Sommaire
Chapitre 1 : Historique et volution des technologies LAN ................................................ 3
Chapitre 2 : Normalisation des r seaux locaux .................................................................. 22
Chapitre 3 : Le r seau Ethernet et la norme 802.3 .............................................................. 28
Chapitre 4 : Les technologies Ethernet .............................................................................. 34
Chapitre 5 : Les R seaux Wifi ............................................................................................. 42
Travaux Dirig s .................................................................................................................. 49
Evaluations.......................................................................................................................... 54
Sommaire
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Chapitre 1 :
Historique et volution des technologies
LAN
Introduction
Quest ce quun r seau ? Est-ce quil y a un seul type de r seau ? Quest ce quun r seau
local ? Quelle est lutilit du r seau local ? Que peut apporter lutilisation dun r seau
lentreprise ?
1. R seau Informatique
1.1. D finition
Un r seau num rique est constitu dun ensemble dordinateurs connect s entre eux par
des liaisons physiques.
Un r seau informatique permet l change entre des machines distantes de donn es qui sont si
n cessaire relay es de liaison en liaison par les machines ou quipements interm diaires.
En fait, un r seau informatique est un ensemble d quipements informatiques (ordinateurs,
imprimantes, routeur, concentrateur, &.) reli s entre eux par des moyens permettant dassurer la
communication (avec des c bles ou avec les ondes radio) essentiellement pour changer des
informations et partager des ressources mat rielles et logicielles.
Les crit res de classification des r seaux informatiques sont multiples. Comme par exemple : la
couverture g ographique (PAN, LAN, &), le d bit, la topologie, le support de transmission
(filaire, sans fil), larchitecture (peer to peer et client/serveur), le types de connexion : point
point, multipoints), etc&..
1.2. Classification suivant la couverture g ographique
Chapitre I
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Figure : Classification des r seaux
a. Le r seau personnel (PAN : Personal Area Network) : Il relie les appareils
lectroniques personnels. Il est utilis g n ralement dans les technologies sans fil
telles que Bluetooth, l'infrarouge, etc.
b. Le r seau local (LAN Local Area Network) : Cest un r seau reliant g n ralement
des ordinateurs entre eux dans une petite zone g ographique. Dans un r seau local la
transmission des donn es est rapide donc le d bit est lev .
c. Le r seau m tropolitain (MAN: Metropolitan Area Network) : Il est destin
linterconnexion de r seaux locaux. Il offre des d bits lev s (e100Mbit/s).Il peut
couvrir sur des distances importantes (e100km). Pour ce type de r seau, on utilise
g n ralement des fibres optiques.
Le r seau tendu (WAN : Wide Area Network) : Un r seau compos
dordinateurs connect s entre eux dans une grande zone g ographique, typiquement
l' chelle d'un pays, d'un continent,... Le plus grand WAN est le r seau Internet. La
transmission des donn es est lente donc le d bit saffaibli.
2. Caract ristiques des r seaux LAN
2.1. D finition
Un r seau local est d fini comme lensemble des ressources t l informatiques permettant
l change haut d bit de donn es entre quipements dans une zone g ographique r duite
(entreprise, h pital, campus, &).
2.2. Caract ristiques
Chapitre I
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Un r seau local se caract rise par:
la courte distance entre les nSuds (< 10 km) (Une extension g ographique de moins en
moins limit e)
un nombre de machines raccord es limit
un haut d bit (Une vitesse de transmission lev e: 10 Mbits/s 10 Gbits/s)
un faible taux derreur
la nature priv e du r seau (Une mise en Suvre qui reste du domaine priv , c'est dire qui
ne d pend pas d'un op rateur officiel de t l communications)
la topologie logique de connexion : bus, toile, anneau, &
la m thode de partage des acc s : droit de parole (CSMA/CD, passage de jeton&)
la capacit de faire du ` broadcasting '' et du ` multicasting ''
Exercice :
1. Quest ce quon entend par la diffusion dans un r seau local?
2. Quelles sont les formes de diffusion ?
3. Quelle est la diff rence entre le mode broadcast et le mode multicast ?
3. Avantages des r seaux locaux
Les avantages des r seaux locaux sont :
o La possibilit de partager des informations et du mat riel dont lexemple le plus
simple est lutilisation dune imprimante (aussi scanner, modem,&).
o
Il est plus facile de contr ler les ressources, de les g rer et darchiver les documents.
o La centralisation de la gestion et de la maintenance des applications (L'installation
standardis e d'applications pour un grand nombre de postes) :
Tous les utilisateurs disposent des m mes applications
L'interface de tous les utilisateurs est la m me
o La r duction des temps de traitement des dossiers partag s
o La communication (acc s rapide) par la messagerie lectronique
o Le travail en groupe :
La synchronisation des agendas, des notes de service
Le suivi des diff rentes versions d'un m me projet
Le travail interactif entre les membres d'une m me quipe
o La s curisation et la confidentialit des donn es :
Le contr le de l'acc s au r seau et ses ressources
Chapitre I
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L'authentification centralis e des utilisateurs
La gestion des droits et des permissions
Des comptes des utilisateurs et des groupes
La gestion des mots de passe pour acc der une ressource
o L'automatisation des sauvegardes :
La mise en place d'une strat gie de tol rance de pannes
Le rassemblement de documents parpill s sur tous les postes (Toute
op ration de recherche, de modification, de mise jour sont simplifi es)
La s lection de documents sensibles
La gestion de la r gularit et de l'ampleur des sauvegardes
La protection de tous les documents num riques (lettres, tableaux,
photographies, vid os, ex cutables)
4. Les topologies
4.1. D finition de la topologie
Un r seau informatique est constitu d'ordinateurs reli s entre eux gr ce des lignes de
communication (c bles r seaux, etc.) et des l ments mat riels (cartes r seau, concentrateur&).
L'arrangement physique, c'est- -dire la configuration spatiale du r seau est appel topologie
physique. On distingue g n ralement les topologies suivantes :
Topologie en bus
Topologie en toile
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Topologie en anneau
Topologie en arbre
Topologie maill e
La topologie logique, par opposition la topologie physique, repr sente la fa on dont les
donn es transitent dans les lignes de communication. Les topologies logiques les plus courantes
sont Ethernet, Token Ring et FDDI.
4.2. Topologie en bus
Chapitre I
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Une topologie en bus est l'organisation la plus simple d'un r seau. En effet, dans une
topologie en bus tous les ordinateurs sont reli s une m me ligne de transmission par
l'interm diaire de c ble, g n ralement coaxial. Le mot bus d signe la ligne physique qui relie
les machines du r seau.
Figure 1: Topologie en bus
Cette topologie a pour avantage d' tre facile mettre en Suvre et de poss der un
fonctionnement simple. En revanche, elle est extr mement vuln rable tant donn que si l'une
des connexions est d fectueuse, l'ensemble du r seau sera affect .
4.3. Topologie en toile
Dans une topologie en toile, les ordinateurs du r seau sont reli s un syst me mat riel
central appel concentrateur (en anglais hub). Il s'agit d'une bo te comprenant un certain nombre
de jonctions (raccordements) auxquelles il est possible de raccorder les c bles r seau en
provenance des ordinateurs. Celui-ci a pour r le d'assurer la communication entre les diff rentes
jonctions.
Figure 2: Topologie en toile
Contrairement aux r seaux construits sur une topologie en bus, les r seaux suivant une
topologie en toile sont beaucoup moins vuln rables car une des connexions peut tre
d branch e sans paralyser le reste du r seau. Le point critique de ce r seau est le concentrateur,
car sans lui plus aucune communication entre les ordinateurs du r seau n'est possible.
Chapitre I
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En revanche, un r seau topologie en toile est plus co teux qu'un r seau topologie en bus car
un mat riel suppl mentaire est n cessaire (le hub).
4.4. Topologie en anneau
Dans un r seau poss dant une topologie en anneau, les ordinateurs sont situ s sur une
boucle et communiquent chacun leur tour (On dit que le droit de parole est accord
lordinateur qui a le jeton).
Figure 3: Topologie en anneau
En r alit , dans une topologie anneau, les ordinateurs ne sont pas reli s en boucle, mais
sont reli s un r partiteur (appel MAU, Multistation Access Unit) qui va g rer
la
communication entre les ordinateurs qui lui sont reli s en accordant chacun d'entre-deux un
temps de parole (affectation du jeton).
4.5. Topologie en arbre
Aussi connu sous le nom de topologie hi rarchique, le r seau est divis en niveaux. Le
sommet, le haut niveau, est connect plusieurs nSuds de niveau inf rieur, dans la hi rarchie.
Ces nSuds peuvent tre eux-m mes connect s plusieurs nSuds de niveau inf rieur. Le tout
dessine alors un arbre, ou une arborescence.
Figure 4: Topologie en arbre
Chapitre I
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4.6. Topologie maill e
Une topologie maill e, est une volution de la topologie en toile, elle correspond
plusieurs liaisons point point. Chaque terminal est reli tous les autres.
L'inconv nient est le nombre de liaisons n cessaires qui devient tr s lev . Cette topologie se
rencontre dans les grands r seaux de distribution (Exemple : Internet).
Figure 5: Topologie maill e
4.7. Topologie hybride
De nombreuses topologies sont des combinaisons hybrides de bus, d toile, anneaux et de
maillages.
a. Topologie bus d toile : Cest la combinaison des topologies bus et toile. Un
bus d toiles se compose de plusieurs r seaux topologie en toile, reli s par des tron ons
de type bus lin aire.
Chapitre I
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Figure 6: Topologie hybride : bus d toile
Un concentrateur hybride : Cest un concentrateur volu permettant dutiliser plusieurs types de
c bles.
En fait, si un ordinateur tombe en panne, cela na pas dincidence sur le reste du r seau. Les
autres ordinateurs continuent de communiquer. Si un concentrateur tombe en panne, aucun
ordinateur connect ce concentrateur ne peut plus communiquer. Si ce concentrateur est reli
dautres concentrateurs, ces connexions sont galement interrompues.
b.
Topologie anneau d toile : Cette topologie est centr e sur un concentrateur
qui contient lanneau ou le bus r el. En fait dans un bus d toile, les concentrateurs sont reli s par
des tron ons de type bus lin aire, alors que dans un anneau d toile, les concentrateurs sont reli s
un concentrateur principal, selon un sch ma en forme d toile.
Figure 7: Topologie hybride : anneau d toile
5. Les l ments mat riels
5.1. La carte r seau
Elle est parfois appel e coupleur. Elle est aussi appel e Network Interface Card en anglais
et not e NIC. Il s'agit d'une carte connect e sur la carte-m re de l'ordinateur ou partie int grante
Chapitre I
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de la carte m re qui relie laide dun c ble ou dondes radios un ordinateur au reste du r seau.
Elle constitue l'interface entre l'ordinateur et le c ble du r seau.
5.2. Les quipements mat riels
Les quipements mat riels les plus utilis s lors de limpl mentation des r seaux locaux sont :
a. Le concentrateur (hub) :
Le concentrateur est un appareil informatique qui permet de connecter plusieurs
machines entre elles, parfois dispos es en toile. Cest le point de passage des communications
des diff rentes machines.
Le concentrateur poss de un certain nombre de ports (il poss de autant de ports qu'il peut
connecter de machines entre elles, g n ralement 4, 8, 16 ou 32). Son unique but est de r cup rer
les donn es binaires parvenant sur un port et de les diffuser sur l'ensemble des ports.
Le concentrateur op re au niveau 1 (couche physique) du mod le OSI (c'est la raison
pour laquelle il est parfois appel r p teur multiports).
b. Le commutateur (switch) :
Il permet de relier divers l ments tout en segmentant le r seau. Il conserve une table des
adresses de chaque machine et envoie un signal au seul ordinateur concern .
Ainsi, le commutateur ne reproduit pas sur tous les ports chaque trame qu'il re oit : il sait
d terminer sur quel port il doit envoyer une trame, en fonction de l'adresse laquelle cette trame
est destin e. Il utilise les adresses MAC (et non les adresses IP) pour diriger les donn es.
Les commutateurs sont des appareils de la couche 2 (couche liaison de donn es).
c. Le routeur :
Un routeur est un l ment
interm diaire dans un r seau
informatique qui assure
le routage des paquets (c.- -d. la circulation de donn es d'un r seau un autre).
Le routeur est compos de 2 cartes r seaux, une dans chacun des r seaux quil relie. Son r le est
de faire transiter des paquets d'une interface r seau vers une autre, selon un ensemble de r gles
formant la table de routage.
C'est un quipement de couche 3 du mod le OSI (couche r seau).
5.3. Les supports physiques d'interconnexion
Chapitre I
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Ce sont les supports qui relient les ordinateurs entre eux ou avec un quipement mat riel.
Les principaux supports physiques utilis s dans les r seaux locaux sont les suivants:
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a. Le c ble coaxial :
Il supporte un d bit de 10 M ga bits par seconde (10 Mbps) sur 185 m tres. Il est peu
co teux et facilement manipulable (poids, flexibilit , ...).
Un c ble coaxial est constitu dune partie centrale (appel e me), c'est- -dire un fil de cuivre,
envelopp dans un isolant, puis dun blindage m tallique tress et enfin d'une gaine ext rieure.
Son connectique est appel BNC (connecteur Bayonet Neill-Concelman).
Figure 8: Le c ble coaxial
Remarque : Il existe des c bles coaxiaux poss dant un blindage double (une couche isolante, une
couche de blindage) ainsi que des c bles coaxiaux quadruple blindage (deux couches isolantes,
deux couches de blindage).
b. La paire torsad e :
Elle ressemble un c ble t l phonique. Suivant sa cat gorie elle supporte de 10 100
Mbps sur 100 m tres.
Ce c ble d crit un mod le de c blage o une ligne de transmission est form e de deux
conducteurs enroul s en h lice l'un autour de l'autre, cette configuration pour but de maintenir
pr cis ment la distance entre les fils et de diminuer la diaphonie.
Dans sa forme la plus simple, le c ble paire torsad e (en anglais Twisted-pair cable) est constitu
de deux brins de cuivre entrelac s en torsade et recouverts disolants.
Les paires torsad es sont souvent blind es afin de limiter les interf rences. Comme le blindage est
fait de m tal, celui-ci constitue galement un r f rentiel de masse. Le blindage peut tre appliqu
individuellement aux paires ou l'ensemble form par celles-ci.
Chapitre I
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Nous distinguons principalement trois types de paires torsad es :
o
les paires non blind es (UTP : Unshielded Twisted-Pair) :
Cest le type de paire torsad e le plus utilis et le plus r pandu pour les r seaux locaux. En fait,
la paire torsad e non blind e n'est pas entour e d'un blindage protecteur. C'est le type de c ble
souvent utilis pour le t l phone et certains r seaux informatiques.
Voici quelques caract ristiques :
- Longueur maximale dun segment : 100 m tres
- Composition : 2 fils de cuivre recouverts disolant
Figure 9 : Le c ble UTP
o
les paires blind es (STP : Shielded Twisted-Pair) :
Il utilise une gaine de cuivre de meilleure qualit et plus protectrice que la gaine utilis e par
le c ble UTP. Il contient une enveloppe de protection entre les paires et autour des paires. Dans
le c ble STP, les fils de cuivre dune paire sont eux-m mes torsad s, ce qui fournit au c ble STP
un excellent blindage, c'est- -dire une meilleure protection contre les interf rences.
Chaque paire torsad e blind e est entour e d'une couche conductrice de blindage. Elle
est commun ment utilis e dans les r seaux Token Ring.
Figure 10 : Le c ble STP
o
les paires crant es (FTP : Foiled Twisted-Pair) :
Les paires torsad es ont un blindage g n ral assur par une feuille d'aluminium. L' cran
est dispos entre la gaine ext rieure et les 4 paires torsad es. Elle est utilis e pour le t l phone et
les r seaux informatiques.
Chapitre I
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Figure 11 : Le c ble FTP
La paire torsad e est donc adapt e la mise en r seau local d'un faible parc avec un
budget limit , et une connectique simple. Toutefois, sur de longues distances avec des d bits
lev s elle ne permet pas de garantir lint grit des donn es (c'est- -dire la transmission sans perte
de donn es).
La paire torsad e se branche laide dun connecteur RJ-45. Ce connecteur est similaire au RJ-
11 utilis dans la t l phonie mais diff rent sur certains points : le RJ-45 est l g rement plus grand
et ne peut tre ins r dans une prise de t l phone RJ-11. De plus, le RJ-45 se compose de huit
broches alors que le RJ-11 nen poss de que six, voire quatre g n ralement.
c. La fibre optique :
Elle maintient un d bit de 155 Mbps 10 Gbps sur plusieurs kms (60). Une fibre
optique est un fil en verre ou en plastique tr s fin qui a la propri t de conduire la lumi re et sert
dans les transmissions terrestres et oc aniques de donn es.
Ce type de c ble est tr s s r car il est extr mement difficile de mettre un tel c ble sur coute.
Toutefois, le co t de ce type de c ble est lev . C'est la raison pour laquelle on lui pr f rera la
paire torsad e ou le c ble coaxial pour de petites liaisons.
d. La liaison radio Wifi :
Figure 12 : Les c bles
Le WiFi, cest une mission sur la fr quence de 2,4 Ghz offrant un d bit th orique de 11
Mbps. Sur un m me r seau peuvent cohabiter des mat riels de technologie diff rente. Les postes
Chapitre I
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fixes sont souvent pourvus de liaison filaire, alors que les postes mobiles se relient plus facilement
avec une liaison radio.
Tous ces mat riels utilisent pour changer des informations un ensemble de protocole bas sur
TCP/IP.
6. Les sous-couches MAC et LLC
La couche liaison de donn es comporte 2 sous-couches qui sont MAC et LLC.
La sous-couche LLC (Logical Link Control) :
o G re ( tablit et termine) les liaisons.
o Ordonne les trames, en accuse r ception et contr le leur trafic.
La sous-couche MAC (Medium Access Control) :
o G re l'acc s au r seau physique.
o Est responsable de la d limitation des trames et du contr le d'erreur.
7. Les m thodes dacc s
Une m thode d'acc s est un ensemble de r gles d finissant la fa on dont un ordinateur
d pose les donn es sur un c ble r seau et r cup re des donn es du c ble afin demp cher les
acc s simultan s.
C'est la couche MAC (couche d'acc s au support physique) qui r alise ce contr le.
7.1. Les m thodes allocation statique
Lorsquon utilise telles m thodes, la bande passante du support est distribu e une fois
pour toutes entre les divers usagers du r seau. Parmi ces m thodes, les plus classiques sont l'acc s
multiple r partition en fr quence ou AMRF (FDMA: Frequency Division Multiple Access) et l'acc s
multiple r partition dans le temps ou AMRT (TDMA: Time Division Multiple Access).
o Principe de l'AMRF : Cette technique consiste d couper la bande passante du
support en sous-bandes et affecter chacune d'elles un seul coupleur. En fait, un coupleur est
un organe destin assurer une liaison entre deux syst mes. Cette solution permet chaque
coupleur d tre ind pendant des autres liaisons.
Chapitre I
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Figure 13 : Principe de lAMRF
Des bandes de gardes sont utilis es entre les diff rents sous-canaux afin de garantir que les
sous-bandes n'interf rent pas. Ces bandes de garde peuvent repr senter pr s de la moiti de la
bande passante globale, ce qui pr sente un inconv nient de la technique AMRF.
o Principe de I'AMRT
Avec cette m thode dacc s multiple, toutes les stations utilisent la m me fr quence et
chaque appareil se voit attribuer un intervalle de temps pendant lequel il est autoris mettre,
chacun mettant son tour. Le temps d mission attribu chaque appareil peut avoir une
longueur fixe ou variable.
Afin de sassurer de la bonne synchronisation, un des appareils met un signal sp cifique
intervalles r guliers. La plupart des ordinateurs sont pourvus de la technologie AMRT.
Figure 14 : Principe de lAMRT
Le rendement de cette m thode est mauvais dans le cadre d'un r seau local, puisque si un
ordinateur n'a rien mettre, sa tranche reste inoccup e, et plus le nombre de stations est grand,
plus ce rendement est mauvais.
Un autre inconv nient de cette technique provient du fait que le d lai de transfert des
informations est directement proportionnel au nombre d'utilisateurs, ce qui la rend inad quate
pour des r seaux ayant beaucoup de nSuds.
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Chapitre I
Page 16
En revanche, lorsque des applications temps r el doivent tre trait es, l'AMRT ou
l'AMRF peuvent tre satisfaisantes. En effet, chaque station poss de ses propres ressources et
peut communiquer avec diligence.
Cependant, ces techniques d'acc s ne sont pas souples. Il est en g n ral complexe et co teux de
vouloir tendre un r seau utilisant ce type d'acc s. Pour rem dier ce probl me, des techniques
dynamiques existent.
7.2. Les m thodes dacc s dynamiques
o ALOHA
La m thode ALOHA sp cifie que lorsquun l ment du r seau a besoin de transmettre
des donn es, il les met sur le support sans aucune action pr alable. Cet metteur, apr s avoir
mis la trame, coute le support pour savoir sil a eu une collision. Si cest le cas, il attend un
temps al atoire, puis met nouveau.
o ALOHA en tranches (Slotted ALOHA)
Cest une am lioration de la m thode ALOHA en d coupant l chelle temporelle en
tranches de temps de longueurs gales. Ainsi, l mission est autoris e uniquement au d but de
tranche.
7.3. Acc s multiple avec coute de la porteuse (CSMA)
Avec Aloha, lordinateur met une trame d s quil en ressent le besoin. Or il est possible
d viter certaines collisions si lon fait en sorte que chaque ordinateur coute ce qui se passe sur le
r seau avant d mettre et vite d mettre lorsque le r seau est occup : cest comme si, dans une
conversation plusieurs, la r gle tait que lorsque quelquun parle les autres se taisent.
On distingue plusieurs types de protocoles CSMA, tous plus efficaces que les protocoles Aloha :
o CSMA persistant
L coute est continue, et lordinateur met d s que le r seau est disponible. Ce protocole pr sente
toutefois un d faut : il y aura collision si deux ordinateurs ont attendu ensemble que le r seau soit
disponible, parce quils mettront chacun une trame en m me temps.
o CSMA non persistant
Lordinateur qui a trouv le r seau occup reprend son coute apr s un d lai al atoire.
Ceci permet de corriger le d faut pr c dent.
Chapitre I
Page 17
o CSMA p-persistant
Le temps est divis en intervalles, comme " Aloha en tranches". Si un ordinateur veut
mettre, il coute pour savoir si le r seau est encombr . Il met avec une probabilit p si le r seau
est libre, et reporte l mission un intervalle suivant avec une probabilit 1 p. Le processus
continue jusqu ce que la trame soit mise.
7.4. Acc s multiple avec coute de la porteuse et d tection de collisions
(CSMA/CD)
Avec la m thode d'acc s appel e acc s multiple avec coute de la porteuse et d tection de
collisions (CSMA/CD), chaque ordinateur du r seau, y compris les clients et les serveurs,
contr le le trafic r seau sur le c ble.
Le fonctionnement de la m thode CSMA/CD est le suivant (Figure 15) :
Figure 15 : Fonctionnement de CSMA/CD
Lorsqu'une station souhaite mettre une trame, elle coute la porteuse. Si elle d tecte que
la porteuse est libre, elle met sa trame.
Durant l' mission de sa trame, elle continue couter la porteuse. Si elle d tecte une
collision (plusieurs stations qui mettent simultan ment), elle suspend son mission,
attend un d lai variable, puis, fait une nouvelle tentative d' mission.
Chapitre I
Page 18
Au bout de 16 tentatives infructueuses, la trame est perdue et les couches sup rieures
doivent faire une nouvelle demande d' mission de trame.
7.5. Acc s multiple avec coute de la porteuse et r solution de collisions
(CSMA/CA)
Dans un r seau CSMA/CA, chaque ordinateur signale qu'il souhaite transmettre des
donn es avant de commencer la transmission. Les ordinateurs peuvent ainsi viter les collisions.
Cette m thode est bas e sur un principe d'accus de r ceptions r ciproques entre l' metteur et le
r cepteur :
Figure 16 : Principe du protocole CSMA/CA
La station voulant mettre coute le r seau.
Si le r seau est encombr , la transmission est diff r e.
Dans
le cas contraire,
si
le m dia est
libre pendant un
temps donn
(appel DIFS pour Distributed Inter Frame Space), alors la station peut mettre.
La station transmet un message appel Ready To Send (not RTSsignifiant pr t mettre)
contenant des informations sur le volume des donn es qu'elle souhaite mettre et sa vitesse de
transmission.
Le r cepteur (g n ralement un point d'acc s) r pond un Clear To Send(CTS, signifiant Le champ
est libre pour mettre), puis la station commence l' mission des donn es.
A r ception de toutes les donn es mises par la station, le r cepteur envoie un accus de
r ception (ACK).
Les autres stations patientent alors pendant un temps qu'elle consid re tre celui n cessaire la
transmission du volume d'information mettre la vitesse annonc e.
La gestion du temps dans le protocole CSMA/CA est repr sent e par la figure 12.
Chapitre I
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Figure 17 : Gestion du temps dans la m thode CSMA/CA
Inconv nient : La demande de transmission des donn es aura pour effet d'augmenter le trafic sur
le c ble et ralentit le r seau.
Dans la mesure o CSMA/CA est une m thode d'acc s plus lente, elle est moins utilis e
que CSMA/CD.
7.6. Passage de jeton
Dans le cas de la m thode d'acc s de passage de jeton, un type particulier de paquet,
appel jeton, circule sur un anneau d'un ordinateur l'autre. Lorsqu'un ordinateur de l'anneau
souhaite envoyer des donn es sur le r seau, il doit attendre un jeton libre. Lorsqu'un jeton libre
est d tect , l'ordinateur en prend le contr le.
Figure 18 : M thode jeton
Lorsque le jeton est utilis par un ordinateur, les autres ordinateurs ne peuvent pas transmettre de
donn es. Dans la mesure o un seul ordinateur la fois peut utiliser le jeton, aucune contention
ni collision ne se produit.
7.7. Priorit de la demande
Chapitre I
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Cette m thode d'acc s se base sur les concentrateurs et les nSuds. Les concentrateurs
g rent l'acc s au r seau en recherchant de fa on circulaire les demandes d'envoi de tous les
nSuds du r seau. Le concentrateur note les adresses, liaisons et nSuds finaux, et v rifie qu'ils
fonctionnent tous. Un nSud final peut tre un ordinateur, un pont, un routeur ou un
commutateur.
Figure 19 : Priorit de la demande
Comme dans le cas des r seaux CSMA/CD, deux ordinateurs peuvent cr er une
contention en transmettant exactement au m me moment. Cependant, avec la priorit de la
demande, il est possible de mettre en Suvre un sch ma selon lequel certains types de donn es ont
la priorit en cas de contention. Si deux demandes sont re ues par le concentrateur en m me
temps, la demande ayant la priorit la plus lev e est trait e en premier.
Remarques relatives la priorit de la demande :
Lors d'une priorit de la demande, la communication est r alis e entre l'ordinateur
metteur, le concentrateur et l'ordinateur r cepteur. Cette m thode est plus efficace que la
m thode CSMA/CD, qui met l'int gralit du r seau.
Dans le cas d'une priorit de la demande, chaque concentrateur ne reconna t que les
nSuds finaux et les concentrateurs auxquels il est directement connect , contrairement
un environnement CSMA/CD o chaque concentrateur conna t l'adresse de tous les
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nSuds du r seau.
Chapitre I
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Chapitre 2 :
Normalisation des r seaux locaux
1. D finitions
La norme est un document de r f rence sur un sujet donn . Pour tre consid r comme une
norme, le document doit remplir deux conditions :
les moyens et m thodes d crits doivent tre reproductibles en utilisant et respectant les
conditions qui sont indiqu s,
elle doit avoir re u la reconnaissance de tous.
C'est un r f rentiel incontestable commun proposant des solutions techniques et commerciales.
Une norme est le r sultat d'un accord labor par un processus dit de normalisation.
En r gle g n rale, une norme n'est pas obligatoire : son application r sulte d'un choix du
fabriquant ou des exigences d'un client.
Les organismes de normalisation sont des organismes reconnus au niveau national ou
international. Ils peuvent tre constitu s soit par des tats, soit par des consortiums
internationaux de professionnels. Dans l'acceptation europ enne, la norme mane des organismes
officiels de normalisation. Exemple d'organismes de normalisation :
Organismes internationaux :
o CEI : Commission lectrotechnique internationale,
o CEN : Comit europ en de normalisation
o
ISO : L'Organisation internationale de normalisation,
Organismes nationaux :
o AFNOR : Association fran aise de normalisation
o ANSI : American National Standards Institute
o
JSA : Japanese Standards Association
Chapitre II
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2. La normalisation IEEE
LInstitute of Electrical and Electronics Engineers ou IEEE en fran ais l' Institut
des ing nieurs lectriciens et lectroniciens est une association professionnelle. LIEEE compte
plus de 400 000 membres et poss de diff rentes branches dans plusieurs parties du monde.
LIEEE est constitu e ding nieurs lectriciens, dinformaticiens, de professionnels du domaine
des t l communications, etc. Lorganisation a pour but de promouvoir la connaissance dans le
domaine de ling nierie lectrique ( lectricit et lectronique). Juridiquement, l'IEEE est une
organisation but non lucratif de droit am ricain.
LIEEE joue un r le tr s important dans l' tablissement de normes. Ceci est fait par
lIEEE Standards Association. Elle assure la publication de ses propres normes et des autres
textes r dig s par des membres de son organisation.
3. Les normes 802.X
LIEEE 802 est un comit de l'IEEE qui d crit une famille de normes relatives aux
r seaux locaux (LAN) et m tropolitains (MAN) bas s sur la transmission de donn es num riques
par le biais de liaisons filaires ou sans fil. Plus sp cifiquement, les normes IEEE 802 sont limit es
aux r seaux utilisant des paquets de tailles variables contrairement ceux o les donn es sont
transmises dans des cellules de taille fixe et g n ralement courtes.
L'origine du nom provient de la date de fondation du comit en f vrier 1980: IEEE 802.
Les services et les sp cifications d crits par l'IEEE 802 se r f rent aux deux couches
inf rieures du mod le OSI qui en contient sept, savoir la couche physique (PHY) et la couche
liaison de donn es.
Dans les faits, l'IEEE 802 d coupe la couche liaison en deux sous-couches appel es
Logical Link Control (LLC) et Media Access Control (MAC).
Les standards IEEE 802 sont maintenus par le comit de normalisation LAN/MAN (LMSC
pour LAN/MAN Standards Committee). Les standards les plus largement r pandus sont
l'Ethernet, le Token Ring, l'ASFI (Wi-Fi), les VLAN.
Le sch ma ci-dessous est une adaptation du synopsis de la famille de normes IEEE 802
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Chaque secteur fait l'attention d'un groupe de travail sp cifique :
Figure 1 : Normalisation
IEEE 802.1 : Gestion des r seaux locaux, VLAN, authentification, etc.
IEEE 802.2 : Distinction entre couche Logical Link Control (LLC) et Media Access
Control (MAC).
IEEE 802.3 : Couche m dia CSMA/CD Ethernet.
IEEE 802.4 : Couche m dia CSMA/CA Token Bus et AppleTalk (utilis e en
informatique industrielle).
IEEE 802.5 : Couche m dia Token Ring (IBM).
IEEE 802.6 : Groupe de conseils sur les r seaux grande distance (R seau
m tropolitain ou MAN).
IEEE 802.7 : Groupe de conseils sur les r seaux large bande.
IEEE 802.8 : Groupe de conseils sur les r seaux sur fibre optique .
IEEE 802.9 : R seaux int gration de services comme RNIS.
IEEE 802.10 : Interop rabilit de la s curit des LAN/MAN.
IEEE 802.11 : R seaux sans fil : infrarouge, ASFI...
IEEE 802.12 : R seaux locaux utilisant le m canisme de demande de priorit .
IEEE 802.13 : non utilis .
IEEE 802.15 : R seaux priv s sans fil (WPAN) comme Bluetooth.
IEEE 802.16 : R seaux sans fil large bande par exemple le WiMAX.
4. La norme 802.3
IEEE 802.3 est une norme pour les r seaux informatiques dict e par l'Institute of
Electrical and Electronics Engineers (IEEE). Cette norme est g n ralement connue sous le nom
d'Ethernet. C'est aussi un sous-comit du comit IEEE 802 comprenant plusieurs groupes de
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travail distincts ayant chacun la responsabilit du d veloppement et de la sp cification d'un
standard d'interconnexion entre quipements bas s sur les liaisons filaires.
la norme IEEE 802.3 donne des sp cifications relatives l'impl mentation des couches
CSMA/CD (correspondant la couche physique et la couche liaison de donn es du mod le OSI)
pour les r seaux locaux liaison filaire (LAN).
La m thode CSMA/CD est d riv e d'un syst me de transmission radio appel Aloha. Son
principe de fonctionnement est le suivant : lorsqu'une station d sire mettre elle se met l' coute
du c ble. Si ce c ble est utilis par une autre station alors elle doit attendre qu'il devienne
disponible, sinon elle transmet le message. Si deux stations transmettent un message en m me
temps il se produit alors une "collision" et les messages sont alors renvoy s leur point de d part.
5. La norme 802.4 (jeton bus ou Token bus)
La norme 802.4 d finit des r seaux de type bus jeton. Le principe du bus jeton est le
s...