Processus Stochastique

Page 1 sur 45Lecteur de document UniversityLib

Processus Stochastique

Stochastic Processes and Time Series Analysis · course

Voir tous les documents en systèmes d'exploitation et cloud

Processus Stochastique

On utilise le terme de processus stochastique (aléatoire) pour

décrire une variable dont le comportement ne peut pas être

exprimé entièrement par une relation déterministe.

Les séries temporelles non déterministes seront appelées alors

séries stochastiques, et sont alors des processus stochastiques

(propriété mathématique).

Processus Stochastique

Un processus aléatoire est une suite de variables aléatoires (on parle

aussi d’une collection de variables aléatoires) indexées dans le temps

et définie sur un espace des états de la nature.

Ainsi, pour chaque instant du temps, la valeur de la quantité étudiée

Yt est appelée variable aléatoire et l’ensemble des valeurs Yt quand t

varie est appelé processus aléatoire. t=1,2,3,4,….T

Le moment auquel

information importante sur le phénomène observé.

l’observation est faite est généralement une

L’indice t (t appartenant à un ensemble T) s’interprète comme la date

à laquelle est faite l’observation ou comme la période sur laquelle

elle porte.

T= IN ou Z

Prolonger l’ensemble des indices vers +∞ permet en effet de prendre

en compte la possibilité d’observations nouvelles et d’étudier les

propriétés asymptotiques des diverses procédures statistiques.

Une observation d’une série temporelle sur une période de 10 ans

par exemple représente une réalisation de ce processus.

On dit qu’une réalisation de la série décrit une histoire du

processus.

Par analogie en statistique:

Nous avons une variable aléatoire X observée dans des

échantillons, x1 est une réalisation dans le premier échantillon, x2

dans le 2ème, …

Exemple de processus stochastique

Exemple sous R:

Créer un bruit blanc iid N(0;1) pour

n=200

Autrement dit réalisation du

processus stochastique de 200 N(0;1)

z<-rnorm(200, mean=0, sd=1)

>- as.ts(z)

Publicité

Time Series:

Start = 1

End = 200

Frequency = 1

plot.ts(z)

Créer un bruit blanc pour iid (0 , 2) n = 200

Processus stationnaire

Pour travailler avec des données temporelles, elles doivent conserver une

distribution constante dans le temps. C’est le concept de stationnarité.

Série chronologique stationnaire la distribution des variables chronologiques ne

varie pas dans le temps.

Ces processus sont caractérisés par le fait que leurs propriétés ne changent pas

au cours du temps

Un concept mois fort de stationnarité est généralement utilisé, la covariance

stationnaire ou stationnarité de second de degré.

Ainsi, un processus aléatoire est strictement stationnaire si toutes ces

caractéristiques, c’est-`a-dire tous ces moments sont invariants pour tout

changement de l’origine du temps.

Mais la stationnarité au sens strict est trop restrictive et on assouplit cette

condition en définissant la stationnarité du second ordre.

On dit que le processus Yt, t ∈ T, est stationnaire au sens strict

(ou fortement stationnaire)

si

la loi de {Yt1,...,Y tn} est la même que la loi de {Yt1+τ,...,Y tn+τ}

pour tout (t1,t2,...,tn)

avec ti ∈T, pour i =1,...,n

et pour tout τ ∈T avec ti+τ ∈T.

La stationnarité du second ordre:

Un processus Yt, t ∈T est dit stationnaire du second ordre (ou

faiblement stationnaire)

En résumé, un processus Yt est dit stationnaire du second ordre si

sa moyenne, sa variance et sa covariance sont indépendantes du

temps et si sa variance est finie (convergente).

Un tel processus est sans tendance en moyenne et sans tendance

en variance.

Un tel processus admet donc une loi, qui pour ses deux premiers

moments (E(X) et var(X)), est invariante par changement de l’origine

des temps.

En particulier, les variables Yt ont une même variance égale à γ(0) :

propriété d’homoscédasticité.

Publicité

Sur la figure sont représentées quelques réalisations de processus

stationnaires et non stationnaires sur un échantillon de 200 points. On

constate que les variables yc et y (quadrants sud-est et sud-ouest) sont

a priori non stationnaires.

La première série est décroissante sur les 150 premiers points ce qui

viole la condition de stationnarité du moment d’ordre un, puisque

l’espérance des variables yc,t semble ici décroissante avec t. La

seconde série, semble quant à elle violer la condition sur les moments

d’ordre deux puisque la variance ne semble pas identique sur

l’ensemble de l’échantillon.

La série semble plus volatile sur les 100 derniers points que sur la

première partie de l’échantillon.

En revanche, les deux séries xc et x (quadrants nord-est et nord-

ouest) peuvent être des réalisations d’un processus stationnaire;

La variance semble identique sur l’ensemble de l’échantillon et

les autocovariances ne semblent pas être fonction du temps.

L’exemple le plus connu de processus stationnaire est le

processus bruit blanc ( White noise).

Un Bruit Blanc est une suite de v.a.r. εt, t∈T telle que :

Il s’agit d’une suite de v.a.r. homoscédastiques et non auto

corrélées

(et même indépendantes, c’est pourquoi on parle aussi de

processus i.i.d. pour

identiquement et indépendamment distribué.

Ces processus sont très souvent utilisés en analyse des séries

temporelles car ils constituent en quelque sorte les ”briques

élémentaires” de l’ensemble des processus temporels.

la suite que tout processus

En effet, nous verrons par

stationnaire peut s’écrire comme une somme pondérée de

bruits blancs (théorème de Wold).

La première condition signifie tout simplement que

l’espérance du processus est indépendante du temps, et de

plus qu’elle est nulle.

La seconde condition implique bien entendu l’indépendance

de la fonction d’auto covariance par rapport au temps

(stationnarité).

Mais elle implique en outre que les termes d’auto covariances

(pour h =0) sont tous nuls.

Seule la variance est non nulle.

Publicité

Autrement dit, cela signifie que les bruits blancs sont des

processus stationnaires particuliers sans ”mémoire”.

Le niveau de la série considéré aujourd’hui n’a aucune incidence

sur son niveau de demain, tout comme le niveau d’hier n’a aucune

incidence sur le niveau d’aujourd’hui.

C’est pourquoi, le terme bruit blanc provient de l’analogie

dans le domaine des fréquences entre la densité

spectrale d’une variable i.i.d. (constante) et le spectre de

la lumière blanche dans le spectre des couleurs.

En outre, on parle de bruit blanc gaussien lorsque la loi

de probabilité du processus est elle même gaussienne.

Autocovariance et Autocorrélation

Un processus est caractérisé par une autocorrélation simple et une

autocorrélation partielle

1)La fonction d’auto covariance:

La fonction d’auto covariance {γ(h)} h∈Z mesure

la covariance entre une variable et cette même variable à des dates

différentes, pour un délai h:

Elle fournit une information sur la variabilité de la série et sur les

liaisons temporelles qui existent entre les diverses composantes de

la série Yt.

Exemple sous R:

Z<-rnorm(n=100)

Z<-ts(z)

z<-ts(z)

> plot.ts(z)

> mean(z)

[1] -0.008674952

> sd(z)

[1] 0.9163682

acf(z, type = c("covariance"))

> acov<- acf(z, type = c("covariance"))

> acov

Autocovariances of series ‘z’, by lag

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

0.83133 0.02895 0.01461 -0.01617 0.04743 -0.05586 -0.14946

0.03036 -0.00117 0.00938

10 11 12 13 14 15 16 17 18 19

0.01846 -0.00762 -0.06642 -0.00571 -0.15665 -0.05500 -0.07073 -

0.00613 -0.03708 -0.00475

Publicité

20

0.22244

Fonction d’autocovariance

2) La fonction d’autocorrélation:

La fonction d’autocorrélation est définie par :

On appelle coefficient d’autocorrélation d’ordre 1

(resp. d’ordre k) :

le coefficient de corrélation linéaire ρ(1) (resp. ρ(k)) calculé entre

la série et cette série décalée d’une période (resp. k périodes).

Exemple:

> corlz<- acf(z, type=c("correlation"))

> corlz

Autocorrelations of series ‘z’, by lag

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

12 13

1.000 0.035 0.018 -0.019 0.057 -0.067 -0.180 0.037 -

0.001 0.011 0.022 -0.009 -0.080 -0.007

14 15 16 17 18 19 20

-0.188 -0.066 -0.085 -0.007 -0.045 -0.006 0.268

On définit la matrice de corrélation (de dimension m) de

la manière suivante :

3) La fonction d’autocorrélation partielle

Elle mesure la liaison (linéaire) entre Yt et Yt−h une fois retirés

les liens transitant par les variables intermédiaires Yt−1,...,Y

t−h+1.

Le coefficient d’autocorrélation partielle d’ordre h, noté r(h),

est le coefficient de corrélation entre :

Le coefficient d’autocorrélation partielle d’ordre h d’un processus

stationnaire est alors ah et se calcule de la manière suivante :

> pacf(z)

> p=pacf(z)

> p

Partial autocorrelations of series 'z', by lag

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

0.035 0.016 -0.021 0.058 -0.071 -0.179 0.055 -0.003 0.009

0.043 -0.044

12 13 14 15 16 17 18 19 20

-0.111 0.019 -0.203 -0.051 -0.056 -0.044 -0.056 -0.016 0.212