MP2L Cours GNU/Linux - Chapitre 6: Editeurs de texte, documentation et commandes avancées

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MP2L Cours GNU/Linux - Chapitre 6: Editeurs de texte, documentation et commandes avancées

Computer Science / GNU/Linux System Administration · course

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Cours GNU/Linux

Chapitre 6 : Editeurs de texte -

documentation et commandes avancées

sous GNU/Linux

I. Les éditeurs de texte sous GNI/Linux

1. Introduction

Les éditeurs en mode texte ont été pendant longtemps la seule façon d'éditer

un texte sous GNU/Linux. Aujourd'hui aussi, il peut être nécessaire de pas-

ser par un éditeur de texte en mode texte pour configurer le système d'affi-

chage graphique "X Window". L'éditeur "vi" est un éditeur clavier pur et

dur.

L'édition des fichiers

GNU/Linux permet de distinguer les "visualisateurs " de fichiers (afficheur de contenu

pour la consultation), des éditeurs de fichiers en texte brut (pour la modification sans

mise en page), des formateurs de texte qui permettent de mettre en forme un texte, des

filtres et des traitements de texte qui sont plus sophistiqués.

Les éditeurs de texte brut

Les éditeurs de texte permettent de lire et de modifier les fichiers systèmes et les fi-

chiers de configuration, sous la forme de "texte brut". Les éditeurs de texte ne per-

mettent pas de faire de la mise en page, ils ne disposent ni de gras, ni d'italique, ni de

souligné, ni de retour à la ligne automatique (il faut appuyer sur la touche ENTREE

pour effectuer une "fin de ligne").

Les éditeurs de texte présentent leur propre "prompt " à partir duquel il est possible de

saisir les commandes spécifiques à l'éditeur de texte.

Certains éditeurs de texte proposent plusieurs modes, le mode de commande et le

mode de saisie.

Des fichiers de configuration peuvent être placés dans le répertoire de base de l'utilisa-

teur afin de personnaliser chaque éditeur de texte.

Il existe de nombreux éditeurs de texte:

• ed

joe

• vi (visual)

• vim (vi improve)

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• pico

• emacs (editor macros)

Les deux principaux éditeurs de texte en mode console sont les suivant:

• L'éditeur "vi" est le premier éditeur "plein écran" d'Unix. "vi" est rapide mais difficile.

L'éditeur "vi" fonctionne dans plusieurs "modes". La version améliorée pour

GNU/Linux " vim" facilite son apprentissage.

• Le mode commande auquel l'utilisateur revient en pressant sur la touche

ECHAP.

• Le mode insertion dans lequel l'utilisateur entre en pressant sur la touche "i".

• L'éditeur "GNU Emacs" est un éditeur amodale , il est plus facile d'emploi, plus

facile à assimiler, mais requière plus de manipulation que "vi" pour une même

opération. L'éditeur "xemacs" fonctionne sous l'interface graphique X Window.

2. Cas de l'éditeur VI

a.

Présentation

Vi ("Vi-aille") est un éditeur de texte qui ne paye pas de mine au premier abord mais qui est

pourtant très puissant.

Les nombreuses commandes présentées ici ne sont qu'un modeste aperçu de sa complexité

Il est de plus installé par défaut sur toutes les distributions Linux et sur tous les Unix. Il y existe

une version Windows ! En fait, la plupart du temps, il ne s'agit pas de Vi mais de Vim (Vi im-

proved), une version améliorée de l'antique vi.

Son concurrent s'appelle Emacs, il est encore plus puissant mais de prise en main plus difficile.

Vi dispose de 3 modes: le mode commande (touche Esc) dans lequel on peut taper ... des com-

mandes, le mode insertion (touche i) pour l'édition de texte et le mode visual, touche v, pour

agir sur des sélections (moins utile).

b. Le mode commande

Déplacement

Dans la plupart des cas, on peut faire précéder la commande d'un nombre, qui sera le nombre

de fois où l'action sera répétée.

Les touches fléchées ou, mieux, h (gauche), j (bas), k (haut), and l (droite).

w (word) pour aller de mot en mot.

Par exemple 3w pour se déplacer de 3 mots en avant

b est l'inverse de w, utile pour se déplacer d'un mot en arrière

) pour se déplacer à la phrase suivante, ( pour aller à la suivante.

} pour aller au paragraphe suivant, { pour le précédent

$ pour aller à la fin de la ligne (ou touche "Fin")

0 ou ^ pour revenir au début de la ligne (ou touche "Début" au-dessus de la touche "Fin")

f+lettre positionnera le curseur sur la lettre voulue de la ligne en cours

F+lettre fait la même chose mais vers la gauche

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3G positionne le curseur sur la ligne 3 (pareil avec :3)

Pour afficher les numéros de ligne, tapez la commande :set number (:set nonumber pour

annuler)

Ctrl+u monte d'un demi-écran, Ctrl+d descend d'un demi-écran

Effacer du texte

x efface un caractère

dd efface la ligne courante, dw efface un mot, d3w efface 3 mots (à noter que 3dw revient au

même), d$ ou D efface la fin de la ligne, d0 efface le début.

Modifier du texte

c (change) efface et se met en mode insertion

Par exemple, cfh efface jusqu'à la lettre h et se met en mode insertion.

r remplace la lettre sous le curseur par la prochaine lettre tapée.

R pour en remplacer plusieurs

~ change la casse, passe la minuscule en majuscule et vice-versa

o insère une nouvelle ligne

J permet de joindre 2 lignes

Recherche

/mot va se placer sur la prochaine occurence de "mot", taper n ou / pour aller au suivant, ? ou N

pour aller au précédent.

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Vi conserve en mémoire les différentes recherches. Taper / puis flèche haut ou bas pour faire

défiler l'historique.

On peut donc faire d/arbre pour effacer le texte jusqu'au mot arbre !

Recherche d'un motif:

/bo.te* cherche boite, boîte, boiter etc...

/bo[iî]te cherche boite ou boîte

Remplacer

:%s/bo[iî]te/récipient/g remplace toutes les occurences boite ou boîte par récipient dans tout le

document

g pour remplacer toutes les occurences d'une ligne

% (équivalent de 1,$) pour remplacer sur toutes les lignes

Couper-coller

Quand on efface un texte, celui-ci est automatiquement mémorisé. Pour le déplacer, il suffit de

taper p à l'endroit où on veut voir coller ce texte.

Copier-coller

Copier se fait avec la commande y (yank). yy copie une ligne, yw copie un mot, etc ...

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Autres commandes utiles

pour sauvegarder et quitter, taper ZZ

pour sauver :w

pour quitter :q (:q! pour quitter sans sauver)

u undo, annule la dernière action

Ctrl+r pour refaire une action annulée

Insérer plusieurs fois un caractère: 30i[Esc] insèrera *

. répète la dernière commande

:e! réouvre le fichier tel qu'il était à la dernière sauvegarde. Ca permet d'annuler toutes les

modifications depuis la dernière sauvegarde.

Raccourcis: Il est possible de définir des raccourcis. Par exemple, en tapant "M81", on veut

qu'il apparaisse "galaxie d'Andromède". :ab M81 galaxie d'Andromède.

Pour voir la liste des raccourcis, :ab, pour enlever le raccourci M81, :unab M81

Dans le même genre, la complétion automatique de mots: il suffit de taper le début d'un mot

puis Ctrl+p et vi le complète automatiquement par rapport au précédent mot commençant par

les mêmes lettres.

>> pour décaler le texte vers la droite, << vers la gauche

Petit raffinement: vi http://www.monsite.fr ouvrira en édition la page internet monsite.fr !

On peut passer des commandes shell tout en restant sous Vi :!ls nous affichera la liste des

fichiers du répertoire courant.

Autre truc intéressant: pour insérer le texte d'un autre fichier dans le fichier en cours, faire :r

nomdufichier

Et un :r!ls insèrera la liste des fichiers dans le fichier en cours !

:5,10ce 80 centre les lignes 5 à 10 sur 80 colonnes

:right pour aligner à droite et :left pour aligner à gauche

Travailler sur plusieurs fichiers en même temps

:10 split nomdufichier ouvre un écran de 10 lignes avec le fichier en argument.

:new ouvre une fenêtre vide

Ctrl+ww pour changer de fenêtre.

Pour modifier la taille d'une fenêtre, Ctrl+w- la diminue d'une ligne et Ctrl+w+ l'aggrandit.

:q pour fermer une fenêtre

Ou ouvrir simultanément tous les scripts bash par exemple, vi *.sh puis n pour aller au suivant

et N au précédent

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II. La documentation sous GNI/Linux

1. Introduction :

La documentation permet à d'autres personnes d' utiliser les fonctions ou librairies crées de

façon adéquate.

Mais écrire une documentation n'est pas suffisant :

la documentation doit être accessible. Si elle est cachée à un endroit non standard où les

outils de recherche relatifs à la documentation ne la trouveront pas, comment peut-elle

remplir son rôle ?

la documentation doit être fiable et précise. Il n'y a rien de plus irritant qu'un

programme se comportant différemment de ce qui est écrit dans sa documentation.

La méthode traditionnelle pour accéder à la documentation sous GNU/Linux fait appel à la

commande man(1). Dans ce qui suit, on va décrire ce qu'on doit faire pour écrire une page de

manuel qui sera correctement traitée par les outils prévus à cet effet, dont les plus importants

sont man(1), xman(1x), apropos(1), makewhatis(8) et catman(8).

2. Les pages de manuel

Les pages de manuel représentent la source d'informations la plus utilisée lors de l'administra-

tion d'un système GNU/Linux. La commande qui permet de consulter et de rechercher les

pages de manuel est la commande man.

a. Commandes whatis et apropos

$ whatis nom_de_la_commande

La commande whatis s'utilise afin de savoir ce que fait une commande.

La base de données whatis est une indexation de toutes les pages de manuel. Elle contient une

courte description de la commande et la page de manuel correspondante. La commande whatis

permet d'interroger cette base de données (aussi la commande man avec l'option -f).

Exemples :

$ whatis cpio

$ man -f cpio

$ whatis info

info(1) - read Info documents

info(5) - readable online documentation

$ whatis *

Cette commande affichera les informations sur les exécutables du répertoire courant.

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La commande apropos va rechercher le texte demandé dans toutes les commandes et les

exécutables de la base de données qui sert à la commande whatis

$ apropos texte_recherché

N.B : La principale différence entre les deux commandes apropos (man -k) effectue la re-

cherche dans la page de manuel et dans sa description alors que whatis (man -f) ne fait la re-

cherche que dans la page de manuel.

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b. Commandes which et, whereis

which

$ which nom_du_fichier

Cette commande va afficher le chemin d'accès complet pour le fichier recherché. Par exemple

l'emploi de cette commande peut aider à déterminer si on est entrain d'utiliser le bon

exécutable.

whereis

$ whereis nom_du_fichier

Cette commande va trouver le chemin d'accès complet qui mènera au fichier recherché. La

réponse se présentera ainsi : chemin d'accès au fichier,chemin d'accès au binaire, chemin

d'accès aux pages de manuel concernées.

On peut donc rechercher où se trouve une commande pour pouvoir l'utiliser.

$ whereis shutdown

Cette ligne va donner comme réponse :

/sbin/shutdown /usr/share/man/man8/shutdown.8.gz /usr/share/man/man2/shutdown.2.gz

Cela permettra d'utiliser :

$ /sbin/shutdown -r now

Le page de manuel sont divisées en plusieurs sections. Chaque page de manuel appartient à une

section spécifique, dénotée par un simple chiffre. Les sections les plus courantes rencontrées

sous GNU/Linux sont :

• 1 : Commandes utilisateurs pouvant être exécutées par tout le monde ;

• 2 : Appels (fonctions) systèmes, c'est-à-dire les fonctions fournies par le noyau ;

• 3 : Appels (fonctions) des bibliothèques ;

• 4 : Périphériques, c'est-à-dire les fichiers spéciaux que l'on trouve dans le

répertoire /dev ;

• 5 : Descriptions des fichiers de configuration (comme par exemple /etc/passwd, /

etc/group, ...) ;

• 6 : Les jeux ;

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• 7 : Divers (macros, conventions particulières, …) ;

• 8 : Outils et commandes d'administration exécutables uniquement par le super

utilisateur ;

• 9 : Un autre endroit (spécifique à GNU/Linux) destiné à la documentation des services

offerts par le noyau ;

Pour ouvrir la page de manuel d'une section donnée, il suffit de donner le numéro de cette

section comme argument de la commande man.

Exemple :

$ man 2 mkdir

La variable d'environnement MANPATH indique le(s) chemin(s) de recherche de

l'arborescence du manuel.

3. Les pages info :

La plupart des pages au format info sont réécrites en pages de manuel. Ils en restent tout de

même pour certaines commandes qui sont plus détaillées dans leurs version en format info.

Les pages info se trouvent sous /usr/share/info et sont interrogeables par la commande info

<nom de la commande>

Par cette commande info on accède à des pages d'informations GNU.

Ce format d'aide permet de naviguer dans le système d'aide par l'intermédiaire de liens

hypertextes, organisés de façon hiérarchique avec des chapitres et des sous chapitres.

Les menus se signalent par des * en début de ligne.

On utilise le clavier pour naviguer dans ces pages d'informations :

la touche tabulation permet de passer au lien suivant.

la touche n (next) permet de passer au chapitre suivant

la touche p (previous) permet de revenir au chapitre précédent

la touche u (up) permet de remonter d'un niveau dans le système d'aide et d'atteindre le menu

du chapitre en cours.

la touche q (quit) permet de quitter ce système d'aide.

La meilleure manière d'apprendre à se servir de cette commande est de taper :

$ info info

which, whereis et locate

which

$ which nom_du_fichier

Cette commande va afficher le chemin d'accès complet pour le fichier recherché. Par exemple

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l'emploi de cette commande peut aider à déterminer si on est entrain d'utiliser le bon

exécutable.

whereis

$ whereis nom_du_fichier

Cette commande va trouver le chemin d'accès complet qui mènera au fichier recherché. La

réponse se présentera ainsi : chemin d'accès au fichier,chemin d'accès au binaire, chemin

d'accès aux pages de manuel concernées.

On peut donc rechercher où se trouve une commande pour pouvoir l'utiliser.

$ whereis shutdown

Cette ligne va donner comme réponse :

/sbin/shutdown /usr/share/man/man8/shutdown.8.gz /usr/share/man/man2/shutdown.2.gz

Cela permettra d'utiliser :

$ /sbin/shutdown -r now

locate

$ locate chaine_de_caractères_recherchés

La commande locate permet d'afficher tous les chemins d'accès où la chaine de caractères à

rechercher entrée est présente.

4. Les documents en lignes :

Un grand nombre de documents dans différents formats sont disponibles en ligne. Il s'agit des

documents de type README, FAQ, CHANGELOG, etc.

Ces documents (ou la plupart d'entre eux) sont disponibles aussi sous /usr/share/doc.

Une autre source très utile de documents en ligne sont le HOWTO. Ces documents sont

maintenus par le projet LDP (Linux Documentation Project) et sont disponible sur le site http://

www.tldp.org.

Il existe de mini-HOWTOs qui sont plus courts et moins détaillés mais toujours très utiles.

Pour configurer son modem, l'interface graphique, un périphérique, une application etc..., on

regarde dans le HOWTO correspondant.

Le format des HOWTOs est variable, on trouve du Postscript, Sgml, Html, dvi, texte.

Où trouver des documentations HOWTOs :

• ftp.lip6.fr (/pub/linux/french/docs/HOWTO

• http://www.freenix.org/unix/linux/HOWTO/

• sunsite.unc.edu (/pub/Linux/docs/HOWTO/translations/fr

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D'autres sources d'informations sont disponibles en ligne comme les newsgroups :

#comp.os.linux-answers

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#comp.os.linux.development.system

#comp.os.linux.hardware

#comp.os.linux.misc

#comp.os.linux.setup

#comp.os.linux.x

#alt.os.linux

5. Notification des utilisateurs :

Il est possible de faire passer de l'information aux utilisateurs qui se connectent sur un système

en utilisant les fichiers suivants :

/etc/issue.net (ou /etc/issue) : affiche des informations avant l'invite login lors d'une

session telnet. On peut afficher des informations comme nom de la machine, la date, un

message, etc ;

/etc/motd : est une abréviation de message of the day qui permet d'afficher de

l'information une foid que les personnes se sont connectées au système juste avant de

lancer le shell de connexion.

Commandes avancées sous GNI/Linux

La commande find :

La commande find sert à parcourir l’arborescence des répertoires à la recherche des fichier

satisfaisant des critères de recherche. Le parcours des répertoires et de leurs sous

répertoires se fait d’une manière récursive.

Pour effectuer une recherche avec find, il faudrait spécifier :

• Le répertoire de recherche,

• Les critères de recherche à mettre en œuvre,

• L’action à entreprendre sur le fichier trouvé.

Syntaxe : find <chemin_de_recherche> [<critère de sélection>] [<action>]

Signification

critère

Si la recherche aboutit à un fichier correspondant aux critères, il sera traité par les actions

Recherche par nom de fichier

-name <fichier>

de la commande dont on distingue : -print, -exec et -ok.

Recherche par type de fichiers

-type <type>

Les critères de sélection sont :

-user <nom>

Recherche par utilisateur propriétaire

-group <nom>

Recherche par groupe propriétaire

-size <nbre>

Recherche par taille

-atime <jour>

Recherche par date du dernier accès

-mtime <jour>

Recherche par date de la dernière modification

-ctime <jour>

Recherche par date de création

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-perm <droits>

Recherche par droits d’accès

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-links <nbre>

Recherche par nombre de liens

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Pour les options autre que -name, -type -user, -group les noms d’options sont complétés par des

valeurs. Ces valeurs peuvent être précédées des signes +/- signifiant :

+ : supérieur à (>) ; - : inférieur à (<)

Pour les actions : l’action -print exprime que le nom du fichier trouvé sera affiché.

l’action -exec précède une commande qui sera exécutée si un fichier répondant aux critères est

trouvé.

Remarques :

La commande après -exec ou ok sera suivie de « \ ; »

Si on veut référencer dans l’action –exec ou ok, le fichier trouvé, on utilise {}

({} le nom du fichier courant, en cours d’examen)

Exemple :

Si l’on veut afficher toutes les caractéristiques des fichiers appartenant à l’utilisateur user1, la

commande à lancer serait : find -user user1 -exec ls -l {} \

l’option -ok est semblable à -exec , la différence consiste à ce que la commande après -ok ne

sera exécutée qu’après confirmation de la part de l’utilisateur.

Exemples :

Afficher tous les fichiers qui commencent par une minuscule ou dont le nom se termine par «r»

find . \( -name "[a-z] " -o -name "r " \) -print

Afficher tous les répertoires dont le nom commence par « i »

find . \( -type d -a -name " i*" \) -print

La commande grep :

La commande grep (general regular expression parser) permet de rechercher, et selon les

options utilisées, dans un fichier les lignes contenant un motif satisfaisant une expression

régulière donnée (voir le chapitre V). Chaque ligne trouvée sera affichée sur la sortie

standard.

Syntaxe: $ grep [–option] expression_reguliere [fich_reg …]

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Les principales options sont les suivantes:

-c (count) seul le nombre de lignes satisfaisant l'expression régulière est affiché.

-i (insensitive case) ne pas considérer la casse.

-l seuls les noms de fichiers contenant l'expression régulière sont affichés.

-n (number) pour chaque ligne trouvée, afficher également son numéro dans le fichier.

-v seules les lignes ne contenant pas le motif sont affichées.

-w seules les lignes contenant le motif exact sont affichées.

La commande sort :

La commande sort permet de trier les lignes d'un ou de plusieurs fichiers et affiche le résultat

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sur la sortie standard à moins que l'option –o ne soit utilisée.

Syntaxe: $ sort [–option ] [ref …] [–o ref_sortie]

–d : ignorer les caractères autres que les: lettres, chiffres, espaces et tabulations.

–f : les lettres minuscules et majuscules sont considérées comme identiques.

–i : ignorer les caractères non imprimables.

–n : comparer suivant la valeur arithmétique d'une chaîne numérique initiale

composée éventuellement d'espaces suivis optionnellement du signe – et de zéro

ou plusieurs chiffres avec éventuellement un point décimal suivi de zéro ou de

plusieurs chiffres.

–r : inverser l'ordre de tri. Les lignes ayant la plus grande valeur de clé apparaissent

en premier.

La commande split :

La commande split permet de découper un fichier en différentes parties. Elle crée un ou

plusieurs fichiers (autant que nécessaire) contenant les sections consécutives du fichier

d'entrée.

Défaut : 1000 lignes du fichier d'entrée sont copiées dans chacun des fichiers de sortie.

préfixe = 'x '.

Syntaxe: $ split [–nombre] [Nomfichier] [prefixe]

La commande uniq

Elle permet d'éliminer les lignes dupliquées dans un fichier trié. Les options les plus courantes

sont:

–u : n'afficher que les lignes uniques

–d : n'afficher que les lignes dupliquées

–c : afficher le nombre d'occurrences de chaque ligne

La commande at

Cette commande permet de programmer l'exécution d'un ensemble de commandes à des dates

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ultérieures. La lecture sera faite soit depuis l'entrée standard ou depuis un fichier en

s'appuyant sur /bin/sh.

Syntaxe:

$ at [–f ref_fichier] [–m] arg_temps + [arg_date] [ + arg_incr]

$ at –l [numéro_travail … ]

$ at –r numéro_travail …

L'option –f indique que les commandes à exécuter sont lues à partir de ref_fichier.

L'option –m indique qu'un courrier sera envoyé à l'utilisateur à la fin d'exécution différée des

commandes

Le paramètre arg_temps peut avoir les formes suivantes : h,

hh, hhmm, h:mm, hh:m, hh:mm. Les heures étant comptées de

0 à 23. Il est possible d'utiliser des heures symboliques: ‘noon’,

‘midnight’ et ‘now’.

Le paramètre arg_date est constitué d'un mois et d'un jour. Les

valeurs ‘today’ et ‘tomorrow’ sont possibles.

Le paramètre arg_incr est un entier suivi d'une des constantes

suivantes: ‘minutes’, ‘hours’, ‘days’, ‘weeks’ ou ‘months’.

Avec le paramètre –l , la commande at affiche la liste des commandes

enregistrées.

Avec le paramètre –r , la commande at annule les commandes enregistrées dont les numéros

de travaux sont donnés comme paramètres.

La commande dd

Syntaxe : $ dd [argument …]

Cette commande permet de copier des fichiers après conversion du fichier d'origine.

Par défaut, le fichier source est lu à partir de l’entrée standard et le fichier

cible est la sortie standard. Une utilisation typique de cette commande, lorsqu’on

veut convertir un fichier codé EBCDIC en un fichier codé ASCII.

argument prend l'une des formes suivantes:

if=ref

référence du fichier d'origine (fichier source)

of=ref

référence du fichier cible (fichier destination)

ibs=nombre

taille du bloc en entrée en nombre d'octets (par défaut 512 octets)

obs=nombre taille du bloc en sortie en nombre d'octets (par défaut 512 octets)

conv=ascii conversion EBCDIC  ASCII

conv=ebcdic conversion ASCII  EBCDIC

conv=lcase

conversion des majuscules en minuscules

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conv=ucase

conversion des minuscules en majuscules

conv=swab

échange des paires de caractères successifs

La commande tr :

Syntaxe : $ tr [Option] [Ch1 [Ch2]]

La commande tr permet de transformer ou d’éliminer des caractères lus à partir de

l'entrée standard. Le résultat sera affiché sur la sortie standard. Les deux

paramètres Ch1 et Ch2 sont utilisés pour la substitution

ème

ème

Le i

caractère de la chaîne Ch1 est remplacé par le i

caractère de la chaîne Ch2.

Les options suivantes sont les plus utilisées:

–c : le complément de l'ensemble de caractères défini par Ch1 par rapport à tous les

caractères.

–d Ch1: l'ensemble de caractères de Ch1 sont tous à supprimer

–s : ne conserver qu'une occurrence (parmi plusieurs consécutives) de caractères de l'ensemble

défini par Ch1

Exemple

$ echo "Bienvenue sur notre système" ¦ tr 'A-Z' 'a-z'

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