METHODES USUELLES D'ANALYSE BACTERIOLOGIQUE POUR LE CONTROLE SANITAIRE COURANT DES EAUX DE MER ET DES COQUILLAGES

Page 1 sur 62Lecteur de document UniversityLib

METHODES USUELLES D'ANALYSE BACTERIOLOGIQUE POUR LE CONTROLE SANITAIRE COURANT DES EAUX DE MER ET DES COQUILLAGES

Bacteriological Analysis, Public Health, Water Quality · notes

Voir tous les documents en biologie et santé

METHODES USUELLES D'ANALYSE BACTERIOLOGIQUE POUR LE CONTROLE SANITAIRE COURANT DES EAUX DE MER ET DES COQUILLAGES

METHODES USUELLES D'ANALYSE BACTERIOLOGIQUE POUR LE CONTROLE SANITAIRE COURANT DES EAUX DE MER ET DES COQUILLAGES

SOM MAI R E

l

I I

III

IV

V

VI

VII

Introduction

Nettoyage de la verrerie et sterilisation

Milieux de culture

Techniques d'ensemencement

lIEaux et Coquillages"

A) Préparation de l'echantillon

B) Ensemencement en milieux liquides

C) Ensemencement sur milieux gêlosés

D) Methodes de concentration des germes

Tables N.P.P. de dénombrement des germes

Expression des resultats

Recherche et denombrement des coliformes

A) Coliformes totaux et Coliformes fecaux : methode

utilisant le bouillon lactose à la bile et au vert brillant

B) Colifor~es fécaux : méthode utilisant le milieu

expérimental au Mannitol

VIII

Recherche et dénombrement des Streptocoques fecaux

IX

X

XI

XII

XIII

Recherche des Vibrio parahaemolyticus

Recherche des Salmonella

Recherche des Clostridium sulfito-réducteurs

Technique de coloration des bacteries et methode de Gram

Preparation du reactif pour la recherche de l'indole

References bibliographiques

Pages

5

7

8

8

10

13

14

17

18

28

28

30

33

35

45

52

54

57

58

Ouistreham, le 10 avril 1981

J. Mazières

1

i

-

l l'ri RODUCï l ON

1 - BASE MICROBIOLOGIQUE DU CONTROLE SANITAIRE

- Le contrôle sanitaire des eaux de mer et des coquillages a pour

but de garantir aux consommateurs des prodluts sans risque pour leur santé. Sont

à redouter les germes pa-chogènes qui se transmettent par voie hydrique tels que

les sallnonelles (fièvres typhoides),

les shigelles (dysenteries), les vibrions

(cholera) et certa:'ns virus CO"jJle ceux l'esponsables des hépatites infectieuses.

La presence dÇorga~ismes pathogènes constituent une preuve convaincante d'une

pollution dangere'.lSe ~ mais lem" nombre est souvent limité dans le milieu et leur

mlse en e,"idence di~~fic2Je à cause de la durée, du coût et parfois de l'insuf

fisance des techniques è_'analyses actuelles. De plus, si on fait de leur présence

le critère de refus de mise à la consommation des denrées éminemment périssables

comme les coquillages. on risque de voir consommer celles-ci avant qu'un

diagnostic soit fait et que des meSUTCS prophylactiques soient prises.

2 - NOTION DE GERt,mS nmrCA'I'EUHS DE CONTAMINATION

Le b~t véritable de l'hygiéniste ne sera donc pas, dans le plupart

des cas, de déceler la presence effective de bactéries pathogènes dans l'eau ou

les coquillages, mais de définir les circonstances dans lesquelles cette presence

est vraisemblable. Les ge~·mes path'Jgènes ci-dessus sont normalement rejetés par

l'hoIlli"lle et les 8.:::J.i:rr:.e,ux à sa'1g chaud par voie intestinale. La mise en évidence

d'une contamination fécale constitue donc un excellent signal d'alarme et permet

d/évaluer les risques encourus par le consommateur éventuel. Une telle conta

mination peut être décelee par la présence d'une bactérie ou d'un groupe de bac

téries particulièrement no!abreuses dans la flore intestinale.

On s'est accordé

à retenir cor:é.:Je organismes témoins les coliformes fécaux pour les raisons suivantes

2

- ils sont toujours présents dans les fecès en concentrations beaucoup plus (109 ~

grandes que les germes pathogenes

co lformes g de matleres fecales

0 10

- 1

1·

.,

/

,

)

- ils ont une résistance aux agents antiseptiques, notamment au chlore et à

ses dérivés, voisine de celle des bactéries pathogènes à l'encontre desquelles

ces produits sont employés ;

- ils produisent des réactions caractéristiques permettant leur mise en évidence

par des techniques simples à la portée de tous les laboratoires.

Sous la dénomination de coli formes sont regroupées plusieurs es

pèces bactériennes appartenant à la famille des entérobactéries et qui, au sein fermentent le lactose avec production de gaz en moins de 48 heures.

de celle-ci,

Cette reacti8n n'étant pas spécifique,

les coliformes constituent un rassemblement

assez hétéroclite du point de vue taxonomique. Bien que tous les coliformes

puissent exister dans les matières fécales, certains sont aussi les hôtes habituels

du sol et des eaux tandis que d'autres ne peuvent vivre que dans le seul habitat

fecal. La presence de ces derniers dans une eau ou dans des coquillages est la

preuve d'une contamination d'origine fécale alors que celle des premiers n'est pas

probante. Escherichia coli est le type de coliforme d'habitat fécal exclusif, mais

on estime que, parmi les germes appartenant aux autres genres, ceux qui vivent

dans l'intestin de l'homme et des anlmaux à sang chaud acquièrent des propriétés

spéciales caractéristiques de cet habitat dont la plus notable est une meilleu~e

résistance aux températures de culture élevées.

Du point de vue pratique, cela se traduit par l'existence de t:.:ois

types d'examens colimétriques :

- la recherche et le dénombrement de l'ensemble des coliformes (coliformes totaux)

sans préjuger de leur appartenance taxonomique et de leur origine. Ce type

d'examen, capital pour la vérification de l'efficacité d'un traitement anti

septiQue, présente peu d'intérêt pour déceler une contamination fécale étant

donné son manque de specificité

- la recherche et le dénombrement des seuls Escherichia coli, examen ayant une

base taxonomique ;

-

la recherche et le dénombrement des coliformes fécaux, examen sans base taxo

no~ique, mais qui met en évidence des germes ayant la même signification pour

3

l'hygiène. La très grande majorité des coliformes fécaux est constituée par

Escherichia coli d'où l'excellente concordance avec la numeration de E. coli

qui

implique une identification systematique.

Pour toutes ces ralsons, le contrôle sanitaire courant des eaux

de mer et des coquillages repose sur la recherche et le dénombrement des coli

formes fécaux qUl sont consideres à l'heure actuelle comme les meilleurs germes

indicateurs d'une contamination fecale.

3 - METHODES D'EXAMEN BACTERIOLOGIQ~~ DE L'EAU ET DES COQUILLAGES

L'analyse bactériologique proprement dite se pratique selon deux

types de méthodes

-

les méthodes de dénombrement direct par comptage de colonies isolées après

ensemencement sur ou dans un support nutritif solide,

-

les méthodes de denombrement indirect, par calcul statistique après répartition

de l'inoculum dans un milieu de culture liquide.

Quel que soit le type de méthodes employé, le résultat de la

numération n'est toujours qu'une approximation du nombre réel de germes présents

dans l'échantillon analysé. De nombreuses causes d'erreur peuvent en effet influer

sur le résultat, par exemple l'homogénéisation, la réalisation des suspensions

mères et des dilutions, la qualification du manipulateur. De plus, la précision

des techniques bactériologiques est faible : elles donnent une valeur qUl se

range à l'intérieur d'un intervalle de confiance plus ou moins large. Pour pallier

cette incertitude et pour tenir compte de la sensibilité variable du consommateur,

les normes bactériologiques imposées sont telles que la limite de sécurite n'est

pas dépassée même si le nombre de germes trouvé est sous-estime par rapport à

la valeur réelle.

3.1.

- Méthodes de dénombrement direct -------------------------------

Ces méthodes ne sont pas applicables aux coquillages. Elles sont

parfois utilisees pour les eaux de mer. L'ensemencement a lieu sur un milieu

gelose selectif, soit directement, soit après filtration d'un certain volume

4

d'eau sur une membrane et dépôt de celle-ci sur le milieu solide. Les bactéries

donnent naissance dans des conditions favorables à des colonies typiques isolées

les unes des autres, différentes suivant les espèces, et qui peuvent être comptees.

Connaissant le volume d'eau ensemencé ou filtré,

le résultat final du dénombrement

peut être exprimé en fonction diun volume pris comme unité : par exemple n colonies

pour 100 ml d'eau.

L'inoculum est réparti dans un certain nombre de tubes contenant

un milieu de culture liquide. La présence de la bactérie ou du groupe de bactéries

recherchées se manifeste par une réaction caractéristique. Un tube est considére

comme étant positif lorsqu'il est le siège de cette réaction caractéristique. On

postule alors qu'il contenait à l'origine au moins un germe recherché. Une éva

luation quantitative n'est possible qu'en jouant sur les volumes de la prise

d'essai et en prenant comme hypothèse que les germes sont repartis de façon

homogène dans l'inoculum : si l'ensemencement porte par exemple sur 10,1 et 0,1 ml

d'inoculum dans trois tubes de milieu liquide, et si le germe recherche est

present seulement dans le premier de ces tubes, il y a aumoins un germe dans 10 ml

d'inoculum, mais il n'yen a pas dans 1 ou 0,1 ml. Si l'unite de volume d'expres

sion du résultat est de 100 ml, il s'ensuit que le nombre de germes est compris

entre 10 et 100 dans 100 ml d'inoculum. Afin d'affiner le dénombrement, plusieurs

tubes par serie sont ensemencés avec le même inoculum. Pour couvrir une gamme

assez etendue de numérations, susceptibles de convenir à la plupart des besoins

en hygiène conchylicole on est parfois amené à faire varier les volumes ensemencés

par tube, le nombre de series et l'échelonnement des dilutions décimales. D'or dinaire on répète l'ensemencement du même inoculum dans 3~4 ou 5 tubes d'une même serie.et on utilise trois séries dans lesquels les inoculums sont respective

ment de 10 ml, 1 ml et 0,1 ml.

Il - NETTOYAGE DE LA VERRERIE ET STERILISATION

5

Les boîtes de gélose ayant servi à l'isolement des germes sont

recouvertes d'une solution de javel durant 30 minutes avant nettoyage.

Ces boîtes~ ainsi que les tubes de bouillon sont vidangés et

lavés à l'eau chaude savonneuse~ ou contenant un agent mouillant biodégradable.

Lorsque des particules grasses demeurent à l'intérieur des récipients on peut

utiliser des détersifs du commerce ou le mélange sulfo-chromique. Dans tous les cas,

le rinçage doit être 3bondant et comporter au moins 5 lavages successifs pour éli

miner toute trace de produits chimiques. Terminer par un rinçage à l'eau distillée ou désionisée afin d'éliminer~ éventuellement, les "louches H dus à l'eau calcaire.

L'utilisation d'un lave-pipette est souhaitable.

Après nettoyage du matêriel ayant contenu des cultures, se laver

soigneusement les mains au savon et les frictionner à l'alcool. Pour les manipu

lations de produits corrosifs (mélange sulfo-chromique notamment), utiliser des

gants de caoutchouc.

Les créneaux des tiges de dispersion du broyeur Ultra-Turrax ainsi

que les lames des bols du broyeur Waring-Blendor doivent être lavés et brossés afin

d'éliminer les particules de chair de coquillages ou de byssus des moules.

Aire de travail

Disposer sur la paillasse une feuille de papier filtre propre, où

seront déposés les coquillages en cours d'analyse.

Après chaque analyse ranger et nettoyer l'aire de travail de la

paillasse à l'aide d'une éponde imbibée d'eau javelisée.

On doit se laver les mains après chaque analyse de coquillages.

Lorsqu'on procède à des examens de cultures pathogènes (Salmonelles,

Vibrions •.. ), prendre grand soin d'éviter toute dissémination intempestive de germes

et nettoyer ensuite la paillasse à l'aide d'une solution javellisée. Se laver

soigneusement les mains et les frictionner à l'alcool à 10° C.

6

Stérilisation

y~!!~!~~- (pipettes, boîtes de pétri en verre,

tubes, éprouvettes).

Elle est protégée par du papier gris et du coton cardé ou des conteneurs appropriés,

et sterilisee au four Pasteur pendant 30 minutes à 180 0 C. Eviter la carbonisation

du papier ou du coton qui doit avoir une teinte licafé au lait" claire à la sortie du

four.

~~!i!~_i~~!!~~~!~_~~!~~~~g~~~- (pinces, scalpels, couteaux à

huîtres). On utilisera de préférence des scalpels entièrement métalliques. Ces ins

truments sont stérilises au moment de l'emploi par trempage dans lialcool à 90° et

flambage. Le passage dans la flawûe ne doit servir qu'à enflammer le fluide

l'ins

trument ne doit pas être maintenu dans la flamme. On peut utiliser l'alcool à brûler

du commerce.

- Bols de l'appareil 1iWaring-Blendorli. Ils sont entourés de papier "gris" ou de papiel

"aluminium" et stérilisés au four Pasteur dans les mêmes conditions que la verrerie.

- Tiges de dispersion de llUltra-Turrax. La stérilisation ne peut se faire au four

Pasteur. Eviter également la stérilisation à la flamme. Procéder de la façon sui

vante :

. placer la tige dans une éprouvette dans le fond de laquelle on aura dispose un

pet~t tampon de coton hydrophile imbibe de 5 ml d'eau environ, ceC1 afin d'assure:

une bonne sterilisation en atmosphère humide

boucher l'éprouvette au coton cardé et stériliser à l'autoclave durant 20 minutes

à 120 0 C.

1

III - MILIEUX DE CULTURE

Il Y a toujours avantage à utiliser les milieux déshydratés du

commerce en raison de la régularité dans leur composition et de leur facilité d'emploi.

Il est p~éférable d'utiliser l'eau désionisée ou l'eau distillee

neutre pour la confection des milieux,

8. défaut l'eau d.éminéralisée peut convenir.

LI ajustement du pH se fait SUT le milieu tièd.e ou froid, de préférence

avant adjonction de colorants si l'on se sert de papier indicateur (du type OXYPHEN).

Mais il est toujours preferable d'utiliser lm pH-mètre electrique. La stérilisation

entraîne souvent une légère baisse du pH (d.e 0,1 il 0,3). Il faut donc ajuster le pH

à une valeur telle qu'après sterilisation il se situe dans les limites voulues.

Sterilisation

Sauf exception, les milieux de culture sont sterilisés à l'autoclave.

Les durées et temperatures de s7:êrilisation sont

indiquées pOUY.' chaque milieu.

Pour les milieux contenant des hydrates de carbone, nous preférons

ne pas depasser la température de 115 0 C, afin d'êvite~ tout risque d'hydrolyse des

sucres. Cette sterilisation est suffisante lorsque les milieux sont répartis en tubes

ne contenant pas plus de 10 à 15 ml de milieu.

Certains milieux ne peuvent être sterilises au-delà de 100 0 C. Ils

sont

indiques dans les méthodes.

8

IV - TECHNIQUES n'ENSEMENCEMENT

EAUX ET COQUILLAGES

A) PREPARATION DE L'ECHfu~TILLON

Comme indiqué precedemment, se laver soigneusement les mains avant

chaque analyse de coquillages.

EAU X

L'ensemencement des eaux en tubes de bouillon n'offre pas de dif

Publicité

ficultés particulières: après agitation vigoureuse du flacon une dizaine de fois,

prélever les volumes nécessaires.

L'analyse des coquillages porte sur un nombre d'individus tel que

le volume des corps soit au moins de 40 ml (soit environ, et selon leur taille, 6 à 8 huîtres, une vingtaine de moules, de coques, etc.).

Le broyage au Waring-Blendor permet un broyage fin de la chair et

une bonne libération des germes, mais il ne doit pas excéder trente secondes afin

d'éviter l'échauffement qui pourrait détruire un certain nombre de germes.

Li analyse porte

soit sur la chair seule (CH)

soit de preférence, sur la chair + liquide intervalvaire (CLI)

- CHAIR SEULE -

a -

laver, brosser, égoutter, ouvrir les coquillages après flambage rapide de la

charnière (le byssus des moules doit être coupé au ciseau avant ouverture et

non arrache),

b - rejeter l'eau intervalvaire,

c -

trancher le muscle adducteur et placer les corps dans une éprouvette contenant 10 ml d'eau salee à 1 %et sterile,

9

d - noter le volume des corps par deplacement de lleau,

e - verser dans un bol du Waring-Blendor

(ou dans un becher dans le cas de l'Ultra

Turrax). et ajouter un volume d'eau salee 1 %stérile de sorte que le volume total à broyer (chair de coquillages + eau salee sterile) soit egal à trois

fois le volume de corps mesuré~

f

- broyer durant 30 secondes,

g - prélever aussitôt les volumes nécessaires aux ensemencements.

a -

laver, brosser, égoutter, ouvrir les coquillages après flambage rapide de la

charnière (le byssus des moules doit être coupé au ciseau avant ouverture, et

non arrache),

b - recueillir les eaux intervalvaires dans une première eprouvette,

c -

trancher le muscle adducteur et placer les corps dans une deuxième éprouvette contenant 10 ml d'eau salee 1 %stérile,

d - noter le volume des corps par déplacement de l'eau,

e - verser dans un bol du Waring-Blendor (ou dans un bécher dans le cas de l'Ultra

Turrax), le contenu des deux éprouvettes ci-dessus et y ajouter un volume d'eau salée 1 %stérile de sorte que le volume total à broyer soit égal à trois fois le volume des corps,

f - broyer durant 30 secondes,

g - prélever aussitôt les volumes nécessaires aux ensemencements.

Une réaction positive dans un tube suppose qu'un germe au mOlns ait

été inocule. Un calcul statistique a permis d'établir une correspondance entre le

nombre de tubes positifs dans chaque série et la population probable existant dans

le milieu d'où l'inoculum est issu. Dans la pratique, le passage du nombre de tubes

positifs à la population probable se fait en utilisant les tables de Mac GRADY, (p. 18 à 26).

10

B) ENSEMENCEMENT EN MILIEU LIQUIDE

L'analyse des coquillages pose souvent un problème en raison de

leur teneur élevée en glycogène ou en produits génitaux lorsque le volume

du broyat ensemencé est important~ par exemple 10 ml àans une combinaison

10 - 1 - 0,1 ml

: il risque de se former un bouchon qui place la culture dans

des conditions d'anaérobiose et de toute façon une opacification qui empêche

de voir un dégagement gazeux éventuel. Il convient alors d'ensemencer des

volumes plus faibles ou d'utiliser des tubes de plus fort diamètre.

L'échelonnement numérique correspondant à des séries de 3, 4 ou 5

tubes ensemencés par l'inoculation de trois dilutions décimales est donné C1

dessous en fonction des volumes inoculés.

3 tubes dans

4 tubes dans

5 tubes dans

chaque

série

chaque

série

chaque

série

Eau Coq.

Eau Coq.

3 à 9 à

2 !~OO 7 200

2,3 à 6,9 à

2 160 6 480

2 à 6 à

2 400 7 200

4 800 6 à 18 à 14 400

4,6 à

4 320 : 13,8 à 12 960

4 à 4 800 12 à 14 400

: Combinaison

10 - 1 - 0,1

2

5 - 0,5 - 0,05

"

"

3 :2,5 - 0,25 -0,025: Eau Coq.

9 600 12 à 36 à 28 800

: 9,2 à 8 640 :27,6 à 25 920

8 à

9 600 24 à 28 800

Des dilutions décimales successives permettent d'atteindre des

numérations plus élevées en cas de fortes contaminations présumées : il suffit

alors d'appliquer aux résultats donnés par les tables N.P.P. le coefficient

multiplicateur voulu.

Dans tous les cas, qu'il s'agisse d'eau ou de coquillages, et quelle

que soit la combinaison choisie,

l'ensemencement primaire se fait toujours en

milieu double et chaque tube de 20 x 200 reçoit un volume uniforme de 10 ml,

constitué soit par le produit à analyser lui-même, soit par le mélange "Produit à analyser + eau salée 1 %stérile de dilution".

11

Nous prendrons cornme eX2mple la numération des coli formes fécaux

en ~ilieu d'EIJKMAN. La présence de coliformes est dictée par la production de

gaz résultant de la fermentation du lactose. Pour reconnaître la formation de

gaz on introduit dans le milieu une petite cloche en verre.

En cours diensemencement, on portera attention aux points suivants

- avant chaque inoculation, le milieu à ensemencer doit être agité (aspiré puis

soufflé trois fois avec la pipette dans le fond de l;Gprouvette doucement pour

éviter tout débordement),

- après inoculation dans les tubes 20 x 200, assurer le mélange intime des compo

sants, en remuant les tubes doucement et en prenant soin diéviter toute intro

duction d'air dans la cloche.

Combinaison choisie

Volumes à ensemencer dans chacun des 3, 4 ou

5 tubes de ln SERIE A

Volumes à ensemencer dans chacun des 3, 4 ou 5 tubes de la

VolQ~es à ensemencer dans chacun des 3, 4 ou 5 tubes de la

SERIE B

SERIE C

(dilution au 1/10ème)

(dilution au 1/100ème)

10 - 1 et 0,1 ml

_______~

Répartir directement 10 ml par tube de liquide à analyser

Faire di~ut i on de Il AIl

10 nù

Faire dilution de "B"

10 ml

+ 90 ml eau salee 1%

+ 90 ml eau salée 1%

Mélanger

Mélanger

__=_....;R:..;.é~pl;.a:;;.r=_t..:..J.:;;.·r=__...:..10.::......;ml=··=........Partube : _~~"partir 10 rnl-'2.ar tube

stérile:

stérile:

5 - 0,5 et

0,05 ml

2,5 - 0,25

et

0,025 ml

50 ml liquide à analyser: :+50 ml eau salee 1% stér.:

Faire dilution de "A"

Faire dilution de "BI!

10 ml

10 ml

Mélanger

Répartir 10 ml par tube

+ 90 ml eau salee 1% ste: Mélanger Répartir 10 ml par tube

+ 90 ml eau salée 1% stér.: I>lélanger Répartir 10 ml par tube

25 ml liquide à analyser: :+75 ml eau salee 1% stér.:

Mélanger Répartir 10 ml par tube

Faire dilution de

10 ml

°10 ml

+ 90 ml eau Répartir 10

salee 1% sté: + 90 ml eau salee 1% stêr.: ml par tube

Repartir 10 ml par tube

Tableau récapitulatif des principales combinaisons diensemencement

SCHEMA DES OPERA'fIONS D~gNSEMENCm~EN;l' "EAUX .?ot COQU1LI..i-\GBS"

.t::~

,j Sb;kIES

_

lfWlP

___- - - - - -.. - . - - . -......._ ......_..__........._......_._.. "!"!'t!l~_"'''''jjw_.....

iZI

.-------.----------

. •

de:} t 4 OU 5 tubes plU' l!léI1.e~

• 1,,0) ~2mbptai80n des sé.I:;1;es 1env..: lmlJit.t..2.tLm! SEm 10 ml. ~ Répartir di..,.,ctement

~ 10 ml dana chacun des :3, 4 ou 5 tubes de la aé.rifl

(

Z!J Q2m.binaison g,es séries 2i"JI." - 0,5 IJI.1 ,t O,O~l!'J!

:h

• • 4

__,

b

..

l!1!81Uall8li&!<&t:.l

v 111

p

1

8au. au

; Broyat

SERIE. 5 al

) 50 ml

.

) + 50 ml e au ' sté~_le

salée

1~1élanger! et Répartir

10 ml dans chacun des ,~ 4 ou 5 tubes de la: .'rie

" .

10 ml

) -+ 90 ml eau salée ) stérile}

.

.~tU:E· 0,05 ;! '.

i

to ml.

. ) + 90 ml eau sal~e ) .

s"rile .

)

'> ~ et

Hélanger

Répartir

( ~10 roll dans cbactm des :3 f 4 ou 5 tubes de la série

j::J Combinaison des saGes 2,5ml -O.. 25ml et O,025ml

J

1 Hél~r ( ,

et" 1 Répartir (

.

(10 ml dans chacun des 3, 4 011 5 tube. de la aéne

to ml

+ 90 ml eau. salée ----.=?~ ~ et

stérile

1· I-Iélanger

_

Répartir

llO ml dBna chamm de. 3, 4 ou 5 tubes ~ 1&~

. ,

.

.

,:-.',

..

Eau ou Broyat

SERIE 2.5 ml

+ 75 ml eau

salée sté'

l 25 ml l

ml

~!W·9.0f2 &

0 1

ml

' ... 90 ml eau salée

stérUe

~

;..

j

...

r"~""""

I·lélanger 1

. . .'0 ml d*ns cb.acun des '. 4 ou 5. ,tubes de lB: ~'r1~.

.'4'

et Répartir

13

C) ENSEMENCEMENT SUR MILIEUX GELOSES

Ce mode de nuneration n'étant pas applicable aux coquillages, et

délicat dans le cas d'eaux turbides~ l'ISTPM a opté pour la méthode de dénombrement

en milieux liquides, on n'aura pratiquement pas à utiliser les milieux solides

(comptage des colonies caractéristiques sur milieux gélosés sélectifs). Toutefois~

et selon les circonstances (par exemple en cas de dénombrement paucimicrobien

dans les eaux des stations d'épuration de coquillages), il peut être nécessaire

d'utiliser la technique des membranes filtrantes sur milieu de CHAPMAN modifié

(gélose lactosee au chlorure de triphényltétrazolium et au Tergitol), que nous '"

.....

resumons c1-apres :

Peptone ....•..................•...

Extrait de viande •.....•.......••.

Extrait de levure ...........•.•..•

Lactose .......•..................•

Bleu de bromothymol •.•.....•....••

10 g

5 g 6 g

20 g

0,05 G

Eau. 0 • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

000

Dissoudre en chauffant modérément et jusqu'à complète dissolution. Refroidir

jusqu'à 50° environ et ajuster le pH à 7,2.

Repartir 100 ml de milieu par flacon de 150 ml. Stériliser à l'autoclave 15 minutes à 115° c.

Au moment de l'emploi, faire fondre au bain-marie bouillant. Après

refroidissement à environ 50° C, ajouter à chaque flacon:

- 5 ml d'une solution stérile de chlorure de 2-3-5 triphényltétrazolium (TTC) à

0,05 %dans l'eau distillée

- 5 ml d'une solution de Tergitol à 0,02 %dans l'eau distillée.

Mélanger intimement sans faire de bulles et couler immédiatement en boîtes de

pétri avant refroidissement, à raison de 25 ml par boîte.

(L'Institut Pasteur fournit le produit déshydraté - base - qu'il suffit de

dissoudre dans la quantité d'eau nécessaire, mais il faut ensuite ~jouter dans

les conditions ci-dessus, au moment de l'emploi,

les deux solutions de TTC et

Tergitol. A noter que des ampoules de ces produits sont également fournies par

Publicité

l'Institut Pasteur).

14

Ensemencement

On utilise des membranes filtrantes de porosité 0,45 ~m, diamètre 5 cm,

livrées stériles.

Liappareil à filtration peut être stérilisé au four Pasteur, après

entourage de papier "igris ou papier d'alu."Jlinium comme la verrerie.

Selon la richesse présumée en germes, on ensemencera de 100 à 500 ml

d'eau sur une, deux ou plusieurs membranes. Après filtration, la membrane est

enlevée à l'aide d'une pince flambée et appliquée soigneusement au centre de la

boîte de pétri, en évitant d'enfermer des bulles d'air.

Si l'on désire obtenir les Coliformes totaux et les Coliformes fécaux

indépendamment, on doit faire deux ensemencements

l'un sera incubé à 37° durant 24 heures (C.T.),

. l'autre sera incubé à 44° en atmosphère saturée d'humidité durant 24 heures (C.F.)

A 37°, toutes les colonies jaunes sont présumées être des coliformes (coli

formes totaux

: ne réduisent pas le triphényltetrazolium).

A 44°, les colonies jaunes sont présumées être des Escherichia coli

(à 95 %)

(coliformes fécaux).

Dans les deux cas, des rep~quages sont nécessaires sur gélose au fer de

KLIGLER\et galerie de diagnostic ou galerie API, si l'on désire une détermination

plus précise des germes.

Dénombrement

On fait la somme des colonies caractéristiques et on rapporte à 100 ml

d'eau selon le volume filtré.

D) METHODES DE CONCENTRATION DES BACTERIES

Lorsque le nombre des bactéries dans un milieu devient trop faible pour

être dénombré dans un volume de liordre de 100 ml (cas des bactéries pathogènes:

Salmonelles, Vibrio parahaemolyticus, etc.), il devient nécessaire de prélever un

volume beaucoup plus important et de procéder à une concentration des microorganis

mes qui y sont éventuellement présents.

Cette opération n'est pas nécessaire dans le cas de coquillages qui,

par suite de leur pouvoir filtrant élevé, assurent une concentration I1 naturelle" des microorganismes. Mais elle peut être indispensable pour les eaux. On utilisera

l'une ou l'autre des methodes suivantes:

15

Très intéressante pour les eaux de consommation , cette méthode est

beaucoup moins aisément applicable pour les eaux de mer qui sont plus ou moins

chargées en matières en suspension vivantes ou inertes et qui ont l'inconvénient

de colmater très vite la membrane.

Néanmoins,

lorsque les eaux sont suffisamment claires, cette méthode

peut être utilisée pour des volumes de 500 ou 1 000 ml, en assurant des filtrations successives à partir de 3, 4 ou 5 membranes différentes.

Dans le cas où lion désire un dénombrement, celui-ci se fait

généralement en utilisant les milieux Geloses choisis, correspondant aux germes

à rechercher, en appliquant les 3. 4 ou 5 membranes ayant assuré la totalité du

volume filtré sur autant de boîtes de gélose.

a) Préparation du lait d'alumine

Dans un ballon Pyrex de 2 litres, mettre 1 litre d'eau + 100 g de

sulfate d'alumine.

Mélanger et precipiter, par additions successives, 190 ml d'am

moniaque à 28 %NH3.

Faire bouillir pendant 5 minutes pour éliminer l'ammoniaque en

... exces.

Laisser décanter 24 heures.

Siphonner ou vider avec précaution le liquide clair surnageant

et le remplacer par le même volume d'eau pure. Agiter vigoureusement et laisser

décanter encore 24 heures.

Refaire cette opération autant de fois que nécessaire jusqu'à

élimination de toute trace d'ammoniaque (s'en assurer à l'aide du réactif de

NESSLER) •

Lorsque l'~oniaque a disparu en totalité, ajouter une dernière

quantité d'eau pure de façon à obtenir un lait assez épais mais suffisamment fluide

pour pouvoir être aisément pipete. Répartir 10 ml par tube de 16 x 160 bouché

vis.

Stériliser 15 minutes à 120 0 C. Très bonne conservation.

16

b) Concentration des germes

Ajouter 10 ml de ce lait d'alumine (1 tube) à 500 ml d'eau à analyser

(ou 2 tubes pour 1 litre).

Agiter vigoureusement pendant 5 minutes.

Laisser décanter au réfrigérateur durant la nuit

Siphonner l'eau surnageante. Le culot d'alumine peut être encore réduit

par centrifugation, mais cette opération n'est pas indispensable.

Un volume de 500 ml d'eau à analyser~ traitée, fournit un culot d'en

viron 10 à 15 ml qui peut être alors ensemence sur les milieux liquides choisis

correspondant aux germes recherchés.

17

v - TABLES N.PoP. DES GERMES EN MILIEU LIQUIDE

Ensemencements en 3 tubes dans les series

10 - 1 - 0,1 ml

5 - 0,5 - 0,05 ml

2,5 - 0,25 - 0,025 ml

Ensemencements en 4 tubes dans les series

10 - 1 - 0,1 ml

5 - 0,5 - 0,05 ml

2,5 - 0,25 - 0,025 ml

PAGES

Eaux

Coquillages

18

19

20

21

23

25

18

19

20

22 24 26

..

Nombre le plus probe:bie d f crgardsmes présents d.ar.s 100 ml dt ea.u, a.J.Irèa ensemencement da

WtubeS d..a.r'..s ch1:t.c'Jne des, dilU:tiO:n.."l

:

Î 0 ml - 1 ml.- 0t1 ml

No~br. 4. tubes ... H) ml

1 ml

°3'

. ml

0 t 2

1 ml

10 ml

0,1 ml

0 11 1 ' ml

Nombré da tube;] -+

Nombre de tubes -+ 1 10 III ml

- u,_~~_

ID - - NPP ~ N'PP , , 9 , , 12

- 2 o . ,

3~6 7 11 1;

7.3 11 15 19

15 20 21 34

9.t 14 20 26

1 t 1 .1

0 1 .2

6,1 9,2

t· 1 1 1

,

,

0 1 ,2

1 1 1 1

1 1 1 1

0 0 0 0

0 t 2 :$

0 0 .()

2 2 2 2

2 '2 2

0 1 2

1 :2

6

0

0 t 2

6.2 9.' , 16

12

0

, (') , 1 , 2 , , 19

0 0

C

9,4- t3 16.

.

0 1 2

1 1" 1 t

2 2 2 ~r

., , 0 1 . , 1 1 , 2 1 , ,

1

11 15 20 24

16 20 24 29

.

:2 2 2 2

0 1 2

2 2 :2 2

, 2 , 0 2 , 1 2 , 2 2 , ,

21 '. 28 35 ·42

29 '6 44 5' .

0 0

0 «)

" 0

0

0

0 0 0 0

t t t 1

4) 0 0 0

2 2 2 2

1

.

,. ,

.0 1 2

Nombrlt 4. tubes .. 0 01 10 1 ml ml ml

, 0 , 0 , 0 , «) , 1. ., , 1 , ·1 ,. 2 , 2 , a , :r , 0 , , 1 , a , , ~

,

0 1 2

0 t 2

3

3

2

J8

DP

23 '39 64- 9S

4', 75 , 120 160 9' 150 210 290

240 460 11.00 ~2400

Nombre le plus prohable dl orGanismes prés.enta dans 100 ml de c..'1.o.ir da ooqu.iJ.lages, après

enaeœncenent dŒtuoos dans cb.aqu.ne des di11XtiOns : 10 ml - 1 ml- 0,1 ml

0 0 0 • 0

0 0 0 0

•

0 . t 2

9 t8.

, 27 .

0 0 0 0

1 t 1 t

. 2 0 0 . 2 2 0 0 2

0 1 2

9 t8.3 27,6

, 36

0 1 2

18,6 21,9 36

, 48

0 -0 0 0

() 1

:5 3

, 2 2t\2 '9 , , 57 48

1 1 t 1

1- 1 1 1

0 0 0

0 1 2

0 ,

1 ·1 1

0 1 2

1 ,

2 0 2 , 1 .. 2 2

1 1 2 , · 1 ·1 1 , 0 t , 1 , 2 1 , , ·

1

,

10,8 . 21. 3} 45

..

22 33 45 57._

:n 45 60 72 . 48 60.....1 72; ~~..~ .....

2 2 2 2

2 2 2 2

0 O' 0 0 0

1 2 :5

t 1 1

0 1 2

1 .,

27,'- 42 60 78

45 . 60 81 102

2 2 2

2 2 2 2 . 2 ,

:5

2

2 2

0 1 2

63 84 105

2 , 126

0 1 2

87 10a 132

,. , 159

:5

0

1

0

:5

3

0 1 2

,

'0 t 2

129 225 360 480

69 117 192 285

, 0 , 0 , , , 1 , 1 , t , 2 , 2 ., , 2 , , " , , . , , 2 , , , ;~7200

0 1 2' . o· . 1

279 450 630 870

- 720' 13eo. "00

:5

2

.

. BOJlI,~ le plus ~X:O~ble d'organismes présenta dans 100 ml d'eau, après ensemencement

d{DtubeS dans chacune des séries : 5 ml - 0,5 ml "" 0,05 ml

~ocbr9 4e tubes + 5 ~ ml

0,5 0,05 ml

NPP

Nombre do tubes + 0,5 5 ml ml

OJOS l'Ill

0 . 0 0 0 0

1 2

fi 12

, 18

1 ' 1 t 1

Publicité

0 1 2 3

(1 12,2 1~.4 24

2 '2 2 2

0 1 2

12,4' 18,6 24

, 32

, 0 , , .2, , , ,a

.. 18,a 26 32

1

1 1 1 1

0 0 0 0

1 t t

1 1 , t

1 . 1

0 1 .2 :5

0 1 :2 ;

1 1 , 1 1

1 1 1 l'

0 1 2

2 2 2 2

, , . 1 , ,

:3

0

:5

2

Nombre de tubes + 5 °t; ml ml

0,05 ml

2 2 2 2

2 2 2 <2

2 2 2 2

2 2 2 2

0 Ci 0 0

1 1 1 1

0 1 2 :5

0 1 2 3

2 2 2. 2

0 1 2

,

,

, , , , ,

0 1 2

N'PP

,7,2- U· 22 30

14,~' 22 30 38

22 ;0 40 48

32 40 48 58

1

N'PP

18,2 28 40 52

30 40 54 68

42 56 70 S4

58 72 88 106

Nombre le plu.s probable cl t orca:nioses présents dtms 100 ml de chiJir de coquillages, après

ensemencement d{D!:ubes darlB chacune des dilutions : 5 r.ù. - 0,5 ml - 0,05 ml

0 0 0 0

1 1 1 1

2 2 2 2

'0 1 2 ..

., . ,

0 1 2 : :3

O' 1 2 :3

:3 :5

0 1

, . 2 , ,

.

18

'6 54

~

18 ':t'" ,,0.0 , 55,2 . 72

~

:57,2. 55,8 . 72 . 55

56,4 18 c'" ,,0 114

,

1 ' . 0 1 0 0 1 1 0

1 ' 1 1 1

1 1 1 1

1 1 1 1

1 1 1 1

2 2 2 2

:5 :5 :5

0 1 2 :5

0 1 2

,

0 1 2 :3

1 2 :3

21,,6 42 66 90

45,8 66 SO 114

€~ " . 9~ 120 144

96 120 144.· : . ~. t74t

"

,~

......... :

..

2 2 2 2

2 2 2 2

2 2 2 2

t 2 2 2

0 0 0 0

1 1 1 1

2 2 2 2

0 1 2 :3

0 1 2

,

54,6 84 120 156

90 120 162 204

0 1 2

126 168 210

, 252

:5

., , , ,

0 1 2

174 216 264- )18

, 0

• J

'f

,.

NP?

Nombre d. tubes + 0,5 5 ml ml

0,05 ml

~

;

1

:5

3

1 1

0 1 2

0 1 .2

0 0 0 0

,

,

46 78 128 190

86 150 240 '20

, , , , . 1 , , , 2 , .2 .' ,. :5 ,. , "2 , , , ~4000 -

186 '00 420 5eo

480 920 2200

O· 1

0 1 2 :3

:3 :5

:5

2

2

1;8 234 384 570

258 450 720 960

558 900 1260 1740

, 0

0 1 2

:3

:3

0 0

1 1

:5 :3 :5

0 1 2'

0 ,. 1 ,

, 1 , , 2 , 2 0 , , 2 1 2 '- . , , 2 D , ., ' . 1

3 :5

:5

2

"

14~O 2760 6600. ,. 1"4400 .. . ,-

, 0 1 0 0 0

\

0 0 0 0

0 0 0, 0

0 0

. 0

0

1

0 0 0 0

0 . 0

o . 0

0 0 0 0

0 0 0 0

; 20

NPP

. Nœbre le plus 'ptobable dtorgt'.nismes présents dans 100 ml d.'eou, après ensemencement

d{TItubes dans chacune des séries : 2,5 ml - 0,25 ml - 0,025 ml

Nombre de tubes +

2,5 0,25 O,O~ ml iIÙ ml

NPP

Nom.bre de tubes +

2,5 0,25 'O,O~ ml ml . ml

NPP

Nombre da tube:! + - • ml

2,5 0;25 0,025 ml ml

di ....

_

1

0 0 0 0

0 0 0 0

0 0 0 0

1 1 1 1

0 1 f 2

12 24

, 35

0 1 2

12 24,4 38,8

, 48

1 1 1 1

0 0 0 0

1 1· 1 1 1 . 1 1 1

"

1 2 :5

0

1 2

,

14,4 26 44 60

29,2 44 60 76

0 0 CI

2 '2 2 2 O·

2 2 :2 2:

"

1 1 1 1

0 1 2 ;

0 1 2

,

0 0 0 0

0 1 2

2 2 2 2

24,8 37,2 48

, 64 , 0 , 1 , 2 0 , , 76

0 0 0

37,6 52 64

2 2 2

0 1 2

1 1 t t

2- , ., 1 ' , 1 1 , ,

:5

1

2

0

1

44 60 80 96

-

64 80 96 1 116

2 2 2 2

0 1 2

2 2 .2 2

, 2 , ' 2: , 1 2 , 2 , ,

2

()

NPP

.

36,4- 72 80 :104

60 SO 108 136

84 112 140 168

116 144 t76 212

'" "- -

Nombre de tubes +

2~5 0,25 0,025 ml

ml ml

0

0

:3

3

0 1 2

0 1 2

1. 1 t

,

,

172 300 480 640

92· 146 256 380

, 0 , 0 , ., , , ·1 , ,. , 2 , ,. , 0 , 1 , , 2 7JO , , ~9600 ·1840 4400 '... -"

372 600 840 1160

2 2 2

0 1 2

:;

:5

:3

Nombre le plus prohable dt org-anismes présenta dans 100 ml do clID.ir de coquillages, après

ensemencement de ,

tubes dnns c.~acune des d.iluUons : 2,5 ml - 0,25 ml - 0,025 ml

0 0 0 0

0 0 0 0

0 0 0 0

0 -0 0 0

0 0 0

0 1 .. 2

ot , ue

Publicité

36 72