Exercices de Mathématiques
Racines n-ièmes complexes (II)
Énoncés
Énoncés des exercices
Exercice 1 [ Indication ] [ Correction ]
Résoudre l’équation (z + 1)n = cos 2na + i sin 2na.
En déduire la valeur de Pn = sin a · sin
(cid:17)
(cid:16)
a + π
n
· · · sin
(cid:16)
a + n−1
n π
(cid:17)
.
Exercice 2 [ Indication ] [ Correction ]
Soient ω0, . . . , ωn−1 les n racines n-ièmes de l’unité. Pour p ∈ ZZ, calculer Sp =
n−1
P
k=0
ωp
k.
Exercice 3 [ Indication ] [ Correction ]
Calculer
n−1
Q
k=0
(2 − ωk), ou les ωk sont les racines n-iemes de l’unité.
Exercice 4 [ Indication ] [ Correction ]
Dans lC, résoudre l’équation z2n − 2zn cos nθ + 1 = 0.
Exercice 5 [ Indication ] [ Correction ]
(cid:17)n
Dans lC, résoudre l’équation
=
(cid:16) 1 − iz
1 + iz
1 + ia
1 − ia
(n ∈ IN∗, a ∈ IR).
Exercice 6 [ Indication ] [ Correction ]
On note z1, z2, . . . , zn les solutions de zn = a (avec |a| = 1, n ∈ IN).
Montrer que les points images de (1 + z1)n, (1 + z2)n, . . . , (1 + zn)n sont alignés.
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Jean-Michel Ferrard
Exercices de Mathématiques
Racines n-ièmes complexes (II)
Indications, résultats
Indications ou résultats
Indication pour l’exercice 1 [ Retour à l’énoncé ]
Les solutions sont les zk = ωkei2a − 1 (ou les ωk sont les racines n-iemes de l’unité.)
Montrer que
n−1
Q
k=0
zk = (−1)n+1 2n i eina Pn.
Remarquer que les zk sont aussi les racines de A(z) = (z + 1)n − e2ina.
En déduire
n−1
Q
k=0
zk = (−1)n+1eina 2i sin na, puis Pn =
sin(na)
2n−1
.
Indication pour l’exercice 2 [ Retour à l’énoncé ]
Pour tout k de {0, . . . , n − 1}, on a ωk = ωk
1 .
Sp est donc la somme des n premiers termes d’une suite géométrique.
Si n ≡ 0
(mod n) alors Sp = n, sinon Sp = 0.
Indication pour l’exercice 3 [ Retour à l’énoncé ]
On trouve
n−1
Q
k=0
(2 − ωk) = 2n − 1.
Indication pour l’exercice 4 [ Retour à l’énoncé ]
Factoriser z2n − 2zn cos nθ + 1 en (zn − einθ)(zn − e−inθ).
Indication pour l’exercice 5 [ Retour à l’énoncé ]
Poser a = tan θ, avec − π
2 < θ < π
2 .
Publicité
Dans le cas général, les solutions sont données par zk = − tan θ+kπ
Noter le cas particulier : a = 0 et n pair.
n , avec
(cid:26) θ = arctan a
0 ≤ k ≤ n − 1
Indication pour l’exercice 6 [ Retour à l’énoncé ]
Poser a = exp(iθ), et en déduire (1 + zk)n = 2(−1)k cosn (cid:16) ϕk
2
(cid:17)
exp
iθ
2
.
Les points d’affixes zk sont sur la droite passant par O et d’angle polaire
θ
2
.
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Exercices de Mathématiques
Racines n-ièmes complexes (II)
Corrigés
Corrigés des exercices
Corrigé de l’exercice 1 [ Retour à l’énoncé ]
Notons ω0, ω1, . . . , ωn−1 les racines n-ièmes de l’unité : ω = ei 2kπ
L’équation s’écrit : (z + 1)n = (ei2a)n.
Ses solutions sont les zk tels que zk + 1 = ωkei2a = ei2a+i 2kπ
ia + i kπ
n
On trouve donc zk = exp
i2a + i 2kπ
n
− 1 = exp
(cid:16)
(cid:16)
(cid:17)
n
n , avec 0 ≤ k ≤ n − 1.
(cid:16)
(cid:17)
(cid:17)
2i sin
a + kπ
n
.
On effectue le produit des zk, pour 0 ≤ k ≤ n − 1. On trouve :
n−1
Y
k=0
(cid:18)
zk = exp
ina + i
(cid:19)
(n − 1)π
2
(2i)nPn = 2n i2n−1 eina Pn = (−1)n+1 2n i eina Pn
D’un autre coté les zk sont les racines du polynôme A(z), avec A(z) = (z + 1)n − e2ina.
Le coefficient constant de A(z) est 1 − e2ina = −eina 2i sin(na).
Puisque A(z) =
n−1
Y
k=0
(z − zk), ce coefficient constant vaut aussi (−1)n
On en déduit
n−1
Y
k=0
zk = (−1)n+1eina 2i sin na.
Ainsi (−1)n+1 2n i eina Pn = (−1)n+1eina 2i sin na. Conclusion : Pn =
n−1
Y
k=0
zk.
sin(na)
2n−1
.
Corrigé de l’exercice 2 [ Retour à l’énoncé ]
Pour tout k de {0, . . . , n − 1}, on a ωk = ωk
1 , avec ω1 = exp
2iπ
n
.
On en déduit : Sp =
n−1
Publicité
X
ωkp
1
: Sp est la somme des n premiers termes d’une suite géométrique
k=0
de premier terme ω0 = 1 et de raison q = ωp
1.
2ipπ
n
On a q = 1 ⇔ exp
⇔ p est un multiple de n. Dans ce cas Sp = n.
Si p n’est pas multiple de n, alors Sp =
qn − 1
q − 1
= 0 car q = ωp
1 est racine n-ième de 1.
Conclusion : si n ≡ 0
(mod n) alors Sp = n, sinon Sp = 0.
Corrigé de l’exercice 3 [ Retour à l’énoncé ]
On connait la factorisation X n − 1 =
n−1
Y
k=0
(X − ωk). On en déduit
n−1
Y
k=0
(2 − ωk) = 2n − 1.
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Racines n-ièmes complexes (II)
Corrigés
Corrigé de l’exercice 4 [ Retour à l’énoncé ]
On a z2n − 2zn cos nθ + 1 = (zn − einθ)(zn − e−inθ).
Notons ω0, ω1, . . . , ωn−1 les racines n-ièmes de l’unité : ω = ei 2kπ
Les solutions de zn = einθ = (cid:0)eiθ(cid:1)n sont les zk = ωkeiθ = eiθ+ 2ikπ
Les solutions de zn = e−inθ = (cid:0)e−iθ(cid:1)n sont les zk = ωke−iθ = e−iθ+ 2ikπ
n
n , avec 0 ≤ k ≤ n − 1.
n , avec 0 ≤ k ≤ n − 1.
Corrigé de l’exercice 5 [ Retour à l’énoncé ]
Posons a = tan θ, avec − π
2 < θ < π
(cid:17)n
(cid:16) 1−iz
1+iz
Notons ω0, ω1, . . . , ωn−1 les racines n-ièmes de l’unité :
(cid:16) 1−iz
1+iz
L’équation s’écrit alors
1−i tan θ = eiθ
2 . Alors 1+ia
1−ia = 1+i tan θ
= un, avec u = e2i θ
n .
1+iz = ωku ⇔ ∃k, i z(1 + ωku) = 1 − ωku
(cid:17)n
= un ⇔ ∃k, 1−iz
(cid:16) 2i
Mais 1 − ωku = 1 − exp
e−iθ = e2iθ.
(cid:17)
n (θ + kπ)
(cid:16) 2i
= − exp
(cid:17)
n (θ + kπ)
(cid:16) i
(cid:17)
n (θ + kπ)
(cid:16) i
2i sin θ+kπ
n .
(cid:17)
2 cos θ+kπ
n .
n (θ + kπ)
n = − sin θ+kπ
n , avec 0 ≤ k ≤ n − 1.
= exp
2 < θ
De même 1 + ωku = 1 + exp
L’équation initiale équivaut donc à : z cos θ+kπ
Publicité
n < θ
n ≤ θ+kπ
On a − π
La seule possibilité pour que cos θ+kπ
Cette possibilité équivaut à θ = n π
Cela ne se produit que si θ = 0, n pair et k = n
2 .
– Dans le cas général, l’équation a donc n solutions distinctes.
soit nul est donc θ+kπ
n
2 − kπ.
n + π 3π
2 .
n = π
2 .
Ce solutions sont données par zk = − tan θ+kπ
n , avec
(cid:26) θ = arctan a
0 ≤ k ≤ n − 1
– Si a = 0 et si n est pair, l’équation possède n − 1 solutions distinctes.
Ces solutions sont données par la formule précédente, avec 0 ≤ k ≤ n − 1 et k 6= n
2 .
Corrigé de l’exercice 6 [ Retour à l’énoncé ]
Si a = exp(iθ), alors zk = exp iϕk, avec ϕk =
On a alors 1 + zk = 2 cos
ϕk
2
θ
2
=
Or n
+ kπ ⇒ exp
Ainsi (1 + zk)n = 2(−1)k cosn (cid:16) ϕk
2
i
(cid:17)
nϕk
2
exp
(cid:17)
(cid:16)
i
ϕk
2
ϕk
2
(cid:16)
= (−1)k exp
iθ
2
.
(cid:17)
exp
iθ
2
⇒ arg(1 + zk)n =
θ
2
(mod π).
+
θ
n
2kπ
.
n
puis (1 + zk)n = 2 cosn (cid:16) ϕk
2
(cid:17)
exp
(cid:16)
i
nϕk
2
(cid:17)
.
Les points d’affixes zk sont donc sur la droite passant par l’origine et d’angle polaire
θ
2
.
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