Plan du cours: Statistique Descriptive & Probabilité

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Plan du cours: Statistique Descriptive & Probabilité

Statistique, Probabilité, Mathématiques · course

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ESEN-Manouba Plan du cours Statistique Descriptive & Probabilité

s’intéresse aux étudiants d’une école, l’unité sera l’étudiant.

 - Le caractère est une grandeur caractéristique à laquelle on s’intéresse. Un caractère est

un aspect observable du phénomène étudié. L’unité statistique peut être observée selon

plusieurs caractères. Chaque caractère se définit par l’ensemble des modalités.

 - Les modalités sont les différentes valeurs ou les différentes situations possibles du

caractère.

2

Finalement, si on s’intéresse à une seule variable, on parlera de statistique uni-variée. Si on

s’intéresse à deux ou plusieurs variables, on parlera de statistique multi-variées.

Exemple

L’ensemble des étudiants d’une école peut former une population, un étudiant est l’unité

statistique. Cette unité statistique peut être étudiée selon plusieurs caractères : l’age, la région la

allant de ”a” à ”b” en incluant la valeur de a. Par exemple, le poids, la taille, l’âge, les salaires, ... sont des

caractères qualitatifs continus. En effet, si je dis que je pèse 77 kg, c’est une approximation : je pèse, en

réalité entre 76.5 et 77.5 kg ou entre 76.6 et 77.4 kg ou ...

NB: pour une variable quantitative continue le nombre de classe est donné par la formule

suivante:

3

L’objectif de la statistique descriptive est de résumer un échantillon de données. Au départ, on a

l’échantillon et un caractère X supposé quantitatif. On désigne par n l’effectif de l’échantillon (en anglais:

”sample size”). L’effectif est le nombre d’unités statistiques (d’objets, de sujets, de personnes, … ) dans

x
i
1 2 3 4 Total
ni 4 7 5 4 20

Ce tableau montre que nous disposons d’un échantillon de 20 touristes, 4 touristes ont visité une

seule ville, 7 touristes ont visité 2 villes….

p

On appelle fréquence de la modalité xi le rapport définit par: f i [] ni avec  p i  1

n i  1

 i 

i  1 (on

i

1

suppose qu’il y a p modalités).

4

i

On appelle fréquences cumulées croissantes et on note Fi, la somme définie par: Fi  

j

Fif j

.

j

1

La fréquence cumulée est la proportion d’individus ayant une valeur du caractère inférieure ou égale à la

modalité xi. Fi sert notamment à répondre à des questions comme “quelle est la proportion de touriste

visitant moins de 3 villes?”. Elle existe toujours et on peut toujours la calculer. (Voir tableau 2)

Tableau (2) la répartition des touristes selon le nombre de villes visitées.

x
i
1 2 3 4 Total
ni 4
7 5 4 20
fi 2,0
20
4 
0,35 0,25 0,2 1
Fi 0,2 0,55 0,8 1

NB : Sur les différents graphiques statistiques, il faut essayer d’indiquer la légende des axes ainsi que le

nombre d’échantillons observés. Cela rend plus facile la compréhension du graphique.

La courbe en escalier : Nous pouvons également dériver un second graphique de ces tableaux: le

diagramme des fréquences cumulées croissantes ou diagramme cumulatif, où on représente Fi − vs − xi.

Sur le graphique 2, vous remarquerez que “çà monte en escalier”.

5

Comme toujours, il va être plus facile de montrer l’approche graphique de réduction des données

de variable continue par un exemple. Dans le tableau brut des données (tableau 3),

 - l’unité statistique est les patients entrant à l’hôpital,

6

 - la variable (continue) est: l’âge en années.

Ces informations sont sous formes des données individuelles. Elles ne sont pas facilement

exploitables. Il est donc nécessaire de les résumées sous forme de tableau qui synthétise ce caractère.

Trier ce tableau sera lourd et peu intéressant (surtout si nous avons énormément de données).

C’est pourquoi nous allons créer un tableau de classes. Dans ce tableau (voir tableau 4), on définit 10

classes (dans la colonne 1) : de 0 à 10 ans, de 10 à 20 ans, ...

Tableau (4): L’âge à l’admission à l’hôpital chez 100 patients

Classe d’âge Centre de classe:c
i
Effectif: n
i
Fréquence:f
i
Fréquence cumulée croissante :
F=p(Xe)
i i
[0-10[ 5 22 0.22 0.22
[10-20[ 15 8 0.08 0.3
[20-30[ 25 13 0.13 0.43
[30-40[ 35 10 0.1 0.53
[40-50[ 45 8 0.08 0.61
[50-60[ 55 16 0.16 0.77
[60-70[ 65 7 0.07 0.84
[70-80[ 75 5 0.05 0.89
[80-90[ 85 11 0.11 1
total 100 1

7

8

Tableau (5): répartition des employés selon les salaires mensuels

classe des salaires a
i
n
i
f
i
f corrigée
i
[100-120[ 20 30 0.06 0.300
[120-150[ 30 70 0.14 0.467
[150-250[ 100 100 0.2 0.400
[250-350[ 100 100 0.2 0.200
[350-450[ 100 130 0.26 0.260
[450-650[ 200 50 0.1 0.050
[650-1000[ 350 20 0.04 0.011
total 500 1 * 1*

de la série une classe de fréquence nulle.

9

classe des salaires
.

valeurs et en divisant cette somme par n: ~~x~~ 

n i

~~x~~  i n i  1

i

1

P3 : La somme des carrés des déviations entre chacune des valeurs d’un ensemble et une valeur

x0 est minimum lorsque cette valeur x0 est la moyenne arithmétique de l’ensemble, c'est-à-dire :

n

x  ( xi  x 0 [)] 2  x 0 

Min ( xx [)] 2  x  ~~x~~

( xix 0 [)] 2

0

i

i

i 0 0

1

n

n

n

n

  f i yi  f i ( axi  b )  a  f i xi  b  f i  a x 

P4 : Si yi=axi+b alors ~~y~~  f yf ( axb )  a f xb fa ~~x~~  b

( axb )

Publicité

i i i i i

i  1 i  1 i  1 i  1

i

i

i

i

13

2.2.1.3 Autres moyenne: moyenne d’ordre r

k

La moyenne d’ordre r est donnée par: x ( r ) 

i  1

x ( r )  fi xir

( r )  f x r . Elle est définie pour toute valeur de r. On

i

1

distingue quatre cas :

r=-1 on obtient la moyenne harmonique :

k

1

Hk 1

f i (

i  1 xi

1 ( )

i  1

1

Exemple :

suivantes: Col2 Col3 Col4
I 1 2 3
Distance di (km) 20 70 10
Vitesse vi (km/h) 50 110 40

km . h

HG  ~~x~~  Q

2.2.1.4 La médiane

Soit une série statistique classée par ordre de valeurs croissantes ou décroissantes. La médiane

notée Me est la valeur de la variable statistique (modalité) qui partage la population en 2 sous groupes de

même effectif.

14

Comme pour le mode, le calcul de la moyenne dépend de la nature de la variable étudiée

(discrète ou continue).

i) Cas d’un caractère discret

La détermination de la médiane d’une série statistique discrète nécessite d’abord de ranger cette

série par ordre de valeur croissante (ou décroissante).

Si la série comporte un nombre impair de valeur, la médiane sera la valeur de la variable

à l’intérieur de chaque classe. Ensuite, par interpolation linéaire on calcule avec précision la valeur de la

médiane. (C’est à dire partage de l’intervalle en partie proportionnelle).

Soit 0 .

  • r=2   2  V ( X ) .

  • 21

    3 Caractéristique de forme

    Outre les mesures de position et de dispersion, on peut chercher à caractériser la forme d’une

    distribution au moyen d’un indice approprié. Dans cette section on s’intéresse à la mesure de l’asymétrie

    et de l’aplatissement d’une distribution.

    3.1 Coefficient d’asymétrie

    coefficient est défini par:

    Col1 Col2 3 3    F S Col4 Col5






    Coefficient de Yule Coefficient de Pearson ~~x~~ , Mo, Mé
    Distribution symétrique Sy = 0 Sp = 0 ~~x ~~* Mo *
    Distribution dissymétrique étalée vers
    la droite (dissymétrie positive)
    Sy  0 Sp  0 ~~x ~~* Mé *Mo

    22

    économiques selon la taille.

    Les variables statistiques correspondantes sont des variables continues à valeurs positives.

    Considérons la distribution des salaires avec l’information qui n’a pas encore été utilisé, la masse

    des salaires correspondante à chaque classe.

    23

    Tableau : distribution des ouvriers selon les salaires : calcul de la valeur globale relative cumulée croissante.

    Classe des salaires C
    i
    n
    i
    VG=cn
    i i i
    = q
    VG i
    i
    VGT
    Q
    i
    F
    i
    Centre de
    classe
    effectif Valeur
    globale: VG
    Valeur globale
    relative: VGR
    Valeur globale relative
    cumulée croissante
    Fréquence cumulée
    croissante
    [100-120[ 110 30 3300 0.021 0.021 0.06
    [120-150[ 135 70 9450 0.060 0.080 0.2
    [150-250[ 200 100 20000 0.126 0.206 0.4
    [250-350[ 300 100 30000 0.189 0.395 0.6
    [350-450[ 400 130 52000 0.328 0.723 0.86
    [450-650[ 550 50 27500 0.173 0.896 0.96
    [650-1000[ 825 20 16500 0.104 1 1
    total 500 158750 1

    24

    5,0 ,0395 Mle  350  100.( )  382.012 dinars

    ,0395 ,0723

    Les ouvriers qui touchent un salaire inférieur à la médiale (382.012 dinars) partagent entre eux la

    moitié de la masse salariale (158750 dinars).

    25

    4.4 L’indice de concentration

    a)Définition

    L’indice de concentration IG, appelé encore indice de Gini, est le double de l’aire comprise entre la

    courbe de concentration et la première bissectrice. C’est un nombre sans dimension, invariant par

    changement d’échelle, mais non par changement d’origine, compris entre 0 et 1

    T(Grande basepetite bas e) hauteur  ( QiQi  1 ) f i

    petite bas e) hauteur  ( QiQi  1 )

    2 2

    i   i i  1 i

    2

    K

     1  2 S  1  ( QiQi  1 ) f i avec Q 0  0et Q k 

    I G  1  2 S  1  ( QiQi  1 ) f i

    1  2 S  1  ( QiQi  1 ) f i avec Q 0  0et Q k  1

    i

    i

    1

    26

    Interprétation

    Plus la courbe de concentration se rapproche de la première bissectrice plus la répartition est

    égalitaire. Et plus la courbe s’éloigne de la première bissectrice plus la répartition est concentrée. On

    distingue 2 cas extrêmes:

    • L’indice de concentration est égal à zéro si la courbe de concentration est confondue avec la

    première bissectrice: la concentration est nulle (même effectif pour toutes les modalités

    : n 1  ...  k ).

    OBA: la concentration est parfaite (il  j tel que j [] i [][ i=1,…k). ]

    I
    G
    0 ]0 - 0.4] ]0.4 - 0.6] ]0.6 - 1[ 1
    La concentration est: nulle faible moyenne forte parfaite

    Publicité

    Exemple

    Classe des
    salaires
    f
    i
    Q
    i
    Col4 Col5
    [100-120[ 0.06 0.021 f1(Q1+0) 0.001
    [120-150[ 0.14 0.080 f2(Q1+Q2) 0.014
    [150-250[ 0.2 0.206 f3(Q3+Q2) 0.057
    [250-350[ 0.2 0.395 f4(Q3+Q2) 0.120
    [350-450[ 0.26 0.723 f5(Q5+Q4) 0.291
    [450-650[ 0.1 0.896 f6(Q6+Q5) 0.162
    [650-1000[ 0.04 1 f7(Q7+1) 0.076
    total 1 0.721

    K

    1   ( Qi  Qi  1) f i  1- 0.721  0.279 : il y a une

     1  ( QiQi  1) f i  1- 0.721 

    I G  1  ( QiQi  1) f i

    i  1

    i

    1

    27

    Le développement de la statistique est une des caractéristiques de notre époque. L’introduction de la statistique dans le système éducatif de notre pays est également un phénomène général. Les disciplines les plus diverses ont accueilli la statistique dans leur enseignement : économie, histoire, géographie, démographie, médecine….

    28

    I- Introduction à la notion de probabilité

    1- Définition Comme introduction, il est possible de donner au moins deux définitions pour le concept de probabilité :

    Exemple

    On lance un dé équilibré à six faces et on définit les événements suivant concernant la face supérieure du dé :

    A=obtenir la face n 4, B=le numéro obtenu est pair,

    29

    C=le numéro obtenu est impair, D= le numéro obtenu est strictement supérieur à 3.

    • A, B, C et D sont tous des événements.

    • A est un événement élémentaire.

    • B et C sont des événements incompatibles.

    • A et B ne sont pas incompatibles, il est de même pour C et D et pour B et D.

    b) Opérations sur les probabilités

    p ( AB ) p ( A / B )  et

    p ( AB p ( B / A ) 

    p ( AB )

    ( B / A )  p ( A )

    ( A )

    p ( AB )

    ( A / B )  p ( B )

    ( B )

    Ou encore

    p ( AB )  p ( A / B ). p ( B )  p ( B / A ). p ( A )

    30

    Définition

    L’événement A est dit indépendant de l’événement B si p(A/B)=p(A). Ou encore

    p ( AB )  p ( A ). p ( B )

    iii-Formule des probabilités totales

    Supposons qu’un événement B peut se réaliser simultanément avec l’un des événements U1,

    p ( A )  p ( A et U 1 )  p ( A et U 2 )  p ( A et U 3 )

    p ( A / U 1 ). p ( U 1 )  p ( A / U 2 ). p ( U 2 )  p ( A / U 3 ). p ( U 3 ) .

    2 3 3 1 2 1 2  xxx  3 6 4 3 4 6 3

    31

    3)Théorème de Bayes

    On suppose qu’un événement B peut se réaliser simultanément avec l’un des événements U1, U2,…,Un. Les événements Ui sont supposés incompatibles entre eux.

    On suppose que les probabilités p(Ui) et les probabilités conditionnelles p(B/Ui) sont connues. Le théorème de Bayes nous permet de calculer les probabilités p(Ui/B).

    p ( BU i )  p ( B / U i ). p ( U i ) (1)

    Ou encore

    p ( U / A )  p ( A / U 1 ). p ( U 1

    ( U / A )  p ( A / U 1 ). p ( U 1 )

     3

    p ( A / U ) p ( U

    ( A / U ) p ( U )

    1 / A )  3 1 1

    1 1

    i

     1

    Ou encore

    2 3

    x

    3 6

    x

    3

    p ( U / A ) 

    ( U 1 / A )  2 3 3 1 2 1 

    xxx

    1 2

    2 3 3 1 2 1

    xxx

    3 6 4 3 4 6

    xxx

    32

    Exemple Pour sa production de pièces détachées, une entreprise peut utiliser soit une machine M1 contrôlée électroniquement, soit M2 contrôlée manuellement. D’après le service technique de l’usine 5% et 20% des pièces fabriquées respectivement par M1 et M2 sont défectueuses. 75% de la production de l’usine est faite avec la machine M1.

    1-une pièce a été retirée des stocks de l’usine. Calculer la probabilité pour qu’elle soit défectueuse.

    2-une pièce a été retournée par un client parce qu’elle s’est avérée défectueuse. Donner la

    33

    1-Cadre Général

    Trois concepts sont souvent à l’origine des confusions dans la théorie de probabilité. Il s’agit " d’expérience aléatoire ", de " variable aléatoire " et, enfin de " loi de probabilité ". Essayons de donner, en premier lieu, les définitions de ces concepts.

    que :

    pièce.

    Tableau 1 : Loi de probabilité dans le cas du lancer d’une pièce de monnaie

    Résultats de l’expérience Pile Face
    Les valeurs associées aux résultats
    possibles
    0 1
    Les probabilités de réalisation des
    résultats p(X=x)
    0.5 0.5 1

    Dans la suite, nous retenons uniquement les deux dernières lignes du tableau précédent.

    2-Variables aléatoires discrètes

    a-Présentation

    34

    Le plus souvent, l’étude des variables aléatoires discrètes se limites aux cas des variables dont le nombre de cas possibles est fini.

    Exemple On lance un dé et on définit la variable aléatoire X comme le numéro de la face supérieure obtenue. Le domaine de définition de X est donné par E={1,2,3,4,5,6}.

    Donner la loi de probabilité de X revient à donner, en plus des valeurs possibles de X, les probabilités de réalisation de chacun des événements de E.

    Le tableau suivant donne la loi de probabilité du lancer d’un dé.

    Tableau 2 : Loi de probabilité dans le cas du lancer d’un dé

    x 1 2 3 4 5 6 pi
    P(X=x) 1/6 1/6 1/6 1/6 1/6 1/6 1

    La fonction de répartition F d’une variable aléatoire X est définie par:

    F(xi)=p(Xxi) définition française ; F(xi)=p(Xxi) définition anglo-saxonne.

    Dans la suite, c’est la première définition qui sera utilisée. Une fonction de répartition F doit toujours satisfaire aux conditions suivantes :

    Publicité

    1-elle doit prendre ses valeurs dans [0,1]. (0 F(xi) 1)

    35

    2-elle doit être une fonction non décroissante (c'est-à-dire croissante ou constante). Si x1  x2 alors F(x1)  F(x2),

    3-si les valeurs possibles de X sont connues et égales à x1, x2….,xn alors : F(xi)=0  xi  ]-, x1] F(xi)=1  xi  i

    ( X )  p ( Xx )

    i  1

    i

    1

    Et d’une manière générale l’espérance d’ordre k est donnée par :

    n

    ( X k )  p ( Xx ) x k .

    p ( X

    E ( X k )  p ( Xxi ) xik

    i  1

    i

    1

    propriétés

    Exemple

    X -3 -2 -1 0 1 2 3
    p(X=x) 0.1 0.15 0.12 0.32 0.13 0.1 0.08 1
    x.p(X=x)
    -0.3 -0.3 -0.12 0 0.13 0.2 0.24 -0.15
    x2.p(X=x)
    0.9 0.6 0.12 0 0.13 0.4 0.72 2.87
    y=3.x~~2~~-4 23 8 -1 -4 -1 8 23

    1

    x
    i
    -3 -2 -1 0 1 2 3
    P(X=xi) 0.1 0.15 0.12 0.32 0.13 0.10 0.08

    37

    E ( X )  x . p ( Xx ) =-0.15

    E ( X 2 )  x 2 p ( Xx ) =2.87

    2- Col2 Col3 Col4 Col5 Col6
    _Y _ -4 -1 8 23
    p(Y=y) 0.32 0.25 0.25 0.18 1
    y.p(Y=y) -1.28 -0.25 2 4.14 4.61

    a) E ( Y )  y . p ( Yy )  4.61

    • Si Y=ax+b alors V(Y)=a [2] V(X).

    • Si Z=Y+X alors V(Z)=V(X)+V(Y)+2Cov(X,Y).

    • Si Z=Y-X alors V(Z)=V(X)+V(Y)-2Cov(X,Y).

    • Si X et Y sont indépendantes, les deux dernières propriétés deviennent : Z=Y+X alors V(Z)=V(X)+V(Y). Z=Y-X alors V(Z)=V(X)+V(Y).

    La nullité de la covariance est une propriété de variables aléatoires indépendantes.

    38

    iv-Les moments d’ordre k La notion de moment généralise la notion de l’espérance E(X) pour calculer E(X [2] ), E(X [3] ),…,E(X ),…

    Pour une variable aléatoire X, on définie : -son moment simple d’ordre k par mk= E(X ) et ; -son moment centré d’ordre k par Mk= E .

    Les différents moments d’une variable aléatoire peuvent être obtenus directement à partir de sa fonction génératrice des moments.

    On calcule les dérivées successives par rapport à t de Mx(t) définie par :

    2 2 3 3

    t 2 E ( X 2 ) t 3 E ( X 3 ) M x ( t )  E ( etX )  1  tE ( X )   

    t 2 E ( X 2 )

    ( t )  E ( etX )  1  tE ( X ) 

    ( X 3 )

     ....)

    3

    2

    39

    Pour écrire :

    M x ( t ) 2 t E ( X 2 ) 3 t 2 E ( X 3 )  E ( X )     t 2 3

    ( t ) 2 t E ( X 2 )

    E ( X ) 

     ....

    3

    M x ( t

    2 2 3

    3 t 2 E ( X 3 )

    2

     2 M x ( t )  E ( X 2 )  tE ( X 3 )  12 t 2 E ( X

    t 2 4

    2

    M x ( t

    x ( t )  E ( X 2 )  tE ( X 3 )  12 t 2 E ( X 3 )

    2

     ....

    4

    xE ( X 2 )  tE ( X 3 )  

    t 2 4

    t 3

    3

    M x ( t

    3

    t 3

    …………ect

    différents moments.

    M x ( t )  E ( X )  t

    i-Loi de Bernoulli

    suivante :

    Résultats possibles de l’expérience Succès Echec Col4
    xi : valeurs possible de X 1 0
    p(X=xi) p q=1-p 1

    V(X)= 1 [2] xp+0 [2] q-p [2] =p-p [2] =p(1-p)=pq.

    Mx(t)=pe +qe [0] =q+ pe

    Exemple

    On lance un dé, et on s’intéresse au numéro de la face supérieure obtenue. Soit X l’événement "obtenir un nombre inférieur ou égal à 4".

    40

    Donner la loi de probabilité de X.

    Résultats du dé  4  4 Col4
    xi : valeurs possible de X 1 0 pi
    p(X=xi) 4/6 2/6 1

    ii-Loi binomiale

    expériences. Elle sera notée :

    X  B(n,p) Exemple

    des 3 lancers sont: PPP, PPF, PFP, PFF, FFF, FFP, FPF, FPP.

    probabilité de cette variable aléatoire :

    x
    i
    0 1 2 3 p
    i
    P(X=xi) 1/8 3/8 3/8 1/8 1

    ( pq ) n  1 n  1

    tirages avec remise d’une boule de l’urne. Soit X l’événement "tirer une boule rouge".

    1- Quelle est la loi de X, E(X), et V(X). 2- Calculer la probabilité de tirer exactement 15 fois une boule rouge. 3- Calculer la probabilité de tirer aux moins deux fois une boule rouge.

    Correction

    1- X  B(40, p=70/100).

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    41

    15 15 40  15 2- p ( X  15)  C 40 (7,0) ()3,0 .

    40

    3- p ( X  2)   C 40 k (7,0) k ()3,0 40  k  1 

     2)  C k (7,0) k ()3,0 40  k  1 

    1

    p ( X  2)  C k (7,0) k ()3,0 40  k  1  C

    ( X  2)  C 40 k (7,0) k ()3,0 40  k  1  C 40 k (7,0) k (3,0)

    40 k (7,0) k (3,0) 40

    k k 40  k

    2

    0

    k

    k

     1  C 400 (7,0)0 ()3,0 40  C 401 (7,0)1 ()3,0 40  1

    Résultat Si X suit une loi binomiale de paramètre n et p, alors elle peut être écrite comme la somme de n

    p ( Xk )   e  ke    k

     

    k

      e  

    e

    k ! k  0 k

    p ( Xk )   e 

      

    k

    k )   e  

    0 k  0 k  0

    ( Xk )   e  1

    k  0 k ! k  0 k !

    k

    k  0 k

    Résultat

    L’espérance, la variance et la fonction génératrice des moments d’une variable aléatoire qui suit une loi de Poisson de paramètre  sont respectivement :

    42

    E ( X )   V ( X )  

    M X ( t )  e  ( et

    e  ( et

    ( t )  e  ( e  1)

    Exemple Le matin durant une heure, en moyenne 5 appels sont réalisés à partir d‘une cabine téléphonique. Comment trouver qu’il y ait, exactement 3 appels de cette cabine durant une heure donnée.

    q V ( X ) 

    p 2

    V-Loi hypergéométrique

    Une urne contient N boules est composée de :

    43

    -Np boules d’une couleur donnée, noire par exemple et de ; -Nq boules d’autres couleurs (autres que la noire).

    Les boules de couleur noire sont en proportion p=Np/N et les autres en proportion 1-p=Nq/N.

    Si on réalise n tirages sans remise de l’urne et on définie par X le nombre de boules obtenues après les n tirages sans remise alors on dit que X suit une loi hypergéométrique de paramètres N, n et p (avec p=Np/N). Elle sera notée :

    La loi binomiale et la loi hypergéométrique sont toutes les deux basées sur des suites de variables aléatoires de Bernoulli. Mais les deux lois différent du fait que :

    -La loi binomiale suppose une même loi de Bernoulli quel que soit le nombre d’expérience réalisées, ce qui donne comme conséquence la constance de la probabilité p.

    -pour la loi hypergéométrique, elle utilise des lois de mais différentes d’une expérience à une autre et évidemment les probabilités p différent d’une expérience à une autre.

    44

    Col1 Expérience aléatoire et la probabilité
    correspondante
    Espérance
    mathématique
    variance Fonction génératrice
    des moments

    Loi de
    Bernoulli

    k
    kq
    p
    k
    X
    p



    1
    )
    (
    avec
    k={0,1}

    E(X)= p

    V(X)
    = pq.


    Mx(t)=q+ pet

    Loi
    binomiale
    k
    n
    k
    k
    n
    q
    p
    C
    k
    X
    p


    )
    (
    np
    X
    E

    )
    (
    npq
    X
    V

    )
    (
    n
    t
    x
    pe
    q
    t
    M
    )
    (
    )
    (



    Loi de
    Poisson




    ,...,
    1,0
    )
    (
    k
    avec
    k
    e
    k
    X
    p
    k





    )
    (X
    E



    )
    (X
    V

    )
    1
    (
    )
    (


    te
    X
    e
    t
    M

    Loi
    hypergéo
    métrique
    n
    N
    k
    n
    N
    k
    N
    C
    C
    C
    k
    X
    p
    q
    p


    )
    (
    np
    X
    E

    )
    (
    N

    N
    X
    V

    )
    (



    n
    1

    45

    1- Définition d’une fonction de densité Une variable aléatoire X est dite continue si elle peut prendre toutes ou presque toutes les valeurs d’un intervalle et s’il existe une fonction f appelée fonction de densité, telle que la probabilité pour que X prenne une certaine valeur dans un intervalle soit égale à :

    b

    

    x

    1. soit non décroissante, c'est-à-dire croissante ou constante.

    Comme dans le cas discret, les variables aléatoires continues seront caractérisées essentiellement par leurs espérances et leurs variances. Néanmoins, d’autres caractéristiques telles que la médiane, le mode etc.… peuvent être calculées.

    3-L’espérance mathématique et la variance

    46

    Définition L’espérance mathématique d’une variable aléatoire X, notée E(X), est la moyenne arithmétique des valeurs possibles de X pondérées par leurs probabilités correspondantes.

    Dans le cas d’une variable aléatoire X continue, l’espérance sera donnée par :

    

    E ( X )   xf ( x ) d ( x )

    

    Et d’une manière générale l’espérance d’ordre k est donnée par :

    E ( X

    t 2

    E ( X

    t 3

    ,……

    M x ( t )   t 2

    M x ( t )   t 3

    ,  3 M x ( t )  E ( X 3 ) 3

    3

    M x ( t )  E ( X )  t

    ,  2 M x ( t )  E ( X 2 ) 2

    2

    47

    48