PCSI
DEVOIR SURVEILLÉ de MATHÉMATIQUES n◦ 8
11/05/2002
Durée : 4 heures
EXERCICE :
Soit l’équation différentielle (E) :
(x2 + 1) y00 − 2y = 0.
a) Montrer qu’une solution polynomiale de (E) autre que la fonction nulle est nécessairement
de degré deux. Déterminer une telle solution polynomiale y0.
b) Montrer que toute fonction y de classe C2 sur IR peut s’écrire sous la forme y = y0 z, où z
est une fonction de classe C2 sur IR.
c) En posant y = y0 z, montrer que y est solution de (E) si et seulement si la fonction Z = z0
est solution d’une équation différentielle (E’) que l’on écrira.
d) En déduire toutes les solutions de l’équation (E) sur IR.
PROBLÈME 1 :
On note M3(C) le C-espace vectoriel des matrices carrées d’ordre trois à coefficients dans C.
La matrice-unité d’ordre trois est notée I.
Soit E l’ensemble des matrices de M3(C) de la forme M (a, b) =
a b
b
b a b
b a
b
avec (a, b) ∈ C2.
a) Calculer M (a, b) · M (a0, b0).
Montrer que E est une sous-algèbre commutative de M3(C).
Préciser la dimension et une base de l’espace vectoriel E.
b) Calculer le déterminant de M (a, b) (sous forme factorisée).
c) Montrer que, si la matrice M (a, b) est inversible, alors son inverse appartient à E et le
calculer.
d) Discuter et résoudre, dans C3, le système
ax + y + z = a2 − 3
x + ay + z = 2a − 4
x + y + az = −2
.
Dans le cas ou le systeme est de Cramer, on exprimera x, y et z comme fonctions rationnelles
de a, exprimées sous forme irréductible.
e) On pose A = M (1, −1).
Montrer que, pour tout n ∈ IN, il existe deux entiers un et vn tels que An = unA + vnI
(on conviendra que A0 = I).
Préciser les relations de récurrence donnant un et vn en fonction de un−1 et vn−1 pour
n ∈ IN∗.
En déduire un et vn en fonction de n, puis An.
PROBLÈME 2 :
directe B = (
−→
i ,
−→
j ,
−→
k ).
Un espace vectoriel E, euclidien orienté de dimension trois, est rapporté à la base orthonormale
On considère le vecteur unitaire
−→
n = a
−→
i + b
−→
j + c
engendrée par
orientation sur ∆ et on en déduit une orientation du plan Π).
−→
n et Π le plan vectoriel orthogonal à ∆ (le choix du vecteur
−→
k de E. Soient ∆ la droite vectorielle
−→
n définit une
1. On note p le projecteur orthogonal sur ∆, et q le projecteur orthogonal sur Π.
−→
v ·
a. Montrer que ∀
b. Déterminer les matrices (notes P et Q) des endomorphismes p et q relativement à la base
−→
v ∈ E p(
−→
v ) = (
−→
n )
−→
n .
B.
2. Soit ν l’application de E vers E définie par ∀
−→
v ∈ E ν(
−→
v ) =
−→
n ∧
−→
v .
a. Montrer que ν est un endomorphisme de E ; déterminer son noyau et son image.
b. Construire la matrice N de ν relativement à la base B.
c. Vérifier que ν ◦ q = ν. Comparer les normes des vecteurs ν(
−→
v ) et q(
−→
v ) et préciser l’angle
de ces deux vecteurs.
d. Démontrer que ν ◦ ν = −q et en déduire que
−→
v ) = (
−→
v ∈ E
−→
n ∧ (
−→
n ∧
∀
−→
n ·
−→
v )
−→
n −
−→
v .
3. Soit l’endomorphisme f = p + ν de E.
a. Montrer que f est un automorphisme de E.
b. Donner la matrice F de f relativement à la base B. Vérifier que celle-ci est orthogonale.
c. Montrer que f (
d. On note d = f ◦ f et s = −d. Démontrer que
−→
n et caractériser la restriction de f au plan Π.
−→
n ) =
−→
v ∈ E
∀
−→
v ) = 2(
−→
v ·
d(
−→
n )
−→
n −
−→
v .
En déduire les matrices de d et de s relativement à la base B. Interpréter géométriquement
les applications d et s.
*
CORRIGÉ
*
EXERCICE :
a) Supposons que (E) admette une solution polynomiale non nulle, de degré n ∈ IN :
0 = n(n − 1)anxn−2 + . . . (les points de sus-
y0 = anxn + . . . + a1x + a0 avec an 6= 0 ; alors y00
pension représentant des termes de degré < n−2). On a, par hypothèse, (x2 +1)y00
0 −2y0 = 0
(égalité entre fonctions polynomiales, donc entre les polynômes associés) et, en identifiant
les coefficients des termes de degré n, on obtient
(cid:2)n(n − 1) − 2(cid:3)an = 0 ,
soit n2 − n − 2 = 0 puisque an 6= 0 ,
soit encore (n + 1)(n − 2) = 0, donc n = −1 (absurde!) ou n = 2.
En conclusion, une fonction polynomiale non nulle solution de (E) est nécessairement de degré
deux (mais rien jusqu’à présent ne prouve l’existence d’une telle fonction).
Recherchons donc une solution de (E) sous la forme y0 = ax2 + bx + c ; en dérivant deux
fois et en réinjectant dans l’équation, on obtient 2a − 2bx − 2c = 0, soit (identification des
(
coefficients)
b = 0
a = c
. On peut donc maintenant affirmer que les fonctions polynomiales
solutions de (E) sont exactement les fonctions x 7→ a(x2 + 1), avec a réel arbitraire (elles
constituent un e.v. de dimension 1).
Pour la suite de l’exercice, on posera y0(x) = x2 + 1.
b) Si y est de classe C2 sur IR, puisque la fonction y0 ne s’annule pas sur IR, il suffit de poser
, pour avoir une fonction z de classe C2 sur IR telle que y = y0z.
y(x)
x2 + 1
c) Posons donc y = y0z ; on dérive deux fois : y0 = y0
, soit z(x) =
y00 = y00
0z0 + y0z00 ;
0z + y0z0
0 z + 2y0
y
y0
z =
;
on réinjecte dans l’équation :
(E) ⇐⇒ (x2 + 1)(y00
⇐⇒ (cid:2)(x2 + 1)y00
0 z + 2y0
0 − 2y0
0z0 + y0z00) − 2y0z = 0
(cid:3)z + (x2 + 1)(2y0
0z0 + y0z00) = 0 .
La fonction y0 étant solution de (E), le terme entre crochets est nul et on est ainsi ramené à
0z0+y0z00 = 0, c’est-à-dire (x2+1)z00+4xz0 = 0, soit (x2+1)Z 0+4xZ = 0 :
l’équation (E’) : 2y0
c’est une équation linéaire du premier ordre en la fonction inconnue Z avec Z = z0.
d) On résout l’équation (E’) : (x2 + 1) Z 0 + 4x Z = 0.
(E0) ⇐⇒ Z = 0 ou
Z 0
Z
=
−4x
x2 + 1
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
⇐⇒ Z = C e−2 ln(x2+1) =
⇐⇒ Z = 0 ou
Z
C
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
ln
= −2 ln(x2 + 1)
(C ∈ IR∗
+)
C
(x2 + 1)2
(C ∈ IR) .
Puisque Z = z0, il ne reste plus qu’un calcul de primitive pour trouver z :
Z
cos2 u du + K
avec u = Arctan x
z =
=
=
=
Z
Publicité
C
2
C
2
C
2
C dx
(x2 + 1)2 + K = C
Z
(1 + cos 2u) du + K =
sin(2 Arctan x)
+ K
Arctan x +
1
2
(cid:18)
(cid:18)
Arctan x +
(cid:19)
x
1 + x2
+ K .
(cid:19)
sin 2u
+ K
(cid:18)
C
2
1
2
u +
(cid:19)
Enfin, on effectue y = y0z = (x2 + 1)z pour avoir toutes les fonctions solutions de (E) :
y = A (cid:2)x + (x2 + 1) Arctan x(cid:3) + B (x2 + 1)
avec
(A, B) ∈ IR2 .
Remarques :
a) Le calcul de primitive ci-dessus pouvait aussi se faire par une intégration par parties
(fait en cours).
b) Il apparaˆıt maintenant que l’ensemble des solutions de l’équation (E) est un sous-espace
vectoriel de dimension deux de D2(IR, IR).
PROBLÈME 1 :
a) On obtient facilement M (a, b) · M (a0, b0) = M (aa0 + 2bb0, ab0 + ba0 + bb0) .
(∗)
L’ensemble E est non vide et stable par combinaison linéaire car
∀(λ, µ) ∈ C2
λ M (a, b) + µ M (a0, b0) = M (λa + µa0, λb + µb0) .
C’est donc un sous-espace vectoriel de M3(C).
De plus, le calcul (*) fait ci-dessus montre que E est stable par multiplication interne ; la
matrice-unité I = M (1, 0) appartient à E ; E est donc un sous-anneau et finalement une
sous-algèbre de M3(C).
Enfin, si le produit matriciel n’est pas commutatif dans M3(C), il l’est dans le sous-ensemble
E puisque, de (*), on déduit M (a, b) · M (a0, b0) = M (a0, b0) · M (a, b).
Pour tout (a, b) ∈ C2, on a M (a, b) = a M (1, 0) + b M (0, 1) ; les matrices M (1, 0) = I
0 1 1
1 0 1
1 1 0
et M (0, 1) =
engendrent donc l’espace vectoriel E, et en forment une base
puiqu’elles sont linéairement indépendantes. Donc dim E = 2.
b) En effectuant successivement l’opération C1 ← C1 + C2 + C3, une mise en facteur sur la
premiere colonne, puis les opérations L2 ← L2 − L1 et L3 ← L3 − L1, on aboutit a une
matrice triangulaire supérieure dont le déterminant est le produit des éléments diagonaux :
det (cid:0)M (a, b)(cid:1) =
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
b
a b
b a b
b a
b
= (a + 2b)(a − b)2 .
=
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
b
b
a + 2b
a + 2b a b
b a
a + 2b
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
= (a + 2b)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
b
b
1
1 a b
b a
1
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
= (a + 2b)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
b
1
0 a − b
0
0
b
0
a − b
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
c) Recherchons à quelle condition une matrice M (a, b) donnée de E admet un inverse dans E :
cela signifie qu’il existe (a0, b0) ∈ C2 tel que M (a, b) · M (a0, b0) = I = M (1, 0). D’après (*),
cette relation équivaut aux conditions
aa0 + 2bb0 = 1 ;
ab0 + ba0 + bb0 = 0 ,
c’est-a-dire au systeme linéaire
(
aa0 +
2bb0 = 1
ba0 + (a + b)b0 = 0
d’inconnues a0 et b0.
Le déterminant de ce système 2 × 2 est
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
a
b a + b
1
1 a + b
= (a + 2b)
D =
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
2b
2b
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
= (a + 2b)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
2b
1
0 a − b
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
= (a + 2b)(a − b)
(calcul analogue à celui du déterminant de la question b)). On constate donc que ce déterminant
est non nul si et seulement si le déterminant de la matrice M (a, b) est non nul, autrement
dit la matrice M (a, b) admet un inverse dans E si et seulement si elle est inversible (dans
M3(C)), ce qui répond à la question.
Si cette condition est vérifiée, on résout le système 2×2 ci-dessus (par exemple par les formules
de Cramer) :
D1 =
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
2b
1
0 a + b
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
= a + b
;
D2 =
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
a 1
0
b
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
(cid:12)
= −b ,
donc
(cid:0)M (a, b)(cid:1)−1
= M
(cid:18)
a + b
(a − b)(a + 2b)
,
−b
Publicité
(a − b)(a + 2b)
(cid:19)
=
1
(a − b)(a + 2b)
a + b −b
−b
−b
−b
a + b −b
a + b
−b
.
d) La matrice du systeme est M (a, 1), de déterminant (a + 2)(a − 1)2, d’ou la discussion :
• si a = 1, le systeme (de rang un) se ramene à trois fois la même équation x + y + z = −2.
L’ensemble des solutions est donc un plan affine de C3.
−2x + y + z = 1
x − 2y + z = −8
x + y − 2z = −2
• si a = −2, le systeme se ramene à
, système de rang deux, mais
incompatible puisque la somme des trois équations conduit à 0 = −9.
• si a 6∈ {−2, 1}, le système est de Cramer et on peut le résoudre par les formules de Cramer,
mais aussi en utilisant le calcul de (cid:0)M (a, 1)(cid:1)−1
fait dans la question précédente :
= (cid:0)M (a, 1)(cid:1)−1
x
y
z
=
a2 − 3
2a − 4
−2
1
(a − 1)(a + 2)
a + 1 −1
−1
−1
−1
a + 1 −1
a + 1
−1
,
a2 − 3
2a − 4
−2
ce qui donne, après simplifications,
x =
(a − 1)(a + 3)
a + 2
;
1 −1 −1
1 −1
−1
1
−1 −1
et A2 =
e) On a A =
a + 5
a + 2
.
z = −
;
y =
a − 1
a + 2
3 −1 −1
3 −1
−1
3
−1 −1
An = unA + vnI ”.
= A + 2I.
Soit (Pn) l’assertion : “ ∃(un, vn) ∈ C2
Cette assertion est vraie pour n = 0 avec (u0, v0) = (0, 1). Notons qu’elle est vraie aussi pour
n = 1 et n = 2 avec (u1, v1) = (1, 0) et (u2, v2) = (1, 2).
Supposons-la vraie au rang n − 1 avec n ∈ IN∗ donné : An−1 = un−1A + vn−1I. En multipliant
par A, on obtient
An = An−1A = un−1A2 + vn−1A = un−1(A + 2I) + vn−1A
= (un−1 + vn−1)A + 2un−1I .
Elle est alors vraie au rang n, avec les relations
donc vraie pour tout n ∈ IN.
(
un = un−1 + vn−1
vn = 2un−1
. L’assertion (Pn) est
Des relations établies plus haut, on tire un = un−1 + 2un−2 pour tout n ≥ 2, ou encore
un+2 − un+1 − 2un = 0 pour tout n ∈ IN.
L’équation caractéristique r2 − r − 2 = 0 a pour racines −1 et 2, donc un = λ(−1)n + µ 2n
et les conditions initiales
(
u0 = λ+ µ =0
u1 = −λ+ 2µ =1
donnent λ = −
1
3
et µ =
2
3
, d’o
un =
1
3
(cid:0)2n − (−1)n(cid:1), puis vn = 2un−1 =
1
3
(cid:0)2n + 2 × (−1)n(cid:1). Enfin,
1
3
2n+1 + (−1)n
(−1)n − 2n
(−1)n − 2n
(−1)n − 2n
2n+1 + (−1)n
(−1)n − 2n
(−1)n − 2n
(−1)n − 2n
2n+1 + (−1)n
.
An = unA + vnI = M (un + vn, un) =
PROBLÈME 2 :
1.a. cf. cours.
−→
−→
b. On a p(
n = a
i ·
−→
k ). Enfin, q = idE −p. Donc
−→
i ) = (
−→
n )
p(
a2 ab ac
b2
bc
ab
c2
bc
ac
n = a2 −→
−→
i + ab
−→
j + ac
−→
k . On calcule de même p(
−→
j ) et
P = MB(p) =
et
Q = I3 − P =
1 − a2 −ab
−ab
−ac
−ac
1 − b2 −bc
1 − c2
−bc
.
2.a. • La linéarité de ν résulte de la bilinéarité du produit vectoriel.
−→
v est nul ssi les vecteurs
−→
n ∧
• Ker ν est de dimension un, donc Im ν est de dimension deux (formule du rang) et est
contenu dans le plan Π puisque
−→
v sont colinéaires, donc Ker ν = IR ·
−→
v est toujours orthogonal à
−→
n , donc Im ν = Π.
−→
n = ∆.
−→
n et
−→
n ∧
b. N = MB(ν) =
0 −c
c
−b
b
0 −a
0
a
.
c. • Im p = Ker ν = ∆, donc ν ◦ p = 0 et ν ◦ q = ν ◦ (idE −p) = ν − 0 = ν.
−→
n .
−→
v )k car q(
−→
v )k = k
−→
Publicité
n k · kq(
−→
n ∧ q(
−→
v )⊥
• kν(
Donc kν(
• Les vecteurs ν(
−→
v ) = q(
q(
−→
−→
v )k = kν ◦ q(
v )k = k
−→
−→
v )k.
v )k = kq(
−→
v ) et q(
−→
v ) · (ν ◦ q)(
−→
v ) sont orthogonaux car
−→
v ) · (cid:0)−→
−→
v ) · ν(
n ∧ q(
−→
−→
−→
v )(cid:1) est un angle droit positif dans le plan
v 6∈ ∆, on peut préciser que l’angle (cid:0)q(
v ), ν(
Si
−→
−→
−→
Π orienté corrélativement à ∆ car Det (cid:0)q(
v )(cid:1)2
v ),
v ), ν(
≥ 0 (le détail du
calcul est laissé au lecteur).
v )(cid:1) = Det (cid:0)−→
−→
−→
n (cid:1) = (cid:0)−→
−→
v )(cid:1) = 0 .
−→
v ) = q(
−→
v ), q(
−→
n étant unitaire, on a a2 + b2 + c2 = 1. On vérifie par un calcul matriciel que
n ∧ q(
n , q(
d. Le vecteur
N 2 = −Q, d’où ν ◦ ν = −q. Pour tout
−→
n ∧ (
−→
n ∧
−→
v ) = p(
−→
v ∈ E, on a alors (ν ◦ ν)(
−→
−→
−→
v
n ·
v ) −
−→
v = (
−→
n −
−→
v )
−→
v ) = −q(
−→
v ), soit
(on peut aussi retrouver cette relation grâce à la formule du double produit vectoriel).
3.a. f est un endomorphisme de E. Par ailleurs,
−→
v ∈ Ker f ⇐⇒ p(
−→
v ) +
−→
n ∧
−→
v =
−→
0 ;
. On vérifie que F ∈ O(3).
−→
n ∧
−→
v ) ∈ ∆ et
−→
v ∈ Π et ces deux sous-espaces sont supplémentaires. La somme
or, p(
de ces deux vecteurs est donc nulle si et seulement si chacun d’eux est nul, c.à.d. ssi
−→
−→
−→
v ∈ Ker p ∩ Ker ν = Π ∩ ∆ = {
0 } et f est injective, donc bijective
0 }, donc Ker f = {
(dimension finie).
b. F = MB(f ) =
a2
ab + c
ac − b
−→
−→
−→
−→
n ∧
n ) = (
n +
n ·
−→
−→
v ) =
v ∈ Π, alors p(
ab − c ac + b
bc − a
c2
b2
bc + a
−→
−→
n .
n =
−→
0 , donc f (
−→
n )
c. f (
−→
−→
v ) ∈ Π : le plan Π est stable par f .
v ) = ν(
Si
L’endomorphisme g du plan Π induit par f est une isométrie vectorielle du plan Π. Il
admet pour seul vecteur invariant le vecteur nul
−→
(si
n ∧
donc une rotation vectorielle du plan Π. Son angle est +
−→
v ⇐⇒ ν(
−→
v ∈ Π, f (
−→
0 ). C’est
−→
v ⇐⇒
−→
v ∈ Π,
−→
v ) =
−→
v ) =
−→
v =
car, si
−→
v =
−→
v , ce qui implique
π
2
(cf . question 2.c.) .
(cid:0)−→
v , f (
v )(cid:1) = (cid:0)−→
−→
v , ν(
−→
v )(cid:1) = (cid:0)q(
−→
v ), ν(
−→
v )(cid:1) = +
π
2
f est donc la rotation vectorielle d’axe ∆ (orienté par
−→
n ) et d’angle +
π
2
.
d. • d = f ◦ f = (p + ν) ◦ (p + ν) = p ◦ p + ν ◦ ν = p − q = 2p − idE, d’où la relation
−→
v ) = 2 (
−→
v ∈ E
−→
n −
−→
v .
−→
v ·
d(
∀
2a2 − 1
2ab
2ac
2ab
2b2 − 1
2bc
2ac
2bc
2c2 − 1
−→
n )
• Donc D = MB(d) =
et S = MB(s) = −D.
• d est la rotation vectorielle d’axe ∆ et d’angle π (ou symétrie vectorielle orthogonale par
rapport à ∆, encore appelée retournement d’axe ∆). s est la réflexion vectorielle de plan
Π.