Exercices de Mathématiques: Matrices symétriques ou orthogonales (I)

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Exercices de Mathématiques: Matrices symétriques ou orthogonales (I)

Mathematics, Linear Algebra · exam

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Exercices de Math´ematiques

Matrices sym´etriques ou orthogonales (I)

´Enonc´es

´Enonc´es des exercices

Exercice 1 [ Indication ] [ Correction ]

Soit A une matrice de Mn(R).

Montrer que les deux conditions suivantes sont ´equivalentes.

a) Il existe M dans Mn(R) telle que A = TM M .

b) La matrice A est sym´etrique et ses valeurs propres sont ≥ 0.

Exercice 2 [ Indication ] [ Correction ]

Soit A une matrice sym´etrique r´eelle d’ordre n.

On pose, pour toute matrice colonne X de Mn,1(R), ϕ(X, Y ) = TXAY .

1. Exprimer ϕ(X, Y ) en fonction des composantes de X et de Y dans une base orthonorm´ee

de vecteurs propres de A, et en fonction des valeurs propres de A.

2. Montrer que l’application (X, Y ) 7→ ϕ(X, Y ) d´efinit un produit scalaire si et seulement si

toutes les valeurs propres de A sont strictement positives.

Exercice 3 [ Indication ] [ Correction ]

Soit A = (aij) une matrice sym´etrique r´eelle d’ordre n, de valeurs propres λ1, . . . , λn.

Montrer que

n

X

i,j=1

a2

ij =

n

X

k=1

λ2

k.

Exercice 4 [ Indication ] [ Correction ]

On consid`ere la matrice A carr´ee d’ordre n, dont le terme g´en´eral est aij =

Montrer que les valeurs propres de A sont strictement positives.

Indication : pour tout vecteur propre X, consid´erer TXAX.

1

i + j − 1

.

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Matrices sym´etriques ou orthogonales (I)

Indications, r´esultats

Indications ou r´esultats

Indication pour l’exercice 1 [ Retour `a l’´enonc´e ]

– Si A = TM M , alors A est sym´etrique.

Si AX = λX, alors TX TM M X = · · ·.

– Si A est sym´etrique r´eelle, la diagonaliser via une matrice de passage orthogonale.

Utiliser alors une “racine carr´ee” de la r´eduite diagonale D de A.

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Indication pour l’exercice 2 [ Retour `a l’´enonc´e ]

1. On trouve ϕ(X, Y ) =

n

P

i=1

λixiyi.

2. Remarquer que pour tout vecteur Ui de la base orthonorm´ee, ϕ(Ui, Ui) = λi.

Indication pour l’exercice 3 [ Retour `a l’´enonc´e ]

Remarquer que

n

P

i,j=1

ij = tr (A2) et se souvenir que A est diagonalisable.

a2

Indication pour l’exercice 4 [ Retour `a l’´enonc´e ]

Soit X = (x1, . . . , xn) un vecteur propre de A pour λ. V´erifier que TXAX = λ kXk2.

Montrer ´egalement que TXAX =

n

P

i,j=1

xixj

i+j−1 =

Z 1

0

(cid:16) n

P

i=1

xiti−1(cid:17)2

dt.

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Matrices sym´etriques ou orthogonales (I)

Corrig´es

Corrig´es des exercices

Corrig´e de l’exercice 1 [ Retour `a l’´enonc´e ]

– Si ∃M telle que A = TM M , alors TA = T( TM M ) = TM M = A : A est donc sym´etrique.

Soit λ l’une de ses valeurs propres et X un vecteur propre associ´e.

On a λX = AX = TM M X, puis TX TM M X = λ TXX = λ kXk2.

Mais TX TM M X = T(M X)M X = kM Xk2. Ainsi kM Xk2 = λ kXk2 avec kXk2 > 0.

On en d´eduit que chaque valeur propre de A est positive ou nulle.

– R´eciproquement :

Puisque la matrice A est sym´etrique r´eelle, elle s’´ecrit A = TP DP o`u P est orthogonale et

D diagonale (de coefficients diagonaux successifs les valeurs propres λ1, . . . , λn de A, toutes

positives ou nulles.)

Pour tout indice k, on pose µk =

coefficients diagonaux successifs sont les µk.

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On a ∆2 = D, puis A = TP ∆2P = ( TP T∆)∆P = TM M avec M = ∆P .

λk. On d´esigne par ∆ la matrice diagonale dont les

Corrig´e de l’exercice 2 [ Retour `a l’´enonc´e ]

1. Soit (U ) = U1, U2, . . . , Un une base orthonorm´ee de vecteurs propres de A, pour les valeurs

propres successives λ1, λ2, . . . , λn.

Soient x1, . . . , xn et y1, . . . , yn les coordonn´ees de X et de Y dans cette base.

On exprime ϕ(X, Y ) en fonction des xi et des yj :

ϕ(X, Y ) = TXAY = T(cid:16) n

n

P

P

i,j=1

i=1

(cid:16) n

P

j=1

yjUj

xiUi

=

A

(cid:17)

(cid:17)

xiyj

TUiAUj

Or on peut ´ecrire TUiAUj = TUiλjUj = λj

TUiUj = λj < Ui, Uj >=

n λi

0

si i = j

sinon

On en d´eduit ϕ(X, Y ) =

n

P

i=1

λixiyi.

2. Avec ce r´esultat il est ´evident que ϕ est une forme bilin´eaire sym´etrique.

Pour tout X de coordonn´ees x1, . . . , xn dans la base (U ), on a ϕ(X, X) =

n

P

i=1

λix2

i .

Si les λi sont tous strictement positifs, alors ϕ est d´efinie positive.

R´eciproquement, on remarque que pour tout vecteur Ui, ϕ(Ui, Ui) = λi.

On en d´eduit que si ϕ est d´efinie positive, alors tous les λi sont strictement positifs.

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Corrig´es

Corrig´e de l’exercice 3 [ Retour `a l’´enonc´e ]

On constate que

n

P

i,j=1

a2

ij =

n

P

i=1

(cid:16) n

P

j=1

(cid:17)

a2

ij

=

n

P

i=1

(cid:16) n

P

j=1

(cid:17)

aijaji

= tr (A2). Or A est diagonalisable.

Il en est donc de mˆeme de A2, et les valeurs propres de A2 sont λ2

1, . . . , λ2

n.

L’´egalit´e demand´ee traduit alors le r´esultat bien connu selon lequel la trace d’une matrice B

diagonalisable (et plus g´en´eralement d’une matrice dont le polynˆome caract´eristique est scind´e)

est ´egale `a la somme de ses valeurs propres.

Corrig´e de l’exercice 4 [ Retour `a l’´enonc´e ]

Soit X un vecteur propre de A pour la valeur propre λ, de coefficients successifs x1, . . . , xn.

D’une part TXAX = TX(λX) = λ TXX = λ kXk2. D’autre part :

TXAX = < X, AX > =

n

X

xi

(cid:16) n

X

(cid:17)

=

aijxj

i=1

j=1

n

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X

i,j=1

1

i + j − 1

xixj

On peut transformer le terme g´en´eral de la somme pr´ec´edente :

1

i + j − 1

xixj = xixj

Z 1

0

ti+j−2 dt =

Z 1

0

(xiti−1)(xjtj−1) dt

On en d´eduit une nouvelle expression de TXAX :

TXAX =

n

X

Z 1

i,j=1

0

(xiti−1)(xjtj−1) dt =

Z 1

n

X

0

i,j=1

(xiti−1)(xjtj−1) dt =

Z 1

(cid:16) n

X

0

i=1

xiti−1(cid:17)2

dt

Puisque le vecteur X est non nul, il en est de mˆeme du polynˆome P (t) =

n

X

i=1

xiti−1.

On en d´eduit TXAX > 0, ce qui implique λ > 0, car on a l’´egalit´e TXAX = λ kXk2.

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