Wided Lejouad-Chaari
Table des Mati res
1. REPRESENTATION DES CONNAISSANCES .................................................................... 1
1.1.
REPRESENTATION RELATIONNELLE DES CONNAISSANCES ........................................................... 1
1.1.1. Logique classique .................................................................................................... 1
1.1.2. Logique non classique............................................................................................. 2
1.1.3. R gles de production .............................................................................................. 2
1.2.
REPRESENTATION PROCEDURALE DES CONNAISSANCES ............................................................ 2
1.3.
REPRESENTATION A OBJETS DES CONNAISSANCES ................................................................... 3
1.3.1. R seaux s mantiques ............................................................................................. 3
1.3.2. D pendances conceptuelles ................................................................................... 3
1.3.3. Frames, Prototypes, Scripts .................................................................................... 4
2.
INTRODUCTION AUX SYSTEMES EXPERTS ................................................................... 8
2.1. BREF HISTORIQUE ................................................................................................................. 8
2.2. QUEST CE QUUN SYSTEME EXPERT ? ....................................................................................... 9
2.3. ROLES DES SYSTEMES EXPERTS ................................................................................................. 9
2.4. ANATOMIE DES SYSTEMES EXPERTS ........................................................................................... 9
2.5. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DES MOTEURS DINFERENCES ...................................................... 10
2.6. REGIMES IRREVOCABLES OU PAR TENTATIVES (RETOURS-ARRIERE) ................................................ 11
2.7. STRATEGIES DE RESOLUTION DE CONFLITS ................................................................................ 11
2.8. DIFFERENCIATIONS ENTRE SYSTEMES EXPERTS SELON LES APTITUDES DU MOTEUR ............................. 12
2.9. MONOTONIE OU NON MONOTONIE ........................................................................................ 15
2.10. QUELS LANGAGES DE PROGRAMMATION POUR LES MOTEURS ? .................................................. 15
2.11. SCHEMAS DE BASE POUR REPRESENTER DES MOTEURS DINFERENCES ........................................... 15
2.12. PROCEDES DACQUISITION DES CONNAISSANCES ...................................................................... 26
2.13. STRUCTURE GENERALE DUN SYSTEME EXPERT ......................................................................... 26
2.14. AVANTAGE FONDAMENTAL DES TECHNIQUES A BASE DE CONNAISSANCES ..................................... 27
2.15. ARCHITECTURES AVANCEES DES SYSTEMES EXPERTS .................................................................. 27
BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................... 28
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REPRESENTATION DES CONNAISSANCES
&
SYSTEMES EXPERTS
1. Repr sentation des connaissances
La connaissance est une op ration active qui consiste m moriser des informations et les
utiliser bon escient. Cette connaissance peut tre simple ou structure complexe. La vari t
des connaissances allant de simples nonc s des connaissances ambig es, incertaines et
impr cises, a fait na tre plusieurs formalismes de repr sentation des connaissances. Lobjectif
de la repr sentation tant de formaliser la connaissance en vue de la manipuler et de pouvoir
en inf rer de nouvelles connaissances.
Les formalismes de repr sentation des connaissances peuvent tre d compos s en trois
cat gories : la repr sentation des connaissances aspect relationnel, la repr sentation des
connaissances aspect proc dural et la repr sentation des connaissances aspect objet.
1.1. Repr sentation relationnelle des connaissances
La logique et les r gles de production forment un aspect relationnel de la repr sentation dans
la mesure o la formalisation se base essentiellement sur des propositions et des pr dicats
sujets un processus de construction au moyen dop rateurs pr d finis.
1.1.1. Logique classique
En logique standard, tout nonc doit tre soit vrai soit faux dans chaque monde possible ou
mod le, et il nexiste rien entre les deux . Si un nonc est vrai dans le mod le m, on dit
que m satisfait ou que m est un mod le de . En revanche, le raisonnement logique
implique la relation de cons quence logique entre les nonc s. La notation |= signifie que
l nonc a pour cons quence l nonc . La d finition formelle de la cons quence logique
est vraie si et seulement si, dans tout mod le o est vrai, est galement vrai.
Dans la logique propositionnelle, les nonc s atomiques consistent en un seul symbole
propositionnel. Chacun de ces symboles repr sente une proposition qui peut tre vraie ou
fausse. Les nonc s complexes sont construits partir d nonc s plus simples, laide de
parenth ses et de connecteurs logiques ( (non), (et), (ou), (implique),
( quivalent)).
En logique propositionnelle, un mod le d termine simplement la valeur de v rit vrai ou
faux de chaque symbole propositionnel. Comme tous les nonc s sont construits partir
d nonc s atomiques et de cinq connecteurs, il faut sp cifier comment calculer la v rit des
nonc s atomiques et celle des nonc s form s avec chacun des connecteurs. Pour les nonc s
complexes, on dispose de r gles pouvant tre exprim es au moyen de tables de v rit qui
sp cifient la valeur de v rit dun nonc complexe pour chaque assignation possible de
valeurs de v rit ses composants.
La logique du premier ordre est un langage plus expressif que la logique propositionnelle
dans la mesure o les mod les contiennent des objets et des relations entre ces objets
exprim es sous forme de pr dicats. Les l ments syntaxiques de base de la logique du
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premier ordre sont les symboles de constantes qui renvoient des objets, les symboles de
pr dicats qui renvoient des relations, et les symboles de fonctions qui renvoient des
fonctions. Chaque symbole de pr dicat et de fonction est associ une arit qui d termine le
nombre darguments.
Comme en logique propositionnelle, tout mod le doit fournir les informations n cessaires
pour d terminer si un nonc donn est vrai ou faux. Ainsi, outre ses objets, ses relations et
ses fonctions, chaque mod le rec le une interpr tation qui sp cifie exactement quels objets,
relations et fonctions renvoient les symboles de constantes, de pr dicats et de fonctions.
Un terme est une expression logique qui renvoie un objet. Les symboles de constante sont
donc des termes. Un terme compos est form g n ralement dun symbole de fonction suivi
dune liste entre parenth ses des termes qui servent darguments au symbole de fonction.
Un nonc atomique (ou atome) est form dun symbole de pr dicat, optionnellement suivi
dune liste de termes entre parenth ses telle que : Fr re (Richard, Jean). On peut aussi utiliser
des connecteurs logiques pour construire des nonc s plus complexes avec le m me principe
de construction que dans le calcul propositionnel : Roi (Richard) Roi (Jean).
D s lors que lon dispose dune logique qui autorise des objets, on souhaite pouvoir exprimer
des propri t s qui sappliquent des collections dobjets. Pour ce faire, la logique du premier
ordre propose deux quantificateurs standards dits universel (") et existentiel ($).
1.1.2. Logique non classique
La logique non classique comporte dautres types de logiques comme la logique modale
int grant les op rateurs de possibilit et de n cessit , la logique des d fauts pour le traitement
des exceptions, la logique temporelle prenant en compte le param tre temps, et la logique
floue faisant usage de faits avec des degr s de v rit variant dans lintervalle [0, 1].
1.1.3. R gles de production
Les r gles de production constituent un formalisme naturel de repr sentation des
connaissances reposant essentiellement sur une structure simple :
Si Condition(s) Alors Action(s)
Les Conditions et les Actions sont g n ralement crites dans le calcul propositionnel ou dans
le calcul des pr dicats de premier ordre. Quand les conditions dune r gle sont v rifi es dans
la base de connaissances, les Actions sont ex cut es, do le principe dinf rence qui consiste
mettre jour la base de connaissances initiale en d duisant de nouvelles connaissances, en
les modifiant ou en les supprimant.
1.2. Repr sentation proc durale des connaissances
Contrairement une repr sentation d clarative o il sagit dexprimer une connaissance tout
en lui associant une valeur de v rit , la repr sentation proc durale met laccent sur le
comment de la connaissance.
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Prenons un exemple simple. Quand on annonce que A vient avant B dans lalphabet, nous
parlons dune connaissance d clarative, alors que quand on pr cise que pour savoir si A vient
avant B dans lalphabet, il faut crire une proc dure dans laquelle nous comparons le code
informatique de la lettre A avec celui de la lettre B, si le code de A est inf rieur au code de B,
alors A pr c de B dans lalphabet. Nous avons ainsi d crit une proc dure permettant de
d terminer lordre des lettres dans lalphabet. Une telle connaissance est consid r e
proc durale.
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Les repr sentations proc durales sont utilis es dans le d veloppement des strat gies de
r solution des conflits dans les syst mes experts, ainsi que dans les attachements proc duraux
du langage des Frames (les objets structur s).
1.3. Repr sentation objets des connaissances
Lorganisation des objets en classes constitue une part vitale de la repr sentation des
connaissances. Les classes servent organiser et simplifier la base de connaissances
travers lh ritage. Si lon dit que toutes les instances de la cat gorie Nourriture sont
comestibles et quon affirme que Fruits est une sous-classe de Nourriture et que Pomme est
une sous-classe de Fruits, alors on peut inf rer que toutes les pommes sont comestibles. On
dit que les pommes individuelles h ritent de la propri t de comestibilit parce quelles
appartiennent la classe Nourriture. Les relations de sous-classe organisent les classes en
une taxonomie.
1.3.1. R seaux s mantiques
Les r seaux s mantiques pr sentent une structure de graphe dans laquelle les nSuds sont des
concepts et les arcs sont les liens entre ces concepts. Un concept peut correspondre une
classe, une sous-classe, une instance, une situation ou une action. Les liens entre les concepts
peuvent tre binaires ou n-aires. Dans le dernier cas, il sagit darcs dencadrement d crivant
une action ou une situation donn e.
Les liens entre les concepts sont exprim s par des relations s mantiques propres la
connaissance exprimer. Il existe trois types pr d finis de relations entre concepts : est-un
(isa), sorte-de (ako), partie-de (part-of). Le lien est-un exprime une relation instance/classe, le
lien sorte-de exprime une relation classe/sous-classe et le lien partie-de exprime des relations
entre objets.
Lh ritage et la composition de relations constituent les notions de base du principe
dinf rence dans les r seaux s mantiques. Une requ te nest autre quun fragment dun
r seau s mantique qui sera mis en concordance avec le r seau s mantique global pour
identifier linconnu.
1.3.2. D pendances conceptuelles
La d pendance conceptuelle a t d velopp e par R. Schank partir de 1969 sur la base de
ses travaux sur la compr hension du langage naturel. Elle cherche offrir un cadre de
description de la r alit . Schank propose de d crire les significations partir de 11 actions
primitives :
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a. Actes physiques :
- PROPEL : appliquer une force un objet physique ;
- MOVE : d placer une partie dun corps ;
- &
b. Actes caract ris s par le changement d tat qui en r sulte :
- PTRANS : changer lemplacement dun objet physique ;
- &
On d signe le processus de cr ation dun repr sentant dune classe par le terme
dinstanciation, lobjet cr est une instance. Ainsi, la visite de notre ami Jean son p re est
une instance dun changement demplacement PTRANS, soit un nSud particulier PTRANS_1
cr partir dun nSud g n rique PTRANS.
Laction PTRANS_1 a n cessairement : un acteur (qui effectue le transport), un objet
(transport ), un point de d part, un point darriv e et une date.
Personne
INST
INST
PTRANS
LIEU
Nom
Acteur
INST
A
Situ
Nom
&
Personne_1
PTRANS_1
Lieu_1
Personne_2
&
Objet
Date
&
DE
&
P re de
Jean rend visite son p re
Fig.1. Exemple de Repr sentation par D pendance Conceptuelle
1.3.3. Frames, Prototypes, Scripts
Les Frames sont des r seaux de relations s mantiques complexes statiques, tir s de r alit s
psychologiques du raisonnement humain
Le raisonnement humain se r f re des prototypes d j en m moire et
les compare aux objets, v nements, & dune situation nouvelle.
La structure mod le (les frames et les scripts) a t d velopp e en 1975 par Minsky au
MIT. Lid e des frames est doffrir un support permettant de regrouper lensemble des
informations disponibles sur un objet. On parle de mod les, dinstances et dh ritage.
Les traits principaux sont les suivants :
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1. La structure de la base sert d crire des objets g n riques, des mod les dobjets,
partir desquels on d rivera (par instanciation) les objets particuliers. Par exemple, un
frame d crira une chaise, et une instance de ce frame g n rique sera la chaise de
Paul.
2. Une autre cat gorie de filiation peut tre tablie entre les mod les, permettant de
rattacher un mod le g n rique donn un super-mod le, plus g n ral. Par exemple,
le frame chaise peut tre rattach un frame plus g n ral meuble.
3. Un m canisme dh ritage permet dattribuer aux structures qui descendent dun
prototype (sous-classes ou instances) les caract ristiques de leur anc tre. Par
exemple, si lon d finit le mod le si ge comme un meuble fait pour sasseoir et dot
de pieds, le tabouret ou la chaise auront les m mes caract ristiques, auxquelles on
ajoutera seulement labsence de dossier pour le tabouret et sa pr sence pour la
chaise.
Le frame constitue un cadre dans lequel sont rassembl es les caract ristiques de lobjet
mod le. A lint rieur dun champ (attribut), plusieurs l ments peuvent tre d crits. Ces
l ments, appel s facettes sont des donn es ou des comportements attach s lattribut :
-
-
-
-
valeur : valeur de lattribut ;
doit tre (require) : sp cifie un domaine de d finition (nombre entier, cha ne de
caract res, (0, 1, 2), &) ;
par d faut (default) : indique la valeur qui devra tre admise en labsence
dindications sp cifiques ;
si n cessaire (if-needed) : pr cise la conduite tenir si la valeur nest pas disponible
et si lon en a besoin. Ceci peut se pr senter sous plusieurs formes :
a. un calcul ;
b. un pointeur vers un l ment susceptible de contenir linformation ;
c. un appel dune proc dure (attachement proc dural).
Exemples :
Frame
Voiture
Attributs
sorte-de Vehicule
marque
Facettes
domaine (Peugeot, Renault, Citro n)
defaut Renault
Frame Chaise
Publicité
sorte_de :
nombre_de_pieds : doit tre entier
Meuble
style_du_dossier :
nombre_de_bras :
par d faut 4
doit tre Droit, Rembourr
doit tre 0, 1 ou 2
Frame Chaise_de_Paul
sorte_de :
nombre_de_pieds : 4
style_du_dossier : Rembourr
nombre_de_bras : 0
Chaise
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Les attributs sorte-de et est-un d crivent la hi rarchie des Frames. Dans une description de
Frame, on peut d crire aussi des propri t s (taille, ge, couleur), des propri t s structurelles
(partie-de), des relations entre objets (pr s, loin) et des r les (p re, ami).
Les facettes expriment des valeurs par d faut, des contraintes (description des valeurs
admises) et des d mons utilis s la lecture ou modification dune valeur dun attribut. Ainsi,
les d mons sont des proc dures lanc es automatiquement quand certains v nements se
produisent. Les facettes if added , if removed d crivent les actions entreprendre lorsquune
modification (adjonction ou suppression) est effectu e sur la valeur dun champ.
Exemple de facette d faut en FRL
Meeting
Day
$DEFAULT (ToDay)
Exemple de facette de contraintes en KEE
Unit Attendant
Memberslot : Profession
Value.Class : (INTERSECTION MEN (UNION DOCTORS Lawyers))
Cardinality : [1 2]
Exemple de facette contenant des valeurs complexes en KEE
Unit John Member.of Attendant
Ownslot : Hobby
Value.Class : (Art)
Cardinality : [0 2]
Value (Singer, Painter)
Comment 3Dont let him sing3
Aspects proc duraux
if-needed:
if-added:
if-removed: gestion dint grit ;
gestion des buts;
propagation de valeurs;
Exemple en FRL :
Activity
AKO
WHO $REQUIRE
$VALUE
Thing
(AKO Person)
$IF-NEEDED (Ask)
WHEN $REQUIRE
(AKO Interval)
$IF-ADDED (AddToCalendar)
Raisonnement automatique
Il sagit dalgorithme bas sur les propri t s structurelles (rapide), il fait les inf rences
usuelles travers lh ritage, les contraintes et les d mons. Les facettes de contraintes assurent
le maintien automatique de lint grit s mantique (type, cardinalit , &) laffectation dune
nouvelle valeur. Le raisonnement avec les d mons peut tre vu comme suit :
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-
-
if-needed : quelle est la valeur de ? raisonnement dirig par les buts
cha nage arri re ;
if-added : on vient dannoncer & raisonnement dirig par les donn es
cha nage avant ;
Lh ritage de structure correspond la fa on dont la structure se transmet la cr ation dun
frame fils (certains/tous les champs, certaines/toutes les facettes). Alors que lh ritage de
valeur correspond la fa on dont les valeurs se transmettent de p re fils.
Attachement proc dural
Il sagit de liens d finissant le comportement des objets la r ception de messages. Une
primitive de transmission de message, active les objets (ex. construction send en Le_Lisp).
Frames et r gles
Les Frames ne sont pas contradictoires avec les r gles. Lutilisation des deux formalismes
m ne la d finition de syst mes hybrides. Il y a, ainsi, une perte duniformit et de simplicit
mais un gain defficacit , de flexibilit et de naturel .
Avantages et limites des Frames :
- Clart et coh rence du canevas tabli pour stocker les informations dont la structure
reproduira une architecture famili re au sp cialiste utilisateur.
- D finition concise gr ce la sp cialisation.
- Economie de stockage obtenue par le m canisme dh ritage.
- Forte rigidit de la structure, qui ne pourra saccommoder de donn es non conformes
au canevas pr d fini. N anmoins, cette rigidit est temp r e par la richesse de loutil,
qui permet de faire face de nombreux besoins de repr sentation.
- Faible volutivit des structures une fois d finies : structure complexe et volume de
donn es important (bien r fl chir avant de constituer la structure).
Scripts
La notion de scripts (sc nario) a t introduite, sur le mod le des frames, par Schank et
Abelson (1977) pour d crire, non plus des objets, mais des sc nes de la vie courante.
Exemple :
Script Manger_au_Restaurant
El ments : (Restaurant, Argent, Nourriture, Menu, Tables, Chaises)
R les : (Personnes_Affam es, Serveurs, Chefs)
Point_de_vue : Personnes_Affam es
Moment : (Heures_Ouverture du Restaurant)
Lieu : (Emplacement du Restaurant)
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Sc nario
Dabord :
puis :
puis :
puis :
puis :
script Entrer_au_Restaurant
script Attirer_Attention_du_Ma tre_dh tel
script Prendre_Place_ _Table
script Passer_Commande
script Manger
sauf_si (Longue_Attente)
alors script Sortie_en_col re
puis :
puis :
enfin :
si (Qualit _Nourriture > Convenable)
alors script F liciter_le_Chef
script Payer_laddition
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script Quitter_Restaurant
Conclusion
Il nexiste pas de formalisme de repr sentation de connaissances universel. De plus en plus de
travail est fait par les langages : Langages Objet sur Lisp ou Prolog, &
2. Introduction aux syst mes experts
2.1. Bref historique
La recherche sur les Syst mes Experts (SE) est apparue un moment o il y avait une baisse
dint r t de la part des chercheurs pour la repr sentation de m canismes universels
incapables de r soudre des probl mes particuliers (le compromis entre g n ralit et
efficacit ). Edward Feigenbaum commen a au d but des ann es soixante sint resser la
repr sentation des m canismes de raisonnement. Ces efforts ont abouti la cr ation dun
projet Dendral en 1971.
Apr s des progr s consid rables apport s par la recherche sur les m canismes de
raisonnement dans des domaines particuliers, comme la m decine avec Mycin (1976) et la
g ologie avec Prospector (1979), il y eut un nouvel engouement pour d velopper des outils
g n raux de repr sentation des connaissances dans les diff rents domaines particuliers ; la
recherche sur les syst mes experts a pu tre ainsi nouveau consid r e comme faisant
pleinement partie de lIntelligence Artificielle (IA). Entre-temps la recherche sur les
d monstrations de th or mes et la r solution de probl mes (Newell et Simon 1972) avaient
beaucoup progress , fournissant les bases th oriques de la m thodologie des Syst mes Base
de Connaissances (SBC).
Le programme Dendral poss dait une immense quantit de connaissances sp cialis es en
chimie, la moindre am lioration quon lui apportait tait fort co teuse apr s des ann es de
d veloppement : les connaissances propres au domaine taient int gr es aux m canismes de
raisonnement. Petit petit a merg lid e fondamentale quil fallait s parer la masse des
connaissances du domaine, de ses m canismes dinterpr tation.
Extraire des SE les m canismes universels de raisonnement
r utilisables dun domaine lautre.
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La m thodologie syst me-expert est justifi e pour des probl mes o lon peut examiner
exhaustivement toutes les solutions potentielles en un temps raisonnable , en utilisant la
puissance de calcul des ordinateurs.
2.2. Quest ce quun syst me expert ?
Un syst me expert est un programme poss dant une grande masse de connaissances dans un
domaine sp cialis , ces connaissances provenant g n ralement dun expert humain. Il ne
sagit pas seulement de repr senter dans lordinateur une expertise humaine, il a fallu aussi
d velopper des m thodes permettant des am liorations continuelles pendant la phase o
lexpert humain d voile ses m thodes et ses connaissances au cogniticien.
Le cogniticien est cet informaticien charg daider
la production des connaissances puis leur formalisation et leur implantation.
L volution des travaux dans le domaine ont conduit repr senter s par ment les
connaissances des m canismes logiques dinterpr tation de ces connaissances. Ce qui permet
de les modifier plus ais ment surtout quelles prennent une forme d clarative et elles sont
repr sent es sans ordre pr d fini dutilisation.
2.3. R les des syst mes experts
Dans bon nombre dactivit s intellectuelles qualifi es, le savoir-faire des experts humains
nest pas suffisamment structur pour que lon dispose dalgorithmes repr sentatifs de ces
activit s. Dans ces domaines, le savoir-faire des sp cialistes est repr sent comme un
ensemble dunit s ou REGLES, chacune tant appropri e pour une situation ventuelle.
Historiquement, la notion de syst me expert est apparue loccasion de linformatisation de
t ches intellectuelles normalement assur es par des experts tels que m decins, g ologues,
ing nieurs, etc.
2.4. Anatomie des syst mes experts
Larchitecture de base des syst mes experts est repr sent e par le sch ma suivant :
DONNEES
Base de
connaissances
Interpr teur
Faits
SOLUTION
Fig.2. Composants dun syst me expert
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a. La base de faits : elle comprend des faits permanents du domaine (ex. lO dium est
un champignon) et des faits propres un probl me r soudre (ex. le plant de
tomate tudi a des t ches jaunes sur les feuilles), que lon appelle aussi des
donn es. Cest la m moire de travail du syst me expert.
b. La base de connaissances : elle est constitu e de r gles de production qui
permettent g n ralement de tirer des conclusions qui ajoutent de nouveaux faits
dans la base de faits, partir de ceux d j connus. Une r gle comporte une partie
gauche exprimant des conditions et une partie droite contenant des conclusions. Un
coefficient de vraisemblance peut tre d fini, il exprime la croyance que lon a sur
la v racit dune pr misse ou la confiance accord e une conclusion (il varie entre
+1 et 1).
c. Le moteur dinf rences : il exploite la base de connaissances en fonction du
contenu de la base de faits afin de mener un raisonnement sur le probl me pos . Il
comprend un algorithme de filtrage (pattern-matching) qui v rifie si la pr misse
dune r gle est v rifi e dans la base de faits. Une pr misse est un ensemble de
clauses logiques reli es par des ET et/ou des OU logiques.
Le filtrage est simple r aliser si les r gles dinf rences ne contiennent que des
constantes (logique des propositions), plus compliqu lorsquelles contiennent des
variables (logique des pr dicats). Dans ce dernier cas, lalgorithme est appel
unificateur.
En logique des pr dicats, une r gle donn e peut tre d clench e
pour diff rentes instanciations des variables (plusieurs fois), alors quen logique des
propositions, une r gle nest d clench e quune fois au plus.
2.5. Principe de fonctionnement des moteurs dinf rences
Le moteur dinf rences fonctionne selon un cycle de base. Une r gle peut tre repr sent e
comme suit :
REGLE = <DECLENCHEUR> + <CORPS>
Le moteur encha ne des cycles de travail comportant chacun deux phases : une phase
d valuation et une phase dex cution.
PHASE DEVALUATION
Elle comprend 3 tapes : la s lection, le filtrage et la r solution de conflits.
a. La s lection : elle d termine partir dun tat BF de la base des faits et dun tat BR
de la base des r gles, un sous-ensemble F de BF et un ensemble R1 de BR qui, a
priori, m ritent d tre compar s lors de l tape de filtrage.
b. Le filtrage : le moteur dinf rences compare la partie d clencheur de chacune des
r gles de R1 par rapport lensemble F de faits. Un sous-ensemble R2 de R1
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rassemble alors les r gles jug es compatibles avec F (celles dont les conditions de
d clenchement ont t jug es satisfaites). R2 est appel ensemble de conflits.
c. La r solution de conflits : le moteur d termine les r gles, soit un sous-ensemble R3
de R2, qui doivent tre effectivement d clench es.
PHASE DEXECUTION
Le moteur dinf rences commande la mise en Suvre des actions d finies par les r gles de
lensemble R3 sil est non vide.
2.6. R gimes irr vocables ou par tentatives (retours-arri re)
Lorsque R3 est vide certains moteurs tr s simples sarr tent : on dit que ces moteurs ont un
r gime de contr le irr vocable. Dautres moteurs reconsid rent lensemble de conflits (R2)
dun cycle ant rieur et examinent la possibilit de d clencher dautres r gles de R2.
Si aucun des d clenchements de r gles r alis s depuis le pr c dent choix dans R2 nest remis
en cause, c- -d si les effets de ces r gles ne sont pas annul s, on dit encore que ces moteurs
fonctionnent selon un r gime de contr le irr vocable.
On parle de r gime de contr le par tentatives lorsquil y a remplacement de d clenchements
de r gles par dautres.
Lorsquun moteur revient sur une r solution de conflits ant rieur,
en remettant en cause des d clenchements de r gles, on dit quil op re un retour-arri re ou
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backtracking.
Lorsquune impasse est rencontr e au cycle n, un retour-arri re est r alis au cycle n+1 par
retour au contexte du cycle n-1. Il sagit dun retour-arri re chronologique.
2.7. Strat gies de r solution de conflits
Il existe de nombreuses strat gies de r solution de conflits. La mani re la plus couramment
utilis e, lorsque plusieurs r gles sont a priori applicables dans une situation donn e, consiste
les d clencher suivant certaines priorit s :
- d clenchement s lectif dun sous-ensemble de r gles r sultant de lapplication de
m ta-r gles ;
- d clenchement prioritaire des r gles dont la partie pr misse est la plus d taill e. La
raison en est quelles engendrent des conclusions plus pr cises ;
- d clenchement prioritaire des r gles utilisant les informations les plus r cemment
acquises ou d duites ;
- d clenchement prioritaire des r gles amenant le plus grand nombre de conclusions ;
-
classement des r gles en fonction de lint r t des conclusions quelles apportent, en
fonction dun ordre dans la liste des buts ;
- d clenchement ordonn par plausibilit d croissante des conclusions dans le cas o
elles ont un poids associ ;
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Lattribution des priorit s peut tre faite selon plusieurs m thodes :
- par un algorithme directement b ti dans le moteur dinf rences (intrins que) et qui
calcule dynamiquement le meilleur ordre dapplication de ces r gles ;
- par des m tar gles qui s lectionnent les r gles par leur contenu et les ordonnent en
fonction de crit res pouvant d pendre du probl me traiter. Cette m thode est
parfois utilis e conjointement la premi re ;
- par une tape de compilation des r gles effectu e au moment de leur saisie par le
module dacquisition des connaissances.
2.8. Diff renciations entre syst mes experts selon les aptitudes du moteur
Les moteurs dinf rences charg s du raisonnement et de linterpr tation des connaissances
nont pas tous la m me proc dure de fonctionnement. Ils varient dun syst me expert un
autre.
a. Modes fondamentaux dinvocation des r gles
Cha nage-avant
Un moteur dinf rences fonctionne en cha nage-avant (des donn es vers les buts) lorsque
les faits de la base de faits, sur lesquels portent les d clencheurs des r gles, repr sentent
des informations dont la valeur de v rit est d j tablie.
Cha nage-arri re
Un moteur dinf rences fonctionne en cha nage-arri re (des buts vers les donn es)
lorsque :
-
-
-
-
certains faits de la base des faits sont consid r s comme tant tablir ou valuer,
on les appelle souvent probl mes (en suspens, r soudre) ou hypoth ses (
v rifier) ou buts ( atteindre) ;
les d clencheurs des r gles se r f rent uniquement aux probl mes en suspens ;
lorsquune r gle est d clench e, de nouveaux probl mes, d finis par le corps de la
r gle, peuvent tre introduits dans la base des faits, titre de nouveaux probl mes en
suspens ;
les probl mes auxquels se r f re le d clencheur sont consid r s r solus lorsque les
probl mes introduits par le d clenchement de la r gle , soit sav rent tre des
probl mes d clar s a priori comme primitifs (consid r s comme r solus), soit
ont t r solus au pr alable. Ainsi, linf rence d crite par la r gle est effectivement
ex cut e.
Cha nage mixte (bidirectionnel)
Certains syst mes fonctionnent en cha nage mixte :
- une partie des faits de la base des faits est consid r e comme tant tablir (ce sont
les probl mes , dautres sont consid r s comme tablis (les faits proprement dits).
- Les conditions des r gles peuvent porter simultan ment sur des faits de lune ou
lautre sorte.
12
Wided Lejouad-Chaari
Exemple de fait tabli : la temp rature dun malade.
Exemple de fait tablir : le malade a la jaunisse hypoth se justifier.
b. Modes dinf rences
Dans son principe, le m canisme de base du cha nage-avant consiste v rifier, dune part
de la pr sence dun fait P dans la base des faits tablis, et dautre part, de la pr sence dans
la base des r gles dune r gle dont le d clencheur est P et le corps Q, pour d cider quun
fait Q sera m moris dans la base des faits tablis.
Le cha nage-avant correspond troitement au mode dinf rence valide connu en logique
sous le nom de modus ponens qui peut tre exprim , dun point de vue pratique, par :
Si P implique Q est vrai, et si P est vrai, alors Q est vrai .
Cependant,
la plupart des syst mes experts autorisent des variables quantifi es
universellement dans les r gles. Dans ce cas le m canisme de base du cha nage-avant
sappuie sur lexistence dune r gle dont le d clencheur est de la forme P(x) et le corps de
la forme Q(x), o x est une variable, et sur lexistence dun fait tabli P(a), pour introduire
Q(a) dans la base des faits tablis.
Il sagit donc dune combinaison du mode dinf rence modus ponens et du mode
dinf rence appel sp cialisation universelle selon lequel : Si R(x) est vrai " x, alors R(a)
est vrai . En loccurrence, par sp cialisation on peut affirmer que :
Si P(x) implique Q(x) est vrai " x, alors P(a) implique Q(a) est vrai
do on conclut par modus ponens, puisque P(a) est vrai, que Q(a) est vrai.
Le m canisme de base du cha nage-arri re permet lintroduction dun probl me P d s lors
quil existe une r gle de corps P et de d clencheur Q, et quil existe un probl me Q. Les
syst mes admettant des variables dans les r gles utilisent la sp cialisation universelle pour
invoquer une r gle dont le d clencheur est de la forme Q(x) lorsquil existe un probl me
Q(a).
D s quun probl me P, ant rieurement introduit par cha nage-arri re via une r gle R (dont
P est le corps et Q le d clencheur), est reconnu r solu on peut appliquer la sp cialisation et
le modus ponens partir de la r gle R pour conclure que Q est r solu, une information qui
pourra son tour tre propag e par sp cialisation et modus ponens partir de la r gle qui a
introduit Q, etc.). Pour utiliser les r gles, il faut mettre une logique dinf rence indiquant
quand, comment utiliser une r gle. Il existe des m canismes utilis s par le moteur
dinf rence expliquant lutilisation dune r gle, savoir les th or mes de d duction :
Modus ponens
Modus tollens
Fait P
R gle P Q
---------
Q
Conclusion
Fait Q
R gle P Q
---------
P
Conclusion
13
Wided Lejouad-Chaari
c. Strat gies de d veloppement de la recherche
Aux modes dinvocation de r gles on superpose toujours lune ou lautre des strat gies
classiques de d veloppement de la recherche dans les espaces d tats ou les espaces de
sous-probl mes.
Repr sentation...