LE ON N 21
L E C O U R S
ApprApprendrendree
onique
lectronique
ll lectr
tant de z rroo
en partant de z
en par
our vous faire comprendre le
fonctionnement des thyristors
et des triacs utilis s dans dif-
f rents circuits lectroniques,
nous avons imagin les com-
parer des relais, cest- -dire les
consid rer comme sils taient com-
pos s dune bobine dexcitation et de
deux contacts m caniques utilis s
comme interrupteurs.
Bien entendu, ceci nest quune vue
destin e faciliter la compr hension.
Aucune bobine ni aucun contact m ca-
nique ne se trouvent r ellement lin-
t rieur de ces composants !
Si aucune tension nest appliqu e aux
extr mit s de la bobine, ses contacts
restent ouver ts et, par cons quent,
lampoule reste teinte puisque la ten-
sion dalimentation n cessaire ne lat-
teint pas (voir figure 523).
Si on applique une tension aux extr -
mit s de la bobine, le relais sera excit ,
il fermera automatiquement ses
contacts et lampoule sallumera (voir
figure 524).
A la diff rence des relais, qui sont tou-
jours tr s lents ouvrir et fermer
leurs contacts, les thyristors et les tri-
acs, par contre, sont tr s rapides car
ils nont pas de parties m caniques en
mouvement. Cest la raison pour
laquelle ils sont tr s utilis s dans tous
les appareils lectroniques dans les-
quels il faut commuter tr s vite des ten-
sions et des courants.
Le thyristor
Dans cette le on, nous aborderons les thyristors (SCR) et les triacs.
Nous vous expliquerons les caract ristiques qui les diff rencient
ainsi que leur comportement en pr sence dune tension continue ou
dune tension alternative sur lanode et sur la g chette.
P1
G
E
L
I
P
A
K
E
L
I
P
Figure 523 : Tout le monde sait quun relais
est compos dune bobine dexcitation et de
deux contacts. Ces derniers ne se ferment
que si lon applique une tension suffisante
aux bornes de la bobine.
P1
G
E
L
I
P
A
K
E
L
I
P
Figure 524 : Lampoule, reli e la broche A,
sallume d s que lon appuie sur le poussoir
P1. Si on laisse le poussoir enfonc , lampoule
reste allum e parce que la tension qui se
trouve sur la broche A passe par la bobine.
cest- -dire un cercle lint rieur
duquel se trouve une diode de
redressement munie dune troi-
si me patte appel e g chette.
En fait, les thyristors peuvent
avoir les m mes dimensions et
la m me forme quun transistor
de puissance ordinaire (voir
figure 527). Dautres formes
existent galement, comme vous
pouvez le voir sur la figure 541.
Les lettres qui figurent sur les
trois broches sortant du cercle
indiquent :
A = anode ( relier la charge)
K = cathode ( relier la masse)
G = G chette (excitation)
Sur la figure 525, en s rie dans
les circuits de la g chette et de
lanode, nous avons dessin une
diode de redressement pour
vous faire comprendre que
seules les tensions de polarit
positive peuvent passer tra-
vers ces broches (voir figure
526).
On applique toujours lampoule
ou le moteur que lon veut ali-
menter sur lanode. La cathode,
par contre, est reli e la
masse.
Le thyristor, ou diode SCR (Silicon
Controlled Rectifier - redresseur au sili-
cium command - thyristor triode blo-
cage inverse), est repr sent dans les
sch mas lectriques laide du sym-
bole graphique visible sur la figure 527,
On applique toujours une ten-
sion ou une impulsion de polarit posi-
tive sur la g chette pour pouvoir lex-
citer.
ELECTRONIQUE et Loisirs magazine
222
Cours dElectronique Premier niveau
D s que le thyristor est excit , lin-
t rieur, lanode et la cathode sont
court-circuit es, et dans lhypoth se
o une ampoule est reli e son
anode, elle sallume.
Sur le corps de chaque thyristor, on
peut g n ralement lire ses r f -
rences. Gr ce aux caract ristiques
fournies par le constructeur, on peut
savoir quelle tension et quel cou-
rant maximum il peut accepter,
cest- -dire savoir si le thyristor peut
tre aliment avec une tension de
200, 600 ou 800 volts et savoir sil
peut tre capable dalimenter des
circuits qui consomment des cou-
rants de 5, 8 ou 10 amp res.
Signalons quun thyristor de 600 ou
800 volts 10 amp res fonctionne ga-
lement avec des tensions et des cou-
rants inf rieurs. On pourra donc tran-
quillement
lalimenter avec des
tensions de 50, 20, 12 ou 4,5 volts et
relier, sur son anode, des circuits qui
consomment des courants de seule-
ment 0,5 ou 0,1 amp re.
Si on alimente un thyristor avec une
tension de 12 volts, on devra relier une
ampoule ou nimpor te quelle autre
charge fonctionnant avec une tension
de 12 volts sur son anode.
Si on lalimente avec une tension de
220 volts, on devra videmment relier
une ampoule ou nimporte quelle autre
charge fonctionnant avec une tension
de 220 volts sur son anode.
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THYRISTOR
A
P1
G
E
L
I
P
K
E
L
I
P
Figure 525 : Un thyristor se distingue dun
relais galement parce quune diode de
redressement, permettant de laisser passer
seulement les tensions positives, est reli e
en s rie sur la g chette et sur lanode.
quer sur sa g chette une tension
capable de fournir un courant suffisant.
Les thyristors les plus sensibles peu-
vent tre excit s avec des courants de
g chette de 5 ou 10 mA.
Les moins sensibles peuvent tre exci-
t s avec des courants de 20 ou
30 mA.
Sur un thyristor, on peut appliquer soit
une tension continue, soit une tension
alternative. On obtient, dans chaque
cas, un fonctionnement compl tement
diff rent.
Le thyristor aliment
avec une tension continue
Si on alimente lanode et la g chette
dun thyristor avec une tension de pola-
rit positive (voir figure 528), on obtien-
dra ceci :
Pour exciter un thyristor et le faire pas-
ser en conduction, il faut toujours appli-
- Lorsque lon appuie sur le bouton P1,
une impulsion positive arrive sur la
g chette, ce qui provoque la
conduction du thyristor qui fait alors
sallumer lampoule reli e sur son
anode (voir figure 528-A).
- Si on rel che le bouton P1, on
remarque que lampoule ne
s teint pas (voir figure 528-B).
- Pour teindre lampoule, on
devra retirer la tension dali-
mentation de son anode en
actionnant linterrupteur S1 (voir
figure 528-C).
- Si on ferme nouveau linter-
rupteur S1, lampoule reste teinte
car le thyristor, pour redevenir conduc-
teur doit recevoir la tension positive
n cessaire lexcitation sur sa
g chette (voir figure 528-A).
- Si on applique une tension de pola-
rit n gative sur la g chette (voir
figure 529-A) et que lon appuie
ensuite sur le bouton P1, le thyristor
ne sera pas excit , m me si lanode
est aliment e avec une tension posi-
tive.
- Si on applique une tension de pola-
rit positive sur la g chette et que
lon applique une tension de polarit
n gative sur son anode (voir figure
529-B), lorsque lon appuie sur le
bouton P1, le thyristor ne sera pas
excit .
Ceci tant pos , vous comprenez main-
tenant que pour exciter un thyristor, il
est indispensable que ce soit une ten-
sion positive qui soit appliqu e sur son
anode et que se soit une impulsion
positive qui soit appliqu e sur sa
g chette.
Le thyristor aliment
avec une tension alternative
Si on alimente lanode dun thyristor
avec une tension alternative et sa
g chette avec une tension continue
positive, on obtiendra ceci :
- En appuyant sur le bouton P1, le thy-
ristor deviendra instantan ment
conducteur et fera sallumer lam-
Publicité
poule (voir figure 530-A).
- En rel chant le bouton P1, contrai-
rement ce qui se passe avec lali-
mentation continue,
lampoule
s teint (voir figure 530-B).
Cela sexplique du fait que la sinu-
so de de la tension alternative, comme
vous le savez d j , est compos e de
demi-ondes positives et de demi-ondes
n gatives. Donc, lorsque la polarit
ELECTRONIQUE et Loisirs magazine
223
Cours dElectronique Premier niveau
L E C O U R S
DS1
DS1
E
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I
P
E
L
I
P
A
K
G
THYRISTOR
K A G
K A G
Figure 526 : Si on applique le positif dune pile sur une diode
reli e comme sur cette figure, lampoule sallume. Si, au
contraire, on applique le n gatif, lampoule reste teinte.
Figure 527 : A gauche, le symbole graphique du thyristor
et, droite, tel quil est en r alit avec ses trois broches,
A (anode), K (cathode) et G (g chette).
de cette tension sinverse, on obtient
le m me r sultat que sur la figure
529-B, cest- -dire lorsque le p le
n gatif de la pile est alors dirig vers
lanode.
Pour pouvoir toujours maintenir allu-
m e lampoule reli e un thyristor ali-
ment e avec une tension alternative,
on devra toujours garder le bouton P1
enfonc (voir figure 530-A).
Comme les thyristors ne deviennent
conducteurs que lorsque la demi-onde
positive se trouve sur leur anode, lam-
poule ne recevra que la moiti de la
tension.
Donc, si lon relie une ampoule de 12
volts lanode du thyristor, et que lon
alimente le circuit avec une tension
alternative de 12 volts, lampoule ne
recevra quune tension de 6 volts.
bornes et elle mettra donc moins de
lumi re.
En alimentant lanode et la g chette
dun thyristor avec une tension alter-
native, comme sur la figure 531, on
obtiendra ceci :
- Si on appuie sur le bouton P1 plac
sur la g chette, lampoule sallume
(voir figure 531-A), parce que les
demi-ondes positives de la tension
alternative nous permettent dobte-
nir le m me r sultat que celui illus-
tr sur la figure 528-A.
- D s que lon rel che le bouton P1
(voir figure 531-B), lampoule s teint
parce que lorsque la demi-onde n ga-
tive de la tension alternative atteint
lanode, on obtient le m me r sultat
que celui que nous avons repr sent
sur la figure 529-B.
Pour allumer une ampoule avec une
tension alternative de 12 volts, on
devra appliquer une tension alternative
de 24 volts sur lanode du thyristor.
Si on alimente seulement la g chette
avec une tension alternative et lanode
avec une tension continue, comme sur
la figure 532, on obtient ce r sultat :
Si on relie une ampoule de 220 volts
sur lanode du thyristor, et quon ali-
mente le circuit avec une tension
alternative de 220 volts, lampoule
sallumera comme si une tension de
110 volts tait appliqu e ses
- Lorsque lon appuie le bouton P1 et
que la demi-onde positive de la ten-
sion alternative atteint la g chette,
le thyristor est excit et provoque lal-
lumage de lampoule reli e son
anode.
- Si on rel che le bouton P1, lampoule
ne s teint pas, car on obtient le
m me r sultat que celui illustr sur
la figure 528-B.
Le triac
Le triac (TRIode Alternate Current -
triode bidirectionnelle command e) est
repr sent , sur les sch mas lec-
triques, avec le symbole graphique de
la figure 533, cest- -dire avec un cercle
dans lequel se trouvent deux diodes
de redressement plac es en opposi-
tion de polarit et munies dune troi-
si me patte appel e g chette.
En fait, les triacs peuvent avoir les
m mes dimensions et la m me forme
quun transistor de puissance ordinaire
(voir figure 533). Dautres formes exis-
tent galement, comme vous pouvez
le voir sur la figure 542.
Les lettres qui se trouvent sur les trois
broches sortant de ce cercle signifient :
A1 = anode de la diode 1
A2 = anode de la diode 2
G = g chette dexcitation pour les deux
diodes
Comme on peut le voir sur la figure 534,
o nous avons repr sent un triac
A
P1
G
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I
P
A
K
S1
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L
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P
B
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E
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P
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L
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C
P1
G
E
L
I
P
A
K
S1
E
L
I
P
Figure 528 : Si on dirige le positif dune pile vers la g chette dun thyristor et le positif dune seconde pile vers lampoule
reli e lanode, il suffira dappuyer sur le poussoir P1 pour la faire sallumer (voir A). Si on rel che le poussoir, lampoule ne
s teindra pas (voir B). Pour l teindre, il faut retirer la tension qui se trouve sur lanode par linterm diaire de linterrupteur
S1 (voir C).
ELECTRONIQUE et Loisirs magazine
224
Cours dElectronique Premier niveau
comme sil sagissait dun relais, nous
avons dessin deux diodes de redres-
sement plac es en opposition de pola-
rit reli es lanode, pour vous faire
comprendre quune diode sert laisser
passer seulement les tensions de pola-
rit positive et lautre diode, seulement
les tensions de polarit n gative.
Lanode 1 doit toujours tre reli e la
masse.
On relie toujours lampoule ou le moteur
que lon veut alimenter lanode 2.
Il faut toujours appliquer une tension
sur la g chette pour pouvoir lexciter,
peu importe si elle est de polarit posi-
tive ou n gative.
Donc, la g chette dun triac, contrai-
rement celle dun thyristor, peut tre
excit e soit par une tension positive,
soit par une tension n gative.
Lorsque lon acquiert un triac, il suffit
de v rifier les caract ristiques fournies
par le constructeur par rapport aux r f -
rences marqu es sur son corps, pour
conna tre la tension et le courant maxi-
mal avec lesquels il peut travailler,
cest- -dire pour savoir si le triac peut
tre aliment avec une tension de 200,
600 ou 800 volts et si on peut relier
des charges qui absorbent des cou-
rants de 5, 8 ou 10 amp res sur son
anode 2.
Signalons quun triac de 600 ou 800
volts 10 amp res fonctionne galement
avec des tensions et des courants inf -
rieurs. On pourra donc lalimenter avec
des tensions de 50, 20, 12 ou 4,5
volts et on pourra relier, sur son anode
2, des circuits ne consommant que des
courants de 2, 0,5 ou 0,1 amp res.
Si on alimente un triac laide dune
tension de 12 volts, on devra relier en
s rie, sur son anode 2, une ampoule
ou nimporte quelle autre charge fonc-
tionnant avec une tension de 12 volts.
Si on alimente un triac laide dune
tension de 220 volts, on devra relier
en s rie, sur son anode 2, une ampoule
ou nimporte quelle autre charge fonc-
tionnant avec une tension de 220 volts.
Pour exciter un triac, il faut appliquer
sur sa g chette une tension ou des
impulsions capables de lui fournir le
courant n cessaire le rendre conduc-
teur.
Les triacs les plus sensibles peuvent
tre excit s laide dun courant de 5
ou 10 mA seulement.
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A
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Figure 529 : Si lon dirige le n gatif dune pile vers la g chette, en appuyant sur
le poussoir P1, lampoule ne sallume pas (voir A). Il se produit la m me chose si
on relie le n gatif de la seconde pile sur lanode (voir B).
A
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K
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TENSIONE
ALTERNATIVE
B
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ALTERNATIVE
Figure 530 : Si on alimente lanode laide dune tension alternative et que lon
dirige ensuite le positif dune pile vers la g chette (voir A), en appuyant sur P1,
lampoule sallume, mais d s que lon rel che le poussoir, elle s teint
imm diatement (voir B).
A
P1
G
~
A
K
TENSIONE
ALTERNATIVE
B
P1
~
A
K
G
TENSIONE
ALTERNATIVE
Figure 531 : Si on alimente la g chette et lanode du thyristor laide dune tension
alternative, d s que lon appuiera sur le poussoir P1, lampoule sallumera (A),
mais d s quon le rel chera, lampoule s teindra, comme dans le cas de la figure
530.
A
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G
~
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K
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E
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I
P
B
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~
A
K
G
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P
Figure 532 : Si on alimente seulement la g chette laide dune tension alternative
(voir A), en appuyant sur P1, lampoule sallume mais ne s teint pas si on rel che
le poussoir. Pour pouvoir teindre lampoule, il faudra ouvrir linterrupteur S1.
ELECTRONIQUE et Loisirs magazine
225
Cours dElectronique Premier niveau
Les moins sensibles peuvent
tre excit es laide dun
courant de 20 ou 30 mA.
Voici en r sum les dif f -
rences existant entre un thy-
ristor et un triac :
Le thyristor nest excit que
si une polarit positive se
trouve sur son anode et uni-
quement lorsquon applique
une tension de polarit posi-
tive sur sa g chette.
Le triac peut tre excit en
appliquant soit sur sa
g chette, soit sur ses
anodes 1 et 2, une tension
continue ou alternative, en
obtenant dans les deux cas
un fonctionnement compl -
tement diff rent.
Le triac
aliment avec
une tension continue
Si on place, en s rie sur
lanode 2, une ampoule
reli e au positif de lalimen-
tation, pour rendre ce triac
conducteur, on devra appli-
quer une tension de polarit
positive ou n gative sur sa
g chette.
Si on alimente lanode 2 et
la g chette laide dune ten-
sion positive (voir figure 536),
on obtiendra ce r sultat :
- Lorsquon appuie sur le
bouton P1, une impulsion
la
positive arrive sur
g chette, le triac devient
alors conducteur et pro-
voque lallumage de lam-
poule reli e lanode 2
(voir figure 536-A).
L E C O U R S
A2
A1
G
TRIAC
A1 A2 G
A1 A2 G
Figure 533 : A gauche, le symbole graphique du triac et
droite, tel quil est en r alit avec ses trois broches A1
(anode 1), A2 (anode 2) et G (g chette).
A2
TRIAC
DS1
DS2
P1
G
E
L
I
P
A1
E
L
I
P
Figure 534 : Un triac se distingue dun thyristor parce que
deux diodes de redressement sont reli es en s rie sur lanode
et plac es en opposition de polarit . Une diode laissera
passer seulement les tensions positives et lautre, seulement
les tensions n gatives.
DS1
DS2
E
L
I
P
DS1
DS2
E
L
I
P
Figure 535 : On peut donc appliquer sur les diodes DS1 et
DS2, soit une tension continue avec polarit positive ou
n gative soit une tension alternative, parce que si la diode
DS1 nest pas conductrice, ce sera alors la diode DS2 qui
le sera, ou vice-versa.
- Si on rel che le bouton P1,
lampoule ne s teint pas
mais reste allum e (voir
figure 536-B).
- Si on d sire teindre lam-
poule, on devra retirer la
tension dalimentation de
lanode 2 en actionnant lin-
terrupteur S1 (voir figure
536-C).
- Si on actionne nouveau
linterrupteur S1, lampoule
reste teinte parce que,
pour tre conducteur, le
triac doit nouveau rece-
voir une tension dexcita-
tion sur sa g chette.
Si on applique une tension
n gative sur la g chette,
comme sur la figure 537-A,
d s que lon appuie sur le
bouton P1, le triac est excit
et lampoule sallume nou-
veau.
Si on inverse la polarit de
la pile sur lanode 2 (voir
figure 537-B), en appuyant
sur P1, lampoule sallume
nouveau, parce qu lin-
t rieur dun triac, il y a deux
diodes en opposition de pola-
rit .
Par cons quent, si ce nest
pas la diode 1 qui est
conductrice, cest donc la
diode 2.
Pour d sactiver un triac ali-
ment par une tension conti-
nue, il faut toujours retirer la
tension de lanode 2 par lin-
term diaire de linterrupteur
S1, comme nous lavons fait
pour les thyristors.
A
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G
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A2
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S1
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P
Figure 536 : Si on dirige le positif dune pile vers la g chette dun triac et le positif dune seconde pile vers lampoule reli e
lanode 2, il suffira dappuyer sur le poussoir P1 pour la faire sallumer (voir A). Si on rel che le poussoir, lampoule ne
s teindra pas (voir B). Pour l teindre, il faut retirer la tension qui se trouve sur lanode 2 par linterm diaire de linterrupteur
S1 (voir C).
ELECTRONIQUE et Loisirs magazine
226
Cours dElectronique Premier niveau
Le triac aliment
laide dune tension alternative
Si on alimente lanode 2 laide dune
tension alternative, on obtiendra ceci :
- Si on applique une tension positive
(voir figure 538-A), ou une tension
n gative, sur la g chette, d s que
lon appuie sur le bouton P1, le triac
devient imm diatement conducteur
et lampoule sallume.
- Si on rel che le bouton P1, lampoule
s teint car, lorsque la sinuso de de
la tension alternative passe de la
demi-onde positive la demi-onde
n gative, pendant une fraction de
seconde, la tension passe par une
valeur de 0 volt sur lanode 2. On
obtient alors le m me r sultat que si
on ouvrait linterrupteur S1.
- Si on veut garder lampoule toujours
allum e, on doit garder le bouton P1
enfonc .
Contrairement au thyristor sur la sor-
tie duquel on ne peut pr lever quune
tension gale la moiti de celle dali-
mentation, sur la sortie dun triac, ali-
ment e laide dune tension alterna-
tive, on pr l ve toujours la tension
dalimentation totale parce que ce com-
posant est conducteur, aussi bien avec
les demi-ondes positives quavec les
demi-ondes n gatives.
Donc, si on relie une ampoule de 12
volts lanode 2 du triac et quon ali-
mente le circuit laide dune tension
alternative de 12 volts, lampoule rece-
vra la tension totale de 12 volts.
Si on relie une ampoule de 220 volts
lanode 2 du triac et quon alimente
le circuit laide dune tension de 220
volts, lampoule recevra la tension
totale de 220 volts.
Si on alimente lanode ainsi que la
g chette laide dune tension alter-
native (voir figure 539), on obtient
ceci :
- Si on appuie sur le bouton P1 appli-
qu sur la g chette, lampoule sal-
lume car, en pr sence de demi-ondes
positives ou n gatives, on a toujours
lune des deux diodes, plac es en
opposition de polarit , qui laisse pas-
ser la tension, comme nous lavons
illustr sur les figures 537 et 538.
- D s que lon rel che le bouton P1,
lampoule s teint car, lorsque la sinu-
so de de la tension alternative inverse
sa polarit , la tension pr sente sur
lanode 2 passe, pendant une frac-
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Figure 537 : Si lon dirige le n gatif dune pile vers la g chette, puis que lon appuie
sur le poussoir P1, lampoule sallume (voir A) et la m me chose se produit si on
relie le n gatif de la seconde pile sur lanode (voir B).
A
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TENSIONE
ALTERNATIVE
B
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TENSIONE
ALTERNATIVE
Figure 538 : Si on alimente lanode laide dune tension alternative et que lon
appuie sur P1, lampoule sallume, que la pile soit reli e la g chette par son
positif ou par son n gatif (voir A et B).
A
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~
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TENSIONE
ALTERNATIVE
B
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~
A2
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G
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TENSIONE
ALTERNATIVE
Figure 539 : Si on alimente la g chette et lanode 2 du triac laide dune tension
alternative, d s que lon appuiera sur le poussoir P1, lampoule sallumera (A),
mais d s quon le rel chera, lampoule s teindra imm diatement.
A
P1
G
~
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A1
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I
P
B
P1
~
A2
A1
G
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P
Figure 540 : Si on alimente seulement la g chette laide dune tension alternative
(voir A) et que lon appuie sur P1, lampoule sallume mais ne s teint pas si on
rel che le poussoir. Pour teindre lampoule, il faudra ouvrir linterrupteur S1
(voir B).
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227
Cours dElectronique Premier niveau
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Figure 541 : Il existe des thyristors de puissance utilis s
dans le domaine industriel ayant la forme dun boulon. Ces
composants sont capables dalimenter des circuits qui
consomment jusqu 50 ou 100 amp res. La vis de ce boulon
est la cathode (K), la broche la plus longue, lanode (A) et
la plus courte, la g chette (G).
Figure 542 : Les triacs de puissance ont galement un corps
semblable celui des thyristors. Pour savoir si un tel
composant est un thyristor ou un triac, il suffit dalimenter
son anode laide dune tension n gative de 12 volts. Si
lampoule ne sallume pas (voir figure 529), cest un thyristor,
alors que si elle sallume (voir figure 537), cest un triac.
tion de seconde, par une valeur de 0
volt. On obtient alors la m me chose
que si on ouvrait un instant linter-
rupteur S1.
Si on alimente seulement la g chette
laide dune tension alternative et
lanode laide dune tension conti-
nue, comme sur la figure 540, on
obtient alors ceci :
- Lorsque lon appuie sur le bouton P1
et que la demi-onde positive de la
tension alternative atteint la g chette,
le triac est excit et provoque lallu-
mage de lampoule reli e son
anode.
- Si on rel che le bouton P1, lampoule
ne s teint pas car il advient alors la
m me chose que sur la figure 536-
B.
Les thyristors et
les triacs de puissance
Nous avons dessin , sur les figures
527 et 533, la repr sentation sch -
matique des thyristors et des triacs en
mesure dalimenter des circuits qui
consomment des courants ne d pas-
sant pas 10 amp res, ce qui est le cas
le plus fr quent.
Il existe des thyristors et des triacs uti-
lis s dans le domaine industriel,
capables dalimenter des circuits qui
consomment des courants tr s lev s
de 50 ou m me de 100 amp res.
Le corps de ces composants de puis-
sance, comme vous pouvez le consta-
ter sur les figures 541 et 542, a la
forme dun gros boulon m tallique muni
de deux broches de sortie.
La partie filet e est, en g n ral, fix e
sur un ch ssis m tallique ou sur un
radiateur ad quat gr ce un crou.
Sur la par tie sup rieure, la broche la
plus fine est toujours la g chette, tan-
dis que la broche la plus grosse est
lanode (A) sil sagit dun thyristor ou
bien lanode 2 (A2) sil sagit dun
triac.
Pour conclure
Dans les prochains cours, nous vous
proposerons dabord un circuit didac-
tique qui vous permettra de mettre en
application ce que vous venez dap-
prendre puis deux r alisations int -
ressantes mettant en Suvre thyristors
et triacs.
(cid:2) G. M.
ELECTRONIQUE et Loisirs magazine
228
Cours dElectronique Premier niveau
NOTES
L E C O U R S
LE ON N 22
cuit didactique
Un circuit didactique
Un cir
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pour thyristor et triac
pour thyristor et triac
le LX.5019
le LX.5019
Rien n'est meilleur, pour assimiler le fonctionnement d'un compo-
sant, que de le voir fonctionner. Ce montage didactique, tout simple,
vous permettra de comprendre ce qui diff rencie un thyristor d'un
triac. Il vous permettra galement de mieux saisir le comportement
de ces composants selon qu'ils sont aliment s par une tension conti-
nue ou par une tension alternative.
Les tensions redres-
s es sont filtr es par
les deux condensa-
teurs lectrolytiques C1
et C2, pour obtenir une
tension par faitement
continue, de polarit
positive, sur la diode DS1
et de polarit n gative sur
la diode DS2.
ous l'avons d j
crit mais nous
ne le r p terons
jamais assez,
la th orie ne
ser t pas grand-chose
sans la pratique ! Le
montage d crit dans
ces lignes vous per-
mettra de tester "gran-
deur nature" ce que
nous avons tudi
dans
la pr c dente
le on.
Le sch ma lectrique
Nous commen ons la description du sch ma lectrique,
pr sent sur la figure 543, par le transformateur T1, muni
d'un enroulement primaire relier aux 220 volts secteur et
d'un secondaire point milieu capable de fournir une ten-
sion de 2 x 12 volts.
La prise centrale de ce transformateur est utilis e pour ali-
menter aussi bien la cathode K du thyristor que l'anode A1
du triac.
Deux diodes de redressement DS1 et DS2 sont reli es aux
deux extr mit s des 2 x 12 volts de ce transformateur.
Figure 542.
Sur une seule extr mit du
secondaire et avant la diode
de redressement DS1, on pr -
l ve une tension alternative de
12 volts qui servira alimenter, par l'interm diaire du com-
mutateur S2, les anodes A du thyristor et A2 du triac et, par
l'interm diaire du commutateur S3, les g chettes de ces
deux composants.
Les trois tensions de polarit positive, n gative ou alter-
native atteindront les deux commutateurs rotatifs S2 et S3.
En r glant le commutateur S2 sur la position 1, les anodes
du thyristor et du triac sont aliment es l'aide d'une ten-
sion n gative.
En r glant le commutateur S2 sur la position 2, les anodes
du thyristor et du triac sont aliment es l'aide d'une ten-
sion positive.
La diode DS1 est utilis e pour redresser seulement les
demi-alternances positives de la tension alternative et la
diode DS2, seulement les demi-alternances n gatives.
En r glant le commutateur S2 sur la position 3, les anodes
du thyristor et du triac sont aliment es l'aide d'une ten-
sion alternative.
ELECTRONIQUE et Loisirs magazine
230
Cours dElectronique Premier niveau
L E C O U R S
S2
S3
R2
R3
R4
R5
R6
R7
1
A
K
F
I
T
A
N
R
E
T
L
A
V
2
1
S
F
I
T
I
S
O
P
V
2
1
S
F
I
T
A
G
N
V
2
1
LP1
DL1
R1
2
2
~
~
C
3
1
C
3
S4
LP2
K A G
THYRISTOR
S1
SECTEUR
220 V
T1
DS1
C1
C2
DS2
SCR1
G
A2
A1
G
P1
TRC1
R8
R9
Figure 543 : Sch ma lectrique du circuit et, droite, connexions d'un
thyristor, d'un triac, ainsi que d'une diode LED.
A1 A2 G
TRIAC
A
K
DIODE
LED
A
K
En r glant le commuta-
teur S3 sur la position 1,
les g chettes du thyristor
et du triac sont alimen-
t es l'aide d'une ten-
sion n gative.
En r glant le commuta-
teur S3 sur la position 2,
les g chettes du thyristor
et du triac sont alimen-
t es l'aide d'une ten-
sion positive.
En r glant le commuta-
teur S3 sur la position 3,
les g chettes du thyristor
et du triac sont alimen-
t es l'aide d'une ten-
sion alternative.
En utilisant ces commu-
tateurs, on peut obtenir
toutes les combinaisons
n cessaires pour v rifier
si un thyristor ou un triac
fonctionne comme il est
indiqu dans le texte.
La tension pr lev e sur le curseur du
commutateur S2, en passant travers
l'interrupteur S4, sera appliqu e sur
les ampoules de 12 volts, LP1 et LP2
reli es au thyristor et au triac. L'inter-
rupteur S4 nous ser vira couper la
tension lorsque, une fois les deux com-
posants aliment s avec une tension
continue, on voudra teindre les deux
ampoules.
La tension pr lev e sur le curseur du
commutateur S3 arrive sur le poussoir
P1. Si on appuie ce dernier, le courant
d'excitation n cessaire atteindra les
g chettes du thyristor et du triac.
La diode LED DL1, accompagn e de sa
r sistance s rie R1, est reli e entre les
deux extr mit s du secondaire
redress . Elle est utilis e comme
t moin de pr sence du courant secteur.
R alisation pratique
Pour r aliser ce montage didactique,
vous devrez d'abord r aliser ou vous
procurer le circuit imprim double face
et r unir tous les composants de la
liste. Si vous choisissez de r aliser
vous-m me le circuit double face, n'ou-
bliez pas de souder des deux c t s les
composants ayant des pistes sur les
deux faces. Pour le poussoir, n'oubliez
pas les "vias". N'oubliez pas non plus
de raccorder entre elles les pistes
devant l' tre. Le circuit professionnel
est trous m tallis s, les pistes sont
recouver tes d'un vernis-r ser ve et il
est s rigraphi , ce qui r duit consid -
rablement les risques d'erreurs.
Avant de commencer, nous vous
conseillons de raccourcir de 14 mm les
axes des deux commutateurs rotatifs,
S2 et S3. Dans le cas contraire, les bou-
tons resteraient trop loign s de la face
avant, ce qui manquerait d'esth tique.
Une fois cette op ration effectu e, vous
pouvez fixer les deux commutateurs sur
le circuit imprim , puis relier, l'aide
de petits morceaux de fil, les quatre
broches visibles sur la figure 544 aux
trous pr sents sur le circuit imprim .
Les commutateurs sont des 4 circuits
3 positions. Un seul circuit est utilis .
Veillez ne pas relier, par erreur, le fil
marqu "C" au commun d'un circuit dif-
f rent de celui pr vu car, dans ce cas-
l , le montage ne fonctionnera pas.
Vous pouvez ensuite ins rer, dans les
trous correspondants du circuit imprim
les r sistances R1, R2 et R3, ainsi que
les deux diodes DS1 et DS2 en res-
pectant leur polarit . (voir figure 544).
Toujours sur ce m me c t du circuit
imprim , ins rez le bornier 2 p les
pour le cordon d'alimentation du sec-
teur 220 volts, puis les deux conden-
sateurs lectrolytiques C1 et C2, en
respectant la polarit de leurs broches.
Comme vou...