Université de Carthage
Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Nabeul
MEMOIRE DE MASTER
Master Professionnel Ingénierie des Systèmes d’Information et des Connaissances
Conception et mise en place d’un tableau de bord de
maintenance pour la société CLC-Délice
Travail fait par : Nesrine Ben Slima
Sous la direction de :
Mme. Essoussi Nadia Mme. Rawia Ben Younes
FSEG NABEUL CLC-DELICE
Année Universitaire 2015-2016
DEDICACE
LOUANGE A DIEU LE MISERICORDIEUX, POUR
TOUTE LA GRACE ET LA FAVEUR QU'IL M'A
ACCORDEE TOUT AU LONG DE MES ETUDES.
Je dédie ce modeste travail :
À ma chère mère Faten pour son amour, son soutien moral,
ainsi que sa présence,
À mon
cher père Tarek pour
son
soutien,
ses
encouragements et ses immenses sacrifices pour mon
bonheur,
À ma chère sœur Naoures,
À mon cher frère Achref,
À tous mes proches sans exception,
À tous mes amis.
Nesrine
ii
REMERCIEMENTS
A tous ce qui ont été intéressé par mon travail, ceux qui par leurs recommandations et leur
assistance m’a permis d’achever ce mémoire dans des bonnes conditions, j’adresse mes très
sincères remerciements, et plus particulièrement je tiens à remercier :
Mme. Nadia Essoussi, mon encadrant universitaire, qui m'a guidée avec patience et
gentillesse et m'a fait profiter de sa grande expérience ainsi que ses précieuses remarques qui
ont grandement contribué à améliorer la qualité de ce travail.
Mme. Rawia Ben Younes, mon encadrant professionnel, pour m’avoir accueilli et avoir fait
en sorte que mon stage puisse se dérouler dans les meilleures conditions, ainsi que pour ses
conseils avisés, pour sa discipline et sympathie.
Mes vifs remerciements s’adressent également au directeur de la société CLC-Délice
monsieur Habib Chachia et à tous les membres de la société pour leur accueil.
Enfin, je saisie cette occasion pour remercier les membres du jury tout en espérant qu’ils y
trouvent les qualités de clarté et de motivation qu’ils attendent.
iii
TABLE DES MATIERES
Dedicace ii
Remerciements iii
Liste des figures vii
Liste des tableaux ix
Liste des Abréviations x
Introduction Générale 1
Chapitre I : Concepts de base de la Business Intelligence 3
1.
Introduction 3
2. Présentation du Business Intelligence 3
2.1 Historique du BI
2.2 Définition du BI
2.3 Différences entre le système Décisionnel et le système Transactionnel
3
4
5
3. Stockage de données: Data Warehouse et Data Marts 6
3.1 Data warehouse
3.2 Datamart
6
7
4. Les étapes de la chaîne décisionnelle 7
4.1 Alimentation
4.2
4.3
Stockage
Exploitation
8
10
10
5. La modélisation multidimensionnelle 10
5.1
5.2
5.3
Concept de fait
Concept de dimension
Les différents modèles de la modélisation multidimensionnelle
11
11
12
6. Les outils d’accès aux données 14
6.1 L’analyse OLAP
6.2
Le Datamining
15
15
iv
6.3
Les tableaux de bord
6.3.1
6.3.2
6.3.3
Définition du tableau de bord
Rôles des tableaux de bord
Les instruments du tableau de bord
6.4
Le reporting
16
16
16
16
18
7. Conclusion 20
Chapitre II : Cadre du projet 21
1.
Introduction 21
2. Présentation de l’organisme d’accueil 21
2.1
Présentation de la société
2.2 Organigramme de la société
2.3 Architecture du système d’information de la CLC
21
23
23
3. Analyse de l’existant 24
4. Critiques de l’existant 27
5. Solution Proposée 28
6. Méthode adoptée pour la conduite du projet 29
7. Spécification des besoins 31
7.1
7.2
Les besoins non fonctionnels
Les besoins fonctionnels
31
31
8. Conclusion 32
Chapitre III : Modélisation conceptuelle 33
1.
Introduction 33
2. Conception 33
2.1 Définition des objectifs
Publicité
2.2
2.3
2.4
Construction du tableau de bord
Choix des indicateurs
La collecte d’information
33
33
34
37
3. Conclusion 41
v
Chapitre IV : Réalisation de la solution décisionnelle proposée 42
1.
Introduction 42
2. Mise en œuvre 42
2.1
Environnement de réalisation
2.1.1
2.1.2
Environnement matériel
Environnement logiciels
3.
4.
Intégration et déploiement de la solution
Evaluation de l’application proposée
42
42
43
46
58
5. Conclusion 59
Conclusion Générale 60
Webographie 62
Bibliographie 64
vi
LISTE DES FIGURES
Figure I.1: La chaîne décisionnelle ............................................................................................ 8
Figure I.2 : Principe processus ETL ......................................................................................... 10
Figure I.3 : Structure de base d’une table de faits ....................................................................11
Figure I.4 : Structure de base d’une table de dimension ..........................................................12
Figure I.5 : Modèle en étoile .................................................................................................... 12
Figure I.6 : Modèle en flocon .................................................................................................. 13
Figure I.7: Modèle en constellation .......................................................................................... 14
Figure I.8: Composants des couches Opérationnel et Informationnel .....................................24
Figure I.9: Représentation d'un cube OLAP. ........................................................................... 15
Figure II.1 : Présentation du groupe « Délice » ....................................................................... 22
Figure II.2 : Organigramme de la société « Délice » ............................................................... 23
Figure II.3 : Architecture du Système d’information de la CLC ..............................................23
Figure II.4: Interface «Oracle JD Edwards Enterprise One » .................................................26
Figure II.5: Description de la solution proposée ...................................................................... 29
Figure III.1: Modèlisation en étoile .......................................................................................... 41
Figure IV.1: architecture de notre solution ..............................................................................46
Figure IV.2:Choisir le type de connexion dans l’éditeur de script ...........................................47
Figure IV.3: Script de connexion à la source de donnée .......................................................... 47
Figure IV.4: Script d’alimentation de la table Equipement ..................................................... 48
Figure IV.5: Script d’alimentation de la table Centre de coût ................................................. 49
Figure IV.6: Script d’alimentation de la table Pièce ................................................................ 49
Figure IV.7: Script de stockage des tables ............................................................................... 50
Figure IV.8: Page d’accueil ...................................................................................................... 51
Figure IV.9: Dashboard pièce de rechange .............................................................................. 51
Figure IV.10: Détails sortie PDR par OT ................................................................................. 52
Figure IV.11: Détails Consommation PDR .............................................................................. 53
Figure IV.12 : Réparation Coût PDR par Centre de coût ......................................................... 53
Figure IV.13: Réparation Coût PDR par Centre de coût et par mois transaction .................... 54
Figure IV.14: Réparation Coût PDR par Immo ....................................................................... 54
Figure IV.15: Nombre OT réalisée par type maintenance ....................................................... 55
Figure IV.16 : Analyse OT de maintenance par rapport à total OT .........................................55
vii
Figure IV.17 : Analyse coût de maintenance mécanique et électrique par rapport à total
maintenance ..............................................................................................................................56
Figure IV.18 : Analyse coût de maintenance corrective et préventive par rapport à total maintenance. .............................................................................................................................56
Figure IV.19: interface main d’œuvre ......................................................................................57
Figure IV.20 : Suivi de nombre de pannes par Mois OT ......................................................... 57
Figure IV.21: MTTR par technicien ........................................................................................58
viii
LISTE DES TABLEAUX
Tableau I.1: Tableau comparatif entre les systèmes transactionnels et les systèmes
décisionnels ................................................................................................................................ 6
Tableau I.2: Tableau comparatif entre le tableau de bord et le reporting ................................19
Tableau II.1 : Liste des tables sources et leurs attributs ........................................................... 27
Tableau II.2 : Démarche de la méthode GIMSI ....................................................................... 30
Tableau III.1 : Description des indicateurs .............................................................................. 37
Tableau III.2: Description des attributs de la dimension Centre de Coût ................................ 38
Tableau III.3: Description des attributs de la dimension Equipement ..................................... 38
Tableau III.4: Description des attributs de la dimension pièce ................................................ 38
Tableau III.5: Description des attributs de la dimension Type_Maintenance .......................... 39
Tableau III.6: Description des attributs de la dimension Heure_Travail ................................. 39
Tableau III.7: Description des attributs de la dimension Date_OT .......................................... 39
Tableau III.8: Description des attributs de la dimension Date_Transaction ............................ 39
Tableau III.9: Table de fait «OT » ........................................................................................... 40
Tableau IV.1 : Satisfaction des acteurs .................................................................................... 58
ix
Liste des Abréviations
Abréviation BI CLC DW ERP ETL IT GIMSI GMAO KPI QVW QVD OLTP OLAP OT PDR ME MM MTTR SSI SI
Signification Business Intelligence Centrale Laitière de Cap Bon Data Warehouse Enterprise Resource Planning Extract, Transform and Load Information Technology Généralisation Information Méthode Système Individualité Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur Key Performance Indicator Qlikview Worksheet QlikView Data On Line Transaction Protocol On Line Analytical Processing Ordre de Travail Pièce de Rechange Maintenance Electrique Maintenance Mécanique Mean Time To Repair Système d’Information Informatisé Système d’Information
x
Introduction Générale
Le traitement de l’information dans les entreprises est en pleine mutation. Et si les
premières applications ont permis d’automatiser les activités opérationnelles des organisations
(gestion de production, gestion commerciale et financière, ressources humaines), aujourd’hui
les systèmes d’information, tels que les progiciels de gestion intégrée, prennent en charge des
niveaux de plus en plus stratégiques.
Pour faire face à cette vérité, les entreprises cherchent des solutions et des moyens pour bien
exploiter leurs SI. D’où, la capacité d’intégrer, d’organiser, de stocker et de coordonner de
manière intelligible des données produites au sein de ces SI (issues des applications de
production) ou importées depuis l’extérieur du SI dans lesquelles les décideurs puisent des
informations pertinentes à l’aide d’outils de restitution et d’analyse.
Mais ces informations produites par l’entreprise sont surabondantes, non organisées et
éparpillées dans de multiples systèmes opérationnels.
Il devient fondamental de rassembler et d’homogénéiser, donc, les données afin de permettre
l’analyse des indicateurs pertinents pour faciliter la prise de décisions.
C’est dans ce cadre que s’inscrit notre projet qui consiste à comprendre le métier avec ses
détails, identifier la stratégie de l’entreprise, ressortir les indicateurs clé de performance et
proposer des solutions pour organiser le processus métier et mettre en place un tableau de
bord qui s’aligne avec la stratégie de l’entreprise.
Notre solution consiste à répondre aux besoins des utilisateurs finaux en leur facilitant l’accès
aux données importantes et en leur permettant de naviguer dans l’information en fonction de
leurs besoins ce qui facilite l’analyse des données.
Ce présent rapport est décomposé en quatre chapitres décrivant le travail réalisé ; le premier
chapitre « Concepts de base de la Business Intelligence » traite les aspects théoriques du
domaine des systèmes d’information décisionnels, en évoquant leurs définitions et les
1
concepts de bases relatifs à l’architecture d’un entrepôt de données, les différents modèles
multidimensionnels pour sa conception ainsi que les étapes de mise en place de la solution BI.
Dans le deuxième chapitre intitulé « Cadre du projet » nous commencerons par la
présentation de l’organisme d’accueil, nous analyserons par la suite l’existant et nous
montrerons ses critiques afin de proposer une solution. Ainsi, nous présenterons aussi la
méthode de conduite du projet adoptée. Nous terminerons ce deuxième chapitre par expliquer
l’étape la plus importante dans cette méthode qui consiste à définir les besoins d’affaire à
savoir les besoins fonctionnels et les besoins non fonctionnels.
Le troisième chapitre intitulé « Modélisation conceptuelle » sera consacré à la conception de
notre solution. Nous présenterons la liste des dimensions (champ source, leur désignation
dans la dimension et leur type), la table de fait et les mesures ainsi que le modèle conceptuel
adopté dans notre projet.
Le quatrième chapitre intitulé « Réalisation de la solution décisionnelle proposée » détaille
les différentes étapes de notre application. En effet, nous présenterons les environnements
logiciels et matériels que nous avons utilisés. Nous présenterons par la suite les étapes de
Publicité
notre réalisation afin d’atteindre les résultats finaux.
Nous clôturons ce rapport par une conclusion générale relative aux travaux menés dans le
cadre de ce projet ainsi que par la proposition de quelques perspectives.
2
Chapitre I : Concepts de base de la Business Intelligence
1. Introduction
Pour faire face à une concurrence rude et afin de survivre sur son marché, toute
entreprise, de nos jours, éprouve la nécessité de prendre des décisions avec rapidité et
efficacité. Or, une bonne prise de décisions n’est réalisable que si les dirigeants et
gestionnaires ont les informations utiles à portée de main. Pour leur permettre d’y accéder
rapidement, la plupart des entreprises mettent en place des solutions décisionnelles. Une fois
que l’on possède les bonnes informations, il est en effet plus facile d’améliorer les décisions
et d’engager les actions qui s’imposent.
Ce premier chapitre intitulé Concepts de base de la Business Intelligence concerne l’aspect
théorique de notre projet. Nous allons expliquer les différentes notions théoriques liées à notre
projet. Nous commencerons par présenter l’historique d’aide à la décision puis nous allons
passer à la présentation de concepts clé de Business Intelligence avant d’arriver à définir la
notion de tableau de bord.
2. Présentation du Business Intelligence
Dans cette section nous commencerons par présenter l’historique de la BI ainsi que sa
définition puis nous allons passer à la présentation de différence entre le système
d’information transactionnel et le système d’information décisionnel.
2.1 Historique du BI
Depuis toujours le système d’information (SI) est considéré comme le cœur de l’entreprise.
Déjà dans les années 70, il était vital pour un organisme d’avoir le contrôle de ses flux de
communication en interne, ainsi que ses flux de communication en externe. A ce moment,
l’informatique n’était pas accessible à l’ensemble de l’entreprise : l’utilisateur final attendait
pour avoir un système afin d’exploiter les informations. Malgré les caractéristiques
distribuées et non intégrées des structures informatiques, nous pouvons trouver dans les
systèmes de l’époque, quelques éléments que nous distinguons comme les prédécesseurs de la
Business Intelligence. [1]
Au début des années 80 est né le concept de l’infocentre. La mise en place de ce concept a été
le lien entre l’utilisateur final d’application et le département technologie de l'information (IT)
3
dans les organisations : Chaque entreprise intégrait son Système d’Information Informatisé
(SII). Puis, la création des systèmes client-serveur et l’arrivée des bases de données
relationnelles ont mis en question le rôle du département IT dans les entreprises. La façon de
travailler de cette époque a changé. Aujourd’hui, les bases de données ont trouvé un standard,
qui permet aux entreprises de faire du benchmarking et bénéficie les conditions nécessaires
pour faire de la Business Intelligence. [1]
Au début des années 90, le terme « veille économique » est apparu. Les entrepôts de données
(Data Warehouse) ont également vu le jour. L’idée est de transformer l’information de façon à la
rendre disponible en consultation pour un large public. Cela implique un traitement de
l’information dans le but de préparer un résultat, lay-out ou analyse, en accord avec la
compréhension du public qui le consulte. Le système d'administration des entreprises a évolué
: « Il fallait être compétitif, et encore savoir bien gérer les ressources internes ». Ainsi, une
vague de software de Business Intelligence arriva sur le marché dans le but d’assister les
décideurs. Ce genre d’application utilise les entrepôts de données comme source de données,
et est destiné à exécuter des analyses avancées concernant un champ déterminé de
l’entreprise. [1]
De nos jours, la Business Intelligence est devenue une branche de l’informatique. Il s’agit
toujours d’une tendance de marché, ainsi qu’un nouveau champ de recherche à exploiter. Les
entreprises sont dès lors à la recherche de l’outil de Business Intelligence le plus adapté. Les
décideurs ont besoin de voir plus loin et doivent constamment tenir compte des évolutions
rapides du marché. Les tableaux de bord décisionnels sont fondamentaux pour l’alignement
de la stratégie des organismes. Il reste à savoir s’il existe la bonne méthode pour appliquer le
« Nouveau management de l’information » [1]
L’objectif final de BI est de répondre de manière optimisée aux requêtes d’outils de reporting
et tableaux de bord d’indicateurs situés en aval, et mis à la disposition des responsables
opérationnels.[W1]
2.2 Définition du BI
On appelle «business intelligence», «informatique décisionnelle» ou tout simplement
«décisionnel», un ensemble de solutions informatiques avec, en bout de chaîne, des rapports
et des tableaux de bord de suivi à la fois analytiques et prospectifs permettant l’exploitation et
l’analyse des données de l’entreprise.
4
Le but est d’en dégager des informations qualitatives nouvelles, qui seront la base de
décisions tactiques ou stratégiques des décideurs pour comprendre le fonctionnement actuel et
l’anticipation des actions pour un pilotage éclairé de l’entreprise. [2]
2.3 Différences entre le système Décisionnel et le système Transactionnel
Le système d’information transactionnel (opérationnel) ou en anglais « On Line Transaction
Protocol » (OLTP) est généralement une base de données, développée par application,
stockant les données courantes d’une organisation, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de données
d’archives dans les systèmes transactionnels. [W2]
Les systèmes transactionnels gèrent les transactions quotidiennes (ajout, suppression et mise à
jour) de façon sécurisée et très détaillée (détails de chacune des transactions) mais il est
incapable d’historier les données au fil du temps.
Par contre, les systèmes « décisionnels », également appelés OLAP « On-Line Analytical
Processing », sont dédiés au management de l'entreprise pour l'aider au pilotage de l'activité.
Ils offrent au décideur une vision transversale de l'entreprise. [W2]
Donc un système décisionnel va en particulier aider au pilotage des plans d’actions (prévision,
planification et suivi), à l’apprentissage (acquisition de savoir-faire, de connaissances et de
compétences) et à la réalisation d’innovations incrémentales (adaptation du modèle
d’affaires : produits/services, organisation, etc. …).
Le tableau I.1 résume les différences qui peuvent exister entre les systèmes transactionnels et
les systèmes décisionnels selon les données et l’usage fait des systèmes. En effet, la
comparaison montre que dans un système opérationnel les données sont essentiellement
destinées à satisfaire un processus fonctionnel et obéit à des règles de gestion, alors que celles
d’un système décisionnel sont destinées à un processus analytique.
Ces différences font ressortir la nécessité de mettre en place un système répondant aux
besoins décisionnels appelé le « Data Warehouse ».
5
Différences
Systèmes transactionnels
Systèmes décisionnels
s e é n n o d r a P
e g a s u ’
L
Orienté applications
Orienté thème et sujet
Situation instantanée
Situation historique
Données détaillées et codées non redondantes
Information agrégées cohérente souvent redondante
Assure l’activité au quotidien
Permet l’analyse et la prise de décision
Pour les opérationnels
Pour les décideurs
Requêtes simples
Requêtes complexes
Temps de réponse immédiats
Temps de réponse moins critiques
Faible volume à chaque transaction
Large volume manipulé
Conçu pour la mise à jour
Conçu pour l’extraction
Tableau I.1: Tableau comparatif entre les systèmes transactionnels et les systèmes
décisionnels [W3].
3. Stockage de données: Data Warehouse et Data Marts
3.1 Data warehouse
Bill Inmon définit le Data Warehouse comme suit : « Le Data Warehouse est une collection
de données orientées sujet, intégrées, non volatiles et évolutives dans le temps, organisées
pour le support d’un processus d’aide à la décision ». [W3] Les paragraphes suivants illustrent
les caractéristiques citées dans la définition d’Inmon :
Orienté sujet : Les Data Warehouse sont organisés autour des sujets majeurs de
l’entreprise tels que : clientèle, ventes, produits, etc. Cette organisation affecte
forcément la conception et l’implémentation des données contenues dans le Data
Warehouse.
Intégrée : Le Data Warehouse va intégrer des données provenant de différentes
sources éventuellement hétérogènes. Cela nécessite la gestion de toute incohérence.
6
L’intégration consiste donc, à résoudre les problèmes d’hétérogénéité des modèles,
des schémas, de la sémantique.
Evolutives dans le temps : Dans un système décisionnel il est important de conserver
les différentes valeurs d’une donnée, cela permet les comparaisons et le suivi de
l’évolution des valeurs dans le temps.
Non volatiles : C’est ce qui est, en quelque sorte la conséquence de l’historisation
décrite précédemment. Une donnée dans un environnement opérationnel peut être
Publicité
mise à jour ou supprimée, de telles opérations n’existent pas dans un environnement
Data Warehouse.
Organisées pour le support d’un processus d’aide à la décision : Les données du
Data Warehouse sont organisées de manière à permettre l’exécution des processus
d’aide à la décision (Reporting, Data Mining…).
3.2 Datamart
Le magasin des données (data mart) est un ensemble de données ciblées, organisées,
regroupées et agrégées pour répondre à un besoin spécifique à un métier ou un domaine
donné. Il est donc destiné à être interrogé sur un panel de données restreint à son domaine
fonctionnel, selon des paramètres qui auront été définis à l’avance lors de sa conception.
[W4].
4. Les étapes de la chaîne décisionnelle
La Business Intelligence (BI) regroupe un ensemble d’outils informatiques permettant le
bon fonctionnement de la chaîne de traitement des informations. Cette chaîne décisionnelle
est constituée de trois catégories étant alimentation, stockage et exploitation. [3]
7
Figure I.1: La chaîne décisionnelle. [3]
4.1 Alimentation
L'alimentation du l’entrepôt de données (data warehouse) à partir des bases de production
est une phase primordiale de la chaîne. Cette phase se décompose en deux sous étapes:
- Collecter les données de système de production et les adapter à un usage décisionnel
c'est-à-dire mise en place d’un dictionnaire de métadonnées qui va permettre
d'identifier dans les systèmes sources les données à importer dans le data warehouse.
- Extraire, nettoyer et consolider les données qui seront être utilisables. Les données
seront dupliquées en un lieu commun à l'aide d'un outil d'ETL (Extraction
transformation et chargement). Ce dernier offre des fonctions d'extraction de données
issues de différents systèmes, de transformation de ces données et de leur chargement
dans un data warehouse.
Fonctionnement du Processus d’alimentation du Data Warehouse (ETL)
L’ETL est une abréviation de trois mots Extract, Transform and Load. Il s’agit d’un
processus pour extraire des données, principalement à partir de différents types de
8
systèmes, de les transformer en une structure plus appropriée pour l’analyse et les rapports
et, enfin, les charger dans la base de données. [W3]
Les phases du processus ETL représentent la mécanique d’alimentation du DW. Elles se
déroulent comme suit :
Extraction
L’extraction est la première étape du processus d’apport de données à l’entrepôt de données.
Extraire, cela veut dire lire et interpréter les données sources et les copier dans la zone de
préparation en vue de manipulations ultérieures. [Kimball, 200]
Transformation
La transformation est la seconde phase du processus. Cette étape, qui du reste est très
importante, assure en réalité plusieurs tâches qui garantissent la fiabilité des données et leurs
qualités. Ces tâches sont :
Consolidation des données.
Correction des données et élimination de toute ambiguïté.
Elimination des données redondantes, etc.
Cette opération se solde par la production d’informations utiles pour l’entreprise et sont donc
prêtes à être entreposées.
Chargement des données
Dernière phase de l’alimentation d’un entrepôt de données, le chargement est une étape
indispensable. Elle reste toutefois très délicate et exige une certaine connaissance des
structures du système de gestion de la base de données (tables et index) afin d’optimiser au
mieux le processus.
La figure suivante représente le principe de processus ETL : il extrait les données sources, les
transformes puis les charges dans un entrepôt des données.
9
Figure I.2: Principe processus ETL [4]
4.2 Stockage
Dans Cette étape les données (qui sont au préalable nettoyées et consolidées) sont
stockées dans un entrepôt de données (data warehouse). Cet entrepôt contient les données
orientées métier, non volatiles (datées), historiées et documentées.
Une fois ces données stockées dans le data warehouse, on va pouvoir créer des magasins
de données appelés : Datamarts.
4.3 Exploitation
Cette étape facilite l'accessibilité des informations selon les fonctions et les types
d'utilisation. Elle permet de savoir comment les informations fournis par le data warehouse
vont être exploités et présentés aux utilisateurs finaux à travers des différents outils de
restitution.
Nous trouverons des outils de reporting, des portails d'accès à des tableaux de bord, des
outils de navigation dans des cubes et des outils de statistique (data mining).
5. La modélisation multidimensionnelle
La modélisation multidimensionnelle est le nom d’une méthode de conception logique qui
vise à présenter les données sous une forme standardisée intuitive et qui permet des accès
hautement performants. Elle adhère totalement la dimensionnalité ainsi qu’à une discipline
qui exploite
le modèle relationnel en
le
limitant sérieusement. Chaque modèle
10
multidimensionnel se compose d’une table contenant une clé multiple, la table des faits, et
d’un ensemble de tables nommées tables dimensionnelles. [W3]
Au niveau de cette partie nous allons présenter d’une part, les notions de tables de dimensions
et de faits, d’autre part, nous allons définir les principaux modèles du Data Warehouse tels
que le modèle en étoile, le modèle en flocon et le modèle en constellation.
5.1 Concept de fait
Une table de faits est la table centrale d’un modèle dimensionnel, où les mesures de
performances sont stockées. Une ligne d’une table de faits correspond à une mesure.
Une table de faits assure les liens plusieurs à plusieurs entre les dimensions. Elles comportent
des clés étrangères, qui ne sont autres que les clés primaires des tables de dimension. [W3]
La figure ci-dessous présente la structure de base d’une table de faits.
Figure I.3 : Structure de base d’une table de faits. [W5]
5.2 Concept de dimension
Les tables de dimension sont les tables qui accompagnent une table de faits. Elles représentent
l’axe d’analyse selon lequel vont être étudiées les faits, elles contiennent le détail sur le fait.
La granularité d’une dimension est le nombre des niveaux hiérarchiques. [W3]
« Une table de dimension établit l’interface homme / entrepôt, elle comporte une clé
primaire» [Kimball, 2002].
La figure I.4 suivante présente la structure de base d’une table dimension.
11
Figure I.4 : Structure de base d’une table de dimension. [W5]
5.3 Les différents modèles de la modélisation multidimensionnelle
Le modèle en étoile
Le modèle en étoile est une façon de mettre en relation les dimensions et les faits dans un
entrepôt de données. Le principe est que les dimensions sont directement reliées à un fait.
Schématiquement, ça donne comme une étoile. [W6]
Figure I.5 : Modèle en étoile [W7]
12
Le modèle en flocon
Le modèle en flocon est le dérivé du modèle en étoile. Dans ce modèle les tables des
dimensions sont normalisées et les redondances sont éliminées. Le modèle se présente en une
table de fait et des dimensions décomposées en sous hiérarchies sachant qu’il faut avoir un
seul niveau hiérarchique dans les tables de dimensions. La table de dimension de niveau
hiérarchique le plus bas est reliée à la table de fait. On dit qu’elle a la granularité la plus fine.
[W6]
Figure I.6: Modèle en flocon [W7]
Le modèle en constellation
Une constellation est une série d’étoiles reliées entre eux par des dimensions. Il s’agit donc
d’étoiles avec des dimensions en commun. Un environnement décisionnel idéal serait une
place ou il serait possible de naviguer d’étoile en étoile, de constellation en constellation et de
Data Mart en DataMart à la recherche de l’information si précieuse. [W3]
13
Figure I.7: Modèle en constellation [W8]
6. Les outils d’accès aux données
Les outils d’accès aux données désignent l’ensemble des moyens fournis aux utilisateurs pour
exploiter la zone de présentation en vue de prendre des décisions basées sur des analyses.
La figure I.8 représente les différents outils d’accès aux données comme les outils de
reporting, analyse OLAP, les tableaux de bord et le datamining…
Figure I.8: Composants des couches Opérationnel et Informationnel [4]
14
6.1 L’analyse OLAP
L’OLAP est une technique informatique d'analyse multidimensionnelle qui permet aux
décideurs d'avoir accès rapidement et de manière interactive à une information pertinente
présentée sous des angles divers et multiples, selon leurs besoins particuliers.
L’élément principal de l’infrastructure OLAP est le cube (ou hypercube). C’est en fait une
base de données multidimensionnelle, qui permet l’analyse de ces données.