Mastère MOME: Conduite du changement

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Mastère MOME: Conduite du changement

Organizational Change Management and Communication Strategies · course

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Mast re MOME

Conduite du changement

Par Jihene. Cherrak

Chapitre 4.

Les leviers de la conduite du changement :

communication et formation

Partie 1.

La communication

Mast re MOME

Conduite du changement

Par Jihene. Cherrak

Table des mati res

I. Les fondamentaux de la communication ................................................. 3

I.1 Mod le balistique ..................................................................................................... 3

I.2 Mod le Encodage, d codage ................................................................................... 3

I.3 Mod le de Palo Alto ................................................................................................ 4

II. Strat gie de communication ...................................................................... 5

II.1 Comment entamer la communication ? ................................................................... 5

II.2 Faut-il adopter une communication centralis e ou une communication en r seau ?5

II.3 Communication formelle ou communication informelle ......................................... 6

II.4 Qui se chargera de la communication ? ................................................................... 7

III. Les livrables du levier de la communication. .......................................... 7

III.1 Mix Com .................................................................................................................. 7

III.2 Choix de m dias chauds ou m dias froids. .............................................................. 9

III.3 Le slogan, le nom et le logo dun projet de changement ....................................... 10

III.4 Le kit de communication ....................................................................................... 10

III.5 Les outils de communication ................................................................................. 11

III.6 Le plan de communication ..................................................................................... 12

Objectif global

tre capable dappliquer des mod les pour construire un plan de communication efficace dans

le cadre dun projet de conduite du changement.

Objectifs sp cifiques

  • Conna tre l volution des principaux mod les de la communication.
  • Apprendre les diff rentes strat gies de communication pouvant tre adopt es lors dune

conduite du changement.

  • Produire un Mix Com et un plan de communication

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La communication est le premier levier quon sollicite dans les projets de transformation des

organisations car il est difficile quun collaborateur ou tout autre partie prenante du projet agisse

de mani re coh rente, sans avoir un minimum d'informations.

A l'issue d'une analyse d'impacts, certains de ces impacts traiter aupr s des quipes sont

identifi s et communiqu s aupr s des entit s concern es par le changement.

Dans cette partie, nous allons aborder quelques fondamentaux de la communication, ensuite

nous r pondons quelques questions sp cifiques sur la strat gie de communication. Et enfin,

nous pr sentons les livrables de la communication, notamment le plan de communication.

I.

Les fondamentaux de la communication

La communication est le premier levier d'un triptyque classique en conduite du changement,

qui comprend la dimension communication, la dimension formation, et la dimension

accompagnement.

Une revue de la litt rature sur la communication appliqu e aux organisations a d fini trois

mouvements successifs d'analyse de la communication.

I.1 Mod le balistique

La th orie classique de la communication peut tre d finie avec A. et M. Mattelart comme celle

o l audience est envisag e comme une cible amorphe qui ob it aveuglement au sch ma

stimulus-r ponse . Cette conception balistique de la communication qui faisait dire Pierre

Schaeffer : La communication cest la guerre , consiste r duire la communication la

transmission de message vers un interlocuteur identifi 1.

En dautres termes, ce mod le qualifiait la communication comme tant un exercice balistique2,

c'est- -dire la communication, pour tre certain que l'information allait tre transmise

l'ensemble des cibles, devait multiplier en fait les canaux et l'occurrence d' missions des

messages de communication. L'objectif tait d' tre certain que chacune des cibles identifi es,

allait tre touch e par les messages de communication.

Des premiers travaux avaient identifi que la probabilit pour toucher une cible tait tr s faible.

Il n'est pas rare de consid rer qu'une action de communication donn e, touche quelques

pourcents des cibles, qu'elle s'est assign e initialement.

Les actions de communication ont donc un effet est assez limit . Le mod le balistique visait

pr dire quelle tait l'intensit , quelle tait la densit de messages mettre, de canaux

utiliser pour essayer de toucher une cible donn e. C' tait la premi re g n ration de mod lisation

th orique de la communication.

I.2 Mod le Encodage, d codage

1 Libaert,T. (2010). Communication et environnement, le pacte impossible . Presse Universitaire de France.

2 La balistique est la science du mouvement des projectiles. Balestique : ce qui est relatif au projectile.

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Une deuxi me phase de mod le de la communication, toujours dactualit , consid re la

communication comme tant la codification d'un message. Verbaliser un message de

communication implique une perte dune grande teneur du sens et du contenu envisag car la

verbalisation est un exercice relativement pauvre par rapport au fonctionnement c r bral.

De la m me mani re, l o lindividu est capable, par minute, de verbaliser en moyenne 120

mots, un cerveau est capable de traiter plus de 400 mots, par minute. a veut dire qu'en situation

de communication verbale (type s minaire, conf rence, r union, face- -face), le cerveau est aux

trois quarts non sollicit s par une communication. a veut dire que le cerveau se dispersera

in vitablement et cherchera d'autres sujets. Ce ph nom ne explique parmi dautres les

difficult s d'une mission de messages de communication.

Ce deuxi me mod le se base sur lencodage et le d codage.

Encodage : l metteur formalise (verbaliser ou crire une id e en t te selon que la

communication soit orale ou crite) une id e en t te et la transmet par des canaux digitaux ou

autres.

D codage : le r cepteur, l'individu qui est la cible de la communication r cup re ces messages-

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l et les d code, c'est- -dire il prendra la verbalisation, le contenu crit et le retransformera en

sens.

La question qui se pose au niveau encodage, d codage :

Ya-t-il une synchronisation des messages ?

Une telle question est l'objet aujourd'hui de ce qu'on qualifie traditionnellement de Process

Com, c'est- -dire s'assurer par un travail sur cet encodage et ce d codage, s'assurer que le sens

initial est bien le sens qui est capt au final.

Beaucoup de travaux ont t r alis s sur la base de ce mod le qui est toujours, encore une fois,

d'actualit .

I.3 Mod le de Palo Alto

Le troisi me mod le, plus r cent, notamment d velopp par l' cole de Palo Alto, aux tats-

Unis, s'int resse aussi au travail sur les repr sentations. C'est- dire, il y a encodage, d codage,

certes mais il y a aussi le travail sur les repr sentations.

Ecouter un message provenant d'un individu donn , va influencer l'image que les interlocuteurs

ont de cet individu, et dans l'autre sens, l'image que les interlocuteurs ont de cet individu

l'origine, va galement influencer le message.

En dautres termes, un individu qui aurait une excellente image aux yeux des interlocuteurs, va

renforcer le contenu et l'impact du message qu'il diffusera. l'inverse, un individu qui aurait

une image tr s d grad e aux de ses interlocuteurs, aura bien videmment, toutes choses tant

gales par ailleurs, un impact bien plus faible dans sa communication.

En plus de ces mod les pr sent s, dautres sciences et travaux ont vis s la repr sentation et la

synchronisation entre l metteur et le r cepteur tels que la Programmation Neuro Linguistique

(PNL).

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Cette derni re a d fini les m ta-programmes (un ensemble de croyances, de valeurs, identit &)

de chaque individu, qui conditionnent sa mani re de sexprimer/se comporter ou sa mani re de

d coder et interpr ter (repr senter) un certain nombre de messages ainsi que sa mani re de

r pliquer par une communication verbale, non verbale ou paraverbale.

En se basant sur ces m ta-programmes, par exemple, il ya des personnes qui communiquent,

au premier abord, syst matiquement de mani re n gative. a ne veut pas dire qu'ils sont contre

le message, ils vont simplement challenger n gativement un message, une mani re

dappr hender et de comprendre le message. D'autres, l'inverse, seront tr s positifs, etc.

Le mod le DISC d velopp par Marston appliqu la communication a bien d montr une

diff rence dans la mani re dencoder et de d coder les messages selon que la dimension

comportementale dominante soit Rouge, Jaune, Vert ou bleu3.

II. Strat gie de communication

Dans un projet de changement, la strat gie de la communication r pond plusieurs questions :

II.1 Comment entamer la communication ?

Traditionnellement, la communication suit un certain nombre d' tapes classiques sur le plan

cognitif :

1. Informer l'ensemble des cibles du contenu du changement,

2. S'assurer d'un bon niveau de compr hension de ce changement,

3. S'assurer de l'adh sion ce changement, (les individus aiment ou naiment pas)

4. Sassurer de lengagement dans l'action (y-a-t-il une modification au niveau du

comportement des individus suite l'adh sion ou la non-adh sion par rapport au

message de changement ?).

II.2 Faut-il adopter une communication centralis e ou une

communication en r seau ?

La communication centralis e est le mod le classique. Il convient de sinterroger dans certains

contextes o il est plus opportun dadopter une communication en r seau dite communication

holistique o celle-ci s tablit entre les individus, les quipes, les p les qui sont concern s par

le changement.

Rosabeth Moss Kanter4 ayant travaill sur le sujet, qualifiait cette communication d' change de

bonnes pratiques. Elle avait d fini une roue du changement qui d finissait un certain nombre

de leviers du changement, notamment la communication, et au m me niveau que la

communication, l' change de bonnes pratiques, plut t d' gal gal, de mani re organique, en

change relativement spontan et non centralis de la communication.

Une telle communication pourrait tre efficace dans le cadre dun changement plut t difficile

et n gatif car celle-ci est per ue comme tant une communication d gal gal, elle facilitera

3 Cf. Cours de leadership.

4 Cf. chapitre 1 du pr sent chapitre.

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et renforcera la conviction du changement et l vera les r sistances au changement.

Contrairement la communication centralis e qui pourrait tre mal per ue.

Les technologies actuelles autour d'Internet, notamment les r seaux sociaux, se pr tent

particuli rement la communication holistique o les changes d'informations et la

communication se fait de fa on spontan e d'individu individu.

II.3 Communication formelle ou communication informelle

Les r seaux de communication dans les entreprises, en g n ral, sont doubles : les r seaux

formels et les r seaux informels.

Le r seau formel

Il est classique, g r en g n ral par les quipes de communication internes. Dans ce r seau, il

y a les messageries, les r seaux sociaux internes, les circuits vid os, l'intranet.

Ces canaux, bien videmment, seront utilis s pour partie dans le cadre de la communication de

projet de changement.

Le r seau informel

Il est organique et qu'on appelle parfois les zones grises d'une organisation. Ce r seau est li

l'histoire des organisations, aux profils, aux rencontres, l'historique qu'ont v cue les individus.

Ces r seaux sont souvent dans certaines organisations, au moins aussi puissants, sinon bien plus

puissants parfois que les r seaux formels et structurels d'une organisation. Il est imp ratif donc

de les irriguer. Cependant, ils ne peuvent tre irrigu s par des communications pr format es. Il

faudrait respecter la logique et la dynamique de ces r seaux, peut- tre savoir patienter par

moment, peut- tre savoir responsabiliser les bons acteurs, qui un moment donn , vont

accepter de v hiculer sous certaines conditions les messages importants dans ces r seaux.

Ignorer ces r seaux informels est videmment infiniment pr judiciable l'impact des

communications lors des projets de changements, dautant plus que ces r seaux sont sujets aux

rumeurs.

Exemple sur la limite de la communication formelle

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Au niveau de l' mission des messages classiques dans une organisation, une petite

statistique sur un projet de recherche men o une diffusion spontan e d'un kit de

communication a t lanc e par une direction au niveau des managers.

Chaque manager devait lors d'une r union de service aupr s de son quipe diffuser

un kit de communication assez bref d'une dizaine de pages, pour informer son quipe

sur l'avanc e d'un changement.

Sur ce projet, on avait mesur la r alit de la diffusion de ce kit de communication

par les managers. Comment ?

En interrogeant en fait les quipes elles-m mes et en leur demandant si elles avaient

eu ou non cette communication et ensuite si elles l'avaient eu dans sa totalit ou s'il

n'y avait qu'une s lection, une sorte de best of de certains messages choisis par le

manager lui-m me.

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Le r sultat tait assez difiant :

Le taux de communication de la totalit du kit de communication ne d passait pas

15 %. Si l'on ajoute les kits de communications qui taient d roul s pour partie avec

une s lection op r e par le manager lui-m me, on tait peine 50 %. C'est- -dire

que moins de la moiti des quipes avaient r ellement eu une communication relative

ce projet. Et seulement 15 % avaient eu la totalit des informations qui taient

pourtant jug es n cessaires par la direction.

Un tel exemple d montre les limites de la communication formelle et l'importance de prise

en compte d'une communication informelle.

II.4 Qui se chargera de la communication ?

Le mod le de Palo Alto a d fini clairement l'influence entre la personne mettrice des messages

de communication et la mani re dont le sens et le contenu allait tre per u (bien ou mal per u).

Donc, quelle serait lacteur ou les acteurs les plus appropri s pour v hiculer le message de

mani re cr dible et avoir de limpact notamment en termes dimage sur les personnes qui sont

les grandes cibles du changement ?

La personne la plus comp tente n'est pas toujours la plus pertinente. Les acteurs, jug s moins

comp tents mais cr dibles, moteurs ou bienveillants par rapport au message/contenu

pourraient tre les meilleurs choix.

D'autres questions pourraient tre pos es dans le cadre de la strat gie de communication.

Toutefois, on se limite aux trois questions fondamentales ci-dessus.

III. Les livrables de la communication.

Le plan de communication est lune des productions les plus fondamentales sur un projet de

changement, au niveau des leviers. Pour cela, il faudrait pr parer dautres productions (telles

que le Mix Com) et effectuer des choix notamment en mati re de m dias.

III.1 Mix Com

partir de la cartographie des acteurs concern s par le changement, on r alise un Mix Com

qui consiste d finir pour chaque cat gorie de personnes concern es par le projet leurs attentes

en termes de communication mat rialis es dans une fiche (cf. tableau 1).

Ces fiches par cible ont pour objectif de pr senter :

" Une synth se des messages,

" Les m dias permettant d'envoyer l'ensemble de ces messages et le planning des futures

actions de communications.

" Le timing de la communication

" Les acteurs qui vont produire et mettre, structurer et v hiculer ces messages.

" La r sistance au changement

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Ce travail est r alis uniquement pour les principales cat gories dacteurs (celles qui jouent un

r le important dans le projet).

Le pi ge viter : vouloir faire le Mix Com pour toute lentreprise et

passer passer c t de messages forts d ployer. Il est pr f rable de construire une vision

globale partir danalyses cat gorielles plut t que daller directement au global de mani re

intuitive.

Tableau 1. Exemple de Mix Com dans un projet de mise en place dune nouvelle

application informatique de gestion

POPULATION

Commerciaux

Nombre : 150

Localisation : r gion Est, r gion Sud, r gion

Centre, r gion Ouest

Caract ristiques : ils d pendent

directement des directeurs des filiales

r gionales et ont un portefeuille clients

aupr s desquels ils doivent r aliser

des objectifs de chiffre daffaires.

Attentes dinformations : ils veulent savoir

quelles sont les fonctionnalit s de saisie du

portefeuille clients du nouvel outil. Ils

voudraient tre aid s pour le transfert de leurs

donn es sur le nouvel outil.

R sistances au changement : ils craignent

de ne plus ma triser le syst me et d tre

oblig s dutiliser des donn es quils

nauront pas sur leurs outils excel quils se

sont bricol s.

LES ACTIONS DE COMMUNICATION

Message

Moment

M dia

Le nouvel outil est performant

et vite les saisies multiples

D but

octobre

Un num ro sp cial de la newsletter

Plus de probl me pour avoir

acc s des donn es saisies

Publicité

par le service de la

comptabilit clients

partir

de janvier

R unions dinformation/formation sur la

dimension transverse de loutil

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III.2 Choix de m dias chauds ou m dias froids

Un m dia chaud

Il sagit dun m dia qui va int grer structurellement une forme de feedback. Il comporte un

canal retour tel quune r union ou un face face durant lesquels on change avec un certain

nombre de personnes qui peuvent r agir en direct et r pondre lensemble des messages

v hicul s.

Un m dia froid

Par opposition au m dia chaud, il n'int gre pas intrins quement de canal retour. L'acteur a

toujours la possibilit de chercher r pondre l metteur, mais cela n'est pas int gr .

Par exemple, un spam d'e-mail diffus tr s large chelle, une campagne daffichage, une

campagne de messages v hicul s sur un syst me de vid o interne nint gre pas g n ralement

de canal retour intrins que.

Alors, la question qui se pose : M dia froid, m dia chaud ?

Un bon plan de communication int grera in vitablement les deux. Les l ments d'arbitrage sont

tr s simples.

Le m dia froid permet la diffusion de masse d'informations, un co t raisonnablement r duit,

mais qui ne permet pas l' quipe projet, au leader du changement de capter le retour, de capter

les effets du changement.

Le m dia chaud est plus efficace, car il permet de suivre le langage souvent non verbal et

paraverbal dans le cas de m dias face face, mesurer limpact de la communication, et le cas

ch ant, ladapter en direct, pour tre s r de l'effet que recherch travers cette communication.

Toutefois, un tel m dia n cessite davantage de pr paration, un co t sup rieur, une complexit

de mise en Suvre, des ressources suppl mentaires par rapport un m dia froid.

L'arbitrage se fait bien videmment sur des raisons de co ts, de taille de la cible atteindre mais

aussi de la difficult pr sum e faire passer les messages et la r action anticip e des cibles.

Pour une annonce de changement difficile, o la cible aura des difficult s encaisser le

changement, il est pr f rable de choisir un m dia chaud qui permettra de g rer en direct un

certain nombre de r actions et d'adaptations le cas ch ant des messages.

En revanche, pour communiquer des messages relativement neutres tels que des messages

informatifs de contenu, des messages techniques, des m dias froids pourraient tre ad quats.

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III.3 Le slogan, le nom et le logo dun projet de changement

Pour viter de se retrouver avec une diversit et une complexit dans les compr hensions, les

repr sentations et les communications sur le projet de changement par les diff rents acteurs, il

est primordial, d s le d but du projet, dasseoir une image de ce dernier par des l ments

identitaires tels que le slogan en plus dun nom et dun logo.

Le slogan (id e mobilisatrice) revient d finir en une ou deux phrases le sens du projet de

changement.

Ces deux phrases doivent tre attractives pour donner envie daller vers le changement mais

aussi, voire surtout cr dibles aux yeux des destinataires. Un bon mix entre attractivit et

cr dibilit est le meilleur gage que ces messages, ces deux phrases, soient v hicul s plus

large chelle possible travers lorganisation. Lexemple dans le tableau 2 explique la

d marche de d finition du slogan (id e mobilisatrice du projet du changement).

Tableau 2. Exemple de construction dun slogan pour un projet de fusion de deux services

comptables

Images positives

Images n gatives

Volont dint grer toutes les parties

prenantes au projet

On r fl chit lorganisation avant

les outils

On parle de performance de mani re

d complex e

On a d j fait plusieurs projets de r organisation qui

se sont sold s par des checs

La notion de productivit mise en avant est une

mani re d guis e de vouloir r duire les effectifs

Id es fortes

Matrice Cr dibilit /Attractivit

Performance pour signifier

lam lioration (mix

cr dibilit /attractivit )

R organisation de deux services

La notion de client, la r organisation est

faite pour am liorer le service au client

(attractivit )

La recherche de gains de productivit

(cr dibilit )

III.4 Le kit de communication

Le kit de com est la premi re production de communication r aliser pour un projet de

changement. Il sagit dun document de pr sentation du projet diffusable pour que le maximum

de personnes prenne connaissance du projet, de ses enjeux et de ses modalit s de r alisation.

Il est bien souvent r alis sous la forme de transparents avec PowerPoint.

En d but de projet, il est n cessaire de disposer dune base dinformation courte et compl te

que les diff rents acteurs du projet pourront communiquer. Sans cet outil, tout un chacun

construira des supports de communication avec le risque que ces derniers soient incoh rents et

cr ent plus de troubles que de compr hension pour les personnes qui les recevront.

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Figure 1. Contenu et structure du Kit de communication

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En g n ral, le Kit de communication est le premier v hicule d'informations du projet qui va tre

diffus large chelle. Des points classiques doivent tre int gr (figure 1), notamment :

" Les objectifs du changement.

" Les raisons du changement :

Positives (le changement vise une ambition=motivation positive) ou n gatives (il ya une

urgence, une situation quil faudrait viter telle quune situation du march , une

d gradation interne = motivation n gative).

" L'organisation du projet (la structure et l quipe, notamment pour savoir qui contacter,

comment obtenir davantage d'informations, comment va aussi se passer le projet en termes

de planning, en termes de leviers, en termes d'avancement).

" Une premi re lecture des risques du projet : mettre en avant tous les facteurs qui pourraient

faire chouer le projet, notamment pour tre jug cr dible et montrer que ces facteurs sont

bien pris en compte, et int gr pour les g rer au fil de projet. Ainsi, le projet gagnera en

impact et en cr dibilit lors de ses premi res communications.

NB. Le document de pr sentation du projet (kit de communication) devrait tre r dig sur 10

diapositives en moyenne tel que le d montre la figure 1.

Le Kit de communication int gre les questions qu'il faut traiter dans un premier temps de

mani re assez synth tique, assez g n rique puis progressivement au fil du projet qu'il faudra

creuser.

III.5 Les outils de communication

Les outils de communication se distinguent entre outils formels et outils informels.

Figure 2. Les outils de communication

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" Les outils formels dits classiques

Les outils classiques sont class s selon que la communication soit individuelle ou collective

dune part et formelle ou interactive dautre part (cf. figure2).

" Les outils informels

Les outils formels se r v lent bien souvent inefficaces pour transmettre une information et

amener les destinataires linterpr ter pour se construire une nouvelle repr sentation de la

r alit . Dans ces cas de figure, des dispositifs qui feront sens en faisant davantage appel

l motion qu la raison peuvent tre mobilis s tels que les ateliers et les dessins. Les

ateliers de mise en situation ont pour objectif de faire vivre aux participants une exp rience

de rupture cr atrice pour les amener interpr ter une r alit autrement.

III.6 Le plan de communication

En termes de contenu, un plan de communication int gre de nombreuses actions de

communication correspondant g n ralement aux diff rentes tapes d'un projet essentiellement

divis en trois :

Lancement

Annoncer

Transition

Informer

R -enracinement

Ancrer/Rassurer

1. Une tape de lancement, dannonce du projet : sensibiliser les acteurs du lancement du

projet. Il sagit dun travail d'enclenchement de deuil ou de d racinement selon le mod le

de Kurt Lewin, une phase essentielle d'un plan de communication.

2. Deuxi me tape de transition : diffuser beaucoup de contenu informatif sur le

changement.

3. Une derni re tape de communication autour de la phase de r -enracinement : selon

le mod le de Kurt Lewin, il sagit de r enraciner/ ancrer le projet de changement en

communiquant de nombreuses informations, qui notamment vont rassurer les participants

au changement, notamment, sur le fait que le projet avance, que le changement se met en

place correctement et qu'il va bient t se terminer.

Un plan de communication est un outil de production des actions de communication repr sent

par un document qui regroupe :

" Les objectifs, la nature des objectifs et des valeurs atteindre,

" Les cibles (internes ou externes) vis es par les actions de communication venir,

Les ressources mobilis es (m dias) par cible pour que les actions de communication

"

soient couronn es de succ s (les diff rents m dias peuvent tre class s en trois cat gories :

les documents

les

institutionnels,

rencontres/ateliers participatifs).

"

projet.

La planification chronologique des actions par cible, en relation avec les ch ances du

les documents dinformation permanente et

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Le plan de communication transforme les messages d finis dans le Mix Com en actions dans

un plan global. Il sert de calendrier des ch ances, de base pour les hypoth ses budg taires et

de moyens de coordination avec les autres actions du projet.

Figure 3. Exemple de plan de communication

Source : Autissier et Muton (2017)

Le plan de communication est un outil destin pour les personnes qui ont la charge des actions

de communication. Toutefois, il doit tre diffus lensemble des acteurs du projet pour quils

aient une vision des actions de communication (un panorama) de telle mani re quils puissent

les utiliser pour la r alisation des t ches dont ils ont la responsabilit dans le cadre du projet

concern .

Le plan de communication servira galement doutil de pilotage pour sassurer que les actions

pr vues ont t r alis es dans les temps et quelles ont obtenu les r sultats attendus.

Conclusion

Quelle quen soit la forme, la communication est un levier important de la conduite du

changement. Cest le dispositif par lequel les changements sont pr sent s et expliqu s aux

principaux b n ficiaires. Pour r ussir cette action structurante, il ya lieu de suivre la

d marche qui consiste produire un positionnement communication, un mix com et un plan

de communication mobilisant des actions avec des dispositifs formels et informels.