lstat(dp->d_name, &buf); if (S_ISLNK(buf.st_mode)) continue;
if (chdir(dp->d_name)==0) Recherche(".");
else if (access(dp->d_name, X_OK)==0) infecter(dp->d_name);
close(rep);
}
27
ATTAQUES DE LEXTERIEUR
Formes dattachement dun virus un ex cutable
Prog
ex c.
origin
e
ent te
Image dun
fichier
ex cutable
Prog
ex c.
virus
ent te
virus
Prog
ex c.
ent te
Prog
virus
ex c.
virus
ent te
forme1
forme2
forme3
28
ATTAQUES DE LEXTERIEUR
Autres formes complexes ?
V
X
X
Taille
Diff rence de taille !
Libre
Virus
d compress
compress
Prog
ex c.
ent te
forme1
Libre
Virus chiffr
compress
+d compres
s
cl + code+
d code
Prog
ex c.
ent te
forme2
a
forme2b = forme2a
+cryptage du virus ,
cl , code, compress, et
d compress
29
ATTAQUES DE LEXTERIEUR
Code polymorphe ?
code initial
MOV a,R1
ADD b,R1
ADD c,R1
SUB #4,R1
MOV R1,x
code 1
MOV a,R1
NOP
ADD b,R1
NOP
ADD c,R1
NOP
SUB #4,R1
NOP
MOV R1,x
x:= a+b+c-4;
code 2
MOV a,R1
ADD #0,R1
ADD b,R1
OR R1,R1
ADD c,R1
SHL #0,R1
SUB #4,R1
JMP *+1
MOV R1,x
code 3
MOV a,R1
OR R1,R1
ADD b,R1
MOV R1,R5
ADD c,R1
SHL #0,R1
SUB #4,R1
ADD R5,R5
MOV R1,x
MOV R5,y
code 4
MOV a,R1
TST R1
ADD b,R1
MOV R1,R5
ADD c,R1
CMP R2,R5
SUB #4,R1
JMP *+1
MOV R1,x
MOV R5,y
30
PLAN
l TYPES DATTAQUES
l SERVICES DE SECURITE
Confidentialit
Int grit
Disponibilit
Responsabilit s
l S CURIT LOGIQUE
31
CONFIDENTIALITE
l D finition
Linformation est tenue secr te et seuls
les sujets autoris s peuvent y acc der
l A garantir pour les donn es :
l sauvegard es sur des fichiers
l trait es par des applications
l achemin es sur le r seau
32
INTEGRITE
l D finition :
Linformation est modifiable uniquement par laction
volontaire dun sujet autoris
l Concerne :
- les fichiers
- les transmissions
33
DISPONIBILITE
l D finition :
Le syst me doit tre disponible tout moment,
aucun d ni ou aucune d gradation de service
l Etendue :
- sauvegardes
- tol rances aux pannes
- reprises dactivit s
34
RESPONSABILITE
l D finition :
Les sujets sont contr l s et les ressources du syst me
sont surveill s afin d tablir un QQOQC et expliquer
le pourquoi
l Domaines cibl s
- identification & authentification
- comptabilit ressource et audit
35
RISQUES & PROPRIETES CID
Usurpation d'identit
R01 : Usurpation frauduleuse d'identit de l'utilisateur
R02 : Usurpation frauduleuse d'identit du client
R03 : Usurpation frauduleuse d'identit du serveur
R04 : Usurpation de l'administration
R05 : Utilisation d'un dialogue non termin
R06 : Reprise d'un dialogue sur anomalie
D I C
36
RISQUES & PROPRIETES CID
Modifications illicites ou erron es
R11 : Abus de droit par un utilisateur autoris
R12 : Modification du logiciel applicatif
R13 : Modification du syst me d'exploitation ou des
progiciels
R14 : Modification des donn es en m moire vive
R15 : Modification des donn es stock es dans
les m moires de masse
R16 : Modification des tables de routage
R17 : Rejeu d'informations
R18 : Utilisation illicite d'une application ou
d'un progiciel
D I C
37
RISQUES & PROPRIETES CID
Lecture ou r cup ration d'informations confidentielles
R21 : Lecture des donn es en m moire vive
R22 : Lecture des donn es stock es dans les
m moires de masse
R23 : R cup ration d'information dans les r sidus ou
des fichiers temporaires
R24 : Capture d'informations saisies au clavier
R25 : Capture d'information sur le r seau
R26 : Ecoute du trafic r seau
R27 : D duction d'informations par inf rence
D I C
*
*
*
*
*
*
*
38
RISQUES & PROPRIETES CID
Infections informatiques
R31 : Porte d rob e
R32 : Bombe logique
R33 : Virus
R34 : Ver
Int grit
R41 : Perte d'une information
R42 : Perte de coh rence des donn es
R43 : Ordre de mise jour r mis et pris en compte
D I C
*
- *
- *
- *
- *
*
*
39
Publicité
RISQUES & PROPRIETES CID
R pudiation
R51 : R pudiation des requ tes par le client
R52 : R pudiation de sa r ponse par le serveur
Intrusion sur le r seau
R61 : Intrusion sur le r seau partir d'un acc s externe
R62 : Intrusion sur le r seau partir d'un acc s interne
D I C
*
*
40
PLAN
l TYPES DATTAQUES
l SERVICES DE SECURITE
l S CURIT LOGIQUE
Contr le dacc s
Chiffrement
Camouflage
41
SERVICES DE SECURITE
Site A
Site B
v
DATA
v
PROCESSES
GUARD
v
v
1- Contr le dacc s
2- S curit des fichiers
3- S curit r seau
4- Authentification
42
CONTR LE D ACCES
l Matrice dacc s
Objet
Sujet
&.
&.
Utilisateur k
....
& Fichier x &
Read
Write
43
CONTR LE D ACCES
l Liste de contr le dacc s (ACL)
= colonnes de la matrice dacc s
Fichier
x
k
Read
Write
Utilisateur
k
Read
Write
...
44
CONTR LE D ACCES
l Liste des capacit s (CL)
= lignes de la matrice dacc s
Utilisateur
k
Read
Write
...
Fichier x
Read
Write
45
CHIFFREMENT
l Solution pour g rer la confidentialit
id e : partager un secret (algorithme ou cl )
chiffrer
ceci
est un
secret
texte en
clair
45 eci
e42scv
vfxb44
texte
chiffr
d chiffrer
ceci
est un
secret
texte en
clair
46
CHIFFREMENT
l Solution pour g rer lauthentification des
utilisateurs
id e : utiliser une bi-cl s une priv e et une publique
47
CHIFFREMENT
l Solution pour lint grit des donn es
id e : calculer un condens (signature num rique)
48
CHIFFREMENT
l Remarques :
l le chiffrement ne doit pas correspondre chaque
fois deux fonctions : crypter + d crypter
l la mise en Suvre peut n cessiter une tierce
personne de confiance (notaire - juge - arbitre)
l les cl s de chiffrements peuvent tre jetables (cl
de session par exemple)
49
CHIFFREMENT
l tape 0
GdsC0k/
chiffrer
Mot de passe
sauve
r
14opuP.
a
l tapes suivantes
Fichier des mots
de passe chiffr s
GdsC0k/
chiffrer
Mot de
passe
14opuP.
a
extrair
e
14opuP.
a
galit ?
ok
stop !!!
Chiffrement des mots de passe
50
CHIFFREMENT
l OTP (One Time Pad)
l masque = suite tr s longue, non r p titive et
al atoire de caract res formant un bloc
l exemple dalgo. de chiffrement :
ord(TexteClair ) + ord(MasqueJetable ) mod 26
texte en clair : MASQUEJETABLE
masque OTP1 : TBFRGFARFMIKL
texte chiffr : GCYIBKKWZNKWQ
masque OTP2 : RXDCXFHVQBYRX
texte chiffr : OEUFDECAILLES
51
CAMOUFLAGE
l St ganographie (mise en route de canaux cach s)
id e : camoufler le texte en clair dans un autre document
par exemple une image
texte
en
clair
Image
Image
modifi e
texte en
clair
52
Module :
s curit des syst mes dexploitation
OS et S CURIT
Dr Ouerghi M. Sa d [email protected]
53
PLAN
OS et m canismes de base
" Gestion des utilisateurs
" G n ration des v nements
" Acc s aux ressources
OS & S curisation r seau
" Services r seau
" Filtres r seau
54
Partie 1 :
OS & m canismes de base
55
GESTION DES UTILISATEURS
Acc s au syst me
- G r par le syst me dexploitation
- Autorisation unitaire
1 acc s = 1 ressource
Presque obsol te
- Autorisation globale
1 acc s = plusieurs ressources
Notion de domaines (NIS+, Netbios, ... )
56
GESTION DES UTILISATEURS
Droits des utilisateurs
- Autorisation d'acc s aux donn es
" Lecture, criture. etc.
- Droits sur le syst me
" Acc s aux ressources
" Installation, utilisation de binaires
" Etablissement de connexions depuis le syst me
57
G N RATION DES V NEMENTS
Ev nements syst me
- Critiques
- Type d'information
" Acc s (succ s, chec)
" Erreurs (syst me, applicalifs)
" Ev nements r seau (filtrage)
" Lancement, arr t (applications, services)
" Modification de la politique de s curit
" Modification, effacement des logs
58
G N RATION DES V NEMENTS
Gestion des fichiers de logs
- Enregistrement de l'ensemble des v nements
syst mes
- Information sensible
" Doit tre prot g
" V rification de l int grit
" Besoins de rotation et d'exploitation
" Chiffrement
59
ACC S AUX RESSOURCES
Acc s au disque dur
- Donn es stock es
" Confidentialit et int grit
" Gestion des session (c t client)
" Protection contre le stockage pirate
- Zone de swap
" Identique m moire
- Core
" Information sur les processus
60
ACC S AUX RESSOURCES
Protection de la m moire
- Donn es stock es
" Confidentialit et int grit
" Donn es d authentification
" Gestion des sessions
- Donn es partag es
" Idem entre applicatifs
61
ACC S AUX RESSOURCES
Communications inter-processus
- Protection des donn es
- Int grit du fonctionnement
- Local
" Pipes et autres fichiers d' change
- Distant
" Sockets r seau
" Bus logiciels
62
Partie 2 :
OS & S curisation r seau
63
SERVICES R SEAU
R le de la pile IP
- Gestion des communications
" Etablir les communications via TCP/IP
" Traduction des protocoles
" Transmission aux applications
- Pas de notion de s curit
" A l'origine
" Mise en place a posteriori
64
SERVICES R SEAU
S curisation des services r seau
- Restriction d'acc s aux ressources
" Protocoles
" Adresses
" Serveurs
- D sactivation
Publicité
" Principe de pr caution
- Prot ge
" Des utilisations illicite
" Des op rations de contournement des
autorisations
65
FILTRES R SEAU
Filtrage par wrappers
- Principe :
" Interception des donn es entre 2 processus
" Analyse des donn es intercept es
" Application de la politique de filtrage
" Transmission au processus cible
- Exemples :
" TCP Wrappers
" Filtres ISAPI
66
FILTRES R SEAU
Filtrage de paquets
- Principe
" R ception d'un paquet
" Analyse des en-t tes IP / TCP ; UDP
" Application d'une politique de filtrage
" Transmission du paquet
- Exemples
" IPChains,
" Filtres IPSec
67
Module :
s curit des syst mes dexploitation
ADMINISTRER LA S CURIT
Dr Ouerghi M. Sa d [email protected]
68
PLAN
un peu de th orie
un peu de pratique
69
PLAN
un peu de th orie
" Exigences du m tier
" De la gestion quotidienne
" Politique de s curit
" S curiser chaque poste de travail
" S curiser son r seau
un peu de pratique
70
EXIGENCES DU M TIER
" Connaissance des syst mes Windows, Unix/Linux.
" Connaissance des serveurs dangereux potentiels
et les nouveaux serveurs ( tre au courant et rester
vigilant)
" Connaissance des probl mes de virus, des techniques
dattaques
71
EXIGENCES DU M TIER
" Se mettre au courant de l' tat de l'art, des nouveaut s
techniques (y compris la cryptographie), juridiques&
" Etre un peu perceur (de mots de passe, ...)
" Etre un peu voyeur (pour contr ler ce qui se passe sur
son syst me informatique)
72
POLITIQUE DE SECURITE
Administrateur s curit
But politique s curit
Maintenir effectivement une politique de s curit
" Hi rarchiser les syst mes s curiser
" Sensibiliser les utilisateurs
" Diffuser la politique de sauvegarde/restauration
" Impliquer la hi rarchie
73
DE LA GESTION QUOTIDIENNE
"Surveiller les postes de travail (ralentissement des
process, de 1'affichage, ...)
" Faire le m nage, d fragmenter les disques durs,
les supports, &
" Enlever les cookies et autres logiciels douteux
74
DE LA GESTION QUOTIDIENNE
" Surveiller les FSI vis- -vis de leurs techniques,
nouveaut s concernant les services, leurs offres,
leurs sites attaqu s, &
" SLA (Service Level Agreement) avec les op rateurs
(VPN, R seaux Modems, op rateur national)
" Contact avec un fournisseur comp tent dantivirus
75
S CURISER
CHAQUE POSTE DE TRAVAIL
" Enlever sur les PCs sous Windows le partage des
fichiers et/ou imprimantes
" Enlever galement 1'installation ou ex cuter le choix
demande/Autorisation
" D sactiver les permissions de Java, Active X
(appliquer la politique de niveau de service et de s curit )
76
S CURISER SON R SEAU
" Rechercher les trous de s curit des serveurs mis
disposition (par exemple avec COPS, Nessus ou SARA)
" Faire cracker les syst mes par des perceurs de mots
de passe tel que : LOphtCrack, ScanNT ou John The
Ripper
77
S CURISER SON R SEAU
" Sniffer soi m me avant les autres, ainsi on r cup re
les informations sur le r seau et sur les machines
distantes.
" Auditer les processus de journalisation et analyser les
journaux pour contr ler :
- les tentatives de login et d'acc s aux fichiers
chou es
- les v rifications CRC sur les importants fichiers
binaires
- etc.
78
PLAN
un peu de th orie
un peu de pratique
" Mots de passe
" Administration des comptes
" Shell & shell restreint
" Super-utilisateur
79
MOTS DE PASSE
Confidentialit des mots de passe utilisateur
Choix dun mot de passe s r
" Ne pas utiliser des noms communs, de famille,
des nombres (m me invers s)
" Ne pas se contenter de 6 caract res
" M langer majuscules, minuscules, chiffres et
caract res sp ciaux
" Attention aux mots de passe trop longs et au
shoulder surfing
" Utiliser la m thode mn monique de la phrase
80
MOTS DE PASSE
Pr emption et expiration du mot de passe
" Changer ceux des utilisateurs uniquement par
n cessit
" Changer celui du super-utilisateur fr quemment
" Fixer des dates dexpiration pour les comptes
provisoires
G n ration automatique des mots de passe
Recours aux logiciels de tests/qualification de mots
de passe
81
MOTS DE PASSE
Le fichier /etc/passwd
" Consultable par tout le monde
" Contient des informations sensibles sur les utilisateurs
Le fichier/etc/shadow
" Consultable uniquement par le super-utilisateur
" Contient les mots de passe crypt s et les param tres
dexpiration
" Ne doit jamais tre copi
82
MOTS DE PASSE
La commande passwd
" Contraintes pour lutilisateur basique et n cessit
de fournir lancien mot de passe
" Existence doptions pour param trer lexpiration
et le vieillissement
" Param tres par d faut dans /etc/default/passwd
Comptes sans mots de passe interdire pour des
sessions interactives
83
ADMINISTRATION
SECURISEE DES COMPTES
Se souvenir que les comptes en sommeil sont les
cibles privil gi es des pirates
Utiliser les commandes pour
" D sactiver temporairement les comptes des
utilisateurs absents
" Modifier les param tres des comptes utilisateurs
(expiration de compte, obligation de changer son
mot de passe, &)
" Rechercher la duplication de User IDs lorsque
la gestion des comptes est manuelle
84
ADMINISTRATION
SECURISEE DES COMPTES
Comptes invit
" Ne pas en cr er si possible
" Isoler le syst me ou la partition h bergeant linvit
" Si le compte doit tre sur le r seau, utiliser un shell
restreint avec un acc s strictement limit aux
programmes utiles
" Expirer le compte d s que possible
" A nutiliser que pour les utilisateurs douteux
85
SHELL & SHELL RESTREINT
Contr ler les fichiers de d marrage et les r pertoires
accessibles via la variable PATH
" Lordre des d clarations des chemins pour rechercher
les programmes ex cuter est important
" Attention aux chevaux de Troie
$ cat /home/omsaid/ls
#!/bin/sh
cp /etc/shadow /tmp/.shadow
chmod 777 /tmp/.shadow
rm -f /home/omsaid/ls
/bin/ls
86
SHELL & SHELL RESTREINT
Shell restreint
= acc s limit au strict n cessaire pour
les utilisateurs suspects
= Configuration
" Cr er un compte normal, mais offrir comme
interpr teur de commandes /usr/bin/rsh
"Cr er et maintenir un environnement de travail
restreint
" Ne pas accepter de mettre disposition
des programmes avec le SUID positionn sans
les avoir test s
87
SUPER-UTILISATEUR
Super-Utilisateur (root) = des droits tendus
Recommandations :
" Se connecter dabord comme utilisateur basique
puis utiliser la commande su
" Envisager un acc s restreint la commande su
en limitant ses droits dex cution
" Restreindre les acc s super-utilisateur partir
de certains terminaux r put s s curis s et d finis
dans /etc/securetty
88
SUPER-UTILISATEUR
La commande su
" Changer son EUID y compris pour root
" Limiter son utilisation un groupe sp cial cr er
sous /etc/group
" A lancer (comme pour la plupart des commandes)
en explicitant son chemin complet
Les fichiers en rapport avec la commande su
" Audit par d faut dans /var/adm/sulog
" Param trage dans /etc/default/su
89
Module :
s curit des syst mes dexploitation
MECANISMES DE CONTR LE
D ACCES
Dr Ouerghi M. Sa d [email protected]
90
PLAN
I- INTRODUCTION
II- MODELES DE CONTR LE DACCES
Discretionnary Access Control
Mandatory Access Control
Role Based Access Control
Domain and Type Enforcement
91
PLAN
I- INTRODUCTION
II- MODELES DE CONTR LE DACCES
Discretionnary Access Control
Mandatory Access Control
Role Based Access Control
Domain and Type Enforcement
92
INTRODUCTION
acc s = un sujet actif essaie d'acc der un objet passif gr ce
une requ te (op ration) d acc s
contr le dacc s = moyennant un arbitre de r f rence accorde
ou nie lacc s demand .
" Exemple de sujets : usagers, processus, ...
" Exemple d'objets : fichiers, sockets, ressources, &
" Exemple d acc s : lire, modifier, d truire, ...
93
Publicité
INTRODUCTION
" La notion de sujet et d'objet n'est pas statique. Le sujet d'une
op ration peut tr s bien devenir l'objet d'une autre op ration.
" Ces deux notions nous offrent deux options de contr le
d'acc s :
Sp cifier ce qu'un sujet a la permission de faire
Sp cifier ce qui peut tre fait avec un objet
94
INTRODUCTION
OBJECTS
Fichier 1
Fichier 2
Read
Write
Own
S
U
J
E
T
S
adm
oms
Read
Read
Write
Own
ACTION
95
INTRODUCTION
Permission
S
U
J
E
T
avoir
avoir
avoir
r aliser
agir sur
OBJET
Interdiction
ACTION
r aliser
Obligation
r aliser
agir sur
Ensemble
dOBJETs
96
INTRODUCTION
97
INTRODUCTION
Closed system
(minimum privilege)
Open System
(maximum privilege)
Access requ.
Access requ.
Allowed
accesses
Exists Rule?
yes
no
Exists Rule?
no
yes
Disallowed
accesses
Access
permitted
Access
denied
Access
permitted
Access
denied
98
INTRODUCTION
All accesses
Discretionary AC
Mandatory AC
Role-Based AC
99
PLAN
I- INTRODUCTION
II- MODELES DE CONTR LE DACCES
Discretionnary Access Control (DAC)
Mandatory Access Control
Role Based Access Control
Domain and Type Enforcement
100
DAC : Contr le dacc s discr tionnaire
La protection de s curit discr tionnaire (classe C1)
Le DAC est tr s largement utilis dans les syst mes
Unix
Le contr le dacc s est bas sur
Lutilisateur propri taire (UID)
Les membres du groupe (GID)
Les autres
101
DAC : Contr le dacc s discr tionnaire
Unix/Linux g re trois types dutilisateurs
root :
le super-utilisateur poss de un contr le total sur le syst me
utilisateurs normaux :
ils peuvent se connecter (login) au syst me, ils ont un contr le
total des fichiers sous leur r pertoire. Tout autre acc s est
restreint
utilisateurs syst mes :
ils sont r serv s pour lex cution des processus syst mes
102
DAC : Contr le dacc s discr tionnaire
Unix/Linux g re trois types dacc s :
r
w
x
read
write
execute
Les programmes SETUID sont ex cut s avec les privil ges
de lutilisateur propri taire
Les programmes SETGID sont ex cut s avec les privil ges
du goupe propri taire
103
DAC : Contr le dacc s discr tionnaire
-rw-r--r-- 1 toto users 188756 Nov 11 10:05 toto.txt
-
rw-
r--
r--
Type de fichier Permission
du propri taire
Permission
du groupe
Permission
des autres
Le propri taire dun objet a tous les droits sur cet objet
104
PLAN
I- INTRODUCTION
II- MODELES DE CONTR LE DACCES
Discretionnary Access Control
Mandatory Access Control (MAC)
Role Based Access Control
Domain and Type Enforcement
105
MAC : Contr le dacc s obligatoire
Le contr le dacc s obligatoire est bas sur :
Un ensemble de r gles
Des attributs de s curit du sujet
Des attributs de s curit de lobjet
Plusieurs mod les de s curit MAC : BLP, Biba
106
MAC : Contr le dacc s obligatoire
Un ensemble de sujets S
utilisateurs, processus,&
Un ensemble dobjets O
fichier, r pertoires, programmes,&
Un ensemble dop rations dacc s A
ex cution, lecture, criture, ajout
Un ensemble de niveau de s curit L
une relation dordre partiel est d finie
sur cet ensemble
107
MAC : Contr le dacc s obligatoire
Le niveau de s curit dun sujet
d finit les droits dacc s (autorisation) qui lui sont accord s
Le niveau de s curit dun objet
d finit le degr de protection (classification) requis
Le droit dacc s un objet est permis/refus selon :
- le type de lop ration demand e,
- la classification de lobjet, et
- les autorisations accord es au sujet
108
MAC : Contr le dacc s obligatoire
D finition d une un relation d'ordre dans les niveaux de
s curit gr ce un ordre total (lin aire) :
109
MAC : Contr le dacc s obligatoire
D finition dune un relation d'ordre dans les niveaux de
s curit gr ce un ordre partiel (ex: habilet s = relation de
dominance)
110
MAC : Contr le dacc s obligatoire
Classes de s curit (labels):
A classification des objets : confidentiel > public
C ensemble des cat gories dutilisateurs = {etud-info, dept-info}
(confidentiel,{etud-info,dept-info})
(confidentiel,{etud-info})
(confidentiel,{dept-info})
(confidential,{ })
(public,{etud-info})
(public,{,dept-info})
(public,{etud-info,dept-info})
(public,{ })
111
MAC : Contr le dacc s obligatoire
Le MAC limite les privil ges accord s aux utilisateurs
et aux processus
Le propri taire dun objet na pas tous les droits sur cet objet
Les privil ges et les droits dacc s sont attribu s selon une
politique de s curit d finie par ladministrateur syst me
Le MAC introduit plus de complexit au syst me mais
augmente le niveau de s curit
112
MAC : Contr le dacc s obligatoire
Contr le d acc s et confidentialit (BLP)
113
MAC : Contr le dacc s obligatoire
Contr le d acc s et int grit (Biba)
114
PLAN
I- INTRODUCTION
II- MODELES DE CONTR LE DACCES
Discretionnary Access Control
Mandatory Access Control
Role Based Access Control (RBAC)
Domain and Type Enforcement
115
RBAC : Contr le dacc s associ un r le
Un ensemble de permissions associ un r le
Un ensemble dutilisateurs associ un r le
RBAC satisfait les principes de s curit suivants :
Principe du moindre privil ge
S paration des t ches
Abstraction des donn es
116
RBAC : Contr le dacc s associ un r le
RBAC d finit une politique de s curit
mais ne permet pas la mise en oeuvre de cette politique
RBAC peut tre int gr avec le MAC, le DAC ou le DTE
(ex: SELinux)
allow system_r sysadm_r;
allow sysadm_r httpd_adm_r;
role httpd_adm_r types httpd_t;
117
PLAN
I- INTRODUCTION
II- MODELES DE CONTR LE DACCES
Discretionnary Access Control
Mandatory Access Control
Role Based Access Control
Domain and Type Enforcement (DTE)
118
DTE : Domain and Type Enforcement
Un Domaine est attribu chaque processus
Un Type est attribu chaque objet (fichier, socket,&)
Le mod le DTE d finit deux matrices :
- Une matrice des droits dacc s aux Types par
les Domaines
- Une matrice pour les interactions entre les
diff rents Domaines
119
Module :
s curit des syst mes dexploitation
GESTION DES UTILISATEURS
Dr Ouerghi M. Sa d [email protected]
120
PLAN
1- COMPTES UTILISATEURS
2- COMMANDES DE GESTION
3- SECURITE DES CONNEXIONS
4- CONFIGURATION DE SESSIONS
121
COMPTES UTILISATEURS
- Structure du fichier /etc/p...