. ss1er, Laurent G" iraud, Kevin J Joh
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LEs100
,
SCHEMAS
DU MANAGEMENT
Cet ouvrage propose de penser le management en
images. Accessible et concret. il permet de s'approprier
les grands classiques. depuis les patates de Mintzberg
jusqu'au mod le oc an bleu. mais aussi les mod les
mergents. par exemple le design thinking ou l'inte~
ligence de situation.
" Les 100 sch mas incontournables, sous forme de
fiches
" Une approche visuelle, qui permet un acc s ais et
direct aux grandes th ories du management
" 5 parties qui correspondent aux grands enjeux
strat gie, organisation, management. changement,
d veloppement personnel et organisationnel
" Une d marche tr s op rationnelle : pour chaque
sch ma sont expos s objectifs, modalit s de mise en
Suvre, int r ts et limites
Un ouvrage destinatioo la fois du professionnel, qui
y trouvera des outils pour manager au quotidien, et de
l' tudiant, pour qui ces synth ses graphiques constituent
autant de points d'ancrage utiles la m morisation et la
compr hension.
Les 100 sch mas
du management
Groupe Eyrolles
61, bd Saim Germain
75240 Paris Cedex 05
www.cdir:ions~eyrolle-s.com
R alisation des sch mas : Florian Hue
En application de la loi. du 11 mars 19S7, U est interdit de reproduire int grale:ment ou partiellement
le pr sent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans l'autorisation de l' diteur ou du Centre
fran ais d'exploitation du droi.t de copie, 20, rue des Grands.Augustins, 75006 Paris.
Groupe Eyrolles, 2015
ISBN: 978-2-212-56245-3
David Autissier
Laurent Giraud
Kevin J. Johnson
Les 100 sch mas
du management
La matrice BCG, les s forces de Porter, la roue
de Deming, la carte des alli s ... et 96 autres
EYROLLES
Sommaire
Penser le lll f'lagement en images .................................................................................... 9
1 Pa" tie 1 Strat gie ...................................................................................................................... 11
Sch ma 1 Le mod le strat gique oc an bleu ... 12
Sch ma 2 La matrice BCG ......................... 14
Sch ma 3 Les sept S de McKinsey .............. 16
Sch ma i. Les 5 forces de Porter ................ 1B
Sch ma 5 L'analyse SWOT ....................... 20
Sch ma 6 Le cycle de vie des produits ...... 22
Sch ma 7 Management parobjectijs (MB0) .. 24
Sch ma 8 Le cycle de vie des organisations 26
Sch ma 9 Le business model ................... z8
Sch ma 10 L'innovation de rupture .......... 30
Sch ma 12 Le tableau de bord prospectif ... 34
Sch ma 13 Le mod le d' valuation
fonctionnelle (MEF) ................. 36
Sch ma 14 Le mod le EFQM ..................... 3B
Sch ma 15 Le yie/d management.. ............ 40
Sch ma 16 La matrice d'Ulrich ................. 42
Sch ma 17 Le mod le de l'oignon
en gestion de crise ................. 44
Sch ma 18 La pyramide de la responsabilit
sociale de 1' entreprise ............ 46
Sch ma 19 Le mod le du sens au travail .... 4B
Sch ma 11 Le design thinking .................. 32
- Pfftie 2 C:Xgaiisatim ...................................................................................................... 53
Sch ma 20 L' entreprise thique ............... 50
Sch ma 21 La th orie des organisations ..... 54
Sch ma 22 Les images de l'organisation .. 56
Sch ma 23 Les patates de Mintzberg ........ 5B
Sch ma 24 La cha ne de valeur ................ 60
Sch ma 25 L'organisation matricielle ....... 62
Sch ma 26 Centres de profrt
et cycle budg taire ................ 64
Sch ma 27 Les r seaux apprenants .......... 66
Sch ma 28 L' ef Pcacit des quipes
de travail ............................. 6B
1
l
"
Sch ma 29 Les 5 tapes du d veloppement
d'un groupe ......................... 70
Sch ma 30 Les niveaux de la culture
organisationnelle .................. 72
Sch ma 31 La m thode Hay ..................... 7 4
Sch ma 32 La gestion pr visionnelle des emplois
et des comp tences (GPEC) .......... 76
Sch ma 33 Gestion de projet PMI ............. 7B
Sch ma 34 La performance
des organisations .................. Bo
> 6
Les 100 scMmas du management
Sch ma 35 La m thode RACI .................... 82
Sch ma 36 Le syst me le.an ..................... 84
Sch ma 37 Six Sigma ............................. 86
Sch ma 38 La fonction controle de gestion. 88
Sch ma 39 Les r f rentiels en syst me
d'information ....................... 90
Sch ma 40 La roue de la jonction
ressomces h1tmaines .............. 92
Sch ma 41 la do1tble bo1tcle
manager leader ..................... 96
Sch ma 42 La roue des r les
du management .............. ..... . 98
Sch ma 43 La grille manag riale ....... ..... ioo
Sch ma" Le manager intrapreneur .. ..... 102
Sch ma 45 La roue de De:mlng ................ 1<>4
Sch ma i,6 La th orie de la ~xatlon
d' object~s .......................... io6
Sch ma 47 La matrice des risques ........... 1o8
Sch ma 48 Les quatre cadres pour repenser
l'organisation et le leadership .110
Sch ma 49 La matrice de coop ration ...... 112
................................................... _ ........ 95
Sch ma 50 le sociogramme .................... 11 4
Sch ma SI Les modes de gestion des confli1s 116
Sch ma 52 Les cercles d'attention ............ 118
Sch ma 53 La communication ................ 120
Sch ma 54 Le mod led' Argyris et Sch n. 122
Sch ma 55 Le mod le SECI de la cr ation
de connaissances .................. 124
Sch ma 56 Un mod le des evolutions
comportementales ................ 126
Sch ma 57 Le cod veloppement ............ 128
Sch ma 58 La th orie de la contingence .. 130
Sch ma 59 La qualit de vie au travail ..... 132
Sch ma 6o La fen tre de Johari ............... 134
i Partie LI O'lallgefl'IDt ..................................................................................................... 137
sch ma 61 Les paradigmes en gestion
du changement .................... 138
Sch ma 62 Changement et transformation 140
Sch ma 71 Les trajectoires de changement. 158
sch ma 72 La courbe de lengagement ... 160
Publicité
sch ma 73 La marguerite sociologique .... 162
Sch ma 63 les facteurs de changement ... 142
Sch ma 64 Typologie des changements ... 144
Sch ma 65 La th orie des cha111>s de forces .146
Sch ma 66 la roue du changement ......... 148
Sch ma 67 Les terrltoiits du changement 150
sch ma 74 Le barom tre ICAP ................ 164
sch ma 75 La cartographie des acteurs .... 166
sch ma 76 La carte des a lli s ................. 168
sch ma 77 tude d'impacts en cadrans ... 170
sch ma 78 tude d'impacts h1tmains ...... 112
Sch ma 64 La cOllrbe d'apprentissage
du changement 152
sch ma 79 La matrice DRAS ................... 17 4
sch ma ao Le mod le de Kotter .............. 176
Sch ma 69 Le continuum des r actions
face au changement ............. 154
Sch ma 70 Les sept phases
de pr occupations ................ 156
!
i 0
> 7
"""
ftlm Pa-tie 5 O velo~t persa-nel et RQfflisatiomel .................... ..179
Sch ma 81 Le M8TI ................................ 180
Sch ma 82 Le big ftvede la personnalit .. 182
Sch ma 83 L'intelligence de situation ...... 184
Sch ma 84 La pyramide des besoins
deMaslow ........................... 186
Sch ma 85 La th orie des deux facteurs
de Herzberg ......................... 188
Sch ma 86 La th orie des attentes
de Vroom ............................ 190
Sch ma 87 Les tapes de la socialisation
organisationnelle ................. 192
Sch ma 88 L'apprentissage exp rientiel .. 194
Sch ma 89 L' chelle de de/ivery ............. 196
Sch ma 90 La gestion du temps: la matrice
Eisenhower .......................... 198
Sch ma 91 Le mind mapping ................. 200
Sch ma 92 Les ancres de carri re ............ 202
Sch ma 93 Les quatre tapes de carri re. 204
Sch ma 94 Le mod le de Karasek ........... 206
Sch ma 95 Le mod le tra.nsactionnel
du stress ............................ 208
Sch ma 96 L' valuation de la formation .. 210
Sch ma 97 Le mod le d'Hofstede ............ 212
Sch ma 98 Les trois g n rations au travail214
Sch ma 99 Le mindful leadership ........... 216
Sch ma 100 La matrice des projets digitaux . 218
lndex ..."..".."..".."..."..".."..".."..".."..".."..".."..".."..".."..".."..".."..".."..".."..".."..".."..".."..".."..".."..".."..".."..".." 221
1
l
"
Penser
le management
1 en images
Que reste-Hl aux tudianls des enseignements
en management qu'ils ont re us pendant leurs
tudes > C'est une question essentiel le pour un
enseignant dont l'objectif est de transmettre un
savoir utile, utilisable et ul ilis dont la valeur se
bonifie avec le temps au travers des exp riences
qui le mettent l' preuve et l'enrichissent. li nous
arrive tr s souvent de croiser d'anciens tudiants
que nous avons eu la chance d'avoir et il n'est pas
rare de les entendre dire : je me souviens des
patates de Mintzberg, j'ai aim la pyramide de
Maslow, la matrice du BCG " ou Les 5 forces
de Porter m'ont aid dans mes r flexions strat
giques ... " Tr s souvent, c'est un sch ma qui a
servi de point d'ancrage la m morisation et la
compr hension des savoirs en management.
On attribue Napol on la phrase suivante qui
r sume l'esprit de cet ouvrage : Un bon croquis
vaut mieux qu'un long discours. " Tr s souvent, les
th ories, m thodes et outils sont repr sent s par
des sch mas qui sont parfois davantage m mo
ris s et connus que le contenu qu'elles repr sen
tent. Nous pouvons parler de sch mas, de figures
et m me parfois de matri ces pour d signer des
repr sentations graphiques qui r sument tout ou
partie d'un concept.
Le sch ma peut tre d fini comme un artefact
dont la repr sentation graphique est facilement
et directement accessible de par sa multi-dimen
sionnalit . Une fl che indique une causalit , un
rond une circularit , les matrices construisent des
typologies avec deux dimensions, etc. Le sch ma
se lit facilement, s'interpr tte et constitue un outil
facil e utiliser. C~st un pense-b te qui rend uti
lisables les th ories et concepts au quotidien.
Avec les outils de type PowerPoint, le langage
des entreprises s'est d plac du format crit au
format graphique. Les lignes, fl ches, carr s, rec
tangles et autres formes associ es entre elles
constituent un langage part enti re. D'ailleurs,
ne parle-Hm pas de planche ou de diapositive
pour d signer une page PowerPoint >
Avec cet ouvrage, nous souhaitons rendre encore
plus visibles et accessibles certains concepts de
management. La cl de lecture est le sch ma
qui constitue une ressource pour exp rimenter et
ainsi rendre concret ce qui est par d finition abs
trait dans une logique de construction l'infini de
variantes en fonction des contextes.
Nous avons s lectionn les 100 sch mas qui
nous paraissent la fois les plus usuels, et les
plus importants. Mais comme dans tout travail de
s lection parmi des possibilit s quasi infinies, il
est possible que nous en ayons omis certaines
- omissions que ne manqueront pas de r parer
les ditions suivantes. Les sch mas ont t clas
s s en cinq grands th mes :
" la strat gie,
" l'organisation,
" le management,
" le changement,
" le d veloppement perso nnel et organisationnel.
1
l
"
> IO
Les 100 sch mas du management
Certains sch mas traitent de plusieurs de ces
th mes. Nous avons cherch d terminer, pour
chacun d'entre eux, l'id e principale qtfil repr
sente et son mode d'utili sation afin d'aider les
managers dans l'exercice de leur fonction. La stra
t gie est d finie comme une action visant d fi
nir et r aliser un objectif collectif. L'organisation
s'int resse plus particuli rement l'agencement
des moyens. Le management d finit les moda
lit s de coordination entre acteurs. Le change
ment traite des questions d' volution, qtfelle soit
permanente ou de rupture. Le d veloppement
personnel et organisationnel donne des cl s de
progr s individuel.
Cet ouvrage ne se lit pas, il se consulte en fonc
tion de vos besoins et int r ts. Les sch mas sont
des formes qui vous invite11t mieux comprendre
le fond. Chaque sch ma est expliqu suivant la
m me trame :
" objectif,
" origine,
" quand et cOfllment l'utiliser,
" int r ts,
" limites,
" bibliographie.
Cette architecture vous permettra de parcourir
diff rents sch mas en retrouvant une grille de
lecture commune.
1
l
"
Partie 1
Publicité
Strat gie
Dans un de ses discours, l'ancien dirigeant du groupe Danone, Antoine Riboud,
affirmait que la strat gie, c' tait d' tre le plus performant et innovant pour
devenir un leader, tout en pr cisant que le plus difficile n' tait pas tant de d finir la
cible que de mettre tous les acteurs en mouvement pour l'atteindre. Il parlait volon
tiers de management strat gique pour montrer l' importance qu'il y a d'embarquer
l'ensemble des collaborateurs dans une dynamique collective.
La notion de strat gie fa onne l'environnement gestionnaire de mani re noble. C'est
l'art du bon choix structurant. Les strat ges des entreprises sont per us comme les
t tes pensantes d'un ensemble plus op rationnel. La complexit des environne
ments conomiques concurrentiels a montr l' importance qu'il y a la fois d finir
une trajectoire et associer l'ensemble des parties prenantes dans une logique
d'opportunit et de rapidit .
On parle de strat gie mergente, de fen tres strat giques ou encore d'oc ans bleus
pour d finir la strat gie comme une m thode de captation des opportunit s en
associant le plu.s grand nombre.
1
l
"
1 > 12
Sch ma 1
Le mod le strat gique
oc cn bleu
Oc an rouge
Oc an bleu
t Comp tition dans un ma :h exiS'tant
t Cr ation d'un march inoon'test
" Objectif : baure la oomp tition
t Approche : exploitation
de la demande pr sente
t Strat gie : alignement des activit s
avec le choix S'tr.at gique,
soit ladiff Jenciation
ou les bas prix
" Objectif : rendre la oomp tition
impertinmtt
t Approche : cr ation et capture
d'ul')tnouvelledemande
t Strat gie : alignement des a.ctivit s
avec le choix strat gique,
soit la diff renciation
et les bas prix
[ O>jectif J
L'objectif principal du sch ma r side dans la mise en lumi re de deux approches strat giques pos
sibles face la comp tition sur un march , tout en mettant en avant l'importance de la strat gie
oc an bleu. Plut t que d'affronter directement leurs comp titeurs, les entreprises performantes
r ussissent cr er un nouvel espace incontest dans un march . Les approches par la diff rencia
tion et par 1 es prix bas somt mi ses en relation afin de gui der le lecteur vers la cr ation de valeur et
de demande. Il demeure que la strat gie classique oc an rouge est in vitable quoique insuffisante
pour une performance comp titive long terme. l 'utili sation du terme oc an bleu mise sur le
caract re inexplor de vastes et profonds espaces de march .
9 CKigine
Le sch ma provient de multiples travaux aca
d miques et praticiens des deux auteurs, Chan
W. Kim et Ren e Mauborgne, professeurs
l'lnsead. Le premier article portant la mention
Blue Ocean Strategy "est paru dans la Harvard
Business Review en 2 4. Il est rapidement suivi
par la publication d'un livre <le ces m mes auteurs
en 2 5 intitul Blue Ocean Strategy: Haw ta
Create Market Space Sd Make the Competition
Jrre/evant.
i Qffid et a:mnent l'utiliser
La strat gie oc an bleu demande une approche
de diff renciation et de r <luction des co ts pour
faire merger de nouveaux march s ou de nou
velles opportunit s au seill d'un march . L'int r t
est de r pondre ceux-ci pendant ou avant que
les comp titeurs ne soient aptes le faire. Un
march dit oc an bleu est donc inconnu et inex
ploit avant qu'il ne soit cr . Pour cela, il faut
innover par la cr ation de valeur. Par exemple,
il y est souvent question de r duire les co ts de
certains l ments sous les standards du march ,
tout en permettant un avantage par les prix. Cela
1
l
"
> 13
leadership mobilisateur et des processus justes
et quitables Ceux-ci sont la base du manage
ment pour faire face quatre obstacles majeurs
cette approche strat gique :
" obstacles cognitifs, en ce qu'une organisation
peut se complaire dans le statu quo;
" politiques, en ce que des parties prenantes
internes comme externes peuvent s'opposer
aux volont s strat giques mises en avant;
" motivationnels, en ce que l'innovation de rup
ture demande la modification de comporte
ments et de sch mes mentaux de la part du
personnel ;
" obstacles fond s sur les ressources, en ce que
les ressources sont limit es, ce qui justifie et
freine la fois les efforts strat giques.
le ons sont tir es et le mod le propos permet
de formuler et de structurer les volont s et n ces
sit s croissantes d'innover afin de demeurer com
p titif dans les environnements d'affaires de plus
en plus complexes, globaux et changeants.
(cognitifs, politiques, mottivationnels et bas s
sur les ressources) la formulation de strat gie
de toute sorte sont classiques et l'application du
mod le demeure 1 imit e du fait m me de leur
existence.
permet de porter un produit, une innovation, sur
un march de moins grande valeur- soit pour les
clients qui ne pr sentent pas de demande pour le
produit dans sa version haut de gamme. Dans le
m me ordre d'id e, il faut identifier les l ments
consid r s comme acquissur le march et les li
miner afin de r duire la pertinence de la comp ti
tion. Il faut cr er les l ments qui n'ont jamais t
offerts sur le march vis afin de faire merger
cet espace incontest sur lequel il faut capitali
ser. Il importe aussi d' lever certains l ments du
produit au-del des standards du march afin de
se diff rencier des comp titeurs et d'appara tre
comme la seule offre pertinente.
Les auteurs soulignent aussi l'importance de deux
principes fondamentaux dans les efforts d'iden
tification et dh ploitation d'oc ans bleus, soit un
" Int r ts
Le sch ma, autant que les ouvrages de r f rence
dans lesquels il a t publi , permet de com
prendre et d'expliquer, dans une perspective stra
t gique, les succ s populaires (ou non) de plu
sieurs entreprises depuis les soixante derni res
ann es. partir de ces observations, plusieurs
& Limites
Bien que les l ments n cessaires la formula
tion strat gique pour l'identification et l'exploi
tation structur e d'un oc an bleu soient particu
li rement utiles et d taill s, il demeure que les
quatre obstacles voqu s restent majeurs dans la
mise en Suvre de telles volont s. Ces obstacles
"'"' Bibliog-aJtiie
Kim C. W. & Mauborgne R. (2005). Blut Oct an Strategy: How t o crtatt uncc>nttsttd marktt spact
and makt tht compt tition irrtlevant. Boston, Harvard Business School Press.
Kim C.W. E. Mauborgne R. (2004). "Blue Ocean Strategy ". Haroard Business Rtvitw, octobre,
p. 76- 85.
Kim C.W. & Mauborgn e R. (2005). "Blue Ocean Strategy: From theory Io practice ". Ca/ifornia
Managt mt nt Revitw . 47(3), p. 105-121.
1
l
"
1 >Ill
Sch ma 2
La matrice BCG
Forte croissance du march
....
? *
........ ._ ______ ,_ _____ ___.....
....,
Parts
"'" de march
Publicité
lev es
Parts
de march
faibles
Faible croissance du march
[ O>jectif J
Ce sch ma a comme objecti f d'aider l'entrepri.se faire l'analyse strat gique de son portefeuill e
d'unit et/ou de processu:s d'affaires. li tait n cessaire qu'il soit facil e utiliser et communiquer.
Il permet d' valuer les strat gies de distribution de ressources entre les domaines d'activit stra
t gique ou processus.
9 CKigine
La matrice BCG a t con ue par un consultant du
Boston Consulting Group en 1970, une firme de
<iJ Qffid et a:mnent l'utiliser
Au d part, ce sch ma est con u pour une utili
sation lors des moments de prises de d cision
concernant l'ai location de ressources aux diff
rents domaines d'activit ou processus tout en
consid rant leur potentiel et leur valeur relative
pour l'entreprise.
Il peut aussi tre utilis de fa on plus large pour
dresser un portrait strat gique des produits ou
services de l'entreprise, ou comme outil de ges
tion de portefeuille. Organis sur deux axes (le
niveau de croissance du march d'affaires et le
conseil en management de niveau international.
ratio des parts de march d tenues par l'entre
prise), il permet d'identifier quatre cat gories
d'unit s :
" Une unit est une star lorsque l'entreprise
d tient d j une bonne proportion des
parts de march et que ce dernier est en
expansion. Il devient int ressant dans ce
cas d'investir ces unit s qui devraient rap
porter des b n fices
tout autant qtfoffrir
un avantage strat gique l'entreprise.
1
l
"
> 15
" Une unit est une vache lait dans le cas
d'un march qui n'est pas en expansion, mais
dont l'entreprise d tient une bonne propor
tion de parts. Ce type d'unit n'est pas por
teuse de potentiel de d veloppement, mais
elle permet l'entr e de ressources afin de
financer les autres activit s. Souvent, elle est
une ancienne unit sta r dont le march a sta
gn . Il est donc temps de r colter les b n
fices de cette unit sans avoir besoin d'y faire
des investissements majeurs.
" Une unit est un poids mort (chien) lorsque
les parts de march d tenues sont faibles
et que ce dernier n'est pas en expansion.
L\?ntreprise n' tant pas dominante et n'iden
tifiant pas de potentiel dans ce march , ces
unit s devraient tre repositionn es ou fer
m es, particuli rement si elles consomment
des ressources sans retour sur investissement
possible.
" Le dernier type d'unit constitue ce qtfon
appelle un dilemme. Finalement,
l o
la d cision demeure probl matique, c'est
lorsque le march est en expansion, mais que
l'unit de l'entreprise n'est pas dominante. Un
investissement de ressources peut ainsi trans
former cette unit en s1ar si elle r ussit ou en
chien si le march ralentit.
" Int r ts
La matrice BCG offre un oul il simple afin d'organi
ser unit s, produits ou processus selon leur avan
tage concurrentiel pour l'entreprise. Le mod le
aide ainsi la d cision quant la priorisation dans
l'allocation des ressources selon le potentiel de
retour sur investissement.
& Limites
Quoique la matrice soit relativement simple, son
utilit repose beaucoup sur la qualit de l'infor
mation disponible ainsi que sur l'information
consid r e dans la prise de d cision. En d'autres
termes, la relative simplil it de la figure peut
"' Biblio!J'ai:tiie
I
mener ne pas consid rer l'ensemble des enjeux
li s une d cision aussi centrale pour l'entreprise,
d'autant plus qtfelle consid re les unit s d'affaires
en vase clos et non comme interd pendantes.
Stern C.W. & Stalk C. (1998). Perspectives on strategy from the Boston Consulting Group. John
Whil ey & Sons.
1
l
"
1 > 16
Sch ma 3
Les sept S
de McKinselJ
~
--+---'<--
-
-~
-
[ O>jectif J
Le sch ma des sept S de McKinsey est labor afin de complexifier la perspective strat gique de
l'organ i.sation dans le but qu'ell e corresponde plus la r ali t et ain.si offrir un outi l de r flexion
strat gique efficace. Pour cela, ell e identifie sept facteurs cl s de succ s que sont la strat g ie, la
structure, les syst me, le staff (le personnel), le style (de management), l es skil/s Oes comp
tences) et les shared values (les valeurs partag es).
9 CKigine
Le sch ma des sept S est pr sent et expliqu Organizotion, The art of joponese management
par trois ouvrages publi5 quasi simultan ment et ln Seorch of Excellence. Ces auteurs travaillent
par Peters et Waterman (1982), Pascale et Athos
comme conseillers et chercheurs dans le cabinet
(1981} et Waterman, Peters et Philips (1980} McKinsey, ce qui explique que le nom de la firme
dans leurs travaux respectifs Structure is not
soit rattach cette m tho<le.
1
l
"
> 17
i Qffid et a:mnent l'utiliser
Les sept S sont utiles pour valuer et intervenir
sur le niveau de coh rence de l'entreprise. 1 ls
s'av rent efficaces pour l'identification des prio
rit s de changement strat gique dans le but
d'optimiser l'ad quation des sept dimensions fon
damentales de l'entreprise.
Outre les voleurs communes (shored values)
figurant au centre du mod le, les trois S sup
rieurs sont d nomm s hotd (ce sont les dimen
sions concr tes de l'organisation) et les trois S
inf rieurs sont d nomm s soft (ce sont les
dimensions intangibles de l'organisation).
Il importe donc d' tablir une coh rence entre
les diff rentes dimensions. La SlftJ(ture r f re
l'organisation des fonctions et activit s l' int
rieur de m canismes de coordination. La strat gie
se rapporte la planification des orientations
travers une vision concurrentielle de l'entreprise.
Les processus (systems) consistent en les m ca
nismes de coordination et les routines repr sen
tatives des t ches produittes. Les comp tences
(skil/s) repr sentent l'avafftage concurrentiel de
l'organisation, ce sont les activit s qu'elle ma trise
de fa on distinctive. Le personnel (staff) r f re
au cheminement de d vel-0ppement profession
nel des acteurs organisationnels. Finalement, le
style de management et la culture repr sentent
d'un c t les styles de leadership adopt s par les
managers, cela incluant les symboles et les sens
entretenus. D'un autre c t , ils repr sentent la
culture organisationnelle avec ses valeurs et ses
normes qui teintent le fonctionnement des par
ties prenantes au cSur de l'organisation.
" Int r ts
Publicité
Ce sch ma a la particularit de jumeler et de
mettre en interrelation les dimensions hord et
soft de l'organisation. Il permet un regard g n
ral, affirm par plusieurs auteurs comme tant
complet, syst mique et r aliste. Toutes les orga
nisations, quelles que so ient leur nature, leur
grandeur, leur forme, sontt repr sent es par ce
sch ma. Ainsi, il peut tre utilis de plusieurs
fa ons par divers utilisateurs provenant d'orga
nisations diff rentes afin d'identifier forces, fai
blesse et priorit s d'action pour l' quilibre et l'effi
cacit organisationnels.
& Limites
Le sch ma des sept S ne propose aucun guide Aussi, son avantage ( tre g n ral et englobant de
l'action. Il ne fait que poser des l ments pour multiples facettes organisattionnelles) est aussi sa
faiblesse : il est moins utile dans le cadre de pla-
la r flexion strat gique t-Out en pr cisant que
nifications moins strat giques et moins centrales
les liens entre ceux-ci sont syst miques et non
la repr sentation de l'entreprise - c'est- -dire
n cessairement ordonn s. Sa pr sentation relati
plus fonctionnelles.
vement simple laisse deviner une difficile utilisa
tion quant son adaptation un contexte donn .
M Biblio JaJtiie
1
l
"
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1 > 18
Sch ma 4
Les 5 forces
de Porter
Nouveaux
entrants
potentiels
l Pouvoir
de n gociation
des clients
Menaces
des entrants
potentiels
FoumisseuTS - -- - -
Clients
Pouvoir
de n gociation
des f<X4misseurs
Mena,es
des prod~its
s':oss~.r;:::Ies
Produits
de
substition
D'apr s Porter (1980)
[ O>jectif J
Les s forces de Porter sont un outil de diagnostic strat gique externe". Le sch ma propose une ana
lyse de l'in tensit concurrentielle d'un secteur. De mil etal. (2013, p. 66) rappellent qu'un secteur
(ou industrie) est d fini comme l'ensemble des organisations qui proposent des produits troite
ment substituables .Ain.si plus un secteur est concurrentiel, moins il est ren1able pour une entre
pri.se. Le sch ma permet de mesurer les s forces de concurrence l'Suvre sur un secteur donn .
Le cercle central illustre le niveau de rivalit entre /escanrurrents d'un m me secteur. Il s'agit de la
so urce principale de r du cti on de la profitabil it pour une entreprise. En effet, une lutte acharn e
sur un secteur provoquera une baisse des prix des produits et donc une baisse des marges. Les four
nisseurs et les clients peuvent aussi affecter la rentabilit de l'entrepri.se travers leur pouvoir de
n gociation. Plus ce dernier est lev , moins l'entreprise a de marges de manSuvre et de profits.
Ensuite, les produits de substitution peuvent repr senter un e menace pour l'entrepri.se. Cette
menace appara t souvent lorsque le secteur repr sente un march mature (voir la figure 6, Le
Cycle de vie des produits ).
Enfin, les nouveaux entrants potentiels sont les entrepri.ses qui ne font pas actuell ement partie du
secteur, mais qui seraient susceptibles d'y entrer. Ces entrepri.ses analyseront le taux de croissance
du march et les barri res l'entr e avant de p n trer un secteur donn .
1. lai ranalyse porte sur des l ments environnementaux. et non SlW les cMact ristiques internes de l'entreprise.
1
l
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> 19
9 CKigine
Le sch ma des S forces esl au cSur d'un des plus
grands mod les de la strat gie, issu de I' cono
mie industrielle et d velopp dans les travaux de
Porter (1980). Lauteur mettra ensuite son mod le
jour (1985) en int grant les possibilit s d'inter
d pendance entre les organisations (notamment
pour la cr ation de valeur), qui n'apparaissent pas
dans ce sch ma.
i Qffid et a:mnent l'utiliser
Les entreprises peuvent avoir recours aux S forces
de Porter pour conforter leur place dans un sec
teur sur lequel ell es sont d j install es. Par
exemple, elles peuvent chercher augmenter
leur pouvoir de n gociation et mettre des bar
ri res l'entr e du secteur pour y limiter !arriv e
de nouvelles organisations" (Demil el al, 2013,
p. 67). Ces barri res peuvent simultan ment
r duire la menace des produits de substitution.
Par exemple, si des prix oos rendent le secteur
moins int ressant pour un nouvel entrant poten
tiel, ils rendent aussi les substituts moins attractifs
(Lehmann-Ortega el of., 2013).
Les entreprises peuvent aussi dresser une ana
lyse des s forces de plusieurs secteurs qui les
int ressent et sur lesquels elles ne sont pas pr
sentes, avant de choisir celui ou ceux dans les
quels investir.
" Int r ts
L'objectif initial des S forces de Porter est de jau
ger l'attractivit et la rentabilit d'un secteur et ce,
long terme. Le sch ma permet galement de
& Limites
La premi re limite du sch ma des S forces de
Porter est qu'il est focalis sur un secteur. Ce sec
teur reste l'unit d'analyse pour interpr ter cha
cune des forces concurrentielles. Or, depuis trente
ans, les fronti res d'un secteur donn sont deve
nues plus floues. Un concurrent peut d sormais
"'"' Biblio!J'ai:tiie
mieux appr hender les S forces pesant sur cette
rentabilit .
tre galement un fournisseur. La seconde limite
est son caract re trop statique. Les volutions de
l'environnement tant d sormais plus rapides,
il est plus pertinent de rep rer les tendances
concurrentielles que la situation un moment
donn .
Demil B. , Lecocq X. & Warnier V. (2013). Strat gie tt Business Models. Paris, Pearson Education
France.
Lehmann-Ortega l. , Leroy F. , Garrette B. & Dussauge P. (2013). Strategor - Toute la strat gie
d'entreprise. Paris, Dunod, 6' d.
Porter M.E. (1980). Compttitive strateg)': techniques for analyzing industries and competitors.
New York, Free Press.
Porter M.E. (1985). Compttitive advantage: creating and sustaining superior performance. New
York, Free Press.
1
l
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1 >20
Sch ma 5
L cnalyse SWOT
POSITIF
N GATIF
" -
[ O>jectif J
L'analyse SWOT (po ur strengths, weaknesses, opportunilies and threats ou, en fran ais, forces,
faiblesses, opportunit s et menaces) est un outil de diagnostic strat gique de l'entreprise, la fois
interne et externe. Helfer et al. (2013, p. 87) pr ci.sent que l'utilisation de cet outil repose sur
une conception de l'entrepri.se consid r e comme un syst me ouvert sur son environnement, la
strat gie d finissant les modes de relation entre l'entrepri.se et cet environnement . Le diagnos
tic consiste faire ressortir les aspects strat giques positifs et n gatifs de l'entrepri.se et de son
environnement.
Le diagnostic interne est rrepr sent par la premi re ligne de la figure, c'est- -dire les forces et les
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faiblesses de l'entreprise. Il s'agit de d finir les capacit s et les aptitud es strat g iques de l...