ESEN-Manouba Plan du cours Statistique Descriptive & Probabilité
s’intéresse aux étudiants d’une école, l’unité sera l’étudiant.
- Le caractère est une grandeur caractéristique à laquelle on s’intéresse. Un caractère est
un aspect observable du phénomène étudié. L’unité statistique peut être observée selon
plusieurs caractères. Chaque caractère se définit par l’ensemble des modalités.
- Les modalités sont les différentes valeurs ou les différentes situations possibles du
caractère.
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Finalement, si on s’intéresse à une seule variable, on parlera de statistique uni-variée. Si on
s’intéresse à deux ou plusieurs variables, on parlera de statistique multi-variées.
Exemple
L’ensemble des étudiants d’une école peut former une population, un étudiant est l’unité
statistique. Cette unité statistique peut être étudiée selon plusieurs caractères : l’age, la région la
allant de ”a” à ”b” en incluant la valeur de a. Par exemple, le poids, la taille, l’âge, les salaires, ... sont des
caractères qualitatifs continus. En effet, si je dis que je pèse 77 kg, c’est une approximation : je pèse, en
réalité entre 76.5 et 77.5 kg ou entre 76.6 et 77.4 kg ou ...
NB: pour une variable quantitative continue le nombre de classe est donné par la formule
suivante:
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L’objectif de la statistique descriptive est de résumer un échantillon de données. Au départ, on a
l’échantillon et un caractère X supposé quantitatif. On désigne par n l’effectif de l’échantillon (en anglais:
”sample size”). L’effectif est le nombre d’unités statistiques (d’objets, de sujets, de personnes, … ) dans
| x i |
1 | 2 | 3 | 4 | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| ni | 4 | 7 | 5 | 4 | 20 |
Ce tableau montre que nous disposons d’un échantillon de 20 touristes, 4 touristes ont visité une
seule ville, 7 touristes ont visité 2 villes….
p
On appelle fréquence de la modalité xi le rapport définit par: f i [] ni avec p i 1
n i 1
i
i 1 (on
i
1
suppose qu’il y a p modalités).
4
i
On appelle fréquences cumulées croissantes et on note Fi, la somme définie par: Fi
j
Fi f j
.
j
1
La fréquence cumulée est la proportion d’individus ayant une valeur du caractère inférieure ou égale à la
modalité xi. Fi sert notamment à répondre à des questions comme “quelle est la proportion de touriste
visitant moins de 3 villes?”. Elle existe toujours et on peut toujours la calculer. (Voir tableau 2)
Tableau (2) la répartition des touristes selon le nombre de villes visitées.
| x i |
1 | 2 | 3 | 4 | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| ni | 4 |
7 | 5 | 4 | 20 |
| fi | 2,0 20 4 |
0,35 | 0,25 | 0,2 | 1 |
| Fi | 0,2 | 0,55 | 0,8 | 1 |
NB : Sur les différents graphiques statistiques, il faut essayer d’indiquer la légende des axes ainsi que le
nombre d’échantillons observés. Cela rend plus facile la compréhension du graphique.
La courbe en escalier : Nous pouvons également dériver un second graphique de ces tableaux: le
diagramme des fréquences cumulées croissantes ou diagramme cumulatif, où on représente Fi − vs − xi.
Sur le graphique 2, vous remarquerez que “çà monte en escalier”.
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Comme toujours, il va être plus facile de montrer l’approche graphique de réduction des données
de variable continue par un exemple. Dans le tableau brut des données (tableau 3),
- l’unité statistique est les patients entrant à l’hôpital,
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- la variable (continue) est: l’âge en années.
Ces informations sont sous formes des données individuelles. Elles ne sont pas facilement
exploitables. Il est donc nécessaire de les résumées sous forme de tableau qui synthétise ce caractère.
Trier ce tableau sera lourd et peu intéressant (surtout si nous avons énormément de données).
C’est pourquoi nous allons créer un tableau de classes. Dans ce tableau (voir tableau 4), on définit 10
classes (dans la colonne 1) : de 0 à 10 ans, de 10 à 20 ans, ...
Tableau (4): L’âge à l’admission à l’hôpital chez 100 patients
| Classe d’âge | Centre de classe:c i |
Effectif: n i |
Fréquence:f i |
Fréquence cumulée croissante : F=p(Xe) i i |
|---|---|---|---|---|
| [0-10[ | 5 | 22 | 0.22 | 0.22 |
| [10-20[ | 15 | 8 | 0.08 | 0.3 |
| [20-30[ | 25 | 13 | 0.13 | 0.43 |
| [30-40[ | 35 | 10 | 0.1 | 0.53 |
| [40-50[ | 45 | 8 | 0.08 | 0.61 |
| [50-60[ | 55 | 16 | 0.16 | 0.77 |
| [60-70[ | 65 | 7 | 0.07 | 0.84 |
| [70-80[ | 75 | 5 | 0.05 | 0.89 |
| [80-90[ | 85 | 11 | 0.11 | 1 |
| total | 100 | 1 |
7
8
Tableau (5): répartition des employés selon les salaires mensuels
| classe des salaires | a i |
n i |
f i |
f corrigée i |
|---|---|---|---|---|
| [100-120[ | 20 | 30 | 0.06 | 0.300 |
| [120-150[ | 30 | 70 | 0.14 | 0.467 |
| [150-250[ | 100 | 100 | 0.2 | 0.400 |
| [250-350[ | 100 | 100 | 0.2 | 0.200 |
| [350-450[ | 100 | 130 | 0.26 | 0.260 |
| [450-650[ | 200 | 50 | 0.1 | 0.050 |
| [650-1000[ | 350 | 20 | 0.04 | 0.011 |
| total | 500 | 1 | * 1* |
de la série une classe de fréquence nulle.
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| classe des salaires . valeurs et en divisant cette somme par n: ~~x~~ n i ~~x~~ i n i 1 i 1 P3 : La somme des carrés des déviations entre chacune des valeurs d’un ensemble et une valeur x0 est minimum lorsque cette valeur x0 est la moyenne arithmétique de l’ensemble, c'est-à-dire : n x ( xi x 0 [)] 2 x 0 Min ( x x [)] 2 x ~~x~~ ( xi x 0 [)] 2 0 i i i 0 0 1 n n n n f i yi f i ( axi b ) a f i xi b f i a x P4 : Si yi=axi+b alors ~~y~~ f y f ( ax b ) a f x b f a ~~x~~ b ( ax b ) Publicité i i i i i i 1 i 1 i 1 i 1 i i i i 13 2.2.1.3 Autres moyenne: moyenne d’ordre r k La moyenne d’ordre r est donnée par: x ( r ) i 1 x ( r ) fi xir ( r ) f x r . Elle est définie pour toute valeur de r. On i 1 distingue quatre cas : r=-1 on obtient la moyenne harmonique : k 1 H k 1 f i ( i 1 xi 1 ( ) i 1 1 Exemple :
km . h H G ~~x~~ Q 2.2.1.4 La médiane Soit une série statistique classée par ordre de valeurs croissantes ou décroissantes. La médiane notée Me est la valeur de la variable statistique (modalité) qui partage la population en 2 sous groupes de même effectif. 14 Comme pour le mode, le calcul de la moyenne dépend de la nature de la variable étudiée (discrète ou continue). i) Cas d’un caractère discret La détermination de la médiane d’une série statistique discrète nécessite d’abord de ranger cette série par ordre de valeur croissante (ou décroissante). Si la série comporte un nombre impair de valeur, la médiane sera la valeur de la variable à l’intérieur de chaque classe. Ensuite, par interpolation linéaire on calcule avec précision la valeur de la médiane. (C’est à dire partage de l’intervalle en partie proportionnelle). Soit 0 . r=2 2 V ( X ) . 21 3 Caractéristique de forme Outre les mesures de position et de dispersion, on peut chercher à caractériser la forme d’une distribution au moyen d’un indice approprié. Dans cette section on s’intéresse à la mesure de l’asymétrie et de l’aplatissement d’une distribution. 3.1 Coefficient d’asymétrie coefficient est défini par:
22 économiques selon la taille. Les variables statistiques correspondantes sont des variables continues à valeurs positives. Considérons la distribution des salaires avec l’information qui n’a pas encore été utilisé, la masse des salaires correspondante à chaque classe. 23 Tableau : distribution des ouvriers selon les salaires : calcul de la valeur globale relative cumulée croissante.
24 5,0 ,0395 Mle 350 100.( ) 382.012 dinars ,0395 ,0723 Les ouvriers qui touchent un salaire inférieur à la médiale (382.012 dinars) partagent entre eux la moitié de la masse salariale (158750 dinars). 25 4.4 L’indice de concentration a)Définition L’indice de concentration IG, appelé encore indice de Gini, est le double de l’aire comprise entre la courbe de concentration et la première bissectrice. C’est un nombre sans dimension, invariant par changement d’échelle, mais non par changement d’origine, compris entre 0 et 1 T (Grande base petite bas e) hauteur ( Qi Qi 1 ) f i petite bas e) hauteur ( Qi Qi 1 ) 2 2 i i i 1 i 2 K 1 2 S 1 ( Qi Qi 1 ) f i avec Q 0 0et Q k I G 1 2 S 1 ( Qi Qi 1 ) f i 1 2 S 1 ( Qi Qi 1 ) f i avec Q 0 0et Q k 1 i i 1 26 Interprétation Plus la courbe de concentration se rapproche de la première bissectrice plus la répartition est égalitaire. Et plus la courbe s’éloigne de la première bissectrice plus la répartition est concentrée. On distingue 2 cas extrêmes:
première bissectrice: la concentration est nulle (même effectif pour toutes les modalités : n 1 ... k ). OBA: la concentration est parfaite (il j tel que j [] i [][ i=1,…k). ]
Publicité Exemple
K 1 ( Qi Qi 1) f i 1- 0.721 0.279 : il y a une 1 ( Qi Qi 1) f i 1- 0.721 I G 1 ( Qi Qi 1) f i i 1 i 1 27 Le développement de la statistique est une des caractéristiques de notre époque. L’introduction de la statistique dans le système éducatif de notre pays est également un phénomène général. Les disciplines les plus diverses ont accueilli la statistique dans leur enseignement : économie, histoire, géographie, démographie, médecine…. 28 I- Introduction à la notion de probabilité 1- Définition Comme introduction, il est possible de donner au moins deux définitions pour le concept de probabilité : Exemple On lance un dé équilibré à six faces et on définit les événements suivant concernant la face supérieure du dé : A=obtenir la face n 4, B=le numéro obtenu est pair, 29 C=le numéro obtenu est impair, D= le numéro obtenu est strictement supérieur à 3.
b) Opérations sur les probabilités p ( A B ) p ( A / B ) et p ( A B p ( B / A ) p ( A B ) ( B / A ) p ( A ) ( A ) p ( A B ) ( A / B ) p ( B ) ( B ) Ou encore p ( A B ) p ( A / B ). p ( B ) p ( B / A ). p ( A ) 30 Définition L’événement A est dit indépendant de l’événement B si p(A/B)=p(A). Ou encore p ( A B ) p ( A ). p ( B ) iii-Formule des probabilités totales Supposons qu’un événement B peut se réaliser simultanément avec l’un des événements U1, p ( A ) p ( A et U 1 ) p ( A et U 2 ) p ( A et U 3 ) p ( A / U 1 ). p ( U 1 ) p ( A / U 2 ). p ( U 2 ) p ( A / U 3 ). p ( U 3 ) . 2 3 3 1 2 1 2 x x x 3 6 4 3 4 6 3 31 3)Théorème de Bayes On suppose qu’un événement B peut se réaliser simultanément avec l’un des événements U1, U2,…,Un. Les événements Ui sont supposés incompatibles entre eux. On suppose que les probabilités p(Ui) et les probabilités conditionnelles p(B/Ui) sont connues. Le théorème de Bayes nous permet de calculer les probabilités p(Ui/B). p ( B U i ) p ( B / U i ). p ( U i ) (1) Ou encore p ( U / A ) p ( A / U 1 ). p ( U 1 ( U / A ) p ( A / U 1 ). p ( U 1 ) 3 p ( A / U ) p ( U ( A / U ) p ( U ) 1 / A ) 3 1 1 1 1 i 1 Ou encore 2 3 x 3 6 x 3 p ( U / A ) ( U 1 / A ) 2 3 3 1 2 1 x x x 1 2 2 3 3 1 2 1 x x x 3 6 4 3 4 6 x x x 32 Exemple Pour sa production de pièces détachées, une entreprise peut utiliser soit une machine M1 contrôlée électroniquement, soit M2 contrôlée manuellement. D’après le service technique de l’usine 5% et 20% des pièces fabriquées respectivement par M1 et M2 sont défectueuses. 75% de la production de l’usine est faite avec la machine M1. 1-une pièce a été retirée des stocks de l’usine. Calculer la probabilité pour qu’elle soit défectueuse. 2-une pièce a été retournée par un client parce qu’elle s’est avérée défectueuse. Donner la 33 1-Cadre Général Trois concepts sont souvent à l’origine des confusions dans la théorie de probabilité. Il s’agit " d’expérience aléatoire ", de " variable aléatoire " et, enfin de " loi de probabilité ". Essayons de donner, en premier lieu, les définitions de ces concepts. que : pièce. Tableau 1 : Loi de probabilité dans le cas du lancer d’une pièce de monnaie
Dans la suite, nous retenons uniquement les deux dernières lignes du tableau précédent. 2-Variables aléatoires discrètes a-Présentation 34 Le plus souvent, l’étude des variables aléatoires discrètes se limites aux cas des variables dont le nombre de cas possibles est fini. Exemple On lance un dé et on définit la variable aléatoire X comme le numéro de la face supérieure obtenue. Le domaine de définition de X est donné par E={1,2,3,4,5,6}. Donner la loi de probabilité de X revient à donner, en plus des valeurs possibles de X, les probabilités de réalisation de chacun des événements de E. Le tableau suivant donne la loi de probabilité du lancer d’un dé. Tableau 2 : Loi de probabilité dans le cas du lancer d’un dé
La fonction de répartition F d’une variable aléatoire X est définie par: F(xi)=p(Xxi) définition française ; F(xi)=p(Xxi) définition anglo-saxonne. Dans la suite, c’est la première définition qui sera utilisée. Une fonction de répartition F doit toujours satisfaire aux conditions suivantes : Publicité 1-elle doit prendre ses valeurs dans [0,1]. (0 F(xi) 1) 35 2-elle doit être une fonction non décroissante (c'est-à-dire croissante ou constante). Si x1 x2 alors F(x1) F(x2), 3-si les valeurs possibles de X sont connues et égales à x1, x2….,xn alors : F(xi)=0 xi ]-, x1] F(xi)=1 xi i ( X ) p ( X x ) i 1 i 1 Et d’une manière générale l’espérance d’ordre k est donnée par : n ( X k ) p ( X x ) x k . p ( X E ( X k ) p ( X xi ) xik i 1 i 1 propriétés Exemple
1
37 E ( X ) x . p ( X x ) =-0.15 E ( X 2 ) x 2 p ( X x ) =2.87
a) E ( Y ) y . p ( Y y ) 4.61
La nullité de la covariance est une propriété de variables aléatoires indépendantes. 38 iv-Les moments d’ordre k La notion de moment généralise la notion de l’espérance E(X) pour calculer E(X [2] ), E(X [3] ),…,E(X ),… Pour une variable aléatoire X, on définie : -son moment simple d’ordre k par mk= E(X ) et ; -son moment centré d’ordre k par Mk= E . Les différents moments d’une variable aléatoire peuvent être obtenus directement à partir de sa fonction génératrice des moments. On calcule les dérivées successives par rapport à t de Mx(t) définie par : 2 2 3 3 t 2 E ( X 2 ) t 3 E ( X 3 ) M x ( t ) E ( etX ) 1 tE ( X ) t 2 E ( X 2 ) ( t ) E ( etX ) 1 tE ( X ) ( X 3 ) ....) 3 2 39 Pour écrire : M x ( t ) 2 t E ( X 2 ) 3 t 2 E ( X 3 ) E ( X ) t 2 3 ( t ) 2 t E ( X 2 ) E ( X ) .... 3 M x ( t 2 2 3 3 t 2 E ( X 3 ) 2 2 M x ( t ) E ( X 2 ) tE ( X 3 ) 12 t 2 E ( X t 2 4 2 M x ( t x ( t ) E ( X 2 ) tE ( X 3 ) 12 t 2 E ( X 3 ) 2 .... 4 x E ( X 2 ) tE ( X 3 ) t 2 4 t 3 3 M x ( t 3 t 3 …………ect différents moments. M x ( t ) E ( X ) t i-Loi de Bernoulli suivante :
V(X)= 1 [2] xp+0 [2] q-p [2] =p-p [2] =p(1-p)=pq. Mx(t)=pe +qe [0] =q+ pe Exemple On lance un dé, et on s’intéresse au numéro de la face supérieure obtenue. Soit X l’événement "obtenir un nombre inférieur ou égal à 4". 40 Donner la loi de probabilité de X.
ii-Loi binomiale expériences. Elle sera notée : X B(n,p) Exemple des 3 lancers sont: PPP, PPF, PFP, PFF, FFF, FFP, FPF, FPP. probabilité de cette variable aléatoire :
( p q ) n 1 n 1 tirages avec remise d’une boule de l’urne. Soit X l’événement "tirer une boule rouge". 1- Quelle est la loi de X, E(X), et V(X). 2- Calculer la probabilité de tirer exactement 15 fois une boule rouge. 3- Calculer la probabilité de tirer aux moins deux fois une boule rouge. Correction 1- X B(40, p=70/100). Publicité 41 15 15 40 15 2- p ( X 15) C 40 (7,0) ()3,0 . 40 3- p ( X 2) C 40 k (7,0) k ()3,0 40 k 1 2) C k (7,0) k ()3,0 40 k 1 1 p ( X 2) C k (7,0) k ()3,0 40 k 1 C ( X 2) C 40 k (7,0) k ()3,0 40 k 1 C 40 k (7,0) k (3,0) 40 k (7,0) k (3,0) 40 k k 40 k 2 0 k k 1 C 400 (7,0)0 ()3,0 40 C 401 (7,0)1 ()3,0 40 1 Résultat Si X suit une loi binomiale de paramètre n et p, alors elle peut être écrite comme la somme de n p ( X k ) e k e k k e e k ! k 0 k p ( X k ) e k k ) e 0 k 0 k 0 ( X k ) e 1 k 0 k ! k 0 k ! k k 0 k Résultat L’espérance, la variance et la fonction génératrice des moments d’une variable aléatoire qui suit une loi de Poisson de paramètre sont respectivement : 42 E ( X ) V ( X ) M X ( t ) e ( et e ( et ( t ) e ( e 1) Exemple Le matin durant une heure, en moyenne 5 appels sont réalisés à partir d‘une cabine téléphonique. Comment trouver qu’il y ait, exactement 3 appels de cette cabine durant une heure donnée. q V ( X ) p 2 V-Loi hypergéométrique Une urne contient N boules est composée de : 43 -Np boules d’une couleur donnée, noire par exemple et de ; -Nq boules d’autres couleurs (autres que la noire). Les boules de couleur noire sont en proportion p=Np/N et les autres en proportion 1-p=Nq/N. Si on réalise n tirages sans remise de l’urne et on définie par X le nombre de boules obtenues après les n tirages sans remise alors on dit que X suit une loi hypergéométrique de paramètres N, n et p (avec p=Np/N). Elle sera notée : La loi binomiale et la loi hypergéométrique sont toutes les deux basées sur des suites de variables aléatoires de Bernoulli. Mais les deux lois différent du fait que : -La loi binomiale suppose une même loi de Bernoulli quel que soit le nombre d’expérience réalisées, ce qui donne comme conséquence la constance de la probabilité p. -pour la loi hypergéométrique, elle utilise des lois de mais différentes d’une expérience à une autre et évidemment les probabilités p différent d’une expérience à une autre. 44
45 1- Définition d’une fonction de densité Une variable aléatoire X est dite continue si elle peut prendre toutes ou presque toutes les valeurs d’un intervalle et s’il existe une fonction f appelée fonction de densité, telle que la probabilité pour que X prenne une certaine valeur dans un intervalle soit égale à : b x
Comme dans le cas discret, les variables aléatoires continues seront caractérisées essentiellement par leurs espérances et leurs variances. Néanmoins, d’autres caractéristiques telles que la médiane, le mode etc.… peuvent être calculées. 3-L’espérance mathématique et la variance 46 Définition L’espérance mathématique d’une variable aléatoire X, notée E(X), est la moyenne arithmétique des valeurs possibles de X pondérées par leurs probabilités correspondantes. Dans le cas d’une variable aléatoire X continue, l’espérance sera donnée par : E ( X ) xf ( x ) d ( x ) Et d’une manière générale l’espérance d’ordre k est donnée par : E ( X t 2 E ( X t 3 ,…… M x ( t ) t 2 M x ( t ) t 3 , 3 M x ( t ) E ( X 3 ) 3 3 M x ( t ) E ( X ) t , 2 M x ( t ) E ( X 2 ) 2 2 47 48 |
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