Cours de Mathématiques: Courbes et surfaces

Page 1 sur 8Lecteur de document UniversityLib

Cours de Mathématiques: Courbes et surfaces

Mathématiques, Nappes paramétrées, Propriétés affines · course

Voir tous les documents en mathématiques

Cours de Math´ematiques

Courbes et surfaces

Sommaire

Courbes et surfaces

Sommaire

I

II

Nappes param´etr´ees. propri´et´es affines . . . . . . . . . . . . . . . .

Arcs param´etr´es : propri´et´es m´etriques . . . . . . . . . . . . . . . .

Rectification d’un arc param´etr´e . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Abscisse curviligne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Formules de Frenet pour un arc plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

II.1

II.2

II.3

2

4

4

5

6

c(cid:13)EduKlub S.A.

Page 1

Tous droits de l’auteur des œuvres r´eserv´es. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation

individuelle et priv´ee sont interdites.

www.klubprepa.net

Jean-Michel Ferrard

Cours de Math´ematiques

Courbes et surfaces

Partie I : Nappes param´etr´ees. propri´et´es affines

I Nappes param´etr´ees. propri´et´es affines

E est un espace affine euclidien orient´e de dimension 3.

−→

Il est muni d’un rep`ere orthonorm´e direct (0, −→ı , −→ ,

k ).

On identifiera un point M de E avec le triplet (x, y, z) de ses coordonn´ees dans ce rep`ere.

D´efinition (Nappes param´etr´ees)

On appelle nappe param´etr´ee tout couple (U, f ), ou U est un ouvert non vide de IR3 et ou

f est une application de U dans E, de classe C1.

Remarques et d´efinitions

– Si f est de classe Ck, avec k ≥ 1, on parle de nappe de classe Ck.

Pour tout couple (u, v) de U , f (u, v) est appel´e point de param`etres u, v de la nappe pa-

ram´etr´ee (U, f ). On le note M (u, v).

– L’ensemble f (U ) ⊂ E est appel´e le support de la nappe param´etr´ee.

– Se donner la nappe param´etr´ee (U, f ) c’est se donner trois applications num´eriques x(u, v),

y(u, v) et z(u, v), de classe C1 sur U (coordonn´ees de M (u, v)).

– Un point M du support f (U ) de la nappe est dit simple s’il existe un unique couple (u, v)

de U tel que M = M (u, v).

Sinon M est dit multiple (double, triple, etc, ...).

D´efinition (Point r´egulier d’une nappe param´etr´ee)

Un point M (u0, v0) du support de la nappe (U, f ) est dit r´egulier si les vecteurs

∂F

∂v

On dit que la nappe (U, f ) est r´eguli`ere si tous ses points sont r´eguliers.

(M ) sont libres. Sinon il est dit stationnaire.

∂F

∂u

(M ) et

Cas particulier

– La nappe est dite cart´esienne si le param´etrage s’´ecrit (x, y) 7→ M (x, y) = (x, y, ϕ(x, y)).

On parle alors de la nappe d’´equation z = ϕ(x, y). Cette nappe est simple et r´eguli`ere.

En effet

∂F

∂x

(M ) = (1, 0,

∂ϕ

∂x

(x, y)) et

∂F

∂y

(M ) = (0, 1,

∂ϕ

∂y

x, y)) sont libres.

D´efinition (Notions de surface)

Soit F une application de classe C1 d’un ouvert V de IR3 vers IR.

L’ensemble S = {M (x, y, z), F (x, y, z) = 0} s’appelle la surface d’´equation F (x, y, z) = 0.

D´efinition (Point r´egulier d’une surface)

Un point M (x0, y0, z0) de la surface F (x, y, z) = 0 est dit r´egulier si gradF (M ) 6= 0, c’est-

`a-dire si :

(x0, y0, z0) 6= 0, ou

(x0, y0, z0) 6= 0, ou

(x0, y0, z0) 6= 0.

∂F

∂x

∂F

∂y

∂F

∂z

c(cid:13)EduKlub S.A.

Page 2

Tous droits de l’auteur des œuvres r´eserv´es. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation

individuelle et priv´ee sont interdites.

www.klubprepa.net

Jean-Michel Ferrard

Cours de Math´ematiques

Courbes et surfaces

Partie I : Nappes param´etr´ees. propri´et´es affines

D´efinition (param´etrage local d’une surface)

On dit que la surface S admet un param´etrage local en M0 s’il existe un ouvert U0 contenant

M0, contenu dans V , et une nappe param´etr´ee (U, f ) de support S ∩ U0.

Remarque

– Si le point M0 est r´egulier alors la surface S admet en M0 un param´etrage local.

Par exemple si

∂F

∂z

(x0, y0, z0) 6= 0, alors il existe un param´etrage local du type z = ϕ(x, y).

D´efinition (Plan tangent en un point r´egulier d’une nappe)

Le plan tangent en un point r´egulier M (u0, v0) d’une nappe param´etr´ee (U, f ) est le plan

passant par M (u0, v0) et dirig´e par

(u0, v0) et

Publicité

(u0, v0).

∂f

∂u

∂f

∂v

Son ´equation est donc det

(cid:16)−−−→

M0M ,

∂f

∂u

(u0, v0),

(cid:17)

(u0, v0)

= 0.

∂f

∂v

D´efinition (Plan tangent en un point r´egulier d’une surface)

Le plan tangent en un point r´egulier M0 de la surface d´equation F (M ) = 0 est le plan affine

de E passant par le point M0 et orthogonal au vecteur gradF (M0).

∂F

∂z

Son ´equation est donc :

(M0)(Z − z0) = 0.

(M0)(X − x0) +

(M0)(Y − y0) +

∂F

∂x

∂F

∂y

Remarques

– Pour une surface ayant un param´etrage local en M0, les deux notions de plan tangent en M0

co¨ıncident.

– On appelle tangente en un point M0 d’une surface (d’une nappe param´etr´ee) toute droite

passant par M0 et contenue dans le plan tangent.

On appelle normale en M0 la droite passant par M0 et orthogonale au plan tangent.

– La normale en un point M0 r´egulier de la surface d’´equation F (M ) = 0 est dirig´ee par le

vecteur gradF (M ).

En un point r´egulier de la nappe (U, f ), elle est dirig´ee par le vecteur

∂f

∂u

(u0, v0) ∧

∂f

∂v

(u0, v0).

Intersection de deux surfaces

– Soient deux surfaces, S1 d’´equation F1(M ) = 0, et S2 d’´equation F2(M ) = 0.

On suppose que leur intersection Γ contient un point M0 r´egulier pour ces deux surfaces.

Soient P1 et P2 les deux plans tangents en M0.

– Si P1 = P2, on dit que les surfaces S1 et S2 sont tangentes en M0.

– Si P1 6= P2, la droite D = P∞ ∩ P∈ est la tangente en M0 `a un arc param´etr´e de support

inclus dans Γ. Un vecteur directeur de cette tangente est gradF1(M0) ∧ gradF2(M0).

c(cid:13)EduKlub S.A.

Page 3

Tous droits de l’auteur des œuvres r´eserv´es. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation

individuelle et priv´ee sont interdites.

www.klubprepa.net

Jean-Michel Ferrard

Cours de Math´ematiques

Courbes et surfaces

Partie II : Arcs param´etr´es : propri´et´es m´etriques

II Arcs param´etr´es : propri´et´es m´etriques

On se place dans un espace affine E, euclidien orient´e, de dimension 2 ou 3.

On note E le IR-espace vectoriel associ´e.

On suppose que E est muni d’un rep`ere orthonorm´e direct.

II.1 Rectification d’un arc param´etr´e

D´efinition (Ligne polygonale inscrite dans un arc)

Soit (I = [a, b], f ) un arc param´etr´e continu de E (avec a < b).

Soit σ = {t0 = a < t1 < · · · < tn−1 < tn = b} une subdivision du segment [a, b].

La suite des points (M (tk))k=0,...,n est appel´ee ligne polygonale inscrite dans l’arc (I, f ).

La quantit´e Lσ =

n−1

X

k=0

(cid:13)

(cid:13)

(cid:13)

−−−−−−−−−−→

M (tk)M (tk+1)

(cid:13)

(cid:13)

(cid:13) est la longueur de cette ligne polygonale.

D´efinition (Arc rectifiable)

On dit que l’arc param´etr´e (I = [a, b], f ) est rectifiable si l’ensemble des longueurs des lignes

polygonales inscrites dans cet arc est major´e.

On appelle alors longueur de cet arc la quantit´e : L = sup

(L), le “Sup” ´etant pris sur

l’ensemble des subdivisions de [a, b].

σ

Proposition (Condition suffisante de rectifiabilit´e)

Si l’arc (I = [a, b], f ) est de classe C1 alors il est rectifiable et sa longueur est

Z b

a

kf 0(t)k dt.

Invariance par changement de param´etrage

On suppose que (I = [a, b], f ) et (J = [c, d], g) (avec a < b et c < d) sont deux repr´esentations

param´etriques du mˆeme arc de classe C1, ce qui signifie qu’il existe un C1-diff´eomorphisme ϕ

de I dans J tel que f = g ◦ ϕ. Alors les longueurs des arcs (I, f ) et (J, g) sont ´egales.

C’est une cons´equence de

Z b

a

kf 0(t)k dt =

Z b

a

kg0 ◦ ϕ(t)k |ϕ0(t)| dt =

Z d

c

kg0(u)k du.

Cas particuliers (Tous les arcs consid´er´es ici sont de classe C1 au moins)

– Arc plan d´efini par les applications coordonn´ees (x(t), y(t)) :

La longueur de l’arc (I = [a, b], f ) est L =

Publicité

– Arc plan d´efini par l’´equation y = y(x) :

La longueur de l’arc (I = [a, b], f ) est L =

Z b

a

Z b

a

px02(t) + y02(t) dt.

p1 + y02(x) dx.

c(cid:13)EduKlub S.A.

Page 4

Tous droits de l’auteur des œuvres r´eserv´es. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation

individuelle et priv´ee sont interdites.

www.klubprepa.net

Jean-Michel Ferrard

Cours de Math´ematiques

Courbes et surfaces

Partie II : Arcs param´etr´es : propri´et´es m´etriques

– Arc plan d´efini, en polaires, par l’´equation ρ = ρ(θ) :

La longueur de l’arc (I = [a, b], f ) est L =

Z b

a

pρ2(θ) + ρ02(θ) dθ.

– Arc gauche d´efini en cart´esiennes par les applications x(t), y(t), z(t) :

px02(t) + y02(t) + z02(t) dt.

La longueur de (I = [a, b], f ) est L =

Z b

– Arc gauche d´efini en cylindriques par les applications ρ(θ), z(θ) :

a

La longueur de (I = [a, b], f ) est L =

Z b

a

pρ2(θ) + ρ02(θ) + z02(θ) dθ.

II.2 Abscisse curviligne

D´efinition

Soit (I, f ) un arc param´etr´e de classe C1, et soit t0 un ´el´ement de I.

Pour tout t dans I, la restriction de f `a [t0, t] d´efinit un arc param´etr´e rectifiable.

Notons L(t) la longueur de cet arc.

On pose alors : ∀t ≤ t0, S(t) = −L(t) ≤ 0, et ∀t ≥ t0, S(t) = L(t) ≥ 0.

Autrement dit : ∀t ∈ I, S(t) =

Z t

t0

kf 0(t)k dt.

On dit que l’application S est l’abscisse curviligne de l’arc (I, f ), orient´e dans le sens des t

croissants, avec M (t0) comme origine.

S(t) est appel´e abscisse curviligne de M (t). Celle de M (t0) est nulle.

Remarques

– Avec la mˆeme origine M (t0), on peut tr`es bien orienter l’arc dans le sens des t d´ecroissants,

ce qui signifie choisir pour abscisse curviligne S(t) =

Z t

kf 0(t)k dt.

En fait l’abscisse curviligne oriente l’arc “dans le sens des abscisses curvilignes croissantes”.

t0

– L’arc (I, f ) est orient´e dans le sens des t croissants, et on prend M (t0) pour origine.

Pour tout t de l’intervalle I, on a : S0(t) = kf 0(t)k =

(cid:13)

(cid:13)

(cid:13)

(cid:13)

(cid:13)

d

−−→

OM

dt

(cid:13)

(cid:13)

(cid:13)

.

(cid:13)

(cid:13)

– Si l’arc (I, f ) ne poss`ede que des points r´eguliers, ou si les points non r´eguliers sont isol´es,

alors l’application S est de classe C1 et strictement croissante sur I.

Param´etrage de l’arc par l’abscisse curviligne

– Si l’arc (I, f ) est de classe Ck avec k ≥ 1 et s’il est r´egulier, alors l’application S est un Ck-

diff´eomorphisme de I sur un intervalle J. L’arc param´etr´e (J, g = f ◦ S−1) et l’arc param´etr´e

(I, f ) sont alors deux repr´esentations param´etriques du mˆeme arc g´eom´etrique.

Pour tout s de J, le point M = f (t) = f ◦ S−1(s) est souvent not´e M (s).

L’abscisse curviligne d´efinit donc une nouvelle repr´esentation param´etrique de l’arc initial.

Quelque soit l’orientation choisie, l’arc est orient´e dans le sens des “s croissants”.

c(cid:13)EduKlub S.A.

Page 5

Tous droits de l’auteur des œuvres r´eserv´es. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation

individuelle et priv´ee sont interdites.

www.klubprepa.net

Jean-Michel Ferrard

Cours de Math´ematiques

Courbes et surfaces

Partie II : Arcs param´etr´es : propri´et´es m´etriques

– Pour tout s de J,

−→

T (s) =

d

−−→

OM

ds

=

d

−−→

OM

dt

(cid:18) ds

dt

(cid:19)−1

=

d

−−→

OM

dt

d

−−→

OM

Publicité

dt

(cid:13)

(cid:13)

(cid:13)

(cid:13)

(cid:13)

−1

(cid:13)

(cid:13)

(cid:13)

(cid:13)

(cid:13)

est unitaire.

On exprime cette propri´et´e l’abscisse curviligne est un param´etrage normal de l’arc.

II.3 Formules de Frenet pour un arc plan

Soit (I, f ) un arc de classe C1 r´egulier, orient´e au moyen d’une abscisse curviligne.

D´efinition (Rep`ere de Frenet)

Au point M du support de l’arc, d’abscisse curviligne s, on note

orthogonal au vecteur

−→

T (s).

−→

N (s) le vecteur directement

−→

T ,

−→

N ) est appel´e rep`ere de Frenet de l’arc au point M de

Le rep`ere orthonorm´e direct (M,

param`etre t (ou d’abscisse curviligne s).

La droite passant par M (s) et dirig´ee par

−→

N (s) est appel´ee normale `a l’arc au point M (s).

D´efinition (Courbure)

On suppose ici que l’arc (I, f ) est au moins de classe C2.

Pour tout point M (s) de l’arc, il existe un r´eel c(s) tel que

d

−→

T (s)

ds

= c(s)N (s).

Ce r´eel est appel´e courbure de l’arc au point de param`etre t (ou d’abscisse curviligne s).

Remarque

– La courbure c(s) est une quantit´e alg´ebrique. Elle peut donc ˆetre positive ou n´egative.

– L’application s 7→ c(s) est de classe Ck−2 (on rappelle que l’arc (I, f ) est suppos´e Ck).

– En d´erivant

colin´eaire `a

(cid:13)

2

(cid:13)

(cid:13)

−→

N (s)

(cid:13)

(cid:13)

(cid:13)

−→

T (s).

= 1, on voit que

d(

−→

N (s))

ds

est orthogonal au vecteur

−→

N (s) et donc

– En d´erivant l’´egalit´e

−→

T (s) ·

−→

N (s) = 0 on constate que

d(

−→

N (s))

ds

= −c(s)

−→

T (s).

D´efinition (Formules de Frenet)

−→

T (s)

ds

Les ´egalit´es

= c(s)

d

−→

N (s) et

M (s).

d

−→

N (s)

ds

= −c(s)

−→

T (s) sont les formules de Frenet en

D´efinition (Point bir´egulier)

Soit (I, f ) un arc param´etr´e de classe C2.

On dit qu’un point M (t) de cet arc est bir´egulier si les vecteurs f 0(t) et f 00(t) sont libres.

c(cid:13)EduKlub S.A.

Page 6

Tous droits de l’auteur des œuvres r´eserv´es. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation

individuelle et priv´ee sont interdites.

www.klubprepa.net

Jean-Michel Ferrard

Cours de Math´ematiques

Courbes et surfaces

Partie II : Arcs param´etr´es : propri´et´es m´etriques

D´efinition (Rayon de courbure, centre de courbure)

On suppose que l’arc (I, f ) est Ck, avec k ≥ 2, et r´egulier.

En un point M (s) bir´egulier, la courbure c(s) est non nulle.

Le r´eel R(s) d´efini par R(s) =

Publicité

est appel´e rayon de courbure au point M (s).

Le point Ω(s) = M (s) + R(s)

−→

N (s) est appel´e centre de courbure `a l’arc au point M .

1

c(s)

Remarques

– Le cercle de centre Ω(s) et de rayon R(s) est appel´e cercle de courbure en M .

– La quantit´e R(s) est alg´ebrique : le rayon de courbure peut donc ˆetre n´egatif.

– Si on inverse l’orientation de l’arc (I, f ), alors, en tout point M de l’arc, les vecteurs

−→

N (s) et les quantit´es c(s) et R(s) sont chang´es en leurs oppos´es.

et

En revanche, le point Ω(s) est inchang´e : il reste dans la concavit´e de la courbe.

−→

T (s)

Angle polaire ϕ du vecteur

– On suppose que l’arc (I, f ) est de classe Ck, avec k ≥ 1, et qu’il est r´egulier.

−→

T (s)

On le munit d’une abscisse curviligne (s ∈ J 7→ M (s)).

– Il existe alors une application ϕ : J → IR, de classe Ck−1 telle que, pour tout s de J, ϕ(s)

soit une mesure de l’angle polaire (i,

−→

−→

−→

N (s) = − sin ϕ(s)

i + sin ϕ(s)

T (s) = cos ϕ(s)

−→

j et

−→

i + cos ϕ(s)

−→

j .

−→

T (s)). On peut alors ´ecrire, pour tout s de J :

Calcul du rayon de courbure (aucune formule n’est exigible)

– Soit (I, f ) un arc Ck (k ≥ 2) r´egulier et muni d’une abscisse curviligne (s ∈ J → M (s)).

– Pour tout s de J, on a : c(s) =

ds

. Si c(s) 6= 0, alors R(s) =

ds

.

– Dans le cas d’un arc param´etr´e en cart´esiennes (x(t), y(t)) :

tan(ϕ) =

y0

x0 ⇒ dϕ =

x0y00 − x00y0

x02

dt. De mˆeme, ds = (x02(t) + y02(t))1/2 dt.

On en d´eduit l’´egalit´e : R =

(x02(t) + y02(t))3/2

x0y00 − x00y0

·

– Dans le cas particulier d’un arc y = y(x), on a donc : R =

(1 + y02(x))3/2

y00(x)

·

– Dans le cas d’un arc d´efini en polaires par ρ = ρ(θ) :

tan(V ) =

ρ

ρ0 ⇒ dV =

ρ02 − ρρ00

ρ2 + ρ02 dθ ⇒ dϕ = dV + dθ =

ρ2 + 2ρ02 − ρρ00

ρ2 + ρ02

dθ.

Compte tenu de ds = (ρ2 + ρ02)1/2 dθ, on a : R =

– Soit M (s) un point particulier de l’arc (I, f ).

(ρ2 + ρ02)3/2

ρ2 + 2ρ02 − ρρ00 ·

Si on note X, Y les coordonn´ees du point M (s) dans le rep`ere de Frenet en M (s), alors :

c(cid:13)EduKlub S.A.

Page 7

Tous droits de l’auteur des œuvres r´eserv´es. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation

individuelle et priv´ee sont interdites.

www.klubprepa.net

Jean-Michel Ferrard

Cours de Math´ematiques

Courbes et surfaces

Partie II : Arcs param´etr´es : propri´et´es m´etriques

−−→

OM (s) =

−−→

OM (s0) + (s − s0)

−→

T (s0) +

1

2

(s − s0)2c(s0)

−→

N (s0) + (s − s0)2 −→ε (s).

On en d´eduit X(s) ∼ (s − s0) et Y (s) ∼

Par cons´equent : R = lim

X 2

2Y

1

2

(s − s0)2c(s0).

, la limite ´etant prise quand M (s) tend vers M (s0).

c(cid:13)EduKlub S.A.

Page 8

Tous droits de l’auteur des œuvres r´eserv´es. Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation des œuvres autre que la consultation

individuelle et priv´ee sont interdites.

www.klubprepa.net

Jean-Michel Ferrard