Processus Stochastiques & Applications Financières

Page 1 sur 7Lecteur de document UniversityLib

Processus Stochastiques & Applications Financières

Probabilités, Statistiques, Mathématiques · course

Voir tous les documents en mathématiques

1

2

4

6

7

Définition 1.1. On appelle expérience aléatoire ou épreuve aléatoire toute sorte d’opération dont le résultat ne peut pas être

prévu d’avance avec certitude.

Processus Stochastiques & Applications Financières

Chapitre 2

Espace Probabilisé

OUESLATI Amor

18 février 2014

Table des matières

1

Introduction

2 Tribu

3 Variable aléatoire

4 Mesure de Probabilité

5 Distribution ou loi

1

Introduction

DRAFT

Version

Exemple 1.1. L’opération qui consiste :

– à jeter un dé,

– à jeter une pièce de monnaie,

– de prendre une carte parmi un jeu de 32 cartes, ...

chacune d’elles représente une expérience aléatoire.

Remarque 1.1.

– I représente un ensemble d’indices.

Par exemple,

– I = {0, 1, 2, ..., T },

– I = N,

– I = Z,

– I = [0, ∞), etc.

Preliminary

– Deux tirages successifs à Pile ou Face :

Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}

Ω = {(P, P ) , (P, F ) , (F, P ) , (F, F )}

– On constate que selon les cas, Ω est fini, infini, dénombrable ou non dénombrable.

Exemple 1.2.

– On jette un dé une fois :

ou

Ω = {(x1, x2) /x1 = P ou F ; x2 = P ou F }

Exemple 1.3 (Suite).

– Tirage de deux dés :

Ω = {(i, j) |1 ≤ i ≤ 6; 1 ≤ j ≤ 6}

Version control information: Oueslati Omar – ©Copyright – Révision : 4 (4) - 2011-10-14 20:32

1

Définition 1.2. L’ensemble fondamental ou l’espace fondamental ou univers des possibles ou états du monde Ω =

{wi : i ∈ I} est l’ensemble de tous les résultats possibles associés à une expérience aléatoire.

– Durée de vie d’une ampoule électrique :

– Nombre de pannes d’une machine :

Ω = R+

Ω = N

Définition 1.3. Un évènement est une propriété dont on peut dire si elle est vraie ou non, une fois l’expérience est réalisée.

En terme mathématique, un évènement E est un sous-ensemble ou une partie de Ω.

– L’évènement certain : Ω

– L’évènement impossible : ∅

– Un évènement est dit élémentaire s’il est composé d’un seul élément : {w}.

– L’évènement "A ou B" : A ∩ B

– L’évènement "A et B" : A ∪ B

– L’évènement contraire ou complémentaire de A : Acou A

– Deux évènements A et B sont dits distincts ou disjoints si leurs éléments sont tous différents : A ∩ B = ∅

Remarque 1.2.

– L’èvènement A est appelée évènement élémentaire car cet ensemble est réduit à un seul élément.

– Les ensembles B et C sont des évènements distincts (A et C le sont aussi) car B ∩ C = ∅ et A ∩ B = ∅.

Exemple 1.5.

– On jette deux dés, un rouge et un noir.

– L’espace fondamental associé à cette expérience aléatoire est :

Exemple 1.4. Soit l’espace fondamental Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.

Chacun des ensembles associées aux évènements suivants :

– Obtenir le nombre 1 : A = {1}

– Obtenir un nombre pair : B = {2, 4, 6}

– Obtenir un nombre premier : C = {1, 3, 5}

Exemple 1.6 (Suite). Considérons les évènements suivants :

– A : la somme des chiffres obtenus sur les deux dés est égale à 3

– B : la somme des chiffres obtenus sur les deux dés est égale à 7

Ω = {(x1, x2) /x1 = 1, 2, ..., 6 ; x2 = 1, 2, ..., 6}

DRAFT

Version

B = {(1, 6) , (6, 1) , (2, 5) , (5, 2) , (4, 3) , (3, 4)}

C = {(1, 1) , (2, 2) , (3, 3) , (4, 4) , (5, 5) , (6, 6)}

A = {(1, 2) , (2, 1)}

– C : les deux dés présentent le même nombre.

Question Si Card(Ω) = n < ∞

2 Tribu

Réponse 2n.

Preliminary

bien ωi /∈ A.

Combien y a-t-il d’évènements distincts ?

Publicité

– Un évènement est un sous-ensemble de Ω = {ω1, ..., ωn}.

– Lorsque nous créons un évènement A ⊆ Ω, nous avons, pour chacun des ωi, deux choix possibles : soit ωi ∈ A où

Exemple 2.1. Si n = 3, alors :

F = {∅, {ω1} , {ω2} , {ω3} , {ω1, ω2} , {ω1, ω3} , {ω2, ω3} , Ω}

Remarque 2.1.

– Généralement, nous n’avons pas besoin de connaitre les probabilités associées à chacun des évène-

ments de Ω.

Version control information: Oueslati Omar – ©Copyright – Révision : 4 (4) - 2011-10-14 20:32

2

– Cela est particulièrement fréquent lorsque Card(Ω) est grand ou infini.

Exemple 2.2. Soit Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.

Supposons qu’on s’intéresse uniquement à la variable aléatoire X définie par :

ω

X (ω)

1

0

2

0

3

1

4

1

5

2

6

2

Alors, les évènements qui caractérisent la distribution de X sont :

{X = 0} = {1, 2}

{X = 1} = {3, 4}

{X = 2} = {5, 6} .

Par conséquent, pour déterminer la distribution de X, nous avons besoin seulement que des probabilités associées aux évè-

nements {1, 2}, {3, 4} et {5, 6}.

Ainsi, la connaissance de la probabilité de l’évènement {1} ne nous apporte aucune information supplémentaire sur la

distribution de la variable aléatoire X.

– Les propriétés d’une mesure de probabilité font en sorte que si on connait la probabilité d’un évènement A, alors on

connait aussi celle associée à son complément Ac car P (Ac) = 1 − P (A).

– On est aussi capable de déterminer la probabilité associée à l’union d’un certain nombre d’évènements caractérisant la

distribution de X à cause des propriétés de la mesure de probabilité.

Définition 2.1. Une tribu (ou σ−algèbre) F est une famille de sous-ensemble d’évènements de Ω, tel que :

1. Ω ∈ F .

2. A ∈ F =⇒ Ac ∈ F.

3. Si (Ai)∞

i=1 ∈ F =⇒ ∪∞

Dans le cas où Card(Ω) < ∞, (Ai)n

i=1Ai ∈ F .

i=1 ∈ F =⇒ ∪n

DRAFT

Version

F = P(Ω) = {∅, {1} , {2} , ..., Ω}

i=1Ai ∈ F

{∅, Ω}

.

Remarque 2.2. En particulier :

A, B ∈ F =⇒

(cid:26) A ∪ B ∈ F

A ∩ B ∈ F

Exemple 2.3. La tribu complète, c’est la plus grande tribu :

Exemple 2.4 (Suite). La tribu triviale :

Intuitivement, la tribu est l’ensemble des évènements auxquels on s’intéresse toujours.

Exemple 2.5 (Suite). La plus petite tribu contenant l’évènement A est :

{∅, A, Ac, Ω} .

Exemple 2.6 (Suite). Soit Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}. La plus petite tribu contenant les évènements {1, 2}, {3, 4} et {5, 6} est :

F = {∅, {1, 2} , {3, 4} , {5, 6} , {1, 2, 3, 4} , {1, 2, 5, 6} , {3, 4, 5, 6} , Ω}

Exemple 2.7 (Suite). Soit Ω = [0, 1] et I1, ..., In une famille d’intervalles formant une partition de Ω. La famille des sous-

ensembles définie par :

Preliminary

G = {∅, I1, I2, ..., I1 ∪ I2, ..., I1 ∪ I2 ∪ I3, ..., Ω}

est une tribu sur Ω.

Définition 2.2. Soit A = {Ai; i ∈ I} une famille de sous-ensembles de Ω.

– Alors la tribu engendrée par A est la plus petite tribu sur Ω qui contient tous les sous-ensembles Ai; i ∈ I.

Version control information: Oueslati Omar – ©Copyright – Révision : 4 (4) - 2011-10-14 20:32

3

Définition 2.4. Une tribu F est dite engendrée par la partition finie P si elle est la plus petite tribu contenant les éléments de

P . On la dénote aussi par σ(P ).

– Elle est notée σ(A) ou A.

– Les éléments de A sont appelés les atomes de A.

N.B. : l’ensemble I n’est pas forcément dénombrable.

Exemple 2.8.

– Soit Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.

– La plus petite tribu engendrée par l’évènement

est donnée par :

A = {{1, 2} , {3, 4} , {5, 6}}

σ(A) = {∅, {1, 2} , {3, 4} , {5, 6} , {1, 2, 3, 4} ,

{1, 2, 5, 6} , {3, 4, 5, 6} , Ω}

Définition 2.3. Une famille P = {A1, ..., An} d’évènements de Ω est appelée une partition finie de Ω si :

1. ∀i ∈ {1, ..., n}, Ai 6= ∅

2. ∀i ∈ {1, ..., n} tels que : i 6= j, Ai ∩ Aj = ∅

3. ∪n

i≥1Ai = Ω.

On note par P (Ω), l’ensemble de toutes les parties de Ω.

Exemple 2.9. Soit Ω = {1, ..., 6}.

Publicité

– Si A1 = {{1}}, alors :

– Si A2 = {1, 3, 5}, alors :

– Soit Ω = [0, 1]. Si A = {I1, ..., In}, alors :

Exercice 2.1. Si A = {{1, 3, 5} , {1, 2, 3}}.

σ(A1) = {∅, {1} , {2, ..., 6} , Ω}

DRAFT

Version

σ(A2) = {∅, {1, 3, 5} , {2, 4, 6} , Ω}

Déterminer σ(A) =?.

σ(A) = G

A = {]a; b[: 0 ≤ a < b ≤ 1}

= {intervalles ouverts dans R}

Définition 2.5. Soit Ω = R.

– La tribu borélienne sur R est la tribu engendrée par la famille des sous-ensembles

Preliminary

– Elle est notée par B(R).

– Elle contient un très grand nombre de sous-ensembles.

Remarque 2.3.

– Pour Ω un ensemble fini, on choisit souvent F = P(Ω).

– Pour Ω ⊂ R ou Ω ⊂ Rn, on choisit souvent F = B(Ω)

Définition 2.6. Une sous-tribu de F est une tribu G telle que si A ∈ G alors A ∈ F . On note G ⊂ F.

Définition 2.7. Le couple (Ω, F), formé d’un ensemble fondamental et d’une tribu est appelé Espace Probabilisable.

Version control information: Oueslati Omar – ©Copyright – Révision : 4 (4) - 2011-10-14 20:32

4

3 Variable aléatoire

Définition 3.1. Une variable aléatoire X, construite sur l’espace probabilisable (Ω, F), est une fonction à valeurs réelles ayant

comme domaine l’ensemble fondamental Ω telle que :

X : Ω → A ⊆ R

∀x ∈ A, {ω ∈ Ω|X(ω) ≤ x} ∈ F

(1)

Attention ! Il ne faut pas confondre les concepts d”ensemble fondamental’ et de ’variable aléatoire’

Remarque 3.1. Contrairement à ce qu’on pense, l’appellation "variable aléatoire" n’est pas :

– une variable, mais c’est une application de Ω −→ A

– aléatoire, mais c’est un élément déterminé de (Ω, F)

Exemple 3.1. Si l’expérience aléatoire consiste à choisir une carte au hasard parmi un jeu de 52 cartes,

– Alors, l’évènement "tirer un roi de coeur" n’est pas une variable aléatoire car, entre autres, "roi de coeur" n’est pas un

nombre réel.

– Cependant, si l’on associe 10 points au fait de tirer une figure et la "valeur" de la carte autrement, alors cette relation est

une variable aléatoire.

Exemple 3.2. Soient X, Y, Z et W des variables aléatoires :

Remarque 3.2. Si Card(Ω) < ∞, alors la condition [1] est équivalente à :

0

0

0

5

10

10

5

5

5

5

0

10

∀x ∈ A, {ω ∈ Ω|X(ω) = x} ∈ F

ω X(ω)

0

1

0

2

5

3

5

4

10

5

10

6

Y (ω) Z(ω) W (ω)

0

5

5

5

5

10

DRAFT

Version

les évènements qui caractérisent sa distribution sont des éléments de F

Il s’en suit alors que :

X : Ω → A est une variable aléatoire sur l’espace probabilisable (Ω, F) si et seulement si :

Remarque 3.3.

1. X est aussi dite une fonction (ou v.a.) F−mesurable

2. Si F = P(Ω), alors X est toujours F −mesurable.

3. Si Ω = R et F = B(R), alors X est dite une fonction Borélienne.

Si F et G sont deux tribus de Ω alors :

– Il est possible que X soit une variable aléatoire sur l’espace probabilisable (Ω, F)

– Mais qu’elle n’en soit pas une sur l’espace (Ω, G).

– Pour bien exprimer que la tribu F contient les évènements caractérisant la distribution de X, on dit que X est

Exemple 3.3. Soient Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6} et F = {∅, {1, 3, 5} , {2, 4, 6} , Ω}

F−mesurable.

– La fonction

Preliminary

Publicité

ω 7→

X : Ω → R

(cid:26) 1

0

si le résultat est pair

sinon

est une variable aléatoire sur (Ω, F).

En effet,

{ω ∈ Ω|X (ω) = x} =

( {1, 3, 5} ∈ F si x = 0

{2, 4, 6} ∈ F si x = 1

∅ ∈ F

sinon

Version control information: Oueslati Omar – ©Copyright – Révision : 4 (4) - 2011-10-14 20:32

5

– Tandis que la fonction

Y : Ω → R

ω 7→

(cid:26) 1

0

si le résultat est inférieur à 4

sinon

n’est est pas une variable aléatoire sur (Ω, F).

En effet,

{w ∈ Ω|Y (w) = y} =

( {4, 5, 6} /∈ F si y = 0

{1, 2, 3} /∈ F si y = 1

∅ ∈ F

sinon

– On dit que X est F −mesurable tandis que Y ne l’est pas.

– Par contre X et Y sont G− mesurables où :

G = σ {{2} , {5} , {1, 3} , {4, 6}}





=

{2} , {5} , {1, 3} , {4, 6} , {2, 5} , {1, 2, 3} ,

{1, 3, 5} , {2, 4, 6} , {4, 5, 6} , {1, 2, 3, 5} ,

{1, 3, 4, 6} , {2, 4, 5, 6} , {1, 3, 4, 5, 6} ,

{1, 2, 3, 4, 6} , Ω





Théorème 3.1. Soient,

– (Ω, F), Card(Ω) < ∞, un espace probabilisable

– et P = {A1, ..., An} , la partition finie de Ω engendrant F.

Les prochains résultats nous permettront de déterminer la plus petite tribu qui permet à une ou plusieurs variables aléatoires

d’être mesurables.

La fonction X : Ω → R est une variable aléatoire sur cet espace (X est F−mesurable) si et seulement si X est constante

sur les atomes de F.

Corollaire 3.1.

1. Toute variable aléatoire sur un espace probabilisable muni de la tribu triviale est constante.

2. Si F = P(Ω) alors toute fonction à valeurs réelles sur Ω (X : Ω → R) est F−mesurable.

La plus petite tribu F qui fait en sorte que X soit une variable aléatoire sur l’espace probabilisable (Ω, F), est appelée la

– Si Card(Ω) < ∞ alors X ne peut prendre qu’un nombre fini de valeurs, soient x1, ..., xm ; ∀i ∈

Définition 3.2. Soit X : Ω → R.

tribu engendrée par X et notée σ(X).

Remarque 3.4.

{1, ..., m}

– Posons Ai = {ω ∈ Ω|X(ω) = xi}.

– Alors, P = {A1, ..., Am} est une partition finie de Ω et σ {X} = σ {P }.

Théorème 3.2. Supposons que Card(Ω) < ∞.

Si X : Ω → R et Y : Ω → R sont F −mesurables alors :

DRAFT

Version

∀a, b ∈ R, aX + bY

Preliminary

axi+byj <z

axi+byj <z

=

=

∀z ∈ R, {ω ∈ Ω|aX(ω) + bY (ω) < z}

{ω ∈ Ω|X(ω) = xi et Y (ω) = yj}

{ω ∈ Ω|X(ω) = xi}

}

{z

|

∈F

∩ {ω ∈ Ω|Y (ω) = yj}

}

{z

∈F

|

∈ F

Comme Card(Ω) < ∞, les variables aléatoires X et Y ne peuvent prendre qu’un nombre fini de valeurs, disons x1 <

... < xm et y1 < ... < yn respectivement.

est aussi F−mesurable

Preuve.

Remarque 3.5. Ce théorème indique que toute combinaison linéaire de variables aléatoires construites sur le même espace

Publicité

probabilisable est une variable aléatoire de cet espace.

Proposition 3.1. Si g : R −→ R est Borélienne et X : Ω −→ R est une v.a., alors g(X) est une v.a.

Version control information: Oueslati Omar – ©Copyright – Révision : 4 (4) - 2011-10-14 20:32

6

4 Mesure de Probabilité

Définition 4.1 (Mesure de Probabilité). Soit l’espace probabilisable (Ω, F). La fonction P : F → [0, 1] est une mesure de

probabilité sur (Ω, F) si :

1. P (Ω) = 1, P (∅) = 0.

2. ∀A ∈ F , 0 ≤ P (A) ≤ 1.

3. ∀A1, A2, ... ∈ F tels que Ai ∩ Aj = ∅ si i 6= j, alors P (∪i≥1Ai) =

X

i≥1

P (Ai) .

En particulier :

– A, B ∈ F et A ∩ B = ∅ alors :

P (A ∪ B) = P (A) + P (B)

– De plus :

– Si (Ai)∞

i=1 ⊂ F ;Ai ⊂ Ai+1 et ∪∞

i=1Ai = A ; alors :

lim

n−→∞

P (Ai) = P (A)

– Si (Ai)∞

i=1 ⊂ F ;Ai ⊃ Ai+1 et ∩∞

Exemple 4.1 (dé). On considère le lancer d’un dé.

– La mesure de probabilité P représente la situation où le dé est bien balancé

– Tandis que la mesure de probabilité Q modélise un cas où le dé est pipé.

ω

lim

n−→1

P (Ai) = P (A)

i=1Ai = A ; alors :

DRAFT

P (ω) Q(ω)

1

6

1

6

1

6

1

6

1

6

1

6

Version

1

12

1

12

4

12

1

12

1

12

4

12

2

1

5

4

3

6

Preliminary

FX

:

R → [0, 1]

x → P [X < x]

∀x ∈ R, FX (x) = P {ω ∈ Ω|X(ω) < x}

Définition 4.2 (Espace Probabilisé). Le triplet (Ω, F, P ) composé d’un ensemble fondamental, d’une tribu sur Ω et d’une

mesure de probabilité construite sur (Ω, F) est appelé Espace Probabilisé.

5 Distribution ou loi

Définition 5.1 (Distribution ou Loi). La distribution ou la loi d’une variable aléatoire X est caractérisée par sa fonction de

répartition : probabilité que la v.a. X soit inférieure à x.

Par conséquent, si P est la mesure de probabilité qui prévaut sur Ω alors :

Théorème 5.1. Dans le cas où Card(Ω) < ∞, la distribution d’une variable aléatoire est aussi caractérisée par sa fonction

de masse :probabilité que la v.a. X égale à x,c’est-à-dire que :

:

fX

R → [0, 1]

x → P [X = x]

∀x ∈ R, fX (x) = P {ω ∈ Ω|X(ω) = x}

Version control information: Oueslati Omar – ©Copyright – Révision : 4 (4) - 2011-10-14 20:32

7