Rapport Stage Fiduciaire Infofisc – Comptabilité & Fiscalité Pratique

Page 1 sur 24Lecteur de document UniversityLib

Rapport Stage Fiduciaire Infofisc – Comptabilité & Fiscalité Pratique

Stage Report, Accounting, Business Management · textbook

Voir tous les documents en gestion et économie

Remerciements

Je tiens à remercier dans un premier temps, toute l’équipe

pédagogique de l’Ecole Nationale de Commerce et de Gestion

(ENCG) pour avoir assuré la partie théorique de ma formation

pour la deuxième année.

J’adresse mes remerciements à la société fiduciaire « Infofisc »

pour m’avoir permis d’effectuer mon stage au sein de ses

services. Je remercie plus particulièrement :

 Le directeur de la société fiduciaire monsieur Hassan

BAKHOUCH, pour son accueil et sa confiance qu’il m’a

accordé dès le début du stage.

 Le chef comptable et mon encadrant monsieur Abdellah

BAKHOUCH, pour sa disponibilité, ses conseils, et son

attention à mon égard tout au long de mon stage.

Enfin, je remercie infiniment l’ensemble du personnel pour sa

coopération, son assistance et pour l’expérience enrichissante et

plein d’intérêt qu’ils m’ont fait vivre durant toute la période du

stage.

MERCI

Avant – Propos

Pour la deuxième année de ma formation au sein de l’Ecole

Nationale de Commerce et de Gestion, les étudiants sont menés à

effectuer un stage d’une période d’un mois au sein d’une

entreprise. En ce qui me concerne, mon stage a été effectué à

« Infofisc », une société fiduciaire située à l’angle du Boulevard

Teldi et de le Rue de Marrakech.

Ce stage m’a permis de se familiariser avec le rythme du travail

au sein d’une entreprise, et m’a offert une nouvelle expérience

professionnelle. De plus, il m’a permis d’acquérir des

connaissances pratiques au niveau de la gestion comptable,

fiscal, juridique et social des entreprises.

Ce rapport de stage regroupe des informations théoriques et

pratiques, la synthèse de toutes les connaissances acquises

durant toute la période du stage.

Sommaire

Remerciements

Avant – Propos

Première Partie : Généralités et présentation de l’entreprise

1. Définition de la comptablité et du système comptable

2. Définition d’une fiduciaire

3. Fiche technique de « Infofisc »

4. Services de « Infofisc »

Deuxième Partie : Activités de la fiduciaire « Infofisc »

1. Tenue de la comptabilité

2. Assistance fiscal et social

3. Constitution des entreprises

Troisième Partie : Travaux effectués au sein de la fiduciaire

1. Au niveau de la comptabilité

2. Au niveau de la fiscalité

3. Au niveau social

Conclusion

Bibliographie

Annexes

Première Partie : Généralités et présentation de

l’entreprise

Avant de procéder à la présentation de l’entreprise en question, il

convient de définir les concepts de la comptabilité et de la

fiscalité ainsi que leur rôle dans la gestion et la réglementation

d’une entreprise.

1. Définition de la comptabilité et du système comptable

La comptabilité est une technique quantitative de collecte de

données, de traitement et d’interprétation de l’information

chiffrée qui circule au sein d’une entreprise, et cela pendant une

période annuelle appelée exercice comptable.

C’est une branche de la science économique destinée à

enregistrer les opérations économiques et financières effectuées

par l’entreprise (achats, ventes, cessions, acquisitions, …) de

façon chronologique pour servir de base à la gestion de

l’entreprise.

Son rôle est très important voire indispensable, puisqu’il s’agit

d’un outil de gestion essentiel dans la mesure où elle permet

d'une part d'évaluer et de contrôler l'entreprise, et d'autres part

elle permet aux tiers (dirigeants, propriétaires et partenaires de

l'entreprise) de mesurer sa solvabilité (capacité à payer ses

dettes), sa rentabilité (capacité à dégager des bénéfices) et sa

valeur patrimoniale. De plus, la comptabilité est un instrument

d'aide à la décision et un moyen de preuve car elle permet à

l’entreprise de conserver une trace écrite des différentes

opérations effectuées par celle-ci.

Système comptable :

Le système comptable détermine les méthodes et les procédés de

travail, il trace le chemin que doit respecter le comptable dans

l’enregistrement d’un fait comptable. Chaque entreprise fiduciaire

utilise le système comptable qu’elle considère comme étant le

plus approprié.

Du côté juridique, la loi oblige chaque entreprise à tenir une

comptabilité. Cette dernière sert de base pour le calcul des

impôts que l’entreprise verse à l’Etat.

2. Définition d’une fiduciaire

La signification étymologique du mot « fiduciaire » est originaire

du mot latin « fiducia » qui veut dire « confiance », se dit des

valeurs fictives fondées sur la confiance accordée à celui qui les

émet.

Au sens large, une fiduciaire est une entreprise dont le but est

d’assister les entreprises industrielles ou commerciales de forme

individuelle ou sociétaire, dans l’organisation et la gestion

administrative, financière et juridique de leur patrimoine. Elle est

caractérisée par la confiance réciproque entre clients et leur

conseillé basée sur les connaissances approfondie de la

réglementation.

La fiduciaire à pour objet d’effectuer les travaux comptables

(établissement de journal, grand livre, bilan), juridiques

(constitution d’entreprises), fiscaux (impôts et taxes) et sociaux

(CNSS, AMO) … pour le compte des entreprises privées.

3. Fiche technique de « Infofisc »

Raison Sociale : INFOFISC s.a.r.l

Siège social : Angle Rue de Marrakech et Boulevard Teldi QI,

Immeuble Aheddar, B.P. 672 Agadir

Registre de commerce : 5359 Agadir

Patente : 48111388

Publicité

Identifiant Fiscal : 6901009

CNSS : 2693712

TVA : 259432

Directeur / Gérant : Mr. Hassan Bakhouch

Siteweb : www.infofisc.com

Il convient de signaler que l’entreprise fiduciaire « Infofisc » a été

crée en 1995 par Mr. Abdellah Bakhouch et a fêté son 13ème

anniversaire le mois d’Avril 2008.

Organigramme de l’entreprise

4. Services de « Infofisc »

D’après l’organigramme précédant, on peut distinguer entre

quatre services différents mais en relation étroite avec la

direction. On distingue en premier lieu la direction, l’assistance

juridique et social, le service informatique et bien sur, le service

comptable.

 La direction : la direction est l’organe le plus important dans

l’organisation d’une entreprise fiduciaire. Elle a pour mission

d’assurer la responsabilité du groupe, contrôler l’activité des

différents services et vérifier les opérations et écritures

effectuées par les comptables.

 Le service comptabilité : le rôle de ce service se résume

dans le classement des pièces justificatives apportées par

les clients, et cela en distinguant entre les achats et les

ventes, par chèque ou en espèces. Il s’occupe aussi de la

passation des écritures comptables aux différents journaux

auxiliaires afin de suivre l’activité des entreprises en

question.

Ce service est aussi en charge de la réglementation fiscale

des entreprises, il établit les déclarations mensuelles ou

trimestrielles des différents impôts tel que : la taxe sur la

valeur ajoutée (TVA), l’impôt général sur le revenu (IGR) et

aussi l’impôt sur les sociétés (IS). Et enfin, il prend en charge

tout ce qui social, à savoir les différentes prestations servies

par la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) :

allocations familiales, indemnités, pension, …

 Service d’assistance juridique : Ce service s’occupe de tout

ce qui est de nature juridique. Il joue le rôle de source

d’informations ou de guide pour les créateurs d’entreprises,

et s’occupe de toute la réglementation nécessaire à la

constitution d’une entreprise. De même, ce service

intervient en cas d’augmentation de capital, en cas de

changement de la forme juridique ou en cas de dissolution

d’entreprises. Plus de détails seront mentionnés dans la

deuxième partie du rapport.

 Le service informatique : Ce service est directement lié aux

autres services déjà cités. Il traite par ordinateur, les

différentes écritures comptables afin de les conserver

comme base de données. En plus, il s’occupe de la mise en

page et l’impression des différents documents essentiels au

fonctionnement des différents services.

Deuxième Partie : Activités de la fiduciaire « Infofisc »

Dans cette partie, on mettra le point sur les différentes

activités et prestations fournies par l’entreprise fiduciaire

« Infofisc » sur le plan comptable, fiscal, social et juridique.

En effet, cette dernière a pour activité principale, la tenue

régulière de la comptabilité tout au long de l’exercice depuis

la saisie au journal jusqu’à l’élaboration du bilan. Ceci dit, et

à partir du bilan, l’étape suivante est l’élaboration des

différentes déclarations fiscales et sociales qui permettent

de déterminer les différents impôts à verser. Enfin, l’activité

auxiliaire de la société fiduciaire est la constitution des

entreprises en suivant une démarche bien déterminée qui

sera détaillée par la suite.

1. La tenue d’une comptabilité régulière :

La comptabilité générale joue un triple rôle dans la gestion de

l’entreprise : elle constitue un instrument de gestion, un moyen

de preuve et un outil d’information pour les tiers, les

investisseurs, les banques, l’administration fiscale, …

Ceci dit, la comptabilité joue un rôle très important dans la

gestion de l’entreprise et la tenue régulière de cette comptabilité

est indispensable. C’est pour cela que les entreprises, souvent les

petites et moyennes entreprises, choisissent de déléguer cette

mission aux sociétés fiduciaires telles que « Infofisc ».

Cette dernière s’occupe de la tenue régulière de la comptabilité.

Elle recueille tous les documents comptables et les pièces

justificatives nécessaires et s’occupe de la saisie, du traitement et

de l’analyse de ces documents pour aboutir à la détermination du

résultat d’exploitation.

2. Assistance et réglementation fiscal et social

La fiduciaire reste toujours un outil et un instrument d’information

pour les clients, pour tout conseil fiscal ou social dont ils

pourraient avoir besoin pour le bon fonctionnement de leurs

activités.

Elle s’occupe aussi de tout ce qui est réglementation fiscale : en

établissant les déclarations mensuelles ou trimestrielles de la TVA

et en calculant les différents impôts à verser à l’Etat. La fiduciaire

prend en charge tout ce qui social : il s’agit bien sur des

allocations familiales, des indemnités et des pensions versées à la

caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS).

3. Constitution des entreprises

La fiduciaire peut aussi se charger de la création et la constitution

des entreprises, en s’occupant des différentes étapes et des

différentes formalités nécessaires à cette constitution. Pour mieux

traiter cette partie, on peut diviser le processus de la création

d’une entreprise en trois points essentiels : la création légale de

la société, l’immatriculation au registre de commerce et enfin

l’étape de la publication.

 Création légale de la société

Une société doit être créée légalement sous forme juridique

déterminée : Il s’agit soit d’une personnalité physique ou morale

de l’entreprise. Dans le deuxième cas, c’est-à-dire la personnalité

morale, on distingue plusieurs types de sociétés tels que la

société à responsabilité limitée (SARL), la société anonyme (SA),

la société au nom collectif (SNC), la société en commandité

simple (SCS) et la société en participation (SEP).

La création et la constitution de l’entreprise commence par le

certificat négatif, qui donne à son détenteur, peu importe sa

forme juridique, le droit exclusif d’utiliser la dénomination,

enseigne et sigle accordés. Une demande de certificat négatif est

retirée au niveau de l’Office Marocain de la Propriété Industrielle

Publicité

et Commerciale (OMPIC) installé au Centre Régional

d’Investissement (CRI).

L’étape suivante est celle de la rédaction des statuts, qui est

un acte très important et ne concerne que la personne morale.

Les statuts sont nécessaires pour la validité de la société, et

doivent absolument ressortir toutes les caractéristiques de cette

société à savoir :

La dénomination sociale

La forme juridique

Le montant du capital

La nature des apports

La répartition des parts sociales

Les statuts sont établis sous forme de 5 exemplaires chez un

fiduciaire ou un notaire. Ces exemplaires sont ensuite légalisés,

timbrés et signés par les associés qui, après une assemblée

générale constitutive, procèdent à l’enregistrement du capital et

des statuts auprès du service d’enregistrement et de timbre. Il

faut noter aussi que la procédure et les frais de cet

enregistrement diffèrent selon la forme juridique adoptée.

Après l’enregistrement des statuts, les fonds de souscription sont

déposés à la banque dans un délai de 8 jours à compter de la

réception de ces fonds par la société. La banque délivre ensuite

une attestation de blocage du capital libéré (un quart

minimum). Il convient ensuite se diriger vers un cabinet juridique

(fiduciaire, notaire, …) dans le but d’établir une déclaration de

souscription et de versement et une déclaration sur

l’honneur dans le cas où la C.I.N du gérant mentionne qu’il est

encore étudiant ou pratiquant une profession libérale.

L’étape qui suit est celle du dépôt de tous les actes de création au

secrétariat greffier du tribunal de première instance pour ainsi

procéder à l’inscription à la patente. Cette dernière est effectuée

à la Direction Régionale des Impôts représentée au Centre

Régional d’Investissement : il s’agit de demander l’inscription de

la société au rôle des patentes afin de l’inscrire pour recevoir un

certificat de patente. Cette procédure permet aussi à la société

de se doter d’un numéro d’identification fiscal (IS, IGR, TVA …)

selon la forme juridique adoptée.

 Publication

:

Avant l’immatriculation au registre de commerce et après le dépôt

de l’ensemble des actes de constitution au tribunal, il y a lieu de

procéder à la publication légale de la constitution de la société en

question selon sa forme juridique.

Ceci dit, lorsqu’il s’agit d’une société anonyme, une première

publication est faite au journal des annonces légales avant

immatriculation au registre de commerce. Puis, une deuxième

publication au journal des annonces légales en plus d’une autre

publication au bulletin officiel.

Pour les autres formes juridiques, la publication au journal des

annonces publiques et au bulletin officiel se fait avec

immatriculation au registre de commerce.

 Immatriculation au registre de commerce

Toutes les sociétés qui souhaitent exercer une activité

commerciale doivent demander une immatriculation au

registre de commerce. Le registre de commerce peut être

considéré comme une véritable banque de données relatives aux

commerçants, et qui permet de dévoiler plusieurs informations

concernant les entreprises commerciales.

Pour l’immatriculation d’une société au registre de commerce, il

est nécessaire de déposer les pièces suivantes au secrétaire

greffier en chef du tribunal de première instance :

  • Certificat négatif
  • Certificat de patente
  • Statuts
  • Demande sur deux imprimés avec signature légalisée

Troisième Partie : Travaux effectués au sein de la fiduciaire

Durant la période du stage, plusieurs travaux m’ont été assignés

qu’ils soient au niveau comptable, fiscal ou social. Ces taches

concernent plusieurs types d’entreprises industrielles, agricoles

ou commerciales : ceci nous permet de mieux maîtriser les étapes

et les procédures comptables et fiscales.

I. Au niveau de la comptabilité

Nous avons précédemment défini le système comptable comme

étant un système qui détermine les méthodes et les procédés de

travail. Il trace, d’une certaine façon, la démarche comptable à

suivre pour un enregistrement correct des écritures comptables.

Le schéma suivant reflète la démarche de travail au sein de la

fiduciaire :

La première étape est celle de la collecte des pièces justificatives

chez les clients. Ces pièces sont généralement sous formes de

factures, relevés et avis bancaires ainsi que des bons de caisse

pour les règlements et encaissements par espèces. Ces

documents sont classés pour qu’ils soient ensuite enregistrés aux

journaux correspondants suivant la démarche de travail au-

dessus.

1. Collecte et classement des pièces comptables :

Après avoir reçu les factures, les pièces et avis bancaires, et tous

les documents nécessaires à la passation des écritures

comptables, on procède alors à l’étape suivante qui est celle de

leur classement.

Le classement permet de mettre en ordre les pièces et documents

comptables collectés, avant de procéder à leur enregistrement. Il

se fait selon l’ordre chronologique et selon la nature des

documents sous formes de quatre classeurs :

 Les opérations d’achats : Ce classeur comporte toutes les

opérations (factures, bons, …) d’achats classées selon la

nature de règlement, en espèces ou par chèque bancaire.

 Les opérations de ventes : Il s’agit de toutes les factures de

ventes qu’ elles soient payées par chèque ou en espèces.

 Les opérations bancaires : Ce classeur contient tout les

documents et pièces bancaires (relevés, avis de crédit, avis

d’encaissement ou de versement, …).

Ceci dit, le classement est une procédure qui permet de rendre

l’enregistrement comptable plus efficace et plus organisé, et

facilite par la suite la vérification et le contrôle des écritures

comptables.

2. Passation des écritures comptables

Après avoir classé les pièces justificatives reçues de la part des

Publicité

clients, on procède ensuite à l’enregistrement comptable des

opérations au livre journal et au grand livre. Ce travail se fait

quotidiennement chaque fois que les pièces justificatives sont

disponibles afin de garantir la bonne organisation de l’imputation

comptable. Pour cela, on utilise un logiciel SCOMPTA qui permet

de tenir une comptabilité régulière, de la saisie des écritures au

journal jusqu’au bilan et compte des produits et charges, en

passant par les différents travaux d’inventaires.

Le schéma suivant explique les étapes de l’enregistrement et de

l’imputation comptable à partir des pièces justificatives :

A.

Le journal :

Le journal est un registre comptable où les éléments affectant le

patrimoine de l’entreprise y sont enregistrés opération par

opération et selon un ordre chronologique. Le journal ou le livre-

journal unique est souvent divisé en « journaux divisionnaires »

ou « journaux auxiliaires » qui reçoivent des enregistrements

d’opérations de même type au jour le jour.

Ces derniers présentent l’avantage d’être plus facile à utiliser

pour la saisie des opérations, plus rapide à consulter et donc à

contrôler. On distingue cinq types de journaux auxiliaires : le

journal de ventes, le journal d’achats, le journal de caisse, le

journal de banque et le journal des opérations diverses.

Journal de ventes

:

Ce journal sert à enregistrer toutes les factures et bons de ventes

réglés en espèces ou à crédit. L’opération de vente met en jeu

soit le compte « clients » soit un ou plusieurs comptes de

trésorerie qui sont débités par le montant des ventes et le compte

« vente de marchandises » et celui de la « TVA facturée » de la

même somme.

L’enregistrement des ventes de l’entreprise pendant une période

donnée est un renseignement important puisqu’il permet de

calculer le montant total de la TVA facturée et du chiffre

d’affaires.

Journal d’achats

:

Dans ce journal, on enregistre toutes les opérations d’achats

quelque soit le mode de règlement par espèces ou à crédit. Le

compte « achat de marchandises » et celui de la « TVA

récupérable » sont débités et en conte partie, le compte

« fournisseurs » ou un autre compte de trésorerie est crédité.

Journal de caisse

:

C’est un journal de trésorerie dans lequel nous comptabilisons

toutes les opérations qui entraînent un accroissement de l’avoir

en caisse. Il recense par ordre chronologique toutes les

événements de caisse (les entrées et les sorties) pour une

période donnée.

Il est important de signaler que le compte « caisse » doit toujours

présenter un solde débiteur ou nul, il ne peut en aucun cas avoir

un solde créditeur. Pour cela, il est nécessaire de procéder à

l’alimentation de caisse soit par le compte courant (s’il s’agit

d’une société de capitaux), soit par le compte de l’exploitant (s’il

s’agit d’une société de personnes).

Journal de banque

:

Ce journal est tenu pour chaque banque, il permet de renfermer

les mouvements bancaires désignés dans les relevés. Mais pour

commencer les écritures comptables, il faut évidemment disposer

de toutes les pièces justificatives émises par les sociétés (relevés

bancaires, talons de chèques, ordres de virement ou de

versement, …).

Ceci dit, nous procédons à l’enregistrement de toutes les

opérations qui entraînent un accroissement de l’avoir en banque

(mouvements d’espèces, bordereaux de remise chèque sur place,

virement bancaire fais par le client, effets encaissés, …) ainsi que

toutes celles qui se traduisent par des retraits de fonds

(règlements aux fournisseurs, paiements des agios, …).

Journal des opérations diverses

:

Comme son appellation l’indique, ce journal sert à

l’enregistrement des opérations diverses qui ne figurent pas dans

les autres journaux auxiliaires. Il est réservé aux écritures qui

n’ont aucune relation avec la trésorerie à savoir : les salaires, la

régularisation des amortissements et les autres travaux et

redressements de fin d’exercice.

Après l’enregistrement des opérations dans les journaux

auxiliaires, ces écritures sont vérifiées et contrôlées une

deuxième fois pour éviter toute faute de saisie. Ensuite, et après

le contrôle, on procède à la validation des écritures pour qu’elles

soient enregistrées définitivement.

Avant de passer aux autres documents comptables, voici un

aperçu de la comptabilisation des opérations selon le logiciel

« SCOMPTA » :

Il s’agit clairement d’un journal d’achats de société « MYLM Sud

Trade ». L’imputation des écritures comptables n’est pas du tout

compliquée : l’exemple ci-dessus présente une opération typique

d’achat où on débite les comptes 6111 « Achats de

marchandises » et 3455 « Etat – TVA récupérable » en contre

partie du compte 4411 « Fournisseurs ».

B.

Le grand-livre :

Le grand-livre est registre obligatoire qui représente l’ensemble

des comptes de l’entreprise. Il a pour objet de regrouper les

opérations de même nature figurant au livre journal.

Le grand-livre contient les champs suivants : le numéro du

journal, le numéro de la pièce, la date de création de la pièce, le

libellé, le débit, le crédit et le solde. Il est aussi établi par

ordinateur qui permet de tirer les soldes par compte comme ci-

dessous …

C.

La balance :

La balance est un document récapitulatif qui permet une analyse

synthétique des comptes. D’une part, il permet de suivre

l’évolution de la situation économique de l’entreprise et permet

d’autre part, de détecter les erreurs puisqu’elle vérifie les trois

égalités suivantes :

Total des débits de la

balance

Publicité

Total des soldes

débiteurs

Total de la balance

=

Total des crédits de la

balance

= Total des soldes créditeurs

=

Total du journal

La balance est un document comptable généralement établi

mensuellement à partir des comptes du grand-livre dans le but de

présenter la situation financière durant un mois. Voici un exemple

de balance générale établi par le même logiciel « SCOMPTA » :

D.

Le bilan

Le bilan est un document comptable qui peut être considéré

comme une photographie de la situation économique et

financière d’une entreprise. L’actif du bilan correspond aux dettes

de l’entreprise, tandis que le passif du bilan à ses obligations.

Le fiduciaire « Infofisc » commence à préparer les bilans des

sociétés clientes au début du mois de janvier jusqu’à la fin du

mois de mars, qui représente la période du bilan, conformément à

la loi du Dahir n° 1-92-138 du 25 décembre 1992 qui dicte :

Art.1O : « le bilan décrit séparément les éléments ACTIF et

PASSIF de l’entreprise, le compte de produits et charges

récapitulées, produits et charges de l’exercice sans que soit tenu

compte de leur date d’encaissement ou de paiement.

L’état des soldes de gestion décrit la formation du résultat net

et celle de l’autofinancement. Le tableau met en évidence

l’évolution financière de l’entreprise ou de l’exercice en décrivant

les ressources dont elle est disposée et les emplois qu’elle en a

effectués. L’état des informations complémentaires, complète et

commente l’information donnée par le bilan, le Compte de

Produits et Charges, l’état des Soldes de Gestion et le Tableau de

financement ».

E.

Le compte des produits et charges

Le compte des produits et charges, est un tableau qui regroupe et

décrit l’ensemble des charges supportées par l’entreprise, ainsi

que les différents produits réalisés.

Le CPC est établi à partir des "comptes de gestion", produits et

charges, tenus durant l'exercice et corrigés en fin d'exercice, par

les diverses écritures d'inventaire. Son solde créditeur (excédent

des produits sur les charges) exprime un résultat bénéficiaire

(bénéfice net), tandis que son solde débiteur (excédent des

charges sur les produits) représente un résultat déficitaire (perte

nette).

Le report de ce solde dans le bilan de fin d'exercice et l'équilibre

arithmétique de ce bilan illustrent la méthode de "la partie

double" utilisée par la comptabilité normalisée.

II. Au niveau de la fiscalité

A. Taxe sur la valeur ajoutée

1. Définition

La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt instituée par la loi 30-

85 promulguée par le Dahir N° 85-347 du 20 décembre 1985. Il

est entré en application depuis le 1er Avril 1986 et a remplacé la

Taxe sur la Consommation Intérieure (TCI).

La taxe sur la valeur ajoutée ou la TVA est un impôt généralement

récupérable, collecté par les entreprises et supporté par le

consommateur final qui peut être l’entreprise elle-même. Il ne

s’agit pas d’un impôt sur l’entreprise puisque cette dernière joue

le rôle d’un percepteur pour le compte de l’état : c’est donc le

consommateur final qui supporte le poids total de la taxe.

La TVA est une taxe indirecte sur le chiffre d’affaires qui

s’applique aux opérations de nature industrielle, commerciale,

artisanale ou relevant de l’exercice d’une profession libérale

accomplies sur le territoire marocain. Elle est aussi appliquée aux

opérations d’importation et aux opérations effectuées par les

personnes autres que l’Etat agissant à titre habituel ou

occasionnel quelque soient leur statut juridique, la forme ou la

nature de leur intervention.

2. Régimes d’imposition

Avant d’entamer ce point, il convient d’abord de définir ce qu’est

le fait générateur de la TVA. Il s’agit du fait par lequel sont

réalisées les conditions légales donnant naissance à la dette

envers le trésor public (l’Etat). En d’autres termes, c’est

l’événement qui donne naissance à la créance fiscale du trésor

public suite à la réalisation des conditions requises pour le

paiement de l’impôt.

Ceci dit, l’article 10 du code de l’impôt met en évidence deux

régimes d’imposition au Maroc : le régime d’encaissement et le

régime des débits.

  • Le régime d’encaissement prend aussi l’appellation

d’un régime de droit commun et est adopté par la

majorité des entreprises marocaines. Le fait générateur

de l’impôt, au régime de l’encaissement, est constitué

par l’encaissement total ou partiel du prix de

marchandises, de travaux ou des services au comptant

  • Le deuxième alinéa de l’article 10 en question, prévoit

la possibilité d’opter pour le régime des débits : ce

dernier est généralement adopté par les plus grandes

entreprises. Par opposition au régime de

l’encaissement, le fait générateur au régime des débits

n’est pas constitué par le moment de l’encaissement

mais par le moment de la facturation. Toutefois, si

l’encaissement est antérieur au débit, la TVA devient

exigible sur le montant des sommes encaissées.

3. Déclarations de la TVA

La TVA est une taxe imposée sur toute entreprise industrielle,

commerciale ou artisanale à but lucratif. L’imposition des

redevables s’effectue soit sous une déclaration mensuelle ou une

déclaration trimestrielle selon le chiffre d’affaires réalisé par

l’entreprise.

  • La déclaration mensuelle