Présentation de la BMCE BANK et Gestion des Risques

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Chapitre pr liminaire : Pr sentation de la BMCE BANK

Partie I : Gestion des risques la BMCE BANK

CH1 : Pr sentation de la Direction de Gestion Globale des Risques : DGGR

1- D partement normes et outils

2- D partement suivi du portefeuille

3- D partement surveillance des risques de march

CH2 : Analyse du processus d'octroi de cr dit aux entreprises : Cas BMCE

BANK

1- Tiers

2- Engagements

3- Garanties

4- Analyse financi re

5- Diagnostic financier et Jugement d'expert

6- Octroi de cr dits et gestion des risques

Partie II : Enjeux B le II pour les banques marocaines : Cas BMCE

BANK

CH1 : pr sentation des carts entre les apports de B le II et la r glementation marocaine

1- Risque de cr dit

2- Risque de march

3- Risque op rationnel

CH2 : Analyse des carts par rapport B le II : Cas de BMCE BANK

1- Gaps concernant La segmentation

2- Gaps concernant La notation

3- Gaps concernant Le syst me d'information

4- Gaps concernant La gestion des garanties

5- Le p rim tre de consolidation

Conclusion g n rale

Les banques sont au coeur des circuits et m canismes financiers. Partenaires habituels des entreprises, des particuliers mais aussi des associations ou des collectivit s locales, elles sont quotidiennement confront es la prise de d cision en avenir risqu .

L'essor conomique pendant les trente glorieuses et ainsi que ces derni res ann es a eu un impact profond sur la soci t tous les niveaux. Parmi les manifestations de ce d veloppement figure au premier rang l'apparition de la soci t de consommation.

Le cr dit bancaire est l'un des produits qui n'a connu une expansion r elle et significative qu' partir des ann es quatre vingt dix. Ceci est d en partie la mise en place de la loi bancaire de 1993 qui contribue la dynamisation du march et l'acc l ration des trains de la lib ralisation et de la r glementation du secteur bancaire et financier. D sormais, ce secteur est soumis aux seuls m canismes de march , et l'intervention des autorit s de tutelle est de plus en plus restreinte la r gulation, ce qui favorise la comp titivit des banques.

Aussi, ces mesures et ces changements ont abouti au d sencadrent du cr dit et ont constitu un stimulus la consommation des produits bancaires. D'ailleurs les opportunit s de ce cr neau ont attir plusieurs op rateurs. La preuve incontestable en est la prolif ration des tablissements de cr dit dont l'essor, pendant ces derni res ann es, reste surprenant.

L'octroi de cr dit constitue le m tier de base d'un tablissement de cr dit, et le risque qui en d coule, notamment le risque de cr dit, r side au coeur des pr occupations bancaires.

Ainsi, la ma trise du risque cr dit est devenue l'un des axes strat giques majeurs de la gestion des entreprises bancaires

Au cours de ces derni res ann es, les banques ont d velopp des mod les de plus en plus sophistiqu s pour valuer et g rer leur risque de cr dit. Cette sophistication accrue a t rendue possible par les innovations technologiques, qui ont permis d'assurer une diffusion plus rapide et un meilleur traitement des informations.

En r ponse ces volutions, le Comit de B le pour la supervision bancaire (r unissant les Gouverneurs des banques centrales et les Pr sidents des autorit s de supervision des pays du G10) a labor et approuv formellement une nouvelle r glementation relative aux exigences en fonds propres des banques : convergence internationale pour la mesure des fonds propres et normes de fonds propres International

Convergence of Capital Measurement and Capital Standards , autrement dit : l'Accord B le

II.

Cet accord est venu en remplacement au pr c dent qui a instaur un ratio prudentiel minimum dit ratio Cooke, d finissant un rapport entre les fonds propres des banques et les risques de cr dit pond r s selon la nature des op rations. Son objectif principal tait d'am liorer la stabilit du syst me financier international par l'introduction d'exigences de fonds propres applicables toutes les banques. En 1996, le ratio Cook a t modifi pour prendre en compte les risques de march . Les autres cat gories de risques, dont le risque op rationnel, n'ont pas t consid r es pour le calcul des exigences en fonds propres.

Le ratio Cooke n' tait plus adapt au nouvel environnement sous la conjugaison de plusieurs facteurs :

Les fonds propres calcul s selon les r gles de B le I donnent tout au plus une mesure grossi re du risque conomique puisque les divers degr s d'exposition au risque de cr dit ne sont pas suffisamment diff renci s ; par exemple toutes les entreprises sont pond r es 100%. Le ratio Cooke s'appuie sur une mesure rigide et simplificatrice du risque de cr dit qui peut entra ner des effets pervers : des banques peuvent tre incit es prendre des risques sous-estim s par le ratio.

B le I ne prend en compte que le risque de cr dit et les risques de march . Or, d'autres risques sont des facteurs importants de vuln rabilit ; titre d'exemple le risque op rationnel, le risque de taux d'int r t sur le portefeuille bancaire et le risque de liquidit .

La prise en conscience que la seule exigence d'un capital minimum tait insuffisante pour inciter les banques g rer sainement leurs op rations. En effet, toutes les banques qui ont fait faillite respectaient parfaitement le ratio Cook ! . D'o la n cessit d'introduire des exigences qualitatives.

Etc.

Fruit d'un long processus de concertation, l'accord B le II a gard son objectif de base qui est de continuer accro tre la solidit et la stabilit du syst me bancaire international et maintenir l' galit des conditions de concurrence entre les banques internationales.

Pour mieux r aliser ces objectifs, B le II va introduire de nouvelles approches destin es :

Lier plus troitement le niveau des fonds propres r glementaires au profil de risques sp cifiques de chaque banque.

Inciter les banques d velopper des syst mes internes de mesure des risques

Renforcer le r le des autorit s de supervision et celui des march s

Appr hender l'ensemble des risques soit par une exigence de fonds propres (tel le risque op rationnel) soit par le processus de surveillance prudentielle (tel le risque de taux d'int r t sur le portefeuille bancaire)

L'accord B le II comporte trois piliers :

Le pilier 1 : couvre les exigences minimales en fonds propres et la prise en compte du risque op rationnel,

Le pilier 2 : fixe les normes de surveillance prudentielle,

Le pilier 3 : discipline le march par des devoirs d'information financi re plus tendus.

Les accords de B le II entrent en vigueur partir du 31 d cembre 2006 et au plus tard la fin de l'ann e 2007 pour les approches les plus avanc es. Les tablissements ont donc entrepris de grands chantiers pour mettre niveau leurs processus internes et leurs syst mes d'information pour r pondre la nouvelle directive. Des chantiers d'envergure, qui obligent r former les instruments d' valuation du risque de cr dit et introduire de nouvelles m thodes de mesure du risque op rationnel pour, au final, les inciter mieux piloter leurs risques. " Au global des ch ances plut t courtes pour un projet complexe, long et transverse, qui n cessite plusieurs tapes ".

Ceci dit, le pr sent m moire traite de la probl matique de l'impact de B le II sur les tablissements de cr dit marocains pour la gestion du risque de cr dit.

Le choix du risque de cr dit n'est pas fortuit. En effet, il constitue le risque le plus consommateur en fonds propres d'une part, et d'autres part, l'accord B le II a instaur de nouvelles m thodes dites m thodes avanc es ou approches IRB pour le calcul du risque de cr dit. L'adoption des directives b loises constitue effectivement un enjeu majeur pour les tablissements de cr dit marocains dans la mesure o l'application des m thodes propos es par le comit de B le exige un certain nombre d'outils et de donn es n cessaires l' laboration des mod les statistiques pour la mesure du risque de cr dit d'une mani re fiable.

Afin de mieux cerner les enjeux de B le II sur les tablissements de cr dit concernant la gestion du risque de cr dit, le pr sent m moire sera scind en deux parties apr s un chapitre pr liminaire pr sentant la BMCE BANK, o j'ai effectu mon stage de fin d' tudes.

La premi re partie portera sur la gestion des risques au sein de BMCE BANK. Le premier chapitre traitera de la direction de gestion des risques et de son organisation. Ensuite, le deuxi me chapitre portera sur une analyse du processus d'octroi de cr dit qui d gagera l'importance de la gestion de cr dit en amont et en aval ainsi que les sp cificit s du cr dit aux entreprises chez la BMCE BANK.

La deuxi me partie traitera des enjeux B le II pour les banques marocaines. Le premier chapitre portera sur les apports de B le II pour la gestion des risques ainsi que les discr tions nationales de Bank Al Maghrib en la mati re. Le deuxi me chapitre concerne une analyse des principaux impacts de B le II pour la gestion du risque de cr dit relev s au niveau de la BMCE BANK.

Chapitre pr liminaire :

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Pr sentation de la BMCE BANK .

Le groupe BMCE BANK est le deuxi me groupe bancaire priv au Maroc. Il est pr sent dans

11 pays travers 3 continents. Le groupe compte plus d'un million de compte actifs, 3201 collaborateurs et 296 agences dont 14 centres d'affaires et une agence corporate.

Les interm diations de la BMCE, en mati re de financement sont tr s larges et vari es, elle recouvre aussi bien les cr dits classiques d'exploitation aux entreprises que les concours aux particuliers.

La BMCE BANK est une banque internationale dont le souci est de servir, dans les meilleures conditions les besoins de sa client le en mati re de n goce, de financement et d'investissement.

Depuis 1995, date de sa privatisation, BMCE BANK, s'est d velopp e au coeur d'un groupe priv multim tres, Finance.com, articul s autour de la finance et des t l communications.

BMCE BANK a, par ailleurs, confort son positionnement en tant que banque de proximit , partenaire d'institutions financi res , acteur majeur dans l'oeuvre de modernisation du secteur bancaire marocain, alli e des autorit s publiques dans la promotion de l'ouverture et la comp titivit de l' conomie marocaine.

La BMCE BANK demeure l'institution priv e de r f rence pour la promotion des investissements et des changes et, en d finitive, du d veloppement conomique dans le royaume.

1 Finance.com est un groupe marocain priv s'articulant autour de 4 m tiers intervenant dans les secteurs suivants : services financiers avec BMCE BANK, Assurances repr sent par RMA Watanya, technologies m dias et t l communications avec une pr sence dans le capital de M ditelecom, et le secteur des industries dans le m tier du transport travers CTM et R gional Airlines, tourisme avec Risma et l'industrie automobile

Travers Jaguar Maroc.

1- G notype BMCE BANK

Source : internews N 40 : journal interne de du groupe BMCE, Janvier- Mars 2006, rubrique : Grand Angle,

Page : 19.

! (data:image/png;base64...)

2- Historique :

Depuis sa cr ation en 1959, BMCE a r ussi repr senter une banque multi-m tiers, s'appuyant sur un large r seau d'agences. L'un des ingr dients d'un tel succ s se trouve d'abord dans l'histoire avec la cr ation, sous le sceau de Sa Majest le Roi Mohammed V, de la Banque Marocaine du Commerce Ext rieur et l'action inspir e de l'actionnaire alors majoritairement public, de capitaliser judicieusement sur son atout ma tre, sa vocation l'international et sa sp cialisation dans les activit s du Commerce Ext rieur, en m me temps que d' largir ses attributs pour en faire une banque universelle r seau, s'adressant une client le diversifi e.

Les ingr dients d'un tel succ s se trouvent galement dans l'histoire plus r cente, avec la mise en oeuvre de sa privatisation.

Le processus de privatisation a permis d'attirer un consortium dont la composition et la qualit furent alors in gal es, men par la Royale Marocaine d'Assurances et associant de grands noms de la finance internationale - Union Bancaire Priv e, Citibank, Morgan Grenfell

Plc, Pictet & Cie, Soros Quantum Fund - des fleurons de l' conomie et de la finance marocaines.

Aujourd'hui, BMCE Bank repr sente une institution phare dans le paysage bancaire marocain, une Banque de capitaux majoritairement marocains, disposant d'un actionnariat de qualit et de prestige, une Banque conjuguant son action avec celle d'un groupe priv national

  • Finance.com -, qui, travers ses diff rentes composantes, continue d'investir, de cr er des richesses et des emplois.

Dates cl s de l'histoire de BMCE BANK

1959 : Cr ation de la BMCE par les pouvoirs publics

1965 : Ouverture de l'agence Tanger Zone Franche

1972 : BMCE premi re banque marocaine s'installer l' tranger en ouvrant une

agence Paris

1975 : Introduction en bourse

1988 : Cr ation de MAROC FACTORING

1994 : Cr ation des premi res entit s des march s des capitaux de BMCE BANK

1995 : Privatisation de la banque

1996 : Lancement du programme GDR sur la Bourse de Londres

1997 : Cr ation de Salafin, soci t de cr dit la consommation

1998 : Cr ation de BMCE Capital, la banque d'affaires du Groupe BMCE

1999 : Prise de participation dans le capital des compagnies d'assurances, Al Watanya

et Alliance Africaine

Acquisition de 20% du capital de M ditelecom

2000 : Cr ation du Holding Finance.Com

Inauguration des bureaux de repr sentation de Londres et de P kin

Inauguration des premi res coles Medersat.Com de la Fondation BMCE

Titre de Bank of the year- Morocco d cern BMCE BANK par The banker

Magazine

2001 : Ouverture du bureau de Barcelone

Certification ISO 9001 pour le syst me de management de la qualit mis en

place

pour les activit s tranger et mon tique

2002 : Entr e en vigueur d'une nouvelle organisation centr e sur le client

Certification ISO pour l'ensemble des activit s de gestion des transactions titres

2003 : Lancement du projet CAP CLIENT

Inauguration de BMCE Capital Dakar

2004 : Premi re entreprise non europ enne ayant fait l'objet d'un rating Social au

Maroc

Prise de participation du CIC hauteur de 10% du capital de BMCE Bank

2005 : Nouvelle identit visuelle enrichie pour BMCE BANK dans le cadre de la

c l bration du 10 me anniversaire de sa privatisation

Lancement du programme d'ouverture de 50 agences par an

2006 : Obtention du rating Investment Grade sur les d p ts bancaires en DH,

attribu par l'agence de rating internationale Moody's.

Certification ISO 9001 des activit s de Financements de Projet et de

Recouvrement.

Obtention du titre Bank of the Year - Morocco , pour la 5 me fois depuis

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2000 et la 3 me ann e cons cutive, d cern par The Banker Magazine.

Inauguration d'Axis Capital, banque d'affaires en Tunisie.

Obtention par la Fondation BMCE Bank du Prix d'Excellence pour le

D veloppement Durable d cern par la Fondation Maroco-Sui

3- Les m tiers de le BMCE BANK

Retail banking :

Contribution de la BMCE la bancarisation :

La BMCE est l'une des banques pionni res en mati re de la contribution la bancarisation de la Population Marocaine, et ce gr ce une conqu te active de la client le soutenue par une politique de proximit , le nombre de comptes de la client le g r s a d pass 1,3 million d'unit s, correspondant l'ouverture de plus de 170.000 nouveaux comptes.

Par cons quent, l'exercice 2005 a enregistr la r alisation du premier programme d'ouverture de 50 nouvelles agences, rentrant dans le cadre du plan Triennal d' largissement du R seau.

Ainsi, BMCE Bank n'a jamais t aussi agressive dans le d veloppement de son implantation bancaire de proximit . A fin d cembre 2005, le R seau Particuliers/Professionnels dispose de

271 guichets organis s autour de 22 Groupes d'agences. De nouvelles localit s sur lesquelles

BMCE Bank n' tait pas encore repr sent e sont d sormais couvertes.

Gestion pr ventive de la BMCE du risque de cr dit:

Les actions de ma trise des risques de cr dit, de march et op rationnels ont t renforc es en

2005 travers la d finition et la gestion des processus de prise et de suivi des engagements et la mise en place d'un syst me de contr le des risques.

Les activit s men es ont t articul es autour du renforcement continu du dispositif d'alerte sur les risques et de la participation active aux grands chantiers de la Banque. Les analyses et tudes labor es dans le cadre de cette activit ont t diffus es au niveau de la Banque. En vue d'am liorer le suivi des clients travers le progiciel d di , son installation dans les agences est amorc e. Par ailleurs, dans le cadre de la mise en place de la nouvelle notation des clients, une fiche relative la notation qualitative a t pr par e afin d'actualiser l'ancien

Rating.

Corporate bank

Financement de la BMCE de Projets :

L'activit Financement de Projets constitue une activit strat gique pour BMCE Bank. En t moigne la participation de BMCE Bank, en tant que chef de file ou co-chef de file, dans la quasi-totalit des projets d'investissement d'envergure entrepris au Maroc constituant un symbole fort d'engagement et d'implication de la Banque dans le d veloppement conomique du pays. Les principaux projets financ s touchent des secteurs vari s allant des t l communications au tourisme, en passant par l'industrie et les hydrocarbures.

En effet, Les encours de cr dits de la client le des grandes entreprises ont progress de +24%, atteignant pr s de 14,5 milliards de dirhams, confortant la pr minence de BMCE Bank sur ce march de client le. En outre, les mouvements confi s par la client le Corporate se sont inscrits, pour leur part, en hausse de +9% tandis que le mouvement international a de +8,3%.

Les synergies commerciales :

Les synergies commerciales et les ventes crois es tant une valeur v hicul e au quotidien par la Banque Corporate, plusieurs synergies ont t d velopp es au sein du Groupe notamment avec la Banque de Distribution, Maghr bail, GNS et BMCE Capital. Parall lement une action de d veloppement commercial soutenue, la Banque Corporate a men des projets structurants articul s autour de trois axes majeurs

Personnalisation de la relation par la cr ation en 2005 de deux entit s d di es la client le Corporate, savoir l'agence Corporate Casablanca et le Desk Corporate Rabat.

C l rit et r activit par l'am lioration du traitement des dossiers de cr dit avec la mise en oeuvre de la proc dure de cr dit TROIKA.

Renforcement des relations relatives aux affaires Corporate avec les partenaires financiers nationaux et internationaux

En effet, la filiale Maghr bail l'acteur de r f rence du secteur du leasing au Maroc depuis

1972, a poursuivi sa croissance avec une hausse de la production de pr s de +22% pour s' tablir 1.328 millions de dirhams. De plus, l'ann e 2005 a t marqu e par l'aboutissement du projet d'entreprise NOVA, lanc fin 2003. Il a port sur une refonte compl te du syst me d'information et de son organisation en vue d'une analyse plus pertinente du risque, d'une r activit accrue et d'une meilleure couverture fonctionnelle de l'activit .

Par ailleurs, un nouveau produit de leasing automobile destin aux professionnels, BMCE Pro

Bail, a t lanc , illustrant davantage les synergies d velopp es entre Maghr bail et BMCE

Bank.

Dans la m me perspective, le dynamisme commercial de la filiale Maroc Factoring a g n r une progression du volume des cr ances trait es de +10,5% par rapport 2004 dans un contexte concurrentiel caract ris par une baisse des conditions tarifaires.

Des efforts continus en mati re de d veloppement commercial, d'am lioration de la productivit et de gestion des engagements ont compens la baisse de marge enregistr e par le secteur.

Activit s de soutien et projets :

Transparence de la communication financi re

BMCE Bank tablit une relation de proximit avec ses actionnaires, bas e sur un dispositif de communication financi re diversifi et une information r guli re et de qualit . Ainsi, elle a renforc la fr quence et la qualit des divers supports de communication financi re afin de mieux r pondre aux pr occupations et besoins des actionnaires individuels, des investisseurs, des analystes financiers, de la presse sp cialis e, et de l'opinion publique en g n ral.

En effet, outre la publication r guli re du Rapport d'activit en langues anglaise, fran aise et arabe, la Banque diffuse, sur une large chelle, les communiqu s financiers abr g s et d velopp s, commentant les performances r alis es, tant par voie de presse qu' travers le site

Internet de BMCE Bank et de la Bourse de Londres.

En outre, les conf rences r unissant le Senior Management de la Banque avec la communaut des analystes et les principaux organes de presse ont t retransmises en direct sur Internet.

Dans un souci de maintenir une relation durable avec les principales agences de rating internationales, la tenue des r unions avec ces derni res s'est poursuivie. Pareillement, des r unions de travail ont t organis es, ponctuellement, avec les principaux analystes de la place et les investisseurs trangers d sirant investir dans la r gion MENA.

Activit des backs offices centraux

Activit Mon tique

L'ann e 2005 a t marqu e par la forte mobilisation autour du projet MAGIX constituant une v ritable refonte du Syst me d'Information Mon tique et ce, dans l'objectif de doter la

Banque d'un syst me performant, en phase avec les volutions technologiques r centes.

L'ann e a, aussi, connu la mise en oeuvre, au niveau de la place, de l'interop rabilit des GAB qui permet l'acceptation des cartes des banques marocaines sur tout le r seau national, le Centre Mon tique Interbancaire assurant le r le de centralisateur des flux et compensateur.

Traitement des Valeurs

BMCE Bank a contribu significativement aux projets structurants entrant dans le cadre du

Syst me Interbancaire Marocain de T l compensation (S.I.M.T.). Ainsi, et apr s la mise en oeuvre du module Ch ques, l' change automatique des flux Virements a t g n ralis , abandonnant ainsi l' change manuel entre les banques. L'automatisation des op rations de masse tels que les virements et les pr l vements s'est galement poursuivie, permettant une conomie consid rable en temps commercial en faveur des Agences.

Op rations avec l'Etranger

BMCE Bank s'est vue d cerner, en 2005, pour la deuxi me fois cons cutive, par la banque am ricaine WACHOVIA BANK, le prix de reconnaissance de l'excellence de ses services de transferts de fonds vers l' tranger, Best STP Bank in Morocco . De m me, la banque allemande DEUTSCHE BANK a attribu BMCE Bank, le certificat 2004 ONE YEAR

STP EXCELLENCE AWARD .

Partie I : Gestion des risques la BMCE BANK

Le risque fait partie int grante de l'activit de banque. Si autrefois la gestion du risque de cr dit n' tait pas aussi d velopp e qu'aujourd'hui, c'est parce que l'essor de l'activit commerciale payait le risque. Progressivement, l'augmentation des risques de cr dit li e divers facteurs conomiques, sociales, juridiques.., a amen les banques porter l'attention sur la r cup ration des cr ances qu'elles avaient accord es.

Il tait donc n cessaire de forger toute une structure dont l'objectif est de veiller r cup rer toutes les cr ances compromises. Le principe sacr de ces organes est que chaque dirham non perdu est un dirham gagn .

Au niveau de la BMCE BANK, ce r le d sormais strat gique, incombe la Direction des

Engagements et Risques.

Quelle est la mission de cette direction ? Comment s'organise-t- elle ?

La Direction des Engagements et Risques est d'une importance strat gique pour la banque.

Elle doit faire l'objet d'une grande r flexion sur sa mission et sa finalit , d'une organisation de son activit , d'un programme d'action et d'un suivi de ses r sultats.

Ceci dit, l'action et la performance de cette direction doivent tre mesurables et contr lables.

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Il faut ce sujet distinguer l'efficacit administrative de l'efficacit financi re savoir les r cup rations des cr ances obtenues.

La Direction des Engagements et Risques peut constituer une source d'information pr cieuse pour la prise de d cisions strat giques diff rents niveaux de la hi rarchie. Une telle direction est suppos e disposer des moyens suffisants d'intervention garantissant son efficacit .

La mission du P le Engagements et Risques est de parvenir la ma trise des risques de cr dit, de march et op rationnel en contribuant activement :

La d finition de la politique des risques de la BMCE BANK ;

La d finition et la gestion des processus de prise et de suivi des engagements

La mise en place d'un syst me de contr le des risques li s aux cr dits, aux march s et op rationnels

Le P le Engagements et Risques est compos de deux Directions :

Direction Gestion Globale des Risques D.G.G.R

Direction Analyse et Gestion des Cr dits D.A.G.C

Ainsi, la pr sente partie portera-t-elle sur la D.G.G.R dans un premier chapitre, direction laquelle j'ai t affect e durant la p riode de mon stage au sein du si ge de la BMCE BANK.

Ensuite, le deuxi me chapitre sera consacr une analyse du processus d'octroi de cr dit afin de d finir les mesures de gestion du risque en amont et en aval dudit processus au sein de cette m me entit .

Chapitre1.

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Pr sentation de La Direction Gestion Globale des Risques : DGGR

La Direction Gestion Globale des Risques a un r le normatif critique et participe activement la d finition de la strat gie d'intervention de la banque ainsi que les conditions et les limites de cette intervention et ce, travers :

La proposition de la politique des risques de la banque ;

Le suivi p riodique de l' tat du portefeuille de risque de la banque en concordance avec la politique propos e

! (data:image/png;base64...)

Les fonctions de la Direction Gestion Globale des Risques peuvent tre pr sent es en d crivant les trois d partements qui la composent :

Le D partement Normes et Outils qui a pour mission de d finir les normes et les outils permettant la mise en application concr te de la politique des risques ainsi que la participation la surveillance des risques de cr dit, de march et op rationnels.

Le D partement Politique et Gestion des Risques qui a pour mission la ma trise globale du risque par l' tude de la composition du portefeuille de cr dits en fonction des crit res de risques et la d finition et la r vision des processus de suivi et de ma trise des risques;

Le D partement Surveillance des Risques de march : qui a pour mission de proposer une politique d'optimisation du risque et de contr ler la prise de risque conform ment la strat gie des risques de la banque.

1- D partement Normes et Outils :

Cr en 2004, ce d partement a pour mission de d finir les normes et les outils permettant la mise en application concr te de la politique des risques ainsi que la participation la surveillance des risques de cr dit, de march et op rationnels.

Dans le cadre de ses attributions, le d partement Normes & Outils a pour mission de :

D finir les normes et outils permettant la mise en application de la politique des risques ;

Elaborer des outils de prise de d cision pour la direction et les collaborateurs ;

Appliquer et contr ler les consignes de risque d finies par la direction et les r glements ;

D finir et mettre en place les crit res d'alerte et d'anticipation de la d gradation des risques ;

L'examen des rapports d'audit interne et les recommandations qui en d coulent pour diminuer le risque op rationnel ;

Proposer des actions correctives m me de rem dier aux faiblesses constat es le cas ch ant ;

Mise en place de la base des donn es d' v nement de perte loss Data Base .

Repr sentation de la banque sur tous les aspects li s aux risques aupr s des autorit s de contr le et de la profession.

Repr sentation de la direction au niveau interne.

Le d partement normes et outils participe galement aux commissions des comptes risques.

On distingue deux types de comit s :

Le comit technique de d classement : traite les dossiers des comptes risque ayant :

Des engagements inf rieurs 150 Kdhs

Des engagements sup rieurs 150 Kdhs et inf rieurs 500 Kdhs avec garanties r elles

Le d partement normes et outils a contribu activement au projet de la mise en place du comit technique de d classement qui se tient le premier mercredi de chaque mois d'une mani re permanente. Ce comit traite pour le moment seulement les dossiers de la direction de Casablanca part pro.

Le comit de d classement : Traite les dossiers des comptes risque ayant :

Des engagements sup rieurs 500 Kdhs

Des engagements sup rieurs 150 Kdhs et inf rieurs 500 Kdhs sans garanties r elles

Pour l'extension de la proc dure du recouvrement dans la r gion du Nord et du Centre, un comit Ad Hoc a lieu pour traiter les dossiers en anomalies de la direction Centre et Nord.

Outils de travail :

Programme ANAFI :

Mis en place depuis 2003, le logiciel ANAFI constitue un outil essentiel d'aide la d cision pour l'octroi de cr dit au sein de BMCE BANK.

Le logiciel ANAFI a contribu l'am lioration du syst me de notation financi re et ce, par la r duction des d lais (en temps normal le circuit du dossier de cr dit pouvait durer de 1.5 mois 2 mois) et la r duction des co ts ( conomie de papiers, frais d'envoi des documents de l'agence au si ge, etc.)

ANAFI pr sente plusieurs avantages, notamment :

La constitution d'une centrale des bilans et des garanties qui constituera une base de donn es sur l'historique de chaque client, disponible et facile consulter tout moment.

L'int gration d'un syst me de notation financi re analytique et tr s performant en se basant sur la grille suivante:

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| Risque quasi-inexistant court moyen et long terme aucun incident n'est pr visible ces horizons | A |

| Risque quasi-inexistant court et moyen terme mais certains facteurs de couverture peuvent tre absent ou se r v lent peu fiables long terme. | B+ |

| Clients risque court terme acceptable seulement l'avenir n'est pas assur , la couverture du risque est moyenne l'imm diat et incertaine terme surtout en p riode de difficult . | B |

| Clients risque potentiel et la couverture est faible tous les horizons | B- |

| Clients d faillants | C |

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La facilitation de L'analyse des bilans et des tats de synth ses;

L'enregistrement et stockage des rejets des dossiers

Diff renciation entre les l ments li s l'exploitation et hors exploitation.

Outils de suivi :

Afin de pouvoir mener des tudes quantitatives sur les transactions et analyser le comportement des dossiers pr sent s au comit de cr dit (normal et restreint), le d partement

Normes & Outils a mis en place un outil servant l'archivage des dossiers de cr dit trait s au niveau des comit s.

Aussi et pour garder une tra abilit des dossiers pr sent s au comit de d classement, le d partement a mis en place un outil d'archivage des dossiers pr sentant un risque sup rieur 1.000Kdhs.

2- D partement politique et gestion du risque de cr dit :

Les activit s du d partement s'articulent autour de deux axes de d veloppement :

Le renforcement continu du dispositif d'alerte sur les risques;

La participation active aux grands chantiers de la Banque

Le D partement Politique et Gestion des Risques participe activement la d finition de la strat gie d'intervention de la banque ainsi que les conditions et les limites de cette intervention et ce, travers la proposition de la politique des risques de la banque et le suivi p riodique de l' tat du portefeuille de cr dit, en concordance avec la politique propos e.

Le d partement produit deux types d'informations :

Des informations confidentielles, adress es au comit de direction concernant la politique de gestion des risques ;

Des informations adress es l'exploitation, concernant les garanties non constitu es (GNC), les dossiers chus et les comptes risque.

Les comptes risque sont pr sent s dans un tat mensuel regroupant les comptes de la client le ayant au moins une anomalie (Douteux, Pr douteux, Impay s, Gel et d passement persistant) ; cet tat sert comme base des travaux des comit s de d classements.

Le d partement politique et gestion du risque de cr dit assure le suivi des engagements par le biais de plusieurs tableaux de bords illustrant :

Les 100 premiers clients engagement

Cr ances impay es

Les mouvements commerciaux des comptes

Les autorisations des cr dits chus

Les cr dits dont les garanties ne sont pas constitu s (GNC), les clients en

liquidation ou en redressement judiciaire

Ces tats sont segment s par secteurs d'activit s et par zones g ographiques.

La r alisation de la mission du d partement se fait gr ce la contribution de deux divisions :

La division Suivi du portefeuille, qui a pour mission le suivi des risques par rapport la consommation en fonds propres et signaler tout d passement ventuel.

Aussi, l' tude de la composition du portefeuille de cr dits en fonction des crit res de risque savoir :

Sinistralit

Niveau de rating

Limites sectorielles

La division politique des risques a pour mission la ma trise globale du risque et la proposition de la politique de risques de la banque

En plus de ses fonctions principales, le d partement politique et gestion des risques participe aux grands chantiers de la banque tels : Le projet IAS/IFRS ainsi que les tudes sectorielles men es par la BMCE BANK.

3- D partement surveillance des risques de march :

Les activit s du d partement couvrent le suivi de l'ensemble des op rations de march travers tous les facteurs de risques qui lui sont inh rents. L'activit du d partement concerne la surveillance et le suivi du risque de march par :

La d finition des instruments n cessaires au suivi des positions et risques pris

La R valuation r guli re des positions et des portefeuilles d tenus

L' valuation des risques d'ordre juridiques inh rents tant au statut juridique des intervenants qu'aux caract ristiques des produits ou instruments traiter

Le respect des contraintes r glementaires :

o Ratio Cooke.

o Ratio de liquidit .

o Ratio de position de change/fonds propres en respectant des limites en mati re du risque de change (position globale, par devise, change terme...), et du risque de taux

Participer activement la d finition de la politique d'intervention afin de pr ciser:

o Les objectifs poursuivis: Intervention pour compte propre et/ou pour compte de la client le.

o Les march s, instruments et m tiers autoris s.

o Les limites tol r es en mati re d'exposition aux risques

o Les diff rentes d l gations de pouvoirs

o Les r gles d'appr ciation des performances

o D terminer, de concert avec les directions concern es, la liste des clients autoris s travailler directement avec la salle de March s.

o valuation de la pertinence des instruments de couverture utilis s.

La fonction de la Direction de la Gestion Globale des Risques s'av re avoir un r le strat gique au sein de la banque. La gestion du risque de cr dit se complexifie encore plus avec la client le entreprise pour laquelle il faut tenir compte d'une panoplie d'informations indispensables la constitution d'un dossier de cr dit complet pour, in fine, mener une analyse de risque fiable avant l'octroi de cr dit.

L'octroi de cr dits aux entreprises repr sente un risque pour la BMCE BANK c'est pour cela que les dossiers de cr dits font l'objet d'un processus d'analyse, au cas par cas, des diff rents l ments renseignant sur la sant financi re de l'entreprise ainsi que sur ses capacit s honorer ses engagements vis- -vis de sa banque.

Ceci dit, le chapitre suivant traitera un peu plus en d tails d'une analyse du processus d'octroi de cr dit aux entreprises au sein de BMCE BANK, ainsi que des diff rentes phases par lesquelles passe un dossier de cr dit avant d' valuer le risque y aff rent.

Chapitre 2.

Analyse du processus d'octroi de cr dit aux entreprises

Cas BMCE BANK

Lorsqu'une entreprise opte pour le cr dit bancaire aupr s de BMCE BANK, elle doit, dans un premier temps, exprimer son besoin aupr s de son agence. Cette expression se mat rialise par une demande de cr dit qui servira plus tard d'une base sur laquelle les dirigeants constitueront un dossier de cr dit. L'entreprise en question devra remplir un certain nombre de conditions et sera amen e fournir les documents requis par sa b...

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Présentation de la BMCE BANK et Gestion des Risques

Gestion des risques, Cr dit bancaire, B le II · notes

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Chapitre pr liminaire : Pr sentation de la BMCE BANK

Partie I : Gestion des risques la BMCE BANK

CH1 : Pr sentation de la Direction de Gestion Globale des Risques : DGGR

1- D partement normes et outils

2- D partement suivi du portefeuille

3- D partement surveillance des risques de march

CH2 : Analyse du processus d'octroi de cr dit aux entreprises : Cas BMCE

BANK

1- Tiers

2- Engagements

3- Garanties

4- Analyse financi re

5- Diagnostic financier et Jugement d'expert

6- Octroi de cr dits et gestion des risques

Partie II : Enjeux B le II pour les banques marocaines : Cas BMCE

BANK

CH1 : pr sentation des carts entre les apports de B le II et la r glementation marocaine

1- Risque de cr dit

2- Risque de march

3- Risque op rationnel

CH2 : Analyse des carts par rapport B le II : Cas de BMCE BANK

1- Gaps concernant La segmentation

2- Gaps concernant La notation

3- Gaps concernant Le syst me d'information

4- Gaps concernant La gestion des garanties

5- Le p rim tre de consolidation

Conclusion g n rale

Les banques sont au coeur des circuits et m canismes financiers. Partenaires habituels des entreprises, des particuliers mais aussi des associations ou des collectivit s locales, elles sont quotidiennement confront es la prise de d cision en avenir risqu .

L'essor conomique pendant les trente glorieuses et ainsi que ces derni res ann es a eu un impact profond sur la soci t tous les niveaux. Parmi les manifestations de ce d veloppement figure au premier rang l'apparition de la soci t de consommation.

Le cr dit bancaire est l'un des produits qui n'a connu une expansion r elle et significative qu' partir des ann es quatre vingt dix. Ceci est d en partie la mise en place de la loi bancaire de 1993 qui contribue la dynamisation du march et l'acc l ration des trains de la lib ralisation et de la r glementation du secteur bancaire et financier. D sormais, ce secteur est soumis aux seuls m canismes de march , et l'intervention des autorit s de tutelle est de plus en plus restreinte la r gulation, ce qui favorise la comp titivit des banques.

Aussi, ces mesures et ces changements ont abouti au d sencadrent du cr dit et ont constitu un stimulus la consommation des produits bancaires. D'ailleurs les opportunit s de ce cr neau ont attir plusieurs op rateurs. La preuve incontestable en est la prolif ration des tablissements de cr dit dont l'essor, pendant ces derni res ann es, reste surprenant.

L'octroi de cr dit constitue le m tier de base d'un tablissement de cr dit, et le risque qui en d coule, notamment le risque de cr dit, r side au coeur des pr occupations bancaires.

Ainsi, la ma trise du risque cr dit est devenue l'un des axes strat giques majeurs de la gestion des entreprises bancaires

Au cours de ces derni res ann es, les banques ont d velopp des mod les de plus en plus sophistiqu s pour valuer et g rer leur risque de cr dit. Cette sophistication accrue a t rendue possible par les innovations technologiques, qui ont permis d'assurer une diffusion plus rapide et un meilleur traitement des informations.

En r ponse ces volutions, le Comit de B le pour la supervision bancaire (r unissant les Gouverneurs des banques centrales et les Pr sidents des autorit s de supervision des pays du G10) a labor et approuv formellement une nouvelle r glementation relative aux exigences en fonds propres des banques : convergence internationale pour la mesure des fonds propres et normes de fonds propres International

Convergence of Capital Measurement and Capital Standards , autrement dit : l'Accord B le

II.

Cet accord est venu en remplacement au pr c dent qui a instaur un ratio prudentiel minimum dit ratio Cooke, d finissant un rapport entre les fonds propres des banques et les risques de cr dit pond r s selon la nature des op rations. Son objectif principal tait d'am liorer la stabilit du syst me financier international par l'introduction d'exigences de fonds propres applicables toutes les banques. En 1996, le ratio Cook a t modifi pour prendre en compte les risques de march . Les autres cat gories de risques, dont le risque op rationnel, n'ont pas t consid r es pour le calcul des exigences en fonds propres.

Le ratio Cooke n' tait plus adapt au nouvel environnement sous la conjugaison de plusieurs facteurs :

Les fonds propres calcul s selon les r gles de B le I donnent tout au plus une mesure grossi re du risque conomique puisque les divers degr s d'exposition au risque de cr dit ne sont pas suffisamment diff renci s ; par exemple toutes les entreprises sont pond r es 100%. Le ratio Cooke s'appuie sur une mesure rigide et simplificatrice du risque de cr dit qui peut entra ner des effets pervers : des banques peuvent tre incit es prendre des risques sous-estim s par le ratio.

B le I ne prend en compte que le risque de cr dit et les risques de march . Or, d'autres risques sont des facteurs importants de vuln rabilit ; titre d'exemple le risque op rationnel, le risque de taux d'int r t sur le portefeuille bancaire et le risque de liquidit .

La prise en conscience que la seule exigence d'un capital minimum tait insuffisante pour inciter les banques g rer sainement leurs op rations. En effet, toutes les banques qui ont fait faillite respectaient parfaitement le ratio Cook ! . D'o la n cessit d'introduire des exigences qualitatives.

Etc.

Fruit d'un long processus de concertation, l'accord B le II a gard son objectif de base qui est de continuer accro tre la solidit et la stabilit du syst me bancaire international et maintenir l' galit des conditions de concurrence entre les banques internationales.

Pour mieux r aliser ces objectifs, B le II va introduire de nouvelles approches destin es :

Lier plus troitement le niveau des fonds propres r glementaires au profil de risques sp cifiques de chaque banque.

Inciter les banques d velopper des syst mes internes de mesure des risques

Renforcer le r le des autorit s de supervision et celui des march s

Appr hender l'ensemble des risques soit par une exigence de fonds propres (tel le risque op rationnel) soit par le processus de surveillance prudentielle (tel le risque de taux d'int r t sur le portefeuille bancaire)

L'accord B le II comporte trois piliers :

Le pilier 1 : couvre les exigences minimales en fonds propres et la prise en compte du risque op rationnel,

Le pilier 2 : fixe les normes de surveillance prudentielle,

Le pilier 3 : discipline le march par des devoirs d'information financi re plus tendus.

Les accords de B le II entrent en vigueur partir du 31 d cembre 2006 et au plus tard la fin de l'ann e 2007 pour les approches les plus avanc es. Les tablissements ont donc entrepris de grands chantiers pour mettre niveau leurs processus internes et leurs syst mes d'information pour r pondre la nouvelle directive. Des chantiers d'envergure, qui obligent r former les instruments d' valuation du risque de cr dit et introduire de nouvelles m thodes de mesure du risque op rationnel pour, au final, les inciter mieux piloter leurs risques. " Au global des ch ances plut t courtes pour un projet complexe, long et transverse, qui n cessite plusieurs tapes ".

Ceci dit, le pr sent m moire traite de la probl matique de l'impact de B le II sur les tablissements de cr dit marocains pour la gestion du risque de cr dit.

Le choix du risque de cr dit n'est pas fortuit. En effet, il constitue le risque le plus consommateur en fonds propres d'une part, et d'autres part, l'accord B le II a instaur de nouvelles m thodes dites m thodes avanc es ou approches IRB pour le calcul du risque de cr dit. L'adoption des directives b loises constitue effectivement un enjeu majeur pour les tablissements de cr dit marocains dans la mesure o l'application des m thodes propos es par le comit de B le exige un certain nombre d'outils et de donn es n cessaires l' laboration des mod les statistiques pour la mesure du risque de cr dit d'une mani re fiable.

Afin de mieux cerner les enjeux de B le II sur les tablissements de cr dit concernant la gestion du risque de cr dit, le pr sent m moire sera scind en deux parties apr s un chapitre pr liminaire pr sentant la BMCE BANK, o j'ai effectu mon stage de fin d' tudes.

La premi re partie portera sur la gestion des risques au sein de BMCE BANK. Le premier chapitre traitera de la direction de gestion des risques et de son organisation. Ensuite, le deuxi me chapitre portera sur une analyse du processus d'octroi de cr dit qui d gagera l'importance de la gestion de cr dit en amont et en aval ainsi que les sp cificit s du cr dit aux entreprises chez la BMCE BANK.

La deuxi me partie traitera des enjeux B le II pour les banques marocaines. Le premier chapitre portera sur les apports de B le II pour la gestion des risques ainsi que les discr tions nationales de Bank Al Maghrib en la mati re. Le deuxi me chapitre concerne une analyse des principaux impacts de B le II pour la gestion du risque de cr dit relev s au niveau de la BMCE BANK.

Chapitre pr liminaire :

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Pr sentation de la BMCE BANK .

Le groupe BMCE BANK est le deuxi me groupe bancaire priv au Maroc. Il est pr sent dans

11 pays travers 3 continents. Le groupe compte plus d'un million de compte actifs, 3201 collaborateurs et 296 agences dont 14 centres d'affaires et une agence corporate.

Les interm diations de la BMCE, en mati re de financement sont tr s larges et vari es, elle recouvre aussi bien les cr dits classiques d'exploitation aux entreprises que les concours aux particuliers.

La BMCE BANK est une banque internationale dont le souci est de servir, dans les meilleures conditions les besoins de sa client le en mati re de n goce, de financement et d'investissement.

Depuis 1995, date de sa privatisation, BMCE BANK, s'est d velopp e au coeur d'un groupe priv multim tres, Finance.com, articul s autour de la finance et des t l communications.

BMCE BANK a, par ailleurs, confort son positionnement en tant que banque de proximit , partenaire d'institutions financi res , acteur majeur dans l'oeuvre de modernisation du secteur bancaire marocain, alli e des autorit s publiques dans la promotion de l'ouverture et la comp titivit de l' conomie marocaine.

La BMCE BANK demeure l'institution priv e de r f rence pour la promotion des investissements et des changes et, en d finitive, du d veloppement conomique dans le royaume.

1 Finance.com est un groupe marocain priv s'articulant autour de 4 m tiers intervenant dans les secteurs suivants : services financiers avec BMCE BANK, Assurances repr sent par RMA Watanya, technologies m dias et t l communications avec une pr sence dans le capital de M ditelecom, et le secteur des industries dans le m tier du transport travers CTM et R gional Airlines, tourisme avec Risma et l'industrie automobile

Travers Jaguar Maroc.

1- G notype BMCE BANK

Source : internews N 40 : journal interne de du groupe BMCE, Janvier- Mars 2006, rubrique : Grand Angle,

Page : 19.

! (data:image/png;base64...)

2- Historique :

Depuis sa cr ation en 1959, BMCE a r ussi repr senter une banque multi-m tiers, s'appuyant sur un large r seau d'agences. L'un des ingr dients d'un tel succ s se trouve d'abord dans l'histoire avec la cr ation, sous le sceau de Sa Majest le Roi Mohammed V, de la Banque Marocaine du Commerce Ext rieur et l'action inspir e de l'actionnaire alors majoritairement public, de capitaliser judicieusement sur son atout ma tre, sa vocation l'international et sa sp cialisation dans les activit s du Commerce Ext rieur, en m me temps que d' largir ses attributs pour en faire une banque universelle r seau, s'adressant une client le diversifi e.

Les ingr dients d'un tel succ s se trouvent galement dans l'histoire plus r cente, avec la mise en oeuvre de sa privatisation.

Le processus de privatisation a permis d'attirer un consortium dont la composition et la qualit furent alors in gal es, men par la Royale Marocaine d'Assurances et associant de grands noms de la finance internationale - Union Bancaire Priv e, Citibank, Morgan Grenfell

Plc, Pictet & Cie, Soros Quantum Fund - des fleurons de l' conomie et de la finance marocaines.

Aujourd'hui, BMCE Bank repr sente une institution phare dans le paysage bancaire marocain, une Banque de capitaux majoritairement marocains, disposant d'un actionnariat de qualit et de prestige, une Banque conjuguant son action avec celle d'un groupe priv national

  • Finance.com -, qui, travers ses diff rentes composantes, continue d'investir, de cr er des richesses et des emplois.

Dates cl s de l'histoire de BMCE BANK

1959 : Cr ation de la BMCE par les pouvoirs publics

1965 : Ouverture de l'agence Tanger Zone Franche

1972 : BMCE premi re banque marocaine s'installer l' tranger en ouvrant une

agence Paris

1975 : Introduction en bourse

1988 : Cr ation de MAROC FACTORING

1994 : Cr ation des premi res entit s des march s des capitaux de BMCE BANK

1995 : Privatisation de la banque

1996 : Lancement du programme GDR sur la Bourse de Londres

1997 : Cr ation de Salafin, soci t de cr dit la consommation

1998 : Cr ation de BMCE Capital, la banque d'affaires du Groupe BMCE

1999 : Prise de participation dans le capital des compagnies d'assurances, Al Watanya

et Alliance Africaine

Acquisition de 20% du capital de M ditelecom

2000 : Cr ation du Holding Finance.Com

Inauguration des bureaux de repr sentation de Londres et de P kin

Inauguration des premi res coles Medersat.Com de la Fondation BMCE

Titre de Bank of the year- Morocco d cern BMCE BANK par The banker

Magazine

2001 : Ouverture du bureau de Barcelone

Certification ISO 9001 pour le syst me de management de la qualit mis en

place

pour les activit s tranger et mon tique

2002 : Entr e en vigueur d'une nouvelle organisation centr e sur le client

Certification ISO pour l'ensemble des activit s de gestion des transactions titres

2003 : Lancement du projet CAP CLIENT

Inauguration de BMCE Capital Dakar

2004 : Premi re entreprise non europ enne ayant fait l'objet d'un rating Social au

Maroc

Prise de participation du CIC hauteur de 10% du capital de BMCE Bank

2005 : Nouvelle identit visuelle enrichie pour BMCE BANK dans le cadre de la

c l bration du 10 me anniversaire de sa privatisation

Lancement du programme d'ouverture de 50 agences par an

2006 : Obtention du rating Investment Grade sur les d p ts bancaires en DH,

attribu par l'agence de rating internationale Moody's.

Certification ISO 9001 des activit s de Financements de Projet et de

Recouvrement.

Obtention du titre Bank of the Year - Morocco , pour la 5 me fois depuis

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2000 et la 3 me ann e cons cutive, d cern par The Banker Magazine.

Inauguration d'Axis Capital, banque d'affaires en Tunisie.

Obtention par la Fondation BMCE Bank du Prix d'Excellence pour le

D veloppement Durable d cern par la Fondation Maroco-Sui

3- Les m tiers de le BMCE BANK

Retail banking :

Contribution de la BMCE la bancarisation :

La BMCE est l'une des banques pionni res en mati re de la contribution la bancarisation de la Population Marocaine, et ce gr ce une conqu te active de la client le soutenue par une politique de proximit , le nombre de comptes de la client le g r s a d pass 1,3 million d'unit s, correspondant l'ouverture de plus de 170.000 nouveaux comptes.

Par cons quent, l'exercice 2005 a enregistr la r alisation du premier programme d'ouverture de 50 nouvelles agences, rentrant dans le cadre du plan Triennal d' largissement du R seau.

Ainsi, BMCE Bank n'a jamais t aussi agressive dans le d veloppement de son implantation bancaire de proximit . A fin d cembre 2005, le R seau Particuliers/Professionnels dispose de

271 guichets organis s autour de 22 Groupes d'agences. De nouvelles localit s sur lesquelles

BMCE Bank n' tait pas encore repr sent e sont d sormais couvertes.

Gestion pr ventive de la BMCE du risque de cr dit:

Les actions de ma trise des risques de cr dit, de march et op rationnels ont t renforc es en

2005 travers la d finition et la gestion des processus de prise et de suivi des engagements et la mise en place d'un syst me de contr le des risques.

Les activit s men es ont t articul es autour du renforcement continu du dispositif d'alerte sur les risques et de la participation active aux grands chantiers de la Banque. Les analyses et tudes labor es dans le cadre de cette activit ont t diffus es au niveau de la Banque. En vue d'am liorer le suivi des clients travers le progiciel d di , son installation dans les agences est amorc e. Par ailleurs, dans le cadre de la mise en place de la nouvelle notation des clients, une fiche relative la notation qualitative a t pr par e afin d'actualiser l'ancien

Rating.

Corporate bank

Financement de la BMCE de Projets :

L'activit Financement de Projets constitue une activit strat gique pour BMCE Bank. En t moigne la participation de BMCE Bank, en tant que chef de file ou co-chef de file, dans la quasi-totalit des projets d'investissement d'envergure entrepris au Maroc constituant un symbole fort d'engagement et d'implication de la Banque dans le d veloppement conomique du pays. Les principaux projets financ s touchent des secteurs vari s allant des t l communications au tourisme, en passant par l'industrie et les hydrocarbures.

En effet, Les encours de cr dits de la client le des grandes entreprises ont progress de +24%, atteignant pr s de 14,5 milliards de dirhams, confortant la pr minence de BMCE Bank sur ce march de client le. En outre, les mouvements confi s par la client le Corporate se sont inscrits, pour leur part, en hausse de +9% tandis que le mouvement international a de +8,3%.

Les synergies commerciales :

Les synergies commerciales et les ventes crois es tant une valeur v hicul e au quotidien par la Banque Corporate, plusieurs synergies ont t d velopp es au sein du Groupe notamment avec la Banque de Distribution, Maghr bail, GNS et BMCE Capital. Parall lement une action de d veloppement commercial soutenue, la Banque Corporate a men des projets structurants articul s autour de trois axes majeurs

Personnalisation de la relation par la cr ation en 2005 de deux entit s d di es la client le Corporate, savoir l'agence Corporate Casablanca et le Desk Corporate Rabat.

C l rit et r activit par l'am lioration du traitement des dossiers de cr dit avec la mise en oeuvre de la proc dure de cr dit TROIKA.

Renforcement des relations relatives aux affaires Corporate avec les partenaires financiers nationaux et internationaux

En effet, la filiale Maghr bail l'acteur de r f rence du secteur du leasing au Maroc depuis

1972, a poursuivi sa croissance avec une hausse de la production de pr s de +22% pour s' tablir 1.328 millions de dirhams. De plus, l'ann e 2005 a t marqu e par l'aboutissement du projet d'entreprise NOVA, lanc fin 2003. Il a port sur une refonte compl te du syst me d'information et de son organisation en vue d'une analyse plus pertinente du risque, d'une r activit accrue et d'une meilleure couverture fonctionnelle de l'activit .

Par ailleurs, un nouveau produit de leasing automobile destin aux professionnels, BMCE Pro

Bail, a t lanc , illustrant davantage les synergies d velopp es entre Maghr bail et BMCE

Bank.

Dans la m me perspective, le dynamisme commercial de la filiale Maroc Factoring a g n r une progression du volume des cr ances trait es de +10,5% par rapport 2004 dans un contexte concurrentiel caract ris par une baisse des conditions tarifaires.

Des efforts continus en mati re de d veloppement commercial, d'am lioration de la productivit et de gestion des engagements ont compens la baisse de marge enregistr e par le secteur.

Activit s de soutien et projets :

Transparence de la communication financi re

BMCE Bank tablit une relation de proximit avec ses actionnaires, bas e sur un dispositif de communication financi re diversifi et une information r guli re et de qualit . Ainsi, elle a renforc la fr quence et la qualit des divers supports de communication financi re afin de mieux r pondre aux pr occupations et besoins des actionnaires individuels, des investisseurs, des analystes financiers, de la presse sp cialis e, et de l'opinion publique en g n ral.

En effet, outre la publication r guli re du Rapport d'activit en langues anglaise, fran aise et arabe, la Banque diffuse, sur une large chelle, les communiqu s financiers abr g s et d velopp s, commentant les performances r alis es, tant par voie de presse qu' travers le site

Internet de BMCE Bank et de la Bourse de Londres.

En outre, les conf rences r unissant le Senior Management de la Banque avec la communaut des analystes et les principaux organes de presse ont t retransmises en direct sur Internet.

Dans un souci de maintenir une relation durable avec les principales agences de rating internationales, la tenue des r unions avec ces derni res s'est poursuivie. Pareillement, des r unions de travail ont t organis es, ponctuellement, avec les principaux analystes de la place et les investisseurs trangers d sirant investir dans la r gion MENA.

Activit des backs offices centraux

Activit Mon tique

L'ann e 2005 a t marqu e par la forte mobilisation autour du projet MAGIX constituant une v ritable refonte du Syst me d'Information Mon tique et ce, dans l'objectif de doter la

Banque d'un syst me performant, en phase avec les volutions technologiques r centes.

L'ann e a, aussi, connu la mise en oeuvre, au niveau de la place, de l'interop rabilit des GAB qui permet l'acceptation des cartes des banques marocaines sur tout le r seau national, le Centre Mon tique Interbancaire assurant le r le de centralisateur des flux et compensateur.

Traitement des Valeurs

BMCE Bank a contribu significativement aux projets structurants entrant dans le cadre du

Syst me Interbancaire Marocain de T l compensation (S.I.M.T.). Ainsi, et apr s la mise en oeuvre du module Ch ques, l' change automatique des flux Virements a t g n ralis , abandonnant ainsi l' change manuel entre les banques. L'automatisation des op rations de masse tels que les virements et les pr l vements s'est galement poursuivie, permettant une conomie consid rable en temps commercial en faveur des Agences.

Op rations avec l'Etranger

BMCE Bank s'est vue d cerner, en 2005, pour la deuxi me fois cons cutive, par la banque am ricaine WACHOVIA BANK, le prix de reconnaissance de l'excellence de ses services de transferts de fonds vers l' tranger, Best STP Bank in Morocco . De m me, la banque allemande DEUTSCHE BANK a attribu BMCE Bank, le certificat 2004 ONE YEAR

STP EXCELLENCE AWARD .

Partie I : Gestion des risques la BMCE BANK

Le risque fait partie int grante de l'activit de banque. Si autrefois la gestion du risque de cr dit n' tait pas aussi d velopp e qu'aujourd'hui, c'est parce que l'essor de l'activit commerciale payait le risque. Progressivement, l'augmentation des risques de cr dit li e divers facteurs conomiques, sociales, juridiques.., a amen les banques porter l'attention sur la r cup ration des cr ances qu'elles avaient accord es.

Il tait donc n cessaire de forger toute une structure dont l'objectif est de veiller r cup rer toutes les cr ances compromises. Le principe sacr de ces organes est que chaque dirham non perdu est un dirham gagn .

Au niveau de la BMCE BANK, ce r le d sormais strat gique, incombe la Direction des

Engagements et Risques.

Quelle est la mission de cette direction ? Comment s'organise-t- elle ?

La Direction des Engagements et Risques est d'une importance strat gique pour la banque.

Elle doit faire l'objet d'une grande r flexion sur sa mission et sa finalit , d'une organisation de son activit , d'un programme d'action et d'un suivi de ses r sultats.

Ceci dit, l'action et la performance de cette direction doivent tre mesurables et contr lables.

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Il faut ce sujet distinguer l'efficacit administrative de l'efficacit financi re savoir les r cup rations des cr ances obtenues.

La Direction des Engagements et Risques peut constituer une source d'information pr cieuse pour la prise de d cisions strat giques diff rents niveaux de la hi rarchie. Une telle direction est suppos e disposer des moyens suffisants d'intervention garantissant son efficacit .

La mission du P le Engagements et Risques est de parvenir la ma trise des risques de cr dit, de march et op rationnel en contribuant activement :

La d finition de la politique des risques de la BMCE BANK ;

La d finition et la gestion des processus de prise et de suivi des engagements

La mise en place d'un syst me de contr le des risques li s aux cr dits, aux march s et op rationnels

Le P le Engagements et Risques est compos de deux Directions :

Direction Gestion Globale des Risques D.G.G.R

Direction Analyse et Gestion des Cr dits D.A.G.C

Ainsi, la pr sente partie portera-t-elle sur la D.G.G.R dans un premier chapitre, direction laquelle j'ai t affect e durant la p riode de mon stage au sein du si ge de la BMCE BANK.

Ensuite, le deuxi me chapitre sera consacr une analyse du processus d'octroi de cr dit afin de d finir les mesures de gestion du risque en amont et en aval dudit processus au sein de cette m me entit .

Chapitre1.

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Pr sentation de La Direction Gestion Globale des Risques : DGGR

La Direction Gestion Globale des Risques a un r le normatif critique et participe activement la d finition de la strat gie d'intervention de la banque ainsi que les conditions et les limites de cette intervention et ce, travers :

La proposition de la politique des risques de la banque ;

Le suivi p riodique de l' tat du portefeuille de risque de la banque en concordance avec la politique propos e

! (data:image/png;base64...)

Les fonctions de la Direction Gestion Globale des Risques peuvent tre pr sent es en d crivant les trois d partements qui la composent :

Le D partement Normes et Outils qui a pour mission de d finir les normes et les outils permettant la mise en application concr te de la politique des risques ainsi que la participation la surveillance des risques de cr dit, de march et op rationnels.

Le D partement Politique et Gestion des Risques qui a pour mission la ma trise globale du risque par l' tude de la composition du portefeuille de cr dits en fonction des crit res de risques et la d finition et la r vision des processus de suivi et de ma trise des risques;

Le D partement Surveillance des Risques de march : qui a pour mission de proposer une politique d'optimisation du risque et de contr ler la prise de risque conform ment la strat gie des risques de la banque.

1- D partement Normes et Outils :

Cr en 2004, ce d partement a pour mission de d finir les normes et les outils permettant la mise en application concr te de la politique des risques ainsi que la participation la surveillance des risques de cr dit, de march et op rationnels.

Dans le cadre de ses attributions, le d partement Normes & Outils a pour mission de :

D finir les normes et outils permettant la mise en application de la politique des risques ;

Elaborer des outils de prise de d cision pour la direction et les collaborateurs ;

Appliquer et contr ler les consignes de risque d finies par la direction et les r glements ;

D finir et mettre en place les crit res d'alerte et d'anticipation de la d gradation des risques ;

L'examen des rapports d'audit interne et les recommandations qui en d coulent pour diminuer le risque op rationnel ;

Proposer des actions correctives m me de rem dier aux faiblesses constat es le cas ch ant ;

Mise en place de la base des donn es d' v nement de perte loss Data Base .

Repr sentation de la banque sur tous les aspects li s aux risques aupr s des autorit s de contr le et de la profession.

Repr sentation de la direction au niveau interne.

Le d partement normes et outils participe galement aux commissions des comptes risques.

On distingue deux types de comit s :

Le comit technique de d classement : traite les dossiers des comptes risque ayant :

Des engagements inf rieurs 150 Kdhs

Des engagements sup rieurs 150 Kdhs et inf rieurs 500 Kdhs avec garanties r elles

Le d partement normes et outils a contribu activement au projet de la mise en place du comit technique de d classement qui se tient le premier mercredi de chaque mois d'une mani re permanente. Ce comit traite pour le moment seulement les dossiers de la direction de Casablanca part pro.

Le comit de d classement : Traite les dossiers des comptes risque ayant :

Des engagements sup rieurs 500 Kdhs

Des engagements sup rieurs 150 Kdhs et inf rieurs 500 Kdhs sans garanties r elles

Pour l'extension de la proc dure du recouvrement dans la r gion du Nord et du Centre, un comit Ad Hoc a lieu pour traiter les dossiers en anomalies de la direction Centre et Nord.

Outils de travail :

Programme ANAFI :

Mis en place depuis 2003, le logiciel ANAFI constitue un outil essentiel d'aide la d cision pour l'octroi de cr dit au sein de BMCE BANK.

Le logiciel ANAFI a contribu l'am lioration du syst me de notation financi re et ce, par la r duction des d lais (en temps normal le circuit du dossier de cr dit pouvait durer de 1.5 mois 2 mois) et la r duction des co ts ( conomie de papiers, frais d'envoi des documents de l'agence au si ge, etc.)

ANAFI pr sente plusieurs avantages, notamment :

La constitution d'une centrale des bilans et des garanties qui constituera une base de donn es sur l'historique de chaque client, disponible et facile consulter tout moment.

L'int gration d'un syst me de notation financi re analytique et tr s performant en se basant sur la grille suivante:

| | |

| --- | --- |

| Risque quasi-inexistant court moyen et long terme aucun incident n'est pr visible ces horizons | A |

| Risque quasi-inexistant court et moyen terme mais certains facteurs de couverture peuvent tre absent ou se r v lent peu fiables long terme. | B+ |

| Clients risque court terme acceptable seulement l'avenir n'est pas assur , la couverture du risque est moyenne l'imm diat et incertaine terme surtout en p riode de difficult . | B |

| Clients risque potentiel et la couverture est faible tous les horizons | B- |

| Clients d faillants | C |

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La facilitation de L'analyse des bilans et des tats de synth ses;

L'enregistrement et stockage des rejets des dossiers

Diff renciation entre les l ments li s l'exploitation et hors exploitation.

Outils de suivi :

Afin de pouvoir mener des tudes quantitatives sur les transactions et analyser le comportement des dossiers pr sent s au comit de cr dit (normal et restreint), le d partement

Normes & Outils a mis en place un outil servant l'archivage des dossiers de cr dit trait s au niveau des comit s.

Aussi et pour garder une tra abilit des dossiers pr sent s au comit de d classement, le d partement a mis en place un outil d'archivage des dossiers pr sentant un risque sup rieur 1.000Kdhs.

2- D partement politique et gestion du risque de cr dit :

Les activit s du d partement s'articulent autour de deux axes de d veloppement :

Le renforcement continu du dispositif d'alerte sur les risques;

La participation active aux grands chantiers de la Banque

Le D partement Politique et Gestion des Risques participe activement la d finition de la strat gie d'intervention de la banque ainsi que les conditions et les limites de cette intervention et ce, travers la proposition de la politique des risques de la banque et le suivi p riodique de l' tat du portefeuille de cr dit, en concordance avec la politique propos e.

Le d partement produit deux types d'informations :

Des informations confidentielles, adress es au comit de direction concernant la politique de gestion des risques ;

Des informations adress es l'exploitation, concernant les garanties non constitu es (GNC), les dossiers chus et les comptes risque.

Les comptes risque sont pr sent s dans un tat mensuel regroupant les comptes de la client le ayant au moins une anomalie (Douteux, Pr douteux, Impay s, Gel et d passement persistant) ; cet tat sert comme base des travaux des comit s de d classements.

Le d partement politique et gestion du risque de cr dit assure le suivi des engagements par le biais de plusieurs tableaux de bords illustrant :

Les 100 premiers clients engagement

Cr ances impay es

Les mouvements commerciaux des comptes

Les autorisations des cr dits chus

Les cr dits dont les garanties ne sont pas constitu s (GNC), les clients en

liquidation ou en redressement judiciaire

Ces tats sont segment s par secteurs d'activit s et par zones g ographiques.

La r alisation de la mission du d partement se fait gr ce la contribution de deux divisions :

La division Suivi du portefeuille, qui a pour mission le suivi des risques par rapport la consommation en fonds propres et signaler tout d passement ventuel.

Aussi, l' tude de la composition du portefeuille de cr dits en fonction des crit res de risque savoir :

Sinistralit

Niveau de rating

Limites sectorielles

La division politique des risques a pour mission la ma trise globale du risque et la proposition de la politique de risques de la banque

En plus de ses fonctions principales, le d partement politique et gestion des risques participe aux grands chantiers de la banque tels : Le projet IAS/IFRS ainsi que les tudes sectorielles men es par la BMCE BANK.

3- D partement surveillance des risques de march :

Les activit s du d partement couvrent le suivi de l'ensemble des op rations de march travers tous les facteurs de risques qui lui sont inh rents. L'activit du d partement concerne la surveillance et le suivi du risque de march par :

La d finition des instruments n cessaires au suivi des positions et risques pris

La R valuation r guli re des positions et des portefeuilles d tenus

L' valuation des risques d'ordre juridiques inh rents tant au statut juridique des intervenants qu'aux caract ristiques des produits ou instruments traiter

Le respect des contraintes r glementaires :

o Ratio Cooke.

o Ratio de liquidit .

o Ratio de position de change/fonds propres en respectant des limites en mati re du risque de change (position globale, par devise, change terme...), et du risque de taux

Participer activement la d finition de la politique d'intervention afin de pr ciser:

o Les objectifs poursuivis: Intervention pour compte propre et/ou pour compte de la client le.

o Les march s, instruments et m tiers autoris s.

o Les limites tol r es en mati re d'exposition aux risques

o Les diff rentes d l gations de pouvoirs

o Les r gles d'appr ciation des performances

o D terminer, de concert avec les directions concern es, la liste des clients autoris s travailler directement avec la salle de March s.

o valuation de la pertinence des instruments de couverture utilis s.

La fonction de la Direction de la Gestion Globale des Risques s'av re avoir un r le strat gique au sein de la banque. La gestion du risque de cr dit se complexifie encore plus avec la client le entreprise pour laquelle il faut tenir compte d'une panoplie d'informations indispensables la constitution d'un dossier de cr dit complet pour, in fine, mener une analyse de risque fiable avant l'octroi de cr dit.

L'octroi de cr dits aux entreprises repr sente un risque pour la BMCE BANK c'est pour cela que les dossiers de cr dits font l'objet d'un processus d'analyse, au cas par cas, des diff rents l ments renseignant sur la sant financi re de l'entreprise ainsi que sur ses capacit s honorer ses engagements vis- -vis de sa banque.

Ceci dit, le chapitre suivant traitera un peu plus en d tails d'une analyse du processus d'octroi de cr dit aux entreprises au sein de BMCE BANK, ainsi que des diff rentes phases par lesquelles passe un dossier de cr dit avant d' valuer le risque y aff rent.

Chapitre 2.

Analyse du processus d'octroi de cr dit aux entreprises

Cas BMCE BANK

Lorsqu'une entreprise opte pour le cr dit bancaire aupr s de BMCE BANK, elle doit, dans un premier temps, exprimer son besoin aupr s de son agence. Cette expression se mat rialise par une demande de cr dit qui servira plus tard d'une base sur laquelle les dirigeants constitueront un dossier de cr dit. L'entreprise en question devra remplir un certain nombre de conditions et sera amen e fournir les documents requis par sa b...