LA GESTION DENTREPRISE
2006
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CHAPITRE I LE SYST ME ENTREPRISE
I/ PR SENTATION DE LENTREPRISE
Pour celui qui nest pas en contact troit avec elle, une entreprise cest un b timent, des
machines, une enseigne, des produits, une r putation, un patron, des salari s&, des l ments
disparates en somme.
Or, une entreprise cest beaucoup plus que cela : cest une communaut humaine qui produit
des richesses. Cette communaut a une culture et une histoire: elle na t, se d veloppe, conna t
des checs mais aussi des r ussites, surmonte des p riodes critiques ou au contraire cesse ses
activit s.
1. Les formes d entreprise :
Les typologies existantes r duisent lentreprise un statut juridique, une taille ou une
activit .
On distingue ainsi :
" selon leur taille (chiffres d'affaire, nom de salari s ) :
les petites et moyennes entreprises
les grandes entreprises
-
-
" selon leur statut juridique:
-
-
les entreprises priv es ( entreprises individuelles, entreprises unipersonelles
responsabilit limit e, soci t s en nom collectif, soci t s responsabilit limit e,
soci t s anonymes)
les entreprises publiques
" selon leur activit (secteur ou branche ) :
les entreprises agricoles
les entreprises industrielles
les entreprises prestataires de services
les entreprises commerciales&
-
-
-
-
2. Les ressouces n cessaires lentreprise:
Il y a du commun entre toutes les entreprises . Ces entreprises :
- disposent de moyens de production : ressources humaines, financi res et techniques.
-
- ach tent des biens et services leurs fournisseurs.
fabriquent des biens ou de services quelles vendent leurs clients
Pour faire marcher une entreprise, il faut dabord une organisation. Ce sont les d partements
sp cialis s de lentreprise et les r seaux de communication qui les relient ( d partement de
production , regroupant les usines, les ateliers, les machines; d partement commercial, reli son
r seau de distribution; administration et gestion; recherche et d veloppement ). Il faut aussi les
facteurs de production, cest- -dire du travail, du capital, de l nergie, des mat riaux et des
informations.
" Le travail, cest l nergie fournie par les ouvriers, les employ s et cadres de lentreprise,
pour fabriquer les produits, traiter les informations, classer, communiquer, contr ler
" Le capital est repr sent par les ressources financi res et les quipements de production.
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" L nergie et les mat riaux, cest le flux de combustibles fossiles, d lectricit , de vapeur qui
fait tourner les machines, et le flux de mati res et de produits semi-finis qui servent de
mat riaux de d part la fabrication ou lassemblage.
" Les informations, cest le savoir-faire, les brevets, les licences, tous biens immat riels
r sultant de lexp rience des membres de lentreprise et d'un savoir pr alablement
accumul .
3. Les objetifs dentreprise :
Lactivit d'une entreprise peut tre d compos e en deux phrases distinctes :
- Lactivit productive, cest- -dire la cr ation de biens ou services
- Lactivit de redistribution des richesses en contrepartie des biens ou services produits.
a) Lentreprise produit des biens ou de services:
Par lop ration de production, lentreprise transforme des flux d'entr e (intrants) en flux de
sortie (extrants)
Travail
Biens d' quipement
Mati res premi res
Produits semi-finis
nergie
Publicit
Transports
Autres&
INTRANTS
PRODUCTION
biens ou services
EXTRANTS
Lentreprise acquiert ses intrants sur cinq march s . Elle combine ces facteurs de production
en tenant compte de leur prix d'achat. Elle d termine ainsi le co t de revient de sa production. Elle
doit fixer un prix de vente qui lui permet au moins de couvrir son co t de revient. Toute entreprise
se trouve confront e ce calcul conomique.
La valeur ajout e par lentreprise est la diff rence entre la valeur des biens et de services
produits et celle des consommations interm diaires:
Valeur ajout e = production - consommations interm diaires
Lentreprise est donc une unit de production de biens et de services et de valeur ajout e.
March du travail
March de l nergie et
des mati res premi res
March des capitaux
March de linnovation
ENTREPRISE
Biens et
services
March des
biens et
Services
Consommation
March des biens de production
b) Lentreprise ,unit de r partition :
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La contrepartie de lactivit de production de lentreprise sexprime en unit s mon taires. Il
sagit de la vente des biens ou services qui sont des flux physiques. Lentreprise re oit en change
des flux financiers ( billets de banque, ch que, cr ances sur les clients ).
Les produits de cette vente doit permettre lentreprise de :
r num rer les facteurs de production quelle a utilis s
-
- payer ses charges sociales et fiscales
- d gager un surplus destin assurer son avenir
Apr s paiement des achats ses fournisseurs, lentreprise r partit la valeur ajout e entre
plusieurs b n ficiaires :
" Le personnel de lentreprise est r num r par des salaires et des avantages sociaux.
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" LEtat, les collectivit s locales et les organismes sociaux per oivent des imp ts et des
cotisations sociales
" Les pr teurs re oivent des int r ts qui r tribuent les capitaux quils ont mis la disposition
de lentreprise pour un temps d termin . Les int r ts vers s sont proportionnels au montant
des capitaux emprunt s.
" Les propri taires de lentreprise pr l vent une partie des profits pour r num rer les capitaux
quils ont apport s d finitivement lentreprise. Le montant de ces pr l vements varie en
fonction des b n fices r alis s.
La partie non pr lev e est conserv e dans lentreprise pour lui permettre de renouveler son
mat riel et de financier sa croissance : il s agit de lautofinancement .
4. Lentreprise est un organisme vivant :
Lentreprise peut se trouver confronter des difficult s plus ou moins graves :
- M vente de ses produits : elle na pas r ussi imposer ses produits ou elle ne les a pas
renouvel s temps.
- Mauvaise perception de l volution de son environnement ou perception trop tardive: elle na
pas pu ou su anticiper le changement des go t des consommateurs ou l volution des co t,
elle subit les attaques de concurrents plus puissants&
- Erreurs de gestion : les dirigeants de lentreprise nont pas su valuer correctement leurs co ts,
nont pas r ussi motiver le personnel, nont pas ma tris toutes les cons quences de
lintroduction de nouvelles
traduisent souvent
lincomp tence du chef d'entreprise.
Insuffisance de ressources financi res : les pr teurs ou les fournisseurs nont pas assez
confiance dans lavenir de la firme. Le chef d'entreprise par crainte de perdre la ma trise de
son affaire, refuse d'y associer des partenaires ext rieurs.
technologies. Les erreurs de gestion
-
- Dans certains cas lentreprise arrive surmonter ses difficult s, dans d'autres elle nest plus en
mesure d'assurer normalement ses engagements.
Elle est alors contrainte :
" soit faire faillite, cette faillite peut se traduire selon les cas par une disparition totale ou par un
nouveau d part sur de bases nouvelles.
" Soit tre rachet e par une autre entreprise.
II/ LENTREPRISE, SYST ME OUVERT SUR SON
ENVIRONNEMENT :
1. Lentreprise et son environnement :
a) Description de lenvironnement :
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Une analyse classique consiste d composer en six sous-ensembles lenvironnement de la
firme.
On a lhabitude de rep rer ces six composantes de lenvironnement gr ce des indicateurs
quantitifs et qualitatif:
- Environnement conomique : conjoncture g n rale, volution des prix, volution des revenus,
fiscalit , taux des change, concurrence&
- Environnement juridique et r glementaire : lois, normes de fabrication, r glementation de la
concurrence, protection des inventions&.
- Environnement culturel : style de vie, niveau d' ducation, modes, formes de communication
- Environnement social : situation de lemploi, climat social, r partition des revenus,ampleur des
conflits sociaux, fr quence des n gociations sociales&
- Environnement technologique : tat de la recherche scientifique, nombre de brevets d pos s&
- Environnement politique : tendance linterventionnisme, programmes des partis politiques,
personnalit des gouvernants, attitudes l gard de lentreprise priv e&
- Environnement cologique : lutte contre la pollution, le gaspillage&
- Environnement
socialistes&
international
: r glementation des communaut s, ouverture des pays
b) Laction de lenvironnement sur lentreprise:
Lenvironnement peut exercer sur une entreprise des effets n gatifs ou b n fiques :
- dimportation une part les contraintes de lenvironnement p sent sur lentreprise. Cette derni re
doit alors tre capable de sadapter sous peine de voir son activit d cliner, voire cesser
compl tement.
- d'autre part lenvironnement offre des occasions qui favorisent la firme qui sait les saisir.
c) Laction de l entreprise sur lenvironnement :
Lentreprise est lun des principaux acteurs de la vie locale. Elle utilise des quipements
collectifs ou, au contraire, en met la disposition de son environnement, elle cr e des emplois ou,
linverse, est source de ch mage, elle fa onne les rythmes de vie son image et peut provoquer
des nuisances et polluer son environnement.
2. Lentreprise est un syst me :
Un syst me est un ensemble d l ments li s logiquement entre eux, qui, r unis, concourent
la r alisation dun objectif commun. Cest un ensemble de composantes agenc es de fa on
ordonn e et structur e et tendant vers un r sultat pr cis.
a) Les composants dun syst me sont en enterrelation :
Un syst me est compos d l ments en interaction. Il ne sagit pas dune simple justaposition
d l ments mais dun ensemble organis de fa on coh rente en fonction dun but : le tout est
diff rent de la somme des composants.
b) Notion de contr le et de r troaction :
Un syst me transforme des intrants (inputs) en extrants (outputs).
La notion de syst me est ins parable de celle dobjectif et de r troaction. La r troaction
consiste r guler le syst me. Elle permet de maintenir le syst me en tat de r aliser correctement
son but.
c) Notion douverture sur lenvironnement
Il existe des syst mes ferm s, cest- -dire sans lien avec lenvironnement, et des syst mes
ouverts qui entretiennent des relations avec leur environnement
- Lentreprise est un syst me
Nimporte lequel de ses l ments peut avoir une influence sur lensemble : la r clamation dun
client, la maladie dun salari , la hausse du prix des mati res premi res, la panne dune machine,
un d faut de qualit chez un concurrent, par exemple, ont des r percussions sur la bonne marche
de toute lentreprise.
- Lentreprise est un syst me ouvert
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Elle se procure lext rieur des mati res premi res qui vont lui permettre de fabriquer puis de
vendre des produits quelle met la disposition de son environnement. Ses diff rentes op rations
la conduisent sadapter en permanence son environnement.
- Lentreprise est un syst me ouvert finalis et dirig .
Elle poursuit des buts (profit, puissance, p rennit &), sorganise pour les atteindre (d finition
de plans dactions, de budgets&), se dote de structures dex cution, de direction et de contr le.
- Lentreprise est un ensemble de sous-syst me en int raction.
On distingue quatre sous-syst me : un de production, un - commercial, un - administratif et
financier et un du personnel. Chaque sous-syst me entretient des relations suivies par les autres
sous-syst mes. Ainsi, le sous-syst me commercial vend ce que le sous-syst me production a
fabriqu gr ce aux capitaux fournies par le sous- syst me financier et aux services rendus par le
sous-syst me du personnel. Chaque sous-syst me se voit affecter des moyens qui concourent
la r alisation de lobjectif g n ral de lentreprise.
III/ LORGANISATION D'ENTREPRISE
Lentreprise sa cr ation vit par la volont d'un homme ou d'un petit groupe d'hommes. Elle
commence ensuite produire et, si les fabrications r pondent aux besoins du march , elle se
d veloppe& D s lors, le petit groupe du d part s toffe et doit faire face des t ches plus
nombreux et plus vari es : le besoin d'une organisation se fait sentir.
Lorganisation est aussi lune des conditions essentielles de la survie du syst me entreprise :
qui fait quoi dans lentreprise ? avec qui et dans quel but ?
1. Les fonctions :
Une fonction est un groupement de t ches et non un groupement d'emplois : un m me emploi
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peut donc assurer des t ches appartenant des fonctions diff rentes.
Le contenu des fonctions a volu pour prendre en compte les mutations de lenvironnement de
lentreprise.
" Pour H. Fayol, les fonctions de lentreprise sont :
- La fonction technique
- La fonction commerciale
- La fonction financi re
- La fonction de s curit
- La fonction de comptabilit
- La fonction administrative
H. Fayol a accord trop d'importance la fonction comptable qui nest quun aspect particulier
du contr le et la fonction s curit . D'autre part, H. Fayol regroupe arbitrairement dans la fonction
commerciale, lachat et la vente. Pour lui, la recherche nest quun aspect de la production et la
fonction personnel est inexistante.
" Pour B. Evgrafoff, on peut classer les activit s n cessaires la vie de lentreprise en 4 grandes
cat gories :
- Les fonctions de direction (sinformer, d cider faire comprendre, faire pouvoir, faire vouloir)
- Les fonctions de distribution ( tudes commerciales, vente, publicit )
- Les fonctions de production (fabrication, contr le de qualit )
- Les fonctions logistiques (approvisionnement, quipement, maintenance, gestion du personnel,
financi re, recherche et d veloppement, administration g n rale).
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2. Les structures :
La notion de structure correspond la description de la combinaison des l ments constitutifs
de lentreprise .
Ainsi, elle d finit les caract ristiques sp cifiques et durables de lentreprise :
r partition des t ches
r partition des pouvoirs
r partition des responsabilit s
-
-
-
- circulation des informations
- m canismes de coordination
a) La structure hi rachique lin aire :
Cette structure repose sur le principe de lunit de commandement nonc par Fayol : la ligne
hi rachique doit tre unique : "un homme, un chef ".
Avantage :
- Simplicit et clart r sultant de lunit de commandement
- Possibilit d'isoler nettement les responsabilit s
- Efficacit dans la r solution des conflits
Inconv nients :
- Cloisonnement des diff rents organes de lentreprise et manque de coordination entre ceuxci
- Rigidit de la hi rachie
- Difficile remont e des initiatives
- Mauvaise circulation des informations
- Absence de sp cialistes : les chefs doivent avoir des comp tences multiples
- Risque de bureaucratie par respect scrupuleux de la hi rachie
Variantes :
" Hi rachie divisionnelle :
Organiser par divisions, cest d couper lentreprise verticalement pour s parer les diff rentes
activit s. Chaque division appara t donc comme une entreprise sp cifique.
" Hi rachie par division g ographique :
Elle se rencontre dans les entreprises qui ont des tablissements situ s dans diff rentes r gions
ou diff rents pays.
Direction g n rale
Direction Afrique
Direction Asie Direction Europe
&
Comptabilit Ventes Production
" Hi rachie par produit :
Elle peut concerner les entreprises qui fabriquent ses biens n cessitant des quipements ou des
technologies diff rentes.
Direction g n rale
Photocopieurs
Appareil photo Mat riel de bureau
&
Recherche Ventes Production
" Hi rachie fonctionnelle:
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Organiser par fonctions, cest d couper horizontalement lentreprise en unit s sp cialis es dans un
certain nombre de t ches. Cette structure se retrouve essentiellement dans les petites et
moyennes entreprises.
Direction g n rale
Production
Finance
Mercatique
Personne &
Bureau Achats Service de
production
d' tude
tudes de Publicit
march
Ventes
b) La structure fonctionnelle :
La notion de hi rachie fonctionnelle est due F. Taylor. Elle est caract ris e par le fait que les
attributions sont r parties selon les fonctions partir du principe chacun sa place, une place
pour chacun.
Ceci n cessite donc une d limitation pr cise des comp tences de chacun.
Direction g n rale
Fonction personnel
Fonction production
Atelier A
Atelier B
Atelier C
Atelier D
Avantages :
- Utilisation de sp cialistes pour r pondre la complexit des probl mes de gestion.
- Concentration des comp tences dans des activit s sp cialis es.
Inconv nients :
- Multiplicit de commandement
- Absence de coop ration
- Dilution des responsabilit s
- Faible mobilit du personnel (promotion et changement d'affectation)
c) La structure hi rachico-fonctionnelle :
Ce type place c t de la ligne hi rachique un ou des tats-majors compos s de sp cialistes
dont le r le consiste clairer les d cisions de la direction g n rale et les directeurs op rationnels.
Le personnel des tats-majors ne dispose pas de pouvoir de commandement contrairement aux
op rationnels.
Avantages :
- Cumul des avantages de lunit de commandement et des avantages de la sp cialisation.
- Gestion simultan e long terme (par les fonctionnels ) et court terme ( par les op rationnels )
Inconv nients :
- Risque de relations difficiles entre op rationnels et fonctionnels
3. L volution de la structure et de lorganisation de lentreprise :
Une entreprise est une entit vivante : elle aborde de nouveaux march s, proc de au
reouvellement de ses produits, accueille de nouveaux membres du personnel et en voit partir
d'autres& La fa on dont la structure a t con ue lui donne une capacit plus ou moins grande
pour sadapter aux volutions de son environnement et pour ma triser sa croissance.
Nous venons d' tudier les diverses structures qui peuvent tre adopt es par une entreprise.
Doit-on privil gier lune d'elle? Non, car il nexiste pas de structure id ale. Chaque entreprise est
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un cas sp cifique : la structure quelle retient d pend de sa taille, de sa technologie et de son
environnement.
- La taille :
La petite entreprise commence avec une structure personnalis e. Le groupe dindividus est
suffisamment r duit pour que les liaisons n cessaires s tablissent directement avec efficacit .
Puis, lentreprise grandit, le directeur ne peut plus assurer lint gralit du travail de coordination,
une structure fonctionnelle centralis e na t alors. Lentreprise franchit un troisi me stade et voit ses
activit s se diversifier : une certaine autonomie doit tre laiss e aux diverses branches, cest un
structure divisionnelle.
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- La technologie :
Le m rite de la d couverte dune relation entre la nature de la production de lentreprise et la
structure est parvenue trois classes de technologie : la production lunit , la production de
masse et la production continue. A ces trois cat gories, sont associ es des structures bien
distinctes. Le nombre de subordonn s pour les cadres moyens d cro t lorsque la complexit
augmente.
- Lenvironnement :
Lenvironnement influence fortement tous les domaines de lentreprise. Plus lenvironnement
est stable, plus la structure est formalis e; alors que les entreprises voluant dans un univers
dynamique ont tendance adopter des structures plus souples.
IV/ LENTREPRISE ET SA DIRECTION :
1. Les finalit s de lentreprise :
" Les trois finalit s principales de lentreprise :
Une entreprise peut avoir diff rentes finalit s : exister et survivre, se d velopper et se
diversifier, assurer la r num ration du capital et du travail, conserver son ind pendance et
permettre au personnel de lentreprise de r aliser ses aspirations.
Parmi tous les buts quelle peut poursuivre, il en est trois qui nous paraissent essentiels : la
poursuite de lactivit , la recherche de la p rennit , la recherche du profit.
En fait, lentreprise ne poursuit pas un but unique mais presque toujours plusieurs buts. Entre
eux, une hi rachie peut exister, elle nest pas toujours la m me. Non seulement elle varie d'une
entreprise lautre mais elle varie aussi dans la m me entreprise en raison des circonstances et
des poques.
" Les finalit s sociales de lentreprise :
Lun des premiers buts de lentreprise, r sultant de la raison m me de son existence, est le
service des clients, la satisfaction de leurs besoins et d sirs, cest lexpression de sa fonction
sociale. Il est vrai, aussi que lexistence et la survie de lentreprise sont troitement d pendants du
service des clients.
Lentreprise, cest aussi un centre d'activit professionnelle pour ceux qui en font partie. Cest le
lieu o ils peuvent excercer un m tier qui leur apporte des satisfactions, qui peut les passionner.
Cest une part de leur vie, quelquefois tr s importante. Lexistence m me de lentreprise et sa
p rennit sont pour eux des fins en soi, quil sagisse des dirigeants ou des autres membres du
personnel.
Lentreprise est un moyen extraordinaire, pour beaucoup plus de monde quon ne le croit
g n ralement, de satisfaire des d sirs de puissance, de prestige, de notori t , etc... Il est aussi
tr s satisfaisant de pouvoir se consid rer comme les meilleurs et les plus dynamiques dans une
activit professionnelle, de savoir que lon fabrique les meilleurs produits, que ses prestations de
services sont les meilleures,etc... Des satisfactions de ce genre sont tr s proches de celles
qu prouvent les quipes sportives qui gagnent.
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" Les finalit s sexpriment dans le projet d' entreprise :
Lentreprise moderne doit mobiliser son personnel, assurer sa coh sion, montrer en
permanence quelle est meilleure que les autres. Elle assure ainsi sa p rennit .
Selon D. Genelot , le projet d'entreprise est lexpression d'une volont de vivre, de travailler et
de r ussir ensemble . Cest aussi la d finition des m thodes pour y parvenir. Le projet d'entreprise
est un plan d'action qui r pond la quadruple question :
- qui sommes-nous ?
- que faisons-nous ?
- pourquoi combattons-nous ?
- o nous voulons aller ?
2. Les objectifs de l entreprise :
Les objectifs sont lexpression des finalit s de lentreprise. Un objectif est un r sultat pr cis
atteindre dans un d lai d termin . Il est d fini quantitativement et / ou qualitativement. La
formulation d'un objectif saccompagne de la d finition des moyens mettre en oeuvre.
Par exemple, si lobjectif est laugmentation de la production de 10%, les moyens peuvent tre
lacquisition de machines suppl mentaires, la formation de personnel, lam lioration de la qualit .
"
Il ne faut pas confondre objectif et pr vision :
Une pr vision est une indication de ce qui pourra tre lactivit future de lentreprise compte
tenu de son activit pass e. Elle r sulte d'un calcul, elle mat rialise g n ralement une tendance.
Alors quun objectif traduit une volont de modifier l volution naturelle de lentreprise et doit
tre atteint, une pr vision peut se r aliser.
La fixation d'objectifs incite lentreprise tre plus dynamique, plus volontaire, mieux organis e.
Les r sultats atteints doivent tre confront s aux objectifs vis s : les carts sont mesur s et
analys s de fa on mettre des actions correctives.
" Les diff rentes cat gories d'objectifs :
Les objectifs de lentreprise sont divers. Ils peuvent tre long ou moyen terme ( plus un an )
ou court terme ( r aliser dans lann e ). On peut les classer en objectifs de rentabilit , de profit,
de part de march , de diversification, de productivit , d'innovation, de qualit , de prestige, de
formation du personnel, etc.
Les objectifs d pendent les uns les autres un triple point de vue : en premier lieu, une
harmonisation doit tre tablie entre les diff rents objectifs de lentreprise. Ainsi les objectifs de
production doivent correspondre aux objectifs de vente. En second lieu, les objectifs court terme
et moyen terme d pendent troitement des objectifs long terme qui sont fix s les premiers. En
troisi me lieu, les objectifs g n raux de lentreprise sont fragment s en de multiples objectifs
particuliers de telle sorte que les diff rents responsables de lentreprise aient tous des objectifs
particuliers atteindre.
3. La direction de lentreprise :
La vision traditionnelle de chef d'entreprise de H. Fayol peut tre compl t e par une approche
plus moderne.
" A.H. Fayol et la vision classique de la direction :
H. Fayol a t lun des premiers d finir les t ches d volues la direction : Diriger, cest avant
tout commander aux hommes pour obtenir que les objectifs pr alablement d finis soient atteints ".
Pour lui, diriger cest pr voir, organiser, commander, coordonner et contr ler.
Pr voir, cest r fl chir ce que lon va faire, cest anticiper l volution de lentreprise, cest explorer
lavenir. La pr vision sappuie sur l laboration de sc narios dont lobjet est d'imaginer des
situations susceptibles d'appara tre. Elle propose des r ponses ces situations et constitue la
strat gie de lentreprise.
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Organiser, cest d finir qui fera quoi, quel moyen et avec quels moyens ; cest- -dire mettre en
place les moyens qui permettent d'atteindre les objectifs
Commander, cest donner des directives et des impulsions qui laissent libre cours linitiative
des collaborateurs.
Coordonner, Cest mettre en place les diff rents rouages de lentreprise et assurer leur
fonctionnement harmonieux. Coordonner, cest aussi stimuler, cest- -dire, pour reprendre
lexpression de B. Evgrafoff, faire vouloir .
Contr ler, cest sassurer de la bonne ex cution des directives, cest v rifier que lentreprise ne
s carte pas des objectifs fix s, cest mesurer les r sultats obtenus et entreprendre si n cessaire
les actions correctives.
" La vision plus moderne : le management
Les principes du management ne sopposent pas aux th ories de Fayol mais les compl tent.
Aux fonctions traditionnelles du dirigeant sajoutent trois r les : prendre des d cisions, sinformer et
communiquer, pour faire de lui le v ritable pilote de l entreprise.
La prise de d cision est une activit importante de dirrigeant. D cider, cest faire un choix,
r soudre un probl me, saisir un opportunit .
Dans les grandes entreprises, le manager d l guera une grande partie de ses attributions pour
ne conserver que ce r le de d cideur. Au contraire, dans les P.M.E., le patron centralise de
nombreuses responsabilit s.
" R le et portrait de managers :
Les principes de lexcellence de T. Peters et R, Waterman :
- Le parti pris de laction
- L coute du client
- Lautonomie et lesprit d' entreprise
- La productivit sur la motivation des hommes
- La mobilisation autour de valeurs partag es
- La concentration sur le m tier
- Une structure simple et l g re
- La souplesse all e la rigueur
4. Lexercice du pouvoir dans lentreprise : de la centralisation la direction par
objectif
a) La centralisation :
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Dans une organisation centralis e, le pouvoir de d cision est concentr entre les mains d'un
petit nombre de personnes. Cette situation pr sente un certain nombre d'avantages mais aussi des
inconv nients.
Avantages :
- Une vue ensemble de lentreprise est plus facile ainsi que la fixation d'une orientation
strat gique.
- Permet un contr le absolu et clair.
- Facilite la gestion.
- Permet lapplication de normes standard.
- Permet de miniser les co ts de certains services ou fonctions
- Permet d' viter plus facilement les d cisions vagues voire conflictuelles.
- Permet d' liminer toute concurrence interne ind sirable : par exemple. Des produits identiques
vendus des prix diff rents par deux branches du groupe.
- Autorise la r alisation d' conomies d' chelles.
Inconv nients :
- elle limite le pouvoir de r action de lentreprise face aux variations de lenvironnement du fait de
la lenteur de transmission de linformation.
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- elle oblige la direction prendre un grand nombre de d cisions ce qui peut entra ner un retard
dans la prise de d cision, voire une absence de d cision.
- elle incite les dirigeants accorder la priorit des d cisions secondaires au d triment des
d cisions importantes qui engagent lavenir de lentreprise.
b) La d centralisation et la d l gation dans lentreprise :
-
-
" La d centralisation :
Toute d centralisation repose sur trois id es simples :
la d cision doit tre prise autant que possible lendroit et au moment o le probl me surgit.
il faut utiliser de fa on optimale les comp tences dans lentreprise : un probl me sera d'autant
mieux trait que sa polution sera confi ceux qui en ont la meilleurs connaissance et qui sont
les plus comp tents.
le personnel est d'autant plus motiv quil participe la gestion de lentreprise.
-
Avantages de la d centralisation :
- Les responsables locaux peuvent r agir au changement de conditions du march et r duire
ainsi linertie de la firme.
- La prise de d cision est plus rapide, plus claire et fond e sur une meilleure connaissance des
conditions locales.
- La responsabilit et lautorit locales g n rent un plus grand nombre de cadre de meilleure
qualit .
- Une implication et une motivation sup rieure susceptibles d'entra ner une meilleur productivit
et des profits plus lev s.
- Administration et paperasserie sont r duites au minimum.
- Les services g n raux sont plus accessibles et moins pi thoriques. Leur action est plus facile
contr ler.
" La d l gation :
La d l gation repose sur la volont de faire descendre la prise de d cision au plus bas niveau
possible. On admet, en effet, que cest celui qui est le plus proche de la r alit qui peut prendre la
d cision la plus adapt e au probl me pos . Mais ceci implique :
- que lon donne les moyens de prendre la d cision et de lappliquer.
- que lon a pr cis les limites lint rieur desquelles cette d l gation peut sexercer ; plus
quelquun a une une id e claire de ce quil doit accomplir, plus il y a de chances pour quil le
fasse.
Enfin, la d l gation suppose le droit lerreur : tout homme peut se tromper et lon ne consid re
pas que celui qui a fait une erreur est coupable. Par contre, on lui demande de signaler lerreur.
Cest la raison d' tre du contr le ( autocontr le et contr le par le sup rieur).
" La direction par objectif :
Les principes de la direction par objectif ont t propos s par P. Drucker vers 1960. Ils
permettent de mettre en oeuvre la d centralisation dans lentreprise : la direction de lentreprise
fixe des objectifs quelle soumet aux diff rents directeurs des unit s pour recueillir leur avis avant
ex cution. Dans cette optique, la fixation des objectifs nest pas discut e, seuls les moyens
accord s font lobjet d'une n gociation.
O. G linier, vers 1970, compl te ce syst me, appel d s lors direction participative par objectif
(D.P.P.O ): les diff rents membres du personnel fixent avec leurs sup rieurs des objectifs quils
sengagent r aliser
Dans la pratique la D.P.P.O concerne la r lisation d'objectifs court terme.
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REVISION
1. Quelle est la diff rence entre les biens et les services ?
2. Quels sont les l ments dont une entreprise a besoin pour produire des biens et des
services ?
3. Montrez que la r clamation dun client a des r percussions sur tout le syst me
entreprise.
4. Quels sont les facteurs qui peuvent pousser une entreprise d clarer faillite ?
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Chapitre 2 LORGANISATION DE LA PRODUCTION
DANS LES ENTREPRISES
I/ La production :
1. Les types de production :
Selon le nombre d'acticles produire, on distingue la production unitaire, production en petites
s ries et production de masse. Le processus de production peut tre continu ou discontinu.
a) La classification en fonction des quantit s et de la r p tivit :
" La production unitaire :
La production unitaire est le plus souvent le fait dentreprises qui travaillent la commande. Elle
concerne la fabrication de produits qui r pondent une demenda pr cise de la client le (outillages
complexes, bien d quipement qui doivent tre adapt s aux besoins sp cifiques dune entreprise
et qui sont fabriqu s en respectant un cahier des charges; produits incorporant des technologies
de pointe; prototypes, maquettes; produits co teux). La fabrication la commande pr sente des
avantages au niveau des stocks car elle ne sapprovisionne quen fonction des commandes de ses
clients. Ce mode n cessite, en revanche, des d lais de production et de livraison tr s longs.
" La production en s rie :
Elle permet la rentabilisation d quipements co teux et lapplication de la division du travail.
Le travail la cha ne se rencontre souvent pour ce mode de production. Les articles produits en
s rie sont des articles standardis s et non des produits originaux comme dans le cas de la
fabrication unitaire. La demande est anticip e, lentreprise fabrique pour le march et non pour un
client d termin .
Pour chacune de ces quantit s le lancement peut tre r p titif ou non.
b) La classification selon le processus de production :
" La production en continu :
est r alis e sans interruption (de temps et de lieu). G n ralement, les machines sont sp cifiques
au produit ou la famille de produits fabriquer. La production en continu se caract rise par la
fabrication de produits peu diff renci s, par la n cessit de coordonner les rythmes dutilisation
des diff rentes machines et dassurer leur entretien pour viter les goulots d tranglement. Les
industries p tro-chimiques, les cimenteries utilisent ce type de production.
" La production en discontinu :
La plupart des produits ici sont fabriqu s en quantit s relativement petites, les machines sont
group es par nature, il est donc difficile d quilibrer les t ches. Cela conduit souvent des niveaux
de stocks et den-cours lev s.
Un indicateur, le ratio defficacit du processus permet de d terminer un rapport entre le temps
de pr sence dun produit et le temps pendant lequel une valeur ajout e a t apport e au produit .
Ratio defficacit du processus = ________________________________
Temps total y compris les temps dattente
Temps de travail effectif
c) La classification selon la relation avec les clients :
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Cette classification permet de distinguer la production sur stock : le produit fabriqu tant
stock pour tre toujours disponible la vente et la production la comman...