Exercices de Mathématiques

Mathématiques, Espaces préhilbertiens · exam

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Exercices de Math´ematiques

Espaces pr´ehilbertiens (I)

´Enonc´es

´Enonc´es des exercices

Exercice 1 [ Indication ] [ Correction ]

Soit E un espace pr´ehilbertien sur K. Soient u, v deux vecteurs de E.

On suppose que, pour tout λ de K, ku + λvk ≥ kuk.

Montrer que u et v sont orthogonaux.

Exercice 2 [ Indication ] [ Correction ]

Soit E un espace pr´ehilbertien sur C. Soit f ∈ L(E).

Montrer que f = 0 ⇔ ∀x ∈ E, < f (x), x > = 0.

Exercice 3 [ Indication ] [ Correction ]

Dans l’espace E pr´ehilbertien r´eel, soit f une application telle que f (0) = 0 et

(1) : ∀x, y ∈ E, kf (x) − f (y)k = kx − yk .

1. Montrer que f conserve le produit scalaire.

2. En d´eduire que f est lin´eaire.

Exercice 4 [ Indication ] [ Correction ]

Soit E un espace pr´ehilbertien sur C.

Montrer que ∀(u, v) ∈ E2, < u, v >=

(cid:2)ku + vk2 + i ku + ivk2 − (1 + i) kuk2 + kvk2(cid:3).

1

2

Exercice 5 [ Indication ] [ Correction ]

Soit E un espace pr´ehilbertien, et soit f une application de E dans E telle que, pour tous

vecteurs x et y : < f (x), y >=< x, f (y) >.

Montrer que f est lin´eaire.

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Jean-Michel Ferrard

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Exercices de Math´ematiques

Espaces pr´ehilbertiens (I)

Indications, r´esultats

Indications ou r´esultats

Indication pour l’exercice 1 [ Retour `a l’´enonc´e ]

´Elever au carr´e, trouver 2Re (λ < u, v >) + |λ|2 kvk2 ≥ 0.

Choisir ensuite λ = r < v, u >, avec r r´eel.

Indication pour l’exercice 2 [ Retour `a l’´enonc´e ]

Se donner x, y quelconques dans E.

D´evelopper < f (x + iy), x + iy > et < f (x + y), x + y >.

Indication pour l’exercice 3 [ Retour `a l’´enonc´e ]

1. V´erifier que f conserve la norme, puis d´evelopper kf (x) − f (y)k2.

2. Se donner deux vecteurs x, y et deux scalaires α, β.

D´evelopper kf (αx + βy) − αf (x) − βf (y)k2.

Indication pour l’exercice 4 [ Retour `a l’´enonc´e ]

On sait que ku + vk2 = < u + v, u + v > = kuk2 + 2Re < u, v > + kvk2.

D´evelopper ´egalement ku + ivk2, puis former ku + vk2 + i ku + ivk2.

Indication pour l’exercice 5 [ Retour `a l’´enonc´e ]

Se donner x, y, z dans E, et α et β dans K.

V´erifier que < z, f (αx + βy) > = < z, αf (x) + βf (y) >.

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Exercices de Math´ematiques

Espaces pr´ehilbertiens (I)

Corrig´es

Corrig´es des exercices

Corrig´e de l’exercice 1 [ Retour `a l’´enonc´e ]

En ´elevant au carr´e, ku + λvk2 ≥ kuk2.

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Autrement dit, pour tout λ de K : 2Re (λ < u, v >) + |λ|2 kvk2 ≥ 0.

Choisissons λ = r < v, u >= r< u, v >, avec r r´eel, pour se “d´ebarrasser” de la partie r´eelle.

On obtient, pour tout r´eel non nul r : (2r + r2 kvk2) |< u, v >|2 ≥ 0.

Si < u, v > n’´etait pas nul, on en d´eduirait 2r + r2 kvk2 ≥ 0 pour tout r non nul, ce qui est

absurde car cette quantit´e est ´equivalente `a 2r (donc change de signe) au voisinage de l’origine.

On a donc d´emontr´e que les vecteurs u et v sont orthogonaux.

Corrig´e de l’exercice 2 [ Retour `a l’´enonc´e ]

Evidemment, si f = 0, on a < f (x), x > = 0 pour tout x de E.

Seule la r´eciproque est int´eressante.

On suppose donc que pour tout vecteur x de E, les vecteurs f (x) et x sont orthogonaux.

Le fait que E soit un espace pr´ehilbertien sur C est tr`es important.

En effet si on consid`ere une rotation r d’angle π/2 dans R2, par exemple, alors on < r(x), x >= 0

pour tout vecteur x, bien que r ne soit pas l’application nulle.

Soient x et y deux ´el´ements quelconques de E.

On va ´evaluer le produit scalaire de f (x + iy) et de x + iy (dont on sait qu’il est nul) en utilisant

l’hypothese faite sur f (et sa lin´earit´e) et les propri´et´es du produit scalaire (lin´earit´e a droite

et semi-lin´earit´e `a gauche) :

0 =< f (x + iy), x + iy > = < f (x) + if (y), x + iy > = i < f (x), y > − i < f (y), x >

Donc < f (x), y > = < f (y), x >.

Appliquons la mˆeme id´ee au produit scalaire (nul) < f (x + y), x + y > :

0 =< f (x + y), x + y > = < f (x) + f (y), x + y > = < f (x), y > + < f (y), x >

Donc < f (x), y > = − < f (y), x >.

Les deux r´esultats obtenus montrent que pour tous x, y de E : < f (x), y > = 0.

Cette ´egalit´e ´etant valable pour tout y, et notamment pour y = f (x), il en r´esulte f (x) = 0,

pour tout x de E.

L’application f est donc bien l’application nulle.

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Espaces pr´ehilbertiens (I)

Corrig´es

Corrig´e de l’exercice 3 [ Retour `a l’´enonc´e ]

1. En faisant y = 0 dans l’hypoth`ese, on trouve : ∀x ∈ E, kf (x)k = kxk.

On ´el`eve l’´egalit´e (1) au carr´e et on trouve, pour tout vecteurs x, y de E :

kf (x) − f (y)k2 = kx − yk2

⇒ kf (x)k2 + kf (y)k2 − 2 < f (x), f (y) > = kxk2 + kyk2 − 2 < x, y >

⇒ < f (x), f (y) > = < x, y >

L’application f conserve donc le produit scalaire.

2. On se donne deux vecteurs quelconques x, y et deux scalaires quelconques α, β.

On va d´evelopper kf (αx + βy) − αf (x) − βf (y)k2 en utilisant les r´esultats pr´ec´edents

(conservation de la norme et du produit scalaire.)

kf (αx + βy) − αf (x) − βf (y)k2

= kf (αx + βy)k2 + α2 kf (x)k2 + β2 kf (y)k2

− 2α < f (αx + βy), f (x) > −2 β < f (αx + βy), f (y) > + 2αβ < f (x), f (y) >

= kαx + βyk2 + α2 kxk2 + β2 kyk2

− 2α < αx + βy, x > − 2β < αx + βy, y > + 2αβ < x, y >

= kαx + βyk2 + α2 kxk2 + β2 kyk2

− 2α2 kxk2 − 2β2 kyk2 − 4αβ < x, y > + 2αβ < x, y >

= kαx + βyk2 − α2 kxk2 − β2 kyk2 − 2αβ < x, y > = 0

Ainsi kf (αx + βy) − αf (x) − βf (y)k = 0, pour tous α, β de R et tous x, y de E ce qui

prouve la lin´earit´e de f .

Si E est un espace euclidien, f est donc un automorphisme orthogonal de E.

Corrig´e de l’exercice 4 [ Retour `a l’´enonc´e ]

On sait que ku + vk2 = < u + v, u + v > = kuk2 + 2Re < u, v > + kvk2.

De mˆeme :

ku + ivk2 = < u + iv, u + iv > = kuk2 + 2Re (−i < u, v >) + kvk2

= kuk2 + 2Im < u, v > + kvk2

On en d´eduit :

Autrement dit :

ku + vk2 + i ku + ivk2 = (1 + i)(kuk2 + kvk2) + 2 < u, v >

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< u, v > =

1

2

(cid:2)ku + vk2 + i ku + ivk2 − (1 + i) kuk2 + kvk2(cid:3)

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Espaces pr´ehilbertiens (I)

Corrig´es

Corrig´e de l’exercice 5 [ Retour `a l’´enonc´e ]

On se donne trois vecteurs quelconque x, y, z, et deux scalaires quelconques α et β. On ´ecrit :

< z, f (αx + βy) > = < f (z), αx + βy > = α < f (z), x > + β < f (z), y >

= α < z, f (x) > + β < z, f (y) > = < z, αf (x) + βf (y) >

Autrement dit la diff´erence f (αx + βy) − (αf (x) + βf (y)) est orthogonale `a tout z de E.

Il s’ensuit que cette diff´erence est nulle.

Ainsi f (αx + βy) = αf (x) + βf (y), pour tous x, y de E et tous α, β de K.

Autrement dit f est lin´eaire.

Si E est un espace euclidien, f est donc un endomorphisme sym´etrique de E.

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