Equations locales de l’électromagnétisme

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Equations locales de l’électromagnétisme

Electromagnetism, Physics, Mathematics · course

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Equations locales de l lectromagn tisme

Equations locales de lEM, transparents de cours, MP, Lyc e Montesquieu (Le Mans), Olivier Granier

___________________________________________________________________________________________

Chapitre 4

Equations locales de l lectromagn tisme

I) Equation locale de conservation de la charge :

On consid re un volume V d limit par une surface ferm e S (fixe dans le r f rentiel d tude).

r

n

r

j

dS

m

Volume

V

2

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Soit m la densit volumique de charges mobiles dans le milieu. La charge totale Q(t) comprise

dans le volume linstant t vaut :

tQ

)(

=

V+++

(

)

d

m

La conservation de la charge lectrique permet d crire :

dQ

dt

)(=

ti

travers

S

d

dt

+++

V

(

)

m

(

dtM

),

=

rr

dSnj

.

++

(

S

)

Par cons quent :

Le volume (V) tant fixe :

d

dt

+++

V

(

)

m

(

dtM

),

=

+++

V

(

)

m

tM

(

),

t

d

3

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___________________________________________________________________________________________

Finalement, le principe de conservation de la charge conduit

+++

m

++

=

d

tM

(

),

t

V

(

)

(

S

)

rr

dSnj

.

En utilisant le th or me de Green-Ostrogradsky :

+++

V

(

)

m

tM

(

),

t

d

=

+++

V

(

)

r

djdiv

m

+++V

(

)

tM

(

),

t

+

r

djdiv

=

0

soit

Ce r sultat tant vrai pour tout volume (V), il vient :

tMm

(

),

t

r

jdiv

+

=

0

Cest l quation locale de conservation de la charge lectrique.

4

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  • Remarque : une telle forme d quation se retrouve couramment lorsque lon fait le bilan dune

grandeur scalaire extensive qui, en labsence de sources, ob it un principe de conservation :

" Conservation de l nergie EM (vecteur de Poynting)

" Conservation de la masse (en m canique des fluides)

" Equations de la diffusion et de la chaleur (ph nom nes de transport).

5

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  • Densit de courant et intensit en r gime permanent :

On a alors

t

0=

et donc

div

r

0=j

.

On en d duit :

" Lintensit totale qui sort dune surface ferm e (S) quelconque est nulle en r gime

permanent :

i

=

++

(

S

)

rr

dSnj

.

=

+++

V

(

)

r

dj

.

=

0

div

" En r gime permanent, lintensit a m me valeur travers toutes les sections dun m me tube

de champ.

6

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En effet :

r

On consid re une surface ferm e (S) constitu e par un tube de champ (T) du champ j

(appel

tube de courant) et deux surfaces (S1) et (S2) sappuyant sur deux contours de m me orientation

r

trac s sur (T) et soient I1 et I2 les intensit s, flux de j

respectivement travers (S1) et (S2).

I1

(C1)

(S1)

(T)

7

I2

(C2)

(S2)

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rr

dSnj

.

+==

0

I

1

I

2

+

++

(

T

)

rr

dSnj

.

I

+=

1

I

2

++

(

S

)

Soit :

I

1

I

= 2

=

I

En r gime permanent, lintensit du courant lectrique prend la m me valeur dans toute

section dune branche de circuit. On peut galement en d duire la loi des nSuds (conservation

du flux du vecteur densit de courant).

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II) Equations de Maxwell :

Dans la th orie de Maxwell, linteraction entre deux particules est transmise par linterm diaire de

modifications de proche en proche du champ EM.

Cette propagation de linteraction par linterm diaire du champ EM se fait pr cis ment sous

forme dondes EM avec la c l rit c.

Pour se repr senter linteraction de deux particules dans le cadre dune th orie de champ, une

image possible est celle de deux bouchons A et B flottant sur leau et initialement immobiles.

Une oscillation verticale de A engendre des oscillations de leau qui se transmettent de proche en

proche dans toutes les directions jusqu ce quelles atteignent B qui est alors mis en mouvement.

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Les quations de Maxwell sont des quations locales qui expriment des relations entre le champ

rr

( BE

,

EM

)

et ses sources

r

j

)

(

:

,

=

0

(

Equation

du

flux

magn tique

Flux

)

r

Bdiv

r

Ediv

=

0

r

Erot

=

r

Brot

=

r

B

t

r

j

+

0

0

0

(

Equation

de

Maxwell

Gauss

MG

)

(

Equation

de

Maxwell

Faraday

MF

)

(

Equation

de

Maxwell

Amp re

MA

)

r

E

t

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  • Les quations de Maxwell et la conservation de la charge :

" Les quations de Maxwell contiennent le principe de conservation de la charge. En effet, si

lon prend la divergence de l quation de MA :

r

Brot

div

(

)

0

==

0

div

r

j

+

0

0

div

Soit :

r

E

t

=

0

div

r

j

+

0

0

t

r

(

Ediv

)

=

0

r

j

+

Publicité

div

t

div

r

j

+

t

0=

Ainsi, il nest pas n cessaire dajouter la conservation de la charge aux postulats de lEM dans la

mesure o celle-ci d coule des quations de Maxwell.

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" N cessit du courant de d placement

r

Brot

=

En r gime quelconque, on pose

r

j

div

1

0

Soit encore, si lon veut respecter le principe de conservation de la charge :

=

div

div

div

=

D

)

(

r

j

)

. Alors :

r

jD

r

j

(0

=

+

0

r

Dj

r

Brot

r

E

t

:

r

j

D

r

j

div

=

div

r

j

D

=

t

En utilisant l quation de MG :

r

j

div D

=

t

=

t

r

)Ediv

(

0

soit

r

j

div

0

D

r

E

t

=

0

La solution la plus simple de cette quation correspond bien au choix du courant de d placement

r

j D

0

=

r

E

t

.

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  • Les quations de propagation du champ EM :

Soit une distribution (D) de charges localis es autour dun point O, dont les densit s sont

fonction du temps (exemple : une antenne m tallique).

Selon les quations de Maxwell-Gauss et de Maxwell-Amp re, cette distribution (D) est la source

r

de champs E

variables dans le temps qui vont s tablir dans tout le voisinage de O.

r

et B

Un point M de ce voisinage, bien que situ en dehors de (D), est lui-m me source de champs en

raison des termes en

quations de Maxwell-Faraday et de Maxwell-Amp re.

et

provenant de O qui jouent un r le de sources dans les

r

tB

/

r

tE

/

Les points P du voisinage de M sont leur tour dans leur propre voisinage des sources de

champs variables dans le temps &

On con oit ainsi que le champ EM se propage en faisant penser des rides se transmettant de

proche en proche la surface de leau.

Le couplage qui est introduit dans les quations de Maxwell par la pr sence des deux d riv es

est lorigine du ph nom ne de propagation du

partielles par rapport au temps

champ EM.

r

tE

/

r

tB

/

et

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Obtention des quations de propagation du champ EM :

On calcule le rotationnel de l quation de Maxwell-Faraday :

r

r

Erot

(

)

rot

=

)Brot

(

t

Or :

rot

r

Erot

(

r

Ediv

=

0

r

Brot

=

et

Avec

r

j

+

0

0

0

)

=

r

E

t

r

(

Ediv

)

r

E

grad

, il vient :

Soit, finalement :

grad

0

r

E

=

t

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r

j

+

0

0

0

r

E

t

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1

0

r

E

+

0

r

j

t

0

0

grad

r

E

2

t

=

2

De mani re sym trique, on limine E au profit de B en calculant le rotationnel de MA :

)

r

B

=

r

(

Bdiv

r

Brot

)Erot

(

0

0

grad

0

rot

rot

r

j

(

)

+

=

r

t

Soit :

Finalement :

grad

( )

0

r

B

=

r

j

+

0

0

0

rot

t

r

B

t

=

0

rot

r

j

r

B

0

0

r

B

2

2

t

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r

jet

Dans une r gion sans charges ni courants (

) :

r

0

=

=

0

r

E

0

0

2

t

r

E

2

r

0

=

et

r

B

0

0

r

B

2

2

t

r

0

=

Ces quations sont les quations de propagation du champ EM. Si lon note s(t) lune des six

coordonn es des champ EM (Ex,&., Bx,&), alors :

s

0

0

2

t

Publicité

s

2

=

0

soit

s

1

2

v

2

t

s

2

=

0

(

1

2

v

=

0

0

)

Cest l quation de dAlembert ( quation classique de propagation des ondes, encore appel e

quation des cordes vibrantes) tablie au XVIII me si cle pour mod liser les vibrations dune

corde tendue. Comme le montre le paragraphe suivant, les solutions de cette quation traduisent

un ph nom ne de propagation de c l rit v.

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  • Changement de r f rentiel :

Soit, dans le r f rentiel du laboratoire (R), un faisceau de protons de densit particulaire n

homog ne, daxe (Oz) et de rayon a. Le faisceau est dit homocin tique lorsque toutes les

particules ont la m me vitesse

r

v

=

r

zuv

.

Une tude de sym tries conduit (dans le r f rentiel du laboratoire) :

r

r

urBB

)(

r

r

urEE

)(

et

=

=

r

On se place maintenant dans le r f rentiel (R) li aux charges, cest- -dire se d pla ant en

translation rectiligne par rapport (R) la vitesse

r

=B

r

)0'

pas de champ magn tique (

et ne subsiste donc qun champ lectrique

.

. Les charges, immobiles, ne cr ent

r

'E

r

v

=

r

zuv

Cet exemple simple illustre le fait que le champ EM d pend du r f rentiel consid r .

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Formule de changement de r f rentiel :

r

Soit v

r f rentiel (R) anim de la vitesse

r

ev

par rapport (R).

la vitesse dune particule de charge q dans un r f rentiel (R) et soit

r

'v

sa vitesse dans un

La force de Lorentz doit tre identique dans les deux r f rentiels (principe dinvariance de la

force en m canique newtonienne), par cons quent :

r

f

r

r

r

(

BvEq

'+

)

=

r

r

r

(

BvEq

'

'

'+

)'

=

On utilise la relation de composition des vitesses :

r

r

evv

+= '

r

v

Alors :

r

E

r

r

vv

'(

+

e

)

+

r

r

r

r

BvEB

'

'

='

'+

'

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Soit :

r

r

vE

+

e

r

'

='+'

r

r

BvEBvB

r

'

'

'+

r

r

'

On est donc amen poser : (expressions de changement de r f rentiels galil ens du champ EM)

r

r

r

vEE

e

+

=

'

r

B

'

r

r

BB

=

'

et

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III) Contenus physiques des quations de Maxwell :

Ce paragraphe permet de montrer que les quations locales de Maxwell donnent, par

int gration, des lois et th or mes connus qui peuvent tre v rifi s exp rimentalement.

" Equation de Maxwell-Gauss et th or me de Gauss :

On part de l quation de MG :

r

=Ediv

0

afin de calculer le flux sortant du champ lectrique travers une surface ferm e (S) :

rr

dSnE

.

++

(

S

)

=

+++

V

(

)

r

dEdiv

.

=

1

0

+++

V

(

)

d

.

=

Q

int

0

Le th or me de Gauss appara t ainsi encore valable en EM, m me si les charges lectriques

peuvent tre en mouvement.

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En r gime permanent, les sources du champ lectrique sont les charges caract ris es par la

densit . Les lignes de champ divergent partir des charges positives la mani re dun fluide

sortant dune v ritable source et disparaissent sur les charges n gatives comme un fluide dans un

puits.

Tel est encore le cas en r gime non permanent, la diff rence pr s que (voir cons quence de

l quation de Maxwell-Faraday), nest plus la seule source du champ lectrique, de telle sorte

que les cartes de champ lectrique nont plus n cessairement la m me allure.

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Equation de Maxwell-Amp re et th or me dAmp re g n ralis :

On calcule la circulation un instant donn du champ magn tique le long dun contour (C) sur

lequel sappuie une surface (S) et on utilise l quation de MA :

r

E

t

+

0

r

Brot

r

j

=

0

0

Il vient :

On reconna t :

rr

l

dB

.

+

(

C

)

=

++

(

S

)

rr

dSnBrot

.

=

++

(

S

)

r

j

+

0

0

0

r

E

t

r

dSn

.

rr

dSnj

.

i

(++=

S

)

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lintensit qui traverse (S). On peut noter que, en r gime non permanent, cette grandeur ne

d pend pas seulement de (C) mais de la surface (S) car j

r nest plus flux conservatif.

Alors : (th or me dAmp re g n ralis )

o le terme :

rr

l

dB

.

=

0

+

(

C

)

i

+

++

(

S

)

0

r

E

t

r

dSn

.

i

D

=

++

(

S

)

0

r

E

t

r

dSn

.

sinterpr te comme le flux du courant de d placement travers la surface (S).

Ainsi, en r gime non permanent, les sources du champ magn tique sont de deux natures : les

courants r els et le courant de d placement qui provient de la d pendance temporelle du

champ lectrique.

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En r gime permanent, on retrouve bien videmment le th or me dAmp re classique :

rr

l

dB

.

=

0

i

+

(

C

)

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Equation du flux magn tique et champ magn tique flux conservatif :

L quation locale :

r

0=Bdiv

permet de montrer que :

rr

dSnB

.

++

)5(

r

dBdiv

.

=

0

=

+++

V

(

)

soit

++

)5(

rr

dSnB

.

==

0

Le champ magn tique est flux conservatif. Par cons quent :

  • Le flux magn tique se conserve chaque instant travers toute section dun tube de champ

magn tique :

1 =

2

.

  • Il est possible de d finir le flux magn tique qui traverse un contour (C) sans avoir pr ciser

la surface (S) qui sappuie sur celui-ci.

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" Equation de Maxwell-Faraday et loi de Faraday :

On value la circulation e du champ lectrique le long dun contour (C) ferm sur lequel sappuie

r

Publicité

Erot

=

r

B

t

:

une surface (S) et on utilise l quation de Maxwell-Faraday

rr

l

dE

.

+

(

C

)

=

++

(

S

)

rr

dSnErot

.

=

++

(

S

)

r

B

t

r

dSn

.

=

d

dt

++

(

S

)

rr

dSnB

.

Soit :

rr

l

dE

.

e

=

+

(

C

)

;

=

++

(

S

)

rr

dSnB

.

e

=

d

dt

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___________________________________________________________________________________________

En r gime permanent :

rr

l

dE

.

=

0

r

Erot

r

)0

=

(

et

e

= +

(

C

)

Le champ lectrique permanent est circulation conservative. On peut d finir un potentiel

scalaire tel que :

r

E =

grad

V

En r gime non permanent : la circulation e du champ sidentifie la f m qui est induite sur (C).

On d montre ainsi la loi de Faraday :

e

=

d

dt

d gag e exp rimentalement par Faraday en 1831.

La circulation du champ E nest plus nulle : un champ magn tique variable dans le temps est

source dun champ lectrique circulation non conservative.

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r

IV) Existence de potentiels ( A

,V), jauge de Lorentz, cas de lARQS :

1 Rappels math matiques :

Un champ gal un gradient a un rotationnel nul et un champ gal un rotationnel a une

divergence nulle :

r

e

r

b

=

=

grad

r

a

rot

rot

r

e

r

bdiv

r

0

r

0

=

=

R ciproquement, on peut montrer que :

" Si un champ vectoriel a un rotationnel nul, il existe au moins un champ scalaire dont il est le

gradient.

" Si un champ vectoriel a une divergence nulle, il existe au moins un champ vectoriel dont il

est le rotationnel.

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___________________________________________________________________________________________

2 D finition des potentiels ( A

r ,V) :

L quation de Maxwell-flux :

r

0=Bdiv

r

et la propri t pr cis e ci-dessus permettent de d finir un champ vectoriel A

vecteur) tel que :

(appel potentiel

r

B

=

r

Arot

Si lon introduit cette relation dans l quation de Maxwell-Faraday, il vient :

r

Erot

=

r

B

t

=

t

r

Arot

)

(

soit

rot

r

E

+

r

A

t

r

0

=

Il existe donc au moins un champ scalaire que lon notera V (V est appel potentiel scalaire) tel

que :

29

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___________________________________________________________________________________________

r

E

+

r

A

t

=

grad

(

V

)

=

grad

V

soit

r

E

=

grad

V

r

A

t

Dans le cas du r gime permanent

r

A

t

r

0

=

, on retrouve lexpression classique

r

E =

grad

V

.

Non unicit du couple de potentiels :

On suppose que, pour un champ EM donn , on dispose de deux couples (

potentiels. Alors :

r

0A

r

,V0) et ( A

,V) de

Par cons quent, en notant

r

r

AA

0

r

B

=

=

r

Arot

0

r

tr

),(

r

Arot

soit

rot

(

r

r

AA

0

)

=

r

0

un champ scalaire quelconque :

=

grad

soit

r

r

AA

=

0

+

grad

30

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___________________________________________________________________________________________

r

tr

),(

d signe un champ scalaire quelconque)

Le potentiel vecteur

convient galement : le potentiel vecteur est d fini un gradient pr s.

r

r

AA

= 0

grad

(o

+

De m me, pour le potentiel scalaire :

r

E

=

grad

V

0

r

A

0

t

=

grad

V

r

A

t

soit

grad

VV

(

0

)

=

(

r

r

AA

0

t

)

Soit :

grad

VV

(

+

0

)

t

=

0

Apr s int gration, la fonction additive du temps qui sintroduit est mise sous forme dune d riv e

par rapport au temps :

Finalement, en posant

r

tr

),(

VV

0

+

t

=

tf

)(

=

t

)(

dF

dt

r

tr

),(

=

tF

)(

:

31

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___________________________________________________________________________________________

rr

trA

),(

=

r

r

trA

),(

Publicité

0

+

grad

r

tr

),(

et

r

trV

),(

r

trV

),(

0

=

r

tr

),(

t

Il existe donc une infinit de couples de potentiels vecteurs : faire le choix dun dentre eux est

faire un choix de jauge (il existe une infinit de jauges). On dit quil y a ind termination de jauges.

Le champ EM est par contre invariant de jauge ; lui seul a un sens physique alors que les

potentiels sont seulement un moyen math matique dexpression des champs (en m canique

classique).

32

Equations locales de lEM, transparents de cours, MP, Lyc e Montesquieu (Le Mans), Olivier Granier

___________________________________________________________________________________________

3 - Potentiels permanents :

En r gime permanent, les quations de Poisson se r crivent sous la forme :

r

A

0 =

r

j

et

=V

0

Cette derni re quation a pour solution la solution bien connue (loi de Coulomb pour le potentiel

lectrostatique) :

MV

(

)

=

1

4

0

+++

(

D

)

S

)(

SM

d

(On note M le point o lon calcule le potentiel, S un point source de la distribution (D) de

charges, r = SM et

r

r

=

SM

=

r

ur

).

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Equations locales de lEM, transparents de cours, MP, Lyc e Montesquieu (Le Mans), Olivier Granier

___________________________________________________________________________________________

Chaque composante Ax, Ay et Az v rifient la m me quation que V ; par cons quent :

r

MA

(

)

=

0

4

+++

(

D

)

r

Sj

)(

SM

d

On peut montrer que la condition de jauge de Lorentz est bien v rifi e, cest- -dire que :

r

0=Adiv

On peut alors en d duire la formule de Biot et Savart donnant le champ magn tique. On value :

Soit :

r

MB

(

)

=

r

MArot

(

)

=

rot

0

4

+++

(

D

)

r

Sj

)(

SM

d

r

MB

(

)

=

r

MArot

(

)

=

0

4

+++

(

D

)

rot

M

r

Sj

)(

SM

d

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Equations locales de lEM, transparents de cours, MP, Lyc e Montesquieu (Le Mans), Olivier Granier

___________________________________________________________________________________________

r

Af

=)

rot

(

Or : (

r

fA

+'

r

Arot

)

grad

rot

M

f

r

Sj

)(

SM

=

grad

M

1

SM

'

r

Sj

)(

+

1

SM

r

Sj

((

))

rot

M

r

Sj

)(

SM

=

1

2

SM

rot M

r

u

'

r

Sj

)(

Do la loi de Biot et Savart :

r

MB

(

)

=

0

4

+++

(

D

)

1

2

SM

r

u

'

r

dSj

)(

=

0

4

Et, dans le cas dun circuit filiforme (avec lexpression formelle

r

u

di

r

l

r

MB

(

)

=

0

4

+

(

C

)

35

'

2

SM

r

Sj

)(

D

)

SM

r

u

'

2

d

(

+++

r

dj

=

l

id

) :

Equations locales de lEM, transparents de cours, MP, Lyc e Montesquieu (Le Mans), Olivier Granier

___________________________________________________________________________________________

" Etude dun exemple sym trie cylindrique ; D termination dun potentiel vecteur :

Un fil rectiligne infini est mod lis par un tube de courant daxe (Oz) et de rayon a, parcouru par

. On souhaite d terminer un potentiel vecteur associ au

r

j

le courant volumique uniforme

champ magn tique cr par le fil.

r

zuj

=

Des consid rations de sym trie et lapplication du th or me dAmp re en r gime permanent

conduit facilement :

Lexpression :

r

B

r

B

r

r

u

j

20=

0=

j

r

u

2

r

a

2

Si r < a :

Si r > a :

r

MA

(

)

=

0

4

+++

(

D

)

36

r

Sj

)(

SM

d

Equations locales de lEM, transparents de cours, MP, Lyc e Montesquieu (Le Mans), Olivier Granier

___________________________________________________________________________________________

montre que le potentiel vecteur poss de des propri t s de sym trie semblables celles du champ

lectrique (cest un vrai vecteur).

Par cons quent, le plan contenant le point M et perpendiculaire au fil tant un plan

dantisym trie, on peut crire que :

r

r

zurAMA

(

=

)(

)

r

B

r

Arot

=

La relation

surface (S) s crit :

appliqu e sous forme int grale un contour (C) sur lequel sappuie une

+

(

rr

l

dA

.

)

=

++

C

r

r

urBMB

=

)(

)

S

(

)

rr

dSnB

.

. Le choix du contour (C) et de la surface

r

r

zurAMA

(

=

(

avec, ici,

(S) est pr cis sur la figure suivante :

)(

et

)

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Equations locales de lEM, transparents de cours, MP, Lyc e Montesquieu (Le Mans), Olivier Granier

___________________________________________________________________________________________

z

r

r

zurAA

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)(=...