Problèmes de Mathématiques
Entiers algébriques. Loi de réciprocité quadratique.
Énoncé
Entiers algébriques. Loi de réciprocité quadratique.
E.N.S Ulm et Lyon 2001
Avertissement
La partie 1 n’est utilisée que dans la partie 6. Les parties 4 et 5 sont mutuellement indépendantes
ainsi qu’essentiellement du reste du problème : seules les formules obtenues dans les questions
4.5 et 5.6 sont utilisées dans la partie 6.
Notations
Soit ζ un nombre complexe. On note Q[ζ] le Q-espace vectoriel engendré par {ζ n | n ∈ N} :
c’est une Q-algèbre. On note Z[ζ] le sous-groupe additif de Q[ζ] engendré par {ζ n | n ∈ N} .
Un sous-corps de C qui est de dimension finie en tant que Q-espace vectoriel est appelé corps
de nombre.
Soient n , k deux entiers. Si ζ est une racine ne de l’unité, le complexe ζ k ne dépend que de la
classe x de k dans Z/nZ et sera noté ζ x.
Dans le cas particulier où ζ = e 2iπ
n on notera τn la somme τn =
ζ x2.
X
x∈Z/nZ
1. Préliminaires
Soit p un nombre premier impair et y ∈ (Z/pZ)∗. On dit que y est un carré s’il existe z ∈ (Z/pZ)∗
tel que y = z2.
1.1. Montrer l’égalité
Y
x =
x∈(Z/pZ)∗
(
−y
y
p−1
2
p−1
2
si y est un carré,
sinon.
[ S ]
[Indication : regrouper deux à deux dans le produit les termes x ,
1.2. En déduire les égalités
p−1
2 =
y
(cid:26) 1 si y est un carré
−1 sinon
[ S ]
y
x
, x ∈ (Z/pZ)∗].
2. Généralités
2.1. Montrer que les deux propositions suivantes sont équivalentes :
(i) Il existe un polynôme unitaire à coefficients rationnels annulant ζ ;
(ii) La Q-algèbre Q[ζ] est un corps de nombres.
Soit V un Q-espace vectoriel de dimension finie et f un endomorphisme de V . Si
v1 , · · · , vn sont des éléments de V , on note Zv1 + · · · + Zvn l’ensemble des combinaisons
linéaires à coefficients entiers des vi , i ∈ [[ 1 , n ]] .
[ S ]
2.2. Montrer que les deux propositions suivantes sont équivalentes :
(i) Il existe un polynôme unitaire à coefficients entiers annulant f ;
c(cid:13)EduKlub S.A.
Page 1/14
Tous droits de l’auteur des œuvres réservés. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation
individuelle et privée sont interdites.
www.klubprepa.net
Michel Lepez
Problèmes de Mathématiques
Entiers algébriques. Loi de réciprocité quadratique.
Énoncé
(ii) Il existe un entier n et une famille génératrice (v1 , v2 , . . . , vn) de V telle que
f hZv1 + · · · + Zvni ⊂ Zv1 + · · · + Zvn .
[ S ]
[Indication : Pour (ii) =⇒ (i) on pourra introduire une matrice carrée A dont les
n
X
coefficients aij vérifient f (vj) =
aijvi pour tout j ∈ [[ 1 , n ]] et considérer son polynôme
caractéristique].
Un tel endomorphisme est dit entier.
i=1
2.3. Montrer que le composé et la somme de deux endomorphismes entiers f , g de V qui
commutent (i.e f ◦ g = g ◦ f ) sont entiers.
[Indication : On pourra montrer qu’on peut choisir un entier n et des vecteurs v1 , · · · , vn
comme dans (ii) de 2.2 qui conviennent à la fois pour f et g].
Donner un exemple de deux endomorphismes entiers dont le composé n’est pas entier.
[ S ]
Soit K un corps de nombres, muni de sa structure de Q-espace vectoriel de dimension finie.
est
On dira qu x ∈ K est entier lorsque l’endomorphisme de multiplication K
y
‘−−−→
∧−−→
K
xy
entier. On note OK l’ensemble des éléments de K qui sont entiers : OK est un sous-anneau
de K d’après la question 2.3.
2.4. Montrer l’égalité OK ∩ Q = Z .
[ S ]
3. Entiers des corps quadratiques
Soit D ∈ Q qui n’est pas le carré d’un rationnel. Si D < 0 on notera
Un corps de la forme Q[
de Q[
D] est dit corps quadratique. On remarque que (1 ,
D]
√
D] . On note σ l’automorphisme du corps Q[
D] défini par Q[
√
√
√
√
D le complexe ip|D| .
D) est une base
√
√
√
‘−−−→
∧−−→
Q[
a − b
D] .
√
D
a + b
D
3.1. Montrer que les seuls automorphismes du corps Q[
√
D] sont l’identité et σ .
[ S ]
3.2. Soit D0 ∈ Q∗. Montrer que Q[
√
√
D] = Q[
D0] si et seulement si
D
D0 est le carré d’un
rationnel.
[ S ]
3.3. Montrer qu’il existe un unique d ∈ Z sans facteur carré tel que Q[
3.4. Soit K un sous-corps de C de dimension 2 sur Q . Montrer que K est un corps quadratique.
D] = Q[
[ S ]
d] .
√
√
[ S ]
Soit d un entier sans diviseur carré et K = Q[
√
3.5. Montrer que x ∈ OK si et seulement si x ∈ K et
[ S ]
d] .
(cid:26)x + σ(x) ∈ Z
x σ(x) ∈ Z .
c(cid:13)EduKlub S.A.
Page 2/14
Tous droits de l’auteur des œuvres réservés. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation
individuelle et privée sont interdites.
www.klubprepa.net
Michel Lepez
Problèmes de Mathématiques
Entiers algébriques. Loi de réciprocité quadratique.
Énoncé
Soit ω ∈ OK défini par ω =
d
√
1 +
2
√
d
si d ≡ 1 [4]
sinon .
3.6. Montrer que l’application ϕ : Z2
(p , q)
‘−−−→
∧−−→
OK
p + qω
est un isomorphisme de groupes additifs.
[ S ]
4. Un calcul analytique de τn
On se donne un entier n ∈ N∗. Pour k ∈ [[ 1 , n − 1 ]] on note fk la fonction
fk : [0 , 1]
t
‘−−−→
∧−−→
C
exp( 2iπ(k+t)2
n
)
et
f =
n
X
k=0
fk .
4.1. Montrer que la suite de terme général uk =
k
X
Z 1
m=−k
0
f (t) e−2iπmt dt converge vers τn .
[ S ]
4.2. Montrer que la fonction de R+ dans C x ∧−−→
Z x
−x
e 2iπt2
n dt admet une limite In quand
x → +∞ .
[ S ]
4.3. Montrer que
τn + f
(cid:17)
(cid:16) 1
2
= 2In .
[ S ]
4.4. Comparer In et I1 .
[ S ]
4.5. Montrer la formule
τn =
√
1 + i−n
1 + i−1
n .
[ S ]
4.6. Soit K un corps quadratique. Montrer qu’il existe une racine de l’unité ζ telle que
K ⊂ Q[ζ] .
[ S ]
5. Un calcul algébrique de τn
Soit n un entier impair > 3 , et ζ le complexe ζ = e 2iπ
n . Soit V le C-espace vectoriel des
applications de Z/nZ vers C . Soit ϕ l’endomorphisme de V qui à tout f ∈ V associe
ϕ(f ) : Z/nZ
‘−−−→
∧−−→
X
C
f (y)ζ xy
x
y∈Z/nZ
5.1. Soit f ∈ V . Montrer l’égalité
ϕ ◦ ϕ(f )(x) = nf (−x) pour tout x ∈ Z/nZ .
[ S ]
c(cid:13)EduKlub S.A.
Page 3/14
Tous droits de l’auteur des œuvres réservés. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation
individuelle et privée sont interdites.
www.klubprepa.net
Michel Lepez
Problèmes de Mathématiques
Entiers algébriques. Loi de réciprocité quadratique.
Énoncé
5.2. Montrer que ϕ est diagonalisable et localiser son spectre.
X
ζ x2
est la trace de ϕ .
On observe que
τn =
[ S ]
5.3. Montrer que
|τn| =
x∈Z/nZ
√
n .
[ S ]
On note a , b , c et d la multiplicité de
caractéristique de ϕ .
5.4. Montrer que a + b =
n + 1
2
, c + d =
n − 1
2
5.5. Calculer Dét ϕ .
[ S ]
√
√
n , −
√
n , i
√
n et −
n dans le polynôme
et que (a − b)2 + (c − d)2 = 1 .
[ S ]
5.6. En déduire les valeurs de a , b , c et d en fonction de n et la formule τn =
(compatible avec le résultat de 4.5).
[ S ]
(cid:26) √
√
i
n si n ≡ 1 [4]
n si n ≡ 3 [4]
6. Réciprocité quadratique
On considère deux nombres premiers impairs distincts p , q . On note L le corps de nombres
Q[e
p ] et K le corps quadratique Q[τp] , qui est contenu dans L . On note
l’entier qui
(cid:19)
2iπ
(cid:18)q
p
vaut 1 si la classe de q modulo p est un carré et −1 sinon. On se propose de montrer par deux
méthodes différentes que
(cid:19)
(cid:18)q
p
(cid:19) (cid:18)p
q
= (−1)
p−1
2
q−1
2 .
(1)
Première méthode
6.1. Montrer l’égalité OL ∩ K = OK .
[ S ]
6.2. Montrer la relation τ q
p −
(cid:19)
(cid:18)q
p
τp ∈ qOL ∩ K = qOK .
[ S ]
6.3. Soit n ∈ Z . Montrer que si nτp ∈ qOK alors q divise n .
[ S ]
[Indication : utiliser le résultat de 3.6].
6.4. Montrer l’égalité (1) .
[ S ]
Seconde méthode
6.5. Montrer que l’on définit bien une application Φ : Z/pZ × Z/qZ 7−→ Z/pqZ par la formule
Φ(x mod p , y mod q) = qx + py mod pq ,
pour tout (x , y) ∈ Z2,
[ S ]
et que cette application Φ est bijective.
c(cid:13)EduKlub S.A.
Page 4/14
Tous droits de l’auteur des œuvres réservés. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation
individuelle et privée sont interdites.
www.klubprepa.net
Michel Lepez
Problèmes de Mathématiques
Entiers algébriques. Loi de réciprocité quadratique.
6.6. Montrer la formule
τpq =
(cid:19)
(cid:18)p
q
(cid:19) (cid:18)q
p
τpτq .
[ S ]
Énoncé
(2)
6.7. Déduire de (2) l’égalité (1) en utilisant le résultat de 5.6.
6.8. Dans cette question K désigne le corps quadratique Q[i] . En étudiant (1 + i)q dans OK ,
[ S ]
montrer l’égalité
(cid:19)
(cid:18)2
q
= (−1)
q2−1
8
.
[ S ]
(cid:7) (cid:7)
(cid:7)
c(cid:13)EduKlub S.A.
Page 5/14
Tous droits de l’auteur des œuvres réservés. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation
individuelle et privée sont interdites.
www.klubprepa.net
Michel Lepez
Problèmes de Mathématiques
Entiers algébriques. Loi de réciprocité quadratique.
Corrigé
Corrigé du problème
1. Préliminaires
Publicité
1.1. Soit y ∈ (Z/pZ)∗. Si y n’est pas un carré, pour tout x ∈ (Z/pZ)∗, x 6= yx−1. Il y a
paires {x , yx−1} distinctes formant une partition de (Z/pZ)∗ et ainsi
Y
x = y
p − 1
2
p−1
2 .
Si y est un carré, il existe exactement deux éléments ±x0 de (Z/pZ)∗ dont le carré est y
0 = (x−x0)(x+x0)(cid:1) . Dans ce cas on obtient une
(cid:0)car Z/pZ est un anneau intègre et x2 −x2
partition de (Z/pZ)∗ en deux singletons {x0} , {−x0} et
paires {x , yx−1} distinctes.
p − 3
2
x∈(Z/pZ)∗
On a donc
Y
x∈(Z/pZ)∗
x = −x2
0y
p−3
2 = −y
p−1
2 .
[ Q ]
1.2. On peut choisir le carré y0 = 1Z/pZ (noté simplement 1) qui donne
Y
x∈(Z/pZ)∗
x = −1 , donc
p−1
2 =
y
(cid:26) 1 si y est un carré
−1 sinon
[ Q ]
2. Généralités
2.1. Si la condition (i) est vérifiée, la Q-algèbre Q[ζ] est de dimension finie sur Q égale au
degré du polynôme minimal de ζ . Cette Q algebre est integre puisqu’elle est incluse dans
C qui est un corps. Toute algebre integre de dimension finie étant un corps, Q[ζ] est un
corps de nombres lorsque la condition (i) est vérifiée.
Réciproquement, si la condition (ii) est vérifiée, Q[ζ] est de dimension finie sur Q donc
l’idéal annulateur dans Q[X] de ζ n’est pas nul et la condition (i) est vérifiée.
[ Q ]
2.2. Supposons la condition (i) vérifiée : il existe une famille (a1 , a2 , . . . , ap) ∈ Zp telle que
f p =
akf p−k. Considérons alors une famille génératrice (g1 , g2 , . . . , gq) du Q-espace
p
X
k=1
de type fini V et posons vi(p−k+1) = f p−k(gi) pour tout (k , i) ∈ [[ 1 , p ]] × [[ 1 , q ]] . Par
construction, la famille (v1 , v2 , . . . , vpq) est génératrice de V et vérifie f (vj) ∈
pour tout j ∈ [[ 1 , pq ]] . La condition (ii) est alors vérifiée.
Réciproquement, supposons la condition (ii) est vérifiée : on peut trouver une famille
(v1 , v2 , . . . , vn) génératrice de V et une matrice A ∈ Mn (Z) telle que f (vj) =
aijvi
pour tout j ∈ [[ 1 , n ]] . Le théorème de Cayley-Hamilton permet d’affirmer que le polynôme
caractéristique χA est un polynôme annulateur de A . En actionnant la matrice eχA(A)
sur les vecteurs colonnes canoniques de Qn on obtient eχA(f )(vj) = OV pour tout
i=1
c(cid:13)EduKlub S.A.
Page 6/14
Tous droits de l’auteur des œuvres réservés. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation
individuelle et privée sont interdites.
www.klubprepa.net
Michel Lepez
pq
X
r=1
Zvr
n
X
Problèmes de Mathématiques
Entiers algébriques. Loi de réciprocité quadratique.
Corrigé
j ∈ [[ 1 , n ]] . L’endomorphisme eχA(f ) de V s’annule sur une famille génératrice de V :
c’est donc l’endomorphisme nul. Ainsi χA est un polynôme unitaire annulateur de f et
par construction χA ∈ Z[X] . Donc (ii) =⇒ (i) .
[ Q ]
2.3. Considérons deux endomorphismes entiers de V qui commutent. On peut trouver des
familles génératrices finies u et v associées à f et g respectivement et vérifiant la condition
Zvj . Par linéarité de f et g ,
Zuj et g(vi) ∈
imposée dans 2.2.(ii) : f (ui) ∈
X
X
f ◦ g(ui) = g ◦ f (ui) ∈
X
j
j
Zg(uj) et f ◦ g(vi) = g ◦ f (vi) ∈
j
Zf (uj) si bien qu’en notant
X
j
w la famille obtenue en réunissant les vecteurs de u , v , f ◦ u et f ◦ v , on obtient une
famille génératrice de V vérifiant la condition (ii) aussi bien pour f ◦ g que pour f + g :
les endomorphismes f ◦ g et f + g sont donc entiers.
L’exemple V = Q[i] f (x + iy) = x et g(x + iy) =
(x + y) (x , y) ∈ Q2 donne deux
projecteurs,donc des endomorphismes entiers de V tels que le composé f ◦ g défini par
1 + i
2
f ◦ g(x + iy) =
n’est pas entier (c’est la moitié d’un projecteur).
[ Q ]
x + y
2
2.4. Soit x ∈ OK ∩ Q . Il existe alors un polynôme unitaire P = X p −
p
X
k=1
akX p−k à coefficients
dans Z annulateur de mx . Donc le rationnel x =
m
n
est racine de P : mp =
On peut choisir les entiers relatifs m et n étrangers, et comme n divise
p
X
p
X
k=1
akmp−knk.
akmp−knk = mp
en étant étranger avec mp, il faut que |n| = 1 . On a donc x = ±m ∈ Z . On en déduit que
OK ∩ Q ⊂ Z . L’inclusion inverse est immédiate.
[ Q ]
k=1
3. Entiers des corps quadratiques
√
3.1. Un automorphisme f du corps Q[
√
D)2 = f (D) = D donc f (
D] doit conserver 1, par suite f induit l’identité sur
D si bien que l’application Q-linéaire f
D] . Les seuls automorphismes
D] sont donc l’identité et σ (on vérifie sans difficulté que σ est bien un
Q . Ainsi f (
co¨ıncide avec l’identité ou avec σ sur la base (1 ,
du corps Q[
automorphisme de corps).
D) = ±
√
D) de Q[
[ Q ]
√
√
√
√
3.2. Soit D0 ∈ Q∗ et σ0 l’automorphisme associé de Q[
Alors σ = σ0 (d’après 3.1.) donc en écrivant
√
D ce qui exige a = 0 . On a donc
D0 = b
√
√
D0 = a − b
−
carré dans Q .
Réciproquement si
D0
D
√
√
√
D0 = a + b
√
D0] . Supposons que Q[
√
D0] = Q[
D] .
D avec (a , b) ∈ Q2 on a aussi
D0
D
= b2 est un
D et alors
√
√
√
D0
D
= ±b 6= 0 si bien que les
√
√
est le carré d’un rationnel b on a
Q-droites engendrées par
D sont les mêmes. Dès lors Q[
D0] = Q[
D] .
[ Q ]
√
D0 et
√
c(cid:13)EduKlub S.A.
Page 7/14
Tous droits de l’auteur des œuvres réservés. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation
individuelle et privée sont interdites.
www.klubprepa.net
Michel Lepez
Problèmes de Mathématiques
Entiers algébriques. Loi de réciprocité quadratique.
Corrigé
m
n
D
d
3.3. Écrivons d =
avec m et n entiers relatifs étrangers. Soit d l’entier relatif du signe
de D et dont la valeur absolue est le produit des facteurs premiers de m et de n dont
l’exposant est impair dans la décomposition de m et n en produit de facteurs premiers.
√
√
√
√
d] = Q[
est le carré d’un rationnel, donc, par 3.2., Q[
Par construction
divisible par aucun autre carré dans Z que 1 (d est sans facteur carré autre que 1).
Si Q[
d0] avec (d , d0) ∈ Z2 et d et d0 sans facteur carré autre que 1 alors d’après
a2
b2 avec a et b entiers relatifs étrangers. L’égalité d0b2 = da2
3.2., on peut écrire
montre que b2 divise da2 et comme b2 et a2 sont étrangers, le théorème de Gauss dit que
b2 divise d . Comme d est sans facteur carré autre que 1, b2 = 1 et d0 = da2. De même
a2 = 1 puisque d0 est sans facteur carré autre que 1. Ainsi d = d0 .
d] , et d n’est
D] = Q[
d0
d
[ Q ]
=
3.4. Soit (1 , δ) une base du corps K regardé comme Q-espace vectoriel de dimension 2. Alors
il existe (a , b) ∈ Q2 tel que δ2 = aδ + b . En posant D = a2 + 4b on obtient un élément
de Q qui n’est pas un carré et tel que δ ∈ Q[
D] sont deux plans tels que
K ⊂ Q[
D] . K et Q[
D] : ils sont égaux et K est un corps quadratique.
[ Q ]
√
√
√
3.5. Soit x ∈ OK . Alors x est racine d’un polynôme unitaire P ∈ Z[X] et comme 0 =
eP (x)(cid:1) = eP (cid:0)σ(x)(cid:1), on a aussi σ(x) ∈ OK (cf 2.2.(ii)). Comme OK est un sous-anneau
σ(cid:0)
de K on a x + σ(x) ∈ OK ∩ Q et xσ(x) ∈ OK ∩ Q . Or OK ∩ Q = Z d’après 2.4. Donc
x + σ(x) = s et xσ(x) = p sont des entiers relatifs.
Réciproquement, si x + σ(x) = s et xσ(x) = p sont des entiers relatifs, x et σ(x) sont
racines du polynôme unitaire P = X 2 − sX + p ∈ Z[X] . En particulier x ∈ OK d’après
2.2.(ii) .
[ Q ]
3.6. Soit x ∈ OK . D’après 3.5., x+σ(x) est un entier relatif. Donc x = a+b
et b ∈ Q . De même x−σ(x) = 2b
d ∈ OK donc 4b2d ∈ Z . En écrivant b =
√
√
d avec 2a = a0 ∈ Z
, (p , q) ∈ Z2
p
q
et p ∧ q = 1 , on observe que q2divise 4p2d et comme q2 ∧ p2 = 1 , q2 divise 4d . Puisque d
est sans facteur carré, |q| 6 2 donc 2b = b0 ∈ Z . Ainsi a02 − b02d = 4xσ(x) ≡ 0 [4] . Cela
exige que a0 et b0 soient de même parité (en effet d n’est pas divisible par 4 = 22).
√
• Cas où a0 et b0 sont pairs : x = a + b
d] . Inversement
d ∈ Z[
d ∈ OK donc
√
√
√
Z[
d] ⊂ OK .
• Cas où a0 et b0 sont impairs : a =
avec u ∈ Z et de même b = v +
a0
2
= u +
1
2
avec v ∈ Z . Dans ce cas a02 − b02d ≡ 1 − d ≡ 0 [4] et en posant ω =
on a
x = (u − v) + (2v + 1)ω ∈ Z[ω] . Inversement, lorsque d ≡ 1 [4] , d = 1 − 4d0 avec d0 ∈ Z
et ωσ(ω) =
= d0 ∈ Z et ω + σ(ω) = 1 ∈ Z donc ω ∈ OK et alors Z[ω] ⊂ OK .
√
d selon que d est, ou n’est pas congru à 1 modulo 4, on a
En posant ω =
montré que OK = Z[ω] . L’application ϕ : Z2 7−→ OK = Z[ω] définie par ϕ(p , q) = p + qω
est alors un isomorphisme de groupes additifs.
[ Q ]
ou
1 − d
4
1 +
2
d
√
1
2
√
d
1 +
2
c(cid:13)EduKlub S.A.
Page 8/14
Tous droits de l’auteur des œuvres réservés. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation
individuelle et privée sont interdites.
www.klubprepa.net
Michel Lepez
Problèmes de Mathématiques
Entiers algébriques. Loi de réciprocité quadratique.
Corrigé
4. Un calcul analytique de τn
4.1. La fonction f est de classe C1 sur [0 , 1] et f (0) = f (1) = τn . On peut donc appliquer le
théoreme de Dirichlet a la fonction 1-périodique et C1 par morceaux associée à f :
∀ t ∈ [0 , 1] ,
f (t) =
+∞
X
m=−∞
cm(f ) e2iπmt
où cm(f ) =
Z 1
0
f (t) e−2iπmt dt .
En particulier, pour t = 0 : τn =
+∞
X
m=−∞
cm(f ) .
[ Q ]
4.2. La fonction g : R 7−→ C définie par g(t) = e 2iπt2
n
est paire et continue sur R donc elle y est
Z x
Z x
localement intégrable. Pour montrer que Gn(x) =
g(t) dt = 2
limite quand le réel x tend vers +∞ il suffit de montrer que Hn(x) =
−x
0
g(t) dt admet une
Z x
g(t) dt admet
une limite quand x → +∞ . En intégrant par parties on a
Hn(x) =
n
4iπ
Z x
1
1
t
(cid:16)
d
e 2iπt2
n
(cid:17)
=
n
4iπ
(cid:20)1
t
(cid:21)t=x
e 2iπt2
n
Comme
g(t)
t2 = O
(cid:19)
(cid:18) 1
t2
est intégrable sur [1 , +∞[ et
1
Z x
e 2iπt2
n
dt
t2 ·
+
n
Publicité
4iπ
= O
t=1
g(x)
x
1
(cid:18) 1
x
(cid:19)
admet une limite quand x → +∞ , ce qui assure l’existence de In = lim
x→+∞
[ Q ]
4.3. Par la relation de Chasles
−−−−−→
x→+∞
0 , Hn(x)
Z x
−x
g(t) dt .
In = lim
p→+∞
p−1
X
Z (m+1)n
m=−p
mn
g(t) dt = lim
p→+∞
p−1
X
Z n
m=−p
0
2iπ(t+mn)2
n
e
dt = lim
p→+∞
p−1
X
Z n
e 2iπt2
n e4iπmt dt .
m=−p
0
À nouveau par la relation de Chasles
Z n
e 2iπt2
n e4iπmt dt =
n−1
X
Z k+1
e 2iπt2
n e4iπmt dt =
0
k=0
k
On a donc In =
+∞
X
c2m(f ) . Or d’après 4.1, τn =
m=−∞
Il en résulte que
τn + f
(cid:17)
(cid:16) 1
2
4.4. Le changement de variable t =
= 2In .
√
[ Q ]
la limite quand x → +∞ donnent directement
lorsque n = 1 , f
(cid:17)
(cid:16) 1
2
= f0
(cid:17)
(cid:16) 1
2
n−1
X
Z 1
e
k=0
0
2iπ(t+k)2
n
e4iπmt dt = c2m(f ) .
+∞
X
cm(f ) et f
m=−∞
(cid:17)
(cid:16) 1
2
=
+∞
X
cm(f )(−1)m .
m=−∞
n u dans l’intégrale définissant Gn(x) et un passage à
n I1 . On a directement τ1 = 1 et
√
In =
√
√
2 = i . Donc 2In =
n 2I1 =
n (1 + i) .
[ Q ]
= e iπ
c(cid:13)EduKlub S.A.
Page 9/14
Tous droits de l’auteur des œuvres réservés. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation
individuelle et privée sont interdites.
www.klubprepa.net
Michel Lepez
Problèmes de Mathématiques
Entiers algébriques. Loi de réciprocité quadratique.
Corrigé
iπk2
p . De
e
iπ(2k+1)2
4p
e
.
p−1
X
k=0
p−1
X
k=0
4.5. Distinguons deux cas selon la parité de n .
p−1
X
n−1
X
• Cas où n = 2p : τn =
e 2iπk2
n =
k=0
k=0
même f
(cid:17)
(cid:16) 1
2
=
n−1
X
k=0
iπ(2k+1)2
2n =
e
p−1
X
e
k=0
iπ(2k+1)2
4p +
p−1
X
k=0
e
iπk2
p +
p−1
X
k=0
iπ(k+p)2
p
e
= (cid:0)1 + (−1)p(cid:1)
iπ(2k+1+2p)2
4p
e
= (cid:0)1−(−1)p(cid:1)
√
(cid:17)
(cid:16) 1
2
p
X
Donc si n ≡ 2 [4] ,
τn = 0 et si n ≡ 0 [4] ,
f
= 0 et τn =
n (1 + i) .
• Cas où n = 2p + 1 : τn =
n−1
X
k=0
(cid:17)
f
(cid:16) 1
2
=
n−1
X
k=0
iπ(2k+1)2
2n =
e
p
X
e
k=1
Alors τn+f
(cid:17)
(cid:16) 1
2
= τn(1+in) =
En remarquant que
1 + i
1 + in =
√
e 2iπk2
n = 1 +
p
X
e 2iπk2
n +
2iπ(n−k)2
n
e
= 1 + 2
iπ(n−2k)2
2n +in +
k=1
iπ(n+2k)2
2n
= in
1 + 2
p
X
e 2iπk2
n
e 2iπk2
n .
p
X
k=1
!
= inτn .
n (1+i) . Ainsi τn =
√
n
1 + i
1 + in =
k=1
(cid:26) √
√
i
1 + i−n
1 + i−1 on observe que la formule τn =
n si n ≡ 1 [4] ,
n si n ≡ 3 [4] .
1 + i−n
1 + i−1
√
n
k=1
p
X
e
k=1
obtenue dans le cas n impair est aussi valable dans le cas n pair.
[ Q ]
4.6. Soit d un entier supérieur ou égal à 2 sans diviseur carré.
√
d] ⊂ Q[ζ] . De plus i
d ∈ Q[ζ 0] où ζ 0 = e iπ
d = τd ∈ Q[ζ] où ζ = e 2iπ
√
d est une racine de de l’unité. Dans ce
2d est une racine de l’unité et alors
• Si d ≡ 1 [4] , alors
√
cas Q[
√
Q[i
d] ⊂ Q[ζ 0] .
√
√
• Si d ≡ 3 [4] , on obtient les inclusions Q[
• Si d ≡ 2 [4] , alors d = 2(2p + 1) et par l’un des deux cas précédents, il existe une
2 ∈ Q[e iπ
4 ]
4 ] et i
n0 avec n0 = n ∨ 8 . Les deux
2p + 1 ∈ Q[ζ] . Comme
n telle que
d appartiennent a Q[ζ 0] ou ζ 0 = e 2iπ
√
d] ⊂ Q[ζ 0] et Q[i
racine de l’unité ζ = e 2iπ
les nombres
corps quadratiques Q[
d] sont alors inclus dans Q[ζ 0] .
d] ⊂ Q[ζ] .
2 ∈ Q[e iπ
d] et Q[i
d et i
√
√
√
√
√
√
On a ainsi prouvé que, pour tout corps quadratique K , il existe une racine de l’unité ζ
telle que K ⊂ Q[ζ] .
[ Q ]
5.1. ϕ2(f )(x) =
X
y∈Z/nZ
5. Un calcul algébrique de τn
ϕ(f )(y)ζ xy =
X
f (z)ζ zyζ xy =
X
f (z)
X
(ζ (z+x))y. Or
(y,z)∈
(cid:0)Z/nZ(cid:1)2
X
ξy =
y∈Z/nZ
1 − ξn
1 − ξ
z∈Z/nZ
y∈Z/nZ
= 0 , donc ϕ2(f )(x) = n f (−x) .
pour toute racine ne de l’unité ξ 6= 1 ,
[ Q ]
5.2. D’après 5.1, un polynôme annulateur de ϕ2 est X 2 − n2 : ce polynôme est scindé avec
pour racines simples ±n . Donc ϕ2 est diagonalisable avec spectre inclus dans {−n , n} .
Comme n est non nul on en déduit que ϕ est diagonalisable avec spectre inclus dans
{−
n , −i
n , i
[ Q ]
n} .
n ,
√
√
√
√
c(cid:13)EduKlub S.A.
Page 10/14
Tous droits de l’auteur des œuvres réservés. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation
individuelle et privée sont interdites.
www.klubprepa.net
Michel Lepez
Problèmes de Mathématiques
Entiers algébriques. Loi de réciprocité quadratique.
Corrigé
5.3. |τn|2 = τn τn =
X
ζ x2ζ −y2 =
X
ζ (x−y)(x+y). Comme on suppose n impair,
(cid:0)Z/nZ(cid:1)2
(x,y)∈
(cid:0)Z/nZ(cid:1)2
(x,y)∈
2 est inversible dans Z/nZ donc on réalise une bijection de
u + v
2
−u + v
2
(cid:26)u = x − y
v = x + y
On a donc |τn|2 =
posant
x =
y =
(u,v)∈
X
Publicité
(cid:0)Z/nZ(cid:1)2
√
(cid:16)
(cid:17)2
Z/nZ
sur lui même en
ζ uv . Or on a vu que si
ζ u 6= 1 la somme
X
(cid:0)ζ u(cid:1)v est nulle. Donc |τn|2 = n et |τn| =
n .
[ Q ]
v∈Z/nZ
√
5.4. La trace de ϕ est la somme de ses valeurs propres répétées avec leur multiplicité. Donc
n(cid:0)a − b + i(c − d)(cid:1) et comme |τn|2 = n on en déduit que (a − b)2 + (c − d)2 = 1 .
τn =
Par construction c−d est la dimension de l’espace propre pour ϕ2 associé à la valeur propre
−n . D’après 5.1 cet espace propre est celui des applications impaires de Z/nZ dans C .
Le seul élément x ∈ Z/nZ vérifiant x = −x est 0 car n est impair. Donc la dimension
n − 1
2
du sous-espace de V constitué des applications impaires est
· On en conclut que
c + d =
n − 1
2
et a + b = n − (c + d) =
n + 1
2
5.5. La matrice de ϕ relativement à la base canonique de V est M = (ζ pq)(p,q)∈[[ 0 , n−1 ]]2.
Le déterminant de ϕ est donc le déterminant de Van der Monde associé à la famille
(1 , ζ , · · · , ζ n−1). Ainsi Dét ϕ =
n facteurs dans ce produit
(ζ q − ζ p). Il y a C2
[ Q ]
Y
·
chaque facteur ayant pour argument
06p<q<n
π
2
+
(p + q)π
n
. Un calcul simple donne
2
n
X
(p+q) =
06p<q<n
1
n
X
(p + q) −
(p,q)∈[[ 0 , n−1 ]]2
(p + p)
=
1
n
n−1
X
p=0
(cid:0)n2(n−1)−n(n−1)(cid:1) = (n−1)2
et comme (n − 1)2 est multiple de 4 ,
π
n
X
(p + q) ≡ 0 [2π] . Il en résulte que
06p<q<n
Dét ϕ = i
n(n−1)
2 n n
2 .
[ Q ]
5.6. D’après 5.4 il n’y a que deux possibilités :
• a = b =
et c − d = ±1 , auquel cas n ≡ −1 [4] . Il faut alors d’après 5.5
n(n−1)
que i
2 = (−1)bic−d. Or i
n(n−1)
c − d = 1 . Sachant que c + d =
2 = i1−2b = (−1)bi . Le seul choix possible est donc
n − 1
2
n(cid:0)a − b + i(c − d)(cid:1) = i
il vient a = b = c =
n − 3
4
n + 1
4
· Dans
et d =
n .
√
√
ce cas τn =
• c = d =
et a − b = ±1 , auquel cas n ≡ 1 [4] . Cette fois i
n(n−1)
2 = (−1)c et
n + 1
4
n − 1
4
par 5.4 il faut que b et c soient de même parité. La condition a + b =
n + 1
2
donne
c(cid:13)EduKlub S.A.
Page 11/14
Tous droits de l’auteur des œuvres réservés. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation
individuelle et privée sont interdites.
www.klubprepa.net
Michel Lepez
Problèmes de Mathématiques
Entiers algébriques. Loi de réciprocité quadratique.
Corrigé
la seule possibilité a − b = 1 avec b = c = d =
√
τn =
n(cid:0)a − b + i(c − d)(cid:1) =
√
n .
[ Q ]
n − 1
4
et a =
n + 3
4
· Dans ce cas
6. Réciprocité quadratique
6.1. Soit x ∈ OL ∩ K . L’endomorphisme mx,L = x IdL de L laisse stable K ⊂ L et il existe un
polynôme unitaire P ∈ Z[X] annulateur de mx,L . Ce polynôme annule aussi la restriction
mx,K = x IdK de mx,L à K donc x ∈ OK .
Réciproquement soit x ∈ OK . Le polynôme unitaire Px = X 2 − (cid:0)x + σ(x)(cid:1)X + xσ(x) est
a coefficients entiers d’apres 3.5 et comme ePx(mx,L) = ePx(x) IdL , la relation eP (x) = 0
[ Q ]
montre que mx,L est annulé par Px donc x ∈ OL . Il en résulte que OL ∩ K = OK .
6.2. Posons ζ = e
2iπ
p . On a τp =
p
X
k=1
ζ k2 donc τ q
p =
X
n1+···+np=q
q!
n1! · · · np!
p
Y
k=1
ζ k2nk. Dans cette
q!
n1! · · · np!
somme tous les coefficients
sont des entiers divisibles par q dès que tous les
entiers nk sont différents de q car q étant premier, q est étranger avec n1! , . . . , np!
(théorème de Gauss). Comme les puissances de ζ sont éléments de l’anneau OL , on en
déduit que τ q
p −
ζ k2q ∈ qOL . Par ailleurs l’application x ∧−−→ x2q de Z/pZ dans lui
p
X
k=1
même induit une permutation de l’ensemble des carrés de Z/pZ si
bijection de l’ensemble des carrés de Z/pZ sur son complémentaire si
(cid:19)
(cid:18)q
p
(cid:18)q
p
= 1 et induit une
(cid:19)
= −1 . Comme
la somme des racines pe de l’unité est nulle, il vient
en conclut que τ q
p −
(cid:19)
(cid:18)q
p
τp ∈ qOL ∩ K = qOK .
[ Q ]
p
X
k=1
ζ k2q =
(cid:18)q
p
(cid:19) p
X
k=1
ζ k2 =
(cid:19)
(cid:18)q
p
τp . On
6.3. Si nτp ∈ qOK il existe (a , b) ∈ Z2 tel que nτp = q(a + bω) où ω ∈
n
τp ,
1 + τp
2
o
(cf 3.6).
Il en résulte que qb ∈ {n , 2n} et comme q est étranger avec 2, on déduit du théorème de
Gauss que q divise n .
(cid:18)q
p
τp = nτp avec n = (−1)
(cid:18)q
p
q−1
2 p
p −
[ Q ]
p−1
2
(cid:19)
(cid:19)
6.4. D’après 5.6, τ q
n ≡ 0 [q] et par 1.2, p
q−1
2 ≡
[q] , donc (−1)
p−1
2
q−1
2
≡
(cid:19)
(cid:18)p
q
q−1
2 −
(cid:19)
(cid:18)p
q
. Or par 6.2 et 6.3,
(cid:18)q
p
[q] . Il s’agit là
(cid:19)
d’une congruence modulo q entre entiers relatifs égaux à ±1 et q > 2 : on a donc une
(cid:18)p
q
égalité, que l’on peut écrire sous la forme
(cid:19) (cid:18)q
p
= (−1)
q−1
2 .
[ Q ]
p−1
2
(cid:19)
c(cid:13)EduKlub S.A.
Page 12/14
Tous droits de l’auteur des œuvres réservés. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation
individuelle et privée sont interdites.
www.klubprepa.net
Michel Lepez
Problèmes de Mathématiques
Entiers algébriques. Loi de réciprocité quadratique.
Corrigé
6.5. Pour n ∈ N∗, soit On la surjection canonique de Z sur Z/nZ . Si (x , x0) ∈ Z2 et (y , y0) ∈ Z2
vérifient respectivement Op(x) = Op(x0) et Oq(y) = Oq(y0) alors q(x − x0) + p(y − y0) est
multiple de pq donc Opq(qx + py) = Opq(qx0 + py0) . On définit donc bien une application
Φ : Z/pZ × Z/qZ 7−→ Z/pqZ par la formule : Φ(X , Y ) = Opq(qx + py) pour tout
(x , y) ∈ X × Y . Comme p et q sont étrangers, le théorème de Bézout montre que pour
tout z ∈ Z il existe (x , y) ∈ Z2 tel que z = qx + py donc Φ(Op(x) , Oq(y)) = Opq(z) .
L’application Φ est donc surjective, et comme la source et le but de Φ ont le même cardinal
pq , Φ est bijective.
[ Q ]
6.6. Grâce à la bijection Φ précédente on a
τpq =
X
2iπZ2
pq =
e
X
2iπ(qX+pY )2
pq
e
=
X
2iπqX2
p
e
2iπpY 2
q
e
Z∈Z/pqZ
(X,Y )∈Z/pZ×Z/qZ
(X,Y )∈Z/pZ×Z/qZ
X
2iπqX2
p X
e
2iπpY 2
q
e
=
X∈Z/pZ
Y ∈Z/qZ
On a déjà vu en 6.2 pourquoi
X
2iπqX2
p =
e
X∈Z/pZ
(cid:19)
(cid:18)q
p
τp si bien que τpq =
(cid:19)
(cid:18)p
q
(cid:19) (cid:18)q
p
τpτq .
[ Q ]
6.7. • Supposons
p − 1
2
et
q − 1
2
de même parité :
– Ou bien p et q ≡ 1 [4] : alors τpq =
– Ou bien p et q ≡ 3 [4] : alors τpq =
√
pq = τpτq (cf 5.6) et
√
pq = −τpτq (cf 5.6) et
(cid:19)
(cid:18)p
q
(cid:18)p
q
(cid:19) (cid:18)q
p
(cid:19) (cid:18)q
p
= 1 (cf 6.6).
(cid:19)
= −1 (cf 6.6).
• Supposons
de parité contraire : alors pq ≡ 3 [4] et τpq = i
√
pq = iτpτq
p − 1
2
(cid:18)p
q
q − 1
2
(cid:19)
et
(cid:19) (cid:18)q
p
(cid:19) (cid:18)q
p
(cid:18)p
q
(cf 5.6) donc
= 1 (cf 6.6).
Dans tous les cas
(cid:19)
= (−1)
p−1
2
q−1
2 .
[ Q ]
6.8. Par la formule du binôme et le fait que le nombre premier q divise Ck
q pour k...