Introduction à L’Intelligence Artificielle

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Introduction à L’Intelligence Artificielle

Intelligence Artificielle, Philosophie · course

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Introduction LIntelligence

Artificielle

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informatique et de

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et de recherche

al, Canada

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I think,

therefore I am.

1

D finition de lintelligence

artificielle

Le but de lIntelligence Artificielle (IA) est de concevoir des syst mes

capables de reproduire le comportement de lhumain dans ses activit s

de raisonnement.

LIA se fixe comme but la mod lisation de lintelligence prise comme

ph nom ne (de m me que la physique, la chimie ou la biologie qui ont

pour but de mod liser dautres ph nom nes).

Test de Turing

2

Test de Turing (1950)

Consid rons trois joueurs

A: Homme, B: Femme, C: Homme ou Femme.

C doit d terminer qui est lhomme et qui est la femme.

A a pour r le dinduire C en erreur, B a pour r le de laider.

Le test de Turing : (on communique par clavier)

Question : si on faisait jouer le r le de A une machine est-ce que C

se tromperait aussi souvent ? => Les machines sont-elles capables de

penser ?

(Si le comportement de la machine est indistinguable de celui

dun humain alors on pourrait en conclure que la machine est

Intelligente)

La chambre chinoise

``Minds, Brains and Programs'' 1980

John Searle (professeur en philosophie a Berkeley) est enferm dans une pi ce ne

communiquant avec l'ext rieur que par un guichet et contenant un (tr s) gros livre

dans lequel est crit une succession de questions et de r ponses pertinentes ces

questions, et r dig es en chinois.

Searle pr cise qu'il ne conna t rien au chinois et que l'anglais est sa langue

maternelle.

Un exp rimentateur lui transmet des messages par le guichet, tant t en anglais,

tant t en chinois.

Searle r pond directement aux messages r dig s en anglais alors que pour

ceux r dig s en chinois, il est oblig de consulter le livre jusqu' trouver une

question identique au message ; il recopie alors la r ponse associ e.

3

Remarque de Searle

Searle fait alors remarquer que pour l'exp rimentateur ext rieur,

les messages transmis en chinois sembleront aussi pertinents que ceux

transmis en anglais.

Pourtant Searle conna t l'anglais alors qu'il ne conna t rien au

chinois.

De mani re analogue, on ne peut pas d duire du fait qu'un programme passe

avec succ s le test de Turing qu'il comprenne de quoi il est question.

Deux coles

" Une machine sera consid r e comme intelligente si elle reproduit

le comportement d'un tre humain dans un domaine sp cifique ou

non

" Une machine sera consid r e comme intelligente si elle

mod lise le fonctionnement d'un tre humain.

4

Exemple : Le jeu d ch c

Dans le premier cas, on essaiera avant tout d'obtenir un programme efficace.

Peu importe alors que la machine fasse des calculs inaccessibles l'homme,

comme explorer quelques centaines de millions (ou milliards) de positions la

seconde.

Dans le second, on essaiera d'abord de comprendre comment l'homme joue aux

checs.

Pour cela, on interviewera des ma tres, on essaiera de d gager les

r gles plus ou moins consciemment suivies par les joueurs : tenter d'occuper le

centre, de dominer une couleur de cases, etc. Le programme r alis validera

Historique de l'IA

La pr histoire 1945-1955

Traduction automatique du langage => probl me de repr sentation et

d'extraction des connaissances et probl me de r daction g n rique.

Intelligence artificielle dans la litt rature et le cin ma de science fiction

(Films: Odyss e 2001 de Kubrick, IA de Spielberg)

Apparition du mot robot pour la premi re fois en 1923 dans la pi ce de the tre

R.U.R (Rossums Universal Robots) crite par Karel Capek.

En 1950, Isaac Asimov (auteur de Science fiction avec un backround

scientifique) propose ses trois Lois de la robotique.

Un robot ne doit pas attenter a la vie dun humain

Un robot doit obeir aux ordres dun humain sauf si cela contredit la premi re

loi

Un robot doit pr server sa propre existence sauf si cela contredit aux deux

premi res lois)

(Film I, Robot avec Will Smith, 2004)

5

1955-1970

Les d buts 1955-1970

"Le terme intelligence artificielle est apparu en 1956 la rencontre de Minsky,

McCarthy, Newell et Simon au coll ge de Darmouth (New Hampshire, USA).

" poque de l'enthousiasme absolu (Simon en 1958) : en moins de dix ans un

programme d' chec arrivera au niveau d'un champion du monde et qu'un

programme de d monstration automatique de th or me d couvrira un th or me

math matique.

Pourtant, Kasparov na t battu par la machine Deep Blue quen 1997 !

"D veloppement de travaux : jeux d' chec, d monstration de th or mes en g om trie

"Apparition du premier programme le LOGIC THEORIST (d monstration

automatique de th or me) en 1956 et du langage IPL1. Apparition des langage Lisp

en 1960 par MacCarthy, et Prolog en 1971 par Alan Colmerauer.

" Eliza est construit au MIT en 1965 , un syst me intelligent qui dialogue en anglais

et qui joue au psychotherapiste.

Le syst me ELIZA (de Joseph Weizenbaum, au MIT), en rep rant

des expressions cl s dans des phrases et en reconstruisant partir

delles des phrases toutes faites, tait capable, d s 1965, de

dialoguer en langage naturel en trompant un moment des

interlocuteurs qui croyaient avoir affaire un psychologue humain !

Pourtant, ELIZA ne d tenait aucune compr hension r elle des

phrases quil traitait. Cest sans doute le syst me SHRDLU de Terry

Winograd qui, en 1970, fut le premier comprendre quelque

chose la langue naturelle et exploiter cette compr hension dans

des dialogues qui portaient sur un monde simplifi fait de blocs.

6

Traitement du langage naturel

" Jai vu un homme sur la colline avec des jumelles.

" Le professeur envoya l l ve chez le directeur parce quil

voulait lui lancer des boulettes la figure.

Historique de lIA (suite)

1970 : SCHRDLU, logiciel con u par Terry Winograd. Il simule la manipulation

de blocs g om triques (cubes, cylindres, pyramides, ...) pos s sur une

table. Le logiciel g n re automatiquement des plans (<< Pour d placer le cube

bleu sur le sommet du cylindre jaune, je dois d'abord enlever la pyramide qui

se trouve sur le cube et ...>>) et est muni d'une interface en langage naturel.

Les syst mes experts, parmi lesquels :

1969 : DENDRAL : analyse des r sultats d'une spectrographie de masse

1967 : MACSYMA (logiciel de calcul formel)

1977 : MYCIN (maladies infectieuses).

HEARSAY-II en compr hension de la parole,

PROSPECTOR en g ologie.

7

Historique de lIA (suite)

La sp cialisation 1970-1980 (sp cialisation et th orisation)

L'IA est le carrefour de plusieurs disciplines : informatique, logique,

linguistique, neurologie et psychologie). Naissance du langage Smalltalk

en 80

Simon recoit le prix Nobel en conomie en 1978

La reconnaissance 1980-1990 (cr dibilit et audience)

Projet de cinqui me g n ration par MITI (3 alphabets pour les japonais :

le Katakana, l'Hiragana et le Kanji => id ogrammes)

MITI est l'ancien acronyme du nom du minist re de l' conomie japonais

remplac aujourd'hui par METI.

A partir des ann es 1980

Des techniques sp cifiques linformatique ont t d velopp es partir

des ann es 1980 : les r seaux de neurones qui simulent larchitecture

du cerveau humain, les algorithmes g n tiques qui simulent le

processus de s lection naturelle des individus, la programmation

logique inductive qui fait marcher lenvers le processus habituel

de d duction, les r seaux bay siens qui se fondent sur la th orie des

probabilit s pour choisir, parmi plusieurs hypoth ses, la plus

satisfaisante.

8

Fin des ann es 1980

LIA sest essentiellement focalis e sur les th ories et techniques

permettant la r alisation dintelligences individuelles. Dans la nature, il

existe toutefois une autre forme dintelligence collective celle-l ,

comme les tres multicellulaires simples, les colonies dinsectes sociaux,

les soci t s humaines. Ces sources dinspiration montrent quune forme

dintelligence sup rieure peut r sulter de lactivit corr l e dentit s plus

simples. Dans les syst mes artificiels, ce champ porte le nom d IA

distribu e ou de syst mes multiagents .

9

Ann es 1990-2000

Lav nement dInternet a ouvert la voie au partage et la

communication de connaissances. Comment organiser et traiter ces

gigantesques masses dinformation ? Comment en extraire les

connaissances pertinentes pour les probl mes pos s ? Les moteurs de

recherche comme Google ont int gr dans leurs t ches des

techniques avanc es de recherche dinformation (information

retrieval) et dintelligence artificielle (data mining).

Ann es 1990-2000 (suite)

En 1994, une quipe fran aise met au point dans le cadre de ses

recherches en vie artificielle les Jardins des hasards Ce sont des

jardins virtuels dont l volution est fonction de donn es num riques

re ues par modem en temps r el. Ils sont compos s de plusieurs familles

de formes qui naissent, grandissent, meurent et interagissent entre elles

suivant des comportements inspir s de la vie. Ils constituent des

cosyst mes de vie artificielle.

Les couleurs des objets changent avec les donn es m t o et avec le

temps chronologique au fil des jours et des saisons.

10

Ann es 1990-2000 (suite)

En 1995, le syst me automatique de vision ALVINN de Carnegie

Mellon University a permis la conduite automatique dun v hicule

appel Navlab5 de Pittsburgh San Diego, pendant que les op rateurs

humains soccupaient du frein et de lacc l rateur.

En 1997, Philadelphie, le champion du monde aux checs,

GarryKasparov, a t battu par Deep Blue, un ordinateur dIBM, en six

manches. Kasparov a gagn la premi re, a perdu la seconde et a tr s

mal jou le reste. Furieux, il a d sincliner devant la machine.

Kasparov got wiped off the board, a d clar le grand ma tre Ilya

Gurevich.

11

Ann es 1990-2000 (Fin)

Toujours en 1997, a eu lieu pour la premi re fois RoboCup, le

championnat des robots qui jouent au football (ou au soccer, si vous

pr f rez ce terme nord-am ricain). Cela sest pass Nagoya, au Japon,

lors de la conf rence IJCAI-97.

En 1999, un agent artificiel et intelligent de la NASA a pilot un

satellite au-del de la plan te Mars pendant une journ e enti re sans

aucune aide en provenance de la Terre.

12

Les ann es 2000

Lacquisition de connaissances a permis quant elle la cr ation

dontologies de diverses natures. Citons par exemple le Unified

Medical Language System.

Publicité

Succ s du traitement de langage naturel, WordNet est une base de

donn es lexicale en anglais et OpenCyc est une base de connaissances

qui formalise les connaissances de sens commun.

Ontology

13

Les ann es 2000 (suite)

Lapprentissage en ligne, ou e-learning, est en pleine expansion. LIA a

permis gr ce ses techniques de mettre en Suvre des syst mes

d ducation distance de plus en plus performants.

Il y a une meilleure prise en compte du profil de lapprenant (cognitif,

affectif et inf rentiel), une construction le plus souvent collaborative de

la base de connaissances (curriculum), une interaction plus intelligente

entre le syst me et lapprenant, etc.

ITS Architecture

Learner Model

Planner

Curriculum

Session

Manager

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Interface

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Basic Strategy

Basic Strategy

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soft 14

soft 15

soft 16

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2,2

3,3

4,4

5,5

6,6

7,7

8,8

9,9

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2

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Multiple decks (4, 6, 8)

Double down on any two cards

Double after splits allowed

Dealer stand on soft 17

H = HIT, S = STAND, P = SPLIT, T = 10, J, Q or K

D = DOUBLE if allowed, otherwise HIT

DS = DOUBLE if allowed, otherwise STAND

15

Les ann es 2000 (suite)

Par ailleurs, il existe de plus en plus de syst mes de recommandation de

produits ou de services sur le Web : films, livres, cours, restaurants,

voyages, trajets dautobus ou de m tro.

Ils sont tous bas s sur des techniques dIA comme le raisonnement

base de cas, le filtrage de contenu (content filtering) ou le filtrage

collaboratif (collaborative filtering). Certains dentre eux prennent en

compte les donn es d mographiques mais aussi les habitudes dachat du

client ainsi que le comportement de navigation sur le web (web usage

mining).

Les ann es 2000 (suite)

Le syst me Captcha, d velopp Carnegie Mellon University,

soccupe de diff rencier les humains des machines. Captcha g n re des

tests que seuls les humains peuvent passer, afin de combattre les spams

et les actions malicieuses de certaines machines.

16

Les ann es 2000 (suite)

L quipe am ricaine de Sargur Srihari, directeur du Center of

excellence for document analysis and recognition (CEDAR, State

University of New York at Buffalo), a mis au point en 2002 un

logiciel capable de distinguer avec 98 % de certitude si deux

documents ont t crits par la m me personne ou non. Les travaux

ont t effectu s sur un chantillon de 1 500 personnes.

17

Les ann es 2000 (suite)

Dot dune t te dandro de et dune peau en polym re, K-Bot (con u par

David Hanson de luniversit du Texas) peut reconna tre et suivre nos

mouvements. Il est dot de 24 muscles m caniques qui lui permettent de

simuler 24 de nos expressions faciales.

Ceci peut servir consid rablement aux chercheurs qui tudient la

communication humain-machine.

Les ann es 2000 (suite)

Wakamaru, robot d velopp par Mitsubishi Heavy Industries et dot

de la parole, est principalement con u pour veiller sur les personnes

g es. Destin sins rer dans la vie familiale de tout un chacun, il

aura pour mission de pr venir lh pital ou les services de sant en cas

de besoin.

18

Les ann es 2000 (suite)

Du 26 janvier au 7 f vrier 2003, New York, Garry Kasparov sest

mesur durant six parties d chec Deep Junior, trois fois champion du

monde des logiciels.

La rencontre sest sold e par une galit 3 3.

la diff rence du fameux tournoi de 1997, le champion g de 39 ans a

eu tout le loisir de sentra ner au pr alable sur un PC avec la version

commerciale de Deep Junior, qui nest pas loin du niveau de lactuel

Deep Junior sur la m me machine. Il est capable de passer en revue trois

millions de positions la seconde !

19

Les ann es 2000 (suite)

Le 13 janvier 2004, une firme qu b coise rapporte dans le Medical Post

la mise en march dun syst me portatif dalerte cardiaque appel Vital

Positioning System (VPS).

Incluant un t l phone cellulaire, un ordinateur de poche et un GPS, ce

syst me peut d tecter lapproche dune attaque cardiaque 8 minutes

avant que les premiers sympt mes ne soient humainement perceptibles.

Il appelle alors automatiquement lh pital le plus proche et pr cise

lemplacement du futur patient.

Quelques domaines de lIA

Les syst mes experts (m decine, analyse financi re, configuration d'appareils)

T che de diagnostic, de surveillance ou de d pannage d'installations industrielles.

Robotique et FAO (fabrication assist e par ordinateur)

Publicité

Introduction de robots qui acqui rent l'information l'aide de capteurs ou de cam ras

afin de se mouvoir dans des environnements diversifi s.

Compr hension du langage et traduction automatique

Apparition d'interfaces en langage naturel => interrogation de bases de donn es en

fran ais ou en anglais (exemple : film Dune).

Reconnaissance des formes (reconnaissance de la parole, de l'image et de l' criture)

IBM utilise une interface auditive qui reconnait 20 000 mots anglais tir s du

vocabulaire des affaires et qui les crit l' cran.

Apprentissage cr er des programmes qui g n rent leurs propres connaissances en

se modifiant partir de leurs succ s et leurs erreurs.

L' motion artificielle. ( les travaux de Rosalind Picard sur l' motion)

20

Domaines de recherche en IA

Apprentissage-machine

Ce Ce processus donne un agent la capacit deffectuer des t ches qui ne

pouvaient pas l tre auparavant ou deffectuer de fa on plus efficace

(plus rapidement et plus pr cis ment) les t ches desquelles il sacquittait

d j .

Les syst mes dapprentissage analytiques ont pour but danalyser et de

mettre sous une forme plus efficace ou op rationnelle les

connaissances d j existantes. Les syst mes dapprentissage synth tiques

ont pour but de d couvrir des connaissances fondamentalement

nouvelles.

Domaines de recherche en IA

R alit virtuelle

Ce domaine propose de nouvelles formes dinteraction entre lhomme et

la machine. Larriv e dordinateurs plus puissants, dot s

dimpressionnantes capacit s graphiques en trois dimensions, coupl s

des p riph riques de visualisation et dinteraction (casque, gant, etc.),

permet de fournir les informations sensorielles n cessaires pour

convaincre des utilisateurs quils sont en immersion.

Larry Hedges du Georgia Institute of Technology utilise depuis

longtemps la r alit virtuelle pour gu rir certaines phobies comme celles

de lascenseur ou celles des araign es.

21

Domaines de recherche en IA

Reconnaissance des formes

Les recherches dans ce domaine visent automatiser le discernement de

situations typiques sur le plan de la perception. Ses m thodes trouvent

des applications nombreuses. Citons la vision, la reconnaissance de la

parole, la lecture optique de documents et la synth se dimages.

Les progr s en reconnaissance dimages vid o permettent d j la police

de rep rer une cible dans une foule.

22

Domaines de recherche en IA

Vie artificielle

Ce domaine sint resse l tude des cosyst mes et la reproduction,

par des syst mes artificiels, de caract ristiques propres aux syst mes

vivants (depuis les m canismes de fonctionnement cellulaire jusquaux

dynamiques de peuplement, en passant par des mod les de

d veloppement individuel).

Domaines de recherche en IA

Robotique

Sous-domaine important de lIA, la robotique peut tre vue comme

une interconnexion intelligente de la perception, de laction, ainsi

que du fonctionnement des robots.

Utilis e pour maintenir des repr sentations dynamiques de leur

environnement, elle permet aux robots de se munir de capacit s de

sentir, de se d placer, de raisonner et ventuellement de

communiquer en langage naturel.

23

24

25

Domaines de recherche en IA

Indexation multim dia

Les ressources multim dia que lon retrouve aujourdhui sur le Web

sont la fois nombreuses, volumineuses et parfois non pertinentes.

Aussi lIA propose-t-elle des outils pour la fouille de bases de

donn es (data mining) afin den extraire des connaissances

synth tiques ou dy d couvrir des informations cach es, de

diagnostiquer des situations, ou daider superviser la conduite de

syst mes.

26

Applications de lIA

Diagnostic m dical, th rapie, surveillance dappareils

Synth se dimages, vision par ordinateur

Classifications naturelles (biologie, min ralogie, &)

Planification de t ches (pr dictions financi res, ...)

Architecture (conception assist e par ordinateur)

D tection de pannes (Sherlock pour les avions F16)

Applications de lIA (suite)

ducation (Syst mes Tutoriels Intelligents, e-Learning)

G nie (v rification de r gles de design)

Prospection g ologique (gisements miniers)

Centrales nucl aires, feux de for ts (syst mes temps r el)

Simulateurs de vols (CAE, Bombardier, &)

Jeux (vid os)

27

Biblio Autre Forum

Scott L. Andresen, Hebert A. Simon: AI pioneer , IEEE Intelligent Systems 16(4): 7172,

2001.

Marvin Minsky, A framework for representing knowledge , in Patrick Henry Winston, d.,

The Psychology of Computer Vision (pourquoi cette apostrophe apr s Computer?), McGraw-

Hill, New York, USA, 1975. <web.media.mit.edu/~minsky/papers/Frames/frames.html>

<www-poleia.lip6.fr/~gortais/pages/Jardin%20des%20Hasards.html>

<www.nlm.nih.gov/research/umls>

<www.cs.waikato.ac.nz>

<www.opencyc.org>

Tim Menzies, Guest editors introduction: 21st-century AI Proud, not Smug , IEEE

Intelligent Systems 18(3): 1824, 2003.

<www.captcha.net>

<www.cedar.buffalo.edu/NIJ/>

Comparaison des m thodes

de l'intelligence artificielle et des m thodes

informatiques classiques

M thodes classiques

M thodes d'intelligence artificielle

Pr s du fonctionnement de la machine

Pr s du fonctionnement humain

Traitement de nombres ou de textes

Traitement de symboles

Utilisent beaucoup de calculs

Utilisent beaucoup d'inf rences

Suivent des algorithmes rigides et

exhaustifs

Font appel des heuristiques et des

raisonnements incertains

Ne sont g n ralisables qu' une classe

de probl mes semblables

Sont g n ralisables des domaines

compl tement diff rents

28

Types de raisonnement en IA

" Le raisonnement est un encha nement d' nonc s ou de

repr sentations symboliques conduit en fonction d'un but

(d montrer, convaincre, lucider, interpr ter, d cider,

justifier, expliquer) en g n ral non lin aire (retours arri re)

comme la d marche humaine.

" Le raisonnement formel

" Le raisonnement proc dural

" Le raisonnement par analogie

" Le raisonnement par g n ralisation et abstraction

" Le raisonnement g om trique

Raisonnement formel

" Raisonnement logique,

" Raisonnement approximatif,

" Raisonnement temporel

29

Raisonnement proc dural

"Le raisonnement proc dural => algorithmes et automates

d' tats finis (raisonnement par classification et raisonnement

distribu et mod le de tableau noir)

30

Raisonnement par analogie

" Le raisonnement par analogie (raisonnement partir de cas)

Cycle du CBR

Nouveau probl me

Cas similaires au probl me

Recherche

Mise jour

R utilisation

Base de cas

Adaptation

Solution confirm e

Solution propos e

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Raisonnement par g n ralisation

"Le raisonnement par g n ralisation et abstraction (raisonnement par

classification raisonnement par induction)

Raisonnement g om trique

"Le raisonnement g om trique (Synth se d'images , reconnaissances

des formes, localisation d'objets, vision par ordinateur)

32

Acquisition des connaissances

Acquisition des

connaissances

Explicitation

Mod lisation

Probl matique de l'acquisition de

connaissances

" Les connaissances d'un expert sont subjectives et difficiles formaliser.

" Les formalismes utilis s pour la repr sentation des connaissances ne

permettent pas un bon niveau d'abstraction et restent li s

l'implantation.

" Comment organiser les connaissances en vue de leur traitement ?

" Transfert d'expertise => Mod lisation des connaissances et de la

m thode de r solution de probl mes

33

Types de connaissances

F Connaissances d claratives (le savoir)

La population du Qu bec tait de 7 800 000 habitants en 2009.

F Connaissances proc durales (le savoir faire)

Une recette de cuisine => faire un gateau au chocolat.

F Connaissances conceptuelles (combine les deux)

Le concept de r f rendum fera appel aux connaissances proc durales :

installation des bureaux de votes et constitution des listes lectorales ;

la connaissance d clarative est : un bulletin nul n'est pas compt .

Donn es probl matiques

Redondance : calcul du rapport (long t te/hauteur du corps) alors que l on a

les rapports (long t te/long standard) et (hauteur du corps /long standard)

Corr lation : la taille de la fontanelle diminue en m me temps

que la taille du corps augmente

Synonymie : posture du corps (presque droit, C, faiblement courb )

Ambiguit : couleur (fonc , noir)

Information cach e : forme m le, forme femelle

Impr cision : poisson de grande taille

Absence : absence de paupi re adipeuse

34

volution des processus

dacquisition de connaissances

techniques

manuelles

Techniques

semi-automatiques

Apprentissage

machine

Les syst mes base de connaissances

Autre appellation : syst mes experts

Base de connaissances : elle contient l'ensemble des informations sp cifiques au

domaine d'expertise.

Base de faits : elle contient l'ensemble des faits relatifs au probl me.

On y stocke les donn es symboliques et les donn es num riques.

Base de r gles : elle contient l'ensemble des r gles de production et des connaissances

heuristiques d terminant la r solution de probl mes.

Moteur d'inf rences : il r alise le fonctionnement cr atif du syst me en s lectionnant

r gles et faits pour g n rer de nouvelles r gles et de nouveaux faits.

M ta-r gles : il s'agit des r gles destin es guider le moteur d'inf rences quant la

strat gie de r solution ou la maintenance des bases de r gles ou de faits.

35

D veloppement dun syst me

expert

Publicité

Raisons favorisant le d veloppement d'un syst me expert :

Existence d'un grand nombre d'observations syst matiques

Existence d'une proc dure d'analyse et de prise de d cisions accept e

Importance des param tres qualitatifs, non seulement quantitatifs

solution algorithmique impossible

Solutions souhait es non videntes du premier coup, ou difficiles

obtenir autrement

Int r t conomique du projet (disponibilit d'une information intelligente

24/24h, complexit excessive, etc.)

Phases de d veloppement

1.Sp cification du cahier des charges

2.Choix d'une architecture du syst me, de son interface utilisateur, et d'un

langage de traitement.

Pr vision des m canismes de modification ult rieure du syst me

3.S lection d'un sous-ensemble repr sentatif du probl me pour l' laboration

d'un d monstrateur

4.Acquisition des informations et laboration du m canisme d'ajout et

de modification de la base de connaissances

5.Implantation du "moteur d'inf rences" (r gles d'inf rence)

6.Test, ajustement et documentation du syst me

36

Cat gories de syst mes experts

Cat gories

Types de probl mes

Interpr tation

D crire des situations partir de donn es sensorielles.

Pr diction

Pr dire des cons quences de situations donn es.

Diagnostic

Identifier des probl mes de fonctionnement partir d'observations.

Conception

Configurer des objets partir de contraintes descriptives.

Planification

D terminer des plans d'action.

Surveillance

et contr le

R paration

Formation

Comparer des observations des d faillances possibles

et rem dier ces d faillances.

Prescrire des rem des des mauvaisfonctionnements.

Ex cuter des plans en fonction de rem des prescrits.

Identifier les failles dans les connaissances et proposer des

strat gies p dagogiques pour y rem dier.

Exemples de syst mes experts

Syst mes d'interpr tation de donn es. Des syst mes permettant de classifier de nouvelles

observations par r f rence des observations pr stock es.

syst mes de diagnostic en m decine ("de quelle maladie s'agit-il?"),

syst me d'interpr tation g ologique ("les mesures seismologiques permettent-elles

de croire l'existence de d p ts min raux importants?"),

syst mes d' valuation psychologique ("s'agit-il d'un cas suicidaire?"), etc.

Syst mes de pr diction. Des syst mes effectuant une interpr tation pr dictive partir

d'observations pr stock es.

syst mes de pr diction m t orologique ("Il pleut aujourd'hui en France.

Va-t-il pleuvoir en Suisse demain?"),

pr dictions g opolitiques ("Les conflits de guerre sont particuli rement

fr quents en situation de crise conomique. Quelles combinaisons pr cises de

facteurs conomiques, sociologiques et politiques pr disent un d clenchement

d'hostilit s?"),

37

Exemples de syst mes experts

Syst mes de planification. Des syst mes capables de planifier des actions

humaines ou robotiques dans un univers complexe caract ris par des

contraintes ou r gles connues.

Syst me de r servation de vols a riens, planification des altitudes de

vol selon les vents connus et les corridors disponibles,

planification des actions d'assemblage d'un robot industriel, planification des interventions requis

pour la construction d'un b timent, etc.

Syst mes de conception. Des syst mes de configuration ou de d couverte selon un cahier

des charges pr cises.

D veloppement et simplification de circuits int gr s, am nagement d'une cuisine

optimale dans un espace donn , clonage de g nes, cr ation d'un nouveau

compos chimique, etc.

Le syst me MEDIC

Base de faits : sympt mes du patient (examen clinique,

examens biologiques, radiologiques et fonctionnels)

Deux Bases de r gles : expertise de lexpert sur les ict res

r tentionnels chirurgicaux

Moteur dinf rences => cha nage bidirectionnel

Cha nage avant : suspicion de diagnostics

Cha nage arri re : confirmation ou infirmation de diagnostics

Cha nage avant : th rapie et pronostic

38

Traitement symbolique des

connaissances

Traitement de l'information num rique (premiers ordinateurs)

Traitement alphanum rique (bases de donn es)

Traitement symbolique (en intelligence artificielle on traite des faits

des nonc s des quations, des m thodesrepr sent s par des syst mes de symboles

Repr sentation des connaissances

Formalismes de repr sentation :

" Logique des propositions (pas de quantificateurs et pas variables)

" Logique de premier ordre (introduction de variables et de quantificateurs)

" R gles de production

Repr sentation structur es

" R seaux s mantiques

" Frames

" Logiques terminologiques KL-ONE

" Graphes conceptuels

39

Exemple en logique propositionnelle et

en logique du premier ordre

La phrase "Zola a crit Germinal" peut se repr senter de la

fa on suivante :

(AUTEUR, ZOLA) (LIVRE, GERMINAL)

Pour repr senter la phrase "quelqu'un a crit Germinal",

on peut utiliser formule atomique form e d'un pr dicat et de

deux termes (r duits des constantes) :

$x, A-ECRIT (x, GERMINAL)

Exemple de r gle de production

" S'il n'y a pas d'image mais que vous entendez le son, v rifiez

le r glage d'intensit de l' cran"

Si non IMAGE et SON Alors INTENSIT - CRAN

40

Exemple de r seau s mantique

a une peau

peut se mouvoir

respire

mange

ANIMAL

est-un

est-un

POISSON

Poss de des nageoires

a des ailes

peut voler

OISEAU

est-un

sait nager

est-un

sait chanter

CANARI

couleur jaune

SAUMON

couleur rose

comestible

Exemples de graphes conceptuels

AGT

HISSER

OBJ

VOILE

MARIN

CHRC

JEUNE

(AGT)

(AGT)

(

OBJ)

(MANR)

41

Exemple de logique terminologique

*

*

*

THING

Mammif re

Personne

Parent

Grand-parent

date-de-naissance

(1,1)

enfants

(1, )

enfants

(1, )

*

*

Date

Personne

Parent

Ing nierie de la connaissance

Questions que doit r soudre un cogniticien

Quelles sont les donn es fournir au syst me ?

Quels sont les r sultats produits par le syst me, comment sont-ils pr sent s ?

Quels sont les types de probl mes ?

Quelles sont les caract ristiques des solutions ?

Quels types de connaissances doit-on acqu rir ?

Quelles sont les relations entre donn es ?

Quel est le degr de pr cision des donn es et des r sultats fournir ?

Quels sont les postulats de base (parfois implicites) de l'expert ?

Quelles sont les contraintes respecter dans les donn es ou les solutions ?

Quels sont les probl mes faciles, fr quents, difficiles ou int ressants ?

42

T ches en ing ni rie des

connaissances

Identifier la connaissance

Expliciter la connaissance

Structurer la connaissance

Repr senter la connaissance

Utiliser, valider, raffiner, et

mettre jour la connaissance

Nature de la connaissance d'un

expert

La connaissance de l'expert est

" compil e

" volatile

" subjective

" r partie

43

Perspectives futures en IA

vAgents intelligents (r solution de conflits politiques,&)

vVie artificielle ( tude des cosyst mes)

vData mining (aide la d cision, internet)

vTraitement du langage naturel ( crit ou parl )

vE-Learning (formation distance)

vCommerce lectronique

vWeb services

vR alit virtuelle

Vers un futur coop ratif

une t che individuelle

une t che coop rative

44

45

Un futur plus agr able...