Mécanique des Fluides - Cours et Exercices Corrigés

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Mécanique des Fluides - Cours et Exercices Corrigés

Hydraulics/Fluid Mechanics · notes

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République A

ique Algérienne Démocratique et Populair

pulaire

Ministère de l’Enseigne

seignement Supérieur et de la Recherche S

rche Scientifique

Universit

iversité Abou Bakr Belkaid – Tlemcen -

Faculté de Technologie

Département d’Hydraulique Dé

POLYCOPIÉ

MÉCA

ES CANIQUE DES FLUIDES

COURS ET

ET EXERCICES CORRIG

IGÉES

Dr BENTALHA Chakib D

Pr HABI Mohammed P

Avant propos

La mécanique des fluides est une science de la mécanique appliquée qui concerne le

comportement des liquides et des gaz au repos ou en mouvement. Cette branche reste l'un

des fondements le plus importants dans la formation en hydraulique. L'application les

principes de la mécanique des fluides sont nombreuses dans la conception les ouvrages

hydrauliques , les réseaux hydraulique et le traitement des eaux.

Ce polycopié est un support pédagogique permet d’introduire l’étudiant dans le domaine

de la mécanique des fluides. Ce document a été divisé en chapitre couvrant des domaines

bien établis de théorie et d’étude. Chaque chapitre débute par la formulation de

définitions, de principes et de théorèmes accompagnés d’exemples et de descriptions. Suit

une série des exercices résolus.

Le chapitre I traite les propriétés des fluides à savoir la masse volumique, le poids

volumique et la viscosité…etc. Elles sont utilisées ultérieurement.

Le chapitre II est consacré à l’étude des fluides au repos. La loi fondamentale en statique

des fluides et les forces exercées par les fluides sur des objets solides sont traités. Cette

partie donne les fondements nécessaires à l'étude des barrages.

Dans le chapitre III l’écoulement des fluides parfait est étudié. Les équations qui

régissent ce type d’écoulement comme l’équation de continuité et l’équation de Bernoulli

sont démontrés. Elles sont la base de plusieurs d’applications en hydraulique en particulier

dans le dimensionnement des réseaux d’alimentation en eau potable et l’évacuation des

eaux usées, ainsi dans la plupart des instruments de mesures de pressions et de débits

qu’on peut rencontrer dans beaucoup de processus industriels de fabrication chimique

surtout.

Enfin le chapitre IV est consacré à l’étude l’écoulement des fluides réels. La notion du

régime d’écoulement et les calculs les pertes de charge due par les forces de frottement

sont expliqués. Elles sont indispensable pour le dimensionnement des diverses

installations hydrauliques.

Pour la rédaction de ce polycopié, j’ai utilisé de nombreux documents citée dans la liste

bibliographié. J’espère que ce polycopié constituera une invitation à la lecture de ces

livres.

Table des matières

Chapitre I : Propriétés des fluides…………………………………………..……………………………...……………1

Introduction……………………………………………………….…………………………………………………………1

I.1 La masse volumique…………………………………………….…………………………………………………1

I.2 le poids volumique……………………...…………………….……………………………….……………………1

I.3 Module de compressibilité ………………………...……………………….………………………………… 2

I.4 Viscosité …………………………………………....……………………………………………………………………2

I.5 pression de vapeur saturée ………....……………………………………………….…………………….…. 5

I.6 Tension superficielle ………....…………………………………………………..……………………………… 5

I.7 Le systèmes d’unités SI ………....……………………………………..……………………………….……… 6

Exercices ………....…………………………………………………………………..……………………………….……… 7

Chapitre II : Statiques des fluides ………....……………………………..…..……………………………………… 13

Introduction ………....…………………………………………….…………..…..……………………………………… 13

II.1Notion de Pression ………....……………………………..…..……………...………………………………… 13

II.2 Equation Fondamentale de l’Hydrostatique (EFH) ………...…………………...………… 14

II.3 Pression absolue et relative (manométrique) ………...………………........…...………… 15

II.3 Egalité des pressions sur un même plan horizontal ………...…………………...………… 16

II.4 Mesure de la pression ………...………………………………………………………………….………… 17

II.5 Forces hydrostatiques sur les parois ………...……………………………………………………… 19

II.5.1 Surfaces planes………...……...........……………......………………………………… 19

II.5.2 Surfaces courbes………..................……………......………………………………… 22

II.6 Poussé d’Archimède ………...…………………………………………......………………………………… 24

Exercices ………...………………………………………………………………..…......………………………………… 26

Chapitre III : Dynamique des fluides parfait

Introduction ………...…………………………………………………………..…......………………………………… 45

III.1 Ecoulement permanent, ligne de courant, tube de courant …………………………… 45

III.2 Fluide incompressible et Compressible ……….……..…......………………………………… 45

III.3 Equation de continuité ……….……..…......……………………………………………………..………… 46

III.4 Equation de Bernoulli ……….……..…......……………………………………………………..………… 47

III.5 Applications du théorème de Bernoulli ……….……..…......………………………………… 49

III.6 Théorème d’Euler ……………………………………………………………..……………………………… 51

Exercices ……….……..…......……………………………………………………………..……………………………… 52

Chapitre III : Dynamique des fluides réel

Introduction ……….……..…......……………………............................................………………………………..……68

IV.1 Fluide réel ……….……..…......……………………………………………......................................………..……68

IV.2 Régimes d’écoulement - nombre de Reynolds ……….……..…......……….…………………68

IV.3 Equation de Bernoulli pour les fluides réels ……….……..…......…………………………69

IV.4 Perte de charge ……….……..…......………………………….............…………………………..……71

IV.4.1 Notion de Rugosité des Conduites……….……..…......……………………………72

IV.4.2 Perte de charge linéaire .……..…......………............................................……………72

IV.4.3 Pertes de charge singulières ……….……..…......………………………………………76

IV.5 Equation de bernoulli avec transfert d'énergie ……………………………………79

Exercices ……….……..…......…………………………………………..............................……………………………… 81

Chapitre I : Propriétés des Fluides

Introduction

Les fluides sont des substances capables de s’écouler et de prendre la forme du récipient

qui les contient : ils continuent à se déformer, même sous sollicitations constantes. Un

solide a une forme propre. Il peut être considéré comme indéformable. On peut répartir

les fluides en liquides et en gaz.

Les liquides occupent des volumes bien définis et présentent des surfaces libres. Ils sont

quasi incompressibles. Les gaz se dilatent jusqu’à occuper tout le volume offert. Ils sont

très compressibles.

I.1 La masse volumique

La masse volumique d’une substance est la quantité de matière contenue dans une unité

de volume de cette substance c.-à-d. : c’est le rapport entre la masse (M) et le volume

occupé(V). Elle peut être exprimée de différentes manières :

(cid:1) =

(cid:3) (cid:4)

Ordres de grandeur des masses volumiques (à 20 °C)

Eau Kérosène Mercure Air

998 kg/m3 814 kg/m3 13 550 kg/m3 1,2 kg/m3

La densité d’une substance est égale à la masse volumique de la substance divisée par la

masse volumique du corps de référence à la même température. Pour les liquides et les

solides, l’eau est utilisée comme référence, pour les gaz, la mesure s’effectue par rapport à

l’air. Elle est notée (d) et n’a pas d’unité (grandeur physique sans dimension).

I.2 Poids volumique

Le poids volumique d’un fluide représente le rapport entre le poids et le volume de ce

fluide :

(cid:5) =

(cid:3)(cid:6) (cid:4)

= (cid:1)(cid:6)

Où : ω: Poids volumique en (N/m3).

M : masse en (kg), g : accélération de la pesanteur en (m/s2),

1

Chapitre I : Propriétés des Fluides

V : volume en (m3).

Exemple 1 : Calculer la masse volumique, le poids volumique et la densité de 6 m3 d’huile pèsent 47

kN.

Solution :

(cid:8) = 47000(cid:12) = (cid:3)(cid:6) ⇒ (cid:3) =

(cid:8) (cid:6)

=

47000 9.81

= 4791.03(cid:19)(cid:6)

(cid:1) =

=

4791.03 6

(cid:3) (cid:4) (cid:25) = (cid:1)(cid:6) = 7833.33 (cid:12) (cid:22)(cid:23)⁄

= 798.5 (cid:19)(cid:6) (cid:22)(cid:23)⁄

(cid:26) =

(cid:1) (cid:1)(cid:27)(cid:28)(cid:29)

=

798.5 1000

= 0.798

I.3 Module de compressibilité

La compressibilité d’un corps représente la variation de volume du corps en réponse à une

variation de pression. On définit le module de compressibilité à température constante

(E) à partir de la variation relative de volume et de la variation de pression :

(cid:30) = −

((cid:8)")

Δ(cid:8) ∆(cid:4) (cid:4)

L’inverse du module de compressibilté $ = 1 (cid:30)⁄ , s’appelle

le coefficient de

compressibilité

On sait par expérience que les liquides sont peu compressibles ; les valeurs de $ sont par conséquent très faibles de l’ordre de 10-10 à 10-11 Pa-1.

Exemple 2 : A 34,5 bars, le volume est de 28,32 dm3, à 241,3 bars, de 28,05 dm3. Calculer le

coefficient de compressibilité de ce liquide.

Solution :

$ = −

∆(cid:4) (cid:4) ∆%

= −

28.32 − 28.05 28.32

(34.5 − 241.3)10' = 4.6 10()* (cid:8)"()

I. 4 Viscosité

C’est une grandeur qui caractérise les frottements internes du fluide, autrement dit sa

capacité à s’écouler. Ces frottements (contrainte de cisaillement) apparaissent lorsqu'une

tranche de fluide doit se déplacer par rapport à une autre tranche. Les fluides de grande

viscosité résistent à l'écoulement et les fluides de faible viscosité s'écoulent facilement.

2

Chapitre I : Propriétés des Fluides

y+∆y

y

U+∆U U

Figure I.1 : Profil de vitesse

Sous l'effet des forces d'interaction entre les particules de fluide et des forces d'interaction

entre les particules de fluide et celles de la paroi, chaque particule de fluide ne s'écoule

pas à la même vitesse. On dit qu'il existe un profil de vitesse (figure I.1). Considérons

deux couches de fluide adjacentes distantes de ∆y, la force de frottement F qui s'exerce à

la surface de séparation de ces deux couches s'oppose au glissement d'une couche sur

l'autre. Elle est proportionnelle à la différence de vitesse des couches soit ∆U, à leur

surface S et inversement proportionnelle à ∆y :

Le facteur de proportionnalité µ est le coefficient de viscosité dynamique du fluide.

+ = , -

Δ. Δ/

⇒ 0 =

+ -

= ,

Δ. Δ/

où :

F : force de frottement entre les couches en (N), Τ : contrainte de cisaillement (N/m2),

µ : Viscosité dynamique en (kg/m.s), S : surface de contact entre deux couches en (m2),

∆U : Écart de vitesse entre deux couches en (m/s),

∆y : Distance entre deux couches en (m).

Lorsque ∆y tend vers zéro on a :

+ = , - lim ∆5→*

Δ. Δ/

= , -

d. dy

⇒ 0 =

+ -

= ,

d. dy

Remarque :

Dans le système international (SI), l'unité de la viscosité dynamique est le Pascal seconde

(Pa⋅s) ou Poiseuille (Pl) : 1 Pa⋅s = 1 Pl = 1 kg/m⋅s

Viscosité cinématique

Elle représente le rapport entre la viscosité dynamique et la masse volumique d’un fluide :

, (cid:1) L'unité de la viscosité cinématique est le (m2/s).

: =

3

Chapitre I : Propriétés des Fluides

On utilise souvent le Stokes (St) comme unité de mesure de la viscosité cinématique : 1 St= 10-4 m2/s

Exemple 3:

Un fluide newtonien (µ = 0,048 Pa.s) s’écoule le long d’une paroi. A 75 mm de la paroi, la

particule fluide a une vitesse égale à 1,125 m/s. Calculer l’intensité de la contrainte de

cisaillement, au niveau de la paroi, à 25 mm, à 50 mm et à 75 mm de celle-ci, en

admettant une distribution de vitesse linéaire et une distribution de vitesse parabolique. La

Publicité

parabole de la figure a son sommet en A.

Umax

A

Umax

A

B

B

vitesse linéaire

vitesse parabolique

Solution : 1. Vitesse linéaire

U=Ay+B

Pour y=0.0, on a U=0 alors B=0

Pour y=0.075m, on a U=1.125, alors U=1,125=A ˟ 0.075 donc A=15

On obtient finalement U=15 ˟ y Le gradient de vitesse : dU/dy=15 S-1 et τ=µ dU/dy=0.048˟15=0.72 Pa pour toute les

valeurs de y compris entre0 à 75 mm. 2. Vitesse parabolique U=Ay2+By+C

Pour y=0.0, on a U=0 alors C=0 Pour y=0.075, on a U=1.125, alors U=1.125=A ˟ (0.075)2+B ˟0.075 (1)

Ainsi pour y=0.075 U=Umax c.-à-d. dU/dy=2˟A˟y+B=0.0

→ dU/dy=2 A ˟ 0.075+B=0.0→B=-0,15A

En remplaçant la valeur de B dans l’équation (1) de la vitesse, on obtient A=-200

U=-200 y2+30 y et dU/dy=-400 y+30

4

Chapitre I : Propriétés des Fluides

y (m) U (m/s) dU/dy (s-1) τ=4,8 10-2 dU/dy (Pa)

0.0

0

0.025

0,625

0.05

1,0

0.075

1,125

30

20

10

0

1,44

0,96

0,48

0

I.5 Pression de vapeur saturée

La pression de vapeur saturante est la pression à laquelle un fluide passe de l'état gazeux à

l'état liquide (ou de l'état liquide à gazeux) pour une température donnée.

Si la température du fluide augmente, la pression à laquelle le fluide passe de l’état liquide

à gazeux(pression de vapeur saturante) augmente. C’est ainsi qu'un liquide comme l'eau

peut se transformer en vapeur à pression ambiante par apport de chaleur, mais il est

possible de faire cette transformation sans varier la température en abaissant la pression

ambiante au-dessous de la pression de vapeur saturante.

Lorsque l'on aspire un liquide dans un conduit on crée une dépression, si cette baisse de

pression fait descendre la pression du liquide au-dessous de sa pression de vapeur

saturante, le liquide se met en ébullition (Production de vapeur), en hydraulique , on

appelle ce phénomène la cavitation. Dans le cas de l’eau, la pression de vapeur (Pv) croît

avec une augmentation de la température (T) :

T (°C)

Pv (kPa)

10

1,2

20

30

40

2,28

4,13

7,17

50

12

60

70

80

90

100

19,4

30,38 46,23 68,55 99,23

I.6 Tension superficielle

Une molécule liquide au repos est soumise aux forces d’attractions que les molécules

voisines exercent sur elle. Une molécule à la surface libre d’un liquide ou à la surface de

séparation de deux liquides non miscibles n’est plus soumise à l’action de forces

symétriques, puisqu’elle n’est plus entourée symétriquement par d’autres molécules de

même nature. Ainsi la résultante des forces moléculaires n’est plus nulle. La surface de

séparation se comporte comme une membrane tendue.

La force d’attraction tangentielle à la surface nécessaire pour arracher des particules

agissant le long d’un segment de longueur unitaire est appelée tension superficielle.

5

Chapitre I : Propriétés des Fluides

Figure I.2 : Résultante des forces de cohésion

I.7 Le Système d’Unités SI

En mécanique des fluides, le système d’unités SI (‘’ Système International ‘’) comporte 3

unités primaires à partir desquelles toutes les autres quantités peuvent être décrites :

Grandeur de base

Nom de l’unité

Symbole

Longueur

Mètre

Masse

Temps

Kilogramme

Seconde

m

kg

s

Le tableau suivant résume les unités SI des différentes caractéristiques utilisées en

mécanique des fluides:

Caractéristiques

Vitesse

Accélération

Force

Energie

Puissance

Pression

Unités

m/s

m/s2

kg.m/s2 où N (Newton)

kg.m2/s2 où J (Joule)

kg.m2/s3 où W (Watt)

Kg/m/s2, N/m2 où Pa (Pascal)

Poids spécifiques

Kg/m2/s2, N/m3

viscosité

Kg/m/s, N.s/ m2 où Pa.s

6

Chapitre I : Propriétés des Fluides

Exercices

Exercice N°1 : Si le poids volumique d’un liquide est 8,1 kN/m3, quelle est sa densité. La masse volumique de l’eau est 1000 kg/m3.

Solution :

La masse volumique du liquide égale à :

(cid:1) =

(cid:5) (cid:6)

=

8100 9,81

= 825,68 (cid:19)(cid:6)/(cid:22)(cid:23)

(cid:26) =

825,26 1000

= 0,825

Alors la densité vaut :

Exercice N°2 :

Calculer le poids volumique et la masse volumique de 1 litre du liquide pèse 7 N.

Solution :

On calcule le poids volumique comme suit :

(cid:3)(cid:6) (cid:4) Alors la masse volumique égale :

(cid:5) =

=

(cid:8) (cid:4)

=

7 0.001

= 7000 (cid:12) (cid:22)(cid:23)⁄

(cid:1) =

(cid:5) (cid:6)

=

7000 9,81

= 713,55 (cid:19)(cid:6) (cid:22)(cid:23)⁄

Exercice N°3 : Calculer la masse du 500cm3 du liquide si le poids volumique est 12,4 k N/m3 .

Solution :

On obtient la masse du liquide comme suit :

(cid:5) =

(cid:3)(cid:6) (cid:4)

⇒ (cid:3) =

(cid:5) (cid:4) (cid:6)

=

12,4 10(cid:23)500 10(= 9,81

= 0,632 (cid:19)(cid:6)

Exercice N°4 : Un réservoir contenant exactement 5 m3d’huile de pétrole pèse 5122 kg. Sachant que la

masse du réservoir vides est de 962 kg, calculer la masse volumique et la densité de l’huile. La masse volumique de l’eau est 1000 kg/m3.

7

Chapitre I : Propriétés des Fluides

Solution :

La masse de l’huile égalé à :

Alors :

(cid:3) = 5122 − 962 = 4160(cid:19)(cid:6)

(cid:1) =

(cid:3) (cid:4)

=

(cid:26) =

4160 5 832 1000

= 832 (cid:19)(cid:6) (cid:22)(cid:23)⁄

= 0,832

Exercice N°5 : On applique une pression de 2˟106 N/m2 sur 2000 cm3 de l’eau, déterminer la variation de

volume. On donne (cid:30) = 2,2 10> (cid:8)"

Solution :

Le module de compressibilité de l’eau est :

(cid:30) = −

Δ(cid:8) ∆(cid:4) (cid:4)

Alors :

Exercice N°6 :

∆(cid:4) = −(cid:4)

Δ(cid:8) (cid:30)

=

2 10= 2,2 10> 2000 = −1,82 ?(cid:22)(cid:23)

Quelle pression doit-on appliquer à l’eau pour réduire son volume de 1,25%. On donne

(cid:30) = 2,2 10> (cid:8)"

Solution :

Le module de compressibilité de l’eau est :

(cid:30) = −

Δ(cid:8) ∆(cid:4) (cid:4)

Alors :

∆(cid:8) = −(cid:30)

Δ(cid:4) (cid:4)

Exercice N°7 :

= 0.0125 2,2 10> = 0,0275 10> (cid:8)" = 2,75 (cid:3)(cid:8)"

Un réservoir cylindrique contient une colonne de L1=500 mm de l’eau. Le module de compressibilité de l’eau est (cid:30) = 2,2 10> (cid:8)" .Si le piston applique une pression de 11,3

MPa sur la surface libre de l’eau, déterminer le déplacement h.

8

Chapitre I : Propriétés des Fluides

L1

2kN

h

L2

Solution :

La diminution du volume due par le piston est :

∆(cid:4) = −(cid:4)

Δ(cid:8) (cid:30)

⇒

∆(cid:4) (cid:4)

= −

Δ(cid:8) (cid:30)

⇒

-@) − -@A -@)

Publicité

= −

Δ(cid:8) (cid:30)

Où :

S L1 : Le volume initial de l’eau ;

SL2 : Le volume final de l’eau ;

S : Section horizontale du réservoir.

Alors :

@) − @A @)

=

ℎ @)

= −

Δ(cid:8) (cid:30)

⇒ ℎ = −

Δ(cid:8) (cid:30)

@) = −

11,3 10= 2,2 10> 0,5

ℎ = −2,56 (cid:22)(cid:22)

Exercice N°8 :

Deux grandes surfaces planes sont à 2,4 cm l’une de l’autre et l’espace entre elles est

rempli d’un liquide de viscosité8,1 Pa.s. Quelle est la force nécessaire pour tirer une plaque très fines de 0,5 m2 de surface à la vitesse constante 60 cm/s, si :

1. La plaque est situé au milieu ; 2. La plaque est située à 0,8 cm d’une des surfaces.

Faites l'hypothèse que le profil de vitesse est linéaire.

Solution :

1. La plaque située au milieu

Désignons par :

Fr1 : la force de frottement sur la face supérieur de la plaque

Fr2 : la force de frottement sur la face inférieur de la plaque

+C) = +CA = , -

Δ. Δ/

= 0,81 0,5

0,6 − 0 0,012

= 20,25 (cid:12)

La force de frottement totale = Fr1+ Fr2=40,5 N

9

Chapitre I : Propriétés des Fluides

La force nécessaire pour tirer la plaque doit être au minimum égale à 40,5 N.

2. La plaque est située à 0,8 cm d’une des surfaces.

+C) = , -

+CA = , -

Δ. Δ/

Δ. Δ/

= 0,81 0,5

= 0,81 0,5

0,6 − 0 0,016

0,6 − 0 0,008

= 15,18 (cid:12)

= 30,37 (cid:12)

La force nécessaire pour tirer la plaque doit être au minimum égale à 45,55 N.

Exercice N°9 :

Une grande plaque mobile est située entre deux grandes plaques fixes. Deux liquides

newtoniens de viscosité µ1= 0,02 Pa.s et µ2 = 0,01 Pa.s sont contenus entre les plaques.

Déterminez l'intensité des contraintes sur chacune des parois quand la plaque centrale

mobile se déplace à une vitesse de 4 m/s parallèlement aux autres plaques. Faites

l'hypothèse que le profil de vitesse entre les plaques est linéaire.

Solution :

Désignons par :

τ1 : la contrainte de cisaillement sur la face supérieur de la plaque

τ2 : la contrainte de cisaillement sur la face inférieur de la plaque

0) = ,

0A = ,

Δ. Δ/

Δ. Δ/

= 0,02

= 0,01

4 − 0 0,006

4 − 0 0,003

= 13,33 (cid:12) (cid:22)A⁄

= 13,33 (cid:12) (cid:22)A⁄

Exercice N°10 :

Un viscosimètre (couette) est composée de deux cylindres coaxiaux de rayon 12,2 cm et

12,8 cm respectivement. Les deux cylindres ont 30 cm de long. Un couple de 0,88 N.m est

nécessaire pour tourner le cylindre interne à une vitesse de rotation de 2π rad /s.

déterminer la viscosité dynamique du liquide qui rempli l’espace entre les deux cylindres.

10

Chapitre I : Propriétés des Fluides

Solution :

Le couple est transmis du cylindre externe à travers les couches du liquide.

Couple appliquée= couple résistant

D = 0 × FGCH"?I × JC"F (cid:26)I KILMIC = , -

∆. ∆N

N = , 2ON @

.)(.A ∆N

N

Où :

.) = (cid:5) N (LMPIFFI KMQé"MCI (cid:26)G ?/KMQ(cid:26)CI MQPéCMIGC)

.A = 0 (?/KMQ(cid:26)CI éSPICMIGC IFP HMSI) ∆N = KTIF%"?I IQPCI KIF ?/KMQ(cid:26)CIF

Donc le couple appliquée correspond à :

D =

, 2O N(cid:23)@(cid:5) ∆N

Alors :

, =

D ∆N 2O N(cid:23)@(cid:5)

=

0,881 (0,128 − 0,122) 2 3,14 0,122(cid:23) 0,3 2 3,14

= 0,246 (cid:8)". F

Exercice N°11:

Soit un tube cylindrique de 3 km de long, de 10cm de diamètre, parcouru par un liquide de

viscosité dynamique µ=8,5 poise.

On suppose que la distribution des vitesses dans la section droite du tube est donnée par

l’équation parabolique :

. = −0,3/A + 12/

U étant la vitesse à la distance y de la paroi, calculer :

1. La contrainte de cisaillement au niveau de la paroi ; 2. La force totale de frottement s’exerçant sur le tube.

11

Chapitre I : Propriétés des Fluides

Solution :

1. La contrainte de cisaillement au niveau de la paroi (y=0) ;

0 = ,

d. dy

= ,(−0,6/ + 12) = 12, = 10,2 (cid:8)"

2. La force totale de frottement s’exerçant sur le tube.

+ = 0 - = 0 2O N @ = 10,2 2 3,14 0,05 3000 = 9608,4 (cid:12)

Exercice N°12: Une plaque carrée de 0,64 m2 de surface pèse 300 N glisse sur une surface inclinée

lubrifiée par un film d’huile d’une épaisseur h=1,5 mm comme montré à la figure ci-

dessous. Si la vitesse de la plaque est 0,3 m/s, déterminer la viscosité dynamique de

l’huile.

h

W

30°

Solution : On applique la 2iéme loi de Newton suivant la direction du mouvement:

∑ + = W sin 30° − +[ = (cid:22) "\ L’accélération est nulle puisque la vitesse de la plaque est constante, alors :

W sin 30° − , -

∆. ∆/

= 0 ⇒ 150 − , 0,64

0,3 − 0 1,5 10((cid:23) = 0

Donc :

, = 1,17 (cid:8)". -

12

Chapitre II : Statique des fluides

Introduction

Statique des fluides étudie les conditions d’équilibre du fluide au repos, c’est-à-dire

lorsqu’il n’y a pas d’écoulement. En abordant l’étude de la répartition de la pression,

notamment en fonction de la profondeur, ainsi que des forces pressantes qui en résultent,

cette partie donne les fondements nécessaires à l'étude des barrages [étude la stabilité des

barrages]

II.1Notion de Pression

La pression est définie comme la force exercée par un fluide par unité de surface:

(cid:3) (cid:4)

(cid:1) = Dans le système international les pressions sont évaluées en N/m2 ou Pascal (Pa). Il existe

cependant de nombreuses autres unités de mesure de la pression :

• Le bar : 1 bar=100 000 Pa ; • L'atmosphère normale (symbole atm) : 1 atm=101 325 Pa ; • Le mètre de colonne d’eau (mCE) :1 mCE=9810 Pa • Le millimètre de mercure (mmHg) : 1 mmHg= 133 Pa

Dans un fluide en équilibre la pression est indépendante de la direction, pour montrer cela,

on prend un élément du liquide à une profondeur quelconque d’un réservoir plein de

liquide ouvert à l’atmosphère

Figure II.1 : Pression en un point d’un liquide en équilibre

13

Chapitre II : St

II : Statique des fluides

Considérons un élément d’un

d’un fluide ABCDEF ( prisme triangulaire ) et

e ) et soient Px , Py et

Ps les pressions dans les 3 dire

3 directions x , y et s .

Etablissons la relation entre Px

tre Px , Py et Ps :

Selon la direction x :

(cid:5) (cid:3)(cid:6) = 0 ⇒ (cid:1)(cid:6)(cid:9)(cid:10)(cid:9)(cid:11) (cid:12) (cid:1)(cid:13)(cid:9)(cid:14)

(cid:9)(cid:14) (cid:9)(cid:11) sin (cid:25) = (cid:1)(cid:6)(cid:9)(cid:10)(cid:9)(cid:11) (cid:12) (cid:1)(cid:13)(cid:9)(cid:14) (cid:9)(cid:11)

Alors : Px=Ps

Selon la direction y :

(cid:5) (cid:3)(cid:15) = 0 ⇒ (cid:1)(cid:15)(cid:9)(cid:16)(cid:9)(cid:11) (cid:12) (cid:1)(cid:13)(cid:9)(cid:14)

(cid:9)(cid:14) (cid:9)(cid:11) cos

θ

= (cid:1)(cid:15)(cid:9)(cid:16)(cid:9)(cid:11) (cid:12) (cid:1)(cid:13)(cid:9)(cid:14) (cid:9)(cid:11)

Alors Py=Ps et finalement : P

Px= Py =Ps

Enoncée de la loi de pascal : :

(cid:9)(cid:10) (cid:9)(cid:14)

= 0

(cid:9)(cid:16) (cid:9)(cid:14)

= 0

La pression d’un fluide en un p

un point est la même dans toutes les directions

tions

II.2 Equation Fondamentale

entale de l’Hydrostatique (EFH)

Soit un parallélépipède fluide

fluide représenté dans un repère Ox,O y ,Oz

y ,Oz. Les arrêtes du

parallélépipède sont : dx, dy, d

, dy, dz.

Figure II.2 : Syst

: Système des forces sur un parallélépipède flu

ède fluide

La condition d’équilibre suivan

suivant Oz s’écrit :

(cid:5) (cid:3)(cid:17) = 0 ⇒ (cid:1)(cid:18)(cid:11)(cid:19)(cid:9)(cid:16)(cid:9)(cid:10) (cid:12) (cid:1)

(cid:1)(cid:18)(cid:11) (cid:20) (cid:9)(cid:11)(cid:19)(cid:9)(cid:16)(cid:9)(cid:10) (cid:12) (cid:28)(cid:29) (cid:9)(cid:16)(cid:9)(cid:10)(cid:9)(cid:11) = 0

Alors,

(cid:1)(cid:18)(cid:11) (cid:20) (cid:9)(cid:11)(cid:19)(cid:9)(cid:16)(cid:9)(cid:10) (cid:12) (cid:1)(cid:18)(cid:11)(cid:19)(cid:9)(cid:16)(cid:9)(cid:10)

(cid:9)(cid:16)(cid:9)(cid:10) = (cid:12)(cid:28)(cid:29) (cid:9)(cid:16)(cid:9)(cid:10)(cid:9)(cid:11)

14

Chapitre II : St

II : Statique des fluides

Dévisée par dx dy dz on obtie

obtient:

(cid:1)(cid:18)(cid:11) (cid:20) (cid:9)(cid:11)(cid:19) (cid:12) (cid:1)(cid:18)(cid:11)(cid:19) (cid:9)(cid:11)

Pour dz → 0

= (cid:12)(cid:28)(cid:29)

(cid:9)(cid:1) (cid:9)(cid:11) Finalement

= lim (cid:17)→"

(cid:18) (cid:19) (cid:1)(cid:18)(cid:11) (cid:20) (cid:9)(cid:11)(cid:19) (cid:12) (cid:1)(cid:18)(cid:11) (cid:9)(cid:11)

= (cid:12)(cid:28)(cid:29)

= (cid:12)(cid:28)(cid:29)

(cid:9)(cid:1) (cid:9)(cid:11) L’équation précédente est souv

st souvent appelée équation fondamentale de l’hy

e l’hydrostatique.

Pour un fluide incompressible

ssible (masse volumique ρ constante), l’intégratio

égration de l’équation

précédente entreZ1 et Z2 s’écri

s’écrit:

$%

'%

(cid:9)(cid:11)

Publicité

= # (cid:12)(cid:28)(cid:29)

(cid:9)(cid:1) $& Nous trouvons:

'&

(cid:19) (cid:1)( (cid:12) (cid:1)) = (cid:12)(cid:28)(cid:29) (cid:18)*( (cid:12) *)(cid:19) Soit,

(cid:1)) = (cid:1)( (cid:20) (cid:28)(cid:29) (cid:18)*( (cid:12) *)(cid:19) = (cid:1) On conclure que :

(cid:1)( (cid:20) (cid:28)(cid:29) +

La pression augmente donc lin

nc linéairement en fonction de la profondeur

II.3 Pression absolue et relat

t relative (manométrique)

La pression absolue est défini

définie par rapport à la pression dans le vide qu

ide qui correspond à la

pression nulle. La pression a

sion absolue minimale possible est donc zéro.

zéro. il est courant de

mesurer la pression de liquide

iquide relativement à la pression atmosphérique

ique (pression de l'air).

On parle alors de pression re

ion relative. De cette façon, la pression à la su

à la surface libre d’un

liquide est égale à zéro. On sai

n sait que:

(cid:1)) = (cid:1)( (cid:20) (cid:28)(cid:29) + Si P2=Patm alors:

(cid:1)) = (cid:1),-. (cid:20) (cid:28)(cid:29) + ⇒ /01(cid:14)(cid:14)234

/01(cid:14)(cid:14)234 69(cid:14)35:1

01567281 (cid:1)) = (cid:28)(cid:29) + ⇒ /01(cid:14)(cid:14)234 01567281 On conclure que :

pression absolue= pres

= pression relative+pression atmosphérique

15

Chapitre II : Statique des fluides

II.4 Egalité des pressions sur un même plan horizontal

Si l’on considère la direction horizontale (figure II.2), on aura :

(cid:5) (cid:3)(cid:6) = 0 ⇒ (cid:1)(cid:18)(cid:16)(cid:19)(cid:9)(cid:11)(cid:9)(cid:10) (cid:12) (cid:1)(cid:18)(cid:16) (cid:20) (cid:9)(cid:16)(cid:19)(cid:9)(cid:11)(cid:9)(cid:10) = 0

Dévisée par dx dy dz on obtient:

(cid:1)(cid:18)(cid:16) (cid:20) (cid:9)(cid:16)(cid:19) (cid:12) (cid:1)(cid:18)(cid:16)(cid:19) (cid:9)(cid:16)

Pour dx → 0

= 0

(cid:9)(cid:1) (cid:9)(cid:16) Sur un même plan horizontal , toutes les pressions sont égales (Pressions Isobares)

(cid:1)(cid:18)(cid:16) (cid:20) (cid:9)(cid:16)(cid:19) (cid:12) (cid:1)(cid:18)(cid:16)(cid:19) (cid:9)(cid:16)

= 0 ⇒ (cid:1) = ;34(cid:14)76471

= lim (cid:6)→"

Exemple 1 :

Un récipient contient de l’eau jusqu’à 2m et par-dessus de l’huile jusqu’à 3 m. La densité

de l’huile dh=0,83. Calculez la pression absolue et relative au fond du récipient

Solution :

L’application de l’EFH entre 1 et 0 et entre 2 et 1 donne :

P1=P0+ρhuile g h1

P2=P1+ ρeau g h2= P0+d ρeau g h1+ ρeau g h2 • La pression absolue : P0=105 Pa

P2=105+0,83 103 9.81 (1) + 103 9.81 (2)=1277623 Pa=1.28 bar

• La pression relative : P0=0

P2=0+0,83 103 9.81 (1) + 103 9.81 (2)=277623 Pa=0.28 bar

Exemple 2 :

3 m

2 m

h1

h2

P0

P1

P2

Soit un tube en U fermé à une extrémité qui contient deux liquides non miscibles.

Calculer la pression P3 du gaz emprisonne dans la branche fermé. On donne : ρHg=13600 Kg/m3 et ρessence=700 Kg/m3, Patm=105 Pa

Solution :

Appliquons la loi fondamentale de l’hydrostatique

(EFH) ente 1 et 2, puis 2 et 3 :

(cid:1)( = (cid:1)) (cid:20) (cid:28)<(cid:13)(cid:13)(cid:29) (cid:18)0,728(cid:19) (cid:18)1(cid:19)

(cid:1)( = (cid:1)B (cid:20) (cid:28)CD(cid:29) (cid:18)0,015(cid:19) (cid:18)2(cid:19)

Alors :

(cid:1)B = (cid:1)( (cid:12) (cid:28)CD(cid:29) (cid:18)0,015(cid:19)

16

Chapitre II : St

II : Statique des fluides

(cid:1)B = (cid:1)) (cid:20) (cid:28)<(cid:13)(cid:13)(cid:29) (cid:18)0,728(cid:19) (cid:12) (cid:28)CD (cid:1)B = 10F (cid:20) 700 9,81 0,728 (cid:12) (cid:1)B = H, IHJK LM II.4 Mesure de la pression

CD(cid:29) (cid:18)0,015(cid:19)

(cid:12) 13600 9,81 0,015

On utilise des manomètres d

ètres dont le plus simple est le tube piézomé

iézométrique ordinaire

(généralement vertical) dont l’

dont l’extrémité inférieure est placé au point où l

nt où l’on veut mesurer

la pression.

1. Le piézomètre :

Le piézomètre est l’instrument

ument de mesure de la pression le plus simple, c’

ple, c’est un tube

transparent vertical ou inclinée

clinée, raccordé au point ou on veut déterminer l

iner la pression, celle-

ci n’est autre que la hauteur d’

eur d’eau qui monte dans ce tube.

2. Manomètre en U

Figure II.3 : Piézomètre

Il consiste en un tube en U don

U dont une extrémité est raccordée au point de m

t de mesure et l’autre à

l’aire libre, le tube contient so

ent soit du mercure ou autre liquide plus dense q

ense que le fluide dont

la pression est à mesurer pour

pour la mesure des pression manométriques.

Figure II.4 : Manomètre en U

17

Chapitre II : Statique des fluides

On a : P2=P3 (la ligne isobare)

Appliquons l’équation fondamentale de l’hydrostatique entre 3 et 4 et entre 2 et 1 :

(cid:1)B = (cid:1)P (cid:20) (cid:28))(cid:29)+)

(cid:1)( = (cid:1)) (cid:20) (cid:28)((cid:29)+( = (cid:1),-. (cid:20) (cid:28)((cid:29)+(

Puisque l’on mesure une pression manométrique, on soustrait donc Patm : (cid:1)( = (cid:28)((cid:29)+(

et Comme : (cid:1)( = (cid:1)B ⇒ (cid:1)P = (cid:28)((cid:29)+( (cid:12) (cid:28))(cid:29)+)

3. Manomètre différentiel :

C’est un tube raccordé entre deux point où en veut déterminer la différence de pression ou

hauteur piézométrique, il peut être à un seul liquide avec valve d’entrer d’air, ou à deux

liquides.

Figure II.5 : Manomètre différentiel

4. Manomètre type bourdon

Pour des applications où les variations de pression sont brusques et élevées. Le Bourdon

est simplement un tube métallique évidé dont une extrémité est fermée et l’autre est reliée

au fluide sous pression. Sous l’effet de la pression, le tube tend à se redresser provoquant

le mouvement d’une aiguille sur un cadran gradué. Les unités que l’on retrouve sur un

cadran de Bourdon peuvent être très variées et il importe de bien vérifier si les pressions

mesurées sont absolues, relatives et en quelles unités elles se trouvent.

Figure II.6 : Manomètre type bourdon

18

Chapitre II : Statique des fluides

II.5 Forces hydrostatiques sur les parois

Cette force est définie comme étant la force de pression exercée par un fluide au repos sur

une surface de contacte, cette force est toujours normale à la surface. Le calcul des forces

hydrostatiques sur une surface quelconque plongée dans l’eau, consiste à déterminer

l’intensité de la force et son point d’application.

On traitera dans ce qui suit le cas des surfaces planes ensuite les surfaces courbées.

II.5.1 Surfaces planes

Soit une plaque de forme quelconque immergée et inclinée d’un angle α. O

hP

hG

dF

F

α

YG

YP

y

dS

G

P

x

Figure II.7 : Force exercée par un fluide au repos sur une paroi solide fixe

Soit un élément de surface de la plaque « dS », la pression qui s’exerce sur cet élément est : P =ρ g h

La force de poussée exercée sur l’élément sera :

Donc la force de poussée totale sur la plaque sera :

(cid:9)(cid:3) = (cid:1) (cid:9)(cid:4) = (cid:28)(cid:29)- (cid:9)(cid:4)

Or,

- = (cid:10) sin P

d’ou:

(cid:3) = # (cid:9)(cid:3) = # (cid:28)(cid:29)- (cid:9)(cid:4)

(cid:3) = (cid:28)(cid:29) sin P # (cid:10) (cid:9)(cid:4)

Le terme

Q (cid:10) (cid:9)(cid:4)

représente le moment statique de la surface par rapport à l’axe Ox :

Avec yG ordonnée du centre de gravité

(cid:10) (cid:9)(cid:4) = (cid:10)R(cid:4)

19

Chapitre II : Statique des fluides

L’expression de F devient :

et comme :

-R = (cid:10)R sin P Donc l’expression finale de F devient :

(cid:3) = (cid:28)(cid:29) sin P (cid:10)R(cid:4)

hG est la profondeur du centre de gravité de la surface

S = TU VWX

S est l’aire de la surface

Le point d’application de la force résultante F est appelé : le centre de poussée. La

position de ce point est définie par la position du barycentre des surfaces élémentaires (ds)

pondérées par la pression sur chaque surface, ce qui revient à calculer le moment

équivalent des forces de pression, c’est-à-dire :

(cid:10)Y(cid:3) = # (cid:10) (cid:9)(cid:3) = (cid:28)(cid:29) sin P # (cid:10)' (cid:9)(cid:4)

D’où :

Le terme

Z(cid:6) = Q (cid:10)' (cid:9)(cid:4)

Ox.

(cid:10)Y =

(cid:28)(cid:29) sin P Q (cid:10)' (cid:9)(cid:4) (cid:28)(cid:29) sin P (cid:10)R(cid:4)

Q (cid:10)' (cid:9)(cid:4) (cid:10)R(cid:4)

=

représente le moment d’inertie de la surface A par rapport à l’axe

Le théorème de Huygens nous permet d’écrire que:

Où :

'(cid:4) Z(cid:6) = Z(cid:6)R (cid:20) (cid:10)R

IxG représente le moment d’inertie de la surface A par rapport à l’axe qui passe par le

centre de gravité

Dans ce cas, la formule de yp devient :

(cid:10)Y = (cid:10)R (cid:20)

Z(cid:6)R (cid:10)R(cid:4)

Cette formule montre que le point d’application de la résultante F se trouve toujours plus

bas que le centre de gravité d’une distance égale à :

Z(cid:6)R (cid:10)R(cid:4)

La profondeur du centre de poussée par rapport à la surface libre est donnée par :

-[ = (cid:10)Y sin P

20

Chapitre II : St

II : Statique des fluides

Le tableau suivant fournit le ce

it le centre de gravité, la surface et l’inertie pour q

pour quelques formes

de surface plane.

Type de

surface

Rectangle

Forme géom

e géométrique

Centre de

surface Mo

Moment d'inertie

gravité<