Problème inverse d’EEG : TP3 - Analyse de performances et comparaison des algorithmes étudiés

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Problème inverse d’EEG : TP3 - Analyse de performances et comparaison des algorithmes étudiés

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Problème inverse d’EEG :

TP3 - Analyse de performances et comparaison des algorithmes étudiés

Master 2 SISEA (ISTIC)

Université de Rennes1

1 Introduction

Pour analyser la performance d’un algorithme de manière quantitative, il faut d’abord avoir une vérité de

terrain sur la solultion attendue, puis il faut définir un critère d’évaluation qui mesure la qualité de la solution

obtenue par rapport à la vérité de terrain. Dans le contexte de données simulées, la vérité de terrain est connue

car les données sont générées pour une configuration de sources connue et des signaux donnés. Pour comparer

la solution inverse ˆs obtenue a la sortie d’un algorithme avec la vraie solution s, différents criteres peuvent

être utilisés. Par exemple, un critere tres intuitif est l’erreur au sens des moindres carrés ||s − ˆs||2.

Dans le contexte de la localisation de sources en EEG, nous nous intéressons particulierement a l’identification

des dipôles actifs. Pour cette raison, nous nous concentrons sur un critère d’évaluation qui compare les dipôles

actifs de la configuration de sources originale avec les dipôles actifs de la solution inverse estimée. Pour identifier

les dipôles actifs de la solution inverse, il est généralement nécessaire de seuiller les amplitudes estimées pour

chaque dipôle. Le critère d’évaluation considéré est connu sous le nom de “dipole localization error (DLE)”,

défini par :

DLE =

1

2L

(cid:88)

k∈I

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min

(cid:96)∈Î

||rk − r(cid:96)|| +

1

2 ˆL

(cid:88)

(cid:96)∈Î

min

k∈I

||rk − r(cid:96)||

(1)

où I et Î représentent les ensembles des indices des dipôles appartenant aux sources originales et aux sources

estimées, L et ˆL correspondent aux nombres des dipôles actifs originaux et estimés, et rk est la position du

k-ième dipôle.

Pour obtenir une estimation robuste de la performance d’un algorithme qui ne dépend pas d’une réalisation

concrete de bruit, il faut calculer le critere d’évaluation pour un certain nombre de réalisations de bruit. A

cette fin, la simulation est répétée plusieurs fois avec différents vecteurs de bruit tirés aléatoirement d’une

distribution donnée. Le critere d’évaluation peut alors être évalué a l’aide de paramètres statistiques estimés

(moyenne, variance, ...).

Dans ce TP, nous allons évaluer et comparer les solutions inverses des algorithmes Gibbs sampler, MNE, et

SISSY de manières qualitative et quantitative.

2 Manipulations

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Utiliser les paramètres suivants pour les trois algorithmes :

Gibbs sampler : σ2

MNE : λ selon le discrepancy principle

SISSY : α = 0.1, λ = 10

n = 3e3, σ2

s = 20, λ ∼ Be(1.01, 2e3) (imposer une parcimonie plus petit ou égal à 2%).

2.1 Comparaison qualitative

Dans un premier temps, comparer les solutions inverses des algorithmes Gibbs sampler, MNE, et SISSY de

manière qualitative :

1

1. Visualiser les solutions inverses des algorithmes Gibbs sampler, MNE, et SISSY pour trois valeurs de

RSB (0.1, 1, 10) du bruit Gaussien ajouté au niveau des capteurs.

2. Visualiser les solutions inverses des algorithmes Gibbs sampler, MNE, et SISSY pour trois valeurs de

RSB (0.1, 1, 10) d’un bruit Gaussien, mais spatialement corrélé. Pour cela, générer une matrice Snoise

de la même taille que la matrice de signal S tel que les éléments de la matrice Snoise qui sont associés

aux dipôles actifs de la configuration de sources originale sont 0 et que tous les autres éléments de la

matrice Snoise sont tirés d’une distribution Gaussienne (en d’autres mots, la matrices Snoise a des

0 aux endroits où la matrice S a des éléments non-zéros et vice versa). Remplacer ensuite la matrice

Noise de bruit par A*Snoise. Ce type de bruit modélise une activité Gaussienne des dipôles qui ne

correspondent pas aux sources et est aussi appelé activité de fond.

3. Comparer les solutions inverses des trois algorithmes obtenus dans les différents cas entre eux et avec

la configuration de source originale. Conclure sur la robustesse au bruit des différentes méthodes.

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2.2 Comparaison quantitative

Nous allons maintenant comparer la performance des trois algorithmes de maniere quantitative a l’aide du

critère de DLE.

1. Identifier les dipôles de la configuration originale de sources (dipôles ayant une amplitude non-zéro).

Pour identifier les dipôles actifs à partir de la solution inverse, seuiller les amplitudes en utilisant un

seuil approprié.

2. Implémenter une fonction DLE(idx,idx est,r grid) qui calcule la DLE entre la configuration

de sources originale, caractérisée par les indices des dipôles actifs idx, et la configuration de sources

estimée, caractérisée par les indices des dipôles actifs idx est. La matrice r grid contient les positions

des dipôles.

3. Calculer les DLEs pour chacun des trois algorithmes pour 10 sets de données différentes avec des

matrices de bruit spatialement corrélé différentes et pour un RSB de 1. Afficher des boxplots de la DLE

pour les trois algorithmes en utilisant la fonction de Matlab boxplot.

4. Pour MNE et SISSY, calculer les DLEs pour 10 sets de données différentes avec des matrices de bruit

spatialement corrélé différentes et pour différentes valeurs de RSB (5 valeurs entre de 0.1 et 10). Afficher

la moyenne des DLEs (sur les 10 réalisations) en fonction du RSB dans une même figure pour les deux

algorithmes.

5. Comparer et interpréter les résultats obtenus.

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