Université de Tunis El Manar
Recueil d'Examens
(1997 - 2009)
Analyse Numérique
Niveau : Formation Ingénieur
Ecole Nationale d'Ingénieurs de Tunis
B.P. 37 – 1002 Le Belvédère Tunis – Tunisie
Tél. (+216) 71 874 700 Fax : (+216) 71 872 729 http://www.enit.rnu.tn
E.N.I.T.
Examen – Analyse Numérique
Enseignants : H. BOUHAFA – H. CHAKER – H. EL FEKIH
Classe : 1ère année GC - GE - GI - GM
Unité Pédagogique de Mathématiques Appliquées
Date : 11 mars 1998
Durée : 1h30
Documents non autorisés
Exercice : Soit g : [a, b] → [a, b] (a, b ∈ R) une fonction de classe C 1 telle que M ≡ max
x∈[a,b]
|g0(x)| < 1.
1– On considère la suite (xn)n≥0 définie par :
x0 ∈ [a, b],
xn+1 = g(xn), n ≥ 0
Montrer que la suite (xn)n≥0 converge vers l’unique point fixe α de g.
2– Montrer que pour tout n ∈ N, il existe εn tel que
en+1 = (g0(α) + εn)en
avec
lim
n→+∞
εn = 0
où en = xn − α.
3– On considère la suite (yn)n≥0 définie par :
yn = xn −
(xn+1 − xn)2
xn+2 − 2xn+1 + xn
, n ≥ 0
Montrer que
lim
n→+∞
yn − α
xn − α
= 0
4– Comparer la vitesse de convergence des deux suites (xn)n≥0 et (yn)n≥0.
Probleme : On considere la formule de quadrature de Gauss-Legendre à k + 1 points, k ≥ 0, donnée par :
(1)
où nous avons désigné par :
Z 1
−1
f (x) dx =
k
X
i=0
λif (xi) + E(f )
• E(f ) le terme d’erreur (on ne s’intéresse pas ici à l’étude de E(f ));
• xi, 0 ≤ i ≤ k, les nœuds d’intégration vérifiant : −1 < x0 < x1 < · · · < xk < 1;
• λi, 0 ≤ i ≤ k, les poids d’intégration.
On rappelle que x0, . . . , xk sont les k + 1 racines du (k + 2)-ième polynôme orthogonal de Legendre Qk+1 ∈ Pk+1
(qui est unitaire) associé à la fonction poids w ≡ 1 sur l’intervalle [−1, 1].
Le but de ce problème est de calculer les (k + 1) nœuds x0, . . . , xk ainsi que les k + 1 poids λ0, . . . , λk de la
formule de quadrature de Gauss-Legendre donnée par (1).
Le probleme est divisé en trois parties. La premiere est une étape préliminaire, la deuxième concerne le
calcul des nœuds xi et la dernière porte sur le calcul des poids λi.
Partie I : Soient r0 < r1 < · · · < rm, (m + 1) réels, m > 0, et P ∈ Pm+1 le polynôme défini par
P (x) = (x − r0) (x − r1) · · · (x − rm).
On considere la méthode de Newton appliquée a la résolution de l’équation P (x) = 0. On rappelle que cette
méthode génère la suite définie par :
t0 donné,
t‘+1 = t‘ −
P (t‘)
P 0(t‘)
,
‘ ≥ 0
On suppose que t0 > rm.
I.1– Montrer que ∀ ‘, t‘ > rm et que la suite (t‘)‘≥0 est décroissante.
I.2– En déduire que la suite (t‘)‘≥0 est convergente et que
lim
‘→+∞
t‘ = rm.
Partie II : On considere le (k + 2)-ieme polynôme orthogonal (de Legendre) Qk+1 associé à la fonction poids
w ≡ 1 sur l’intervalle [−1, 1], et ses (k + 1) racines notées x0 < x1 < . . . < xk.
II.1– Montrer que la méthode de Newton appliquée a Qk+1, avec une initialisation t0 > xk, génere une suite
(t‘)‘≥0 qui converge vers xk.
II.2– On suppose que les racines xk, xk−1, . . . , xj (1 < j ≤ k) de Qk+1 ont été déjà calculées et on se propose
de calculer xj−1.
On considère le polynôme Rj ∈ Pj défini par : Rj(x) = Qk+1(x)/ Qk
Montrer que la méthode de Newton appliquée au polynôme Rj, avec une initialisation t0 = xj, génère une
i=j(x − xi)
suite (t‘)‘≥0 qui converge vers xj−1.
II.3– En déduire un algorithme qui permet de calculer les (k + 1) racines x0, x1, . . . , xk de Qk+1.
Partie III : On s’intéresse dans cette partie au calcul des poids λi intervenant dans la formule de Gauss-Legendre
donnée par (1). Rappelons que cette formule est de degré 2k + 1.
Montrer que les poids λi, i = 0, . . . , k, sont donnés par
λi =
1
k+1(xi)
Q0
Z 1
−1
Qk+1(x)
x − xi
dx
(cid:3)
2
E.N.I.T.
Examen – Analyse Numérique
Enseignants : H. CHAKER – H. EL FEKIH – H. RIAHI
Classe : 1ère année GC - GE - GI - GM
Unité Pédagogique de Mathématiques Appliquées
Date : 17 mars 1999
Durée : 1h30
Documents non autorisés
Exercice 1
1– Etudier les variations de f (x) = x exp(x) pour x ∈ R et montrer que f est une bijection de
[0, +∞[ sur lui même.
Etant donné a > 0, on notera α > 0 l’unique solution de f (x) = a.
2– Soit N la fonction définie sur [0, +∞[ par
N (x) = x −
f (x) − a
f 0(x)
2–a Montrer que, pour tout x ≥ 0, il existe c ∈ I(α, x) tel que
(α − x)2 f 00(c)
f 0(x)
N (x) = α +
1
2
où I(α, x) désigne l’intervalle fermé d’extrémités α et x.
2–b En déduire que, pour tout x ≥ 0, on a N (x) ≥ α.
3– Notons x0 ≥ α un réel donné et, pour tout k ≥ 0, xk+1 = N (xk).
3–a Montrer que la suite (xk)k≥0 est décroissante, qu’elle converge et calculer sa limite.
3–b Montrer que, pour tout x ≥ α, on a N (x) − α ≤ (α − x)2.
3–c En déduire que, pour tout k ≥ 0, xk − α ≤ (x0 − α)2k .
Exercice 2
Soit a et b deux réels et f : [a, b] → R une fonction de classe C3.
On souhaite approcher D2f ≡ f 00( a+b
2 ) par une expression du type :
∆2f ≡ λ0f (a) + λ1f (
a + b
2
) + λ2f (b)
de telle sorte que E(f ) ≡ D2f − ∆2f vérifie :
(1)
∀P ∈ P2,
E(P ) ≡ D2P − ∆2P = 0
On supposera dans toute la suite que les réels λ0, λ1 et λ2 sont tels que la propriété (1) soit
vérifiée.
1– Montrer que f [a, a+b
aux points a, a+b
2 , b] désigne la différence divisée d’ordre 2 de f
2 ∆2f , où f [a, a+b
2 , b] = 1
2 , b.
2– Soit Pf le polynôme d’interpolation de Lagrande de f aux points a, a+b
f (x) − Pf (x).
2–a Montrer qu’il existe c ∈ [a, b] tel que r00(c) = 0.
2–b Montrer que E(f ) = r00( a+b
2 ).
2 , b et r(x) =
2–c En déduire que
|E(f )| ≤
b − a
2
sup
x∈[a,b]
|f 000(x)|
3– Calculer les réels λ0, λ1, λ2 en fonction de a et b pour que la propriété (1) soit vérifiée.
(cid:4)
E.N.I.T.
Examen – Analyse Numérique
Enseignants : H. BOUHAFA–H. CHAKER – H. EL FEKIH – H. RIAHI
Date : 3 avril 2000
Durée : 1h30
Unité Pédagogique de Mathématiques Appliquées
Classe : 1ère année GC - GE - GI - GM
Documents non autorisés
On considere le probleme de Cauchy pour une équation différentielle du second ordre
(1)
(cid:26) y00(t) = f (t, y(t)),
y(t0) = y0, y0(t0) = z0.
t ∈ I0 =]t0, t0 + T [
où y0, z0 sont donnés dans IR et T > 0. On suppose que la fonction f est de classe C2 de
I0 × IR dans IR et vérifie la condition de Lipschitz:
∃L > 0, ∀t ∈ I0, ∀y, z ∈ IR
|f (t, y) − f (t, z)| ≤ L|y − z|
et que la solution y(t) de (1) est de classe C4.
Pour résoudre le problème (1), on introduit une subdivision uniforme de I0
tn = t0 + nh,
0 ≤ n ≤ N,
h =
T
N
on note (yn, zn+1/2) une approximation du couple (y(tn), y0(tn+1/2)) où on a noté
tn+1/2 = t0 + (n + 1
On considère alors le schéma explicite
2 )h.
(2)
(cid:26) yn+1 = yn + hzn+1/2
zn+3/2 = zn+1/2 + hf (tn+1, yn+1)
,
n ≥ 0,
(y0, z1/2) donnés.
1. Etude de la consistance et de l’ordre
(a) On pose
εn+1/2 = y(tn+1) − y(tn) − hy0(tn+1/2), n ≥ 0
En utilisant un développement de Taylor au point tn+1/2, montrer que:
|εn+1/2| = O(h3)
(i.e. ∃c > 0 ; |εn+1/2| ≤ ch3)
(b) On pose
ηn = y0(tn+1/2) − y0(tn−1/2) − hf (tn, y(tn)), n ≥ 1.
En utilisant un développement de Taylor au point tn, montrer que:
|ηn| = O(h3)
2. Etude de la convergence
(a) On pose
αn = y(tn) − yn.
βn+1/2 = y0(tn+1/2) − zn+1/2.
|αn+1| ≤ |αn| + h|βn+1/2| + |εn+1/2|
|βn+3/2| ≤ |βn+1/2| + hL|αn+1| + |ηn+1|.
Montrer que
(b) On pose
Montrer que, pour h ≤ T , on a :
ξn = |αn| + |βn+1/2|.
|ξn+1| ≤ (1 + Λh)|ξn| + ϕn
où
Λ = max(L, 1 + LT ), ϕn = (1 + LT )|εn+1/2| + |ηn+1|.
(c) En déduire que
|ξn| ≤ |ξ0|exp(Λ(tn − t0)) +
exp(Λ(tn − t0)) − 1
Λh
max
0≤k≤n−1
ϕk.
(Indication: on pourra utiliser l’inégalité 1 + k < exp(k))
(d) Choisir alors z1/2 de façon qu’on ait
max
0≤n≤N −1
|ξn| = O(h2).
2
E.N.I.T.
14 juillet 2000
Examen – Session de rattrapage
Analyse Numérique
Enseignants : H. BOUHAFA–H. CHAKER – H. EL FEKIH – H. RIAHI
Classe : 1ère année GC - GE - GI - GM
Durée : 1h30
Documents non autorisés
Exercice 1
Soit f ∈ C 2([−1, 1]) et P le polynôme d’interpolation d’Hermite de f au point −1 vérifiant :
P (−1) = f (−1)
et
P 0(−1) = f 0(−1)
1– Déterminer l’expression de P .
2– On considère la formule de quadrature suivante :
(1)
Z 1
−1
f (t) dt = α0f (−1) + α1f 0(−1) + E(f )
2–a Déterminer α0 et α1 pour que la formule (1) soit de degré au moins 1.
2–b Montrer qu’il existe η ∈ [−1, 1] tel que E(f ) = 4
3 f 00(η).
Indication : On rappelle que pour tout t ∈ [−1, 1], il existe ξt ∈ [−1, 1], dépendant de t, tel que f (t) − P (t) =
2 (t + 1)2f 00(ξt).
1
Exercice 2
1– Soit B = (bij) une matrice a n lignes et n colonnes, a coefficients réels, vérifiant :
bij ≥ 0
sup
1≤i≤n
n
X
(
Publicité
j=1
; 1 ≤ i, j ≤ n
bij) < 1
Montrer que I − B est inversible et que (I − B)−1 est à coefficients positifs ou nuls (I désigne la matrice
identité).
2– Soit A = (aij) une matrice a n lignes et n colonnes, a coefficients réels, vérifiant :
aii > 0
aij ≤ 0
n
X
aij > 0
j=1
; 1 ≤ i ≤ n
; 1 ≤ i 6= j ≤ n
; 1 ≤ i ≤ n
et soit D la matrice diagonale formée par la diagonale de A :Dii = aii pour 1 ≤ i ≤ n, Dij = 0 pour
1 ≤ i 6= j ≤ n.
2–a Montrer que D est inversible. On pose alors C = D−1A.
2–b Calculer les coefficients de la matrice C en fonction de ceux de A.
2–c Montrer que A est inversible et que les coefficients de la matrice A−1 sont positifs ou nuls.
Exercice 3
On se donne une matrice A réelle, symétrique définie positive à nlignes et n colonnes, et un vecteur
b ∈ IRn.
On considère, pour r > 0 donné, la suite d’éléments de IRn définie par :
(cid:26) x(o) donné dans IRn
x(k+1) = x(k) − r(Ax(k) − b)
, k ≥ 0
1– Montrer que si la suite (x(k))k∈IN converge vers ¯x alors on a A¯x = b.
2– Montrer que pour r ∈]0,
[ la suite (x(k))k∈IN est convergente. (λn = max1≤i≤n λi, λi ∈ Sp(A).
2
λn
3– En déduire un algorithme de résolution du système linéaire Ax = b.
E.N.I.T.
Examen – Analyse Numérique
Enseignants : H. CHAKER – H. EL FEKIH – M. JAOUA
Classe : 1ère année GC – GE – GI – GM
2000/2001
Date : 2 Avril 2001
Durée : 1h30
Documents non autorisés
Exercice 1
Soit A ∈ Mn(R) une matrice symétrique et λ1, . . . , λn ses valeurs propres
(comptées avec leur ordre de multiplicité) vérifiant :
|λ1| ≤ · · · ≤ |λn−2| < |λn−1| < |λn|
On considère la matrice B définie par B = A − λnunut
propre de A associé à λn, tel que kunk2 = 1.
n, où un est un vecteur
1. Montrer que Bun = 0.
2. Montrer que Bui = λiui, 1 ≤ i ≤ n − 1, où ui est un vecteur propre de A
associé λi, 1 ≤ i ≤ n − 1.
3. En déduire une méthode qui permet de calculer λn−1.
Exercice 2
Soit A ∈ Mn(R) et B ∈ Mm(R) deux matrices inversibles admettant chacune
une factorisation ”LU ” :
A = LAUA,
LA ∈ Mn(R) triangulaire inférieure à diagonale unité
UA ∈ Mn(R) triangulaire supérieure
B = LBUB,
LB ∈ Mm(R) triangulaire inférieure à diagonale unité
UB ∈ Mm(R) triangulaire supérieure
Soit M ∈ Mn+m(R) définie (par blocs) comme suit :
M =
(cid:19)
(cid:18) A O
O B
1. Montrer que M est inversible.
2. Montrer que M admet une factorisation LU unique.
3. Proposer alors une méthode pour résoudre le systeme linéaire M x = b, ou
b ∈ Rn+m et donner le nombre d’opérations élémentaires.
Exercice 3
Soit A ∈ Mn(R) une matrice inversible et b ∈ Rn. On considere le systeme
linéaire
(1)
Ax = b
dont on notera ¯x sa solution.
1. Montrer que la matrice AT A est symétrique définie positive.
2. Pour résoudre le systeme (1), on considere la méthode du gradient à pas
constant appliquée au système AT Ax = AT b :
(2)
(cid:26) x(0) ∈ Rn
x(k+1) = x(k) − rg(k),
k ≥ 0
où r ∈ R∗
+ et g(k) = AT Ax(k) − AT b.
2.a Montrer que la méthode du gradient à pas constant (2) est convergente, si
et seulement si 0 < r <
, où k·k2 désigne la norme matricielle subordonnée
2
kAk2
2
à la norme vectorielle k · k2. Quelle est dans ce cas la limite de la suite (x(k))k≥0
définie par (2) ?
2.b Soit ε > 0, montrer que
kg(k)k2
kAT bk2
≤ ε =⇒
kx(k) − ¯xk2
k¯xk2
≤ ε[cond2(A)]2
où cond2(A) = kAk2 kA−1k2 et ¯x désigne la solution de (1).
2.c Ecrire l’algorithme de la méthode du gradient à pas constant appliquée au
système AT Ax = AT b.
2
E.N.I.T.
Examen – Analyse Numérique
Enseignant(s) : H. EL FEKIH
Classe : 1ère année INFO & TELEC
2000/2001
Date : 13 Janvier 2001
Durée : 1h30
Documents non autorisés
Exercice 1
Soit x1, x2, . . . , xn, n points distincts de [a, b] ⊂ R, et V la matrice :
· · · xn−1
· · · xn−1
...
· · ·
...
. . .
· · · xn−1
x2
1 x1
1
x2
1 x2
2
...
...
. . .
...
...
...
1 xn x2
n
V =
n
2
1
1– Montrer, en utilisant l’interpolation de Lagrange, que V est inversible.
2– Soit L1, · · · , Ln les polynômes de Lagrange aux points x1, . . . , xn. On pose, pour j = 1, . . . , n,
Lj(x) =
uijxi−1. Montrer que V −1 = U , où U = (uij)1≤i,j≤n.
n
X
i=1
Exercice 2
On considère l’équation différentielle :
(E)
(cid:26) y0 = f (x, y), x ∈ [a, b]
y(a) = Y0
ou f est une fonction de [a, b] × R −→ R Lipschitzienne par rapport a y et de classe C 3. On notera Y la solution
exacte de (E). Pour approcher l’équation différentielle (E), on propose le schéma numérique suivant :
(S)
y0 = Y0,
h =
b − a
N
yn+1 = yn + αhf (xn, yn) + βh2f (1)(xn + λh, yn + λhf (xn, yn)), n ≥ 0
où α, β et λ sont des réels ≥ 0, et xn, n = 0, · · · , N , (N + 1) points équidistants de [a, b]. On rappelle que f (k)
est donnée par :
f (k)(x, y) =
∂f (k−1)(x, y)
∂x
+ f (x, y)
∂f (k−1)(x, y)
∂y
,
k ≥ 1, avec f (0) = f
1– Montrer que si la fonction f (1) est lipschitzienne par rapport a la deuxieme variable, alors le schéma (S) est
stable.
2– A quelle condition le schéma (S) est-il consistant ?
3– Déterminer α, β et λ pour que le schéma (S) soit d’ordre (au moins) 3.
4– En déduire, que pour ce choix de α, β et λ , le schéma (S) est convergent. Donner alors une estimation de
l’erreur max
|yn − Y (xn)| en fonction de h.
n
Exercice 3
On se donne deux points distincts τ1 et τ2 dans l’intervalle [-1,1], et deux nombres réels non nuls ω1 et ω2. Soit
la formule de quadrature suivante :
Z 1
−1
f (t)dt = ω1f (τ1) + ω2f (τ2) + E(f )
où E(f ) est le terme d’erreur.
1– Quelle condition doivent vérifier ω1 et ω2 pour que cette formule soit exacte pour les fonctions constantes ?
2– Montrer qu’une condition nécessaire et suffisante pour que la formule soit exacte pour les polynômes impairs
de degré inférieur ou égal 3 est que τ1 = −τ2 et ω1 = ω2 .
3– En déduire les valeurs de τ1, τ2, ω1 et ω2 pour que la formule soit exacte pour tous les polynômes de degré
inférieur ou égal 3. A quelle famille appartient la formule obtenue ?
E.N.I.T.
11 juillet 2001
Examen – Session de rattrapage
Analyse Numérique
Enseignant(s) : H. EL FEKIH
Classe : 1ère année INFO & TELEC
Durée : 1h30
Documents non autorisés
Exercice
Soit a et b deux réels et f : [a, b] → R une fonction de classe C 3.
On souhaite approcher D2f ≡ f 00( a+b
2 ) par une expression du type :
∆2f ≡ λ0f (a) + λ1f (
a + b
2
) + λ2f (b)
de telle sorte que E(f ) ≡ D2f − ∆2f vérifie :
(1)
∀P ∈ P2,
E(P ) ≡ D2P − ∆2P = 0
2 , b] = 1
On supposera dans toute la suite que les réels λ0, λ1 et λ2 sont tels que la propriété (1)
soit vérifiée.
1– Montrer que f [a, a+b
de f aux points a, a+b
2 , b.
2– Soit Pf le polynôme d’interpolation de Lagrande de f aux points a, a+b
f (x) − Pf (x).
2–a Montrer qu’il existe c ∈ [a, b] tel que r00(c) = 0.
2–b Montrer que E(f ) = r00( a+b
2 , b] désigne la différence divisée d’ordre 2
2 ∆2f , où f [a, a+b
2 , b et r(x) =
2 ).
2–c En déduire que
|E(f )| ≤
b − a
2
sup
x∈[a,b]
|f 000(x)|
3– Calculer les réels λ0, λ1, λ2 en fonction de a et b pour que la propriété (1) soit vérifiée.
Problème
On considere la formule de quadrature de Gauss-Legendre a k + 1 points, k ≥ 0,
donnée par :
(1)
Z 1
−1
f (x) dx =
k
X
i=0
λif (xi) + E(f )
où nous avons désigné par :
• E(f ) le terme d’erreur (on ne s’intéresse pas ici à l’étude de E(f ));
• xi, 0 ≤ i ≤ k, les nœuds d’intégration vérifiant : −1 < x0 < x1 < · · · < xk < 1;
• λi, 0 ≤ i ≤ k, les poids d’intégration.
On rappelle que x0, . . . , xk sont les k + 1 racines du (k + 2)-ième polynôme orthogonal de
Legendre Qk+1 ∈ Pk+1 (qui est unitaire) associé à la fonction poids w ≡ 1 sur l’intervalle
[−1, 1].
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Le but de ce problème est de calculer les (k + 1) nœuds x0, . . . , xk ainsi que les k + 1
poids λ0, . . . , λk de la formule de quadrature de Gauss-Legendre donnée par (1).
Le probleme est divisé en trois parties. La premiere est une étape préliminaire, la
deuxieme concerne le calcul des nœuds xi et la derniere porte sur le calcul des poids λi.
Partie I : Soient r0 < r1 < · · · < rm, (m + 1) réels, m > 0, et P ∈ Pm+1 le polynôme
défini par P (x) = (x − r0) (x − r1) · · · (x − rm).
On considere la méthode de Newton appliquée a la résolution de l’équation P (x) = 0.
On rappelle que cette méthode génère la suite définie par :
t0 donné,
t‘+1 = t‘ −
P (t‘)
P 0(t‘)
,
‘ ≥ 0
On suppose que t0 > rm.
I.1– Montrer que ∀ ‘, t‘ > rm et que la suite (t‘)‘≥0 est décroissante.
I.2– En déduire que la suite (t‘)‘≥0 est convergente et que lim
‘→+∞
t‘ = rm.
Partie II : On considere le (k + 2)-ieme polynôme orthogonal (de Legendre) Qk+1
associé à la fonction poids w ≡ 1 sur l’intervalle [−1, 1], et ses (k + 1) racines notées
x0 < x1 < . . . < xk.
II.1– Montrer que la méthode de Newton appliquée à Qk+1, avec une initialisation t0 > xk,
génère une suite (t‘)‘≥0 qui converge vers xk.
II.2– On suppose que les racines xk, xk−1, . . . , xj (1 < j ≤ k) de Qk+1 ont été déjà
calculées et on se propose de calculer xj−1.
On considère le polynôme Rj ∈ Pj défini par : Rj(x) = Qk+1(x)/ Qk
Montrer que la méthode de Newton appliquée au polynôme Rj, avec une initialisation
i=j(x − xi)
t0 = xj, génère une suite (t‘)‘≥0 qui converge vers xj−1.
II.3– En déduire un algorithme qui permet de calculer les (k + 1) racines x0, x1, . . . , xk
de Qk+1.
Partie III : On s’intéresse dans cette partie au calcul des poids λi intervenant dans
la formule de Gauss-Legendre donnée par (1). Rappelons que cette formule est de
degré 2k + 1.
Montrer que les poids λi, i = 0, . . . , k, sont donnés par
λi =
1
k+1(xi)
Q0
Z 1
−1
Qk+1(x)
x − xi
dx
(cid:3)
2
E.N.I.T.
Examen – Analyse Numérique
Enseignant(s) : H. EL FEKIH
Classe : 1ère année GE & TELEC
2001/2002
Date : 12 Mars 2002
Durée : 1h30
Documents non autorisés
Exercice 1
Soit u ∈ Rn \ {0} tel que kuk2 < 1, où k · k2 désigne la norme euclidienne de Rn.
1– Soit A ∈ Mn(R) la matrice donnée par A = uut. Calculer |||A|||2, où ||| · |||2 désigne la norme
matricielle subordonnée à la norme vectorielle k · k2.
2– Soit B la matrice donnée par B = I + A, où I désigne la matrice identité. Montrer que B est
inversible.
Exercice 2
Soient A ∈ Mn(R) et B ∈ Mm(R) deux matrices inversibles admettant chacune la factorisation
”LU ” :
A = LAUA,
B = LBUB,
LA ∈ Mn(R)
UA ∈ Mn(R)
LB ∈ Mm(R)
UB ∈ Mm(R)
triangulaire inférieure à diagonale unité
triangulaire supérieure
triangulaire inférieure à diagonale unité
triangulaire supérieure
Soit M ∈ Mn+m(R) définie (par blocs) comme suit :
M =
(cid:19)
(cid:18) A O
O B
1– Montrer que M est inversible.
2– Montrer que la matrice M admet une factorisation “LU ” unique.
3– Proposer une méthode pour résoudre le systeme linéaire M x = b, ou b ∈ Rn+m, et donner le
nombre d’opérations élémentaires.
Exercice 3
Soient A ∈ Mn(R) une matrice inversible et b ∈ Rn. On considere le systeme linéaire
(1)
Ax = b
dont on notera ¯x sa solution.
1– Vérifier que le systeme (1) est équivalent au systeme :
(2)
AT Ax = AT b
2– Montrer que la matrice AT A est symétrique définie positive.
3– Pour résoudre le systeme (1), on considere la méthode du gradient à pas constant appliquée au
système (2) :
(3)
(cid:26) x(0) ∈ Rn
x(k+1) = x(k) − r∇J(x(k)),
k ≥ 0
où r ∈ R∗
+ et J(·) est la fonctionnelle définie sur Rn par :
(·, ·) désigne le produit scalaire euclidien dans Rn.
J(x) =
1
2
(AT Ax, x) − (AT b, x)
3–a Montrer que la méthode du gradient à pas constant (3) est convergente, si et seulement si
0 < r <
, ou k · k2 désigne la norme matricielle subordonnée a la norme vectorielle k · k2.
2
kAk2
2
Quelle est dans ce cas la limite de la suite (x(k))k≥0 définie par (3) ?
3–b On note g(k) = ∇J(x(k)). Soit ε > 0, montrer que
kg(k)k2
kAT bk2
≤ ε =⇒
kx(k) − ¯xk2
k¯xk2
≤ ε[cond2(A)]2
où cond2(A) = kAk2 kA−1k2 et ¯x désigne la solution de (2)(ou de (1)).
3–c Ecrire l’algorithme de la méthode du gradient a pas constant appliquée au systeme (2).
2
E.N.I.T.
juillet 2002
Examen – Session de rattrapage
Analyse Numérique
Enseignante : Henda El Fekih
Classe : 1ère année GE 1-2 & TELEC 1-2
Durée : 1h30
Documents non autorisés
Exercice 1
On considere le systeme linéaire Ax = c où A une matrice carrée inversible d’ordre n . On note λi ses valeurs
propres ordonnées comme suit : 0 < λ1 < λ2 < .... < λn−1 < λn. Soit B une autre matrice carrée inversible
d’ordre n.
1. Montrer que le systeme linéaire Ax = c est équivalent au systeme : x = (I − B−1A)x + d,
où I est la matrice idendité et d un vecteur que l’on exprimera en fonction de c.
2. On suppose que B = αI (α > 0) et on considère la méthode itérative : x(k+1) = (I −B−1A)x(k)+d, (k ≥ 0).
On note par la suite F = I − B−1A et ρ(F ) le rayon spectral de la matrice F .
2.1 Exprimer ρ(F ) en fonction de α, λ1 et λn (on discutera l’expression de ρ(F ) avec α).
2.2 En déduire une condition sur α assurant que la méthode itérative est convergente.
2.3. Pour quelle valeur αo de α la vitesse de convergence est-elle la plus élevée ? Que vaut dans ce cas ρ(F )?
Exercice 2
On considere le systeme linéaire Ax = b où A =
1
β 1
γ
0
0 α
0
1
b =
1
3
2
, où α, β, γ ∈ R sont donnés.
1- Ecrire les méthodes itératives de Jacobi et Gauss-Seidel pour résoudre le système linéaire Ax = b (donner
explicitement les expressions des composantes de x(k+1)).
2- Calculer dans les deux cas le vecteur x(1) obtenu apres la premiere itération, à partir du vecteur initial
x(0) = (1, 1, 1)t.
3- Trouver sous quelles conditions sur α, β, γ les méthodes de Jacobi et Gauss-Seidel sont convergentes.
4- Dire laquelle des deux méthodes converge la plus vite.
Exercice 3
On considère la matrice carrée d’ordre 4 suivante :
A =
2
4
2
4
2
4
1
1
1
2
où les termes manquants sont des zéros.
1- calculer la factorisation LU de la matrice A et comparer la structure (c’est-à-dire la position des éléments
non nuls) des matrices L et U obtenues avec celle de A.
2- Si on considère maintenant une matrice d’ordre n avec la structure suivante :
A1 =
α1
α2
. . .
γ1
γ2
· · ·
β1
β2
...
αn−1 βn−1
αn
γn−1
où tous les coefficients αi, βi et γi sont des réels donnés, quelle est la structure des matrices L et U ?
3- En revanche, que se passe-t-il si on prend une matrice de la forme suivante :
A2 =
α1 β2 β3
γ2 α2
γ3
...
γn
α3
?
· · · βn
. . .
αn
Help! On rappelle qu’a l’étape p de la factorisation LU , la p-eme ligne de U et la p-ème colonne de L sont
déterminées comme suit :
upj = apj −
p−1
X
k=1
‘pkukj, p ≤ j
‘ip =
aip −
!
‘ikukp
/upp, p < i.
p−1
X
k=1
E.N.I.T.
Examen – Analyse Numérique
Enseignant(s) : H. El Fekih
Classe : 1ère année GM
2002/2003
Date : 11 Juin 2003
Publicité
Durée : 1h30
Documents non autorisés
Exercice 1
On suppose que l’équation
(1)
f (x) = g(x)
admet une unique solution simple α sur [a, b],où f et g sont monotones et dérivables.
1– Démontrer que si |
g0(α)
f 0(α)
| < 1, alors la méthode itérative
x0 donné,
f (xn+1) = g(xn), n ≥ 0
est convergente.
2– On suppose que |
g0(α)
f 0(α)
| > 1. Proposer une méthode itérative convergente pour calculer α.
Exercice 2
Soit A ∈ Mn(R) une matrice symétrique dont on connait une valeur propre λ et un vecteur
propre associé u de norme kuk2 = 1, où k · k2 désigne la norme euclidienne de Rn.
Soit B ∈ Mn(R) la matrice définie par B = A − λuut.
1– Montrer que 0 est une valeur propre de B de vecteur propre associé u.
2– Soit β une autre valeur propre de A (β 6= λ) de vecteur propre associé v.
Montrer que β est une valeur propre de B de vecteur propre associé v.
3– Soient λ1, λ2, . . . , λn les valeurs propres de A, comptées avec leur ordre de multiplicité,
vérifiant :
|λ1| ≤ |λ2| ≤ · · · ≤ |λn|
En utilisant la méthode de la puissance, donner une méthode qui permet de calculer λn et
λn−1 et préciser les hypothèses sous lesquelles la méthode proposée converge.
Exercice 3
Soit n ∈ N, n ≥ 2. Soit A ∈ Mn(R), A = (aij)1≤i,j≤n. On suppose que A est inversible et
admet la factorisation A = LU , ou L ∈ Mn(R) est triangulaire inférieure a éléments diagonaux
égaux a 1, et ou U ∈ Mn(R) est triangulaire supérieure.
Pour k ∈ {1, 2, . . . , n}, on note Ak la matrice de Mk(R) obtenue à partir de A en ne gardant
que les k premieres lignes et les k premieres colonnes, soit Ak = (aij)1≤i,j≤k.
1– Montrer que pour tout k ∈ {1, 2, . . . , n}, la matrice Ak admet la factorisation Ak = LkUk,
ou Lk ∈ Mk(R) est triangulaire inférieure a éléments diagonaux égaux a 1, et ou Uk ∈ Mk(R)
est triangulaire supérieure.
2– On pose, pour k ∈ {2, 3, . . . , n} :
Ak =
,
Ak−1
vk
wt
k
akk
où vk ∈ Rk−1 et wk ∈ Rk−1.
En supposant connue la factorisation Ak−1 = Lk−1Uk−1 et en écrivant :
Ak =
Lk−1 0
mt
k
1
Uk−1
qk
0
ukk
,
où mk ∈ Rk−1, qk ∈ Rk−1 et ukk ∈ R,
montrer comment on peut déterminer la factorisation Ak = LkUk.
3– Déduire de ce qui précède une méthode pour la détermination de la factorisation LU de la
matrice A.
2
E.N.I.T.
2 juillet 2003
Examen { Session de rattrapage
Analyse Num(cid:19)erique
Enseignants : H. El Fekih { M. Jaoua { M. Moakher { A. Sakat
Classe : 1(cid:18)ere ann(cid:19)ee GC { GE { GI { GM { INFO { TELEC
Dur(cid:19)ee : 1h30
Documents non autoris(cid:19)es
Exercice 1
1{ Soit H 2 Mn(R) une matrice sym(cid:19)etrique d(cid:19)e(cid:12)nie positive (ou seulement sym(cid:19)etrique positive).
1-a Montrer que pour tout r(cid:19)eel r > 0 la matrice rI + H est inversible.
1-b Montrer que pour tout r(cid:19)eel r > 0 la matrice (rI (cid:0) H)(rI + H)(cid:0)1 est sym(cid:19)etrique.
1-c Soit (cid:21) une valeur propre de H et u un vecteur propre qui lui est associ(cid:19)e. Montrer que
est une valeur propre de (rI (cid:0) H)(rI + H)(cid:0)1 associ(cid:19)ee au vecteur propre u.
r (cid:0) (cid:21)
r + (cid:21)
1-d En d(cid:19)eduire que k(rI (cid:0) H)(rI + H)(cid:0)1k2 < 1 pour H sym(cid:19)etrique d(cid:19)e(cid:12)nie positive, et que
k(rI (cid:0) H)(rI + H)(cid:0)1k2 (cid:20) 1 pour H sym(cid:19)etrique positive. (k (cid:1) k2 d(cid:19)esigne la norme matricielle subordonn(cid:19)ee
indice 2).
2{ Soit H1 une matrice sym(cid:19)etrique d(cid:19)e(cid:12)nie positive et H2 une matrice sym(cid:19)etrique positive. On
suppose que les deux matrices H1 et H2 commutent. Pour u0 et b donn(cid:19)es dans Rn, on d(cid:19)e(cid:12)nit la
suite (uk) par :
(rI + H1)uk+ 1
(rI + H2)uk+1 = (rI (cid:0) H1)uk+ 1
= (rI (cid:0) H2)uk + b
2
+ b
2
2-a Ecrire uk+1 en fonction de uk sous la forme uk+1 = Buk + c, o(cid:18)u la matrice B et le vecteur c
sont (cid:18)a d(cid:19)eterminer.
2-b Montrer que la suite (uk) converge vers un vecteur u et que u est solution d’un syst(cid:18)eme
lin(cid:19)eaire (cid:18)a d(cid:19)eterminer.
Exercice 2
1{ Soit B = (bij)1(cid:20)i;j(cid:20)n une matrice (cid:18)a coe(cid:14)cients r(cid:19)eels, v(cid:19)eri(cid:12)ant :
bij (cid:21) 0
, 1 (cid:20) i; j (cid:20) n
n
kBk1 (cid:17) max
1(cid:20)i(cid:20)n
(
X
j=1
bij) < 1
Montrer que I (cid:0) B est inversible et que (I (cid:0) B)(cid:0)1 est (cid:18)a coe(cid:14)cients positifs ou nuls (I d(cid:19)esigne la
matrice identit(cid:19)e).
2{ Soit A = (aij)1(cid:20)i;j(cid:20)n une matrice (cid:18)a coe(cid:14)cients r(cid:19)eels, v(cid:19)eri(cid:12)ant :
aii > 0
aij (cid:20) 0
n
, 1 (cid:20) i (cid:20) n
, 1 (cid:20) i 6= j (cid:20) n
aij > 0
, 1 (cid:20) i (cid:20) n
X
j=1
et soit D la matrice diagonale form(cid:19)ee par la diagonale de A :dii = aii pour 1 (cid:20) i (cid:20) n, dij = 0 pour
1 (cid:20) i 6= j (cid:20) n.
2{a Montrer que D est inversible. On pose alors C = D (cid:0)1A.
2{b Calculer les coe(cid:14)cients de la matrice C en fonction de ceux de A.
2{c Montrer que A est inversible et que les coe(cid:14)cients de la matrice A(cid:0)1 sont positifs ou nuls.
(cid:3)
E.N.I.T.
Examen – Analyse Numérique
Enseignants : H. El Fekih – K. Gribaa
Classe : 1ère année GC & GI
2003/2004
Date : 23 Janvier 2004
Durée : 1h30
Documents non autorisés
Exercice
Soit f : D = [a, b] × R → R une fonction continue sur D et Lipschitizienne par rapport à la
deuxieme variable. On considere l’équation différentielle
(E)
(cid:26) y0 = f (x, y),
y(a) = Y0
x ∈ [a, b]
dont la solution exacte est notée Y . Soit x0 = a, x1, . . . , xN = b, N + 1 points équidistants
appartenant à [a, b], et soit h = xn+1 − xn, n = 0, . . . , N − 1.
1– En utilisant la formule d’intégration numérique du point milieu, montrer que :
Y (xn+1) − Y (xn) = hf
(cid:16)
xn+ 1
2
, Y (xn+ 1
2
(cid:17)
)
+ E1(f )
= 1
2
2 (xn+1 + xn).
où xn+ 1
[E1(f ) est le terme d’erreur (on ne demande pas l’expression de E1(f )).]
2– En utilisant la formule d’intégration numérique du rectangle à gauche, montrer que
Y (xn+ 1
2
) = Y (xn) +
h
2
f (xn, Y (xn)) + E2(f )
[E2(f ) est le terme d’erreur (on ne demande pas l’expression de E2(f )).]
3– En déduire un schéma numérique à un pas :
(S)
yn+1 = yn + hΦ(xn, yn, h)
pour la détermination d’une approximation yn de Y (xn).
4– Montrer que le schéma (S) est stable, consistant et est d’ordre 2.
Problème
Soit A ∈ Mn(IR) une matrice symétrique définie positive. On considère les fonctions définies
par
ρ : IRn −→ IR
v 7→ vtAv = (Av, v)
f : IRn −→ IRn
v 7→ Av − ρ(v)v
où vt désigne le transposé de v et (.,.) le produit scalaire Euclidien sur IRn.
1– Montrer que v ∈ IRn est vecteur propre de A avec kvk2 = 1 si et seulement si v 6= 0 et
f (v) = 0.
2– En déduire que u ∈ IRn est solution du problème de minimisation suivant
T rouver
∀v ∈ S
u ∈ S ≡ {x ∈ IRn/ kxk2 = 1}
kf (u)k2 ≤ kf (v)k2
si et seulement si u ∈ IRn est vecteur propre de A et kuk2 = 1.
3– Soient v, w ∈ IRn.On considère les fonctions
g : IR −→ IR
t 7→ ρ(v + tw)
h : IR −→ IRn
t 7→ f (v + tw)
3-a Montrer que
g0(t) = 2(wtAv + twtAw)
h0(t) = Aw − g(t)w − g0(t)(v + tw)
3-b Montrer en utilisant un développement limité de la fonction h au voisignage de zéro, que
kh(t)k2
2 = (h(0), h(0)) + 2t(h0(0), h(0)) + O(t2)
3-c Soit v ∈ IRn tel que kvk2 = 1. On suppose que det(A − ρ(v)I) 6= 0. On pose w = −v + αz,
ou α ∈ IR et z ∈ IRn est la solution du systeme linéaire (A − ρ(v)I)z = v. Montrer que
(h0(0), h(0)) = − kAv − ρ(v)vk2
2
et en déduire que (h0(0), h(0)) < 0.
4– Soit z et v ∈ IRn avec kvk2 = 1 et t ∈ [0, 1]. Montrer qu’il existe α ∈ IR tel que pour
t ∈ [0, 1] on ait
k(1 − t)v + tαzk2
2 = 1
5– Soit v ∈ IRn, on suppose que det(A−ρ(v)I) = 0. Montrer qu’il existe w ∈ IRn avec kwk2 = 1
vérifiant
(A − ρ(v)I)w = 0
6– On considère l’algorithme
Soient t ”assez petit” et v0 tel que kv0k2 = 1
Pour k=1,2 ... faire
- Si det(A − ρ(vk−1)I) = 0, alors il existe wk ∈ IRn tel que kwkk2 = 1 et
(A − ρ(vk−1)I)wk = 0
λk = ρ(vk−1)
vk = wk
STOP
- Si det(A − ρ(vk−1)I) 6= 0 alors
Résoudre (A − ρ(vk−1)I)zk = vk−1
Déterminer αk ∈ IR tel que k(1 − t)vk−1 + tαkzkk2
wk = −vk−1 + αkzk
vk = vk−1 + twk
λk = ρ(vk)
2 = 1
6-a Montrer en utilisant 3-, que dans le cas où det(A − ρ(vk−1)I) 6= 0, on a pour t ”assez petit”
kf (vk)k2 < kf (vk−1)k2
6-b Que représente l’élement (λk, vk) dans le cas où det(A − ρ(vk−1)I) = 0 ?
6-c On suppose que l’algorithme ci-dessus converge. Quelle est alors la limite de la suite (λk, vk).
(cid:3)
2
E.N.I.T.
Examen – Session de rattrapage
Analyse Numérique
Enseignants : H. El Fekih – K. Gribaa – M. Mnif – M. Moakher
Classe : 1ère année GC – GE – GI – GM – INFO – TELEC
Documents non autorisés
28 juin 2004
Durée : 1h30
Exercice
Soit M une matrice de M2n(R) définie par blocs comme suit :
M =
(cid:18) A11 A12
A21 A22
(cid:19)
Publicité
où Aij, 1 ≤ i, j ≤ 2, sont quatre matrices dans...