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Module M 1
Biologie
cellulaire
Automne 2016
Cours de biologie cellulaire
Partie 1
Professeur
Zine El Abidine
TRIQUI
1
Programme
Chapitre 1
G n ralit s sur la biologie cellulaire
Chapitre 2
Constitution chimique des tres vivants
Chapitre 3
M thodes d tude de la cellule
Chapitre 4
La membrane plasmique
Chapitre 5
Le hyaloplasme
Chapitre 6
Le noyau
Chapitre 7
Les syst mes de conversion d nergie
Chapitre 8
Les syst mes endomembranaires
2
Chapitre 1
G n ralit s sur la biologie cellulaire
1. Historique
Les cellules ne peuvent pas tre observ es lSil nu en raison de leur tr s petite taille. Lhistoire de la
biologie cellulaire est donc troitement li e au perfectionnement dun appareil optique agrandissant: le
microscope.
Les premiers microscopes compos s ont t mis au point la fin du XVIe si cle ce qui a activ les
recherches sur les objets microscopiques.
A partir de cette poque on peut r sumer lhistoire de la biologie cellulaire comme suit:
Langlais Robert Hooke (1665)
propose, pour la premi re fois, le terme
cellule (petite chambre) en observant des
coupes de li ge avec un microscope
rudimentaire une seule lentille (en fait
des cellules v g tales mortes).
Le hollandais Antony Van
Leeuwenhoek (1674) d crit plusieurs
micro-organismes vivants (protistes,
bact ries).
3
Les allemands Mathias Schleiden et Theodor Schwann (1838-1839),
suite lobservation de multiples organismes animaux et v g taux,
parviennent la formulation de la th orie cellulaire travers deux
principes:
Principe 1:Tous les organismes sont constitu s dune ou de plusieurs cellules.
Principe 2: La cellule est lunit structurale de la vie.
Louis pasteur a par la suite r fut la g n ration spontan e. La m me ann e,
lallemand Rudolph Virschow (1855) a nonc le 3e principe:
Principe 3: Les cellules ne peuvent provenir que de la division dune cellule
pr existante. (omnis cellula ex cellula)
Les progr s incessants dans
les
quipements
microscopiques ont permis
lidentification
des
principales
structures
cellulaires :
2. D finition
La cellule est lunit de base de point de vue
fonction des organismes
structure et
biologiques.
Toute
pr existante par division.
cellule
d rive
dune
cellule
4
3. Diff rents types de cellules
Il existe deux
types fondamentaux de
cellules:
Les cellules procaryotes (pro =
primitif; caryon = noyau)
Les cellules eucaryotes (eu =vrai,
caryon= noyau)
Les cellules procaryotes (pro = primitif;
caryon = noyau): cellules sans vrai noyau
cest- -dire que le mat riel g n tique nest
pas enferm dans une enveloppe nucl aire.et
sans organites part des replis de la
membrane plasmique dits mesosomes.
Les cellules eucaryotes (eu =vrai, caryon=
noyau): le noyau est d limit par une
enveloppe nucl aire. Des membranes
internes d limitent des compartiments
cytoplasmiques appel s organites.
5
La figure suivante illustre la structure dune cellule procaryote :
6
Parmi les cellules eucaryotes on distingue deux
types de cellules:
Les
cellules
animales
Les
cellules
v g tales
7
Les cellules animale et v g tale sont entour es par une membrane plasmique et pr sentent, en grande
partie les m mes organites. Mais, La cellule v g tale est caract ris e par:
La pr sence dune paroi squelettique
La pr sence des plastes.
Une vacuole de grande taille pouvant occuper la plus grande partie du volume cellulaire.
Les cellules procaryotes correspondent essentiellement des organismes unicellulaires. Il sagit
essentiellement des bact ries.
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Les cellules eucaryotes peuvent constituer des organismes unicellulaires comme :
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Les cellules eucaryotes constituent la quasi-totalit des organismes multicellulaires animaux et v g taux.
Au sein de ces organismes, les cellules pr sentent une sp cialisation structurale et fonctionnelle: elles
sont dites diff renci es.
La Diff renciation cellulaire est le processus par
lequel une cellule peu ou pas diff renci e acquiert
les caract ristiques dun type cellulaire sur le plan
morphologique et fonctionnel.
Les cellules diff renci es :sont caract ris es par une
structure cellulaire particuli re (cellule pith liale,
musculaire, neurone..), une production sp cifique
(hormone, enzymes ; h moglobine) et une fonction
cellulaire
sp cifique
(contractio musculaire,
transport de gaz, communication nerveuse&).
Les cellules dun organisme donn sont carct ris es
par des tats de diff renciation diff rents mais
poss dent
le m me
le
g nome :
cest
lexpression de g nes
sp cifiques qui explique
la diff rence.
Une cellule capable de se
diff rencier en:
En tous les types
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cellulaires dun
organisme si elle
est
totipotente:
(zygote et tr s jeunes cellules embryonnaires)
En plusieurs types de cellules : cellules pluripotentes ou cellules souches
Peut sauto-renouveler
Sp cialis e : cellules souches h matopo tiques, de l piderme &
10
4. Cas des virus
Les virus sont des structures vivantes constitu es par un
mat riel g n tique (ADN ou ARN) et par une coque
prot ique.
Les virus se caract risent par:
Absence des structures cellulaires essentielles comme la
membrane plasmique, lhyaloplasme ou les ribosomes.
La n cessit de la machinerie cellulaire dune cellule
h te pour se reproduire. Hors des cellules h tes cest un
simple assemblage de macromol cules.
DONC ce ne sont pas des cellules: cest un tat dit acaryote
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Chapitre 2
Composition chimique de la cellule
Les tres vivants sont compos s de trois types de mati res quon peut d couvrir successivement
lorsquun chantillon vivant est expos la chaleur:
De la vapeur deau se d gage en premier r v lant la pr sence de leau. Sa teneur d passe en g n ral
les 60 %.
L chantillon devient noir cause de la combustion dune mati re riche en carbone: la mati re
organique.
A la fin de la combustion, il persiste de cendres compos es d l ments min raux.
1. Eau
1.1. Structure de leau
Cest une petite mol cule (PM = 18). Elle
pr sente un atome doxyg ne li par liaisons
covalentes deux atomes dhydrog ne.
Loxyg ne attire le nuage lectronique et
constitue une charge partielle n gative alors
que les hydrog nes pr sentent une charge
12
partielle positive: leau est une mol cule polaire.
Leau, par sa nature polaire, attire les autres mol cules polaires et les ions (hydrophiles) et repousse les
mol cules apolaires (hydrophobes)
Leau peut aussi se dissocier en H+ et OH-.L quilibre est mesur par le pH.
1.2. Leau dans la cellule
Leau est la mol cule la plus abondante dans les
cellules vivantes. Elle d passe les 60 % de la mati re
vivante. Ses r les les plus importants sont :
Cest le solvant de beaucoup de substances
cellulaires.
Cest le milieu o se d roule la quasi-totalit des
r actions biologiques.
Il peut participer comme substrat (r actif) ou se
lib rer comme produit dans certaines r actions
comme lhydrolyse.
Il contribue, par son interaction avec les mol cules hydrophiles et/ou hydrophobes, stabiliser
beaucoup de structures cellulaires comme les membranes.
2. Les substances organiques
Ce sont des mol cules dont latome principal est le carbone. La mol cule la plus simple est le m thane
qui comprend un atome de carbone associ 4 atome dhydrog ne.
Il existe quatre types de mol cules organiques:
Les glucides
Les lipides
Les prot ines
Les acides nucl iques
13
2.1. Les glucides
Les glucides comprennent les sucres et leurs polym res. Les
glucides comprennent le carbone, loxyg ne et lhydrog ne. Le
nom des glucides se termine par ose.
On distingue :
Les monosaccharides: ce sont les glucides les plus simples
avec une formule chimique constitu e dun multiple de
CH2O. Le plus connu est le glucose.
Les disaccharides: cest lassociation de deux
monosaccharides. Le plus connu est le
saccharose.
Les polysaccharides: Cest lassociation dun
grand nombre de monosaccharides pour
former des polym res.
Exemple 1: lamidon qui constitue la forme de
r serve dans les graines (haricot) ou les
tubercules.
Exemple 2: la cellulose qui est le principal
constituant de la paroi v g tale
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Les principaux r les des glucides sont :
Source d nergie pour la cellule
Entrent dans la composition des acides nucl iques
Composent la paroi des cellules v g tales et bact riennes
Font partie de la membrane plasmique o ils jouent, entre autres, le r le dans ladh rence et la
reconnaissance cellulaires
2.2. Les lipides
Ce sont des mol cules hydrophobes ou amphiphiles(mol cules hydrophobes poss dant un
domaine hydrophile) tr s diversifi es. Ils Comprennent entre autres les graisses, les cires, les st rols
les vitamines liposolubles, les mono-, di- et triglyc rides, ou encore les phospholipides.
Dans le cadre de ce cours nous
nous limiterons l tude des
acides gras et leurs
associations en triglyc rides et
en phospholipides
Les acides gras sont de
longues cha nes carbon es nombre pair de carbones et portant une fonction acide au niveau du carbone
1.
15
Ces acides gras peuvent tre:
Satur s sils ne comprennent que des simples liaisons.
Insatur s sils portent au moins une double ou triple liaison.
Les acides gras peuvent r agir avec une
mol cule de glyc rol peuvent former
soit un triglyc ride.
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Lassociation du glyc rol avec deux acides gras et un groupement phosphate associ un groupement
hydrophile donne un lipide amphiphile: cest un phospholipide.
Les r les des lipides sont multiples. On peut citer entre autres :
Constitution de la bicouche lipidique des membranes.
Source importante d nergie pour la cellule
Forme de r serves chez les v g taux (graines ol agineuses) et chez les animaux (tissus adipeux)
Constitution des hormones lipophiles.
2.3. Les prot ines
Les prot ines sont des cha nes dacides amin s
reli s entre eux par des liaisons peptidiques
CO-NH.
Un acide amin est une mol cule carbon e
comprenant un groupe carboxyle (-COOH), un
groupe amine (-NH2) et une cha ne lat rale
variable (-R) qui diff re entre les 20 acides amin s.
17
Les acides
amin s peuvent
avoir
diff rentes
propri t s
selon la nature
de leur cha ne
lat rale.
La synth se des
prot ines passe
par la formation dune liaison covalente dite liaison peptidique entre les acides amin s pour former une
cha ne lin aire dacides amin s. La succession des acides amin s varie dune prot ine l autre. On
parle de s quence primaire. Diff rentes interactions au sein des cha nes peptidiques donnent une
structure secondaire, tertiaire puis quaternaire aboutissant une structure tridimensionnelle particuli re
permettant la fonctionnalit de la prot ine.
Les r les des prot ines sont tr s nombreux. On peut les classer en 2 cat gories :
18
Prot ines de structure: beaucoup de prot ines participent diff rentes structures cellulaires
comme les membranes, le cytosquelette et dautres.
Prot ines enzymatiques : les r actions de la cellule vivante sont catalys es par des prot ines
appel es enzymes.
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2.4. Les acides nucl iques
Voir plus loin
3. Sels min raux
Les sels min raux sont les constituants qui restent (sous forme de cendres) apr s calcination des tissus
organiques.
Chimiquement, ce sont des l ments ionis s charg s soit positivement (cations) ou n gativement
(anions).
Les sels min raux sont essentiels l'organisme, notamment parce qu'ils :
- contr lent l' quilibre hydrique (pression osmotique)
- r glent l' quilibre acide-base (pH)
- font partie de certaines structures (os, dents)
- entrent dans la composition des enzymes, des hormones
- catalysent de nombreuses r actions du m tabolisme
Selon les quantit s mises en jeu dans l'organisme, les sels min raux sont couramment
divis s en 2 groupes:
- les l ments principaux ou macro l ments: Ca, P, K, Cl, Na, Mg
- les l ments traces ou oligo l ments: Fe, Zn, Cu, Mn, I, Mo, etc.
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Chapitre 3
M thodes d tude de la cellule
1. La microscopie
Le microscope transmission (photonique ou
lectronique) permet dobserver. sur une coupe
tr s fine les d tails infiniment petits dun objet
(animal, plante, roche).
1.1. Le microscope optique
La figure ci-contre montre un microscope optique
et ses diff rentes composantes. Il permet de
visualiser des objets tr s fins, mont s dans une
goutte deau ou de liquide color sur une lame
porte objet et recouvert dune lamelle couvre objet
tr s fragile, ou des coupesfix es et color es selon
un protocole qui sera pr sent ult rieurement. La
lumi re qui traverse lobjet remonte dans les
lentilles de verre (objectif et oculaire) ce qui
agrandit lobjet.
Lobservation au microscope passe par les tapes
suivantes :
Pr paration de
lobservation:
la
pr paration observer est plac e sur la
platine et centr e pour que la lumi re
traverse le tube optique donnant un
rond lumineux dans loculaire.
La mise au point: le petit objectif
(faible grossissement) est plac dans
laxe du tube optique. Il faut ensuite
regarder dans loculaire et, laide de
20
la vis macrom trique de mise au point, remonter le tube jusqu lobtention dune image
nette.
Exploration de la pr paration : la pr paration est d plac e d licatement jusqu trouver
lobjet recherch .
Changement de grossissement: il faut placer la zone agrandir au centre de la platine, puis
changer dobjectif en tournant le barillet, sans toucher au r glage pr c dent. Le changement
dobjectif se fait toujours du plus faible au plus fort grossissement. La nouvelle mise au point
se fait seulement par la petite vis.
Que faire pour ne pas endommager les pr parations ?
Toujours commencer lobservation avec lobjectif le plus faible.
Nutiliser la vis macrom trique (la grosse) qu faible grossissement.
Fixer la lame avec les valets : si lun deux est manquant, ne pas incliner le microscope!
Ne jamais descendre le tube sans surveiller la platine et la lame en regardant sur le c t .
Aux grossissements sup rieurs, nutiliser que la vis microm trique.
Si la vis semble bloqu e, il faut sassurer
que lobjectif nappuie pas sur la lame.
1.2. Microscope lectronique transmission
1.2.1. Principe du fonctionnement
Il est comparable celui du microscope photonique.
La source S est une cathode qui met des lectrons (au
lieu des photons) qui sont acc l r s par
lapplication dune diff rence de potentiel entre la
cathode et lanode (60 100 Kv). Le vide pouss
lint rieur du ME est n cessaire au d placement des
lectrons. Les lectrons traversent 3 lentilles
lectromagn tiques L1, L2, L3 et lobjet AB.
- L1 : le condensateur permet de focaliser le
flux d lectrons sur lobjet.
- L2 et L3 jouent le r le dobjectif et permettent
lagrandissement de lobjet AB.
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Limage est observ e directement sur l cran rendu fluorescent par le bombardement lectronique ou sur
une plaque photographique. Le MET permet des grossissements allant de 2000 un million.
1.2.2. Pr paration des coupes cellulaires ultrafines
Les cellules doivent tre coup es en tranches tr s fines (50 100 nm) pour permettre aux lectrons de les
traverser, pour cela :
- Les cellules sont tu es par des fixateurs
(glutarald hyde, t troxyde dosmium) qui
pr servent les structures cellulaires.
- Les chantillons fix s sont lav s dans
leau, puis d shydrat s par des solvants
organiques (ac tone).
- Les chantillons sont inclus dans une r sine
(araldite).
- Les blocs de r sine renfermant l chantillon
sont coup s laide dun ultra microtome
muni dun couteau de verre ou de diamant.
- Les coupes cellulaires sont recueillies sur
une grille en cuivre. La grille est tremp e
dans une solution de m taux lourds
(uranium, plomb) pour noircir les structures
cellulaires et augmenter le contraste. La
grille est ensuite introduite dans le MET pour lobservation.
22
1.3. .Comparaison entre microscope lectronique transmission et microscope photonique
La figure ci-contre montre que les deux fonctionnent selon les m mes principes. Les diff rences r sident
dans la nature de la source (lampe ou cathode), la nature des lentilles (en verre ou lectromagn tiques) et
en fin le mode dobservation : lSil pour le microscope photonique et l cran ou le clich pour le
microscope lectronique.
Source d nergie
Couleur
Etat des cellules
Grossissement
Microscope lectronique
Microscope photonique
lectrons
Noir et blanc
Photons
Couleur (Lugol, rouge neutre)
Cellules mortes car fix es
Vivantes ou mortes.
2000 1000000
Pouvoir s parateur
4
Lentilles
Image re ue
Magn tiques
Sur cran fluorescent
25 1000
0.2 m
En verre
Par lSil
Pr parations coup es
A lultramicrotome
Au microtome
1.4. Autres microscopes
1.4.1. Microscope lectronique balayage
Cest le microscope dobservation des surfaces et permet dobtenir une image en relief de la surface de
l chantillon. La surface cellulaire est recouverte par une mince couche dor, de platine ou de palladium
pour emp cher la travers e des lectrons. Un faisceau d lectrons balaye la surface ce qui provoque une
mission d lectrons qui sont capt s par l cran. Langle dimpact du faisceau d lectrons avec la surface
cellulaire varie. Limage ainsi reconstitu e est tridimensionnelle.
1.4.2. Microscope pifluorescence
Cet appareil permet danalyser la lumi re r mise par fluorescence par un chantillon clair par une
lumi re dune longueur donde donn e. Il est tr s utile pour analyser aussi bien des substances
fluorescentes naturellement (comme la chlorophylle) que des substances fluorescentes fix es
artificiellement sur des mol cules comme marqueurs.
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2. M thodes d'analyse des constituants cellulaires
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De mani re g n rale, ces m thodes d'analyse ont un double objectif :
Etablir un catalogue des mol cules constituant un chantillon biologique donn ,
ind pendamment de leur fonction
Rep rer dans une fraction, ou localiser dans une structure, une seule esp ce mol culaire connue,
d j identifi e, dans le cadre d'une approche plus cibl e, fonctionnelle/
2.1. Fractionnement chimique
Cest un ensemble de techniques qui consistent s parer les petites mol cules (organiques ou min rales)
des macromol cules.
Lorsquun extrait biologique brut, tel qu'un homog nat, est trait par un acide fort froid, les
macromol cules (en particulier, les prot ines) sont d natur es et forment des pr cipit s faciles
s dimenter par centrifugation. Le surnageant contient tous les pr curseurs organiques solubles dans
lacide : acides amin s, glucides, nucl otides, produits de d gradation..., ainsi que les ions min raux.
La m thode de tamisage mol culaire, relativement r cente et plus r solutive, permet de s parer ais ment
les macromol cules natives en solution des compos s de faible masse mol culaire (sels min raux ou
pr curseurs organiques), par filtration sur gel . Cette technique consiste en une chromatographie sur
colonne utilisant un gel poreux form de microbilles de nature polysaccharidique ; il s'agit d'une filtration
par exclusion car les plus grosses mol cules sont lu es les premi res et donc s par es des autres.
2.2. M thodes de s paration: chromatographie et
lectrophor se
La chromatographie est une m thode s parative qui
permet lidentification et le dosage des diff rents compos s
dun m lange. Le principe est bas sur les propri t s de
solubilit diff rentielle des compos s dans des solvants ou
des m langes de solvants vari s. Chaque esp ce chimique
se d place une vitesse propre
d pendant de ses
caract ristiques et de celles des deux phases mobile et/ou
stationnaire. La chromatographie permet donc de s parer
les constituants d'un m lange homog ne.
Il existe diff rents types de chromatographies suivant la
m thode de s paration utilis e: dadsorption, de partage,
d change dions, d'exclusion.
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La chromatographie sur couche mince (CCM), par exemple, est une technique physique de s paration
d'esp ces chimiques. Pour cela on utilise un luant: solvant qui monte par capillarit le long du support
entra nant ainsi les diff rentes esp ces chimiques.
Dans certains cas, le partage se fait plus facilement par chromatographie de partage bidimensionnelle :
une premi re chromatographie dans un premier syst me de solvants est suivie par une deuxi me
migration dans un syst me de solvants diff rent effectu e
sur la plaque pr alablement s ch e et tourn e de 90 .
les constituants du m lange sont r partis sur toute la
surface de la plaque et donc mieux s par s qu'apr s une
migration monodimensionnelle.
L lectrophor se est bas e sur les diff rences de charge
lectrique. Elles permettent ais ment de s parer les sucres
simples, les acides amin s, les acides organiques et les
acides gras, les nucl otides... Cest aussi une m thode
int ressante pour s parer, en pr sence d'un champ
les milliers d'esp ces
lectrique,
mol culaires de prot ines et d'acides nucl iques
constituant les m langes naturellement rencontr s dans les
cellules.
les centaines ou
25
3. S paration de diff rents organites : le fractionnement cellulaire
Cest une technique qui permet disoler les organites cellulaires tout en conservant intactes leur structure
et leurs propri t s physiologiques. Les organites cellulaires obtenus par cette technique sont vivants et
fonctionnels. On peut faire une analyse chimique pour tudier leur composition et tudier leur fonction in
vitro dans un milieu synth tique.
comporte 3 tapes :
Cette technique
u Broyage (homog n isation) : le tissu cellulaire est broy dans les conditions suivantes :
- Dans une solution de saccharose isotonique par rapport au milieu intracellulaire pour viter les
changes deau.
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- Dans une solution pH constant pour viter les changes de protons.
- A 0 c pour annuler lactivit enzymatique.
On obtient une suspension ou homog nat o sont dispers s les organites cellulaires vivants.
u Centrifugation diff rentielle : lhomog nat est soumis une premi re centrifugation br ve et
faible vitesse. Celle-ci fait s dimenter les organites les plus lourds (noyaux) qui se s parent dun
liquide appel surnageant contenant les particules les plus l g res. Le surnageant est centrifug
nouveau plus longtemps avec une vitesse plus lev e etc.& Le dernier surnageant est le
hyaloplasme, il contient des prot ines (des enzymes lib r s par le broyage), des acides amin s
mais pas dorganites.
u Purification des constituants cellulaires par centrifugation en gradient de densit : la
centrifugation en
gradient de densit
permet la s paration
compl te des
organites. Pour cela,
on introduit dans le
tube des solutions de
saccharose dont la
concentration molaire
augmente du haut vers
le bas (gradient), on tale en une fine couche la fraction purifier sur la derni re solution de
saccharose puis on centrifuge. Selon leur densit , les organites migrent dans le tube et se
stabilisent dans des zones de saccharose de densit identique celle du constituant cellulaire. Les
organites isol s sont r cup r s.
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4. La culture cellulaire
La culture cellulaire est un ensemble de techniques de biologie utilis es pour faire cro tre des cellules
hors de leur organisme (ex-vivo) ou de leur milieu d'origine, dans un but d'exp rimentation
scientifique ou de f condation in vitro.
Les microorganismes procaryotes (Bact ries, Cyanobact ries...) ou eucaryotes unicellulaires
(Protistes
: Amoeba, Paramecium, Tetrahymena..., Algues
: Chlamydomonas, Chlorella,
Micrasterias... ou Champignons : levure de bi re...) se cultivent ais ment, dans des milieux
synth tiques sp cifiques parfaitement contr l s et dans des conditions g n ralement simples. Ces
milieux sont liquides ou solides, apr s g lification au moyen de compos s inertes tels que l'agar-agar.
La culture in vitro de cellules d'organismes sup rieurs, animaux ou v g taux, pose davantage de
probl mes dans la mesure o , contrairement aux pr c dentes, ces cellules sont normalement
int gr es au sein d'un organisme et donc le plus souvent tributaires, pour leur croissance,
d'interactions avec d'autres cellule.
Dans cette partie, nous allons d velopper la culture des cellules animales. Les autres types de cultures
seront d velopp s dans dautres modules.
4.1. Source des cellules
Il sagit de diff rentes cat gories de cellules : cellules normales, cellules transform es, cellules
tumorales& Le choix d pend de lobjectif de la culture.
4.2. Milieux de culture
Les cellules doivent tre plac es dans des milieux de culture qui permettent de les nourrir et leur assurer
de bonnes conditions de survie. En m me temps, le milieu comprend des substances qui stimulent la
multiplication et le d veloppement des cellules.
n Exigences cellulaires minimales apport s par des base communes (milieux Hanks, Earl, PBS,
Gey)
n eau
n ions min raux donnant une osmolarit identique celle du s rum physiologique
n source de carbone et d' nergie (glucose par exemple)
n source d'azote : acides amin s
n source dacides gras
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n pH constant 7,4 (indicateur de pH : rouge de ph nol) gr ce un syst me tampon
CO2/HCO3
- ou phosphates.
n Compl ments variables selon les milieux (RPMI, MEM, DMEM&) : acides amin s, vitamines,
cofacteurs, bases azot es, ribose et d soxyribose.
n facteurs de croissance cellulaire (apport s parfois par le serum de bSuf fStal)
n EGF (facteur de croissance pidermique),
n FGF (facteur de croissance fibroblastique)
n PDGF (facteur de croissance d riv des plaquettes)
n Facteurs de diff renciation comme fibronectine (ancrage des cellules).
n Inhibiteurs comme lalpha1 antitrypsine (neutralisation de laction enzymatique de
la trypsine).
4.3. Conditions de mise en culture
La culture est tr s sensible aux contaminations. La culture des cellules doit se faire dans des conditions
garantissant labsence de toute forme de contamination par dautres
cellules comme les microorganismes. Cest ce quon appelle conditions
de st rilit ou dasepsie. Un ensemble de pr cautions sont ainsi prises
toutes les tapes de la culture.
Le mat riel et les milieux utilis s pour la culture sont st rilis s par :
- Lutilisation de lautoclave la temp rature de 121 C et une
pression de 1 Kba.
- Certains milieux fragiles sont pass s dans des filtres millipores.
- Certains r cipients en plastique sont garantis st riles par le
fabricant.
- Certains milieux comprennent des antibiotiques.
La culture de cellules impose l'utilisation de la hotte flux laminaire ou poste de s curit
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microbiologique afin d viter la contamination pendant le travail densemencement et/ou de repiquage.
Le PSM est une enceinte qui permet de travailler st rilement SANS FLAMME. L'air y est constamment
filtr par des filtres absolus. Le mouvement de l'air, assur par un puissant ventilateur, permet d' tablir un
flux laminaire d'air st rile sur le plan de travail. La protection de l'op rateur est assur e par une vitre
l'avant de l'enceinte: il pourra ainsi viter sa contamination par les virus manipul s ou par les cellules
dont les acides nucl iques pourraient ventuellement lui tre transmis.
29
Le PSM est aussi utilis dans la culture des tissus v g taux et dans des installations industrielles, pour la
fabrication de composants lectroniques et des disques c d rom ou
DVD.
Au sein de la hotte, des pr cautions suppl mentaires doivent tre
prises :
- Une petite flamme ou un syst me de st rilisation thermique
permet de st riliser les instruments comme les pinces les
ciseaux &
- Le pipetage doit se faire soit par le syst me Pipet aid , soit par
les syst mes c nes st riles.
4.4. Conditions dincubation des cultures
La fragilit des cultures cellulaires impose le contr le strict des conditions de lenvironnement. Ainsi, en
g n ral, les r cipients sont plac s dans les conditions suivantes :
37 C
84% d'humidit
5% de CO2, le CO2 formant syst me tampon avec HCO3- du milieu et permettant ainsi un
maintien du pH de la culture 7,2-7,3 (ce qui est attest par le rouge de ph nol).
Ces conditions sont assur es par un incubateur CO2 ( tuve CO2). Cet incubateur pr sente les avantages
suivants :
o
temp rature contr l e comme pour un tuvage classique
o hygrom trie contr l e
o CO2 contr l e
4.5. Diff rents types de cultures
On distingue :
des cultures primaires issues de la multiplication de cellules (souvent de nature embryonnaire)
pr lev es directement dans les organismes, apr s que leurs tissus aient t dissoci s par des enzymes
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appropri es (prot ases). La multiplication de ces cellules s arr te lorsque la surface du milieu est
couverte : cest linhibition de contact.
des cultures secondaires, qui r sultent du repiquage de cellules issues de cultures primaires, apr s
dilution et ensemencement dans du milieu nutritif neuf. Ces cultures sont terme condamn es
mourir, comme celles de l'organisme de d part, apr s environ 50 100 divisions: on parle de souches
cellulaires ;
des lign es cellulaires
ou
cellules
immortelles
ayant
perdu linhibition de
contact et peuvent se
multiplier
ind finiment suite
des
mutations
spontan es
(ponctuelles
ou
r arrangements chromosomiques) ou gr ce des agents chimiques ou physiques mutag nes, par des
Virus ou bien par des manipulations g n tiques (transfection d'ADN purifi ).
Parmi les lign es cellulaires immortalis es, on distingue enfin des lign es dites transform es, qui
induisent des tumeurs si on injecte leurs cellules des animaux sains.
4.6. Int r t des cellules en culture
Lexamen des cellules en culture a apport une contribution consid rable la connaissance du
fonctionnement de la cellule. Ces techniques permettent en effet:
Dans les recherches fondamentales pour l tude des ph nom nes de diff renciation, de
d diff renciation, les m canismes du cycle cellulaire&
dans l'industrie pour des tudes de toxicologie (notamment en raison des probl mes
d'exp rimentation animale, exp rimentation animale qui ne peut malgr tout pas tre supprim e
car les effets sur l'animal entier ne sont pas les m mes que sur des cellules isol es),
Dans le domaine de la sant pour les tudes chromosomiques (caryotype fStal), la production
de peau neuve par culture pour autogreffe ult rieure (pour les grands br l s), la culture des virus
(production de vaccin ou diagnostic).
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5. Marquage des mol cules
5.1. D finition
Le marquage des mol cules est la fixation, sur une mol cule, d'un signe de reconnaissance facilement
identifiable qui autorise le suivi d'un compos dans un organisme, un organe, un tissu ou dans la cellule.
Le marquage utilise soit les isotopes radioactifs (autohistoradiographie), soit des compos s fluorescents.
5.2. Techniques immunocytochimiques
Limmunocytochimie est l'application la cellule de techniques fond es sur l'antig nicit des prot ines
afin de les localiser de mani re sp cifique et de suivre leur volution. .
5.2.1. Pr paration des anticorps
Un anticorps sp cifique de l'antig ne (prot ine) tudier, est pr par
par injection de cet antig ne purifi un animal appartenant une
autre esp ce que celle dont on a extrait l'antig ne inject . Lanimal
trait synth tise un
'anticorps sp cifique contre cet antig ne.
Lanticorps ainsi obtenu se fixe sur la prot ine qui est l'origine de sa
fabrication.
5.2.2. Marquage de l'anticorps
Afin de visualiser le complexe antig ne-anticorps, on associe l'anticorps un syst me marqueur (ou
r v lateur) compos d'une mol cule d tectable en microscopie:
une substance fluorescente (par exemple l'isothiocyanate de fluoresc ine)
une enzyme (peroxydase du raifort, phosphatase alcaline) lorigine de la production dun
pr cipit color .
marqueurs
m talliques (ferritine,
or collo dal) utilis s
essentiellement
en
microscopie
lectronique.
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5.2.3. Techniques de d tection
Immunocytochimie directe: Les anticorps rep rables par leur marqueur se fixent sur leur
antig ne. Le complexe antig ne-anticorps-marqueur est alors d tectable en microscopie.
Immunocytochimie indirecte: elle permet d'augmenter la sensibilit de la r action, en combinant
deux types d'anticorps: les anticorps anti-prot ine (anticorps primaires) qui ne sont pas porteurs
de marqueurs et des anticorps anti-anticorps primaires (anticorps secondaires) porteurs de
marqueurs. La pr paration est d'abord trait e par des anticorps primaires: ils se combinent avec la
prot ine X puis les
anticorps secondaires
se fixent alors sur les
anticorps primaires.
5.2.4. Exemple
dapplication :
la mobilit des
prot ines
On injecte un lapin des
cellules de souris maintenues
en culture in vitro. Le lapin
r agit en produisant des
anticorps
anti-cellule
de
souris. Ces anticorps sont
marqu s la fluoresceine
(fluorescence
verte
au
microscope lumi re U-V).
On injecte un autre lapin
des cellules d'homme en
culture. Le lapin r agit en
produisant
des
anticorps
anti-cellule d'homme, ces anticorps seront marqu s la rhodamine (fluorescence rouge au microscope
lumi re U-V).
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On provoque la fusion entre les cellules de souris et les cellules humaines. Il se forme des h t rocaryons
contenant chacun un noyau de souris et un noyau humain.
Au temps T=0mn: on ajoute l'h t rocaryon un m lange d'anticorps marqu s par la rhodamine et la
fluoresc ine, pour identifier la position des glycoprot ines (antig nes) de l'homme et de la souris dans la
membrane de l'h t rocaryon ;
5mn apr s l'addition du m lange d'anticorps marqu s, on observe au microscope U-V, une fluorescence
rouge d'un h misph re de l'h t rocaryon et une fluorescence verte de l'autre h misph re. Donc les
anticorps marqu s se sont fix s sur les antig nes correspondants c d les glycoprot ines membranaires.
40 mn apr s l'addition des anticorps marqu s, on observe au microscope U-V, une fluorescence
homog ne (verte et rouge) sur toute la surface de l&...