Sécurité des réseaux

Page 1 sur 12Lecteur de document UniversityLib

Sécurité des réseaux

Computer Network Security · notes

Voir tous les documents en réseaux

6

S curit des r seaux

La s curit informatique consiste assurer que les ressources mat rielles ou logicielles d'une

organisation sont uniquement utilis es dans le cadre pr vu. Le terme s curit recouvre 3

domaines :

  • La fiabilit de fonctionnement : sexprime en termes de disponibilit
  • La confidentialit de linformation : consiste sassurer que seules les personnes

autoris es aient acc s aux ressources

  • Lint grit des donn es

Confidentialit et int grit font appel aux techniques de la cryptographie.

Une politique de s curit est lensemble des orientations suivies par une organisation (au

sens large) en mati re de s curit . Elle se doit d' tre labor e au niveau de la direction de

l'organisation concern e et doit tre abord e dans un contexte global, cest- -dire au niveau

des utilisateurs (sensibilisation aux probl mes de s curit ), des applications, des donn es, des

t l communications et des infrastructures mat rielles.

1. Fiabilit de fonctionnement

Pour laugmenter, on peut am liorer la fiabilit des l ments qui composent la cha ne de

transmission, pr voir des redondances et des chemins de secours ou r duire les temps

dintervention et de r paration.

La topologie de c blage est le premier l ment prendre en compte. On estime que plus de

70% des pannes dun r seau sont dues aux couches basses et plus particuli rement au c blage

lui-m me.

Une topologie en toile est bien moins sensible quun bus : en cas de probl me sur un

segment coaxial, toutes les stations connect es sont coup es du r seau, alors que dans le cas

dun c blage en paires torsad es (10BASE-T), seule une station est g n e et le hub remplit

son r le de protection en inhibant le port concern .

Lalimentation est g n ralement un point critique des mat riels actifs. Il est fortement

recommander de pr voir une alimentation redondante pour tous les quipements lourds.

Une caract ristique importante pour assurer une bonne disponibilit des mat riels actifs est la

possibilit de hot swap. Les cartes peuvent tre retir es ou ajout es sous tension, sans

perturber le fonctionnement du reste de l quipement.

2. Confidentialit

Dans un r seau Ethernet, tout le monde voit tout : les quipements connect s sur le r seau

voient circuler toutes les trames. Une solution simple est de remplacer les concentrateurs

(hubs) par des commutateurs.

La s curit r seau Christian Bulfone / Licence MIASS

61

Les stations de travail dun r seau peuvent tre d plac es et connect es sur dautres prises

tout instant. Il est important que ladministrateur du r seau soit inform de ces mouvements et

quil puisse les contr ler. Plusieurs niveaux de contr le sont possibles.

une alerte est envoy e au gestionnaire par le commutateur quand celui-ci d tecte un

changement d tat de la liaison.

une alerte est g n r e lorsquune nouvelle adresse physique Ethernet est identifi e sur

un port. Tout mouvement est ainsi rep r imm diatement.

un mode de s curit plus strict est possible. Toute station inconnue qui tente de se

trame est automatiquement d connect e

raccorder un port et d mettre une

(d sactivation de la liaison) et g n re un message dalerte.

Il arrive souvent que des entreprises prouvent le besoin de communiquer avec des filiales,

des clients ou m me du personnel g ographiquement loign es via Internet. Pour autant, les

donn es transmises sur Internet sont vuln rables car elles peuvent tre cout es voire

m me d tourn es en chemin.

Comme il nest souvent pas envisageable de relier ces diff rents r seaux locaux entre eux par

des liaisons sp cialis es, un bon compromis consiste utiliser Internet comme support de

transmission en utilisant un protocole dencapsulation (en anglais tunneling), c'est- -dire

encapsulant les donn es transmettre de fa on chiffr e. On parle alors de r seau priv

virtuel (not RPV ou VPN, acronyme de Virtual Private Network) pour d signer le r seau

ainsi artificiellement cr .

donn es

chiffr es

Client

VPN

Internet

tunnel VPN

Passerelle

VPN

Paris

Grenoble

Ce r seau est dit virtuel car il relie deux r seaux physiques (r seaux locaux) par une

liaison non fiable (Internet), et priv car seuls les ordinateurs des r seaux locaux de part et

d'autre du VPN peuvent voir les donn es.

La s curit r seau Christian Bulfone / Licence MIASS

62

3. Introduction la cryptographie

La cryptologie est une science math matique qui comporte deux branches :

-

-

la cryptographie

la cryptanalyse

La cryptographie regroupe lensemble des m thodes permettant de communiquer de fa on

confidentielle par des voies de communication susceptibles d tre espionn es. Afin de

prot ger un message, on lui applique une transformation qui le rend incompr hensible ; cest

ce que lon appelle le chiffrement, qui, partir dun texte en clair, donne un texte chiffr ou

cryptogramme.

Inversement le d chiffrement est laction l gitime qui permet de retrouver linformation en

clair partir de donn es chiffr es. Dans la cryptographie moderne, les transformations en

question sont des fonctions math matiques appel es algorithmes cryptographiques, qui

d pendent dun param tre appel cl .

Cl de

chiffrement

Cl de

d chiffrement

Texte en

clair

Chiffrement

Texte chiffr

ou

cryptogramme

D chiffrement

Publicité

Texte en

clair

D cryptage

Texte en clair

et/ou cl

La cryptanalyse, linverse, est l tude des proc d s cryptographiques dans le but de trouver

des faiblesses et, en particulier, de pouvoir d crypter des textes chiffr s. Le d cryptage3 est

laction consistant retrouver le texte en clair sans conna tre la cl de d chiffrement.

La cryptographie r alise plusieurs fonctions :

Confidentialit : consiste rendre l'information inintelligible des personnes autres que

les acteurs de la transaction

Int grit : consiste d terminer si les donn es n'ont pas t alt r es durant la

communication (de mani re fortuite ou intentionnelle)

Non r pudiation : permet de prouver la participation dune entit dans un change de

donn es

Authentification : consiste assurer l'identit d'un utilisateur, c'est- -dire de garantir

chacun des correspondants que son partenaire est bien celui qu'il croit tre.

3 les termes cryptage et crypter sont souvent employ s incorrectement la place de chiffrement et

chiffrer .

En France, il existe une r glementation stricte sur la longueur des cl s utilis es pour le chiffrement (voir

http://www.telecom.gouv.fr rubrique s curit ).

La s curit r seau Christian Bulfone / Licence MIASS

63

Lauthentification est le processus par lequel une entit (personne, machine &) prouve

son identit . Il existe plusieurs classes de m thodes dauthentification possibles :

je connais : exemple du mot de passe. G n ralement lauthentification est pr c d e

dune identification qui permet cette entit de se faire reconna tre du syst me par un

l ment dont on la dot e.

je poss de : exemple de la carte magn tique.

je suis : exemple de lempreinte digitale (biom trie).

je sais faire : exemple de la signature manuscrite.

3.1. Cryptographie cl secr te

Dans la cryptographie cl secr te4 (ou chiffrement sym trique), une m me cl secr te est

utilis e pour le chiffrement et le d chiffrement du message.

Exp diteur

Message

Message

Destinataire

Chiffrement du message

avec la cl secr te

Cl secr te

Message chiffr

Transmission

du message

r

s

n

o

n

l

a

n

a

C

D chiffrement du message avec

la cl secr te

Cl secr te

Message chiffr

Cette technique permet d'assurer la confidentialit du message chang . Pour que le syst me

soit s r, la longueur de la cl doit tre au moins gale celle du message chiffrer et il est

n cessaire dutiliser un canal s r pour se transmettre la cl . Le probl me du partage de la cl

devient crucial d s que le nombre d'utilisateurs augmente (si chaque paire parmi N utilisateurs

partagent une cl , il faut alors N cl s secr tes).

4 Le plus utilis de ces syst mes de chiffrement cl secr te a longtemps t le DES (Data Encryption System),

avec ses cl s de 56 bits. L'espace des cl s qu'il peut offrir (256) n'est plus actuellement assez vaste pour r sister

la recherche exhaustive (c'est- -dire la recherche de toutes les cl s possibles), et le DES a d'ailleurs t cass en

1998. Son successeur, l'AES (Advanced Encryption Standard), peut quant lui travailler avec des cl s de 128,

192 ou 256 bits. Il existe de nombreux autres algorithmes, notamment IDEA (International Data Encryption

Algorithm) utilisant des cl s de 128 bits et impl ment dans le logiciel PGP, le RC2 ou RC4 (Ron's Code de son

concepteur Ron Rivest) pouvant utiliser des cl s de longueur maximale de 2048 bits et que l'on retrouve dans

SSL.

La s curit r seau Christian Bulfone / Licence MIASS

64

Alice

Mise en accord en priv sur la

cl CHAMPIGNON

Bernard

J E V O U S A I M E

1001010100010110101101001111101010110100111000001100100110011011000101

C H A M P I G N O N

1000011100100110000011001101101000010010011000111100111010011111001110

XOR

XOR

0001001000110000101110000010000010100110100000110000011100000100001011

1001010100010110101101001111101010110100111000001100100110011011000101

J E V O U S A I M E

XOR 0 1

0 0 1

1 1 0

Pour garantir une bonne s curit de ce type de syst me de chiffrement, on consid re qu'

l'heure actuelle, la taille des cl s ne doit pas tre inf rieure 128 bits. En France, la l gislation

limite d'ailleurs la longueur des cl s de chiffrement cl s secr tes 128 bits.

3.2. Cryptographie cl publique

La cryptographie cl publique5 (chiffrement asym trique) utilise deux cl s, une pour

Publicité

chiffrer, une pour d chiffrer. Le message est chiffr avec la cl publique du destinataire et

seule la cl priv e peut d chiffrer le message chiffr . Le destinataire est le seul poss der et

conna tre la cl priv e (dont l'acc s est prot g par une "passphrase") et il est impossible de

calculer la cl priv e partir de la cl publique.

5 Depuis son invention en 1978, RSA, du nom de ses trois inventeurs, Ronald Rivest, Adi Shamir et Leonard

Adleman, est le plus utilis des cryptosyst mes cl publique. Il est fond sur une des branches des

math matiques, la th orie des nombres. L'entier n est le produit de deux grands nombres premiers p et q, et la

s curit du RSA est li e la difficult de factoriser n, c'est- -dire de retrouver p et q partir de leur produit.

Cette difficult n'est tablie que pour n assez grand, c'est- -dire au moins 1024 bits.

La s curit r seau Christian Bulfone / Licence MIASS

65

Exp diteur

Message

Chiffrement du message

avec la cl publique

Cl publique

Transmission de la cl publique

en clair sur le r seau

G n ration des cl s

Cl

publique

Cl

priv e

Message chiffr

Transmission

du message

r

s

n

o

n

l

a

n

a

C

D chiffrement du message avec

la cl priv e

Message

Destinataire

Cl priv e

Message chiffr

3.3. Cryptographie cl mixte

La cryptographie cl mixte combine les avantages des deux techniques pr c dentes tout en

vitant leurs inconv nients. En effet, la cryptographie cl sym trique ne permet pas de

transmission s curis e de la cl et la cryptographie cl publique utilise des algorithmes trop

lents pour le chiffrement des donn es.

Lors d'une session de communication, une cl secr te dite cl de session, al atoire et de

longueur suffisante est g n r e. Cette cl est ensuite chiffr e avec la cl publique du

destinataire et transmise travers le r seau. Le destinataire est alors en mesure de d chiffrer la

cl de session avec sa cl priv e. Les deux entit s poss dent pr sent la m me cl secr te

qu'ils vont pouvoir utiliser pour chiffrer et d chiffrer les messages chang s jusqu' la fin de

la session. Une fois la session termin e, la cl secr te est d truite.

La s curit r seau Christian Bulfone / Licence MIASS

66

Exp diteur

Message

G n ration dune

cl secr te

al atoire

Chiffrement du message avec

la cl secr te

Cl secr te

Message chiffr

Chiffrement de la cl secr te

avec la cl publique

Cl publique

Transmission de la cl publique

en clair sur le r seau

G n ration des cl s

Cl

publique

Cl

priv e

Message

Destinataire

Message chiffr

Cl secr te

D chiffrement du message avec

la cl secr te

Cl secr te

Transmission du

message chiffr et

de la cl secr te

chiffr e

D chiffrement

de la cl

secr te chiffr e

Publicité

avec la cl

priv e

3.4. Fonctions de hachage

Le r le des fonctions de hachage6 est de cr er une sorte

d'empreinte num rique du message. Cette empreinte, appel e

digest ou hach ou encore condensat, est de taille fixe et tr s

petite compar e celle du message.

En principe, chaque message ne doit donner qu'un seul r sultat.

En outre, la fonction de hachage est dite sens unique, c'est- -

dire qu'il est impossible de retrouver ou de recomposer le

message d'origine partir de son empreinte. Cela permet de

garantir l'int grit du message envoy .

Message

Empreinte

3.5. Les protocoles SSH / SSL

Plusieurs protocoles peuvent tre utilis s pour chiffrer et authentifier les changes notamment

SSH (Secure SHell). Il sagit la fois de la d finition d'un protocole et dun ensemble de

programmes permettant des sessions interactives depuis une machine cliente distance sur

des serveurs et le transfert des fichiers entre deux machines de mani re s curis e

Ces programmes ont pour but de remplacer les utilitaires de connexions classiques n'utilisant

pas de chiffrement (rlogin, rcp, rsh et telnet notamment)

SSH chiffre et compresse un tunnel de session vitant ainsi la circulation des mots de passe et

des donn es en clair sur le r seau.

6 Diff rentes techniques de hachage sont utilis es, notamment le MD5 (Message Digest 5) d velopp s par Ron

Rivest. Le MD5, qu'utilise entre autre le programme md5sum, produit une empreinte d'une taille de 128 bits.

La s curit r seau Christian Bulfone / Licence MIASS

67

Deux modes d'authentification de l'utilisateur peuvent tre mis en oeuvre avec SSH

" une authentification "traditionnelle" par mot de passe : comme le canal est d j chiffr

par le protocole SSH, le mot de passe en clair est encapsul dans une communication

s cr te

" une authentification forte : l'authentification est bas e sur la cryptographie asym trique,

utilisant des cl s publique/priv e. La cl priv e est prot g e par une passphrase, cette

passphrase ne circulant pas sur le r seau. L'utilisateur s'identifie alors sans utiliser le mot

de passe de la connexion classique (mot de passe Unix), mais l'aide de ces cl s (et de sa

passphrase pour acc der sa cl priv e).

SSL (Socket Secure Layer) est un protocole mis en oeuvre initialement par Netscape et repris

par l'IETF sous le nom TLS (Transport Layer Security). Il offre un certain nombre de services

de s curit tels que la confidentialit des donn es transmises ou l'authentification des

interlocuteurs l'aide de certificats lectroniques. SSL est utilis pour s curiser des services

Web (protocole HTTPS), ou encore des protocoles comme POP et IMAP (on parle alors des

protocoles POPS et IMAPS).

4. Le firewall

Louverture des r seaux dentreprise sur lInternet les rend vuln rables. Les tentatives

dintrusion sur les syst mes en r seau se multiplient, ainsi que les d nis de services qui visent

rendre indisponible un service (application sp cifique), une machine, voire parfois le r seau

lui-m me (par saturation de ses ressources).

Pour se pr munir de ses attaques externes, la plupart des entreprises ont d ploy des

architectures particuli res, dans lesquelles le firewall (ou pare-feu, garde-barri re &) est un

l ment important. Il permet de restreindre lacc s au r seau en un point pr cis.

Le firewall nest pourtant quun acteur dune politique de s curit ; il ne peut lui seul

r soudre tous les probl mes de s curit .

On distingue :

  • Le firewall logiciel ; il est mis en Suvre sur un simple PC avec plusieurs interfaces r seau,

embarquant un OS g n raliste (Linux, ou un autre UNIX). Les fonctions du pare-feu sont

impl ment es laide dun logiciel adapt (Ipchains ou Netfilter sous Linux ; Packet

Filter sous OpenBSD),

  • Le firewall mat riel ; il se pr sente sous la forme dun bo tier sp cialis embarquant un

OS souvent minimaliste (routeurs ou quipements d di s).

Un pare-feu assure un ensemble de fonctions

  • Le filtrage : il sagit de la principale fonction
  • Lauthentification des utilisateurs et la gestion des droits (protocoles dauthentification

RADIUS ou TABACS+)

  • La translation dadresses ou NAT (Network Address Translation) : permet docculter

totalement le plan dadressage interne de lentreprise et de r duire le nombre dadresses IP

officielles n cessaires.

La s curit r seau Christian Bulfone / Licence MIASS

68

4.1. Le filtrage

4.1.1. Les bases du filtrage

Tout service r seau est priori filtrable par un firewall. Le filtrage peut tre r alis sur :

"

"

les adresses Ethernet source ou destination (couche 2)

les protocoles de couche 3 : par exemple, uniquement IP et pas ICMP pour viter de

propager les pings

les protocoles de couche 4 : accepter TCP (FTP, Telnet) et pas UDP (NFS, &)

les adresses IP source et/ou destination

les num ros de port : par exemple interdire le port 25 pour interdire la messagerie (SMTP)

"

"

"

4.1.2. Politique de filtrage

tout autoriser sauf quelques services connus que lon veut refuser

tout interdire sauf certains services que lon peut/souhaite s curiser

Il existe deux politiques de s curit :

"

"

La politique la plus restrictive est toujours la plus s re. Il faut veiller toujours utiliser des

logiciels prouv s ou corrigeant des trous de s curit de versions ant rieures.

Pour chaque paquet IP, on peut

  • Accepter ou router le paquet (ACCEPT)
  • Rejeter le paquet sans notification l metteur (DROP) ou refuser le paquet avec

notification (ICMP) l metteur (REJECT)

Internet

ACCEPT

REJECT

DROP

r seau interne

Les premiers pare-feu taient sans tat (stateless firewall), chaque paquet tant trait

Publicité

ind pendamment des autres et compar une liste de r gles pr configur es. Ces r gles

peuvent avoir des noms tr s diff rents en fonction du pare-feu ( ACL pour Access Control

List par exemple chez Cisco). La configuration de ces dispositifs est souvent complexe et

l'absence de prise en compte des machines tats des protocoles r seaux ne permet pas

d'obtenir une finesse du filtrage tr s volu e. Ces pare-feu ont donc tendance tomber en

d su tude mais restent pr sents sur certains routeurs ou syst mes d'exploitation.

Certains protocoles dits tats comme TCP introduisent une notion de session dans le

d roulement des changes. Les pare-feu tats (statefull firewall) v rifient la conformit des

paquets une connexion en cours. Un tel dispositif est ainsi capable d'assurer un suivi des

changes, c'est- -dire de tenir compte de l' tat des anciens paquets pour appliquer les r gles

de filtrage. De cette mani re, partir du moment o une machine autoris e initie une

connexion vers une machine situ e de l'autre c t du pare-feu, l'ensemble des paquets

transitant dans le cadre de cette connexion seront implicitement accept s par le pare-feu.

La s curit r seau Christian Bulfone / Licence MIASS

69

Ce m canisme apporte en fiabilit puisqu'il est plus s lectif quant la nature du trafic

autoris .

Internet

ESTABLISHED

NEW

RELATED

r seau interne

established : paquet associ une connexion d j tablie

new : paquet demandant une nouvelle connexion

related : nouvelle connexion mais li e

4.1.3. Firewall routeur cran

Cest larchitecture la moins ch re qui permet de faire un filtrage simple mais efficace.

Internet

Route ou bloque les paquets selon la

politique de s curit du site

Routeur cran

R seau interne

4.2. La translation dadresses

Les paquets venant de r seaux priv s ne sont pas routables. Les adresses IP priv es sont

d finies dans la RFC 1918. Il sagit des r seaux :

  • classe A : 10.0.0.0 10.255.255.255
  • classe B : 172.16.0.0 172.31.255.255
  • classe C : 192.168.0.0 192.168.255.255

Une passerelle (ou proxy) fait la liaison r seau priv Internet

La s curit r seau Christian Bulfone / Licence MIASS

70

Internet

@IP externe visible

Serveur

mandataire

H te

double

r seau

Firewall

@IP interne invisible

R seau interne

Serveur r el

H te externe

@IP interne

Client

mandataire

H te interne

Les paquets venant des h tes du r seau priv sont r crits (camoufl s ou masqu s) lorsquils

passent par la passerelle, comme sils provenaient de la passerelle elle-m me. Les r ponses

destination des h tes du r seau priv sont r crites par la passerelle, comme si elles venaient

du destinataire originel.

4.3. Autres architectures

4.3.1. Firewall avec bastion

Toutes les connexions en provenance de lInternet passent forc ment par le bastion qui se

trouve sur le r seau interne.

Les clients du r seau interne peuvent acc der directement lInternet pour les services non

mandat s par le bastion, sinon ils passent obligatoirement par les proxies du bastion.

Internet

Firewall

Routeur

cran

bastion

R seau interne

La s curit r seau Christian Bulfone / Licence MIASS

71

4.3.2. Firewall zone d militaris e

On utilise un sous-r seau part pour isoler les bastions : cest la zone d militaris e (DMZ). Il

est possible de fusionner routeur interne et externe.

M me si le bastion est perc , le pirate est isol dans la DMZ et ne peut pas acc der au r seau

interne facilement (il nest pas possible dusurper une machine du r seau interne par

exemple).

Internet

H te

FTP/WWW

H te

SMTP/DNS

Routeur

ext rieur

Firewall

Routeur

int rieur

R seau p riph rique

R seau interne

4.3.3. Firewall hi rarchiques

Cette architecture est souvent utilis e pour isoler un r seau de test interne une entreprise.

La s curit r seau Christian Bulfone / Licence MIASS

72