Processus Stochastiques & Applications Financières
Chapitre 3
Espérance et Espérance Conditionnelle
OUESLATI Amor
18 février 2014
Table des matières
1
Indépendance
1.1
1.2
1.3
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Indépendance d’évènements .
Indépendance des tribus .
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Indépendance de variables aléatoires
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2 Espérance
3 Propriétés
4 Espérance conditionnelle
4.1 Probabilité Conditionnelle .
4.2 Espérance Conditionnelle .
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4.2.1 Conditionnement par rapport à un évènement B ∈ F .
4.2.2 Conditionnement par rapport à une v.a. Y
.
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4.2.3 Conditionnement par rapport à une tribu G .
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4.2.4
Propriétés de l’Espérance Conditionnelle .
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5 Convergences de Suites de Variables Aléatoires
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DRAFT
Version
P (A ∩ B) = P (A) × P (B)
1
Publicité
Indépendance
1.1
Indépendance d’évènements
Notation Si A est indépendant de B, on note A⊥B
Conséquence
Preliminary
P (Ac|B) = P (B|(A ∩ B))
= P (B) − P (A ∩ B)
= P (B) − P (A)P (B)
= (1 − P (A))P (B)
= P (Ac)P (B)
Définition 1.1. Soit (Ω, F, P ) , un espace probabilisé. Deux évènements A et B sont dits indépendants ssi :
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1
1
1
2
2
3
5
5
8
8
8
9
10
12
P (A|Bc) = P (A)P (Bc)
P (Ac|Bc) = P (Ac)P (Bc)
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1
–
–
–
Définition 1.2. Les n évènements A1, ..., An ∈ F sont indépendants ssi,
P (A∗
1 ∩ ... ∩ A∗
n) = Πn
i=1P (A∗
i ) avec A∗
i = Ai ou Ac
i
Remarque 1.1. L’indépendance des n évènements telle que définie dans la définition [1.2] est plus forte que l’indépendance
deux à deux (Ai⊥Aj; ∀i 6= j).
1.2 Indépendance des tribus
Définition 1.3. Une famille (F1,..., Fn) de sous-tribus de F est indépendante ssi :
∀ (Ai)n
i=1 ∈ Fi; P (∩n
i=1Ai) = Πn
i=1P (Ai)
Proposition 1.1. (σ(Ai))n
i=1, est une famille de sous-tribus indépendantes ssi les évènements (Ai)n
i=1 sont indépendants.
1.3
Indépendance de variables aléatoires
Définition 1.4. Soient deux v.a. X et Y construites sur (Ω, F, P ), Card(Ω) < ∞.
Soient PX = {A1, ..., Am} et PY = {B1, ..., Bn}, deux partitions finies, engendrant respectivement les tribus σ(X) et
σ(Y ).
Les v.a. X et Y sont dites indépendantes ssi : ∀A ∈ PX et ∀B ∈ PY :
Intuitivement, X et Y sont indépendantes lorsque l’information concernant l’une des deux variables n’en fournit pas un apport
informationnel sur l’autre.
Définition 1.5. Une famille (X1, ...., Xn) de v.a. (Fi−mesurables) est indépendante si la famille des tribus (σ(X1), ..., σ(Xn))
est indépendante.
Définition 1.6. (X1, ..., Xn) est une famille de v.a. indépendantes ssi les évènements {X1 ≤ x1} , ...., {Xn ≤ xn} sont
indépendants ∀x1, ..., xn ∈ R.
Proposition 1.2. Soient c ∈ R et X, Y deux v.a.. Si X⊥Y , alors
P (A ∩ B) = P (A) × P (B)
DRAFT
Version
V ar(cX + Y ) = c2V ar(X) + V ar(Y )
fX,Y (x, y) = fX (x) × fY (y), ∀x; y ∈ R
fX,Y (x, y)dxdy, ∀B ∈ B(R2)
E(X.Y ) = E(X).E(Y )
P ((X, Y ) ∈ B) =
Z Z
B
La première égalité dit que si deux v.a. sont indépendantes, alors elles sont dé-corrélées ; la réciproque n’est pas vraie.
Proposition 1.3. Si X⊥Y et X, Y sont deux v.a. continues possédant une densité conjointe fX,Y , c’est à dire,
alors,
2 Espérance
Preliminary
E[X] =
X
ω∈Ω
Z
X (ω) PX (ω)
=
1R(x)dPX (x)
Définition 2.1. Soit X une v.a. construite sur (Ω, F, P ) tel que Card(Ω) < ∞. L’espérance de X, notée E[X] est :
R
Z
Z
:=
xdPX =
xf (x)dx
R
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2
Si la v.a. X prend n valeurs différentes, disons x1 < ... < xn alors,
E[X] =
=
n
X
i=1
n
X
i=1
xi.P {ω ∈ Ω : X(ω) = xi}
xi.fX (xi)
où fX est la fonction de masse ou la d.d.p de X.
Terminologie
– Si E(X) = 0, alors on dit que X est une v.a. centrée.
– Si E(|X|) < ∞, alors on dit que X est une v.a. intégrable.
– Si E(X 2) < ∞ alors on dit que X est une v.a. de carré intégrable.
– On dit que X est une v.a. bornée s’il existe une cste k > 0 telle que |X(ω)| ≤ k, ∀ω ∈ Ω
– Si X bornée alors E(X 2) < ∞ =⇒ E(|X|) < ∞.
Proposition 2.1. Soient X une v.a. et g : R −→ R une fonction Borélienne telle que : E(|g(X)|) < ∞. Alors :
– Si X est une v.a. discrète (à valeurs dans D dénombrable), alors
Soient X et Y , deux v.a. construites sur l’espace probabilisé (Ω, F, P ), Card(Ω) < ∞. Si a, b ∈ R,
– Si X est une v.a. continue (avec densité fX ), alors
Ceci s’applique en particulier si g(x) = x.
X
E(g(X)) =
g(x).P ({X = x})
R
Z
x∈D
E(g(X)) =
g(x).fX (x)dx
DRAFT
Version
∀ω ∈ Ω, X(ω) ≤ Y (ω) alors E[X] ≤ E[Y ]
E[aX + bY ] = aE[X] + bE[Y ]
E[X.Y ] 6= E[X].E[Y ]
E[X.Y ] = E[X].E[Y ]
3 Propriétés
1. Linéarité :
2. Monotonie :
3. De façon générale,
4. Si X et Y sont indépendantes alors,
Preliminary
– L’espérance d’une v.a.est un nombre réel.
Ce n’est pas une quantité aléatoire.
– L’espérance d’une v.a. dépend de la mesure de probabilité utilisée.
Inégalité de Cauchy-Schwarz
Soient X, Y deux v.a. de carré intégrable. Alors,
– XY est intégrable
– (E(|XY |))2 ≤ E(X 2)E(Y 2)
(En posant Y ≡ 1, on trouve que (E(|X|))2 ≤ E(X 2))
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3
Inégalité triangulaire
Soient X, Y deux v.a. intégrables.
Alors :
E(|X + Y |) ≤ E(|X|) + E(|Y |)
Inégalité de Jensen
Soient X une v.a. et ϕ : R −→ R une fonction Borélienne et convexe telle que : E(|ϕ(X)|) < ∞.
Alors,
Publicité
En particulier,
ϕ(E(X)) ≤ E(ϕ(X))
|E(X)| ≤ E(|X|).
Inégalité de Chebychev (ou Markov)
Soient X une v.a. et ϕ : R −→ R+ telle que :
– ϕ est Borélienne et croissante sur R+
– ϕ(a) > 0, ∀a > 0
– et E(ϕ(X)) < ∞.
– Alors,
Définition 3.1. Soit X une v.a. construite sur (Ω, F, P ), Card(Ω) < ∞.
Le ki`eme moment de X, notée E (cid:2)X k(cid:3) est l’espérance de la variable X k :
X
, ∀a > 0
P ({X ≥ a}) ≤
E (cid:2)X k(cid:3) =
E (ϕ (X))
ϕ (a)
DRAFT
Version
(X (ω) − E(X))2 P (ω)
(xi − E(X))2 fX (xi)
X k (ω) P (ω)
xk
i fX (xi)
V ar[X] =
n
X
n
X
X
w∈Ω
w∈Ω
i=1
=
où x1 < ... < xn sont les valeurs prises par X et fX est sa fonction de masse.
Définition 3.2. Soit X une v.a. construite sur (Ω, F, P ), Card(Ω) < ∞.
La variance de X, notéeV ar[X] est l’espérance de la v.a. (X − E[X])2 :
où x1 < ... < xn sont les valeurs prises par X et fX est sa fonction de masse.
– La variance est une mesure de la dispersion des valeurs x1, ..., xn prises par X autour de l’espérance E[X].
– Plus la variance est grande, plus les valeurs sont dispersées.
– Tout comme l’espérance et les moments, la variance est un nombre réel.
– De plus, quelque soit la variable aléatoire, la variance n’est jamais négative.
– L’écart-type, fort utilisé en statistique, est la racine carrée de la variance.
i=1
=
Preliminary
Exercice 3.1. Montrez que si a, b ∈ R,
1. V ar[X] ≥ 0
2. V ar[X] = E (cid:2)X 2(cid:3) − E[X]2
3. ∀a ∈ R, V ar[aX + b] = a2V ar[X]
4. Si X et Y sont indépendantes alors V ar[X + Y ] = V ar[X] + V ar[Y ]
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4
(1)
Définition 3.3. Soient X et Y , deux v.a. construites sur (Ω, F, P ), Card(Ω) < ∞.
La covariance de X et Y , notée Cov[X, Y ] est l’espérance de la v.a. (X − E[X]) (Y − E[Y ]) :
Cov[X, Y ] =
X
ω∈Ω
(X(ω) − E[X]) (Y (ω) − E[Y ]) .P (ω)
1. Si la covariance est positive
– ce sont les ω rendant le terme (X(ω) − E[X]) (Y (ω) − E[Y ]) P (ω) positif qui dominent
– =⇒ les v.a. X et Y ont tendance à être soit supérieures, soit inférieures à leur espérance pour les mêmes états du
monde ω.
2. Si la covariance est négative
– ce sont les ω rendant le terme (X(ω) − E[X]) (Y (ω) − E[Y ]) P (ω) négatif qui dominent
– =⇒ l’une des v.a. X et Y est supérieure à son espérance, l’autre a tendance à être inférieure à son espérance.
Exercice 3.2. Montrez que :
1. Cov[X, Y ] = E[XY ] − E[X]E[Y ]
2. Si X et Y sont indépendantes alors Cov[X, Y ] = 0
3. ∀a, b ∈ R, Cov[aX1 + bX2; Y ] = aCov[X1; Y ] + bCovP [X2; Y ]
4. V ar[X + Y ] = V ar[X] + V ar[Y ] + 2Cov[X, Y ]
Remarque 3.1. Outre la variance, deux autres moments centrés sont beaucoup plus utilisés dans la modélisation : les coeffi-
cients d’asymétrie et d’aplatissement.
Soit (Ω, F, P ), un espace probabilisé tel que Card(Ω) < ∞. ∀A ∈ F tel que P (A) > 0,il est possible de définir une nouvelle
mesure de probabilité, nommée ”probabilité conditionnelle étant donné A”.
Définition 4.1. Soit FA ≡ {Fs ∩ A : Fs ∈ F} une collection d’évènements.
En fait, pour chaque évènement Fs ⊂ F , nous enlevons les éléments qui n’appartiennent pas à l’évènement A.
4 Espérance conditionnelle
4.1 Probabilité Conditionnelle
DRAFT
Version
FA = {∅, {1, 3} , {2} , {1, 2, 3}}
P ∗ : FA −→ [0, 1]
B −→
P (B ∩ A)
P (A)
Exemple 4.1. Soient Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6} ; F = {∅, {1, 3, 5} , {2, 4, 6} , Ω}
– A = {1, 2, 3} : le résultat du jet d’un dé est inférieur à 4
– Alors,
Théorème 4.1. FA est une tribu sur A.
Définition 4.2. Sur l’espace probabilisable (A, FA), on définit la fonction :
Preliminary
Théorème 4.2. P ∗ est une mesure de probabilité sur (A, FA).
Définition 4.3. Soit (Ω, F, P ), un espace probabilisé tel que Card(Ω) < ∞.
Pour tout évènement A ∈ F tel que P (A) > 0, la probabilité conditionnelle étant donné A, notée par P ((cid:7)|A), est définie
par :
∀B ∈ FA, P (B|A) =
P (B ∩ A)
P (A)
est une mesure de probabilité sur l’espace probabilisable (A, FA).
Exemple 4.2. Soit Ω = {ω1, ω2, ω3, ω4}.
– Le processus stochastique X = {Xt : t ∈ {0, 1, 2, 3}} représente l’évolution du prix d’un actif financier.
– Soit une mesure de probabilité P sur l’espace probabilisable (Ω, F)
– avec F = σ {{ω1, ω2} , {ω3} , {ω4}}.
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5
ω
ω1
ω2
ω3
ω4
X0(ω) X1(ω) X2(ω) X3(ω)
1
1
0.5
0.5
0.5
0.5
1
1
1
1
2
2
1
2
1
2
P (ω)
?
?
3
8
2
8
Question Sachant que le prix vaut un Dinar en t = 2, est-ce que les probabilités correspondants aux prix possibles du titre en
t = 3 sont modifiées ?
Réponse Oui.
Soit : A = {ω ∈ Ω : X2(ω) = 1} = {ω1, ω2, ω3}
Comme : P (A) = P {ω1, ω2, ω3} = P {ω1, ω2} + P {ω3} =
3
8
+
3
8
=
3
4
Alors :
–
–
–
(cid:16)n
P
X3 =
o
1
2
| {X2 = 1}
(cid:17)
=
P ({ω1, ω2} ∩ {ω1, ω2, ω3})
P {ω1, ω2, ω3}
=
6=
×
=
=
1
2
o(cid:17)
= P
3
8
3
8
X3 =
1
2
(cid:16)n
P ({X3 = 1} | {X2 = 1}) =
P ({ω1, ω2})
P (A)
4
3
DRAFT
Version
P ({ω4} ∩ {ω1, ω2, ω3})
P {ω1, ω2, ω3}
P ({ω3} ∩ {ω1, ω2, ω3})
P {ω1, ω2, ω3}
P ({ω3})
P (A)
4
3
P ({X3 = 2} | {X2 = 1}) =
= P ({X3 = 1})
3
8
3
8
= 0
1
2
=
=
6=
×
=
=
P (∅)
P (A)
2
8
6=
= P ({X3 = 2})
Preliminary
On a déterminé F = σ {{ω1, ω2} , {ω3} , {ω4}}.
Alors,
FA = σ {{ω1, ω2} ∩ A, {ω3} ∩ A, {ω4} ∩ A}
= σ {{ω1, ω2} , {ω3} , ∅}
= {A, {ω1, ω2} , {ω3} , ∅}
Par conséquent, l’espace probabilisable sur lequel est construite : P ((cid:7)| {X2 = 1}) est,
(Ω0 = {ω1, ω2, ω3} , σ {{ω1, ω2} , {ω3}})
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6
Définition 4.4. La fonction indicatrice est définie par,
1A
: Ω −→ {0, 1}
1A =
(cid:26) 1
0
si ω ∈ A
si ω /∈ A
Exemple 4.3. Supposons qu’on a :
(cid:26) 70
130
– 200 hommes (H)
– 100 femmes (F)
– On a alors,
(cid:26) 50
50
f : F umeurs
fn : N on F umeurs
f : F umeurs
fn : N on F umeurs
P (f |H) = 0.35
P (f |F ) = 0.50
– En fait, on veut englober le tous dans une seule entité.
– La meilleure façon de le faire est de mettre cette probabilité conditionnelle comme une v.a. au lieu d’un nombre.
Définition 4.5. Soit G la tribu engendrée par une partition finie de Ω, B1, B2, ...Bn. Alors, la probabilité conditionnelle de A
sachant G est donnée par :
Ainsi, on va s’interresser à la probabilité conditionnelle d’un évènement par rapport à une tribu.
– Sur l’ensemble H, sa valeur est 0.35 et sur l’ensemble F , sa valeur est 0.50.
– On a besoin de donner à cette v.a. un nom,
Publicité
Alors soit une tribu G = {∅, H, F, Ω} et dénotons cette v.a. par P (f |G).
Alors,
(0.35)1H + (0.50)1F
Quelle est la définition précise ?
P (f |G) = (0.35)1H + (0.50)1F
DRAFT
Version
P (A ∩ Bi)
P (Bi)
P (A|G) =
P (A|Bi)
i
X
X
=
i
Autrement dit, sur l’ensemble Bi, la probabilité conditionnelle est égale à P (A|Bi).
Exemple 4.4. Soit Ω : les résultats possibles d’un jet 3 fois d’une pièce de monnaie.
– Soit F3 dénotant tous les sous-ensembles de Ω.
– Soit F1 est déterminé en connaissant le résultat du premier jet. Alors,
F1 = {∅, Ω, {HHH, HHT, HT H, HT T }, {T HH, T HT, T T H, T T T }}
– F2 est déterminée en connaissant le résultat des deux premiers jets. Alors,
F2 = {∅, Ω, {HHH, HHT }, {HT H, HT T }, {T HH, T HT }, {T T H, T T T },
∪ possibles de certains de ces ensembles}
Preliminary
Soit A = {HHH}.
On veut calculer P (A|F1), P (A|F2) ?
P (A|F1) =?
Soient C1 = {HHH, HHT, HT H, HT T } et C2 = {T HH, T HT, T T H, T T T }.
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7
– Sur C1 :
– Sur C2 :
– Alors,
P (A ∩ C1)/P (C1) = P (HHH)/P (C1)
/
1
2
=
=
1
8
1
4
P (A ∩ C2)/P (C2) = P (∅)/P (C2)
= 0.
– =⇒ C’est la probabilité d’avoir trois faces étant donnée que le premier jet est face, est
1
4
et 0 sinon.
P (A|F1) = (0.25)1C1 .
P (A|F2) =?
Soient D1 = {HHH, HHT },D2 = {HT H, HT T },D3 = {T HH, T HT },D4 = {T T H, T T T }.
–
.
/
=
=
1
8
1
4
P (A|D1) = P (HHH)/P (D1)
1
2
DRAFT
Version
P (A|Di) = 0 pour i = 2, 3, 4.
P (A|F2) = (0.50)1D1 .
1
2
Preliminary
E[X, B] = E[X.1B]
=
X
ω∈B
X(ω)P ({ω})
E[1B] = 1.P (1B = 1) + 0.P (1B = 0)
= P (B)
–
– Alors,
Soit,
et donc,
– =⇒ C’est la probabilité d’avoir trois faces étant donné que les deux premiers jets est
si les deux premiers jets sont
faces et 0 sinon.
4.2 Espérance Conditionnelle
Qu’est ce qu’on peut dire de l’espérance conditionnelle ?
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8
4.2.1 Conditionnement par rapport à un évènement B ∈ F
Soit A ∈ F : P (A|B) =
P (A ∩ B)
P (B)
, si P (B) 6= 0.
Alors, si X une v.a. intégrable (i.e. E(|X|) < ∞) si P (B) 6= 0 :
E(X|B) =
=
ou =
Exemple 4.5. On lance un dé uniforme.
Alors, Ω = {1, 2, ..., 6} . On a,
E(X.1B)
P (B)
Z
=
E(X, B)
P (B)
x.dPx
B
X
ω∈B
X(ω)P ({ω})
1
P (B)
1
P (B)
Dans ce cas, nous avons,
P ({2} | {2, 4, 6}) =
1/6
3/6
1
3
P ({2} | {1, 3, 5}) = 0
=
X
X
x∈{2,4,6}
= 4
= (2 + 4 + 6) /3
x.P ({x} | {2, 4, 6})
E (X| {2, 4, 6}) =
E (X| {1, 3, 5}) =
DRAFT
Version
E(X|Y ) = ϕ(Y ), où ϕ(y) = E(X|Y = y), y ∈ D.
x.P ({x} | {1, 3, 5})
= (1 + 3 + 5) /3
= 3
x∈{1,3,5}
4.2.2 Conditionnement par rapport à une v.a. Y
Soit A ∈ F : P (A|Y ) = ϕ(Y ), où ϕ(y) = P (A|Y = y), y ∈ D.
Soit X une v.a. intégrable :
=⇒ sont des v.a.
4.2.3 Conditionnement par rapport à une tribu G
Preliminary
E[X|G](ω) =
n
X
i=1
X
i
=
1Bi (ω)
P (Bi)
X
w∗∈Bi
X (ω∗) P (ω∗)
1Bi
P (Bi)
.E[X, Bi]
Définition 4.6. La v.a. X est construite sur (Ω, F, P ), Card(Ω) < ∞. Soit G ⊆ F, une tribu engendrée par la partition finie
P = {B1, ..., Bn} satisfaisant, ∀i ∈ {1, ..., n}, P (Bi) > 0.
L’espérance conditionnelle de X étant donnée G, notée E[X|G] est :
C’est une définition évidente, et est en accord avec E[1A|G] = P (A|G).
Exemple 4.6. Reprenons l’exemple [4.2] sur l’évolution du prix.
Nous avions déterminé que F1 = σ {{ω1, ω2} , {ω3, ω4}}.
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9
Alors
Ainsi,
– Si ω ∈ {ω1, ω2} alors,
– Si ω ∈ {ω3, ω4} alors,
ω
ω1
ω2
ω3
ω4
X3(ω)
0.5
0.5
1
2
P (ω)
1/8
2/8
3
8
2
8
E[X3|F1](ω)
1Bi (ω)
P (Bi)
X
w∗∈Ai
X3 (ω∗) P (ω∗)
=
=
=
=
2
X
i=1
1B1 (ω)
P (B1)
1B1 (ω)
3
8
1
2
w∗∈A1
(cid:16) 1
2
×
1
8
7
5
X
X3 (ω∗) P (ω∗) +
1B2 (ω)
P (B2)
X
X3 (ω∗) P (ω∗)
+
1
2
×
(cid:17)
2
8
+
(cid:16)
1B2 (ω)
5
8
w∗∈A2
1
8
1 ×
+ 2 ×
(cid:17)
2
8
1B1 (ω) +
1B2 (ω)
1
2
7
5
1
2
1
2
1B1 (ω) +
1B2 (ω) =
E[X3|F1](ω) =
Publicité
E[X3|F1](ω) =
DRAFT
Version
1Bi (ω)
P (Bi)
X (ω∗) P (ω∗)
E[X|G](ω) =
1B2 (ω) =
1B1 (ω) +
n
X
X
7
5
7
5
7
5
.
w∗∈Bi
=
Preliminary
=
=
i=1
n
X
i=1
n
X
i=1
n
X
i=1
1Bi (ω)
X
X (ω∗)
P (ω∗ ∩ Bi)
P (Bi)
1Bi (ω)
w∗∈Bi
X
w∗∈Bi
1Bi (ω) EP [(cid:7)|Bi] [X]
X (ω∗) P (ω∗|Bi)
Interprétation
– Au temps t = 1, nous serons en mesure de déterminer si :
1
2
– ω ∈ {ω1, ω2} alors la valeur espérée de la v.a. X3 est
– ω ∈ {ω3, ω4} alors la valeur espérée de X3 est
– L’espérance conditionnelle s’exprime à l’aide des probabilités conditionnelles étant donné chacun des éléments de la
partition qui engendre la tribu puisque :
Remarque 4.1 (importante).
– Contrairement à l’espérance, l’espérance conditionnelle n’est pas un nombre réel mais
une variable aléatoire.
– En fait, comme elle est constante sur les atomes qui engendrent G, c’est une v.a. G−mesurable.
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10
Exemple 4.7. Soit Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}, avec la partition D = {{2, 4, 6} , {1, 3, 5}} (pair et impair)
P ({2} |D) = P ({2} | {2, 4, 6}) 1{2,4,6}
+ P ({2} | {1, 3, 5}) 1{1,3,5}
=
P ({1, 3} |D) =
1
3
2
3
1{2,4,6}
1{1,3,5}
– Si le résultat est pair, autrement dit, si l’évènement {2, 4, 6} s’est réalisé alors la probabilité d’avoir 2 est
1
3
.
– Et inversement, si le résultat est impair, c’est à dire l’évènement {1, 3, 5} s’est réalisé, alors P ({2} | {1, 3, 5}) = 0
Alors,
E (X|D) = E (X| {2, 4, 6}) 1{2,4,6} + E (X| {1, 3, 5}) 1{1,3,5}
=
1
3
(2 + 4 + 6) 1{2,4,6} +
1
3
(1 + 3 + 5) 1{1,3,5}
= 4.1{2,4,6} + 3.1{1,3,5}
4.2.4 Propriétés de l’Espérance Conditionnelle
Proposition 4.1. E[X|G] est G−measurable, c’est à dire, si Y = E[X|G], alors {Y ≥ a} est un ensemble dans G pour
chaque réel a.
Exemple 4.8. Supposons que a = 3.5 et
Alors, {Y ≥ a} = B3 ∪ B4, est dans G.
Proposition 4.2. Si C ∈ G et Y = E[X|G], alors E[Y, C] = E[X, C].
Exemple 4.9. Maintenant, appliquons cette prop à l’exemple [4.8].
– Soit C = B2.
Noter que 1B2 .1B2 = 1B2 parce que le produit est 1.1 = 1 si ω ∈ B2 et 0 sinon. Et, 1B2 1Bi = 0 si i 6= 2.
Multipliant Y dans l’exemple précédent par 1B2 , on obtient ,
Y = 2.1B1 + 3.1B2 + 6.1B3 + 4.1B4
DRAFT
E[Y, C] = E[Y, B2]
= E[Y.1B2 ]
= E[3.1B2 ]
= 3.E[1B2 ]
= 3P (B2)
Version
E[Y, C] = 3P (B2)
– Mais, le nombre 3 n’est pas n’importe quel nombre, il est E[X, B2]/P (B2). Alors,
Preliminary
comme on veut.
– Soit C = B1 ∪ B4, alors on peut écrire,
P (B2)
=
E[X, B2]
P (B2)
= E[X, B2]
= E[X, C]
E[X, C] = E[X.1C ]
= E[X(1B2 + 1B4 )]
= E[X.1B2 ] + E[X.1B4 ]
= E[X, B2] + E[X, B4]
= E[Y, B2] + E[Y, B4]
= E [Y, C]
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Remarque 4.2. Si une v.a Y est G−mesurable, alors pour tout a on a {Y = a} ∈ G qui signifie que {Y = a} est l’union
d’une ou plusieurs Bi. Puisque les Bi sont disjoints, il s’en suit que Y doit être une constante sur chaque Bi.
Exemple 4.10 (reprenons notre exemple 4.8).
– Supposons que Z prends seulement les valeurs 1, 3, 4, 7.
– Soient D1 = {Z = 1}, D2 = {Z = 3}, D3 = {Z = 4}, D4 = {Z = 7}.
– Noter que l’on peut l’écrire,
Z = 1·1D1 + 3·1D2 + 4·1D3 + 7·1D4
– Pour voir cela,
si ω ∈ D2, par exemple, le membre droit devient 0 + 3.1 + 0 + 0,qui s’accorde avec Z(ω).
Maintenant si Z est G−mesurable, alors ∀a, {Z ≥ a} ∈ G .
– Soit a = 7, on obtient D4 ∈ G.
– Soit a = 4, on obtient D3 ∪ D4 ∈ G.
– Si a = 3, on obtient D2 ∪ D3 ∪ D4 ∈ G.
– Maintenant, D3 = (D3 ∪ D4) ∩ Dc
– De même D2, D1 ∈ G.
– Étant donné que les ensembles dans G sont des unions des Bi, on doit avoir Z constante sur les Bi.
– Par exemple, s’il est avéré que :
4, alors puisque G est une tribu, D3 ∈ G.
Proposition 4.3. Supposons que Z is G−mesurable et si C ∈ G, E[Z, C] = E[X, C]. Alors,
Si X1 est plus large que X2, alors la valeur prédictible de X1 doit être plus large que celle de X2.
Proposition 4.5.
alors,
Proposition 4.4. Si X1 ≥ X2, alors,
Z = E[X|G].
E[X1|G] ≥ E[X2|G].
D1 = B1, D2 = B2 ∪ B4, D3 = B3 ∪ B6 ∪ B7, D4 = B5,
Z = 1·1B1 + 3·1B2 + 4·1B3 + 3·1B4 + 7·1B5 + 4·1B6 + 4·1B7 .
DRAFT
Version
E[aX1 + bX2|G] = aE[X1|G] + bE[X2|G].
E[X|G] = X.
La valeur prédictible de X1 + X2 doit être la somme des valeurs prédictibles.
Proposition 4.6. Si X is G−mesurable, alors :
de X est elle même.
Proposition 4.7.
La moyenne de la valeur prédictible de X doit être la valeur moyenne de X.
Proposition 4.8. Si X est indépendante de G, alors :
Preliminary
E[E[X|G]] = E [X] .
E[X|G] = E [X] .
Si on connait la quantité d’information G et de plus X est G−mesurable, alors on connait X et notre meilleure prédiction
Si on connait G, elle ne nous donne aucune information additionnelle sur X, alors la meilleure prédiction de la valeur de
X est simplement E [X].
Proposition 4.9. Si G1 ⊆ G2 sont des tribus alors :
E [E[X|G2]|G1] = E[X|G1]
Si on veut prédire une prédiction de X étant donnée une quantité d’information limitée, cela sera équivalent à une seule
prédiction étant donnée la quantité d’information minimale.
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Proposition 4.10.
Proposition 4.11. Si X et Y sont indépendantes alors :
E[X| {∅, Ω}] = E[X]
Proposition 4.12. Si Z est G−mesurable, alors :
E[X|σ(Y )] = E[X]
E[X.Z|G] = Z.E[X|G]
– Elle stipule que les v.a. G−mesurable se comportent comme des constantes si on conditionne par rapport à une tribu G
– Elles peuvent être prises dans ou en dehors de l’espérance conditionnelle.
Proposition 4.13. Si X est une v.a., le meilleure prédicteur parmi la collection des v.a. G−mesurables est Y = E[X|G].
E[(X − Z)2] = E[(X − Y )2] + E[(Y − Z)2].
– Le membre droit est supérieur ou égal à E[(X − Y )2] parce que (Y − Z)2 ≥ 0.
– Donc, l’erreur de prédiction de X par Z est plus large que l’erreur dans la prédiction de X par Y ,
– et seraient égales si et seulement si Z = Y .
– Donc, Y est le meilleur prédicteur.
5 Convergences de Suites de Variables Aléatoires
Soient (Xi)∞
gence de la suite (Xi)∞
i=1 vers X, car X : Ω −→ R est une fonction.
i=1 une suite de v.a. et X une autre v.a., toutes définies sur (Ω, F,P ). Il y a plusieurs façons de définir la conver-
Xn
∀(cid:15) > 0;
P−→ X, Si
lim
n−→∞
P [{w ∈ Ω : |Xn (w) − X (w)| > (cid:15)}] = 0
DRAFT
Version
Xn
P [{w ∈ Ω : Xn (w) = X (w)}] = 1
E (cid:2)|Xn − X|2(cid:3) = 0
E [|Xn − X|] = 0
lim
n−→∞
lim
n−→∞
lim
n−→∞
p.s
−→ X
Si
Probabilité
Presque sûre
En moyenne (ou convergence L1)
Quadratique (ou convergence L2)
Loi des grands nombres (LGN)
Soient (Xn)∞
alors
– Loi faible :
– Loi forte :
Sn
n
Sn
n
E (X1)
P−→
n−→∞
Preliminary
E (X1) p.s
−→
n−→∞
loi−→ X") si
Convergence en loi
Soient (Xn) une suite de v.a. (définies sur (Ω; F; P )) et (FXn ) la suite des fonctions de répartition correspondantes (FXn(t) =
P ({Xn ≤ t}), t ∈ R).
Xn converge en loi vers X ("Xn
lim
n−→∞
FXn (t) = FX (t), ∀t ∈ R point de continuité de FX .
Théorème Central Limite (TCL)
Soit (Xn)∞
n=1 une suite de v.a. i.i.d. telle que E(X1) = µ ∈ R et V ar(X1) = σ2 > 0. Soit Sn = X1 + ... + Xn. Alors :
Sn − nµ
nσ
√
=⇒
n−→∞
Z ∼ N (0, 1)
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n=1 une suite de v.a. indépendantes et identiquement distribuées (i.i.d.) et Sn = X1+ ::: +Xn. Si E(|X1|) < ∞,