Potentiels et champs électrostatiques

Électromagnétisme, Électrostatique · course

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(O.Granier)

Potentiels et champs

électrostatiques

Olivier GRANIER

INTRODUCTION

Électromagnétisme

(Équations de Maxwell,

fin XIXème siècle)

Électrostatique

Magnétostatique

Phénomènes d’induction

Ondes électromagnétiques

L’électrostatique est l’étude des interactions entre particules chargées

immobiles (dans le référentiel du laboratoire). Les notions importantes

abordées sont les notions de champs et de potentiels.

Olivier GRANIER

I – CHARGES ELECTRIQUES ET LOI DE COULOMB

1 – Charges électriques :

Il existe deux sortes de charges électriques, appelées, par convention,

positives et négatives.

Deux charges de même signe se repoussent

Deux charges de signe contraire s’attirent

Toutes les charges rencontrées dans la nature (à l’état libre, contrairement

aux quarks emprisonnés dans les particules microscopiques) sont des

multiples de la charge élémentaire de l’électron (la charge est quantifiée) :

Q

=

ne

(

eZn

,

=

10.6,1

19 C

)

Principe général de conservation de la charge électrique (réactions

chimiques ou réactions nucléaires).

Olivier GRANIER

2 – Loi de Coulomb :

La force d’interaction entre deux charges ponctuelles placées dans le vide

est donnée par la loi de Coulomb (1785) :

0

r

21→f

>qq

1

2

M1 (q1)

r

12→f

r=M1M2

r

21→u

r

f

=

1

4

πε

0

r

f

21

r

u

21

qq

21

2

r

r

f

12

−=

M2 (q2)

r

f

=

εεεε0 : permittivité du vide

(1/4πεπεπεπε0 = 9.109 USI)

Cette loi est également valable dans l’air (εεεεr = 1,00058).

Olivier GRANIER

3 – Répartitions continues de charges :

La charge élémentaire e étant très faible, la quantification de la charge

ne se remarque pas à l’échelle macroscopique. On va pouvoir décrire la

charge d’un corps chargé par une variable continue (analogue de la masse

volumique pour un solide, par exemple).

Corps (C)

(Q,V)

Soit un corps chargé en volume :

On note Q sa charge électrique totale

et V son volume total.

On peut définir une densité volumique

de charge moyenne (équivalente de la

masse volumique moyenne d’un solide) :

moy =ρ

Q

V

Olivier GRANIER

Volume dττττ

M

Charge dq

On considère un volume dττττ (autour de M), petit

vis-à-vis du volume occupé par tout le corps

chargé, mais grand par rapport à la taille d’une

molécule (échelle mésoscopique)

On note dq la charge de ce volume élémentaire. La densité volumique de

charges électriques au point M est définie par :

(

ρ

M

)

=

dq

d

τ

(

ρ

mCen

.

3−

)

La charge totale portée par le corps est alors :

dq

=

(

ρ

)

dM

τ

soit

Q

=

∫∫∫

(

V

)

(

ρ

)

dM

τ

Olivier GRANIER

Expression du volume élémentaire dττττ :

• Coordonnées cartésiennes :

d =τ

dx

dy

dz

• Coordonnées cylindriques :

d

τ

=

(

dr

)(

rd

θ

)(

dz

)

=

r

ddr

θ

dz

• Coordonnées sphériques :

d

τ

=

(

dr

()

rd

θ

()

r

sin

)

d

ϕθ

2=

r

sin

θ

dddr

ϕθ

Exemple : exercice n°1

Olivier GRANIER

Soit un corps chargé en surface :

On note Q sa charge électrique totale et S sa surface totale.

On peut définir une densité de charge surfacique moyenne (équivalente de

la masse surfacique moyenne d’une feuille de papier d’aluminium, par

exemple) :

Q

S

Surface dS

M

Charge dq

Surface

chargée

(S,Q)

On note dq la charge portée par la surface

élémentaire dS. La densité surfacique de

charges électriques au point M est définie par :

(

σ

M

)

=

dq

dS

(

ρ

mCen

.

2−

)

La charge totale portée par le corps est alors :

dq

=

(

σ

)

dSM

soit

Q

∫∫=

(

S

)

(

σ

)

dSM

Olivier GRANIER

Soit un corps chargé de manière linéique :

On note Q sa charge électrique totale et L sa longueur totale.

On peut définir une densité de charge linéique moyenne (équivalente de la

masse linéique moyenne d’un fil de fer, par exemple) :

Longueur dL

M

Charge dq

Fil chargé

(L,Q)

moy =λ

Q

L

On note dq la charge portée par la longueur

élémentaire dL. La densité linéique de charges

électriques au point M est définie par :

(

λ

M

)

=

dq

dL

(

ρ

mCen

.

1−

)

La charge totale portée par le corps est alors :

dq

=

(

λ

)

dLM

soit

Q

∫=

(

L

)

(

λ

)

dLM

Olivier GRANIER

II – LE CHAMP ELECTROSTATIQUE

1 – Cas d’une charge ponctuelle :

On considère une charge ponctuelle q immobile placée à l’origine O d’un

repère galiléen.

Soit q’ une charge test placée en un point M qui peut varier dans l’espace.

La charge test q’ est soumise à la force de Coulomb :

z

M(q’)

r = OM

r

(

Mf

)

=

1

4

πε

0

r

ru

'

qq

2

r

r

ru

x

O(q)

y

r

(

Mf

)

=

1

4

πε

0

r

ru

'

qq

2

r

Le champ électrique créé par la

charge q placée en O au point M est,

par définition :

r

(

ME

)

=

r

(

Mf

'

q

)

Olivier GRANIER

Soit :

r

(

ME

)

=

1

4

πε

0

q

2

r

r

ru

Ce champ est défini partout

(sauf en O), même en l’absence

de charge test.

Charge

positive en O

« Lignes » de

champs

divergentes

Olivier GRANIER

Une introduction à

la notion de champ

(doc pdf)

Charge

négative en O

« Lignes » de

champs

convergentes

Lignes de champs : c’est une ligne de l’espace telle qu’en tout point M de

cette ligne, la tangente et le champ E en ce point sont parallèles. Cette

ligne est orientée dans le sens du champ.

Olivier GRANIER

2 – Cas d’un ensemble de charges ponctuelles :

On considère un ensemble (Oi,qi) de charges ponctuelles :

(O2,q2)

r

iru ,

(Oi,qi)

(O1,q1)

MOr

i =

i

(On,qn)

r

(ME

)

M

r

(MEi

)

r

(

ME

)

=

r

(

ME

i

)

=

n

i

1

=

n

i

1

=

1

4

πε

0

q

i

2

r

i

r

u

,

Publicité

ir

(Principe de

superposition)

Olivier GRANIER

+ q

  • q

Deux charges

ponctuelles

(+ q et – q)

(Dipôle

électrostatique)

Olivier GRANIER

  • q

+ 2q - q

Trois charges

ponctuelles

(+ 2q, – q et - q)

(Quadripôle

électrostatique)

Olivier GRANIER

Quatre charges

ponctuelles

identiques (+ q) au

sommet d’un carré

Olivier GRANIER

3 – Cas de répartitions continues de charges :

a - Répartition volumique :

r =

PM

M

r

(MEd P

)

r

(ME

)

Volume dττττ

P

r

MPu →

Charge dq

Volume

total V

Le champ élémentaire créé par la charge

élémentaire dq centrée autour de P au point

M vaut :

r

(

MEd

P

)

=

1

4

πε

0

dq

2

PM

r

u

→ =

MP

1

4

πε

0

(

)

dP

τρ

2

r

r

u

MP

Olivier GRANIER

Volume dττττ

P

r

MPu →

Charge dq

Volume

total V

r

(

ME

)

=

1

4

πε

0

∫∫∫

(

V

)

r =

PM

M

r

(MEd P

)

r

(ME

)

Le principe de superposition permet d’en

déduire le champ global créé par tout le

corps chargé au point M :

r

(

ME

)

∑=

r

(

MEd

P

)

(

)

dP

τρ

2

r

r

MPu

Intégrale vectorielle,

soit 3 intégrales triples

scalaires !

Olivier GRANIER

3 – Cas de répartitions continues de charges :

b - Répartition surfacique :

r

(MEd P

)

M

r =

PM

r

(ME

)

Surface dS

P

Charge dq

Surface

totale S

Le champ élémentaire créé par la charge élémentaire

dq centrée autour de P au point M vaut :

r

(

MEd

P

)

=

1

4

πε

0

dq

2

PM

r

u

→ =

MP

1

4

πε

0

(

σ

r

u

)

dSP

2

r

MP

Olivier GRANIER

Surface dS

P

Charge dq

Surface

totale S

r

(MEd P

)

M

r =

PM

r

(ME

)

Le principe de superposition permet d’en déduire

le champ global créé par tout le corps chargé au

point M :

r

(

ME

)

∑=

r

(

MEd

P

)

r

(

ME

)

=

1

4

πε

0

∫∫

(

S

)

(

σ

)

dSP

2

r

r

MPu

Intégrale vectorielle,

soit 3 intégrales

doubles scalaires !

Olivier GRANIER

3 – Cas de répartitions continues de charges :

c - Répartition linéique :

r

(MEd P

)

M

Longueur dL

P

Charge dq

r =

PM

r

(ME

)

Fil chargé

(L,Q)

Le champ élémentaire créé par la charge élémentaire dq centrée autour

de P au point M vaut :

r

(

MEd

P

)

=

1

4

πε

0

dq

2

PM

r

u

→ =

MP

1

4

πε

0

(

λ

r

u

)

dLP

2

r

MP

Olivier GRANIER

r

(MEd P

)

M

r

(ME

)

Longueur dL

P

Charge dq

r =

PM

Fil chargé

(L,Q)

Le principe de superposition permet d’en déduire le champ global créé par

tout le corps chargé au point M :

r

(

ME

)

=

1

4

πε

0

(

L

)

(

λ

)

dLP

2

r

r

MPu

Olivier GRANIER

4 – Exemples de calculs directs de champs électrostatiques :

a – Champ créé par un segment uniformément chargé : (ex n°2)

Olivier GRANIER

4 – Exemples de calculs directs de champs électrostatiques :

b – Champ créé par disque uniformément chargé : (ex n°3)

c – Champ créé par une sphère chargée en surface : (ex n°4)

Olivier GRANIER

II – LE POTENTIEL ELECTROSTATIQUE

1 – Cas de charges ponctuelles :

On considère une charge ponctuelle q immobile placée à l’origine O d’un

repère galiléen.

Soit q’ une charge test placée en un point M qui peut varier dans l’espace.

z

M(q’)

L’énergie potentielle de la particule

« test » vaut (voir cours de mécanique) :

r

(

Mf

)

=

1

4

πε

0

r

ru

'

qq

2

r

r = OM

r

ru

x

O(q)

y

)(

rE p

=

1

4

0πε

'

qq

r

Elle est reliée à la force coulombienne

par (voir cours de mécanique) :

r

(

Mf

−=)

dE

r

p u

dr

r

Olivier GRANIER

On définit le potentiel électrostatique U(r) par :

)(

rU

=

)(

rE

p

q

'

soit

)(

rU

=

1

4

πε

0

q

r

On a la même relation entre la force et le champ et entre l’énergie

potentielle et le potentiel, à savoir :

=

)(

rUq

'

et

r

f

r

'

Eq

=

r

p u

Comme , on déduit que :

−=)

r

(

Mf

r

)(

rE p

dE

dr

r

(

ME

−=)

r

ru

dU

Publicité

dr

Soit encore :

r

r

rdME

).

(

−=

dU

Olivier GRANIER

On considère maintenant un ensemble (Oi,qi) de charges ponctuelles.

r

(ME

)

(O2,q2)

r

iru ,

(Oi,qi)

(O1,q1)

MOr

i =

i

(On,qn)

M

r

(MEi

)

Le principe de superposition permet d’en déduire le potentiel créé par

l’ensemble des charges ponctuelles :

(

MU

)

=

n

i

1

=

(

MU

i

)

=

n

i

1

=

1

4

πε

0

i

q

r

i

Olivier GRANIER

On peut écrire la relation entre le champ et le potentiel créé par la

charge ponctuelle (i) :

r

r

rdME

).

(

i

−=

dU

i

Par conséquent, en sommant :

r

r

rdME

).

(

i

n

i

1

=

(

D’où :

)

−=

n

i

1

=

dU

i

soit

n

i

1

=

r

r

rdME

).

(

−=

dU

r

r

rdME

(

i

.)

−=

d

n

i

1

=

U

i

On obtient ainsi pour le champ global une relation similaire à celle valable

pour chaque champ Ei. Nous verrons que cette propriété caractérise un

champ de gradient.

Olivier GRANIER

2 – Cas de distributions continues :

a - Répartition volumique :

r =

PM

M

Volume dττττ

P

r

MPu →

Charge dq

Volume

total V

Le potentiel élémentaire créé par la charge

élémentaire dq centrée autour de P au point

M vaut :

dU P

(

M

)

=

1

4

πε

0

dq

PM

=

1

4

πε

0

(

)

dP

τρ

r

Le potentiel total s’en déduit (« simple intégrale » scalaire) :

(

MU

)

=

1

4

πε

0

∫∫∫

(

V

)

(

)

dP

τρ

r

Olivier GRANIER

2 – Cas de répartitions continues de charges :

b - Répartition surfacique :

r =

PM

M

Surface dS

P

Charge dq

Surface

totale S

Le potentiel élémentaire créé par la charge

élémentaire dq centrée autour de P au point M

vaut :

dU P

(

M

)

=

1

4

πε

0

dq

PM

=

1

4

πε

0

(

σ

)

dSP

r

Le potentiel total s’en déduit (« simple intégrale » scalaire) :

(

MU

)

=

1

4

πε

0

∫∫

(

S

)

(

σ

)

dSP

r

Olivier GRANIER

2 – Cas de répartitions continues de charges :

c - Répartition linéique :

M

Longueur dL

P

Charge dq

r =

PM

Fil chargé

(L,Q)

Le potentiel élémentaire créé par la charge

élémentaire dq centrée autour de P au point M

vaut :

dU P

(

M

)

=

1

4

πε

0

dq

PM

=

1

4

πε

0

(

λ

)

dLP

r

D’où :

(

MU

)

=

1

4

πε

0

(

L

)

(

λ

)

dLP

r

Olivier GRANIER

3 – Relation intrinsèque entre le champ et le potentiel :

La relation démontrée dans le cas d’une répartition discrète de charges

ponctuelles reste valable dans le cas d’une distribution continue :

r

r

rdME

).

(

−=

dU

Cette relation caractérise un champ de gradient.

On se place en coordonnées cartésiennes :

r

r

(*

=)

uEME

x

r

uE

y

y

r

uE

z

z

+

+

x

r

rd

*

r

udx

=

r

udy

r

udz

z

+

y

+

x

*

dU

=

U

x

dx

+

U

y

dy

+

U

z

dz

Olivier GRANIER

On calcule le produit scalaire :

r

r

rdME

).

(

r

).

ErdME

=

r

(

dx

+

E

dy

+

E

z

y

x

dz

Par identification avec – dU :

E

x

dx

+

E

dy

+

E

z

y

dz



−=

U

x

dx

+

U

y

dy

+

U

z

dz



Il vient :

Soit :

E

x

−=

U

x

;

E

Publicité

y

−=

U

y

;

E

z

−=

U

z

r

E −=

grad

U

Olivier GRANIER

Expressions de l’opérateur gradient en :

Coordonnées polaires (r,θ,θ,θ,θ) ::::

Er

−=

U

r

;

E

θ

−=

1

r

U

θ

Coordonnées cylindriques (r,θ,θ,θ,θ,z) ::::

E

r

−=

U

r

;

E

θ

−=

1

r

U

θ

,θ,ϕ) ::::

Coordonnées sphériques (r,θ,ϕ)

,θ,ϕ)

,θ,ϕ)

1

U

r

θ

U

r

−=

−=

Er

E

θ

;

;

;

E

z

−=

U

z

E

ϕ

−=

1

sin

U

ϕθ

r

Olivier GRANIER

4 – Exemples de calculs de potentiels :

Exemple : exercice n°3

On calcule directement le potentiel puis on en déduit le champ par la

relation :

r

E −=

grad

U

Olivier GRANIER

III – LES SYMETRIES DU CHAMP ELECTROSTATIQUE

1 – Distribution de charges possédant un plan de symétrie :

On considère la répartition volumique suivante de charges :

(V)

Le corps chargé possède une forme géométrique

symétrique par rapport au plan (ΠΠΠΠ+) et, par

ailleurs :

P

PS

(

ρ

)

(

PS ρ

=

P

)

Plan de symétrie ΠΠΠΠ+

Olivier GRANIER

M

r

(MEd P

)

(V)

P

dττττ

r

MPu →

Plan de symétrie ΠΠΠΠ+

MS

PS

dττττ

r

S MPu →

S

r

(

P MEd

)

S

S

M est un point quelconque de l’espace et MS son symétrique par rapport au

plan (ΠΠΠΠ+) :

sym

(M

)

=

M S

r

(

MEd

P

)

=

1

4

πε

0

(

)

dP

τρ

2

PM

r

u

MP

;

r

MEd

P

S

(

)

=

S

1

4

πε

0

(

ρ

)

dP

τ

S

2

MP

S

S

r

u

MP

S

S

Olivier GRANIER

(V)

P

dττττ

r

MPu →

r

(MEd P

)

M

r

(ME

)

Avec :

(

ρ

P

)

r

Plan de symétrie ΠΠΠΠ+

MS

r

S MPu →

S

r

(

P MEd

)

S

S

r

(

SME

)

MP

S

S

=

Sym

Π

r

(

u

+

)

MP

PS

dττττ

r

u

;

))

=

(

ρ

P

S

)

;

PM

=

S

MP

S

r

Il vient :

MEd

PS

(

)

=

S

Sym

(

(

MEd

P

Par intégration, on déduit :

r

(

ME

)

=

S

Sym

r

(

ME

(

))

Olivier GRANIER

(V)

P

dττττ

M

PS

dττττ

)

r

(ME

Plan de

symétrie ΠΠΠΠ+

Si M appartient au plan (ΠΠΠΠ+), M et MS sont

confondus.

Par conséquent :

r

r

(

(

ME

ME

Sym

=

(

)

+

Π

))

soit

r

(

ME

)

(

Π∈

+

)

M

(

Π∈

+

)

r

(

ME

)

(

Π∈

+

)

Olivier GRANIER

Exemple : disque circulaire chargé uniformément en surface

Tous les plans contenant l’axe (Oz) sont

des plans de symétrie (ΠΠΠΠ+) pour la

répartition de charges.

Par conséquent, pour un point M(z) de

l’axe (Oz) :

r

zE

r

)(

zuzE

)( =

Le plan (Oxy) est un plan de symétrie

(ΠΠΠΠ+) pour la répartition de charges.

(Ici, les points P et PS sont confondus).

σσσσ

x

Par conséquent :

r

(

zE

)

=−

sym

(

Oxy

)

r

(

zE

(

))

soit

r

(

zE

)

−=−

)(

zE

z

r

)(zE

M(z)

r

zu

O

MS(-z)

r

( zE −

)

y

Olivier GRANIER

Exemple : sphère chargée uniformément en volume

M(r,θθθθ,ϕϕϕϕ)

O

r

cste

r

r

rurEME

=

)(

)

(

Symétrie sphérique

Exemple : cylindre infini chargé uniformément en volume

Symétrie cylindrique

M(r,θθθθ,z)

r

cste

r

r

rurEME

=

)(

)

(

Olivier GRANIER

2 – Distribution de charges possédant un plan d’anti-symétrie :

On considère désormais la répartition volumique suivante :

(V)

Publicité

Le corps chargé possède une forme géométrique

symétrique par rapport au plan (ΠΠΠΠ-) et, par

ailleurs :

P

PS

(

ρ

PS

)

−=

(

ρ

P

)

Plan d’anti-symétrie ΠΠΠΠ-

Olivier GRANIER

Plan d’anti-symétrie ΠΠΠΠ-

M

r

(MEd P

)

(V)

P

dττττ

r

MPu →

PS

dττττ

r

S MPu →

S

MS

r

(

P MEd

)

S

S

M est un point quelconque de l’espace et MS son symétrique par rapport au

plan (ΠΠΠΠ-) :

sym

(M

)

=

M S

−Π

r

(

MEd

P

)

=

1

4

πε

0

(

)

dP

τρ

2

PM

r

u

MP

;

r

MEd

P

S

(

)

=

S

1

4

πε

0

(

ρ

)

dP

τ

S

2

MP

S

S

r

u

MP

S

S

Olivier GRANIER

r

(MEd P

)

Plan d’anti-symétrie ΠΠΠΠ-

(V)

M

r

(ME

)

r

MPu →

P

dττττ

r

(

SME

)

MS

r

(

P MEd

)

S

S

r

S MPu →

S

r

u

MP

S

S

=

Sym

Π

r

(

u

+

)

MP

PS

dττττ

;

))

Avec :

(

ρ

P

)

r

−=

(

ρ

P

S

)

;

PM

=

S

MP

S

r

Il vient :

MEd

PS

(

)

−=

S

Sym

(

(

MEd

P

Par intégration, on déduit :

−Π

r

(

ME

)

−=

S

Sym

−Π

r

(

ME

(

))

Olivier GRANIER

(V)

P

dττττ

M

PS

dττττ

r

(ME

)

Si M appartient au plan (ΠΠΠΠ-), M et MS sont

confondus.

Par conséquent :

r

r

(

(

ME

ME

Sym

−=

(

)

Π

))

soit

r

(

ME

)

(

Π⊥

)

M

(

Π∈

)

r

(

ME

)

(

Π⊥

)

Plan d’anti-symétrie

ΠΠΠΠ-

Olivier GRANIER

Exemple : deux hémisphères chargés + ρ ρ ρ ρ et - ρρρρ

Le plan (Oxz) est un plan (ΠΠΠΠ-).

En tout point de ce plan :

r

r

yuMEME

=

(

)

(

)

z

ρ−

ρ−

O

ρ−

ρ−

ρ+

ρ+

ρ+

ρ+

y

M

x

r

r

yuMEME

=

)

(

(

)

Olivier GRANIER

4 – Topographie du champ électrostatique ; lignes de champs et lignes

équipotentielles :

Lignes de champs : c’est une ligne de l’espace telle qu’en tout point M de

cette ligne, la tangente et le champ E en ce point sont parallèles. Cette

ligne est orientée dans le sens du champ.

Le long d’une ligne de champ, un déplacement est parallèle au champ :

Ligne de

champ

r

rd

M

r

(ME

)

r

rd

r

r

//)

rdME

r

r

)

∧ rdME

=

(

(

r

0

Surfaces équipotentielles : on appelle surface équipotentielle une surface

(ΣΣΣΣ) sur laquelle le potentiel électrostatique est une constante U0 :

)

UMU

=

(

pour

M

)(

Σ∈

0

Olivier GRANIER

Propriétés des lignes de champs :

  • En tout point M d’un domaine où existe une champ électrostatique, la

ligne de champ et la surface équipotentielle passant par ce point sont

perpendiculaires :

r

(ME

)

Surface

équipotentielle

(ΣΣΣΣ0)

r

rd

M

Ligne de

champ

r

rd

Soit un déplacement sur la surface

équipotentielle (ΣΣΣΣ0) :

r

r

rdME

(0

cste

dU

−=

U

).

=

=

=

)

(

0U

Par conséquent :

r

r

)

rdME

soit

(

r

(

ME

)

(

0Σ⊥

)

Men

Olivier GRANIER

Propriétés des lignes de champs :

  • Les lignes de champs sont orientées selon les potentiels décroissants :

Ligne de

champ

r

rd

M

r

(ME

)

Une animation java qui

permet de tracer des

lignes de champs.

r

rd

Soit un déplacement sur la ligne de

champ dans le sens positif (donné par

le sens du champ) :

r

drMErdME

=

).

).

r

(

(

−=

dU

Or, E(M).dr > 0, par conséquent :

0<dU

Olivier GRANIER

Cartes de champs électrostatiques :

On représente dans le plan de la figure (P) les lignes de champs par des

courbes fléchées en traits pleins et les sections par le plan (P) des surfaces

équipotentielles par des pointillés (lignes équipotentielles).

Quelques remarques générales :

• Au voisinage d’une charge ponctuelle, la carte de

champ correspond à celle d’une seule charge ponctuelle

isolée.

• Les lignes de champs sont toutes issues d’une charge

positive et se dirigent soit vers l’infini soit vers une

charge négative.

• Aucune ligne de champ n’est une ligne fermée.

• Les lignes de champs ne se coupent jamais (sinon le champ aurait 2

directions différentes en un même point).

• Le nombre de lignes qui partent d’une charge ou qui se dirigent vers elle

est proportionnel à la grandeur de la charge.

Olivier GRANIER

Olivier GRANIER

Ensemble neutre de

quatre charges

Olivier GRANIER

Exercice : dessiner les lignes du champ créé par deux charges ponctuelles

+ 2q et – q (avec q > 0).

(cid:1) Symétrie : les lignes de champs sont symétriques par rapport à la droite

joignant les deux charges.

(cid:1) Champ au voisinage immédiat : au voisinage immédiat d’une charge, les

lignes de champs sont radiales et de symétrie sphérique.

(cid:1) Champ en un point éloigné : très loin des deux charges, la carte de

champ doit correspondre à celle d’une charge unique + q ; les lignes de

champs sont donc radiales et divergentes très loin des charges.

(cid:1) Nombre de lignes : les lignes partant de + 2q sont deux fois plus

nombreuses que celles qui arrivent en – q.

Olivier GRANIER

2q

  • q

Olivier GRANIER