PCSI 1 - Physique

Physics, Magnetism · course

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Lycée Clemenceau

PCSI 1 -Physique

Lycée

Clemenceau

PCSI 1 (O.Granier)

Le champ magnétique

La loi de Biot et Savart

Olivier GRANIER

Lycée Clemenceau

PCSI 1 -Physique

I – Présentation du champ magnétique

1 - Introduction :

L’électrostatique est l’étude des interactions entre particules chargées

immobiles.

La magnétostatique est l’étude des interactions entre particules chargées

en mouvement (en régime indépendant du temps).

Certains corps aimantés (comme la magnétite, Fe3O4) attire le fer.

L’acier, par frottement contre un aimant naturel, acquiert des propriétés

équivalentes.

Des conducteurs parcourus par des courants sont également sources de

champs magnétiques.

Olivier GRANIER

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Les interactions électriques et magnétiques

sont étroitement liées (exemple :

phénomène d’induction).

Elles représentent deux aspects différents

d’une seule propriété de la matière : sa

charge électrique.

charge électrique.

Le magnétisme est une manifestation des

charges électriques en mouvement.

(Ci-contre : lignes du champ magnétique

créé par un barreau aimanté)

Olivier GRANIER

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Lignes de champ magnétique, pôle nord, pôle sud :

Olivier GRANIER

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Champ magnétique terrestre :

Il ressemble à celui d’un barreau

aimanté incliné.

Une aiguille de boussole s’aligne

dans la direction du champ,

dans la direction du champ,

approximativement vers le pôle nord

approximativement vers le pôle nord

géographique, qui n’est pas très loin

du pôle magnétique sud de la Terre.

Ce champ s’étend jusqu’à des

milliers de kilomètres dans l’espace

et possède la symétrie de révolution

autour de l’axe du barreau aimanté

fictif.

Olivier GRANIER

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N

S

N

N

S N

S N

S

S

N S

N S N S N S

N

N

S

S

Dipôles magnétiques :

Les fragments d’un barreau aimanté

ont toujours deux pôles (un pôle

nord et un pôle sud).

Un aimant se comporte comme s’il

était composé de petites unités

était composé de petites unités

bipolaires, appelées dipôles

magnétiques.

Il n’existe pas de monopôles

magnétiques (équivalents des

charges électriques ponctuelles).

Olivier GRANIER

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N

S

N

S

Olivier GRANIER

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2 – Définition du champ magnétique :

On considère une particule ponctuelle q placée au point M. Au voisinage

d’un aimant ou d’un conducteur parcouru par un courant, elle est soumise à

la force magnétique :

r

f

f

r

r

Bvq

Bvq

=

=

Cette force permet de définir le champ B (par l’intermédiaire de la charge

test q, de la même manière qu’en électrostatique).

Unités du champ magnétique :

Dans le SI : le Tesla (T)

410

1

T

Le Gauss :

G

=

Olivier GRANIER

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Olivier GRANIER

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II – Les sources du champ magnétique

Le but de ce chapitre est d’étudier les champs magnétiques créés par

des conducteurs parcourus par des courants.

Ces courants peuvent être volumiques, surfaciques ou linéiques.

1 – Répartition volumique de courant :

On considère un ensemble de particules de charge q, de densité

particulaire n et ayant un mouvement d’ensemble à la vitesse v.

On notera dans la suite :

m =ρ

nq

la densité de charges mobiles (exprimée en C.m – 3).

Comment définir l’intensité qui traverse une surface dS quelconque ?

Olivier GRANIER

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r

v

M (q)

dS

r

dtv

r

v

n

n

La quantité de charges électriques

dq qui traverse la surface

élémentaire dS pendant l’intervalle

de temps dt est :

dq

τ=

qdn

Soit :

Soit :

dq

=

vnq

θcos

dS

dt

cos

dS

rr

.

dSnv

dt

Or :

v

D’où :

Volume

d

τ

=

(

vdt

)(

dS

)

cos

θ

dq

(=

rr

).

dSnvnq

dt

Olivier GRANIER

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r

j

n

dS

dS

L’intensité électrique di qui traverse la surface

dS est ainsi :

di

=

dq

dt

rr

).

dSnvnq

(=

On voit que l’intensité s’interprète comme étant

On voit que l’intensité s’interprète comme étant

le flux du vecteur :

r

j

r

vnq

=

r

v

ρ=

m

à travers la surface dS orientée. Le vecteur j est appelé vecteur densité

volumique de courant électrique.

A travers une surface « finie » (S), on écrira (flux total du vecteur j à

travers la surface totale S) :

rr

.

dSnj

i

∫∫=

(

S

)

Olivier GRANIER

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Flux de j et conservation de la charge :

r

n

dS

dS

ρρρρm

ρρρρm

Volume

V

r

j

On considère un volume V délimité par une

surface fermée S (fixe dans le référentiel

d’étude).

Soit ρρρρm la densité volumique de charges

mobiles dans le milieu. La charge totale

mobiles dans le milieu. La charge totale

Q(t) comprise dans le volume à l’instant t

vaut :

)(

tQ

=

∫∫∫

(

V

)

ρ

m

(

),

dtM

τ

La conservation de la charge électrique permet d’écrire :

)(

t

dQ

dt

−=

)(

àti

travers

S

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Par conséquent :

d

dt

∫∫∫

(

V

)

ρ

m

(

),

dtM

−=

τ

rr

.

dSnj

∫∫

(

S

)

Le volume V étant fixe :

Le volume V étant fixe :

d

dt

∫∫∫

(

V

)

ρ

m

(

),

dtM

=

τ

∫∫∫

(

V

)

ρ

m

(

),

tM

t

d

τ

Finalement, le principe de conservation de la charge conduit à :

∫∫∫

(

V

)

ρ

m

(

),

tM

t

d

τ

−=

∫∫

(

S

)

rr

.

dSnj

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Exemple 1 : (cylindre infini parcouru par un courant volumique)

z

r

j

r

zurj

)(=

r

dS

dS

M

z

O

θθθθ

y

On choisit un vecteur densité de

courant dirigé selon (Oz), à

symétrie cylindrique (la norme de j

ne dépend que la distance r à l’axe

(Oz)).

(Oz)).

Par exemple :

r

j

r

)(

urj

=

=

z

r

uj

0

z

r

R

L’intensité à travers dS est alors :

x

di

=

Et :

i

=

)(

dSrj

R

0

=

)(

rj

rdr

)(

rj

rdr

2

π

d

θ

0

θd

Olivier GRANIER

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z

r

j

r

zurj

)(=

Publicité

r

r

dS

M

z

O

θθθθ

x

Soit :

i

=

R

2

π

0

2

r

R

j

0

dr

=

2

2

R

π

3

j

0

Si le vecteur j avait été constant

(et égal à j0), alors l’intensité à

travers une section quelconque du

cylindre aurait été :

y

i π=

2 jR

0

Olivier GRANIER

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Exemple 2 : (Boule chargée en rotation)

Une sphère de rayon R porte une charge Q uniformément répartie en volume

(avec une densité notée ρρρρ). Elle tourne autour de l’un de ses diamètres à la

vitesse angulaire ωωωω constante dans le référentiel du laboratoire.

z

r < R

M

r

ϕu

O

r

ω

Vecteur densité de courant :

Vecteur densité de courant :

r

3

Q

v

3R

4

π

=

=

ρ

(

ρ

r

sin

r

ϕθω u

r

j

r

v

)

Avec , il vient :

r

sin

u

ϕθωρ

=

r

=

r

j

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2 – Répartition surfacique de courant :

Lorsque la distribution de courants se trouve confinée sur une épaisseur

très faible (par rapport aux deux autres dimensions d’espace), on pourra

utiliser une modélisation surfacique.

modélisation volumique

modélisation surfacique

r

n

r

j

dS

h

ld

r

j

rr

.

dSnj

ρ=

m

=

r

v

rr

.

dhnj

di

=

r

n

r

sj

ld

r

j

=

r

v

σ=

rr

m

l

s .

dnj

di

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l

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3 – Répartition linéique de courant :

Les conducteurs de faible section sont assimilés à des fils.

Le courant « linéique » est alors simplement le courant parcouru par le

fil.

Le courant électrique dépend a

priori du temps et du point M.

Circuit

Circuit

filiforme

(

),

1 tMi

M2

M1

(

),

2 tMi

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III – La loi de Biot et Savart

Cette loi a été énoncée en 1820 par les physiciens Biot et Savart.

Ces physiciens ont notamment déterminé les champs magnétiques créés

par les deux circuits suivants :

r

(1 AB

)

A

a

a

I

I

µ

0

2

a

π

1

+

2

2

)

(

AB

1

=

r

(2 AB

)

A

a

a

a

I

(

)

AB

2

=

I

µ

0

2

a

π

1

+

π

4

Olivier GRANIER

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1 – Énoncé de la loi de Biot et Savart :

On considère un circuit filiforme fermé (C) parcouru par un courant

d’intensité I constante.

(C)

I

r

l

d

P

r

MPu →

r

l

Id

r

(

MBd

P

)

=

µ

0

4

π

r

u

→∧

MP

2

PM

r

(MB

)

r

(MBd P

)

M

r

(

MB

)

=

µ

0

4

π

(

C

)

r

l

Id

r

u

→∧

MP

2

PM

µ

0

:

perméabili

du

vide

(

=

πµ

4

10

0

7

SI

,

µε

0

0

c

2

=

)1

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2 – Un 1er exemple de calcul de champ : conducteur rectiligne

On considère un segment AB considéré comme un tronçon d’un circuit

r

filiforme parcouru par un courant d’intensité constante I. Le champ

l

d

élémentaire créé par l’élément (centré en P) au point M est :

I

I

z

B

B

r

l

d

P

r

MPu →

r

zu

r

ru

A

O

ϕϕϕϕ

r

r

(

(

MBd

MBd

P

P

)

)

=

=

Id

µ

0

4

π

π

r

l

r

u

PM

2

2

r

(

)

(

)

uMdB

uMdB

θ

θ

P

P

=

=

PM

r

u

cos

ϕ sin

r

r

r

u

u

PM

z

Idz

r

u

PM

r

u

PM

=

=

r

u

z

ϕ

r

θϕ udz

cos

=

I

r

l

Id

r

θu

M

(

MdBP

)

=

µ

0

4

π

I

cos

PM

ϕ

2

dz

Olivier GRANIER

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I

I

z

B

r

l

d

P

Publicité

r

MPu →

r

zu

r

ru

A

O

ϕϕϕϕ

r

r

(MB

)

M

On choisit l’angle ϕϕϕϕ comme variable d’intégration :

cos

ϕ

=

r

PM

donc

PM

=

r

cos

ϕ

tan

tan

ϕ

ϕ

=

=

z

r

r

;

;

z

z

=

=

r

r

tan

tan

ϕ

ϕ

et

et

dz

dz

=

=

rd

ϕ

2

2

cos

ϕ

ϕ

(

MdBP

)

=

µ

0

4

π

I

cos

ϕ

2

cos

2

r

Soit :

(

MdBP

)

I

µ

0=

4

π

1

r

cos

d

ϕϕ

rd

ϕϕ

2

cos

ϕ

Olivier GRANIER

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PCSI 1 -Physique

I

I

z

B

A

O

ϕϕϕϕΒΒΒΒ

ϕϕϕϕΑΑΑΑ

r

ru

(

MdBP

)

I

µ

0=

4

π

1

r

cos

d

ϕϕ

Par intégration :

r

(MB

)

(

MB

)

=

µ 1

1

I

I

µ

0

4

r

π

ϕ

ϕ

B

∫ B

ϕ

A

cos

d

ϕϕ

r

M

(

MB

)

=

I

µ

0

4

π

1

r

(

sin

ϕ

B

sin

ϕ

)A

Remarque : ce résultat permet de calculer le champ magnétique créé

par des circuits polygonaux.

Olivier GRANIER

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Cas du fil infini :

On a alors :

ϕ

A

π

2

−→

et

ϕ

B

+→

π

2

Lignes de champ

r

B

Par conséquent :

1

r

I

0

2

π

(

(

MB

MB

=

=

)

)

r

(

MB

)

r

1

I

µ

0=

u

θπ

2

r

: petit bonhomme

d’Ampère

Olivier GRANIER

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PCSI 1 -Physique

3 – Propriétés de symétrie du champ magnétique :

On considère une répartition volumique de courants assimilables à des fils

infinis collés les uns aux autres.

Conducteur

Conducteur

P

r

l

Id

PS

r

l

Id

(ΠΠΠΠ+)

Cette répartition de courants possède un

plan de symétrie (ΠΠΠΠ+) : aux points P et PS,

existent les mêmes éléments de courants

Id

r

l

.

Olivier GRANIER

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M

r

(MBd P

)

r

(

P MBd

)

S

S

P

PS

r

MPu →

MPu →

r

S MPu →

MPu →

S

(ΠΠΠΠ+)

MS

r

(

MBd

P

))

Sym

(

M est un point quelconque de l’espace et MS son symétrique par rapport au

plan (ΠΠΠΠ+) :

sym

=

)

M S

r

(

MBd

P

)

=

µ

0

4

π

(M

r

l

Id

r

u

PM

MP

2

;

r

MBd

P

S

(

)

=

S

Id

µ

0

4

π

r

l

r

u

MP

S

MP

S

2

S

S

Olivier GRANIER

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PCSI 1 -Physique

M

r

(MB

)

P

PS

r

MPu →

MPu →

r

S MPu →

MPu →

S

Avec :

PM

=

MP

S

S

;

r

u

MP

S

S

=

Sym

Π

r

(

u

+

)

MP

r

(

SMB

)

MS

r

( MB

(

))

Sym

Et en utilisant les propriétés du produit vectoriel, on montre que : :

r

MBd

PS

(

−=

)

S

r

(

MB

Sym

(

)

−=

S

Sym

r

))

(

MBd

P

r

(

MB

(

Par intégration, on déduit :

))

Olivier GRANIER

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PCSI 1 -Physique

Si M appartient au plan (ΠΠΠΠ+), M et MS sont

confondus.

P

r

l

Id

PS

r

l

Id

M

r

(MB

)

Plan de

symétrie ΠΠΠΠ+

Par conséquent :

r

(

(

MB

MB

Sym

Sym

−=

−=

r

(

(

MB

MB

Publicité

(

(

)

)

+

+

Π

Π

))

))

soit

soit

r

(

(

MB

MB

)

)

(

(

Π⊥

Π⊥

+

)

)

M

(

Π∈

+

)

r

(

MB

)

(

Π⊥

+

)

« C’est le contraire du champ

électrostatique ! »

Olivier GRANIER

Lycée Clemenceau

PCSI 1 -Physique

On considère une répartition volumique de courants assimilables à des fils

infinis collés les uns aux autres.

Conducteur

Cette répartition de courants possède un

plan d’anti-symétrie (ΠΠΠΠ-) : aux points P et

PS, existent des éléments de courants de

sens opposés.

sens opposés.

P

r

l

Id

PS

r

l

Id−

(ΠΠΠΠ−−−−)

On montre alors que, pour :

=

sym

(M

)

M S

−Π

r

(

MB

)

=

S

Sym

−Π

r

(

MB

(

))

Olivier GRANIER

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PCSI 1 -Physique

Si M appartient au plan (ΠΠΠΠ-), M et MS sont

confondus.

P

r

l

Id

PS

r

l

Id

r

(MB

)

M

Plan de

symétrie ΠΠΠΠ-

Par conséquent :

r

r

(

(

(

(

MB

MB

MB

MB

Sym

Sym

=

=

(

(

)

)

Π

Π

))

))

soit

soit

r

(

(

MB

MB

)

)

(

(

Π⊥

Π⊥

)

)

M

(

Π∈

)

r

(

MB

)

(

Π∈

)

« C’est le contraire du champ

électrostatique ! »

Olivier GRANIER

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PCSI 1 -Physique

IV – Calculs classiques de champs magnétiques

1 – Spire circulaire :

z

r

)(zB

M(z)

A

R

O

r

( zB −

)

x

M(-z)

B

y

Une spire circulaire (C) de rayon R

est parcourue par un courant

constant d’intensité I.

On souhaite calculer le champ

On souhaite calculer le champ

magnétique en un point M situé sur

magnétique en un point M situé sur

l’axe (Oz) de la spire.

Étude des symétries :

Tous les plans contenant l’axe (Oz)

sont des plans d’anti-symétrie, par

conséquent :

r

zB

)( =

r

)(

zuzB

Le plan (Oxy) est un plan de symétrie pour la répartition de courants,

par conséquent :

r

(

zB

r

)(

zB

)

=−

Olivier GRANIER

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A

B

Lignes de champ dans le

plan (Oyz)

(1 bobine)

Les lignes de champ sont des

lignes fermées.

Les lignes de champ ne

divergent pas à partir de leurs

sources (les courants) mais

tourbillonnent autour de

celles-ci.

La règle de la main droite

donne l’orientation des lignes

de champ.

Animation Java

Olivier GRANIER

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PCSI 1 -Physique

Lignes de champ dans le

plan (Oyz)

(2 bobines)

Animation Java

Olivier GRANIER

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Lignes de champ dans le

plan (Oyz)

(4 bobines)

Animation Java

Olivier GRANIER

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PCSI 1 -Physique

Calcul du champ sur l’axe :

r

(MBd P

)

z

r

)(zB

M(z)

O

αααα

r

MPu →

y

r

l

d

P

x

Figure dans le plan

méridien (OPM)

Le champ élémentaire créé par l’élément

de longueur au point P vaut :

d

r

l

r

l

r

u

PM

)

)

Id

µ

0

4

π

r

(MBd P

(MBd P

MP

2

r

(

MBd

P

)

=

z

z

M(z)

r

αu

αααα

r

MPu →

r

l

d

O

P

Olivier GRANIER

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PCSI 1 -Physique

r

(MBd P

)

z

r

)(zB

M(z)

O

αααα

r

MPu →

y

r

l

d

P

r

l

d

Les vecteurs et sont

r

perpendiculaires et le champ élémentaire

αu

est porté par :

r

MPu →

r

(

MBd P

)

=

µ

0

4

π

Id

l

2

PM

r

u

α

En projection sur l’axe (Oz) :

dB

,

zP

(

M

)

=

µ

0

4

π

Id

l

2

PM

r

r

.

uu

α

z

x

dB zP

,

(

M

)

=

µ

0

4

π

Id

l

2

PM

cos

π

2

α

=

µ

0

4

π

Id

l

2

PM

sin

α

Olivier GRANIER

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PCSI 1 -Physique

Soit, en intégrant sur le périmètre de la spire (avec PM = cste) :

(

MB

)

=

I

µ

0

4

π

R

Avec , il vient :

PM

PM

=αsin

)

sin

α

2(

R

π

2

PM

r

(

MB

)

=

sin

3

α

r

zu

I

µ

0

2

Publicité

R

sin

Ou encore, avec :

R

2

R

2

+

z

r

(

MB

)

=

I

µ

0

2

R

3

R

(

R

2

+

z

)

2/32

r

zu

Olivier GRANIER

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PCSI 1 -Physique

Le champ au centre de la spire est :

(

OB

)

=

La courbe suivante trace l’allure de :

I

2

R

B(M)/B(O)

(

MB

(

(

OB

OB

)

)

)

=

3

R

(

(

R

R

2

2

+

+

z

z

)

)

2/32

2

=

1

)2

) 2/32

u

u

(

(

1

1

+

+

(

Avec

u

=

z

R

)

u

Olivier GRANIER

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PCSI 1 -Physique

2 – Bobines de Helmholtz :

Face

Nord

I

I

x

z

R

r

B

O

R

y

Deux spires identiques, de

rayons R et d’axe (Oz) sont

distantes de R.

Elles sont parcourues, dans le

Elles sont parcourues, dans le

même sens, par le même courant

d’intensité I.

Face Sud

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Lignes de champ :

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Les lignes de champ sont fermées et tourbillonnent autour des sources.

Entre les deux spires, les lignes de champ sont parallèles.

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Valeur algébrique du champ magnétique le long de l’axe des bobines de

Helmholtz :

Les bobines de

Helmholtz produisent

Helmholtz produisent

un champ quasi-

uniforme dans la

région intérieure du

dispositif.

u = z / a

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3 – Solénoïde fini et infini (à section circulaire) :

Un solénoïde est un circuit constitué de spires jointives enroulées sur un

cylindre dont la section est ici supposée circulaire.

On note L sa longueur, R le rayon de sa section circulaire et N le nombre

total de spires.

L

L

I

I

M

N spires

z

On calcule le champ en un point M quelconque de l’axe (Oz) (intérieur ou

extérieur au solénoïde).

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Tout plan contenant l’axe (Oz) est un plan d’anti-symétrie. Par conséquent :

r

r

zuMBMB

=

)

(

)

(

La spire centrée sur O’ crée au point M le champ : :

r

(

(

MB

MB

'

'

O

O

)

)

=

=

sin

sin

3

α

α

r

u

u

z

z

I

µ

0

2

R

I

αααα

I

M (z = 0)

O’

z

dz

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Dans l’élément de longueur dz, il y a (N/L)dz spires. Le champ créé par

l’élément dz du solénoïde est ainsi :

N

L

r

(

MBd

nI

µ

0

2

R

I

µ

0

2

R

r

udz

sin

sin

r

u

α

α

dz

=

=

)

3

3

z

z

Où n = N/L est le nombre de spires par unité de longueur.

I

αααα

I

M (z = 0)

O’

z

dz

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On choisit αααα comme variable d’intégration :

z

=

MO

;'

tan

α

=

R

z

;

z

=

R

cot

an

α

;

dz

−=

R

2

sin

α

d

α

r

(

MBd

)

nI

µ

0−=

2

2

sin

d

αα

r

zu

I

αααα1111

αααα

αααα2222

I

M (z = 0)

O’

z

dz

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En intégrant entre les valeurs extrêmes αααα1 et αααα2 :

r

(

MB

)

−=

nI

µ

0

2

α

2

α

1

sin

d

αα

r

(

MB

)

=

nI

µ

0

2

2

(

(

cos

α

2

2

cos

α

1

1

r

zu

r

zu

z

)

)

I

αααα1111

αααα

αααα2222

I

M (z = 0)

O’

z

dz

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Pour un solénoïde infini (à section circulaire) :

πα

1

et

α

2

0

r

(

MB

)

µ=

0

r

zunI

(Champ uniforme)

I

αααα1111

αααα

αααα2222

I

M (z = 0)

O’

z

dz

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4 – Disque de Rowland :

On note O le centre du disque (de rayon a), initialement chargé

uniformément en surface avec une densité surfacique σσσσ. Le disque

tourne autour de l’axe (Oz) perpendiculaire au plan du disque, à la

vitesse angulaire constante ωωωω.

z

z

r

r

r

r

u

zu

ωω=

ωω=

P (z)

r

zu

O

a

Boussole

σ

Déterminer le champ magnétique

B(P) créé par le disque en un

point P(z) de l’axe (Oz).

Solution (pdf)

Olivier GRANIER