| | |
| --- | --- |
| TP 1 : gestion des systèmes de fichiers et des disques Période de confinement GARA MALEK 1ALINFO3 |  |
| Module : Administration et Sécurité des Systèmes Unité Pédagogique SYSTEMES Classe(s): 3INFOA-B, 1ALINFO | |
| Préparé par : Anis ZOUAOUI | |
| Année Universitaire : 2019/2020 | |
Introduction
- Concevoir le plan de partitionnement des disques d'un système Linux.
- L'allocation de systèmes de fichiers ou d'espaces de swap.
- L'adaptation de ce plan aux besoins auxquels le système devra répondre
1. Montages des volumes :
Cette partie concerne la gestion des disques durs. On va créer un nouveau disque virtuel et créer deux partitions dedans.
- 1. Préparation de la machine virtuelle
Avant de démarrer la machine virtuelle, créez un nouveau disque SCSI virtuel : 10GB. Ce nouveau disque devrait être associé au fichier spécial représentant le périphérique : s'il est ajouté correctement dans la machine virtuelle, il suffit d’utiliser la commande ls. Quelle est le nom de votre nouveau disque. => Le nom du nouveau disque est sdb
| |
| --- |
| # ls -il /dev/sd\* |

La commande fdisk -l affiche la liste des volumes, avec toutes leurs informations de formatage : liste des partitions et leurs tailles et types.
Donnez une analyse du résultat affiché par cette commande (voir la figure ci-dessous) :
=> la commande nous affiche les disks sda et sdb et les répartitions de disk sda (sda1 et sda2) ainsi que leurs détails :
- Disk /dev/sda + Disk /dev/sdb : nom de disque
- 21.5 GB + 10.7 GB : la taille du disque en GB
- 21474... bytes : la taille en bytes
-255 Heads : nombres de têtes de lecture
- 63 sectors/track : nombres de secteurs par piste
- 2610 cylindres : nombres de cylindres du disk
Publicité
- 512 bytes : taille du secteur
- les différentes partitions :
+ /dev/sda1
+ /dev/sda2
+ /dev/sda3
- Start : le cylindre à partir duquel la partition commence
- End : le cylindre où la partition se termine

- 1. Objectifs :
Nous visons à partitionner le nouveau disque selon le schéma suivant :
- une partition ext3 de 2GB Mo montée sur /oracle\_u0
- une partition ext3 de 1GB Mo sur /partage1
- une partition fat32 de 1GB Mo sur /partage2
- une partition ext2 de 4 GB sur /video
- une partition ext2 de 2 GB sur /web
Mode d'emploi de fdisk :
Pour voir les commandes disponibles, tapez m
Pour afficher les partitions déjà créées, tapez p (print).
Pour créer une nouvelle partition, tapez n
Vous pouvez supprimer une partition en appuyant sur d
Les partitions ne sont écrites qu'à la fin, lorsque vous appuierez sur w. En attendant, vous pouvez créer et supprimer les nouvelles partitions comme bon vous semble (évitez cependant de supprimer les partitions de démarrage !). En cas de doute, quittez sans écrire en appuyant sur q.
!!!
Question : Créez les différentes partitions comme défini dans l''objectif du TP. A vous de choisir le type de partition (primaire, étendue, logique).
Attention : Cette étape consiste simplement à définir le type de partition et leur taille. Le type de système de fichier (ext3) et le point de montage (/server...) se fera dans les étapes ultérieures.
Si vous avez des difficultés, appelez l'instructeur.
Publicité
- 1. Formatage avec mkfs
Une fois les partitions créées, il faut les formater. Cela est fait avec les commandes mkfs. (des commandes commençant par mkfs. )
Pour afficher les commandes commençant par mkfs.
tapez mkfs. puis appuyez sur TAB.
La commande mkfs.ext3 permet de créer des systèmes de fichiers ext3 (les plus populaires du moment). Sa syntaxe est très simple :
#mkfs.ext3 /dev/nom\_partition
Formatez les nouvelles partitions que vous venez de créer (au besoin, pour voir leur nom, retournez dans fdisk).
Vous remarquerez qu'il n'est pas forcément besoin de redémarrer la machine pour prendre en compte les nouvelles partitions.
- 1. Montage avec mount :
Le montage consiste à définir un point d'accès dans notre arborescence pour accéder aux partitions. L'idée est simplement de faire une correspondance entre une partition sur un disque et un répertoire. La syntaxe est donc simple :
#mount /dev/fichier\_disque\_partition /point\_de\_montage
Rappelez-vous : les points de montage sont des répertoires par lesquels on accède à la partition. Ils doivent être créés avant le montage.
!!!
=> # mkdir /oracle\_u0
# mount /dev/sdb5 /oracle\_u0
# mkdir /partage1
# mount /dev/sdb4 /partage1
# mkdir /partage 2
# mount /dev/sdb3 /partage2
#mkdir /video
# mount /dev/sdb2 /video
#mkdir /web
# mount /dev/sdb2 /web
- 1. Démontage avec umount :
Vous pouvez également démonter une partition, c'est-à-dire rompre ce lien entre un fichier de périphérique dans /dev et le point de montage.
Publicité
Pour cela, tapez :
umount /point de montage
ou
umount /dev/fichier\_périphérique
- Démontez toutes les partitions que vous venez de monter. Nous allons créer le montage automatique.
=> # umount /dev/sdb5 /oracle\_u0
# umount /dev/sdb4 /partage1
# umount /dev/sdb3 /partage3
# umount /dev/sdb2 /video
# umount /dev/sdb2 /web
- 1. Montage Automatique :
Le montage doit également être automatisé. Cela est fait dans le fichier /etc/fstab qui est lu à chaque démarrage. Chaque ligne du fichier correspond à une partition qui doit être montée.
Champs de /etc/fstab :
- périphérique à monter. Par exemple, /dev/hda2 ou un répertoire réseau
- point de montage. Par exemple, /home
- type de système de fichiers. Par exemple, ext3
- options. defaults si pas d'option
- ce 5ème champ indique si la partition doit être sauvegardée. 0 pour non et 1 pour oui
- ce 6ème champ indique si la partition doit être vérifiée (par fsck) au démarrage. 0 ne vérifie pas la partition, 1 pour le système de fichier racine (prioritaire) et 2 pour tout autre système de fichier
En suivant ces règles, remplissez /etc/fstab avec les champs appropriés pour que les nouvelles partitions se montent automatiquement au démarrage.
Ne supprimez pas les lignes existantes ! Rajoutez les nouvelles définitions à la fin du fichier avec vi.
Vous n'avez pas besoin de redémarrer votre système pour prendre en compte les partitions. Tapez la commande :
mount -a
Et mount lira automatiquement les parititions à monter dans /etc/fstab
Vérifiez que les partitions sont bien montées.
=> # Cat /etc/fstab
Ensuite, redémarrez votre machine et vérifiez que le système monte bien toutes les partitions automatiquement.
- 1. Démontage :
Créez quelques fichiers et répértoires dans /web
=> # mkdir /web/doc1
Publicité
# Touch /web/fichier1
Démontez le point de montage /web
=> # umount /web
Après le démontage, la partition apparaît-elle encore dans le résultat de la commande mount ?
=> Après le démontage, NON la partiotion n’apparaît pas
Nous pouvons remonter cette partition dans un répertoire différent.
Créez un répertoire /truc et monter la partition sur ce répertoire.
=> # mkdir /truc
# mount /dev/sdb2 /truc
Voyez-vous maintenant le nouveau montage dans le résultat de la commande mount ?
=> OUI
Promenez-vous dans /truc et constatez que vos répertoires et fichiers apparaissent bien. On peut démonter une partition et la remonter où l'on veut, mais cela n'est pas toujours judicieux, car le système se réfère à certaines partitions (par exemple, / ) et certains fichiers de configurations (les répertoires utilisateurs doivent être dans /home et pas dans /truc)
Vous pouvez également constater que contrairement à un système DOS/Windows, ou chaque partition et lecteur possède une lettre, dans les systèmes UNIX/Linux, il est impossible de savoir en regardant l'arborescence du disque, si un répertoire appartient à la même partition ou à une partition différente.
Supprimez les fichiers et dossiers de /truc
=> # rm /truc/\*
Ensuite, déplacez les fchiers de /home vers /truc => # mv /home /truc
Maintenant, démontez votre partition de /truc et montez là en tant que /home
=> umount /truc
mount /dev/sdb2 /home
Vérifiez dans /home la présence de vos répertoires et fichiers utilisateurs.
# ls -l
Que venons-nous de faire ?
Nous venons de créer une partition dédiée pour les répertoires utilisateurs